Faismesdevoirs.com : quel est le prix d'un exercice de maths ?
Scandale chez les enseignants. Le site Faismesdevoirs vend aux élèves des exercices de maths sans aucune erreur ou des exposés d’histoire clé en main. Mais comment le site fixe-t-il ses prix ? Son créateur répond.
Faismesdevoirs, qui doit être lancé ce jeudi, offre une belle publicité à Stéphane Boukris. En se lançant dans l’enseignement à distance, le jeune patron diversifie les activités de Staaf, sa société, qui permet pour l’instant d’acheter en ligne des heures de baby-sitting ou de ménage.
80 euros l’exposé sur le carbone 14
Même principe avec les collégiens et lycéens : pour faire remonter leur moyenne, ils devront ouvrir un compte et acheter des paquets d’heures. Le prix ? « Entre 5 et 80 euros selon la consistance et le travail que cela demande », explique Stéphane Boukris.
Comme toute entreprise, Faismesdevoirs possède son produit d’appel, pour faire remonter en urgence la moyenne des cancres : l’exercice de maths de « une à trois questions » (niveau : de la sixième à la terminale), facturé à 5 euros. Le site possède aussi son produit « premium », qui fera passer ces cancres pour des forts en thème : « un exposé Powerpoint complet » pour les élèves de première ou terminale, facturé 80 euros. Cher ? Pour Stéphane Boukris, les clients en auront pour leur argent (ou celui de leurs parents) :
« Avec le fichier Powerpoint, nous fournissons aussi le speech à apprendre. Les sujets peuvent aller de la Révolution française au carbone 14. »
Les « professeurs » sont des « élèves »
Pas question, pour Stéphane Boukris, d’en révéler beaucoup plus sur son « business model » et ses objectifs commerciaux. Et encore moins sur ses marges, qui pourraient se révéler assez confortables. Exercice, dissertation, exposé : le patron de Faismesdevoirs a calculé le temps que les correcteurs devraient passer sur chaque type de commande. De quoi encourager leur productivité. Ils sont rémunérés « 15 euros de l’heure avec un statut d’auto-entrepreneur », explique Stéphane Boukris.
Dans la conversation, le créateur de Faismesdevoirs désigne alternativement les correcteurs comme « nos professeurs » et « nos élèves ». Un lapsus ? Non. Ces professeurs n’appartiennent pas à l’Education nationale, mais sont encore étudiants, en grandes écoles.
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la seule réponse que je vois à cette situation, c’est la fin des devoirs notés à la maison. tout sur table ! avant même le site, des universités se sont mises à investir dans des logiciels anti-pompe, qui extraient au hasard des séquences de mémoires donnés (thèse ou autre) pour voir s’ils sont sur internet et proviennent d’ailleurs...
Mais au dela du problème de la triche, la pédagogie du CP au doctorat doit s’adapter à l’existence d’internet, qui reste un outil fabuleux !
je ne comprends pas qu’on apprenne pas aux élèves à faire des recherches internet de façon structurée. encore maintenant, ce n’est pas juste avec un mot dans un moteur de recherche qu’on tombe sur la bonne information. Il faut savoir reconnaître, analyser et trier au vu des adresses les sites d’intéret, apprendre à naviguer dessus...
Et puis il faut avoir les connaissances qui permettent d’en chercher d’autre. l’esprit critique : est-ce que ce que je sais, ce que je trouve ou ce qu’on me dit est vrai. comment le prouver ? qu’est-ce qui est fiable ?
et plus tard : qu’est ce qui est original ? ai-je raison de m’intéresser à telle ou telle question ?




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