tribune 07/03/2009 à 20h10

Un journaliste écrit sur les banques : son banquier le chasse

Olivier Magnan | Journaliste

La banque adore les « clients moyens ». Comme le Français moyen, le client moyen est un anonyme qui ne dérange pas les lignes… de compte. Le sien, de compte, est moyen : ni éligible à la banque d’investissement d’à côté par son encours confortable ni susceptible de virer au rouge découvert.

Je suis un client moyen.

Tellement anonyme que huit ans durant, je n’ai pas vu, pas entendu, ma « conseillère ». Madame H. ne m’a jamais proposé aucun placement, aucune Sicav, pas même un livret. Je n’ai jamais vu Madame H. C’est quand même vexant, non ?

Pourtant, j’avais de grandes espérances. En suivant à la Banque populaire de ma ville un directeur adjoint frais émoulu qui écoutait mes chroniques scientifiques sur BFM, j’avais cru m’attacher à jamais un banquier compréhensif, de bon conseil, attentif. Pensez ! Quand, de loin en loin, je lui rendais visite, cet homme de bon goût, sitôt qu’il m’apercevait dans la file des clients moyens, se précipitait, m’invitait dans son bureau, me demandait des nouvelles des médias, me confirmait qu’il m’avait bien remboursé tel prélèvement à titre de geste commercial… Le rêve bancaire, hélas, s’est très vite fait débaucher par un chasseur de tête. Et je suis resté en tête-à-tête avec Madame H. Enfin, sur le papier…

« Je ne veux plus de vous »

Pendant des années, cette agence de la Banque populaire m’a traité comme tous les clients moyens. Un peu moins bien, pourtant : courrier perdu (perte, 2 500€), refus de prêt immobilier sans raison (« moyen » ne veut pas pourtant pas dire « insolvable »), casse-tête de codes informatiques, prélèvements de frais, de frais, de frais…

Un jour, je proteste. J’écris. J’estime que l’on m’a prélevé des frais injustifiés. Est-ce la mention « journaliste » qui émeut le patron de la BP du département ? Quoi qu’il en soit, je suis reçu. Beau langage. Peut-être l’équivalent de 7€ de « geste ».

Quelques années plus tard, je récrimine à nouveau, et cette fois je brandis la menace fatale : j’ai bien envie de changer de banque… Quelle menace ! M. P.T., le patron de banque qui m’avait reçu, saute sur l’occasion : il est navré, mais sa banque n’a décidément pas envie de me garder parmi ses clients moyens. Cause non avouée : une banque n’aime pas les « emmerdeurs ».

Rendez-vous est pris. Amusé, je lui explique que je suis en train d’écrire un livre sur les relations entre les banquiers et leurs clients, et que nos mésaventures relationnelles tombent à pic. M. P.T. sourit jaune. Il a, semble-t-il, fait preuve d’une patience de banquier exceptionnelle.

Deux mois plus tard, il m’appelle. « Je ne veux plus de vous comme client. » La raison ? Aucune. « Je vous ai reçu, mais vous continuez à adresser des demandes à votre conseiller. » Bigre. J’ai osé en adresser quatre ou cinq en huit ans. Toutes justifiées.

Mon livre va sortir quelques jours plus tard. Les banques sont sur la sellette. L’opinion gronde. Son groupe est sous les feux de l’actualité. Mais M. P.T. me vire. Mon compte ? Il est moins « moyen », pour le moment. J’ai même grimpé en catégorie : je suis « A » (provisoirement, mais A quand même ! Les banquiers « scorent » en effet leurs clients, le plus souvent sous forme de
lettres, A, B, C, D, parfois E. Du plus « bankable » à l’interdit
bancaire. Chacun a le droit de connaître sa lettre : il suffit de le
demander poliment par écrit à sa banque.).

M. P.T. me vire. Les directeurs d’agence se plaignent : leurs clients agressent verbalement leurs conseillers. Le monde entier se saigne aux quatre veines pour juguler le credit crunch induit par les banquiers américains. Qu’à cela ne tienne, M. P.T. me vire.

Mon livre prophétique s’intitule « Mon banquier, la crise et moi ». Des conseillers y livrent leurs pratiques, leurs pensées, leurs trucs face aux clients. Ils avouent leurs méthodes de vente aux clients « moyens ». C’est trop. Mon banquier, le vrai, a raison : il est temps de ne plus laisser les clients vous maltraiter. Virons-les.

