Tribune 10/03/2009 à 15h13

Loi Hadopi : « Je déclare que je suis un pirate »


« Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates. » Alors que l’Assemblée s’apprête à examiner la loi Hadopi, un collectif de blogueurs baptisé Le Réseau des pirates appelle les internautes pratiquant le téléchargement illégal à sortir de l’ombre, et il propose un « Pacte pour les libertés numériques ».

Voici le texte de l’appel du Réseau des pirates :

« Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates.

Je prends le parti des pirates.

Ils sont, nous sommes, des millions, en France, chaque jour à échanger des œuvres : des tubes, des films à la mode, mais aussi des films et des disques rares, introuvables, des œuvres oubliées ou “tombées” dans le domaine public.

Ces pratiques sont là pour durer. Elles sont inscrites dans la révolution numérique.
Les tentatives d’interdire les échanges sur Internet -par l’intimidation ou par le filtrage- sont vaines.
Leur coût en termes de libertés publiques est inacceptable.
Cantonnées dans la clandestinité, ces pratiques de partage ne donnent pas, il est vrai, le meilleur d’elles-mêmes.
C’est au grand jour qu’elles révéleront toutes leurs potentialités.

Il est grand temps de reconnaître ces pratiques. De cesser cette guerre contre le public et la jeunesse.
En attendant ce jour, je prends le parti des pirates.

Je déclare que je suis l’un d’entre eux.
Je déclare avoir consommé, remixé ou diffusé des œuvres culturelles.
Alors, pour eux je suis un pirate. »

Au-delà du débat à l’Assemblée nationale sur le projet de loi Hadopi, le Réseau des Pirates veut « inscrire les enjeux du numérique dans la campagne des Européennes ». Son Pacte pour les libertés numériques repose sur dix idées :

1) Préserver les libertés numériques

2) Protéger le droit à la vie privée

3) Encourager la libre circulation des connaissances scientifiques

4) Préserver et étendre le domaine public des créations de l’esprit

5) Donner un coup d’arrêt à l’extension de la propriété intellectuelle et au renforcement de ses mécanismes d’exécution

6) Préserver le principe de neutralité de l’internet dans le cadre de régulation européen en matière de télécommunications

7) Promouvoir un projet de directive reconnaissant les droits et libertés numériques des salariés

8) Favoriser l’implication des citoyens dans le débat public et l’évaluation des politiques publiques européennes

9) Promouvoir au niveau européen et national une approche exigeante de l’interopérabilité, qui fasse de celle-ci un droit effectif

10) Soutenir les initiatives sociétales visant les mêmes objectifs

Le Pacte peut être signé sur le site du Réseau des Pirates.

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  • ledzepforever
    ledzepforever
    curieux
    • Posté à 08h27 le 11/03/2009
    • Internaute 43991
      curieux

    D’un coté des consommateurs qui veulent des produits gratuits mais qui invoque la défense de la liberté. De l’autre des artistes qui vont revenir au temps des chanteurs de rue, des producteurs de films, réalisateurs, techniciens, industries techniques, effets spéciaux frappés de plein fouet par le piratage. L’industrie de l’audiovisuel français est un vecteur de création et de croissance pour notre pays. Elle fait vivre plusieurs centaines de milliers de travailleurs. Nous assistons à un véritable effondrement des ventes de disques dont les artistes sont les principales victimes. Même signe d’érosion catastrophique pour les DVD de films qui contribuaient de manière significative au financement d’un film. En ne luttant pas contre le piratage nous favorisons directement le cinéma américain qui dispose lui d’un marché mondial. Bilan : désertification culturelle française, perte de centaines de milliers d’emplois. Bravo pour les supporters du piratage.

    • Noun
      Noun répond à ledzepforever
      • Posté à 01h02 le 12/03/2009
      • Internaute 5295

      1) Les consommateurs ne « veulent pas des produits gratuits » sinon il ne ferait que pirater et n’achèteraient aucun produits culturel, ce qui n’est pas le cas : la plupart des pirates achètent également cd et dvd comme tout le monde.
      2) La baisse du pouvoir d’achat et la crise devrait donc épargner l’industrie du loisir ?
      Il est pourtant plus que logique qu’elle frappe en priorité la partie superflue du budget de la ménagère. Donc la culture et le divertissement.
      Mais non c’est l’unique faute du diabolique et malveillant pirate...
      3) Pourquoi une sélection de commentaire allant tous dans le même sens ou presque sur cette article ?

      • Marsyl52
        Marsyl52 répond à Noun
        Sans revenus à 56 ans
        • Posté à 14h47 le 12/03/2009
        • Internaute 72743
          Sans revenus à 56 ans

        Salut à tous !

        Je viens de lire : « D’un coté des consommateurs... »
        Au fait, l’Union fédérale des consommateurs - Que Choisir vient d’ouvrir un forum consacré à la loi HADOPI le 10/03.
        C’est le lieu idéal pour se faire une idée, participer et autres fariboles :

        Lien

        PS : Je n’ai aucune accointance avec l’UFC. Juste en me promenant dans la « rue » qu« est le Net...

