témoignage 10/03/2009 à 18h23

Afpa : être payé pour être formé, ça ne va plus être possible

Jean-Luc Guichard | Formateur en infographie à l'AFPA


Le centre de l’Afpa à Poitiers (DR).

Formateur en infographie à l’Association nationale pour la formation professionnelle de adultes (Afpa) en région Poitou-Charentes, je
participe au recrutement. Après une période d’incertitude, on m’apprend
que les critères d’entrée en formation viennent de changer, alors que les dossiers de candidature s’amoncellent sur ma table.

Accéder à un stage : le nouveau parcours du combattant

Aujourd’hui les formations infographie ne rentrent pas dans le périmètre du futur Service d’intérêt économique général (SIEG) régional de la formation professionnelle. Seuls les programmes consacrés aux publics déterminés par le Conseil régional échappent à la logique de marché concurrentiel.

Pour faire simple, pour une personne qui s’est présentée au baccalauréat ou qui a entamé des études supérieures, plus question de financement subventionné : il faut trouver d’autres modes de financement. C’est un nouveau parcours du combattant qui commence. Le candidat doit rechercher le financement de sa formation.

C’est le cas de Pierre, rencontré lors d’un entretien. Aide-éducateur, passionné de graphisme, il envisageait d’en faire son métier. Nous avions échangé sur son projet, je l’avais invité à rencontrer des professionnels. Sans formation graphique, l’accès à ces emplois lui est interdit. Une formation multimédia peut être le sésame pour mener à bien sa reconversion. Bien qu’il n’ait aucune formation artistique, il fait preuve d’un potentiel graphique évident, sa motivation l’aidera à franchir les derniers obstacles.

Pour l’instant, il lui faut trouver l’interlocuteur qui voudra bien régler l’addition. Région, Pôle Emploi, Contrat de professionnalisation… un véritable jeu de piste commence. Une porte vient déjà de se refermer : Pierre, ancien salarié de l’Education nationale, ne peut prétendre au congé individuel de formation (CIF).

Autre situation : il y a quelques semaines un groupe débutait une formation. Alors que les personnes avaient déjà pris place dans la salle, l’examen de documents administratifs met en évidence un problème délicat : un des stagiaires présents ne peut suivre le programme. Tout simplement parce que, bien que demandeur d’emploi, il ne dispose pas de droits suffisants pour assurer le financement de sa formation. Hormis ce critère discriminant rien ne le distingue de ses congénères. Conciliant, « l’intrus » a accepté sans rechigner de quitter les lieux ! (Mais ce type d’événement ne devrait bientôt plus se reproduire : les systèmes informatisés s’adaptent à la nouvelle donne et seuls les candidats répondant aux critères des financeurs pourront être inscrits.)

Il y a formation et formation…

Au delà de ces deux tranches de vie, je souhaite attirer l’attention sur les difficultés rencontrées par de nombreux candidats à la formation.

A 47 ans, Catherine avait une expérience dans la communication, deux ans de chômage. Ne maîtrisant pas les logiciels, elle était systématiquement écartée lors des recrutements. Après sa formation, il lui faudra deux ans pour trouver un emploi stable. La PME qui l’a recrutée cette chargée de communication n’a pas regretté son choix…

Frédéric, depuis son BAC, enchaînait les missions d’intérim ; il y a peu, il cueillait les pommes. La durée de ses contrats ne lui permettait pas d’obtenir un CIF financé par un organisme collecteur, mais il a pu suivre le stage en tant que demandeur d’emploi. Il est désormais infographiste au sein d’une mutuelle niortaise.

Tous mes collègues formateurs pourraient citer de tels exemples de réussite de leurs stagiaires à l’issue de leur parcours plus ou moins long vers la réinsertion professionnelle. Mon propos est de montrer à quel point, quel que soit le niveau de diplôme, personne n’est préservé des accros de la vie. Le manque ou la perte de l’estime de soi, c’est un phénomène fréquent après une scolarité difficile ou en dent de scie, des échecs, des difficultés personnelles ou des périodes de chômage. Est-il utile d’insister davantage sur des situations que la plupart d’entre nous ont connues ou côtoyées ?

Alors pourquoi faut-il mettre fin aux dispositifs qui permettaient à un grand nombre de personnes de se former dans des conditions matérielles minimales mais leur permettant de faire l’investissement nécessaire ?

De passage à Paris, je retrouve d’anciens stagiaires. Parmi eux, Gregory me résume son parcours depuis son départ de l’Afpa. A l’issue de sa formation, ce jeune homme était revenu chez lui en Bourgogne où il a peiné à trouver un emploi. En cours de stage, il m’avait dit craindre de replonger dans un désœuvrement qu’il n’avait que trop connu. Des expériences sporadiques au cours des deux années suivantes lui ont permis d’acquérir de l’expérience. Sa persévérance a fini par payer, il est aujourd’hui employé par une agence parisienne.

Evoluer professionnellement, se reconstruire prend du temps. Pour y parvenir, il faut trouver des réponses adaptées. Ce travail de fond peut difficilement répondre à des objectifs de résultats immédiats et s’accommoder de la recherche de profits financiers ?

