A débattre 04/03/2009 à 17h42

Faismesdevoirs.com : quel est le prix d'un exercice de maths ?

François Krug | Journaliste Rue89

Scandale chez les enseignants. Le site Faismesdevoirs vend aux élèves des exercices de maths sans aucune erreur ou des exposés d’histoire clé en main. Mais comment le site fixe-t-il ses prix ? Son créateur répond.

Faismesdevoirs, qui doit être lancé ce jeudi, offre une belle publicité à Stéphane Boukris. En se lançant dans l’enseignement à distance, le jeune patron diversifie les activités de Staaf, sa société, qui permet pour l’instant d’acheter en ligne des heures de baby-sitting ou de ménage.

80 euros l’exposé sur le carbone 14

Même principe avec les collégiens et lycéens : pour faire remonter leur moyenne, ils devront ouvrir un compte et acheter des paquets d’heures. Le prix ? « Entre 5 et 80 euros selon la consistance et le travail que cela demande », explique Stéphane Boukris.

Comme toute entreprise, Faismesdevoirs possède son produit d’appel, pour faire remonter en urgence la moyenne des cancres : l’exercice de maths de « une à trois questions » (niveau : de la sixième à la terminale), facturé à 5 euros. Le site possède aussi son produit « premium », qui fera passer ces cancres pour des forts en thème : « un exposé Powerpoint complet » pour les élèves de première ou terminale, facturé 80 euros. Cher ? Pour Stéphane Boukris, les clients en auront pour leur argent (ou celui de leurs parents) :

« Avec le fichier Powerpoint, nous fournissons aussi le speech à apprendre. Les sujets peuvent aller de la Révolution française au carbone 14. »

Les « professeurs » sont des « élèves »

Pas question, pour Stéphane Boukris, d’en révéler beaucoup plus sur son « business model » et ses objectifs commerciaux. Et encore moins sur ses marges, qui pourraient se révéler assez confortables. Exercice, dissertation, exposé : le patron de Faismesdevoirs a calculé le temps que les correcteurs devraient passer sur chaque type de commande. De quoi encourager leur productivité. Ils sont rémunérés « 15 euros de l’heure avec un statut d’auto-entrepreneur », explique Stéphane Boukris.

Dans la conversation, le créateur de Faismesdevoirs désigne alternativement les correcteurs comme « nos professeurs » et « nos élèves ». Un lapsus ? Non. Ces professeurs n’appartiennent pas à l’Education nationale, mais sont encore étudiants, en grandes écoles.

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  • François Krug
    François Krug répond à yoruk
    Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
    • Posté à 23h37 le 04/03/2009
      rédacteur
    • Journaliste 52034
      Journaliste

    Comme mon confrère du Monde, j’ai interviewé le créateur du site, et je ne pense pas que nos articles respectifs soient si contradictoires que ça... Le patron de Faismesdevoirs m’a bien précisé que le principe était de faire appel à des étudiants de grandes écoles.

    • yoruk
      yoruk répond à François Krug
      au fil de l'eau
      • Posté à 06h39 le 05/03/2009
      • Internaute 57383
        au fil de l'eau

      Merci de votre réponse
      C’est vrai que la démarche du créateur du site est particulièrement putassassière.
      Néanmoins, son rappel de l’utilisation de personnel de l’éducation nationale, tout à fait sujet à caution, à été aussi repris par Associated Press, mais aussi par l’AFP

      « Et on a une très, très forte demande d’enseignants de l’Education nationale qui souhaitent travailler avec nous », affirme Stéphane Boukris. »

      Lien

      Là, il y peut être un moyen d’essorer cette serpillère (je pense au site site de Stéphane Boukris ) non ? ? ?

      Yoruk

    • Network 23
      Network 23 répond à François Krug
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 13h57 le 05/03/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Sauf que, connaissant de très près ce milieu des sites éducatifs, je peux vous assurez que beaucoup de correcteurs sont des étudiants de fac.

      Mais c’est plus prestigieux, les « grandes écoles » - ces grandes écoles qui reçoivent de l’Etat, par étudiant et par an, plus de 4 fois plus que ce que l’Etat accorde aux étudiants d’université...

      Et, soyons sérieux, vous croyez qu’un élève, disons de Normale - qui est donc payé par l’Etat - a besoin de se faire de l’argent de poche en bossant pour un site comme ça ?

  • moravagine
    moravagine
    Observateur désabusé
    • Posté à 19h39 le 04/03/2009
    • Internaute 30925
      Observateur désabusé

    Info banale mais édifiante de la société qui se transforme sous nos yeux...

    A quand un site,

    « je_veux_changer_de_mon_gamin_le_mien_est_une_brêle.com » où l’on pourra se séparer de son mioche trop nul au regard des différentes évaluations.

    • moravagine
      moravagine répond à moravagine
      Observateur désabusé
      • Posté à 19h42 le 04/03/2009
      • Internaute 30925
        Observateur désabusé

      D’un autre côté, je m’emporte, mais est ce que c’est pas deja un peu ça dans d’autres domaines ?

      fais mon ménage chez moi parce que c’est dégueulasse et que j’ai du pognon

      cogne sur les manifestants avec ton baton car je suis petit et que tu veux que tes gamins aient à bouffer !

      on peut continuer longtemps !

    • Network 23
      Network 23 répond à moravagine
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 13h59 le 05/03/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      « Le Nebraska révise une loi qui a permis l’abandon d’enfants »

      Lien

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 19h56 le 04/03/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Que c’est bien, ce genre de site.
    C’est une joie que de voir des personnes comprendre et faire comprendre aux enfants comment ça marche la vraie vie.