        Et sans rancune je vous dis : Waf-Waffffffff ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    • Deamon7
      Deamon7 répond à ledzepforever
      Petit agité
      • Posté à 08h20 le 12/03/2009
      • 49273
        Petit agité

      Les films francais sont beaucoup moins disponibles en telechargement illegal que les films americains. Franchement, a part les tres gros budgets, et encore, pas facile de trouver les films francais rapidement en telechargement illegal. Je me demande quel peut bien etre le pourcentage de films americains telecharges par le « pirate » francais moyen.
      Danny Boon n’a pas eu l’air de souffrir beaucoup du piratage des Ch’tis. Mais c’est sur que les Bronzes 3 et Asterix aux JO qui souffrent du telechargement, la il y a danger pour la culture francaise.

      Et puis pour faire un peu de mauvais-esprit, sauf rare exception, pour telecharger un film francais, il faut vraiment avoir de la bande passante a revendre...

  • SDCamp
    SDCamp
    high
    • Posté à 08h28 le 11/03/2009
    • Internaute 44829
      high

    Concernant les « créateurs » (pour peu que ce terme signifie quelque chose car créer signifie fabriquer quelque chose à partir de rien, ce qui d’ un point de vue scientifique est du plus haut comique) dont je fais partie, je trouve fantasque voir grotesque d’ imaginer qu’ il est possible de « vivre de son art » sans avoir à faire toute sortes de concessions, en effet, on ne peut pas prétendre à une liberté artistique totale dés l’ instant ou la question financière entre en jeu. En France la réalité de 99% des « artistes » consiste à remplir des dossiers de demande de subventions afin d’ obtenir des crédits qui permettront de vivre et d’ acheter du matériel pour produire de l’ art. Comment imaginer qu’ il sera alors toujours possible de critiquer les dirigeants et la société (si on en a envie, ça fait partie de la liberté artistique) s’ ils sont aussi les mamelles nourricières ?
    Je demeure amoureux de ces pensées de Clovis Trouille, un peintre français fort peu connu mais aussi l’ un des plus dissident, qui disait en substance qu’ il vaut mieux peindre afin de mériter dix ans de prison plutôt qu’ un prix à une quelconque biennale. Il ajoutait qu’ il était fier d’ être ce qu’ on appelle « un peintre du dimanche » car il travaillait la semaine afin de peindre le week-end et qu’ en aucun cas un artiste ne devait vivre de son art car c’ est là le meilleur moyen de le prostituer.
    Alors « jeunes créateurs » choisissez : c’ est l’ art ou le nanart.
    Mais ne délirez pas, l’ art ne peut pas constituer une critique pertinente de la société si c’ est l’ Etat qui la finance.

    • Deamon7
      Deamon7 répond à SDCamp
      Petit agité
      • Posté à 14h13 le 12/03/2009
      • 49273
        Petit agité

      Rien ne se cree, rien ne se perd, tout se transforme... ?

  • dahubahu
    dahubahu
    ouvrier
    • Posté à 08h42 le 11/03/2009
    • Internaute 67571
      ouvrier

    je paye un fournisseur d accès a internet je part du principe que je n ai pas a me soucier de savoir si c est légal ou pas il ont jusqu a interdire les sites illégaux a moins que certain aurait des intérets que c est sites existent ? ? ? ? ?

  • steed1
    steed1
    Franco-Breton
    • Posté à 08h46 le 11/03/2009
    • Internaute 29140
      Franco-Breton

    j’ai signé

  • SDCamp
    SDCamp
    high
    • Posté à 09h07 le 11/03/2009
    • Internaute 44829
      high

    Concernant la très grande majorité des musiciens français il faut savoir qu’ ils gagnent de l’ argent en se produisant sur scène, certainement pas en vendant des disques, je le sais pour en avoir sorti en mon nom ou en avoir produits d’ autres. Mais attention je vous parle pas de Jean-jacques Goldman là hein ... il est question par exemple de sortir un vynile à 500 exemplaires, quand on a fini de les vendre on a remboursé les frais de fabrication et gagné un peu d’ argent pour en sortir un deuxième, pas de quoi payer le loyer d’ une villa en suisse vous voyez ?
    Le piratage on s’ en tamponne le coquillard royalement, notre musique est disponible en ligne et ça n’ a jamais empêché ceux qui voulait acheter UN OBJET de le faire, bien au contraire ! Comme nous sommes tout petits, ça permet au très grand nombre qui ne nous connait pas de découvrir notre musique. Et comme notre musique n’ est pas mainstream heureusement que la forme dématérialisée du MP3 nous permet de toucher d’ autres pays, car la France est un pays bien petit, si vous sortez un truc aux USA qui va intéresser 100 000 personnes en France il intéressera quoi ? 500 personnes ?
    Pour en revenir à la question des concerts il devient très dur de se produire en France avec un nombre de bars incalculable qui ferment toutes les semaines dans l’ hexagone. Avec des salles qui sont sans cesse harcelées par la police car il suffit qu’ un seul voisin se plaigne du bruit pour que la police débarque et lui donne raison. Alors ne nous emmerdez pas trop avec la question du piratage, de toute évidence elle ne gêne que les plus puissants et les plus argentés !

