Nonfiction.fr 27/02/2009 à 15h39

Louis-Georges Tin à la recherche des racines de l'hétérosexualité

Florence Tamagne | nonfiction.fr


C’est à une « véritable révolution épistémologique » que nous invite Louis-Georges Tin dans ce livre qui rompt avec les conceptions essentialistes de l’hétérosexualité. Parce qu’elle était pensée comme relevant de « l’ordre de la Nature », un invariant jamais remis en cause, l’hétérosexualité a longtemps constitué un point aveugle de la recherche historique.

Historiciser l’hétérosexualité

Paradoxalement, c’est par le biais de l’histoire de l’homosexualité que la « question hétérosexuelle » en est venue à être posée. Parce qu’elles interrogent les normes sexuelles comme les rapports de genre pour en révéler l’historicité, les études gays et lesbiennes ont ouvert la voie à un questionnement des sexualités dites « normales ».

Dans la lignée des travaux initiés aux Etats-Unis par Jonathan Katz, Louis-Georges Tin envisage ici l’hétérosexualité comme un construit, historiquement et socialement daté, dont il convient d’analyser les conditions d’émergence et d’acculturation.

Plus exactement, il entend prouver que « si la pratique hétérosexuelle est universelle, la culture hétérosexuelle, elle, ne l’est pas ». Une comparaison lui permet d’éclairer cette affirmation a priori déroutante : si, dans toutes les sociétés humaines, il y a bien sûr des pratiques alimentaires, indispensables à la survie des individus, toutes les sociétés ne construisent pourtant pas une culture gastronomique, comme c’est le cas en France.

Prenant appui sur la littérature, la philosophie et l’histoire, l’auteur fait ainsi l’hypothèse que la « culture hétérosexuelle » émerge en Occident au début du XIIe siècle, avec la culture courtoise. Aujourd’hui dominante, elle a été elle-même dominée par des institutions comme l’Eglise (qui prône la chasteté), la noblesse (qui valorise l’homosocialité), et dans une moindre mesure la médecine (qui voit dans « l’amour fou » une forme de pathologie).

Relire ses classiques

Certains chapitres relèvent du tour de force. Le premier, sur la culture chevaleresque, revisite des interprétations déjà suggérées par Georges Duby ou Jacques le Goff, mais les éclaire d’un jour nouveau.

Par l’étude minutieuse de textes en apparence aussi connus que « La Chanson de Roland » ou « Lancelot du Lac », Louis-Georges Tin montre que, dans la société féodale, seules les amitiés masculines bénéficient d’une reconnaissance sociale et culturelle, qui se traduit notamment par l’exaltation des relations sentimentales entre hommes dans la chanson de geste avant l’émergence de la littérature courtoise.

Ce n’est que progressivement, par l’intermédiaire des troubadours et des trouvères, que les amours hétérosexuelles, sous la forme dissymétrique de l’amour du chevalier pour sa dame, s’affirment comme un modèle alternatif au modèle homosocial.

Le cas de Tristan et Yseult est à cet égard révélateur. Ce symbole de la culture hétérosexuelle peut en effet être lu comme le récit du conflit entre cultures chevaleresque et courtoise.

Dans les premières versions, la relation entre Tristan et son oncle, le roi, est centrale, comme dans tout roman de chevalerie. La passion que le jeune homme ressent pour Yseult, pourtant promise à son suzerain, est le résultat malheureux de l’absorption d’un philtre d’amour, une occurrence regrettable et accidentelle.

Dans les versions postérieures, le philtre disparaît, et c’est au premier regard, tout naturellement, que Tristan s’éprend d’Yseult…

Egalement victime de la popularité croissante des thématiques courtoises, la culture chrétienne multiplia les ruses pour en réduire l’influence, en vain. D’abord dénoncée, la culture hétérosexuelle fut progressivement intégrée à l’institution religieuse par le sacrement du mariage.

