Expo 20/05/2007 à 18h05

Republique dominicaine : sous la plage, l'esclavage

Ella Marder | Rue89


Issu de Esclaves au Paradis (Céline Anaya Gautier)

Jeudi 10 mai était célébrée la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage. C’est dans ce cadre, et par curiosité, que nous sommes allés à la rencontre de la photographe Céline Anaya Gautier.

Le quasi-esclavage auquel sont aujourd’hui encore réduits les coupeurs de canne à sucre haïtiens venus chercher refuge en République Dominicaine dans l’espoir d’une vie meilleure reste trop souvent passé sous silence. Saint-Domingue est en effet vue, depuis l’Hexagone, comme une destination de soleil et d’eau turquoise et s’il ne s’aventure pas au-delà des murs de son club de vacances, le touriste ne pourra rien voir de ce triste commerce. Heureusement pour nous, certains s’aventurent et témoignent. C’est le cas de Céline Anaya Gautier.

La photographe était hôtesse de l’air quand elle s’est retrouvée confrontée, lors d’escales, à la misère des pays qu’elle visitait. Elle a alors décidé de s’engager dans l’action humanitaire. Après « Coeurs de femmes », un premier (et primé) travail photographique sur des femmes de la rue de passage à la Halte en 2003, la franco-péruvienne présente aujourd’hui son deuxième projet, « Esclaves au paradis », réalisé entre 2004 et 2005 dans des campements de coupeurs de canne à sucre.

Céline a réussi, grâce à l’aide des pères Pedro Ruquoy et Chritopher Hartley, à passer six mois dans ces « bateys », interdits au public, où sont regroupés les travailleurs haïtiens et leurs familles. Ceux qui franchissent chaque année la frontière lors de la saison de la récolte pour être employés dans les plantations vivent ici dans des conditions dignes du pire des esclavages...

Ce témoignage photographique, qui se veut objectif et militant à la fois, installé à l’Usine Spring Court (5, passage Piver, Paris XI°) jusqu’au 15 juin, révèle les injustices de cette réalité trop souvent occultée.

► Corrigé le 20/05/2007 à 21h50.


Issu de Esclaves au Paradis (Céline Anaya Gautier)


Issu de Esclaves au Paradis (Céline Anaya Gautier)


Issu de Esclaves au Paradis (Céline Anaya Gautier)

  • 27437 visites
  • 43 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Anonyme

    Il paraît que la première dame de France se rend bientôt à la plage en République dominicaine..

  • paz
    paz
    • Posté à 20h44 le 20/05/2007
    • Internaute 3114

    Je suis Martiniquais donc tres touché par ces photos.En Martinique aussi la situation des haitiens fut tres longtemps difficile,travaillant dans des conditions inhumaine aussi.Quand je pense qu’ici en Martinique les noirs continuent toujours de couper la canne a sucre pour les békés qui sont les petits fils de ceux la meme qui fouettaient jadis leur grand parent.En fait je vous assure que l’image est toujours la meme qu’il y a 200ans.

    • Anonyme répond à paz

      Nos frères haïtiens sont plus souvent rejeté par nous même que par les békés ... Mais c’est toujours plus facile de critiquer les autres ... La preuve !

    • Anonyme répond à paz

      Mais oui comme il y a 200 ans ...
      Ca va bien de raconter n’importer quoi ...
      En même temps ce genre de message à part vouloir hatiser la haine n’apporte rien.

    • jack-no
      jack-no répond à paz
      • Posté à 12h08 le 21/05/2007
      • Internaute 3371

      ce genre de propos est indécent.

      il serait temps d’arreter de mettre de l’huile sur le feu, au sujet de l’esclavage.

      je vous signale que le sort, à la même époque, des ouvriers du batiment, des usines, des hauts fournaux, de l’agriculture, et j’en passe n’est pas plus enviable.

      alors, arretez votre racisme anti-blanc, tout en comptant les euros que vous recevez alègrement !