L’AFPA à travers ses services d’orientation, ses stages, son hébergement, sa restauration... constitue une véritable école de la deuxième chance. Assimiler ses activités à une activité marchande la détourne de sa vocation de service public de la formation professionnelle.

Vers de nouvelles formes d’inégalités

Puisque nous y sommes et que l’Etat se désengage, nous devons déjà constater que la régionalisation de la formation professionnelle ne peut répondre à l’ensemble des problèmes posés. L’interprétation des directives européennes ne doit pas faire surgir de nouvelles formes de discriminations. En l’absence de régulation, l’accès aux formations dispensées par l’AFPA en dehors de sa région d’origine n’est plus garanti.

Dans ma région Poitou-Charentes, compte tenu des choix politiques qui ont été faits, les formations de niveau IV et III (Bac, BTS) deviennent difficilement accessibles aux demandeurs d’emplois. La difficulté de recruter des chômeurs pourrait remettre en cause ces programmes pourtant appréciés par les employeurs. D’ores et déjà, on assiste à la réduction des moyens matériels sur les formations dont l’avenir est aujourd’hui incertain. Les investissements sont réservés aux activités dont la rentabilité est assurée. Si cette logique se confirme, de nombreuses formations qualifiantes Afpa de niveau IV et III pourraient disparaître.

Formateur dans un centre construit il y une dizaine d’années près du Futuroscope et aujourd’hui menacé de délocalisation, j’éprouve le sentiment d’un énorme gâchis.

Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’emploi, insiste : « la solution, c’est la formation, la formation, la formation. Ça ne se prépare pas quand la casse arrive, mais avant ». Au cours de ses vœux, Ségolène Royal souhaitait aux jeunes d’accéder à la formation et aux métiers de leurs choix. A son tour Nicolas Sarkozy rappelait cette semaine le rôle important joué par l’Afpa qui forme à elle seule plus de 200 000 personnes chaque année.

Au delà de belles déclarations et avant qu’il ne soit trop tard, il est urgent d’arrêter la destruction de l’Afpa. L’association a montré qu’elle sait former et accompagner les réinsertions professionnelles dans de nombreux métiers. Moi, formateur, quand je regarde ce qui se passe chaque jour, je me dis qu’il faut aujourd’hui investir dans l’Afpa plutôt que de préparer sa restructuration.

Mesdames, messieurs les politiques, ceux qui souhaitent se former attendent vos réponses.


Dessin de Chimulus (DR).

Photo : le centre Afpa près du Futuroscope de Poitiers.

Aller plus loin
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  • 33 réactions
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  • marie 75
    • Posté à 18h26 le 10/03/2009
    • Internaute 3563

    l’afpa ... était une merveille !
    Mais l’UMP veut favoriser les officines privées....
    Merci Sarko !

    • Coldo
      Coldo répond à marie 75
      pas là
      • Posté à 17h58 le 11/03/2009
      • Internaute 40715
        pas là

      Pourquoi merci Sarko ? ...
      Je ne suis pas un expert, mais si j’ai bien compris l’article, ces formations sont une affaire régionale, et là on parle de Poitou-Charentes, donc la région de... Ségolène Royale ! ! !

  • Madiran
    Madiran
    (Business Analyst)
    • Posté à 18h41 le 10/03/2009
    • Internaute 16911
      (Business Analyst)

    Une merveille l’AFPA.... ?

    Mais certainement, et mieux que cela !

    C’était, je pense un creuset à personnes compétantes formées par les « pros » compétants.

    • DBL8
      DBL8 répond à Madiran
      Retraité
      • Posté à 10h12 le 11/03/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      J’en ai profité (suivis une formation) au début des années 70 et ne le regrette pas du tout.
      Comme vous l’écrivez : personnelles compétents
      Formations tout à fait adapté au marché du travail. et en sortant nous avons été des pro. pas P1 bien sûr, mais pas loin dans les mois qui ont suivit !

    • liberationdelevangilepopulaire
      liberationdelevangilepopulaire répond à Madiran
      sans mandat du ciel ni de (...)
      • Posté à 16h56 le 11/03/2009
      • Internaute 71809
        sans mandat du ciel ni de (...)

      « L’AFPA à travers ses services d’orientation, ses stages, son hébergement, sa restauration... constitue une véritable école de la deuxième chance. Assimiler ses activités à une activité marchande la détourne de sa vocation de service public de la formation professionnelle. »

      Hélas ces lignes sont d’une terrible vérité...
      Il n’y aura bientôt plus de deuxième chance, sauf pour les marchandises.
      Il ne faut pas laisser faire !
      Lien

  • TARPON
    • Posté à 19h03 le 10/03/2009
    • Internaute 27263

    La formation professionnelle en Fance c’est environ 25 milliards d’euros balancés dans la nature à travers des organismes paritaires (environ une centaine) pratiquement sans controle (à peine le dixieme ) qui gerent et depensent en totale opacité cette manne ,dont une grande partie est gaspillee en frais de gestion.Or ces OPCA sont controlées par les syndicats .Cela donne lieu à un veritable marché noir de la formation où se cotoient le pire et le moins bon pour des resultats quasi nuls (d’apres justement l’AFPA).Un directeur à mi temps d’une OPCA ,epinglé,percevait une remuneration annuelle de pres DE 250000 euros ! QU’ont à dire les syndicats sur ces derives ,sinon qu’eux memes ont cree des emplois fictifs et des officines bidons pour en mettre le plus possible à gauche.Si l’AFPA en paie les pots cassés,ce n’est pas du coté de l’UMP qu’il faut chercher mais de celui des syndicats ; où est passé l’argent ?