    T’as de la thune, c’est tout bon.
    T’en as pas, ben débrouille -toi, bosse ou vole...

    Ben oui, tous tes copains, copines ont déjà fait faire leurs devoirs ne soit pas le seul imbécile à les faire.

    Tu n’as pas d’argent, vole la cb de ton père ou de ta mère (même pas besoin du code secret) et paies-toi tes devoirs !

    Comme ça tu pourras utiliser le temps gagné à chatter sur msn ou à faire du sport sur la wii !

    Et puis, comme tu auras tout bon aux exercices, tu n’aura pas besoin d’apprendre, ça sert rien la culture, le président il a dit...

    Pour information, les devoirs à la maison sont interdits depuis 1956 à l’école élémentaire.
    (les leçons, elles sont autorisées, et ça aucun site ne peut les apprendre à notre place)

    Lien

    • admirateur-
      admirateur- répond à skalpa
      • Posté à 21h34 le 04/03/2009
      • Internaute 32111

      « Pour information, les devoirs à la maison sont interdits depuis 1956 à l’école élémentaire »

      ce qui est interdit c’est de les prendre en compte dans la notation

      • skalpa
        skalpa répond à admirateur-
        actif et militant ?
        • Posté à 21h50 le 04/03/2009
        • Internaute 7181
          actif et militant ?

        Avant de poster ce genre d’information, je vérifie mes sources :

        Lien

        Lien

        etc

        bonnes lectures (ce n’est pas interdit !)

         
        • admirateur-
          admirateur- répond à skalpa
          • Posté à 22h56 le 04/03/2009
          • Internaute 32111

          voici de bonnes lectures - la source n’est pas le bla-bla d’un bonimenteur sarkoziste, sauf question d’affinités personnelles mais le bo
          bonne soirée
          L’arrêté du 23 novembre 1956 (B.O. n° 42 du 29-11-56, p. 3005 ; 100-Pr-& II a, p. 9) aménage les horaires des cours élémentaires et moyens des écoles primaires de façon à dégager cinq heures par semaine pour la rédaction des devoirs.
          1- Suppression des devoirs à la maison ou en étude
          Principes

          Des études récentes sur les problèmes relatifs à l’efficacité du travail scolaire dans ses rapports avec la santé des enfants ont mis en évidence l’excès du travail écrit généralement exigé des élèves. En effet, le développement normal physiologique et intellectuel d’un enfant de moins de onze ans s’accomode mal d’une journée de travail trop longue. Six heures de classe bien employées constituent un maximum au-delà duquel un supplément de travail soutenu ne peut qu’apporter une fatigue préjudiciable à la santé physique et à l’équilibre nerveux des enfants. Enfin le travail écrit fait hors de la classe, hors de la présence du maître et dans des conditions matérielles et psychologiques souvent mauvaises, ne présente qu’un intérêt éducatif limité.

          En conséquence, aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe. Cette prescription a un caractère impératif et les inspecteurs départementaux de l’enseignement du premier degré sont invités à veiller à son application stricte.

          Elle ne doit entraîner ni la suppression pure et simple des devoirs, ni une détérioration de l’enseignement des disciplines principales. Elle doit par ailleurs être effective et contrôlable.

          Les dispositions suivantes ont pour objet de répondre à cette triple obligation :

          1° Des devoirs continueront à être donnés. Il convient de noter que le mot devoir doit être entendu dans sa définition courante. Le « devoir » se distingue de « l’exercice » en ce que, tandis que celui-ci permet de s’assurer sur-le-champ si une leçon a été comprise, celui-là permet, en outre, de mesurer l’acquis de l’élève et de contrôler ses qualités de réflexion, d’imagination et de jugement. Il exige de l’enfant un effort personnel et soutenu, une mise en forme et « au propre » utiles à sa formation, à celle de son esprit comme à celle de son caractère ; il ne saurait être question de le priver des bénéfices qu’il peut en retirer. La longueur du devoir sera évidemment réglée selon le temps dont l’élève disposera pour le faire, recopie soignée comprise.

          2° Dès maintenant, les devoirs portent essentiellement sur les disciplines principales. Il continuera à en être ainsi et si une petite partie du temps réservé sera employée à l’exécution de croquis géographiques, de dessins relatifs aux leçons d’observation, de lignes d’écriture, etc, la part de beaucoup la plus importante sera réservée à l’étude du français et du calcul. Ces disciplines conserveront ainsi et renforceront encore leur position dominante dans l’enseignement primaire élémentaire.

          Circulaire n° 71-38 du 28 janvier 1971

          Abrogée par la circulaire n° 94-226 du 6 septembre 1994.

          B.O.E.N. n° 5 du 4 février 1971

          Texte adressé aux recteurs ; aux inspecteurs d’académie et aux inspecteurs départementaux de l’éducation nationale

          La circulaire du 29 décembre 1956, publiée en application de l’arrêté du 23 novembre 1956 relatif à la suppression des devoirs du soir rédigés à la maison ou en étude, a fait l’objet de rappels successifs et sans ambiguïté.

          Je tiens à préciser que l’arrêté du 7 août 1969 aménageant la semaine scolaire et sa circulaire d’application du 2 septembre 1969 ne modifient pas, sur ce point, l’arrêté et la circulaire de 1956 : il reste interdit, dans l’enseignement élémentaire, de donner des travaux écrits à exécuter à la maison ou en étude. Les raisons sur lesquelles se fondait cette interdiction dans les textes de 1956 gardent aujourd’hui toute leur valeur.