Ultime stratégie, la promotion de la poésie mariale apparaît comme un compromis entre amour spirituel et amour hétérosexuel. Incapable d’empêcher les poètes de chanter les charmes des jeunes filles, le clergé les autorisait à célébrer, à travers Marie, une figure féminine, mais comme privée de sexe et entièrement consacrée à l’amour divin.

Pour mieux imprégner l’esprit des fidèles, des paroles pieuses étaient plaquées sur les mélodies de chansons d’amour populaires, et les vers galants habilement spiritualisés. Le triomphe de la culture érotique hétérosexuelle n’en fut que retardé.

Les médecins échouèrent pareillement à pathologiser l’amour homme-femme. Démission de l’esprit face au corps, échauffement du foie, hystérie, érotomanie, hétérosexualité, désignent tour à tour les variantes d’une maladie d’amour qui alimente la chronique médicale et psychiatrique.

L’hétérosexuel, au début du XXe siècle, c’est celui qui éprouve une attirance morbide pour les personnes de l’autre sexe. Loin d’être dans la norme, il est, au même titre que l’homosexuel, un déviant.

La culture hétérosexuelle ne s’était pas moins imposée, depuis le XVIIe siècle, comme la culture dominante, dont le caractère « naturel » était non seulement constamment réaffirmé par l’ensemble des institutions sociales, mais exalté par l’immense majorité des productions culturelles.

Plein d’humour, toujours très clair, Louis-Georges Tin rend limpide ce qui aurait pu être jargonnant. A chaque tir, il fait mouche. Les préjugés volent en éclat, les lieux communs sont jetés cul par dessus tête.

Certes, le livre n’est pas sans défauts. L’analyse reste centrée sur la France. Des siècles entiers sont survolés. La culture des élites prend le pas sur les modes d’expression populaires. La littérature est privilégiée au détriment d’autres sources. Les exemples choisis renvoient presque systématiquement à l’homosexualité masculine, laissant le lesbianisme dans l’ombre.

Conscient de ces faiblesses, l’auteur assume ses choix : ouvrage programmatique, cette première histoire de la culture hétérosexuelle vise davantage à baliser un champ qu’à en creuser tous les sillons.

Ce faisant, elle n’en remplit pas moins son objectif premier : « Eveiller la culture hétérosexuelle à la conscience spéculaire de soi-même. » On ne peut qu’espérer que d’autres viendront assister Louis-Georges Tin dans cette tâche ambitieuse, qui participe d’un vaste procès de dénaturalisation des normes engagé, depuis une trentaine d’années, par les sciences sociales et historiques.

L’invention de la culture hétérosexuelle de Louis-Georges Tin (éd. Autrement, 201 pages, 20€)

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
Comment reconnaître un homo ? (sans son disque de Dalida)
Tous les articles sur l’homosexualité
Louis-Georges Tin : « Il n’y a jamais eu de repentance de l’Etat français »

Ailleurs sur le Web
Le portrait de Louis-George Tin, sur Wikipedia
L’observatoire de l’hétérosexualité

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  • ysengrimus
    • Posté à 15h48 le 27/02/2009
    • Internaute 12674

    Bravo. Enfin. Historiciser hétérosexualité et hétérosexisme est absolument crucial. L’homosexualité aussi, d’ailleurs, doit se voir historicisée.

    Lien

    Et une dimension critique, sereine, ouverte, est inéluctable dans les deux cas.

    Paul Laurendeau

    • Tokani
      Tokani répond à ysengrimus
      Oldmole
      • Posté à 21h42 le 27/02/2009
      • Internaute 71184
        Oldmole

      Hétéro ? Terme forgé et utilisé afin de mettre sur un pied d’Egalité sémantique et psychologique les adeptes d’une sexualité minoritaire ... Bon pourquoi pas je m’en Tape ! Mais ne pas être Dupe ...

      • ysengrimus
        ysengrimus répond à Tokani
        • Posté à 23h56 le 27/02/2009
        • Internaute 12674

        Oh, nous sommes tous le minoritaire de quelqu’un...
        P.L.

         
        • les nuits fauves
          • Posté à 15h19 le 03/03/2009
          • Internaute 71700
            .