      jack-no

      • Anonyme répond à jack-no

        Les euros que nous recevont allegrement ! ! ! ! !
        mais cher monsieur les euros comme vous le dites si bien sont tout simplement investi dans vos charmants hotels pres des plus belles plages de martiniques pour que vous y installer votre joli petit cul de blanc
        Ce tres serenissime fessier de blanc qui malgre les siecles passes restent soi disant superieur ne serais ce par votre attitude et meme par vos propos
        Reprochez au antillais les euros que vous leurs distribuer ne serait il pas en filigranne reprochez leurs nationnalites francaises ! ! Ne nous voilons pas la face la societe dans laquelle nous vivons reste une societe ou la difference raciale prevaut et l hypocrisie ambiante des medias et des francais en general me degoute !
        2002 le vote etais contestataire je crosi qu en ai t il de celui ci ?
        bonne journee a vous cher monsieur !

         
        • jack-no
          • Posté à 17h31 le 21/05/2007
          • Internaute 3371

          bonjour,

          je constate que vous portez héroïquement votre pseudo.

          il semblerait que vous confondez investissements privés et deniers publics. c’est de ces derniers, dont je cause.

          mes propos sont très corrects, comparés aux votres.

          pour votre gouverne, si le mien est blanc, donc, je suis un zoreille, celui de ma femme est marron. elle est malgache (donc, je suis un vazaha) et très bien intégrée et s’investie dans la république. ce qui ne doit pas être votre cas.

          vous crachez sur la France, et si les Antilles ou la Réunion deviennent indépendants, vous serez le premier à garder cette nationalité française, que vous décriez tant et avec tant de haine.

          je clos ce dialogue inconstructif avec vous.

          jack-no

          • Citizen
            Citizen répond à jack-no
            • Posté à 01h55 le 23/07/2007
            • Internaute 12999

            Simplement consternant !

            Le fait que votre femme soit « marron » vous autorise-t-il à dire n’importe quoi ? On la connaît par coeur cette partition...

            Les gens « marrons » ne payent-ils pas d’impôts ?

            A l’occasion, rappelez-moi à quelle page du livre il est question de philanthropie.

          • Anonyme répond à jack-no

            Vos propos sont carrement honteux et l’on voit trés clairement que vous êtes legerement raciste mais en mal d’exotisme.Surement un millitaire...Je suis français, blanc mais je ne crache pas sur la France, non, moi je lui chie carrement dessus.Notre pays a été vendu en piece detachees a toute sorte de fonds de pensions, d’interêt financiers...Et vous y croyez encore...il vous faut quoi, une guerre mondiale atomique, pour vous appercevoir qu’on va dans le mur...et que l’on prend de plus en plus de vitesse.Ce qui se passe en RD s’appelle diviser les gens qui sont dans la merde pour mieux les tenir.
            Et le jour ou les antilles seront indépendantes, elles seront pauvres(et c’est pas sur)mais au moins elles ne seront l’esclave ni le larbin de personne, contrairement à vous.Lisez des bouquins mon vieux, surfez...Mais cultivez vous avant de l’ouvrir ça nous ferait gagner du temps.Quand je pense que la France maintient la dette africaine alors qu’on les a pillé pendant des années..et toi tu nous sort tes discours à la Sarko-Pasqua.Dégage dans ta chambre et vite...et tu sera privé de dessert !

            • Anonyme

              Le Blanc Bec.
              Ta race raciste et merde ont toutes les mêmes propos pour se défendre.Pausez vous cette question
              comment cela se fait encore que les Haitien doivent de l’argent à votre merde pays qu’est la france raciste.Si j’avais le pouvoir d’avoir une bombe,je ferai un plaisr d’effacé ta race blanche puente sur la carte du monde et la republique dominicaine raciste avec.

        4 autres commentaires
      • paz
        paz répond à jack-no
        • Posté à 16h09 le 21/05/2007
        • Internaute 3114

        je ne vois pas en quoi je fais du racisme anti blanc ,puisque la,je parle des békés ?
        et cette phrase : « alors, arretez votre racisme anti-blanc, tout en comptant les euros que vous recevez alègrement ! »
        j’ai l’impression que bientot vous allez me parler des bienfaits de la colonisation.
        Sachez aussi que mes propos aussi choquant qu’ils puissent etre ,de votre point de vu,est le resultat d’analyse comme le votre c’est a dire de toujours nier ou minimiser la souffrance des autres.
        Et puis quand vous dites arreter de mettre de l’huile sur le feu,eh ben sachez que c’est « tout nouveau » que les descendants d’esclave posent des questions.