  • YoshiL7
    • Posté à 10h24 le 11/03/2009
    • Internaute 29840

    La répression a déjà sévi sur le site ou est ce seulement un probleme momentané : Lien

    En attendant, pour ceux qui aimeraient savoir qui sont les gens derrières cette association, les membres fondateurs sont :
    Olivier Maurel (manager des innovations sociales chez Danone et incubateur de start-ups)
    Mikiane (cofondateur de Rue89, directeur du studio multimédia de France 24)
    Nicolas Voisin (PDG de 22mars SAS, créateur de Politicshow, lesdemocrates.net...)
    Damien Douani (cofondateur de katoa.com, membre de ReadWriteWeb France)
    Benoît Thieulin (fondateur de la NetScouade, spécialiste du web politique)
    Maurice Ronai (chercheur en sciences sociales, auteur de documentaires et co-auteur du rapport Rocard sur la République 2.0)
    Fabrice Epelboin (consultant, créateur de start-ups et membre de ReadWriteWeb France),
    Guillaume Champeau (fondateur de Numerama.com).
    [Source : Lien]
    Lien

  • kozak
    kozak
    sempre endavant...
    • Posté à 10h28 le 11/03/2009
    • Internaute 54488
      sempre endavant...

    Salut a tous, quand j’étais jeune sur un 33 tour l’artiste gagnait 1Fr par disque (0.20 €) inutile de dire qu’il fallait en vendre un paquet pour bouffer,
    les producteurs et consort ont fait ce qu’il faut pour que l’esprit créatif soit pas forcément reconnu, j’ai fait de la zique toute ma vie et j’ai jamais attendu qui que se soit pour m’exprimer et heureusement ,avec l’internet rien ne peut t’empêcher de le faire et l’artiste qui arrêterait son art par manque de fric est il vraiment un artiste ? Si tu veux bouffer de la musique faut faire du baloche...( vieux proverbe Rock n’ rollien).

  • Hervé Grasser
    Hervé Grasser
    Etudiant à Strasbourg
    • Posté à 10h41 le 11/03/2009
    • Internaute 10211
      Etudiant à Strasbourg

    Le serveur de « réseau des pirates » vient de suspendre le compte du site...
    Visiblement la loi Hadopi fait ses premiers effets.

    Vive le WEB libre !

  • maju
    • Posté à 10h45 le 11/03/2009
    • Internaute 24818

    je ne sais pas si c’était le cas hier mais ce matin après avoir lu votre article j’ai cliqué sur le lien qui nous amène sur le site des « pirates »
    et comme par hasard le compte est suspendu... ? ? ? ?
    bizarre bizarre....

    • YoshiL7
      YoshiL7 répond à maju
      • Posté à 13h44 le 11/03/2009
      • Internaute 29840

      Lien, est ce bien le même site que Lien ? Le premier semble accessible, le second ne l’est plus...
      Lien

    • François Krug
      François Krug répond à maju
      Journaliste Rue89
      • Posté à 18h03 le 11/03/2009
        rédacteur
      • Journaliste 52034
        Journaliste

      Renseignement pris auprès d’un membre du Réseau des pirates, les problèmes d’accès au site seraient purement techniques (trop de connexions...).

  • flou
    • Posté à 10h51 le 11/03/2009
    • Internaute 2979

    Pour le piratage étique :)
    Piratons les majors, achetons les indé.
    (J’entends des dents qui grincent)

  • mick69
    • Posté à 10h52 le 11/03/2009
    • Internaute 2907

    La plupart des musiciens que je connais auraient préféré avoir 10% d’une major que 0% dans le système utopique de la musique gratuite (qui n’est qu’une conséquence parmi d’autres de la jungle libérale).

    Si la gratuité de la musique s’impose, il est probable que plus aucun créateur (à part les médiocres en quête de gloire) ne va s’embêter et se ruiner à produire des albums innovants. Dans toutes les légendes du pop-rock, beaucoup d’argent a été nécessaire, que ce soit pour payer le studio Abbey Road des Beatles, le light-show innovant de Genesis, les synthétiseurs hors de prix de Kraftwerk ou Peter Gabriel, l’orchestre symphonique du 4eme album des Pink Floyd, etc. J’ai du mal à croire que l’utopie de la musique gratuite va égaler cette période.

    Cela dit, j’ignore ce qui va se passer. Peut-être encore 10 ans de stagnation créative avant qu’émerge quelque chose de vraiment neuf

    • SDCamp
      SDCamp répond à mick69
      high
      • Posté à 11h19 le 11/03/2009
      • Internaute 44829
        high

      « La plupart des musiciens que je connais auraient préféré avoir 10% d’une major que 0% dans le système utopique de la musique gratuite »

      Le nombre de musiciens que j’ ai déjà rencontré et qui vomissent les majors se chiffre en centaines, par contre ils ne parlent pas de « système utopique de la musique gratuite » mais de Creative commons ou de licences libres, se démènent pour organiser des tournées et auto-produisent leur musique.

      « Cela dit, j’ignore ce qui va se passer. Peut-être encore 10 ans de stagnation créative avant qu’émerge quelque chose de vraiment neuf »

      A lire vos références on se rend compte que vous écoutez de la musique qui a maintenant trente ou quarante ans, ça vous laisse donc si on considère vos « dix années de stagnation » quasiment un demi-siècle pour écouter ce qui s’ est passé depuis les années 60/70. Alors amusez vous bien !