    • unpticon
      unpticon répond à TARPON
      passant
      • Posté à 20h17 le 10/03/2009
      • Internaute 62028
        passant

      « Si l’AFPA en paie les pots cassés,ce n’est pas du coté de l’UMP qu’il faut chercher »
      ...mais ce discours ne cherche pas il décrit. quelle que soit l’ampleur réelle de ces détournements ce n’est à l’évidence pas en fermant la porte aux demandeurs d’emplois (dont le nombre n’a pas fini d’augmenter) qu’ils vont cesser. et puisqu’il faut bien regarder du coté des syndicats leur institutionnalisation totale dans le cadre de ce genre d’organisme les rapprocherait plutôt des cadres politiques que des militants syndicaux.
      et c’est le gouvernement qui est mis en cause pas un parti.

      • TARPON
        TARPON répond à unpticon
        • Posté à 21h46 le 10/03/2009
        • Internaute 27263

        Querelle de mots ,Les syndicats restent les syndicats ,du haut en bas de l’echelle ,qui utilisent l’argent de la formation professionnelle pour leur propre confort .Ma reponse concernant L’UMP s’adressait à Marie75 qui voit L’UMP partout .Quand elle va defiler aux cotes de la CGT,FO,SUD qu’elle sache que ce sont eux qui detournent l’argent ,qu’elle leur demande à quoi il sert.Si ll’AFPA en est là ,c’est à cause d’eux et ce n’est pas au gouvernement ,donc au contribuable de boucher le trou car l’argent est là ,il est seulement detourné par les copains de Marie.

         
        • unpticon
          unpticon répond à TARPON
          passant
          • Posté à 22h18 le 10/03/2009
          • Internaute 62028
            passant

          les mots voyez vous ont un sens...
          comme beaucoup d’autres choses la formation professionnelle des adultes demande du temps et rate parfois. soumettre l’AFPA à des méthodes de management d’entreprise n’améliore pas son offre de service bien au contraire. en revanche s’il est question de coûts et d’économie alors oui ca fonctionne. mais il y aura 400 000 chômeurs de plus en 2009 alors quoi ? parce qu’ils ne sont pas des « clients rentables » ils n’auront pas le droit à la formation qui leur permettrait de retrouver un emploi ? ce qui permettra à la dite UMP, qui laisse perdurer les pratiques que vous dénoncez, de dire dans 4-5 ans « regardez l’AFPA ! ça ne fonctionne pas du tout ! les chomeurs sont toujours chomeurs ! il faut laisser le marché de la formation à des entreprises privées ! » et flip-flop un organisme public en moins !

          soyons sérieux. que certaines centrales syndicales se nourrissent sur la bête ne disqualifie pas le modèle ; ces abus doivent arranger tout un monde au-delà des milieux syndicaux sinon ces pratiques auraient cessé de longue date ; tous les syndicats ne fonctionnent pas de la même manière et tous n’ont pas d’ « échelle » ; SUD et la CGT ou FO sont incomparables dans ce débat (comme dans les autres à mon avis) pour une raison simple c’est que ce n’est pas un interlocuteur reconnu par l’état ce qui l’éloigne de fait de toute institutionnalisation.

          edit : la cgt ou fo sont déjà financés par le contribuable (l’institutionnalisation tout ça tout ça...)

          • TARPON
            TARPON répond à unpticon
            • Posté à 22h47 le 10/03/2009
            • Internaute 27263

            Les syndicats detournent plus de la moitie de la collecte par des officines amies ,surfacturations etc.L’argent ne manque pas ,25 milliards,seulement il s« egare » en chemin sous le controle de ces organismes paritaires .Le contribuable n’a pas à payer une deuxieme fois car c’est bien lui qui paie à travers l’organisme qui l’emploie.Les 400 000 chomeurs n’ont qu’à s’adresser aux syndicats et leur demander de rendre l’argent detourné.
            Quant aux syndicats non reconnus comme SUd ou Unsa ils recuperent une partie de la manne via des entreprises de formation qui beneficient des largesses des OPCA.Comment croyez vous que certains syndicats « opposés » arrivent à Voter ensemble ? Vous croyez que la voiture de fonction de Thibault est payée par les adherents ? ils auraient bien du mal à couvrir les frais de fonctionnement.
            Comme ces magouilles selon vous « ne disqualifient pas le modele » ; allez donc le raconter aux chomeurs.