          Il est bien entendu que les devoirs ne sont pas pour autant supprimés car il n’est pas de pédagogie sans contrôle ni d’acquisition de connaissances qui n’exige des applications écrites ; mais c’est en classe qu’ils doivent être rédigés et corrigés, non en étude ou à la maison.

          À l’exclusion des devoirs écrits, il ne manque pas de tâches et d’activités : leçons à apprendre, lecture, étude de quelques mots nouveaux, petites enquêtes, etc., auxquelles les élèves peuvent, après la classe de l’après-midi, se livrer avec profit.

          Là où existent des études du soir, ces activités seront, selon les cas, individuelles ou collectives. Quels que soient leurs modalités et leur objet elles doivent rester éducative [sic] et contribuer au plein épanouissement de l’enfant.

          Circulaire n° 94-226 du 6 septembre 1994

          B.O. n° 33 du 15 septembre 1994

          Dans les écoles élémentaires, des études dirigées, d’une durée quotidienne de trente minutes, sont mises en place, dans chaque classe, pendant le temps scolaire, à la suite des séquences d’enseignement proprement dites et avant le début des activités péri-scolaires éventuelles.

          Elles ne remettent donc pas en cause les activités organisées dans le cadre des contrats d’aménagement du temps de l’enfant (CATE) ou des contrats de ville, ni les activités auxquelles les élèves pourraient participer en dehors du temps scolaire à la demande des familles, dans le cadre des études surveillées organisées par les municipalités ou les associations de parents d’élèves et de l’accompagnement scolaire assuré par le milieu associatif.

          Le conseil des maîtres définira en début d’année scolaire, pour chaque école, la date à laquelle les études dirigées devront se mettre en place, en tout état de cause au cours des premières semaines.

          À titre transitoire pour l’année scolaire 1994-1995, la mise en application effective de cette mesure devra intervenir pour le 1er janvier 1995 au plus tard et, dans l’attente de la mise en place prochaine de nouveaux programmes et de nouveaux horaires d’enseignement, les maîtres veilleront à maintenir l’équilibre entre les disciplines, les études dirigées ne devant conduire à négliger ou privilégier aucune matière.

          Organisées et conduites par le maître, pour tous les élèves de sa classe, elles renforcent les activités d’enseignement et favorisent l’apprentissage du travail personnel. Elles contribuent à apporter à chaque élève l’aide personnalisée dont il a besoin, permettant ainsi de prévenir les risques d’échec et de réduire les difficultés provenant des inégalités des situations familiales. S’adressant à tous les élèves, elles ne doivent pas se confondre avec les activités de soutien en faveur des élèves en difficulté.

          Il s’agit essentiellement de s’assurer avec précision, dans un temps différé, de l’assimilation des notions et connaissances ayant fait l’objet d’un apprentissage lors de séquences qui se sont déroulées soit dans la journée même, soit dans la semaine, soit même antérieurement. En effet, les acquis ne sont réels que lorsque les élèves sont capables de les réinvestir non seulement dans des situations analogues à celles de l’apprentissage, mais encore dans des situations différentes. C’est le but des devoirs proposés lors des études dirigées. Ils se distinguent des exercices écrits et oraux d’application réalisés à la suite d’une séquence d’enseignement, qui sont destinés à vérifier sur le champ la bonne compréhension de la leçon.

          Les études dirigées constituent un temps privilégié d’apprentissage du travail autonome. Les maîtres aident les élèves à intégrer diverses méthodes et à les utiliser à bon escient.

          Elles permettent en outre d’apprécier les acquis des élèves, de vérifier leurs capacités d’attention, de mémorisation, d’organisation et de réflexion. Elles tiennent donc une place particulière dans l’observation du travail des élèves.

          Pour atteindre ces objectifs, tout au long de la scolarité, selon les cycles et en fonction des exigences des programmes, on veillera notamment, à ce que l’élève sache :

          * Lire des textes de nature différente ;
          * Lire un énoncé et réaliser un exercice ;
          * Rechercher un document ;
          * Rédiger un texte court ;
          * Réaliser et présenter une petite enquête ;
          * Repérer ses erreurs et chercher à les rectifier ;
          * Présenter avec soin le travail écrit ;
          * Apprendre une leçon en distinguant les différentes formes de mémorisation.

          Progressivement, au cycle 3, on s’attachera également à ce que l’élève commence à acquérir les méthodes de travail propres au collège : organiser ses idées, organiser les étapes de son travail, faire un tableau, tenir et utiliser un cahier de textes...

          En règle générale simples et courtes, les activités pratiquées lors des études dirigées présentent d’autant plus d’intérêt pour les élèves qu’elles ne reprennent pas à l’identique les exercices déjà effectués. Elles ne doivent constituer ni un apprentissage initial, ni une séquence d’évaluation systématique, ni une étude surveillée. Elles doivent offrir aux élèves une palette de propositions les amenant à fournir un travail personnel qu’ils apprendront à présenter et à expliciter. Au cycle 3, et particulièrement en CM2, elles peuvent être consacrées périodiquement à un travail de plus grande ampleur. Pour ce faire, le maître pourra parfois modifier la répartition hebdomadaire du temps consacré aux études dirigées.

          Dans ces conditions, les élèves n’ont pas de devoirs écrits en dehors du temps scolaire. À la sortie de l’école, le travail donné par les maîtres aux élèves se limite à un travail oral ou des leçons à apprendre.

          Un bilan spécifique annuel de l’organisation et des effets des études dirigées sera effectué dans le cadre de l’évaluation du projet d’école.