      « Si la gratuité de la musique s’impose, il est probable que plus aucun créateur (à part les médiocres en quête de gloire) ne va s’embêter et se ruiner à produire des albums innovants. Dans toutes les légendes du pop-rock, beaucoup d’argent a été nécessaire, que ce soit pour payer le studio Abbey Road des Beatles, le light-show innovant de Genesis, les synthétiseurs hors de prix de Kraftwerk ou Peter Gabriel, l’orchestre symphonique du 4eme album des Pink Floyd, etc »

      Avez vous déjà entendu parlé de Autechre, un tandem d’ anglais des plus innovants en matière de musique électronique. Leurs albums sont fabriqués avec deux ordinateurs portables et Max/MSP. Même un RMIste peut se payer le matos.

      Avez vous déjà entendu parler de Lightning bolt ? C’ est un tandem d’ américains des plus innovant en matière de punk/noise. Leurs albums sont fabriqués avec un ampli, une basse, une batterie et du matériel d’ enregistrement tout ce qu’ il y a de plus amateur. Même un chomeur peut se payer le matos.

      Allez faites nous plaisir, piratez deux trois trucs qui ne date des années 60 et revenez nous un peu plus curieux et accessoirement cultivé.

      • mick69
        mick69 répond à SDCamp
        • Posté à 15h32 le 11/03/2009
        • Internaute 2907

        Il faut arrêter l’hypocrisie : les gens qui proposent des créations gratuites le font aussi parce que dans la jungle de la concurrence et de la surproduction, ils ont échoué à vendre leur création (logiciel ou musique). Tous les musiciens auraient aimé signer avec un bon gros label local + distribution internationale par Universal ou autres.

        Personne n’aime bosser gratuitement. Personne n’aime investir plusieurs années de travail et des milliers d’euros de matos avec pour seul objectif de limiter le déficit.

        Les exemples de groupes à petit budget que vous citez ne répondent pas à ma question. Qui va payer pour que les groupes aient des projets un peu plus ambitieux que faire du punk (mon dieu ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !) ou bidouiller avec Max ?

        Votre remarque sur la culture n’est pas recevable. Si j’ai cité des groupes seventies, c’est parce que ces noms me sont venus à l’esprit en cherchant des pionniers ayant eu un succès populaire. Par pionniers, j’entends des gens qui font une chose pour la toute première fois, ce qui n’est pas si fréquent. Faire du punk, c’est 30 ans après les Sex Pistols ; utiliser Max, c’est 25 ans après l’IRCAM, etc

  • maju
    • Posté à 11h01 le 11/03/2009
    • Internaute 24818

    A VOIR...
    sur le site de l’express,
    ce bon vieux jacquot devrait envoyer son article avec AR à son pote du faubourg st honoré :

    Lien

  • Ricky_Bobby
    Ricky_Bobby
    pilote
    • Posté à 11h21 le 11/03/2009
    • Internaute 45029
      pilote

    Pour une musique, un film télechargé, par un pirate/terroriste de 14 ans, peut on savoir combien de fois ce morceau sera échangé, transféré d’ipod en clef USB via des disques durs multimédia, pour au final être vu par des « receleurs » de 5 à 77 ans, qui n’ont même pas internet.
    A mon avis filtrer internet c’est une piste, filtrer l’entrée des écoles et collèges à la recherche des œuvres pirates seraient beaucoup plus rentables.
    J’ai l’exemple de ma voisine de 13 ans, croisement entre Ben Laden et Bernard Madoff, victime d’une fracture numérique, ses parents n’ont pas internet, la honte ! ! ! !
    Cela ne l’empêche pas de posséder des Go d’œuvres acquises illicitement entre deux cours dans les toilettes du collège ! !
    D’ailleurs à l’entrée des toilettes un panneau indique qu’il est interdit de fumer, pas d’échanger des fichiers ! !

  • MonOeil
    MonOeil
    journaliste
    • Posté à 11h22 le 11/03/2009
    • Journaliste 45106
      journaliste

    Une observation qui appelle une réflexion. Clint Eastwood réalise son meilleur démarrage en France avec un de ses films en arrivant en tête du box-office avec « Gran Torino ». Ainsi, le réalisateur comptabilise plus de 800 000 spectateurs pour sa première semaine d’exploitation (source : cineactu.com). Le « torrent » de Gran torino, ou lien pour télécharger illégalement ce film (en vf et en vo), était disponible et très actif bien avant la sortie du film.

  • gotjy
    • Posté à 11h28 le 11/03/2009
    • Internaute 19716

    Définition du mot Pirate : Personne qui cherche à s’enrichir au dépens des autres,cette définition ne devrait pas s’appliquer aux
    quelques internautes qui téléchargent « illégalement“mais à tous ces politiques véreux qui eux PIRATENT en permanence sans vergogne les caisses de l’état.

  • jma14
    • Posté à 11h55 le 11/03/2009
    • Internaute 31729

    Maintenant les voleurs essayent de nous faire passer des vecies pour des lanternes. Sous le mot liberté, plutôt leur petite liberté, ils piétinent le travail des artistes. Tout cela parce qu’ils confondent créateurs, producteurs et distributeurs.
    Les pirates sont des êtres humains irréfléchis doués d’un égoisme bien occidental.
    La France peut s’ennorgeuillir d’être le pays qui piratent le plus au monde.
    Voilà ce qu’il arrive qu’en l’on cré une nation où le civisme n’existe plus (à cause de l’éducation nationale, les politiques et les parents). Tout cela est normal, Parents, laissez faire, laissez. Ne réfléchissez plus, continuez à vous abreuver de télévision et pardonner vos enfants.