            • dem
              dem répond à TARPON
              graphiste webdesigner
              • Posté à 23h07 le 10/03/2009
              • Internaute 72611
                graphiste webdesigner

              Les méchants syndicalistes, les politiciens incompétents, etc, etc...là n’est pas la question.

              La question, c’est la formation. Comme l’écologie, c’est un mot à la mode, qu’on ressort, qu’on fait briller devant les caméras, ça fait bien. Il faut de la formation. Pour les jeunes, pour les vieux, c’est l’avenir de la france, vous connaissez le refrain.

              Mais ça coute cher. Et là, quand il faut sortir le portefeuilles...c’est bien moins facile que de cracher en l’air : la faute à la crise, aux syndicats, meme aux martiens si vous voulez.

              Il est vraiment dommage que ces formations « supérieures » (post bac, sur candidature) tendent à disparaitre peu à peu pour des questions d’argent.

              Une formation graphique privée (car dans l’enseignement publique, ce type de formation n’existe pas !) ça coute des milliers et des milliers d’euros. Une fois de plus, la selection...par l’argent pour avoir accés à des métiers interessants et valorisants.

              Du coup, quand on regarde de plus prés, on a un peu l’impression que les seules formations qui doivent etre maintenues pour les adultes en situation plus ou moins difficile (chomage, emploi précaire) c’est apprendre à souder, ou monter des parpaings. Et le reste, laissons le aux écoles privées...

              De là à faire un parallèle avec l’enseignement supérieur publique (par ailleurs trés bon réservoir à futurs chomeurs demandeurs de formation à l’afpa...), souffrant des meme symptomes d’économie de moyens, il n’y a qu’un pas...hop.

              Faut croire qu’on ne mélange pas les torchons et les serviettes.

              Pour ma part, j’espere que dans la france d’en haut, un éclair de lucidité viendra un jour ou l’autre.

              Que certains se rendront compte de la chance que cela représente pour toutes ces personnes, soucieuses de « sortir de la merde » par leur travail, mais aussi (puisque le coté social n’interesse pas tout le monde) pour notre pays, à l’industrie chancelante, de pouvoir compter sur des personnes formées dans des métiers plus susceptibles de résister à la crise et aux conccurences étrangeres.

              Peut etre le jour ou on arretera de confondre cynisme et pragmatisme...

              • ajuga
                ajuga répond à dem
                informaticien champêtre
                • Posté à 09h04 le 11/03/2009
                • Internaute 52255
                  informaticien champêtre

                Moi aussi je suis formateur à l’Afpa. En réseau informatique. Bac+2.
                Je ne me lancerais pas dans le débat sur l’UMP et les Syndicats.
                En revanche, il y a des éléments indépendants de ça.
                La volonté de base c’est de dépenser le moins possible, donc de baisser au maximum les coûts. Nationaux d’abord par la régionalisation et les appels d’offre. Là, les conseils régionaux dit de gauche appliquent exactement la même technique de réduction des coûts que la droite gouvernementale, faut pas croire.

                1/ la productivité :
                En 10 ans, notre formation est passée de 20 à 30 stagiaires. Bon, avec l’expérience professionnelle, c’est jouable. Mais du coup les formateurs n’ont plus le temps de travailler sur l’évolution des produits, ce qui peut, à moyen terme, obérer fortement la qualité des stagiaires qui sortent. Et le niveau national n’a pas assez de personnel (car non productif directement des fameuses « heures stagiaires » seul critère pris réellement en compte) pour le faire, et doit compter sur les formateurs éventuellement dégagés par leur directeur (je peux dire que ça fait maintenant 10 ans que je n’ai eu aucun dégagement pour ça, mon directeur m’a expliqué qu’il ne voyait pas d’inconvénients à ce que je participe à ce genre d’étude... le week end)

                2/ les temps
                Le temps de formation est réduit, dans mon cas, 300 heures ce n’est pas rien. ça fait presque deux mois, hein ! sur une formation d’un an, ça fait mal. Et ce n’est qu’un début : l’idée développée en ce moment, c’est de faire des modules courts, très adaptés à des produits donnés, qui permettra aux gens d’être immédiatement employables sur le produit en question, mais sans compétences générales (pour faire court, il est plus difficile et plus long d’enseigner à faire un cahier des charges ou une proposition d’organisation informatique que de savoir utiliser Linux version X.Y.Z ou Windows server).

                3/ la sélection à l’entrée
                Ensuite comme le premier posteur l’a dit, on sélectionne les « clients » qui rapportent, priorité aux CIF. ah, bien sûr, comme les fongécifs et autres organismes veulent eux aussi dépenser moins, ils vont demander une participation (on vient de faire signer à un stagiaire un apport de 3000 euros, OUI, TROIS MILLES).
                Par anticipation, certaines régions Afpa ont supprimé les formations informatiques (vu l’âge moyen des profs, ce n’est pas dur). Bien sûr, si vous êtes chômeurs dans une telle région, vous pouvez, en théorie, aller dans une autre région. Mais pourquoi la région X financerait-elle les chômeurs de la région Y, qui ont toutes les chances de repartir chez eux ? et ma foi c’est ce que nous commençons à voir, en gros 90% des gens qui entrent dans notre formation sont des locaux.