          « Le cas de Tristan et Yseult est à cet égard révélateur ».

          Ah bon ! ? Alors dans les ref
          on aurait pû dire, oh D.ieu ! bien des choses en somme, en variant le ton. Par exemple, tenez :

          Roméo & Juliet. Chat expire :
          « my only love comes from my only hate »

          PL, je suis pas très d’accord avec votre affirmation qu’on est tous le « minoritaire » de quelqu’un ? ... C’est triste.

          En amour, ne serait’on pas TOUS l’objet de la contradiction d’un(e) AUTRE ?
          Ca aide au dépassement, à la conscience de soi, à l’ouverture. Non ?

          Dans les écritures, la femme n’a t’elle pas été crée pour Adam contre lui-même ?

          et aussi féminin, masculin, ...

          mmm...belle réflexion qui s’ouvre, mais j’aime aussi le sens pratique...A+
          Séduction et Radada exigent.
          On va vers le « minouritaire » d’un Autre...

  • Désinscrit le 15-7
    • Posté à 15h49 le 27/02/2009
    • Internaute 992
      nc

    Ce faisant, elle n’en remplit pas moins son objectif premier : « Eveiller la culture hétérosexuelle à la conscience spéculaire de soi-même. » On ne peut qu’espérer que d’autres viendront assister Louis-Georges Tin dans cette tâche ambitieuse, qui participe d’un vaste procès de dénaturalisation des normes engagé, depuis une trentaine d’années, par les sciences sociales et historiques.

    ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

    Je sais pas si je pourrais l’aider a resoudre ces questions mais je peux quand meme lui faire par d’un indice de grande valeur...

    « Quelle différence y a-t-il entre l’abominable homme des neiges et l’abominable femme des neiges ?
    - Une abominable paire de couilles ! » (COLUCHE)

    OK...I am off ! ! !

    • pablico
      pablico répond à Désinscrit le 15-7
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 16h12 le 27/02/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      comme quoi même sur ce sujet, que l’on pourrait croire naturel et normal il s’’avère que l’on agit (mariage, amours, amitiés etc) par paradigmes implantés au moyen age... intéressant.
      Où est la normalité ? dans nos paradigmes(culture) dictés par l’église du moyen age ?

      donc l’hétérosexualité n’est qu’une tendance, comme une autre si l’on lit bien.

      • Quidamdidam
        Quidamdidam répond à pablico
        Etudiant
        • Posté à 19h06 le 27/02/2009
        • Internaute 69794
          Etudiant

        hop hop hop attention !

        le paradigme installé n’est pas celui de l’église moyen-âgeuse, mais celle des trouvère et troubadour (notamment la cours d’Aliénor d’aquitaine et de sa fille), à savoir l’amour courtois.

        Il y a d’ailleurs a une période un conflit autour de ce paradigme. En très bref, trois versant :
        - Blanche de castille (la fille d’Aliénor) l’amour courtois est charnel et adultère (je me suis toujours demandé qu’en pensais son mari ^^)
        - Chrétien de Troye, l’amour courtois est charnel, spirituel et inscrit dans le couple marié (le mariage ne passait à l’époque pas à l’église)
        - Une autre conception dont j’ai oublié le représentant, l’amour courtois est adultère mais uniquement spirituel. Le sexe menant à la damnation, si on aime l’autre on ne le touche pas pour le sauver.

        Tout ça se ressent dans les roman de chrétiens de Troye. Erec et Enide lui est très personnel et correspond à son idéal. Le chevalier à la charette est une commande de blanche de castille.
        Quand a la troisième, il faut voir dans les continuation de la quête de perceval. Non écrit pas chrétien de Troye donc. Sans doute l’église comptais déjà faire la main mise dessus.

        Je conseille la lecture de Duby d’ailleurs, très instructif !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h06 le 27/02/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    L’hétérosexualité est peut être naturel, mais si ce qui est naturel est autorisé, j’ai donc le droit de tuer les mâles et de violer les femelles...