  • Camille
    Camille
    Mauvais genre
    • Posté à 12h44 le 11/03/2009
    • Internaute 48427
      Mauvais genre

    Le site n’est déjà plus accessible : -(

    Sinon, il existe pas mal de groupes qui percent grâce à internet... drôle d’idée de penser que sinon les créateurs s’en sortiraient.

    • solene
      solene répond à Camille
      vagabonde
      • Posté à 15h02 le 11/03/2009
      • Internaute 20951
        vagabonde

      « .org » est « suspendu » mais Lien fonctionne :)

  • pierrolepyro
    • Posté à 13h26 le 11/03/2009
    • Internaute 41489

    Le lien donné dans l’article ne fonctionne plus.

    Voici une adresse qui semble marcher :
    Lien

    Et cette info : le film Taken (produit par L. Besson...) faisait partie des meilleurs démarrages sur 3 we de l’histoire du cinéma us en janvier

    Et pourtant il était également en tête des téléchargements illégaux.

    Aujourd’hui, personne ne peut prouver que le téléchargement nuit aux artistes.

    Il y a même des raisons de croire que c’est l’inverse qui se produit...

    • YoshiL7
      YoshiL7 répond à pierrolepyro
      • Posté à 13h48 le 11/03/2009
      • Internaute 29840

      Pour ceux que ca rebute de taper une adresse IP : Lien correspond au site Lien à défaut de pouvoir se rendre sur le site Lien. Ce site semble être le même finalement.
      Lien

  • NonooStar
    NonooStar
    Informaticien
    • Posté à 13h57 le 11/03/2009
    • Internaute 34879
      Informaticien

    Techniquement, je devrais signer ce manifeste étant donné que je suis moi-même un pirate.

    Pourtant, je ne le ferai pas parce que je trouve que ce genre d’action ne résout rien, bien au contraire. Comme on le voit dans les commentaires précédents, il a tendance à attirer le courroux des artistes et c’est normal.

    Ce manifeste fait preuve d’un égoïsme assez hallucinant et provoque donc une polarisation du débat : d’un côté, les internautes qui veulent pouvoir télécharger librement tout ce qu’ils veulent et de l’autre, les artistes qui se demandent si les internautes n’essaieraient pas de les gruger. Et au milieu, les majors et le gouvernement accentuent les dissensions avec des discours qui cherchent à faire passer les internautes pour des téléchargeurs sans scrupules.

    De la même façon, je ne suis pas d’accord avec tout ceux qui souhaitent la fin des majors ou que les artistes vivent uniquement de la scène. Ces gens-là sont soit de parfaits hypocrites soit de sombres idiots qui ne comprennent rien à la musique :
    - parce qu’on ne peut pas écouter que de la musique minimaliste, parce que certains artistes ont heureusement une certaine ambition créatrice, il leur faut de l’argent pour pouvoir louer du temps de studio, pour pouvoir expérimenter ou même ne serait-ce que pour vivre pendant ces périodes de recherche. De la même façon qu’un chercheur doit être rémunéré en espérant qu’il trouve, un artiste doit être rémunéré en espérant qu’il « trouve » (tout comme doivent être rémunérés tous ceux qui l’assistent). A l’heure actuelle, c’est aux labels et donc aux majors de fournir cet investissement. On peut certes discuter de la façon dont ils s’acquittent de cette tâche. Néanmoins, souhaiter la disparition des majors sans solution de rechange, c’est mettre en danger l’apparition d’oeuvres ambitieuses qui peuvent réclamer des investissements.
    - parce qu’un bon compositeur n’est pas forcément un bon interprète ou un bon show-man, on ne peut pas demander à un musicien de vivre de la scène, autant demander à un écrivain de théâtre de jouer dans ses propres pièces et de n’être rémunéré que lorsqu’il est sur les planches. De plus, concernant la musique, il faut considérer que les tournées ne sont pas forcément le meilleur moment pour composer et que certains musiciens ont besoin d’une certaine stabilité que le rythme autobus-concert-hôtel ne peut pas leur apporter.

    Donc se revendiquer comme pirate, pourquoi pas ? Mais il faut alors impérativement tendre en même temps la main aux artistes car la création artistique a (et a toujours eu) besoin de trois parties : des créateurs, des financiers et un public. Actuellement, les financiers se retournent contre le public et tentent également de tourner les artistes contre le public. La seule réponse à apporter à cela est de tendre la main aux artistes pour envisager ensemble des solutions convenables pour les différentes parties et espérer ainsi convaincre les financiers de changer leur modèle économique.

  • Crainquebille
    • Posté à 14h01 le 11/03/2009
    • Internaute 64055

    « Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates. »

    Moi qui croyais que c’était le fait de piller des œuvres qui faisait le pirate... Drôle de conception de la responsabilité !

  • SiDi
    SiDi
    En état de choc
    • Posté à 14h09 le 11/03/2009
    • Internaute 24795
      En état de choc

    J’ai signé pour le neuvième point. Les développeurs de systèmes libres n’ont pas à se faire **** à faire du reverse-engineering (illégalement qui plus est) pour permettre à leurs utilisateurs de visionner des films et d’écouter de la musique sur leur PC !