          Les circulaires du 29 décembre 1956, du 28 janvier 1958 et du 28 janvier 1971 sont abrogées, ainsi que la circulaire n° 86-083 du 25 février 1986 relative aux études à l’école, au collège et au lycée, pour ce qui concerne l’école élémentaire.
          Marcel Duhamel
          Directeur des Écoles

        • admirateur-
          admirateur- répond à skalpa
          • Posté à 23h06 le 04/03/2009
          • Internaute 32111

          cela concerne le primaire ! ! !

          • skalpa
            skalpa répond à admirateur-
            actif et militant ?
            • Posté à 01h04 le 05/03/2009
            • Internaute 7181
              actif et militant ?

            « Pour information, les devoirs à la maison sont interdits depuis 1956 à l’école élémentaire. »

            C’est ce que je disais.
            De plus, il ne sert à rien de copier-coller les liens, il suffit de cliquer...

            see ya !

            • yoruk
              yoruk répond à skalpa
              au fil de l'eau
              • Posté à 06h50 le 05/03/2009
              • Internaute 57383
                au fil de l'eau

              Salut Skalpa

              Je suis totalement opposé aux devoirs à la maison,je n’ai pas envie de mecouvrir de ridicule...

              Yoruk

              • shillom
                shillom répond à yoruk
                • Posté à 11h14 le 05/03/2009
                • Internaute 22134

                Oserais-je dire que je suis totalement pour ? Bah oui, pour mettre en application ce qu’on a appris dans la journée.

        • Network 23
          Network 23 répond à skalpa
          identité perdue dans mes papiers (...)
          • Posté à 14h05 le 05/03/2009
          • Internaute 23367
            identité perdue dans mes papiers (...)

          Salut Skalpa & merci pour ce texte (et pour les images ; -).

          Ce qui est frappant dans celui de l’académie de Rouen, c’est que ces circulaires sur l’interdiction des devoirs écrits (mais pas des leçons à apprendre) à la maison, à l’école primaire, n’ont tellement pas été appliquées que le ministère s’est senti obligé de renouveler périodiquement ces interdictions formelles.

          C’est un classique des directives administratives depuis au moins le XVIIIe siècle : on balance des ordonnances, qui ne sont jamais appliquées, et on continue périodiquement à en balancer.

          Mystère de l’influence du droit sur nos comportements ; une chose est sûre : son principal souci n’est pas d’être appliqué. Mais il pourrait agir selon des voies plus détournées...

        6 autres commentaires
    • framboise92
      framboise92 répond à skalpa
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 19h07 le 05/03/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      lol

  • hallucine
    hallucine
    dans le flou
    • Posté à 19h56 le 04/03/2009
    • Internaute 44353
      dans le flou

    ah ? scandale chez les enseignants ? Bof, c’est les plus riches qui vont trinquer pour une fois et si ça peut permettre de remettre en cause la pertinence de certains devoirs, pourquoi pas.

    Sinon, les étudiants de grandes écoles n’ont pas tous l’appat du gain et ceux qui l’ont ne travailleront pas pour si peu (ou alors ils sont pas très doués)

  • petitarbre
    • Posté à 20h07 le 04/03/2009
    • Internaute 3757

    Voilà donc une initiative ; parmi d’autre.
    L’idée initiale, au moins, est claire : gagner de l’argent. Encore. Encore et encore. Voilà le principe même de l’enrichissement. Voilà un bel exemple de « valeur ajoutée ».

    C’est étrange ce sentiment qui dure et perdure - qui s’est maintenant installé de façon particulièrement forte depuis l’élection de Sarkozy : le monde se coupe en deux.
    En effet, lorsque je découvre pareille initiative - lorsque je découvre que certains ont l’idée de gagner de l’argent avec de telles pratiques, je ne peux que prendre conscience à quel point nos différences sont profondes.

    Disons-le tout de suite : je suis enseignant. J’enseigne plus particulièrement les mathématiques. Et la forme « libre » des mathématiques me semble inaltérable. Le théorème de Thalès ne pourra jamais être breveté.
    Maintenant, il y a beaucoup d’argent à se faire, effectivement. Celui qui connaît peu dominer l’ignorant. On peut monnayer une connaissance. Mais j’ai vite remarqué qu’il était très facile de court-circuiter de telles pratiques. Un exercice - et sa correction - ne peuvent pas être brevetés. Rien n’empêche les enseignants de donner eux-même la correction de leurs exercices et devoirs.

    Pour ne rien vous cacher : l’un de mes projets et de rendre accessible, à terme, des corrections de bac - des « annabac » - libres et gratuits. Et si vous avez la curiosité d’aller « feuilleter » les pages internet de prof de maths, vous pourrez découvrir pléthore de documents gratuits, ou sous licence GNU/GPL.

    Je suis un peu déçu de l’article de ECO89 : il fait la pub d’un site payant, sans donner de piste libre - et donc je vais tenter de corriger le tir - autour des mathématiques du moins :

    - Le site Lien ;
    - Le site Lien :
    - Le site Lien ;
    - Le site Lien pour les annales corrigées ! !

    Bref ; le monde du libre est déjà bien riche en projets alternatifs.

    A côté de cela, l’idée directrice de faismesdevoirs.com me paraît bien maigre et anecdotique.

    • François Krug
      François Krug répond à petitarbre
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 23h17 le 04/03/2009
        rédacteur
      • Journaliste 52034
        Journaliste

      Merci pour votre témoignage et les liens ! Pour l’article, je n’ai pas l’impression qu’il fasse la pub de Faismesdevoirs...