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  • amipb
    amipb
    Chef de projet à Barcelone
    • Posté à 20h26 le 07/03/2009
    • Internaute 28823
      Chef de projet à Barcelone

    Article très instructif, mais il ne faut pas trop en demander à vos conseillers, ils ne sont que rarement correctement formés, et suivent désormais des directives strictes quant à la gestion des clients « à risques ».

    Toutefois, ils jouent gros en ce moment, car ils semblent oublier que le gouvernement comme les clients les attendent au tournant suite à la crise qui s’installe.

    Sans vouloir faire mon maniaque de la grammaire, un peu plus de respect de la ponctuation serait le bienvenu (les espaces, surtout, avant et après les ! ? : ;)

    • caro
      caro répond à amipb
      délinquante avérée
      • Posté à 20h46 le 07/03/2009
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      le problème de ponctuation que vous soulevez a été posé déjà plusieurs fois. Il parait, si je me souviens bien, que cela vient de la charte graphique et non du journaliste qui n’y peut rien ...

      • Lohiel
        Lohiel répond à caro
        http://twitter.com/Lohiel
        • Posté à 02h33 le 08/03/2009
        • Internaute 38391
          http://twitter.com/Lohiel

        Il n’y a manifestement pas de gestion des espaces insécables, ce n’est pas vraiment « la charte graphique », plutôt une lacune de l’éditeur de texte propre au site (le code htlm de l’espace insécable existe, il n’a pas été intégré, c’est tout)

        Les pratiques de mise en page sont différentes sur le web et sur le papier, à cause des contraintes qui sont différentes aussi, mais c’est vrai que dans le cas présent... c’est très moche.

        Petit guide typographique à l’usage de l’internet
        Lien

         
        • Les Grands Champs
          Les Grands Champs répond à Lohiel
          Retraité, le doigt là où ça (...)
          • Posté à 07h24 le 08/03/2009
          • Internaute 61722
            Retraité, le doigt là où ça (...)

          Mouai, mais sur les claviers il y a une grande touche qui s’appelle « barre d’espace ».
          Pourquoi ne pas l’utiliser ? Flemme ? !

          • Patou355
            Patou355 répond à Les Grands Champs
            Turco-italo-charento-limousin, (...)
            • Posté à 11h32 le 08/03/2009
            • Internaute 46857
              Turco-italo-charento-limousin, (...)

            C’est qu’en fait, dans tout traitement de texte moderne, l’espace insécable est géré automatiquement.

          • Lohiel
            Lohiel répond à Les Grands Champs
            http://twitter.com/Lohiel
            • Posté à 12h05 le 08/03/2009
            • Internaute 38391
              http://twitter.com/Lohiel

            Mouai, mais sur les claviers il y a une grande touche qui s’appelle « barre d’espace ».
            Pourquoi ne pas l’utiliser ? Flemme ? !

            Parce que ce ne sont pas des espaces insécables... Le point d’interrogation risque de se retrouver rejeté au début de la ligne suivante, en fonction de la largeur d’affichage (qui peut être variable selon l’écran ou le navigateur)... et c’est encore plus laid.

            • Les Chats
              Les Chats répond à Lohiel
              En grève du zèle contre le (...)
              • Posté à 14h14 le 08/03/2009
              • Internaute 24526
                En grève du zèle contre le (...)

              Suffit d’aller à la ligne après le point d’interrogation.
              Mais ils veulent toujours aller plus vite et laisser faire les machines.

              • Lohiel
                Lohiel répond à Les Chats
                http://twitter.com/Lohiel
                • Posté à 14h31 le 08/03/2009
                • Internaute 38391
                  http://twitter.com/Lohiel

                Non, ça ne suffit pas, parce que sur beaucoup de sites web, l’affichage est fonction de la largeur de l’écran de l’internaute - et diffère selon le navigateur utilisé.

                Il faut donc insérer un espace insécable, pour être sûr que quel que soit le standard « d’arrivée » le point d’interrogation ne soit jamais rejeté à la ligne.

                (NB : « une » espace insécable, en langage typo, espace est féminin)

                • DBL8
                  DBL8 répond à Lohiel
                  Retraité
                  • Posté à 07h41 le 09/03/2009
                  • Internaute 19562
                    Retraité

                  Utilisez un traitement de texte et paramétrez-le.
                  Ce n’est pas inaccessible à l’utilisateur lambda, juste un peu d’attention.