    • Anonyme répond à paz

      On est bien d’accord que ces condition de vie et de travail sont honteuses. Mais en effet souffler sur les braises du racisme et encourager la haine n’engendrera que de la violence stérile...

      • paz
        paz
        • Posté à 16h36 le 21/05/2007
        • Internaute 3114

        Desolé,mais il s’agit ici de colere.En fait c’est ce que beaucoup ont du mal a comprendre et a accepter.C’est sure que de votre coté,vous vivez cela comme une agression mais de notre cote sachez que c’est de la pure souffrance et qui d’autant plus difficile a vivre car pas comprise et surtout pas accepter.c’est sure c’est tres louable de compatir ,de trouver honteuse ces conditions de travail,de vie etc...mais « ces gens » qui vivent cette situation ,qu’en pensent t-ils vraiment ,quel est leur sentiment d’etre traité et consideré comme des sous hommes,voyez vous ! et effectivement moi qui suis descendant d’esclave,ça me ramene automatiquement a mon histoire certe vielle de 200ans mais toujours non reglée et ce n’est pas notre nouveau president qui fera avancer les choses car comme il dit : les repentances,ça suffit »....
        et pourtant il a ete elu a 53%.
        vous comprenez ma colere ?
        Lien@2-823448,36-907783,0.html ? xtor=RSS-823353

    • Anonyme répond à paz

      Salut tout le monde !
      Je suis un petit blanc de guadeloupe mais pas un beké, un zoreille, ou aspirine aussi.Vous voyez c’est aussi con dans l’autre sens.Je vais donc continuer en créole, ça me fera un petit rappel.Pardon d’avance pour les fautes.
      Sa yo ka fè cé haitiens a en republique dominicaine ka fè mwen pensé sa cé blanc la fè moun gwadloup.Mais songé tiboin en bitin : jodijou en france boug la ki ni smic la, missié a pareil.Ki sa té ni sé esclaves la : en case, tiboin mangé o swè la, et reste la yo té ka travaillé.Et ben jodijou a dan toute monde la c’est même bitin.Ti ouvrié la ka gagné juste pou y pé mangé, dommi adans en vié case ou en vié cité lè yo ka entassé toute moun qui povre, et apré ça fouté mal camp, aye travaille feniant ki ou yé ! Men ka menti ou bien ! Fo nou libéré nou du jout de tou cé moun la ki ni nou toute en esclavage.Pour toute ces moun ki esclavagiste :
      KOUGNAMAMAW TOUTE, aye chier, zot sé chien erran, zot ka fè moun ki blanc honte.Po en mwen blanche, chè en mwen nwè.Kimbé raide timoun, yo kai lassé yo,é nou kai gagné, pass san nou, yo raide mor.

      KIMBE RAIDE PA JAN MOLI, PA JAN

  • Anonyme

    la republique dominicaine ce n’est pas la Dominique
    mais l’ile de St Domingue partagée avec Haiti

    • Pierre Haski
      Pierre Haski
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 21h50 le 20/05/2007
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      touché ! corrigé, merci.

  • Anonyme

    Super initiative bravo, les photos sont superbes.

    • paz
      paz
      • Posté à 21h49 le 21/05/2007
      • Internaute 3114

      Une coupe de champagne ?
      plus serieusement,la reaction doit etre de l’indignation ou pire de la revolte car le but de ces photos n’est pas de les trouver belles,on s’en passerait.