      Effectivement, il ne traite pas de toutes les possibilités d’enseignement en ligne. Mais son but était juste d’expliquer, ou de tenter d’expliquer le « business » qui se cache derrière ce site omniprésent dans les médias (je dis « tenter d’expliquer », car comme je le signale dans l’article, Faismesdevoirs n’est pas très bavard quand il s’agit de parler de « business » et de chiffres...).

      • Network 23
        Network 23 répond à François Krug
        identité perdue dans mes papiers (...)
        • Posté à 14h09 le 05/03/2009
        • Internaute 23367
          identité perdue dans mes papiers (...)

        Salut François & excuse-moi pour le ton acerbe de la plupart de mes posts ici, mais force est de constater que, volontairement ou non, tu as bien fais la pub de Faismesdevoirs, en ignorant tous les autres sites qui existent depuis belle lurette.

        Pas très grave, sauf que ton article ne m’a pas apporté beaucoup plus que le reportage de TF1 au JT d’hier soir (et oui, ça m’arrive de regarder Bouygues !)... Donc, déçu...

  • chtekroipa
    chtekroipa
    à l'ouest de l'est, au sud du (...)
    • Posté à 20h27 le 04/03/2009
    • Internaute 59026
      à l'ouest de l'est, au sud du (...)

    J’attends avec impatience « je_veux_changer_de_president.com » ...

  • barbouille
    barbouille
    surfeuse
    • Posté à 20h38 le 04/03/2009
    • Internaute 62861
      surfeuse

    mais c’est complétement nul. Une belle arnaque encore.
    et les devoirs sur table, il se feront comment ?

  • A déménagé le 7-12-2011
    • Posté à 22h08 le 04/03/2009
    • Internaute 50999
      non connue

    Vraiment triste.

    Non seulement les élèves payent pour rester des cancres, mais en plus les « professeurs » se font complètement exploiter (15 € de l’heure avec un statut d’indépendant limité, ne prenant pas en compte les charges, cotisations sociales et impôts divers, pas de chômage ni de vacances).

    Je serais l’un des professeurs employés avec ce statut d’indépendant alors qu’ils sont vraisemblablement employés (lien de subordination), je ferais requalifier mon statut en tant que salarié (avec avocat et tout le tralala).

    • jck
      • Posté à 11h06 le 05/03/2009
      • Internaute 27688

      Je m’interroge aussi de ce qu’on peut faire avec le statut d’auto-entrepreneur ; le salariat peut-il disparaître au profit de la sous-traitance globale, chacun étant une entreprise ?

    • Network 23
      Network 23 répond à A déménagé le 7-12-2011
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 14h16 le 05/03/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Statut d’indépendant ?

      La plupart de ces « indépendants » bossent surtout au black... Donc pas de statut du tout. Mais pour vouloir faire une action en justice, il faut d’abord prendre la peine, le temps & l’argent de prendre un avocat, ensuite travailler suffisamment de temps pour ces boîtes.

      Or le turn-over doit être assez élevé, d’autant plus que le patron peut décider du jour au lendemain de ne plus accepter les corrigés de tel ou tel employé.

      A part ça, les salariés qui bossent avec un statut d’indépendant, on en trouve partout, par exemple dans les boîtes de graphisme. Mais on hésite à faire appel à la justice dans de petites boîtes comme ça.

      Ce qui me fait penser à une remarque de Weber dans Economie et société (tome II, chap. 1) : dans beaucoup de cas, les liens de subordination inter-personnels priment sur le droit étatique.

      Mais bon, il paraît que la Révolution a aboli ces liens de subordination, et que l’Occident a vécu une véritable révolution « individualiste » qui a libéré l’individu de toutes attaches avec d’autres individus, n’étant plus lié qu’à l’Etat.

      Une belle blague, que cette émergence de l’ « individualisme » à l’époque moderne !

  • Riboulbo
    Riboulbo
    Marche ou rêve
    • Posté à 22h40 le 04/03/2009
    • Internaute 48839
      Marche ou rêve

    Personnellement, j’aurais tendance à penser que ce site permettra une nouvelle fois à des gosses de riches de sortir du lot, puisqu’eux seuls seront prêt à débourser de l’argent dans des bêtises pareilles. Ils auront donc de meilleures notes, accèderont à des grandes écoles plus facilement (en plus ils pourront payer les 6000 euros l’année (voire plus ?)), bref.. C’est pas une si bonne idée que ça .

  • Airinys
    • Posté à 22h57 le 04/03/2009
    • Internaute 52467

    Elle est belle la France de Sarkozy et de la valeur travail ...

    Il y a quand même un point positif : seul les gosses de riches pourront se payer ce genre de service, et à force de fainéantise crasse ils finiront par céder leur place en grandes écoles à des élèves plus méritant. De quoi faire une peu de place dans l’ascenseur social !

  • etmoietmoi
    • Posté à 23h20 le 04/03/2009
    • Internaute 50428
      moi

    Moi ce qui m’inquiète grave c’est qu’une fois de plus ce sont les sales gosses de riches en général plus bêtes que leurs pieds qui vont pouvoir se payer ça ... ça leur permettra d’atteindre l’ENA ... bref on n’est pas débarrassé de la génération S.....

    • framboise92
      framboise92 répond à etmoietmoi
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 08h16 le 05/03/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Quand ils feront des devoirs sur table,.....is seront piégés !

  • Humain
    • Posté à 23h47 le 04/03/2009
    • Internaute 21387

    Le potache qui possède le Net et qui sait s’en servir n’a pas besoin de payer de site ! !

    Ou alors le potache en question est une brêle de première classe ! !

    Payer pour se faire faire un devoir, (sans garantie !) il faut être nul de chez nul !