        6 autres commentaires
      • Les Chats
        Les Chats répond à caro
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 14h01 le 08/03/2009
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        Ils n’ont qu’a changer leur charte.
        En langue française on met toujours un espace avant une DOUBLE PONCTUATION donc : ► ; : ! ?
        On est en France, alors que sans espace c’est l’écriture anglaise et américaine.

         
        • DBL8
          DBL8 répond à Les Chats
          Retraité
          • Posté à 07h42 le 09/03/2009
          • Internaute 19562
            Retraité

          Comme pour les guillemets et ceux mit par défaut !

        1 autres commentaires
    • Sanuk
      Sanuk répond à amipb
      Designer
      • Posté à 08h50 le 08/03/2009
      • Internaute 55474
        Designer

      Pour les maniaques de la composition, on ne mets pas d’espaces avant les ponctuations doubles : ; ! ? «  » en anglais.
      Pour le francais, on mets un demi-espace. Helas, sur le web, on ne peut mettre un demi-espace et on en vient a le supprimer pour suivre la composition anglo-saxone. L’espace entier comme dans ...« à risques »... n’est pas utile.
      Pour finir, alerter le journaliste parcequ’il a mis ou pas mis un espace au bon endroit... pffff ! Sans parler que la composition typographique n’a rien a voir avec la grammaire.

      • philorev
        philorev répond à Sanuk
        observateur
        • Posté à 11h06 le 08/03/2009
        • Internaute 53863
          observateur

        @ Sanuk : Pour les maniaques de l’orthographe, on ne met pas de « s » à « mets », sauf si l’on parle d’aliments (« ce sont des mets délicieux »).
        Et croyez-moi, la fote d’autograf ce voix bocoup plusse... qu’un espace avant une ponctuation... Sans rancune ; -)

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 20h55 le 07/03/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    J’ai rendez-vous avec ma banquière Banque Populaire vendredi prochain. Est-ce pour me dire qu’elle ne veut plus de moi ?

    « entreprenons ensemble avec audace » clame la banque !
    ce ne serait pas plutôt « soyez audacieux, entreprenez sans nous » ?

    • 3880
      3880 répond à caro
      ancien étudiant, nouvel employé (...)
      • Posté à 08h53 le 08/03/2009
      • Internaute 3880
        ancien étudiant, nouvel employé (...)

      « entreprenons ensemble avec AUBADE »
      Les leçons d’Aubade aux banquier :
      > Leçon 65 : « Cultiver le Mystère »
      > Leçon 72 : « froler l’indécense »
      > Leçon 82 « Lui promettre monts et merveilles

      Les leçons d’Aubade pour vendre des actions Natixis :
      > Leçon 53 : “ L’entrainer dans votre chute ”
      > Leçon 85 : “ Précipiter sa chute ”
      > Leçon 96 : “ Jouer à pile ou face ”

    • 3880
      3880 répond à caro
      ancien étudiant, nouvel employé (...)
      • Posté à 08h54 le 08/03/2009
      • Internaute 3880
        ancien étudiant, nouvel employé (...)

      Je cite mes sources :
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    • DBL8
      DBL8 répond à caro
      Retraité
      • Posté à 07h45 le 09/03/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      Sa dépend car :
      « entreprenons ensemble avec audace »
      Est-ce pour parler de vos comptes, OU pour le plaisir ?
      A voir.

  • anini
    anini
    terrienne de souche !
    • Posté à 22h17 le 07/03/2009
    • Internaute 51759
      terrienne de souche !

    J’ ai une amie comme moi enseignante ; Cliente depuis longtemps à la BP , elle pense la laisser tomber estimant qu’elle ne répond plus à ses critères !

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 22h25 le 07/03/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    UN banquier achète un ancien journal gauchiste, le journal l’accueille à bras ouverts et continue à se déclarer « journal de résistance »

     ; -)

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  • mongarsrikou
    • Posté à 22h46 le 07/03/2009
    • Internaute 27719

    Réveillons nous ! nous sommes des « clients », il parait, alors ça doit etre a nous de choisir notre banque ’enfin j’allais dire autre chose mais la charte, les histoires de vaseline, tout ça...)
    une banque sans clients finira par crever, normal, ils vendent un service (cher !), on est en droit d’attendre qu’ils le rendent correctement... et de faire jouer la concurrence. Je dois perso être classé dans les C (petit crédit, petites rentrées, petits découverts) et je reste à ma banque parce qu’ils ne me les brisent pas et qu’en frais de fonctionnement ils sont dans les moins chers. Comparez les prix, c’est normal dans les supermarchés, alors pareil chez eux !
    Et dommage pour les moutons qui vont à la tonte sans se poser de questions.