  • Ketchoupy
    Ketchoupy
    étudiante
    • Posté à 14h54 le 11/03/2009
    • Internaute 71618
      étudiante

    Qu’en est-il de la survie des artistes dans tout ça ? Comment rémunèrent-ils les oeuvres qu’ils ont quelquefois mis des années à créer... Ces pirates sont tout de même un peu égoïstes !

    • Tyrian
      Tyrian répond à Ketchoupy
      Informaticien
      • Posté à 14h02 le 12/03/2009
      • Internaute 61861
        Informaticien

      Lires les commentaires précédents avant de poster... (bon il est vrai que le système arborescent des commentaires ne donne pas envie de lire...)

  • Plouf410
    Plouf410
    rendu delinquant
    • Posté à 17h16 le 11/03/2009
    • Internaute 61185
      rendu delinquant

    Peut-être que c’ est une idée idiote mais qui profite du piratage à votre avis ? Je pense que c ’est l’ ensemble du net et en particulier les fournisseur d’ accès ect ... Si d’ un coup le piratage devait s’ arreter je parie qu’ une bonne partie des utilisateurs/consomateurs du web auraient beaucoup moins d’ intérêt à aller sur le net si ce n’ est pour chercher des informations. Hors les personnes qui utilise internet comme outil d’ information ne sont surement pas celle qui sont suceptible de dépenser beaucoup sur le web.
    Je pense de plus que les pirates forment la grandes majorités des utilisateurs et participants assidus des sites et forums il serait donc dommage à mon avis de ce priver de cette manne d’ argent et de dynamisme pour les fournisseur d’ accés ainsi que pour tout les sites commerciaux ou non.
    Ma question est donc celle-ci ; pourquoi ne pas faire payer les droits d’ exploitations des oeuvres diffusées, par les fournisseurs d’ accès ayant une certaines ancienneté, qui doivent le succés d’ internet en grande partie grâce à l ’échange de fichier illégaux ?
    En tout cas ce n’ est encore une fois, pas par la répression que les moeurs des internautes vont réellement changer d ’autant que les moyens techniques du gouvernement pour lutter contre la fraude, s ’ils sont efficaces (ce d’ont je doute), le seront pour combien de temps ?

  • denis.moulin
    denis.moulin
    Atlantico, un pet nouveau sur l (...)
    • Posté à 17h48 le 11/03/2009
    • Internaute 14768
      Atlantico, un pet nouveau sur l (...)

    Force m’est de constater que les derniers à qui on demande ce qu’ils pensent du piratage sont, comme moi, les premiers interessés : les artistes.

    Clairement, le gouvernement donne son avis, Pascal Negre donne son avis (à la star ac, en tout cas) , Olivenne rend un rapport, et maintenant cette loi, et un cortège de téléchargeurs compulsifs qui n’ écoutent pas un quart de ce qu’ils downloadent illégalement donnent leur avis et s’apprètent à signer ce manifeste à la con au nom des sacro-saintes libertés individuelles dont le net semble être le dernier bastion (pour d’obscures raisons d’ailleurs)

    Franchement, je m’en bas les couilles ( j’espère que le moderateur me pardonera cette légitime et temporaire vulgarité) . Mon activité est irremediablement sinistrée par l’appat du gain (celui des majors multinationalles), et surtout, à cause de nous : parcequ’ on a, et il est temps de l’admettre, accepté de vendre de l’art comme on vend une paire de chaussures ou des nettoyants WCs.

    Les peintres n’ont pas ce problème. Ils vendent une toile ou une centaine de serigraphies et n’ont pas à se soucier de la reproduction illégale. Il y a beaucoup moins de peintres qui vivent de leur art que d’aspirant popstars : cqfd.

    Les musiciens ont été convaincu par Sony, BMG et autre Universal qu’ils devaient répondre aux aspirations du plus grand nombre pour survivre. La contrepartie est qu’ ils vendent leur âme pour faire partie d’un système inéquitable que les patrons de maisons de disques ont été infoutus de protéger par manque d’imagination et de vision.

    Pour parer au plus urgent, je suggère clairement la licence globale, pas la répression inaplicable autant techniquement que moralement.

    Pour le plus long terme : Il va serieusement faloir repenser la place de l’artiste dans nos sociétés, car les décideurs ne semblent pas réellement comprendre l’étendue du problème.

    Les internautes non plus, d’ailleurs.

    dm (artiste)

  • Libelluless
    • Posté à 21h21 le 11/03/2009
    • Internaute 19697

    Pas pirate dans l’âme mais... j’ai un nombre infini de K7 audio que je ne peux écouter pour des raisons techniques alors comment, malgré l’achat de ces oeuvres, retrouver la musique au bon format audible sur mon pc ? ? ? Et puis, suis-je une pirate si je regarde des films en streaming en échange de l’imposition de publicité ? Suis-je une pirate si j’enregistre via une radio quelconque sur internet un morceau de musique ?

    Je rage car cette loi me met hors la loi alors que les oeuvres achetés sur internet sont chers bien qu’étant dématérialisées (pas d’emballage, de CD, de coût de production).
    Quoi ? ? ? les auteurs ne souhaitent maintenant que vivre de leur rente, leurs héritiers également ! C’est scandaleux de promouvoir ce type de rente : je fais un cd, je le distribue chez untel et je peux gagner des thunes sans bouger de mon lit ainsi que mes descendants ! Plus besoin alors de verser ma sueur et gagner ma vie en travaillant en me produisant sur scène).
    Moi qui croyait que la musique écoutée permettait de donner envie d’aller voir l’artiste en live !
    Mais alors, à quoi servent les taxes sur les supports de reproduction tout comme sur les K7 vierges à l’époque ?