                4/ la suppression des coûts annexes
                Hébergement, cantine, foyer ... ça a un coût, que les régions ne veulent pas voir, et surtout pas intégrer dans le prix des formations en général (au nom de la concurrence, on n’en parle pas dans les appels d’offre)
                Tiens prenons un exemple, un nouvel hébergement est en construction à Toulouse, il sera géré par une boite extérieure, et réservé totalement aux gens ayant l’aide au logement (et qui ne l’utilisent pas déjà pour loger une famille). Les autres ? euh, who cares ? eh bien pour l’instant il y a les vieux hébergements, que ladite société extérieure n’a pas voulu reprendre tellement ils sont en mauvais état. Et qui entretiendra ces derniers ? bonne question.

                EN GROS : J’espère donc que vous n’êtes pas un chômeur avec une famille qui veut faire de l’informatique et qui habite, tiens Mendes par exemple, parce que vous pourrez crever la gueule ouverte. Tout le monde s’en fout. Enfin, pas exactement, on vous répondra qu’on est absolument désolé, mais que c’est la seule chose que nous puissions faire, que c’est l’évolution de la société, et vae victis.

            • ptitpao
              ptitpao répond à TARPON
              technicien
              • Posté à 09h54 le 11/03/2009
              • Internaute 72637
                technicien

              blablabla... syndicat... blablabla... pas gentil... ce n’est pas le propos de l’article il me semble !

              j’ai été chômeur, et je veux dire un grand MERCI à l’Afpa, qui m’a permis de trouver un boulot tout de suite après ma formation...

              C’est le plus important ! ! ! former des gens qui trouveront un boulot

            • DBL8
              DBL8 répond à TARPON
              Retraité
              • Posté à 10h14 le 11/03/2009
              • Internaute 19562
                Retraité

              Belle mise au point.

              • yoye-2000
                yoye-2000 répond à DBL8
                se leve tard et travaille mou
                • Posté à 10h48 le 11/03/2009
                • Internaute 48274
                  se leve tard et travaille mou

                Je ne connais rien sur le sujet ; mais je remarque simplement que toutes les réponses au débat lancé par tarpon (qui est effectivement un peu à la marge) st plus ou moins à côté de la plaque
                parce que les 2 arguments développés sont :
                1. « l’afpa, c’est extraordinaire » ; pourquoi pas, mais je n’ai pas l’impression que ça réponde vraiment à la question qui portait non pas sur les prestations, mais le financement
                2. « c’est pas bien de taper sur les syndicats et Tarpon=Chien jaune » n’est pas beaucoup plus percutant et surtout manque un peu de fond..

                Est-ce que ceci signifie que Tarpon n’a pas totalement tord dans ce qu’il dit ? ? ?

                Encore une fois, je n’y connais rien.. Une chose est sure : les journalistes de la RUE ont là un bien beau sujet d’article...
                Au boulot !

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                • TARPON
                  TARPON répond à yoye-2000
                  • Posté à 13h57 le 11/03/2009
                  • Internaute 27263

                  Si tu n’y connais rien,informes toi ,c’est pas un sujet nouveau

                  Lien
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                  • yoye-2000
                    yoye-2000 répond à TARPON
                    se leve tard et travaille mou
                    • Posté à 15h50 le 11/03/2009
                    • Internaute 48274
                      se leve tard et travaille mou

                    ouais ben sans vouloir faire chier, je n’y connais toujours rien : j’ai rien vu dans les trois articles sur le role des syndicats et de la manière dont ils se sucre(rai)ent. Du coup, je suis pas plus avancé, et je ne sais toujours pas quoi penser...

                • YANNN08
                  YANNN08 répond à yoye-2000
                  chômeur
                  • Posté à 20h17 le 11/03/2009
                  • Internaute 61858
                    chômeur

                  le problème de l’afpa n’en est plus un.
                  ce système coûteux pour le contribuable et d’un autre âge est désormais dans le champ privé et concurrentiel.

                  je suis chômeur et je suis certain que le fait de mettre en appel d’offres les formations de l’afpa sera un bien. En effet, il n’y a plus de différences entre une formation dispensée par un organisme privé agréé par le ministère et l’afpa : les cahiers des charges des formations sont les mêmes. Les conseil régionaux en mettant en adjudication les services de l’afpa devraient gagner entre 15 et 20 % (si les appels ne sont pas flèchés...) ce qui permettra de former plus.

                  certes, les salaires des dirigeants de l’afpa vont en prendre un coup...MAIS C’EST POUR LE BIEN PUBLIC ;

                  dire que Sarko est responsable de la décentralisation est un non sens. C’est bien le premier ministre mittérrandien Mauroy qui avait flèché l’objectif.