  • Désinscrit le 15-7
    • Posté à 21h47 le 20/05/2007
    • Internaute 992
      nc

    Le groupe (F)rancais ACCOR, hotelerie et autre fourbitude multi-nationale planetaire fut le grand instigateur d’une campagne de denigrement (et arnaque) dans les grands medias de l’hexa-gone envers une « destination » plus que saine sur tout les plans (pas tous mais...bon) : La Guadeloupe (F)W.I, au profit de...Saint-Domingue ou soit disant, on accueille et offre aux touristes tout (voir plus en chair) pour pratiquement rien...pour dire ; le touriste reste 8/15 jours dans son enclos dore et voit que dalle de la situation reelle de ce pays (voir les photos)...et revient tranquille en F(rance)bronzer au sourcils pres fier de sa glorieuse contribution : que la Republique-Dominiquaine reste un joyau au sein de l’ecrin du groupe ACCOR...

  • Anonyme

    par Christian

    sur ce sujet, vous pouvez lire, si on le trouve encore, SUCRE AMER de Maurice Lemoine édité par ENCRE en aôut 1983. C’est très instructif, et apparement toujours d’actualité.

    • Anonyme

      merci du conseil, nous nous y pencherons.

    • Citizen
      • Posté à 02h01 le 23/07/2007
      • Internaute 12999

      Excellente référence en effet !

  • Anonyme

    Juste pour vous signaler que le lien vers le site Lien ne fonctionne pas. (vous avez laissé l’url de rue89 devant).

    • Pierre Haski
      Pierre Haski
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 23h14 le 20/05/2007
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      corrigé, merci !

  • Anonyme

    c’est marrant que l’on ne cite pas Maison de Sagesse puisque cette ONG est quand même pour quelque chose dans ce projet de foto... mais vive Batey el Mamey

  • pierre-alain
    • Posté à 13h06 le 21/05/2007
    • Internaute 612

    j’ai vu ce reportage hier soir à Lille en présence du pèr Ruqoui. En tant qu’ haitien ,j’a été bouleversé par ce film. Comme on dirait chez moi Honneur Respect aux pères Ruqioi et Hartley qui ont aidé les braceros à revendiqué leurs droits. Malheureusemnt ils ne sont plus la. les puissances de l’rgent en l’occurence la famille Viccini à réussi à les chasser de la république dominicaine. A quand une mobilisation international contre cet esclavage moderne.
    Courage , a ceux qui continuent ce conbat.

  • Anonyme

    mais que fait Kouchner ?

    • pierre-alain
      • Posté à 13h05 le 21/05/2007
      • Internaute 612

      que fais kouchner, pour le moment il s’occupe du darour.Il faut espèrer que le cas d’Haiti soit d’actualité

  • rancho
    • Posté à 10h54 le 21/05/2007
    • Internaute 1543

    essentiel et magnifique.il y’a longtemps que je raye la république dominicaine de mes désirs de voyages .enfin un travail journalistique qui montre l’envers de ce « paradis » à touristes.je vais faire circuler ce lien et j’espére que d’autres le feront parce que tout n’est pas acceptable pour se prélasser dans des transats en bois exotique (fsc ! !)et picoler des ti’punchs gratos à longueur de journée, le tout sans voir un autochtone autrement qu’en serveur (boy..) ou pire.

    • Anonyme répond à rancho

      Je me demande si votre réaction n’est pas un peu excessive...
      Si vous n’allez plus en vacance là bas ca va changer quoi ? A part vous donner bonne conscience ?
      J’aurai moi plutot envie d’y aller (si j’en avait toutefois les moyens) mais sans me contenter de l’enclos à touriste... peut etre en prennant le temps d’aller voir les habitants...
      La politique de l’autruche n’a jamais aidé...
      Désolé de ne pas vous suivre sur ce terrain là...

    • Anonyme répond à rancho

      merci beaucoup de cette appréciation
      Je suis moi-même partie en voyage dans le nord de la République Dominicaine cet hiver, et en suis rentrée très bouleversée par les conditions de vie des autochtones, haïtiens ou dominicains...
      il me semblait juste de défendre cette exposition ; donc.merci encore.