    On pourrait aussi dire que si le Moyen Age a voulu faire disparaitre l’homosexualité, c’était parce qu’il a cherché à faire disparaitre l’Antiquité, tout ce qu’avait fait les Romains et les Grecs, ce qui inclus aussi une certaine liberté sexuelle.

    Mais bon, honnêtement, je m’en fous de ces histoires et de ces tentatives d’explication. Pas étonnant que notre société soit totalement complexée, déprimée et psychotique, accro aux psys et aux médocs, elle est incapable de faire quoi que ce soit sans s’inventer des raisons de culpabiliser et chercher ensuite des pseudos justifications. L’Univers contient assez de questions, pas besoin d’en inventer des faciles juste pour trouver des réponses évidentes.

    Alors autant bruler ce livre et aller niquer homme, femme, soi même ou personne. Et envoyer chier ceux qui ne sont pas d’accord (et leur mettre une balle en pleine tête si ils insistent trop).

    • pablico
      pablico répond à Keldan
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 16h24 le 27/02/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      sur le plan affectif voir sexuel (le fond de commerce de Freud et des psy)
      si l’on enlève le sentiment de fautes, d’interdit, on devrait vider pas mal de clients mal dans leur peau.
      Ceux qui vivent une vie pour laquelle ils ne sont pas fait, qui par normalité se sentent obligés de vivre. Qui de ce fait s’emmerdent la vie, et emmerde la vie de leur partenaire (sans compter la vie de leur entourage).

    • Numerosix
      Numerosix répond à Keldan
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 16h18 le 27/02/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Oui ,Keldan , c’est vrai qu’ il y en a un peu ras le bol de toute cette masturbation historico hystérico cucul hétéro homo et bi .
      je préfere relire un bon Johan et Pirlouit ..

      • ysengrimus
        ysengrimus répond à Numerosix
        • Posté à 16h32 le 27/02/2009
        • Internaute 12674

        Pas d’accord avec Numerosis.
        P.L.

         
        • Adéménagé le 3 janvier 2011
          • Posté à 16h46 le 27/02/2009
          • Internaute 29846
            menuisier

          Un petit Alix et Enak alors ?

          Lien

          • Numerosix
            Numerosix répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 16h55 le 27/02/2009
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)

            Excellent Déluge .
            Mais dans le genre BD grande Menace de Jacques Martin , ne pas oublier le journaliste Lefranc et Jean-jean

            • Adéménagé le 3 janvier 2011
              • Posté à 16h57 le 27/02/2009
              • Internaute 29846
                menuisier

              C’est celui où sur la couverture on voit Lefranc courir avec la chemise déchirée ? Je l’avais quand j’étais mome..
              Tant que j’y suis, tu as bouffé du lion aujourd’hui (rapport à la poésie plus bas) ?

          • ysengrimus
            • Posté à 16h56 le 27/02/2009
            • Internaute 12674

            J’ai pas de problèmes particulier avec les dessins... Le capitalisme commercial b(p)édéiste se donne l’Antiquité de toc et les transpositions latérales qu’il veut bien... Cela ne l’affranchit en rien de l’obligation historienne effective...

            P.L.

          • framboise92
            framboise92 répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
            je choisis la campagne, la (...)
            • Posté à 20h10 le 28/02/2009
            • Internaute 24519
              je choisis la campagne, la (...)

            mignons , que c’est dommage !

        6 autres commentaires
      • Un compte supprime
        • Posté à 17h11 le 27/02/2009
        • Internaute 21837
          nc

        Parlons-en de Johan et Pirlouit, tiens...

      • Pseudo
        Pseudo répond à Numerosix
        Enfin libre : -)
        • Posté à 17h28 le 27/02/2009
        • Internaute 25947
          Enfin libre : -)

        C’est sûr que tu crains moins la censure qu’avec Manara. : -))

        Quoique les p’tits bruns et les grands blonds, quand ils sont entre garçons, rient comme des fous...

      • fantome de la nuit
        fantome de la nuit répond à Numerosix
        insomniaque
        • Posté à 20h13 le 27/02/2009
        • Internaute 50069
          insomniaque

        Ah bon ? Ils sont pédés Johan et Pirlouit ?