    • Voyageur
      Voyageur répond à mongarsrikou
      • Posté à 11h43 le 08/03/2009
      • Internaute 1117

      Si j’ai bien compris les banques de dépots ont mieux résistées a la crise que les banques d’investissements.
      Cela veux bien dire qu’elles sont bonnes pour capter l’argent,(le notre), et execrables pour le gérer.
      Je ne connais qu’une seule activitée qui est capable de prendre de l’argent a ses clients sans lui donner de justificatif c’est la banque.
      Juste une ligne sur un relevé sans détails, sans raison expliquée.
      Avez vous jamais reçu une facture mensuelle recapitulant et explicitant les frais que votre banque vous a prelevé, moi non, avez vous jamais recu un recapitulatif annuel des frais que votre banque vous a prelevée, moi jamais.
      Et pour cause, les banque surfent sur l’opacité pour que nous ne nous rendions pas compte de combien nous ont coutés leur « services » Nous serions tous étonnés des montants que nous leur laissons sans le savoir. Plus nous sommes pauvres plus elles gagnent de l’argent. entre les frais de decouverts ou prelevement forfaitaires pour chaque cheque depassant le decouvert autorisée mais « aimablement » accepté par compassion pour la situation passagere de ses clients, et la tendance largement remuneratrice a proposer aux personnes en difficulté de souscrires des credits revolving dont on ne peux plus sortir, et oui c’est les gens en difficultes precisement qui font bien vivre nos banquiers, et nous fermons les yeux car nous sommes pris en otages par ce systeme.

  • chengyang
    • Posté à 22h48 le 07/03/2009
    • Internaute 38622

    Votre banquier vous dit « Je ne veux plus de vous ».
    Disons à nos banquiers « Nous ne voulons plus de vous ».

    Les banquiers pourris en prison !

  • mignage
    • Posté à 23h01 le 07/03/2009
    • Internaute 28341

    Le problème des banques ne date pas d’aujourd’hui.
    En février 1984, j’ai reçu de la banque populaire un courrier qui m’indiquait que les chèques étaient payant depuis le premier janvier 1984. fâché mais soucieux de ne pas me faire poursuivre pour menace, j’ai indiqué qu’il ne viendrait à personne de demander le règlement d’un service rendu de manière rétroactive, et que pour ma part je n’oserais pas le faire ayant trop peur de me faire enfermer. Considérant une rupture de contrat, je clôture mes comptes sur le chant pour rupture de contrat sauf le compte courant ou le montant des mensualités du crédit seront versées pour la date du prélèvement.
    Aujourd’hui, je remercie l’agent qui m’a envoyé ce courrier car je n’ai plus jamais fait confiance a une banque. Malheureusement, bien qu’elles ne me servent à rien, elles reviennent très cher et en plus elles sont imposées par l’état pour de nombreuses transactions (toucher un salaire, stoker des réserves) si je ne veux pas être un délinquant fiscale.
    Quand des avocats trouveront ils la faille pour que la banque ne soit plus une obligation.

    • Domkishoot
      Domkishoot répond à mignage
      Utopiste médiatique
      • Posté à 10h35 le 08/03/2009
      • Internaute 15779
        Utopiste médiatique

      « je clôture mes comptes sur le chant » et vous avez chanté quoi ?

      • Mauzar
        Mauzar répond à Domkishoot
        Tous aux Abris
        • Posté à 11h39 le 08/03/2009
        • Internaute 49014
          Tous aux Abris

        Mais non : vous ne comprenez pas :
        il a clôturé ses comptes sur le champ
        et là vous pouvez poser la question : et vous avez planté quoi ?
        Pour la réponse il a le choix : planté de l’oseille, des radis, etc ....

      • DANJOU
        DANJOU répond à Domkishoot
        La france inquiète
        • Posté à 18h12 le 08/03/2009
        • Internaute 32845
          La france inquiète

        Ben, le chant du départ...