  • N.MARECHAL
    • Posté à 09h29 le 05/03/2009
    • Internaute 9175

    Enfin je vais pouvoir facturer à mes gossses les exercices quils me font faire ...

    Merci encore

  • A déménagé le 13-10-11
    • Posté à 00h51 le 05/03/2009
    • Internaute 29372
      non connu

    Bonjour à tous,

    Je voudrais, en tant que « prof » dans l’enseignement supérieur technique privé, apporter mon (très) modeste témoignage.

    Avant tout, il faut savoir que mes collègues et moi sommes (quasi) tous des vacataires. Y compris à HEC, ESSEC, ESSCA etc.

    Nombre de structures privées sont considérées comme nulle, et j’en conviens aisément. Souvent les moyens et les conditions pour enseigner sont en dessous de tout. Les « grandes » écoles ont juste un peu plus de moyens, mais globalement la « pédagogie » (sic) reste la même.

    Cependant, cela n’empêche pas, pour un « prof » qui aime son métier, de faire bien, dans la mesure du possible.

    J’ai 18 ans de métier dans ce milieu et j’ai donc connu l’arrivée du « Net » dans les écoles supérieure, et en particulier l’arrivée de la « culture » du « couper/coller ». Il était assez facile (et cela reste le cas AMHA) de déceler cela (un élève mauvais qui tout d’un coup rend un travail excellent, nul besoin d’un outil informatique pour s’apercevoir de la tricherie). J’ai refusé plusieurs fois des « mémoires » ou autres « rapports », ce qui n’a pas été sans poser des problèmes auprès de mes hierachies ...

    A mon sens, la question est celle de la nature des travaux personnels demandés et des objectifs recherchés par l’enseignant (ou sa « maison »).

    Comme prof d’allemand (cela vaut aussi pour l’anglais) en BTS de commerce international, j’insiste sur l’importance de la connaissance parfaite des verbes irréguliers et sur le fait de les maîtriser « par cœur ». J’ai insisté auprès de mes étudiants sur la nécessité de les « travailler » de façon régulière, chaque semaine un peu (10 à 20 minutes, ce n’est pas un effort surhumain demandé), et non simplement la veille d’un contrôle, annoncé en général. Bien entendu, mes étudiants, malgré mes explications sur le fonctionnement du cerveau et de la mémoire en particulier, n’ont pas suivi mes conseils. Ils sont très « comptables », malgré un coefficient (5) très important en langues dans le BTS CI réformé.

    Comment réagir ? J’ai trouvé une solution en utilisant un logiciel de e-learning qui s’appelle « moodle ». Ce logiciel libre et très utilisé dans l’enseignement universitaire sur l’ensemble de la planète m’a permis de mettre en place un système aussi simple qu’efficace, basé, je dois le dire, sur une sorte de négociation « win/win ».

    Mes étudiants doivent chaque semaine venir faire un test (noté !) en ligne avec les verbes irréguliers. Ce test s’ouvre à date et heure fixe (en général juste après la fin de mon cours hebdomadaire) et se ferme automatiquement à date et heure fixe également (en général la veille du prochain cours, jusqu’à 23 : 55).

    Ils ont ont le droit, pendant ce test en ligne hebdomadaire, d’utiliser tout support de leur choix (liste des verbes, copine anglaise, couper/coller etc.), mais ils n’ont que 10 minutes par tentative (deux en tout par semaine).

    Mon objectif premier, justement, est précisément qu’ils utilisent ces supports (de « tricherie »), mais de manière régulière ... ! Car à force de lire la liste des verbes en question (ou d’entendre leur copine allemande répéter), chaque semaine, ils finiront par les connaître par cœur ...

    Bien sûr, ils pourront tricher, par exemple en « payant ». Mais cela devient très compliqué, faisable, certes, mais compliqué. Mon expérience (car il s’agit d’une expérience, même si les notes sont bel et bien intégrée dans les « bulletins », il faut bien un « enjeu ») rencontre plutôt un écho favorable et le niveau de connaissance de ces verbes a augmenté en quelques semaines seulement.

    Il faut que je précise quand même le côté coercitif : un étudiant qui ne fait pas le test en ligne doit le rattraper en cours, mais SANS support. La différence de notation est en général flagrante.

    Devinez le choix effectué par mes étudiants en général (sauf des « maso », j’en ai un) ? Je me suis donc assuré de leur travail régulier, ce qui était mon objectif. Fini les contrôles en cours des verbes irréguliers, je peux passer plus de temps sur des textes etc.

    Voilà, tout cela pour vous dire qu’il suffit un peu d’imagination, un zeste d’outils informatiques libres et, je dois le dire, un peu d’audace aussi pour mettre les étudiants devant un choix assez simple, mais très efficace ... ; o)

    URL du site francophone « moodle » :
    Lien

    Par ailleurs, je pense que le site concerné dans l’article ne résistera pas au temps. Mais peut-être qu’un jour « total recall » existera ?

    • Lictor
      Lictor répond à A déménagé le 13-10-11
      informaticien
      • Posté à 15h09 le 05/03/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      « J’ai 18 ans de métier dans ce milieu et j’ai donc connu l’arrivée du “ Net ” dans les écoles supérieure, et en particulier l’arrivée de la “ culture ” du “ couper/coller ”. »

      Le problème, c’est que cette culture ne s’arrête pas à l’école... En entreprise, le couper/coller est probablement le premier outil de production de « contenu ». Une quantité invraisemblable de rapports sont produits majoritairement à partir de copier/coller. Ce qui est d’ailleurs assez logique : la plupart de ces rapports ne sont pas lus et ont pour seul fonction d’exister et de justifier des lignes budgétaires ou des décisions pifométriques.