      • Anonyme

        on n’a pas besoin d’aller dans d’autres pays pour se révolter regardons d’abord dans notre pays la france et ouvrez les yeux pour voir les bidonvilles les sdf dans les conditions dans laquelle ils vivent et les cites ou on les entassent pour que chaque communautees se retrouvent et apres delaisses pour comptes la misere chez nous y est mais on ne l’admet pas voila la difference

  • rancho
    • Posté à 12h44 le 21/05/2007
    • Internaute 1543

    tout à fait d’accord sur l’attitude à avoir une fois sur place,rester dans des complexes 5 étoiles c’est de toute façon pas mon type de vacances.je préfère les petits hotels ou locations, manger « take-away » et se déplacer en bus local.
    sur le fait d’y aller, je me rappelle l’afrique du sud et je pense que le boycott (autruche ?)a aussi aidé à faire disparaitre l’apartheid ...
    de plus en plus le tourisme équitable va se développer mais surement pas là-bas ni dans ces conditions.il faut donc aider le tourisme local.est-ce possible en république dominicaine aujourd’hui ?
    j’ai plutot l’impression (je n’y suis jamais aller)que sorti des usines à touristes il n’y a pas grand choix.corrigez moi si je me trompe.
    c’est pourquoi je n’irais pas à punta cana engraisser accord-sheraton-clubmed, même à 450 euros tout compris.

    • Anonyme répond à rancho

      si, il est possible d’aider les locaux, d’une manière ou d’une autre...
      et parler l’espagnol de préférence, en fait, facilite beaucoup le dialogue et les échanges avec les autochtones.

  • a.guillaume
    • Posté à 17h38 le 21/05/2007
    • Internaute 886

    quid de la villa (des,peut-être)que possedait la famille Duvalier sur la côte d’azur,sans parler des comptes helvétiques ? Que sont-ils devenus ? des biens qui doivent croître en valeur sous l’oeil gourmand et attentif d’une nuée de frelons qui n’ont qu’un but : realiser en espèce sonnantes et trebuchantes le butin et le redistribuer aux gueux en jetant les piecettes a la volée par la vitre de la limousine comme le faisait l’ancien dictateur...

  • manolo
    • Posté à 20h21 le 21/05/2007
    • Internaute 3199

    le sujet est intéressant, on parle ici de la république dominicaine et tout est présenté par la publicité comme un rêve merveilleux ; on ne parle aussi que des antilles françaises et des békés mais on oublie que dans le monde entier sauf à cuba et en australie la situation du coupeur de cannes est celle d’un esclave avec les boutiques d’usine où il est contraint de dépenser obligatoirement sa maigre paie. Il faut savoir, il faut voyager pour voir la réalité même si cela ne plait pas toujours aux potentats locaux. Bien sûr l’esclavage est à condamner mais il ne faut surtout pas oublier qu’il est la méthode la plus répandue de production au niveau mondiale et que c’est grâce à lui que l’occident ne vis pas trop mal.

  • pierre-alain
    • Posté à 22h58 le 21/05/2007
    • Internaute 612

    Des dominicains, haïtiens, français, militants de droits humains, intéressés aux bonnes relations entre Haïti et la République Dominicaine, sont restés, le vendredi 18 mai 2007, pendant plus d’une heure devant le ciné MK2 Parnasse, au centre de Paris après la dernière projection en relation aux événements « Esclaves au Paradis », pour échanger autour de la situation des coupeurs de canne haïtiens en République Dominicaine et des activités publiques qui ont lieu en Europe autour de cette réalité, a constaté l’agence en ligne AlterPresse.

    Cette image contrastait avec celle que voulait projeter un autre groupe qui entendait faire croire que tous ces événements étaient organisés dans le but de « dénigrer la République Dominicaine et du même coup s’attaquer à son peuple ».

    Quelques heures avant la projection, les propriétaires du ciné ont reçu un appel téléphonique leur demandant de renoncer à louer la salle, sinon ils feront face à une plainte en justice. Ces intimidations et bien d’autres encore n’ont pas fait reculer les organisateurs des événements qui ont réalisé leur programmation, comme prévu.

    Pour cette dernière soirée, une certaine tension et de la nervosité étaient observées dans la salle, notamment de la part d’un groupe de Dominicains et d’alliés venus visiblement contester le film « The Price of Sugar » qui pointe du doigt la responsabilité d’une richissime famille en République Dominicaine, les VICINI, dans l’exploitation des coupeurs de canne haïtiens qui travaillent dans leurs plantations.