  • vero87
    • Posté à 23h20 le 07/03/2009
    • Internaute 40938

    BP et moi : meme combat que vous ! !
    moi je n’ai pas l’intention de les garder tres longtemps encore ; raison : mariage avec CE et le nouveau president que l’on sait ! ...quant aux « arnaques » dont j’ai subi les désagréménts (étant moi aussi un client moyen) j’en ai vraiment assez !
    elle n’a plus de populaire que le nom et il ne veut plus rien dire !
    mais si nous étions tous plus vigilants et les quittions qd elles poussent les abus et bien je pense que l’on viendrait nous chercher avec le tapis rouge ! !

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 23h27 le 07/03/2009
    • Internaute 66286
       : -\

    Ouais bof, rien d’autre ?

    Vous dites : « ...je brandis la menace fatale : j’ai bien envie de changer de banque… »

    Manque de bol il s’en fout, visiblement ca vous ennuie car VOUS ETES JOURNALISTE.
    Ok on l’a bien vu dans le pretendu article.

    Trop drole.

    • mongarsrikou
      mongarsrikou répond à obey-
      • Posté à 23h55 le 07/03/2009
      • Internaute 27719

      et ça veut dire quoi ?

      • Alt-Z
        Alt-Z répond à mongarsrikou
        Désolé
        • Posté à 05h33 le 08/03/2009
        • Internaute 34267
          Désolé

        Que le titre de l’article est mensonger, et que tout ce qui le suit ne paraît être qu’une laborieuse tentative de donner du sens à une (banale) mésaventure bancaire en la liant au trépidant statut de journaliste de M. Magnan ?
        En fait, je ne vois ni l’objet, ni la finalité de tout cela. Ce que je vois, en revanche, c’est une pirouette pas franchement honnête.

        Quant au sieur qui estime, plus haut, que les banques ne servent à rien : dans l’idéal de l’absolu (ou vice-versa, je sais plus trop) j’aimerais vous approuver. Mais les institutions financières sont un maillon clé de l’économie depuis un bout de temps, à défaut de mieux.

         
        • Les Grands Champs
          Les Grands Champs répond à Alt-Z
          Retraité, le doigt là où ça (...)
          • Posté à 07h40 le 08/03/2009
          • Internaute 61722
            Retraité, le doigt là où ça (...)

          Pour le client lambda elle n’ont que l’utilité de pouvoir mettre à disposition les salaires, indemnités & autres versements.
          Ce fut bien que les ouvriers ne reçoivent plus leurs salaire en numéraire, mais les banquiers se sont mis plein les poches ! Est-ce fait exprès ?
          Je pense que OUI ! !
          Mais quelle chaine aux pieds.

        • Compte supprimé le 23 janvier 10
          Compte supprimé le 23 janvier 10 répond à Alt-Z
          en territoire apache
          • Posté à 08h34 le 08/03/2009
          • Internaute 2863
            en territoire apache

          Mais les institutions financières sont un maillon clé de l’économie depuis un bout de temps, à défaut de mieux

          yep ça ne serait pas ce fameux maillon qui a « explosé » plusieurs milliards d euros que nous les petits chainons allons rembourser en impots suplementaires , en services publics en moins en protections sociales en moins en précarité en plus ,je reve de
          crapules banquieres se defenestrants je reve de vendeurs winners lachés en safari dans ma zus , cher defenseur du systeme je vous souhaite que ce systeme vous fasse CREVER
          comme ils nous /me fait CREVER ici en bas

          • Alt-Z
            • Posté à 19h05 le 08/03/2009
            • Internaute 34267
              Désolé

            Ma réponse n’était dictée par aucune idéologie particulière, ni confiance béate en un système par trop pervers. Je ne défends rien et vous prie de remettre ma mort à plus tard...
            En revanche, je persiste et signe, cet article manque cruellement de sens. Non pas qu’il n’y ait rien à dire, mais en le cas présent tout le propos est biaisé par une tromperie que le titre résume fort bien.

        • Humain
          Humain répond à Alt-Z
          • Posté à 11h16 le 08/03/2009
          • Internaute 21387

          Les institutions financières ne sont pas un maillon clé de l’économie ! !

          Vous écoutez trop les émissions de Marc Sylvestre, ou lisez trop les Echos.