                  • ajuga
                    ajuga répond à YANNN08
                    informaticien champêtre
                    • Posté à 13h26 le 12/03/2009
                    • Internaute 52255
                      informaticien champêtre

                    NON non Yann, c’est une erreur, le cahier des charges tel que rédigé par les commissions nationales est le même, c’est vrai, il est souvent bien plus vague que tu ne l’imagines, j’en ai assez rédigé pour le savoir !

                    Pour ne pas parler encore une fois des hébergements, cantine etc, comme je l’ai déjà dit. (et le jour où tu trouves l’obligation de prévoir des hébergements de personnes extérieures à la région dans un CDC du conseil régional, tu me préviens, hein !)

                    En revanche, la réalisation (le contenu pédagogique) peut être foncièrement différente d’un organisme à l’autre (en termes de contenu pur, mais aussi d’intervenants, de supports, de matériel).
                    Bien sûr le résultat n’est alors pas le même, mais il faut deux ou trois ans pour s’en apercevoir, en regardant les résultats de placement. Ce qui suffit largement à nous (afpa) mettre en grande difficulté.

                    quand aux salaires de mes patrons, franchement ce n’est pas un problème, d’ailleurs le mien non plus, je serais à la retraite avant que l’afpa n’ait complètement coulé. En revanche, il y aura encore des chômeurs, et franchement quoique tu en dises, ils seront dans la merde un peu plus.

            • jipèelgé
              jipèelgé répond à TARPON
              au bout du monde
              • Posté à 15h13 le 11/03/2009
              • Internaute 28726
                au bout du monde

              A Tarpon
              Vous semblez avoir une vision simpliste du monde de la formation et votre propos est un raccourci qui désigne les organisations syndicales comme auteur de détournements. Votre propos vise d’évidence les organisations de salariés. Vous portez des accusations qui frisent la diffamation. On peut manifester une hostilité aux organisations qui défendent le droit du travail et des salariés mais cela n’autorise pas à écrire n’importe quoi. Pour ce qui est de l’AFPA, car c’est un article sur ce sujet qui vous fait réagir, sachez Mr Tarpon que cet organisme est géré par l’Etat,des représentants des organisations syndicales patronales, des représentants des organisations syndicales salariés et depuis peu des représentants des régions de France.Sa mission est de permettre l’accès à la qualification des demandeurs d’emploi. Depuis sa création en 1946, l’AFPA a fait preuve d’efficacité dans l’utilisation de l’argent public qui lui est confié et a su remplir les missions que l’Etat lui avait confié. Aujourd’hui la défaillance de l’Etat, au moment où l’on annonce des plans sociaux tous les jours, met en danger le bras armé du ministère du travail que constitue l’AFPA. On peut légitimement s’interroger sur la responsabilité de qui détourne les fonds publics qui servaient à qualifier les plus éloignés de l’emploi et au profit de qui ? La volonté de considérer la formation comme une marchandise aboutira à éloigner de plus en plus de la formation ceux qui en ont le plus besoin. Soyez assuré Mr Tarpon que les organisations qui gèrent l’AFPA sont très vigilantes à ce que l’argent public soit au service de ceux qui en ont le plus besoin : les publics en difficulté

        • ron-ron
          ron-ron répond à TARPON
          • Posté à 11h09 le 11/03/2009
          • Internaute 37198

          Marie75 voit l’UMP partout ? Vous y voyez les syndicats.

          L’argent est détourné par ces derniers ? Des sources fiables sont bienvenues, tout comme une étude des financement des partis politiques, de la rémunération des hommes politiques, de la gestion des association et des entreprises, ...
          Et surtout du budget de l’état français dont la transparence est parfaitement inexistante.
          De l’argent détourné, il y en a partout. Le seul moyen pour empêcher cet état de fait, c’est de supprimer purement et simplement tout ce qui peut s’apparenter de près ou de loin à une subvention ou une rémunération.

          Votre argumentaire n’est peut-être pas faux mais n’est même pas utilisable comme pretexte pour justifier ce genre de problèmes.

          Au passage ...
          Vous êtes-vous déjà rendu compte que l’état donnait des sous aux chômeurs en réinsertion (par exemple ces clients). Or les bougres ne peuvent même pas se financer ces formations eux-même !
          Il faudrait aussi contrôler les chômeurs pour voir où part leur argent !

    • iFFLYG
      iFFLYG répond à TARPON
      • Posté à 09h16 le 11/03/2009
      • Internaute 30165

      Si je vous comprend bien mon cher Tarpon, laissons le patronat et certains de ses représentants les plus qualifiés gérer seul la formation professionnel. Nombre d’articles sur le sujet et sur la médecine du travail (notamment sur Rue89) ont en effet démontré l’efficacité de cette gestion.

    • Eliott
      Eliott répond à TARPON
      • Posté à 14h25 le 11/03/2009
      • Internaute 24550

      250000 sur 25 milliards, faire d’un cas général un cas particulier qui représente 0,001% du budget n’est pas très crédible dans votre démonstration.