    • JAMBON.BEURRE
      JAMBON.BEURRE répond à Keldan
      « Soyons realiste , demandons l (...)
      • Posté à 16h30 le 27/02/2009
      • Internaute 16073
        « Soyons realiste , demandons l (...)

      Vous pouvez faire aussi le contraire violer les mâles et tuer les femelles.

    • alicejul
      alicejul répond à Keldan
      en sursis urbain
      • Posté à 16h56 le 27/02/2009
      • Internaute 37700
        en sursis urbain

      Il ne s’agit pas de dire que les institutions du Moyen-Age ont voulu faire de disparaître l’homosexualité, mais bien qu’elles ont construit l’hétérosexualité comme norme. L’objectif n’est pas d’expliquer mais de démontrer les mécanismes sociaux qui instituent certaines pratiques comme la seule voie « normale », souvent par le biais de l’argument du naturel. On peut appliquer ce même genre de déconstruction aux discours sur la race du 19ème siècle par exemple, ou sur la nature des femmes etc.

      Cela dit, si vous préférez brûler les livres (et mettre des balles dans la tête)...

  • mioumiou
    • Posté à 16h23 le 27/02/2009
    • Internaute 34943

    Du grand n’importe quoi !

  • thomas2
    thomas2
    historien
    • Posté à 16h28 le 27/02/2009
    • Internaute 71609
      historien

    A ceci près que les straight studies et l’étude de l’hétérosexualité existent depuis maintenant presque 15 ans déjà aux Etats-Unis....et que beaucoup de travaux existent donc déjà sur la question. Rien de bien « révolutionnaire » ni de bien neuf dans le travail de ce Louis george tin donc...

    • TH.
      TH. répond à thomas2
      multicontractuel flexisécurisé
      • Posté à 19h00 le 27/02/2009
      • Internaute 34927
        multicontractuel flexisécurisé

      Tout à fait d’accord, j’allais le dire ! C’est un peu énervant cette capacité de certains à vendre leurs recherches en se spectacularisant sans considération pour le travail de ses confrères et consoeurs. Cela me rappelle, en sociologie, le « sale coup » de P. Bourdieu aux féministes avec « La domination masculine » dans les années 90 : pas un mot des travaux des féministes qui trimaient sur la question depuis les années 70 (Nicole Claude Mathieu, Christine Delphy, etc). Même si l’analyse bourdieusienne était intéressante, on ne peut s’instituer inventeur comme cela !

      • puresonic
        puresonic répond à TH.
        Contempteur irascible
        • Posté à 10h02 le 28/02/2009
        • Internaute 55211
          Contempteur irascible

        « “Même si l’analyse bourdieusienne ‘’
        Je m’intéroge : ne dit on par ‘Bourdivin’ au lieu de ‘Bourdieusien’ ?

  • Al nasr al tair
    Al nasr al tair
    L'aigle en vol...
    • Posté à 16h29 le 27/02/2009
    • Internaute 69210
      L'aigle en vol...

    « Louis-Georges Tin à la recherche des racines de l’hétérosexualité »

    Les chercheurs cherchent, quand ils cherchent des racines forcement ils creusent...

    Es ce cela un puits de science ?

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 16h47 le 27/02/2009
    • Internaute 7659
      oiseau

    C’est intéressant. Cela me rappelle que la notion d’individualité (comme on l’entend aujourd’hui) est relativement récente. Beaucoup de choses qui nous paraissent normales, naturelles, aller-de-soi, sont en fait le résultat d’une longue évolution historique et sociale.

    • Enki
      Enki répond à Tita
      alchimiste
      • Posté à 02h30 le 28/02/2009
      • Internaute 9562
        alchimiste

      Récente... et locale...reçemment locale, localement récente...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 16h46 le 27/02/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    pop
    vulgaire

    OH MON BERGER FIDÈLE

    REFRAIN
    Ah ! fous-moi donc ta pine dans le cul,
    Et qu’on en finisse !
    Ah ! fous-moi donc ta pine dans le cul,
    Et qu’on en parle plus !