    D’autre part, je m’insurge contre ce nouveau système de surveillance qui scrute le moindre geste sur votre ordinateur chez vous ou partout où vous êtes. Edwige est morte mais la loi hadopi est pire en matière de violation des libertés.

    On a inventé l’accès à la culture à deux vitesses : il faudra bientôt que les profs (à l’école) soient obligés d’introduire la culture de base (cinéma, musique, arts plastiques) dans les classes pour que nos jeunes puissent y avoir accès.

    Ignoble

    Mer... à Brother & Cie

  • Haruka12
    • Posté à 21h28 le 11/03/2009
    • Internaute 4416

    Le problème vient que les major n’ont pas changé leur système alors que les modes de vie et consommation ont changé et après ils s’en plaignent. Mais c’est de leur faute s’il ne s’y sont pas pris à temps. Quand on avait les K7, on enregistrait la radio, la télé...ils ont inventé le CD, mais pour le numérique, ils ont refusé de créer une nouvelle offre valable. On est obligé de pirater certains vieux films parce qu’ils ne sont toujours pas édités en dvd.

    Ce qui les ennuient, c’est qu’ils ne nous contrôlent plus. Nous disposons de beaucoup plus de choix notamment d’indépendant. A eux d’ajouter de la valeur ajoutée : il n’y a même plus les paroles et les pochettes sont de plus en plus moches.

    Une étude étude sérieuse de 2008 démontre que ceux qui téléchargent le plus de musiques sont aussi ceux qui achètent le plus mais les indépendants ont gagné beaucoup de part de marché. (voir Que choisir).

    Pour le cinéma, c’est devenu hors de prix. Ils s’en sont mis pleins les poches et maintenant se plaignent. Baissez-vos prix messieurs 8.5 euros pour le cinéma, je boycotte.

    Le problème de l’Education nationale n’a pas non plus était abordé. Tous extrait de 10% (comme les livres) devrait être autorisé, ainsi que pour les prof la possession de leur matériel pédagogique.

    Par contre, ce dont on ne parle jamais, c’est du piratage des jeux videos... A croire qu’il n’y a que les lobbies de musique et video qui s’intéressent ou se sentent en danger (peut-être à raison s’ils refusent de s’adapter)

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 00h17 le 12/03/2009
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina
  • Noun
    • Posté à 01h05 le 12/03/2009
    • Internaute 5295

    8 commentaires sélectionnés.
    6 hadopiphiles.
    2 restant en forme de boutade, ou presque...

    Etrange.

    • François Krug
      François Krug répond à Noun
      Journaliste Rue89
      • Posté à 01h57 le 13/03/2009
        rédacteur
      • Journaliste 52034
        Journaliste

      La tribune publiée étant plutôt « hadopiphobe », on a essayé de laisser un peu d’espace aux « hadopiphiles » pour que les différents points de vue soient mis en valeur...

  • black-out
    black-out
    étudiant
    • Posté à 09h34 le 12/03/2009
    • Internaute 72717
      étudiant

    Moi je ne donne plus 20 ou 24 € pour un cd, 6 ou 7 € oui. Une grande enseigne qui vend des cd a récemment fait une offre : 6cd pour 30€, là je dis oui et je me suis fait plaisir en mettant 60€.

    Le pire pour moi c’est que le gouvernement montre cette loi comme une réponse à la déperdition de la culture en France ! !
    Là je rêve ! , voilà un gouvernement qui détruit la culture depuis 10 ans en réduisant les dépenses et qui donne comme réponse une fois de plus la répréssion.

  • cassino
    cassino
    Auteur
    • Posté à 18h26 le 12/03/2009
    • Internaute 25023
      Auteur

    Je salue cette initiative ! Il faut que tous les pirates se déclarent, ce sera alors beaucoup plus facile de leur sucrer Internet, et ça évitera de payer des gents à faire du flicage !

  • bdp
    bdp
    être humain
    • Posté à 19h06 le 12/03/2009
    • Internaute 72791
      être humain

    Je pense que les Majors sont en déclin, comme leur support le CD.
    Elles sont passé à côté de l’innovation depuis 15 ans : mépris du des formats numériques, pas d’offre légale, puis verrous numériques (DRM). Avec HADOPI elles font payer au citoyen leurs erreurs passées. C’est inadmissible.

    Je pense qu’un autre monde musical est possible : Lien

    Comme le dit cet article il faut profiter d’internet pour créer un lien plus fort avec le public et ensuite lui donner une raison d’acheter.
    C’est ce qu’à fait NIN, en diffusant gratuitement (et sous licence Creative Commons) ses derniers albums tout en proposant diverses offres payantes pour les plus fans.

    Je cite

    « Mais le plus intéressant, c’était le coffret ultra deluxe édition limitée à 300 $.