      Un constat par analogie que je fais est sur les formations ou bilans divers que l’ANPE a signé récemment avec des sociétés privés.

      Le résultat est catastrophique.

    • David Servenay
      David Servenay répond à TARPON
      Ex-Rue89
      • Posté à 22h26 le 11/03/2009
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Vous faites un drôle de raisonnement Tarpon.

      D’accord avec votre constat : la formation professionnelle est un si gros fromage, qu’aucun des partenaires sociaux n’a pu résister à la tentation d’en profiter, nous avons beaucoup parlé sur Rue89.

      Mais qui doit changer les règles du système ? Qui doit réformer la gouvernance ? Qui doit concentrer les OPCA pour rationaliser la collecte des fonds ?

      Qui ? Si ce n’est l’Etat et ceux qui en ont aujourd’hui la responsabilité ?

  • Marc ALLAIN
    Marc ALLAIN
    webdesigner
    • Posté à 09h54 le 11/03/2009
    • Internaute 72634
      webdesigner

    L’AFPA, et plus particulièrement son antenne du FUTUROSCOPE m’a ouvert les portes d’une reconversion professionnelle inespérée.

    En effet après 11 ans passés dans la restauration, suivis de 7 années en blanchisserie industrielle, un accident de moto m’a incité à choisir un nouveau métier. (j’avais 35 ans)

    L’infographie faisait alors parti de mes hobbies... je me suis donc tourné vers l’AFPA pour en faire ma spécialité professionnelle.
    J’ai suivi une formation de 9 mois avec l’auteur de l’article ci-dessus (promo 2001).

    Depuis la fin de cette formation j’occupe les fonctions de web-designer spécialisé dans le code flash (actionscript) et l’infographie 3D dans une agence de communication Toulousaine.
    Il est important de préciser que mon arrivée dans cette entreprise correspond à l’ajout de la corde WEB à l’agence.
    Nous étions 4 salariés au début 2002, nous sommes aujourd’hui 12...

    Tout ça ne fait pas forcément avancer le débat, mais je souhaitais situer mon parcours pour mettre en avant les opportunités offertes alors par l’AFPA pour me permettre cette reconversion à 180°.

    J’ai récemment rencontré Jean-Luc, il m’a confié ses inquiétudes en ce qui concerne l’avenir de se qu’il met en avant comme sa vocation plus que comme son gagne-pain. (son investissement n’a pas faibli en 8 ans... !)

    La qualification professionnelle des stagiaires de l’AFPA n’est plus à prouver.
    SAUVEZ L’AFPA ! !

    • DBL8
      DBL8 répond à Marc ALLAIN
      Retraité
      • Posté à 10h16 le 11/03/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      La sauver... bien sûr mais comment agir ?
      Ce n’est pas en défilent avec pancartes et drapeaux que cela changera quoi que ce soit !

      Des idées ?

      • TARPON
        TARPON répond à DBL8
        • Posté à 14h01 le 11/03/2009
        • Internaute 27263

        obliger les syndicats à rendre l’argent detourné .

  • envert94
    • Posté à 10h01 le 11/03/2009
    • Internaute 56778

    Lien

    Quand sa marche, on ferme...

  • YoshiL7
    • Posté à 10h50 le 11/03/2009
    • Internaute 29840

    Si je comprends bien le contenu de l’article :
    1. si vous etes chomeur sans droit, il n’y a plus grand chose à vous proposer puisque pas d’organismes financeurs intéressés par votre cas...
    2. si vous avez possibilité de financements parce que vous etes demandeur d’emploi avec des droits suffisants par exemple, ca risque de vous couter aussi bonbon. On va vous demander d’aller faire un pret à votre banquier en qq sorte...
    3. si vous optez pour des formations qualifiantes à bac+2 et plus, peu de chance qu’on vous y donne accès, on préfère tout ce qui est très court pour une employabilité rapide en qq sorte...
    4. si vous espérez un financement d’un organisme quelconque, il faudra certainement rester dans leur périmètre défini en terme de métier... pas question d’aller faire ce que l’on veut...

    C’est bien compliqué finalement... les marges de manoeuvre sont bien limitées et peu réjouissantes... Y a t il moyen auprès de son conseil général par exemple ou autres organismes financeurs d’avoir la liste des domaines acceptées pour les financements ou cela doit rester entre les murs de ces gens la ?
    Lien

  • viva zebda
    viva zebda
    Ni maître, ni croquettes
    • Posté à 13h10 le 11/03/2009
    • Internaute 25029
      Ni maître, ni croquettes

    ne plus vouloir former ,c’est un signe que la crise s’emplifie

    • dem
      dem répond à viva zebda
      graphiste webdesigner
      • Posté à 16h34 le 11/03/2009
      • Internaute 72611
        graphiste webdesigner

      l’afpa a (avait ?) cet avantage de proposer des formations évoluées, avec des perspectives de carriere interessante. J’ai suivit également cette formation infographie multimédia, et suis aujourd’hui à mon compte. Ou comment passer de chomeur à entrepreneur, créateur de richesse, pour simplifier.

      un autre ami à moi a suivit une formation dévellopement informatique, également une formation niveau bts , et est passé du statut de rmiste à celui de dévellopeur dans une des plus grandes sociétés de l’informatique bancaire. Il est actuellement en passe de prendre le statut d’ingénieur par ses équivalences de compétence.