      Par contre, je trouve très réducteur d’assimiler la culture du net et le copier/coller. Probablement une déformation professionnelle et un intérêt personnel (j’ai pratiqué le net avec l’arrivée du web).
      Pour moi, l’apport culturel du net, c’est avant tout l’hyperlien. C’est à dire la capacité de croiser des masses d’informations à partir de sources disparates.
      De ce point de vue, la pratique du net demande une vraie compétence. Etre capable de naviguer au milieu d’une explosion combinatoire d’information, de synthétiser tout ça et d’en tirer ses propres conclusions, c’est une véritable compétence. Et en plus, ça trouve ses applications bien au delà du monde restreint de l’informatique.

      L’échec de l’éducation, c’est aussi un peu d’avoir raté les dernières révolutions de l’information. Par exemple, l’enseignement de l’image, pourtant un vecteur d’information fondamental dans notre société, reste très réduit. De même, l’informatique n’est enseignant qu’en tant qu’outil ou que technique, mais rarement en tant que média et façon de concevoir l’information - ce qui est pourtant bien plus intéressant.

      Pour votre expérience, effectivement, il est encourageant de constater que certains enseignants osent penser en dehors du cadre réglementaire...
      Mais l’enseignement des langues reste tout de même très problématique en France. Au niveau BTS, il me semble que vous ne devriez plus en être à devoir faire apprendre ces verbes irréguliers, non ? Vos élèves ont tout de même eu 5 ans pour les apprendre après tout et la liste des verbes courant n’est pas infinie... Le niveau en langue des français est souvent assez affligeant...

      Personnellement, j’ai dû attendre l’université pour que mon niveau en anglais décolle vraiment, avant je plafonnais à un petit 13 de moyenne et au bac. Pourquoi ? En terminale, je me retrouvais devant un enseignant dépressif (et avec un bon accent franchouillard) à étudier des textes plutôt ennuyeux (franchement, les Times et Newsweek, on s’en lasse !). Difficile de se motiver !

      En université, je me suis retrouvé en tête à tête deux heures par semaines avec une américaine ne parlant pas un mot de français (ou du moins le faisant croire). Et au lieu de parler de sujets convenus, nous discutions à bâtons rompus : je lisais un bouquin, nous en discutions. Pendant deux ans, j’ai relu tous les classiques de la science-fiction et du fantastique en anglais : Philip K Dick, Matheson, Lovecraft... J’ai fait plus de progrès en anglais en deux ans que pendant toute ma scolarité précédente... Et le vocabulaire, la grammaire et le reste sont venus à l’usage, par « immersion »... Aujourd’hui, je continue à lire plusieurs livres en anglais par mois, au point que je suis le plus souvent incapable de me rappeler si j’ai lu un texte en français ou en anglais.

  • mah
    mah
    • Posté à 02h40 le 05/03/2009
    • Internaute 64660

    La solution c’est de ne plus noter les devoirs maison.
    D’ailleurs ce phénomène n’est pas nouveau.
    Les devoirs faits par le grand frère ou la mère ou le prof particulier ou… existent bien avant ce site.

  • NA.
    NA.
    non connue
    • Posté à 03h19 le 05/03/2009
    • Internaute 29554
      non connue

    Bien sur, on devrait apprendre aux élèves à faire des recherches, à prendre des notes, à utiliser leurs sources au maximum... oui mais voilà l’argument : c’est « tout le monde n’a pas l’internet » même si toutes les bibliotheques l’ont. Et puis ils seraient capables de nous sortir un truc original, une fine analyse houlala !
    Ceci dit le devoir sur table en classe est la seule parade. On peut prévenir du thème et les élèves viennent avec leur documentation (bien référencée merci) ou « surprise-surprise » si on en a ras le bol du copié-collé anti-séche.
    L’éthique du travail bien fait ne s’apprend pas dans une pochette surprise, et oui, c’est aussi le travail d’un prof de l’enseigner et de sanctionner les débordements.

    • Compte supprimé le 23 janvier 10
      Compte supprimé le 23 janvier 10 répond à NA.
      en territoire apache
      • Posté à 07h11 le 05/03/2009
      • Internaute 2863
        en territoire apache

      heu je dois etre un peu con , mais si j ai bien compris le systeme
      de cet abruti « oups de cet entrepreneur inovant réactif et probablement sarkozyste mantra officiel tout a un prix“si j ai compris disais-je dans 10/15 ans qui repondras sur ce site pour donner les corrigés ? les diplomés qui auront reussis grace a ce principe ?

  • framboise92
    framboise92
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 08h14 le 05/03/2009
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    On vit une époque où tout le monde ya va de sa pédagogie.
    Laissez les spéicialites oeuvre !

    • Network 23
      Network 23 répond à framboise92
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 14h20 le 05/03/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Vu le boulot que font les « spécialistes » en économie ou ailleurs, on va pas laisser ce genre d’affaires aux « experts »...

  • jhnsmth
    jhnsmth
    maître de conférence
    • Posté à 08h32 le 05/03/2009
    • Internaute 72081
      maître de conférence

    Très joli plan com des petits gars qui montent ce site !
    C’est assez extraordinaire, une page web pourrie sans contenu, un groupe facebook, et c’est parti : un article dans le monde, les JTs télé et radio du soir, du buzz sur le web.
    J’aimerais connaître leur point d’entrée dans les médias, c’est du grand art !

    Quand au « scandale chez les enseignants », s’il n’existait pas, il ne restait plus qu’à l’inventer :)

    • shillom
      shillom répond à jhnsmth
      • Posté à 11h22 le 05/03/2009
      • Internaute 22134

      Très malin aussi, le coup des cartes prépayées en vente dans quelques magasins parisiens...

