Postes supprimés à la Fnac : les salariés entrent en résistance
L’annonce des 200 suppressions de postes à Paris et de la fermeture du magasin de Bastille a provoqué l’indignation des employés de la Fnac. Les salariés se préparent à une mobilisation longue, qui débutera par un rassemblement vendredi devant l’établissement, avec le soutien des clients.
Depuis l’annonce de la fermeture de la Fnac Bastille, la semaine dernière, les salariés du magasin sont en grève. Boris Lacharme, délégué CGT, est amer :
« L’ambiance est plus que morose au magasin, le projet de fermeture est injustifié. Notre travail n’est pas remis en cause et les résultats commerciaux sont bons. Pour l’instant, il n’y a aucune garantie sociale pour les salariés qui vont perdre leur emploi. »
La direction reconnaît que « les résultats sont stables » et que « l’enseigne est rentable depuis longtemps ». Avant d’ajouter :
« Ce n’est pas uniquement une question d’actionnaires et de chiffres. Nos clients changent de modes de consommation, le marché évolue, nous devons nous adapter. »
Elle assure qu’un dispositif d’accompagnement des salariés va être mis en place :
« Il ne s’agit pas de licenciements, nous proposons deux postes minimum à chaque salarié, comme nous l’impose la loi. »
« Nos clients lancent des pétitions de soutien sur Internet »
Le représentant syndical de la Fnac Bastille se réjouit du soutien massif de la clientèle :
« Les clients ont très mal pris l’annonce de la fermeture du magasin. Ils savent que Bastille est spécialisée en musique, et qu’on vend des disques qu’on ne trouve pas ailleurs. Notre pétition a déjà recueilli plus de mille signatures en trois jours. Par ailleurs, il y a de plus en plus de pétitions lancées par des clients eux-mêmes, qui circulent sur Internet. »
Les autres magasins vont également participer au rassemblement vendredi après-midi, place de la Bastille, car le plan social prévoit 400 suppressions de postes dans toute la France, sur trois ans. A la Fnac Forum, où 13 postes doivent être supprimés, les salariés ont organisé une assemblée générale deux jours après l’annonce du plan social.
Là aussi les clients se sont montrés soucieux du sort des salariés de l’enseigne. Nathalie Dupuis, caissière à la Fnac Forum depuis vingt ans et représentante CNT, raconte leur participation à l’assemblée générale. (Voir la vidéo)
La mobilisation n’en est qu’à ses débuts : « On sait que le mouvement va être long. Il faut qu’on tienne sur la durée, il faut penser au moyen terme voire au long terme », ajoute Nathalie Dupuis.
Si certains salariés, comme Eric Maclos, délégué CGT, espèrent que la mobilisation permettra à la Fnac Bastille de rester ouverte, d’autres, à l’image d’Hélène Dailly, employée en CDD depuis plus d’un an, sont moins optimistes :
« On sait très bien qu’on ne pourra pas empêcher la fermeture de la Fnac Bastille car la décision a déjà été prise mais on peut au moins, symboliquement, être présent sur le terrain par solidarité avec les salariés qui risquent de perdre leur emploi. »
Les employés de la Fnac vont participer à la manifestation nationale du 19 mars mais, cette fois-ci, ils seront aux côtés des autres salariés du groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR) :
« Nous allons nous regrouper derrière une banderole PPR puisque la Fnac n’est pas la seule enseigne concernée par les suppressions de postes, Conforma et La Redoute sont elles-aussi touchées. »
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La fnac ?
Pinault brade, il s’en fout.
Son pote Sarko ne lui posera pas de pb !
La Fnac ... on les connaît bien tous nos vendeurs ...
Que vont-ils devenir ?
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mais encore : (cf tribune de geneve)
L’Unedic prévoit de 375.000 à 454.000 chômeurs de plus en 2009
PARIS | L’assurance chômage prévoit entre 375.000 et 454.000 chômeurs supplémentaires en France en 2009(...)
Le gouvernement table actuellement sur la première hypothèse alors que la Commission européenne penche en faveur de la seconde.
Le 11 février, l’assurance chômage avait déjà publié une prévision assombrie, mais pas aussi noire, en tablant sur 282.000 demandeurs d’emploi supplémentaires dans l’hypothèse d’un recul du PIB limité à 1% en 2009.
Selon les deux nouveaux scénarios, examinés par le patronat et les syndicats lors d’une réunion du bureau de l’Unedic et obtenus de sources syndicales, l’économie française va détruire encore davantage d’emplois salariés qu’elle n’en créera, entre 354.000 et 436.000 en 2009.
Compte tenu des nouveaux entrants sur le marché du travail, cela aboutirait à une augmentation du nombre de chômeurs entre 375.000 et 454.000, après une hausse de 217.000 en 2008 (à 2,114 millions fin décembre) des inscrits au chômage en catégorie 1, servant de baromètre officiel.
Selon une source syndicale, les deux nouveaux scénarios n’ont pas été formellement « actés », le bureau préférant « attendre avril pour prendre en compte la situation de mars, où nous constatons sur les dix premiers jours une forte dégradation » de la situation de l’emploi.
Le président de l’Unedic, Geoffroy Roux de Bézieux (Medef), qui a tenu une conférence de presse à l’issue du bureau, n’a pour sa part pas voulu donner de chiffre. « Cela reste à ce stade des scénarios n’ayant rien d’officiel », a-t-il déclaré en réponse aux questions.
L’Unedic ne cesse depuis des mois de voir s’assombrir les perspectives de l’emploi, qui réduisent les rentrées de cotisations et augmentent les dépenses d’indemnisation chômage.
Si le PIB devait reculer de 1,8% en 2009, le déficit cumulé du régime fin 2010 se creuserait ainsi à 8,608 milliards d’euros, alors qu’un retour à l’équilibre financier de l’Unedic était encore en octobre prévu à cet horizon.
Pour 2009, au lieu d’avoir un excédent comme prévu jusqu’à présent, l’assurance chômage envisage désormais une perte courante comprise entre 14 et 395 millions d’euros, ce qui porterait son déficit cumulé entre 5,006 milliards et 5,387 milliards d’euros.




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