    Ce qui est vraiment important, c’est qu’il n’a été tiré qu’à 2500 exemplaires, et que tous étaient dédicacés par Trent Reznor. Le tout coûtait 300$, mais c’était exceptionnel, unique, et ça ajoutait de la valeur à la musique. Les 2500 ont été vendus, ce qui n’a rien d’étonnant. Mais ce qui est impressionnant, c’est la vitesse à laquelle ils sont partis. Moins de 30 heures. Faites le calcul : ça donne 750 000 dollars en 30 heures pour de la musique qu’il donnait gratuitement. »

    Voilà un type inventif, un vrai artiste qui innove et interagit avec son public. C’est à mon avis une lueur d’espoir pour l’avenir !
    Prenez en de la graine !

  • TOUFIOU
    TOUFIOU
    LIBERTE EGUALITE FRATERNITE
    • Posté à 08h42 le 13/03/2009
    • Internaute 61807
      LIBERTE EGUALITE FRATERNITE

    Faite comme moi envoyez directement votre courrier à Mme ALBANEL

    [url]Lien

    voici ma lettre :

    Mme ALBANEL, je me permets de vous déranger dans votre travail afin de vous conseiller, aujourd’hui vous défendez les artistes et je pense que cela est une juste et noble cause mais le faire sous l’égide du projet de loi HADOPI est, je pense, une mauvaise orientation. Les secteurs économiques du cinéma et de la musique sont en déclin, non par la faute au téléchargements massif mais déjà par la baisse du pouvoir d’achat mais aussi sur le fait que ces industries non pas su s’adapter à la génération internet et la demande, aujourd’hui il n’y a plus d’utilité dans le modèle économique actuel, en effet tous les intermédiaires comme la production, la distribution ou la fabrication non plus d’utilité. Aujourd’hui la musique et la vidéo sont maintenant virtuelles. Dans cette logique les couts de la chaine de valeur précédemment cité n’ont donc plus d’utilité et le prix demandé doit donc s’adapter à cette logique, hors aujourd’hui on persévérant dans ce modèle économique, on ne permet pas l’adaptation des prix.

    Aujourd’hui un grand nombre d’internautes demandent clairement une licence global qui permettrais, comme un abonnement à une bibliothèque, d’avoir accès à l’ensemble des œuvres artistiques et du même coup t cela permettrais de rémunérer correctement les artistes en fonction de leurs sollicitations internet. Une sorte de rémunération basé en fonction de la demande.

    Continuer à défendre ce modèle économique c’est prendre le risque de contribuer à la destruction du milieu artistique, aujourd’hui vous fustiger la peer to peer mais demain même avec cette loi, les téléchargements continuerons sous d’autres forme comme du p2p crypté, ou du téléchargement direct via de sites hébergés à l’étranger ou encore le streaming et surement d’autres solutions à venir, aucun moyen ne permettra de stopper ces téléchargements, pas même le filtrage qui entre parenthèse est tout de même une grave atteinte au libertés individuelles ni même la riposte graduée qui risque de mettre un place beaucoup plus d’injustices que de résultats, en effet il est assez facile et aisé d’utiliser l’adresse IP d’une autre personne, il est même possible d’utiliser des adresses IP à l’étranger.

    Mme ALABANEL, je vous en prie ne perdait pas votre temps et votre énergie combien précieux, mettez en place la licence global, solution qui me semble être celle du meilleur compris possible aujourd’hui afin que nos artistes puisse vivre correctement.
    Sincères salutations.

  • Pedrock
    Pedrock
    Chroniqueur - Blogueur
    • Posté à 09h54 le 13/03/2009
    • Internaute 61997
      Chroniqueur - Blogueur

    Je déclare que je suis un pirate, aussi, mais seulement pour les contenus qui n’ont pas encore de solution adaptée à mes besoins.

    Depuis que iTunes a retiré le DRM par exemple je paye pour la musique car la solution est simple, efficace et pas chère.

    Il ne faut quand même pas tomber dans le traver (extrêmement démagogique) de vouloir défendre notre « droit » au piratage par tous les moyens. Le piratage ne peut être qu’un moyen de pression à l’industrie pour qu’elle mette en place des solutions adéquates, pour qu’elle évolue.
    Ca ne peut être un pseudo-droit découlant de la mentalité du tout gratuit.

    Un reportage passant en revue tous les acteurs de cette crise des droits d’auteurs ici :

    Lien

  • kamenef
    • Posté à 10h49 le 13/03/2009
    • Internaute 66207

    « Il est grand temps de reconnaître ces pratiques. De cesser cette guerre contre le public et la jeunesse. »

    Alors il n’ y aurait que de « jeunes » pirates ? ... et puis qu’est ce qu’un pirate ? Finalement, ceux-là n’ont pas grand-chose à voir avec Barbe Rousse et ils sont bien gentils de demander le droit de voler et de piller.

    Je suis moi-même un « pirate » mais quand je cherche des « connaissances scientifiques » ou « des films et des disques rares, introuvables, des œuvres oubliées ou “ tombées ” dans le domaine public », je n’ai quasiment jamais besoin de les pirater. De plus je ne pense pas que Emil Amos ou John Cage (par exemple) portent plainte contre moi pour avoir télécharger illégalement leurs oeuvres. Et puis il ne faut pas oublier les immenses ressources des bibliothèques !

    Bref, je ne voit pas l’interêt de demander la permission de voler des « navets à la mode »... Certaines demandes sont tout à fait honorables et justifiées dans l’objectif de développer une société plus juste mais il ne faudrait pas croire que la « culture gratuite » ( ? ? ?) résoudra tout nos problèmes...

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