      Ce qu’il faut bien comprendre, avec ce sujet, c’est deux choses :

      Les formations évoluées, dans les domaines tertiaires ou technologiques, pour les demandeurs d’emploi et travailleurs précaires, tendent à disparaitre, alors que la france a un retard certain dans ce domaine (hors écoles privées et autres formations payantes).

      On a tendance à privilégier les formations un peu bidon, genre apprendre à faire son cv en une semaine, qui font plus de « chiffre » et des statistiques encourageantes.

      Sans compter les problemes connexes que cela crée, en particulier l’agravation des écarts entre région car à terme, seuls les candidats régionaux seront pris.

      Les personnes qui comme moi sont de la campagne, et bien...apprendront à conduire un tracteur et à couper du bois. Quoique là non plus, les débouchées ne sont plus ce qu’elles étaient.

      En clair, et depuis des années, on coupe dans les budgets n’apportant pas de résultats à trés court terme. Une sorte de « spéculation sociale ».

      • TARPON
        TARPON répond à dem
        • Posté à 16h55 le 11/03/2009
        • Internaute 27263

        sans doute ,mais les formations aujourd’hui doivent repondre à un besoin ,donner du travail aux chômeurs et non pas en creer de nouveaux.

  • IMAC_2001
    IMAC_2001
    Infographiste
    • Posté à 22h04 le 11/03/2009
    • Internaute 57937
      Infographiste

    Sorti de formation IMPPAO à l’AFPA du Futuroscope en 2001, je pensais avoir vécu une expérience formidable. Il me semblait que le pays pouvait s’enorgueillir de soutenir un organisme de formation capable de redonner un véritable élan aux stagiaires. Un élan professionnel, mais aussi un élan social : le parcours, depuis la candidature jusqu’au dernier jour de la formation constitue un véritable « ascenseur social ». C’est en tous cas ce que j’ai ressenti.

    Il m’a fallu, à plusieurs reprises, comme à tous ceux qui comme moi souhaitent la pérennisation de l’Afpa, porter témoignage de ce que nous y avons vécu. Nous l’avons fait, nombreux, et avec la plus grande sincérité. Il est assez peu probable que je puisse un jour bénéficier à nouveau d’une formation aussi complète que celle que j’y ai reçu de la part de l’auteur de l’article publié ci-dessus.

    Et pourtant, comme le broyeur social est en route, il faut redire, il faut témoigner à nouveau. Souhaiter que TARPON soit seulement guidé dans ses propos par une idéologie partisane qui ne s’embarrasse pas d’humanité, qu’il lui soit épargné d’avoir un jour à devoir compter sur une réelle solution de formation ou le stagiaire n’est pas envisagé seulement du point de vue comptable.

    Poser comme principe la corruption des hommes dans un système en citant un exemple, montre le degré de pertinence de l’analyse ! Nos exemples ne valent-ils pas autant que le sien ?

    Ci-dessous, le parcours que j’ai suivi pour cette formation tel que je l’ai livré dans un précédent témoignage.

    « ... J’ai suivi une formation d’infographiste “IMPPAO” à l’AFPA de Poitiers en 2001, après un parcours professionnel assez destructurant pendant plus de 20 ans.

    Un sursaut, une rencontre du FONGECIF, un bilan de compétence, un dossier, des tests, ...
    Un parcours fléché, sur lequel des personnes compétentes, attentives, ont su me redonner la confiance que le monde du travail avait mis à mal.
    10 mois de formation, une expérience inoubliable. Un travail passionnant.

    Depuis, chaque jour, quand je m’installe à ma table de travail, quand je mets en œuvre les techniques enseignées dans cette formation très complète de l’AFPA, je goûte la chance que j’ai eu de ne pas avoir dû passer par les marchands de la formation professionnelle.

    Je les rencontre ceux qui n’ont pas eu ma chance et qui sont passés chez les marchands de la formation professionnelle : ils ont reçus une formation partielle à un outil. Ils ont l’idée du travail à effectuer, mais ils dépendent de celui qui a reçu la formation sur “l’autre module”... Celui qu’il faut mettre en œuvre pour toucher au résultat...

    Formations tronçonnées. Moindre coût. Retour rapide sur le marché du travail. La logique marchande est là, au cœur de ces phrases brutales.

    En secret, ils ajoutent sûrement captation des budgets, du patrimoine ! !

    Concurrence... Concurrence... Et si l’on mettait aussi le personnel politique en concurrence !
    La meilleure offre ! Pour le profit du plus grand nombre ! ... »

    Et tant pis s’il existe encore des esprits chagrins qui règlent ici les comptes qu’ils ne savent pas régler ailleurs : nous sommes nombreux à n’avoir pas grand chose à reprocher à l’AFPA !