          Les institutions financières sont des maillons de la finance, et non pas de l’economie.

          Lorsque l’on fera la différence entre la finance et l’économie, nous aurons fait un grand pas en avant.

        4 autres commentaires
  • webastien
    webastien
    Développeur
    • Posté à 05h42 le 08/03/2009
    • Internaute 44977
      Développeur

    Les banquiers ne sont heureusement pas tous à mettre dans le même panier et il ne faut pas oublier qu’ils sont sujets aux pressions de la direction, ont des objectifs à atteindre et des directives strictes.

    J’en discutais justement tout à l’heure avec mon père qui travaille dans un établissement bancaire en voyant une pub « bientôt on vendra peut-être des portables » (j’ai oublié le nom de la banque)... je n’ai pas la télé moi même, donc en la découvrant, je lâche « de toute façon aujourd’hui les banquiers ce ne sont que des vendeurs... ». Ce à quoi il m’a répondit « oui malheureusement ».

    Il regrette la bonne époque, où il pouvait prendre le temps de conseiller efficacement ses clients. Il les aidait même pour leur démarche administrative, leur remplissait leurs feuilles d’impôts, ... Tout ça sur son temps libre : On avait souvent des appels à la maison le week-end ou le soir pour demander conseil.

    Au fur et à mesure des années, je l’ai vu de plus en plus attristé par l’évolution de son poste...
    « on nous demande de vendre tel produit, alors que c’est un attrape-couillon ! Je préfère encore me faire remonter les bretelles parce que je ne fais pas mes chiffres plutôt que de faire ça à des gens qui ont déjà du mal à joindre les 2 bouts ».

    Il y a quelques années, on lui a fait comprendre que s’il n’était pas content, il pouvait s’en aller... et que ça les arrangerait bien parce qu’un jeune diplômé payé au smic est plus intéressant... Et qu’en plus, celui-ci serait reconnaissant d’avoir pu obtenir le tant convoité CDI.

    L’ancienne génération de conseillers à la clientèle sont mis au placard car ils ne sont plus assez performants, on les redirige vers des postes de contrôle des opérations, et on laisse en contact, avec les « titulaires de comptes », du personnel formé pour vendre, point ! Vendre des services packagés pour être sexy, qui rapporte à l’établissement, et quelque fois au client quand il a de la chance.

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à webastien
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 07h36 le 08/03/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      Les conseillés dans les banques ne sont QUE des commerciales !
      Sans les mettent tous dans le même panier, ils mentent comme ils respire.

      J’ai eu aussi des ennuis sur le compte de ma mère avec l’une d’entre elle à la « LCL ». à chaque fois que je lui prouvais que ce qu’elle « affirmait » n’était pas vrai, elle répondait :
      Je me suis trompé, cela arrive !
      Cela arrive OUI, mais pas SI SOUVENT ! !

      Il est anormal d’avoir des employés prenant son travail par dessus la jambe, comme cela a été dit dans un comm. il est bien loin le temps ou les conseillers étaient à « l’écoute » des clients. Actuellement il n’ont qu’une ambition, caser le plus faisable de produits, même aux clientes âgées ! Aucuns scrupules, vraiment aucuns ! !
      C’est, à mon avis, de l’abus de pouvoir sur clientes (70/80 ans) ne comprenant pas TOUTES les explications dites.

    • tlaloc
      tlaloc répond à webastien
      Retraité
      • Posté à 12h11 le 08/03/2009
      • Internaute 47359
        Retraité

      En mai 2007 la conseillère de la banque postale voulait nous faire prendre une assurance vie entièrement en support action nous avons transigé à 80% obligations 20% actions : résultat 18 mois plutard la partie obligation a progressé de 5,5% la partie action a baissé de 45%. Au total une perte, les conseillers ne sont que pour vendre ce qui profite le plus à la banque quelqu’elle soit.

      • DBL8
        DBL8 répond à tlaloc
        Retraité
        • Posté à 07h53 le 09/03/2009
        • Internaute 19562
          Retraité

        Juste une idée en passant :
        Et si les conseilleurs devenait les payeurs en cas de mauvais conseils ?
        S’ils devaient en être de leurs poches ne serait-ce que d’1/10 des pertes, seraient-ils aussi affirmatifs dans leurs déclarations ?

        Responsabilisons ses « conseilleurs » ! !
        Aucunes raisons qu’ils se lavent les mains à la suite de leurs conneries.