    O mon berger fidèle,
    Viens t’en reposer sur mon coeur.
    A ma voix qui t’appelle,
    Viens t’en me donner du bonheur.

    Refrain

    Ta langue me chatouille,
    Jusque dans le fond du gosier.
    Et ton doigt me trifouille
    Bien plus bas que le gésier.

    Refrain

    Je sens tes testicules,
    Battre contre mon gros pétard.
    Je crois que tu m’encules.
    Ah ! le vigoureux braquemart.

    Refrain

    Mais ta queue devient molle,
    Tu ne peux plus bander.
    De désir je suis folle,
    Passe-moi donc le godemiché !

    Ah ! fous-moi l’godemiché dans le cul,
    Et qu’on en finisse !
    Ah ! fous-moi l’godemiché dans le cul,
    Et qu’on en parle plus !

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 16h50 le 27/02/2009
      • Internaute 29846
        menuisier

      Pinaise° N°6 ! ! !

       : -)))))))) ! ! ! !

      ° en 2 syllabes c’eut été pas mal non plus..

      • Utilisateur désinscrit à sa demande
        • Posté à 17h07 le 27/02/2009
        • Internaute 70482
          nc

        Tu connais les Trois Orfèvres des Quatre Barbus (merveilleusement reprise par les Frères Jacques), j’imagine ?

        Trois orfèvres à la St-Eloi
        S’en allèrent diner chez un autre orfèvre
        Trois orfèvres à la St-Eloi
        S’en allèrent diner chez un autr’ bourgeois
        Ils ont baisé toute la famille
        La mère au nichon
        Le père au cul
        La fille au con.

        REFRAIN
        Relevez, la belle, votre blanc jupon
        Qu’on vous voie le cul, qu’on vous voie les fesses
        Relevez, la belle, votre blanc jupon
        Qu’on vous voie le cul, qu’on vous voie le con

        La servante qui avait tout vu
        Leur dit : « Foutez-moi votre pine aux fesses »
        La servante qui avait tout vu
        Leur dit : « Foutez-moi votre pine dans l’cul »
        Tous trois l’ont baisée assis sur une chaise
        La chaise a cassé
        Ils sont tombés sans débander.

        Refrain

        Les orfèvres non contents de ca
        Montèrent sur le toit pour baiser minette
        Les orfèvres non contents de ca
        Montèrent sur le toit pour baiser le chat
        Chat, petit chat, chat, tu m’égratignes
        Petit polisson, tu m’égratignes
        Les roustons.

        Refrain

        Les orfèvres chez le pâtissier
        Entrèrent pour manger quelques friandises
        Les orfèvres chez le pâtissier
        Par les marmitons se firent enculer
        Puis voyant leur vit plein de merde
        Ils ont bouffé ca
        En guise d’éclair au chocolat.

        Refrain

        Les orfèvres au son du canon
        Se retrouveront tous à la frontière
        Les orfèvres au son du canon
        En guis’ de boulets lanceront des étrons
        En bandant tous comme des carmes
        A grands coups de vits
        Repousseront les ennemis.

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 17h14 le 27/02/2009
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Ha , les quatre barbus ! Y avait le disque chez mes parents ! Heureusement qu’ on avait les trucs paillards hétéros pour contrer les Bd pour enfants un peu homo et pédophiles ( et géniales quand meme ) , comme ça , on a pu choisir notre orientation sexuelle devenu grand .

          ( tous les quatre barbus disponibles sur deezer , au fait )

          • Utilisateur désinscrit à sa demande
            • Posté à 17h27 le 27/02/2009
            • Internaute 70482
              nc

            T’as eu du bol, toi : chez nous, que dalle... démerde-toi coco...

            Je me suis dépatouillé tout seul, tu penses bien : j’ai bien fini par trouver mon orientation sexuelle...