  • DIOPZO
    • Posté à 08h47 le 05/03/2009
    • Internaute 24613

    pas de quoi fouetter un chat. Lorsqu’un élève faible remet un excellent devoir, peu importe qui a fait ce devoir. Par le truchement de coefficients biens choisis et de l’équilibre entre devoirs en classe et devoirs à la maison, la moyenne finale reste révélatrice du vrai niveau de l’élève. La seule chose importante : qu’il ait appris quelque chose lors de ce devoir.

  • re-traitée
    re-traitée
    re-traitée
    • Posté à 09h32 le 05/03/2009
    • Internaute 53511
      re-traitée

    sincèrement ça pourrait servir

    AUX ENSEIGNANTS qui n’ont pas toujours des corrigés EXACTS-j’essaie de voir le verre à moitié PLEIN-

    • shillom
      shillom répond à re-traitée
      • Posté à 11h23 le 05/03/2009
      • Internaute 22134

      Euh les corrigés c’est pas aux enseignants de les faire ?

  • Michael A.
    Michael A.
    apprenti-chercheur (donc (...)
    • Posté à 09h37 le 05/03/2009
    • Expert 21600
      apprenti-chercheur (donc (...)

    Il a raison cet entrepreneur :

    Ne réfléchissons plus dès l’école. Visiblement notre époque nous indique que cela ne sert à rien.

    Bien sûr il faudra expliquer la nouvelle mission de nos profs : ne PLUS apprendre à réfléchir...

  • pascal kanibal
    • Posté à 10h31 le 05/03/2009
    • Internaute 57920

    Les enseignants devraient être beaucoup plus scandalisés par le niveau du savoir de leurs élèves et par les milliards qu’ils coûtent à la collectivité ainsi que par leurs effectifs ahurissants ( en 1980 il y avait 1 million de fonctionnaires à l’Education Nationale pour 1 millions 350 mille aujourd’hui !). Ils pourraient aussi se scandaliser par l’exemple qu’ils donnent à leurs élèves : irrespect des institutions démocratiques, égoïsme corporatiste, culte de la révolte, marxisme etc... Bref, ces enseignants grands enfants mal élevés qui ne connaissent rien à la vie ont besoin d’une bonne leçon.

    • Network 23
      Network 23 répond à pascal kanibal
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 14h22 le 05/03/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Effectivement quand on voit des réflexions comme les tiennes, qui par exemple prennent pour acquis que les enseignants sont scandalisés parce que tu l’as lu quelque part, on peut se poser la question de l’éveil au sens critique qu’est supposé apporter la culture générale, des maths à la philo...

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 14h39 le 05/03/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    Génial..
    je pose des devoirs qui sont impossibles à faire (genre niveau Certificat d’Etude d’il y a 50 ans)... et j’en fais payer le corrigé par le net..
    Pas trés net le net, mais c’est le nec plus ultra.

  • jck
    jck
    • Posté à 10h58 le 05/03/2009
    • Internaute 27688

    Moi je pense qu’on pourrait améliorer les marges en faisant faire ces exos de math par des indiens

  • Gwenegan
    Gwenegan
    Enseignant
    • Posté à 11h06 le 05/03/2009
    • Expert 72092
      Enseignant

    Professeur dans un lycée prvé du XVIème à Paris, où l’on enseigne à des élèves venant d’un milieu assez aisé (enfants de médecins, entrepreneurs, producteurs, etc.), je trouve quelque part cette démarche assez « logique ».

    Sur la page de garde du site, on peut voir que les cartes à acheter, pour engraisser son compte, sont en vente dans l’ouest parisien. Le marché semble donc assez ciblé, au départ, sur cette clientèle privilégiée qui n’hésite pas à solliciter les parents pour des cours particuliers à 30, 35 voire 40 € (ou même plus ? !), quand ce ne sont pas les parents eux-mêmes qui nous sollicitent pour que l’on donne un cours à leur enfant !
    L’inégalité est déjà présente entre ces élèves qui peuvent se permettre un soutien (parents, prof particulier) et ceux qui ne le peuvent pas. Ce site n’apporte au fond rien de vraiment nouveau, il ne fait qu’accroitre cette différence, si il est viable.
    Comme j’ai pu lire plus haut, ces élèves feraient déjà mieux de se tourner vers des forums de discussion gratuits ou plus simplement venir en classe nous poser leurs questions !
    J’aurais néanmoins la curiosité de voir la répartition qui sera faite du magot entre l’entreprise et le correcteur, voire même proposer une correction de mon propre devoir pour le voir revenir sur les copies de mes élèves... lol ; -)

  • oui ben non
    • Posté à 12h06 le 05/03/2009
    • Internaute 41968

    Moi, je me méfie de ceux qui ont fait les grandes écoles...Tout le monde leur tape dessus , disant que ce sont des bons à rien, qui ont ruiné l’économie.
    Et c’est à eux que l’on va confier la « REUSSITE » de nos enfants ?
    Mais, vu que c’est payant, ce sont les mêmes qui vont se retrouver. Les fils de riches, déjà en grandes écoles, prépareront les fils de riches qui voudront y entrer.
    Bref ! cela ne changera pas grand - chose à la marche du monde.
    On aura toujours besoin d’enseignants compétents. Pour ceux qui ne le sont pas, ils feront leur carrière, comme avant...
    Chacun réussira en fonction de sa valeur réelle, sauf celui qui saura prendre les trains réservés aux combinards
    Elle est pas belle la vie ?

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