  • Jean-Luc LUMEN
    Jean-Luc LUMEN
    en invalidité
    • Posté à 02h48 le 08/03/2009
    • Internaute 47198
      en invalidité

    Le mensuel Tonic de Haguenau

    il me semble qu’il ait le même problème

  • liberationdelevangilepopulaire
    liberationdelevangilepopulaire
    sans mandat du ciel ni de (...)
    • Posté à 06h10 le 08/03/2009
    • Internaute 71809
      sans mandat du ciel ni de (...)

    il est temps de ne plus laisser les usuriers nous maltraiter. Virons-les.
    Lien

  • marie 75
    • Posté à 08h28 le 08/03/2009
    • Internaute 3563

    Les banques se conduisent en propriétaires de notre argent.
    La seule chose qui les fait bouger c’est de les menacer de l’AFUB... J’ai été obligé de le faire pour me faire remoubourser d’un préélèvement non dû.
    Ils n’aiment pas cela !
    Cette histoire ne m’étonne pas...
    Nous sommes une clientèle captive.

    Comment faire pour savoir comment on est cléssé : ABCDE ? ? ? ? ?
    Ca c’et une news !

    • marie 75
      marie 75 répond à marie 75
      • Posté à 08h28 le 08/03/2009
      • Internaute 3563

      pour info ...
      Je uis au crédit agricole

  • papy38
    papy38
    retraité
    • Posté à 09h22 le 08/03/2009
    • Internaute 69081
      retraité

    Nous sommes hélas dans une période où il n’est question que d’argent (voir comment nos chères banques ont précipité la crise financières et comment, si indépendantes soient-elles, elles ont accepté leur recapitalisation par l’Etat, c’est à dire nous, avec nos impôts.
    Et lorsque nous leurs résistons, elles nous écartent, alors qu’elles vivent de nous.

    Nous entrons dans une ère où il faut désobéir et inventer une autre société, ce n’est plus possible. Vous filmez une charge policière, au violon ! Vous portez un tee shirt... « casse-toi... » c’est injure au prince président (qui a pourtant initié ce slogan) : tribunal.

    Vous contestez les décisions de votre banque, elle vous chasse. Alors entrons en résistance.

  • alange
    alange
    retraité
    • Posté à 09h58 le 08/03/2009
    • Internaute 72365
      retraité

    Cette attitude, de la part d’un agent, est caractéristique des pressions subies, via les recommandations assez idiotes, parfois, de ces hiérarchies stériles et impuissantes...sauf sur le seul levier jouable, à savoir l’autorité et les sanctions sur les subalternes. Ces manigances ont montré leurs limites en matière de harcèlement moral, d’absentéisme...Bref, il faut envoyer quelques exemplaires de ce livre à certaines directions internes de la banque, DRH, Développement Commercial, etc. Il serait opportun de narguer la Direction, en mot d’accompagnement, sur la « réussite de la fusion Banques Populaires / Caisses d’Epargne, puis d’évoquer le fleuron boursier de Natexis... ! ! Comme ces sommités hiérarchiques ne vont jamais se désavouer, ni reconnaître, ni assumer, il faut que la presse continue à bien éclairer les fastes des banques, c’est-à-dire leur aspect prédateur. Enfin, sachez qu’en interne (de ces banques), il faut entendre les discours les plus élogieux des stratégies bancaires, les applaudir presque, et lire (et adhérer à) les sondages de clientèle toujours majoritairement favorables...Il y a du “blé à moudre” dans les moulinettes internes des banques, de plus, c’est le plein moment des Asemblées Générales.

  • DANJOU
    DANJOU
    La france inquiète
    • Posté à 10h27 le 08/03/2009
    • Internaute 32845
      La france inquiète