    « The Price of Sugar » met également en évidence le travail du Père Christopher Hartley, un prêtre anglo-espagnol qui a travaillé dans les bateyes de San Jose de Los Llanos (Est de la République Dominicaine) appartenant aux VICINI, et qui a été forcé de laisser le pays, pour avoir osé dénoncer cet état de fait.

    Le groupe de Dominicains a été déçu d’apprendre que le film tant attendu avait été projeté la veille, contrairement à ce qui avait été planifié, en raison de difficultés techniques avec un autre film annoncé. Plusieurs se sont retirés et n’ont pas attendu la fin de la séance.

    Au cours de cette semaine d’activités autour des événements « Esclaves au Paradis », trois films, dont deux de long métrage ont été projetés à la salle MK2 Parnasse, en présence de leurs réalisateurs. Il s’agit du film « The Price of Sugar = Le prix du sucre », du réalisateur américain Bill Haney, « Sugar Babies »= Enfants de la canne », de la cubano-américaine Amy Serrano et d’un documentaire réalisé par la chaîne télévisée RFO.

    Pour chaque soirée, les projections ont été suivies de débats avec les réalisateurs.

    Tout comme la veille, le débat du vendredi 18 mai a été serein, sans passions, et s’est tenu dans une atmosphère empreinte de respect et de civilité. Les intervenants se sont questionnés sur la responsabilité des deux pays dans la perpétuation de cette réalité et ont dénoncé la politique du silence qui veut cacher cette situation en faisant sortir les témoins et en s’attaquant à toutes celles et tous ceux qui osent soulever le voile.

    « Loin de nous fermer les yeux en faisant comme si cette réalité n’existe pas, Haïtiens et Dominicains, nous avons le devoir de dialoguer et d’agir pour changer les choses. Le déni n’est pas une solution, il ne fait que différer le problème et aggraver les conflits. Celles et ceux qui ouvrent nos yeux sur cette réalité, qui préparent des rapports, des photos, des documentaires et qui nous les présentent, ce sont ceux-là qui travaillent pour la paix sur l’île », a dit en substance une Haïtienne dans un intervention.

    Elle en a profité pour saluer les Dominicains et Haïtiens qui oeuvrent à faire respecter les droits des travailleurs haïtiens en République Dominicaine et aussi les droits de tous les Dominicaines et Dominicains confrontés à la pauvreté.

    Les réalisateurs des films, faisant l’objet de menaces de plaintes pour diffamation, ont répondu aux questions de l’assistance et ont exprimé les raisons ayant motivé leur implication dans la production de ces documentaires.

    « En tant que cubaine, je me suis sentie interpellée en apprenant comment les Franjul (qui sont aussi des cubains) exploitaient des travailleurs dans leurs plantations. J’ai décidé d’aller voir de mes yeux et j’ai réalisé ce film pour témoigner », a déclaré Amy Serrano, réalisatrice de « Sugar Babies » qui a mis plus de deux ans pour faire le film.

    Les Franjul, propriétaires de la Centrale Romana, l’une des plus grandes sucreries de la République Dominicaine, sont également propriétaires de grands complexes touristiques dans ce pays, dont « Casa del Campo », où plusieurs présidents américains et vedettes internationales viennent régulièrement passer des vacances. Les Franjul sont également propriétaires de grandes sucreries en Floride et sont actuellement dénoncés pour la même raison dans un autre film intitulé « L’empire du Sucre ».

    Selon les réalisateurs, la projection de ces films est déjà programmée dans plusieurs villes américaines, tandis que l’exposition photos « Esclaves au Paradis » se poursuit à Paris jusqu’au 15 juin 2007.

    Ces événements, dans le cadre desquels se sont tenus le colloque « Sang, Sucre et Sueur », des projections et des conférences-débats en province (en France), ont donné lieu à toute une polémique en République Dominicaine, notamment de la part du secteur politique. Le Parlement dominicain a même voté une résolution condamnant ces activités et a porté plainte par-devant l’ambassade de France à Santo Domingo.