    Comme le Crédit agricole, le Crédit mutuel et les Caisses d’épargne, le groupe BANQUE POPULAIRE est mutualiste ; il a par ses statuts, l’obligation d’exercer avec un système de valeurs basé sur « le partage et la solidarité en rejetant la recherche de profit ». C’est en tous cas à cette définition mutualiste de gestion que les dirigeants du groupe devraient normalement se référer à chaque fois qu’ils pratiquent une opération financière auprès de leurs clients sociétaires.
    C’est vrai, à partir de là, il faut se pincer un bon coup pour y croire ! Aie ! mince alors, c’était du vent...
    Sur le papier, le principe mutualiste est simple : les sinistres (financiers) des uns sont compensés par les dépots des autres ; autrement dit, les pertes 2008 de 1,668 Milliard d’euros ( soit : 568 millions du groupe + 1,100 milliard de la filiale fourre-tout Natixis) soit la bagatelle de plus de 7 MILLIARDS DE FRANCS, joyeusement paumés (en toute impunité) par les « bidouilleurs » du groupe Banque Popu. seront couverts par l’état , donc nous citoyens pigeons de la collectivité sus nommée, et aussi par les clients sociétaires du réseau mutualiste ; amortissement des risques auquel notre ami journaliste à déjà contribué par les divers prélèvements et frais de toutes natures sur ses comptes bancaires. Avant de partir, on avait déjà prélevé sa part d’amortissement des risques mutualisés.
    En même temps, notre journaliste client de son agence Banque Popu. est aussi sociétaire du groupe Banque Popu. et on ne vire pas un sociétaire parce qu’il a écrit un livre ; le « risque » commercial n’est pas clairement identifié, ni même motivé !
    BANQUE POPULAIRE : Vous ne viendrez plus chez nous par hasard !

  • Humain
    • Posté à 11h25 le 08/03/2009
    • Internaute 21387

    La question est de savoir comment nous sommes classés ?

    Sommes nous des « A »... ou des « B » ou des « C » ....etc

    Evidemment officiellement nous savons tous que ce fichier n’existe pas...(officiellement)
    Si vous etes « C » ou plus... Vous etes virables... Car plus vraiment interessant, c’est à dire non susceptibles d’acheter des « produits » banquaires.

    Mais il est intéressant de savoir comment nous sommes classés par notre « Banquière » sur ce fichier qui n’existe pas... Mais dans lequel nous sommes pourtant classés.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 11h32 le 08/03/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    cachez ces écrits que je ne saurais voir ....

  • TL2590
    • Posté à 12h15 le 08/03/2009
    • Internaute 2348

    Une conseillère de la Caisse d’Epargne m’a conseillé de prendre des Natixis et à l’époque, je ne soupçonnais pas qu’ils fricotaient en bourse avec les américains.
    De plus, cette personne m’avait indiqué qu’il n’y en aurait pas pour tout le monde en raison de la forte demande.
    Bilan 3000 € d’achat, valeur actuelle 127€ soit une action égale à la valeur d’un timbre poste et 3/4.
    Je ne lui en veux pas. Par contre, je maudis les dirigeants et les traders. qu’ils aillent en enfer.....

  • Jack Sullivan
    Jack Sullivan
    en boule
    • Posté à 15h01 le 08/03/2009
    • Internaute 42204
      en boule

    Il n’y a pas très longtemps de cela, un ami à moi, directeur de recherche (pas émir de Bahrein mais pas non plus RMIste, donc), voulait obtenir de sa banque de rééchelonner ses crédits.
    Moue dubitative de son conseiller financier : mon cher monsieur, vous avez régulièrement des découverts tout de même, nous nous interrogeons sur votre solvabilité.
    Mon ami : dites donc, les découverts dont vous me parlez correspondent au décalage entre mes retours de missions à l’étranger et le remboursement (garanti statutairement, d’ailleurs) de mes frais par mon employeur. Ce n’est pas comme si ma situation n’était jamais régularisée.
    Mais le conseiller financier ne veut rien entendre.

    En désespoir de cause, mon ami a souscrit un crédit à la consommation auprès d’une société idoine, afin d’avoir un peu d’oxygène. Il l’a obtenu en moins d’une semaine sans la moindre contestation. Lorsque son conseiller financier l’a appris, il a vertement engueulé mon ami, en lui reprochant de lui avoir fait rater l’opportunité d’une augmentation de son bonus annuel (oui je sais c’est triste, d’ailleurs je sanglote en tapant ces lignes).

    Et après, les banquiers s’étonneront qu’on n’ait pas les meilleurs rapports avec eux !

    • DBL8
      DBL8 répond à Jack Sullivan
      Retraité
      • Posté à 07h59 le 09/03/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      « je sanglote en tapant ces lignes »
      Attention, les claviers ne sont pas étanches ! ;)

      Quant à son conseillé... que cela lui serve de leçon ! Mais je doute.

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