    A Paris, une personne appartenant à une organisation dénommée FADOM, a dit avoir passé une semaine en République Dominicaine pour produire un document et une CD avec des images contredisant des témoins qui ont vécu plusieurs années dans les bateyes et les documentaires de cinéastes qui ont été préparés après plusieurs mois d’enregistrements. Ces documents ont été systématiquement distribués au colloque et à chaque projection.

    A noter que la famille VICINI avait fait venir, des bateyes jusqu’à la capitale française, deux Haïtiens pour apporter un contre-témoignage contre le Père Christopher Hartley, notamment autour du dossier d’un cimetière clandestin découvert dans les bateyes de San Jose de Los Llanos. Finalement, ces Haïtiens ont dû admettre que le cimetière en question avait bel et bien existé, mais qu’il était aujourd’hui désaffecté.

    Les événements « Esclaves au Paradis » ont été organisés par un ensemble d’organisations, parmi elles « Pour que L’Esprit Vive » qui choisit la photographie sociale comme médium de sensibilisation sur un ensemble de sujets dans le monde qu’on tend à oublier, le Collectif Haïti 2004 Images, le Collectif Haïti de France et Amnistie Internationale, laquelle vient de publier un rapport sur la situation des immigrants haïtiens et de leurs descendants en République Dominicaine.

  • toto1701
    • Posté à 01h46 le 22/05/2007
    • Internaute 2539

    cette situation est connue par les plus hautes instances mondiales depuis des lustres et elle va encore durée des années et des années ...tout simplement parceque les décideurs de ce monde ne sont pas sensibles aux affaires des pays sans ressources strategiques il ne reste que des mornes delavées , des bidonvilles crades et une bourgeoisie parasites en ce pays zombifié par des dictateurs sanguinaires...haiti premiere republique noir hier ,royaume mondial de la misere aujourd’hui...

  • Désinscrit le 15-7
    • Posté à 12h36 le 22/05/2007
    • Internaute 992
      nc

    ..haiti premiere republique noir hier ,royaume mondial de la misere aujourd’hui...

    bravo ; toto1701 grosse verite..ils avaient du plombs dans l’aille des le depart : du au fait qu’ils furent obliger d’indemniser (avec des emprunts a des taux galactiques) les colons/maitres de plantations...etc, qui grace a ce coup de force perdaient leur poules aux oeufs d’ors...

    donc la logique : ...la misere/esclavage-bis pour les descendants de cette nation ; richesses et « donnage de lecon-en-tous-genre » pour les descendants des colons...

  • Anonyme

    je me repete ouvrons les yeux et regardons dans notre pays chere france pas besoin d’aller dans d’autre pays pour se revolter de l’exploitation des gens nous meme on le pratique les bidonvilles on en trouvent les sdf les familles que le gouvernement a parquer dans nos celebres cites pour la raison qu’il voulait ragrouper les communautes ensemble resultat des courses ils sont delaissespour comptes violences cest installee racisme et tout le restevas finir ou nous aussi connaitrons notre propre darfour si on ne fait rien la france n’est pas a l’abris

  • Anonyme

    Cher haitiens :

    He visto las fotos de la exposición y puedo decir que artisticamente tinen un valor. Nada prueba que fueron tomadas en Républica Dominicana. Haitianos Ya basta de hacerce las victimas. Nosotros los Dominicanos tambien fuimos colonizados y hemos asumido nuestros problemas con honor. Haitianos si hay que culpar ha alguien culpen a sus politicos por que ellos y solo ellos han hecho del pueblo Haitiano esclavos en el paraiso.

  • Anonyme

    Cher haitiens :

    He visto las fotos de la exposición y puedo decir que artisticamente tinen un valor. Nada prueba que fueron tomadas en Républica Dominicana. Haitianos Ya basta de hacerce las victimas. Nosotros los Dominicanos tambien fuimos colonizados y hemos asumido nuestros problemas con honor. Haitianos si hay que culpar ha alguien culpen a sus politicos por que ellos y solo ellos han hecho del pueblo Haitiano esclavos en el paraiso.