          • Léofil
            Léofil répond à Numerosix
            • Posté à 10h49 le 02/03/2009
            • Internaute 40587

            Vu que la production culturelle, médiatique et publicitaire est très majoritairement d’orientation hétérosexuelle, vous n’avez pas dû avoir trop de mal à « faire » votre « choix » ;)

        • Un compte supprime
          • Posté à 17h25 le 27/02/2009
          • Internaute 21837
            nc

          Au reste, ami qu’on en fasse a sa tete

          Main, con, cul, bouche, au plaisir tout est bon

          Sur quelqu’autel qu’on célebre la fete

          toujours la-haut on est sűr du pardon

          Foutre et jouir, voila l’unique affaire

          Foutre et jouir, voila quels sont nos vœux.

          Foutons, amis, qu’importe la maniere

          Foutons, foutons, c’est le plaisir des dieux.

          • Pseudo
            Pseudo répond à Un compte supprime
            Enfin libre : -)
            • Posté à 18h40 le 27/02/2009
            • Internaute 25947
              Enfin libre : -)

            Aimons, foutons, ce sont plaisirs
            Qu’il ne faut pas que l’on sépare ;
            La jouissance et les désirs
            Sont ce que l’âme a de plus rare.
            D’un vit, d’un con et de deux cœurs,
            Naît un accord plein de douceurs,
            Que les dévots blâment sans cause.
            Amarillis, pensez-y bien :
            Aimer sans foutre est peu de chose
            Foutre sans aimer ce n’est rien.

        7 autres commentaires
    • Un compte supprime
      • Posté à 17h13 le 27/02/2009
      • Internaute 21837
        nc

      C’est la grande forme ce soir ! Je fais un copie colle immediatement. Au fait, la musique ?

      • Numerosix
        Numerosix répond à Un compte supprime
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 17h37 le 27/02/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Lien

        ( en version soft des Quatre Barbus)

      • PSN
        PSN répond à Un compte supprime
        en recherche d'emploi
        • Posté à 18h17 le 02/03/2009
        • Internaute 59972
          en recherche d'emploi

        Voilà pour la musique : Rythm is love, Keziah J.

        Lien

        Si les garçons du sexe fille et les filles du sexe garçon S’AIMENT, c’est que l’Amour a de meilleurs yeux qu’eux...

        Gangsters on love... ? ?

    • fantome de la nuit
      fantome de la nuit répond à Numerosix
      insomniaque
      • Posté à 20h25 le 27/02/2009
      • Internaute 50069
        insomniaque

      Il y a aussi la version de Pierre Perret...
      (Certes moins bonne à mon goût)

      Disponible sur Deezer

    • framboise92
      framboise92 répond à Numerosix
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 20h11 le 28/02/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      merci d’avoir précisé pop vulgaire LOL

  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 16h50 le 27/02/2009
    • Internaute 29766
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    En fait je suis assez étonné par ces affirmations.
    Les spartiates avaient l’habitude de se réconforter entre hommes, de même que les macédoniens, mais les athéniens n’avaient pas ce genre de pratiques et les méprisaient.
    Pour ce qui est du moyen âge, la pratique était fréquente, mais pas forcément trés acceptée (Richard Coeur de Lion fut contraint à partir en Croisade pour expier ses penchants amoureux.)
    De même l’accusation de sodomie était extrêmement fréquente pour condamner un gêneur, et trés pratique car à l’époque invérifiable.
    Dire que toute amitié « virile » (la chevalrie) soit issue de penchants homosexuels me semble un peu tiré par les cheuveux quand même.
    L’article est interessant, mais je trouve qu’il y a un fort parti pris quant au contenu du livre cité.

    • alicejul
      alicejul répond à Hatamoto
      en sursis urbain
      • Posté à 17h02 le 27/02/2009
      • Internaute 37700
        en sursis urbain

      Attention, vous confondez homosexualité et homosocialité. L’homosocialité signifie que sont valorisées (et considérées comme possibles) uniquement les relations sociales et amicales entre hommes. L’amitié virile exclut la sexualité mais autorise le sentiment amoureux.

      • Numerosix
        Numerosix répond à alicejul
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 17h20 le 27/02/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Oui , enfin l’ amitié avec mes potes , quoi ?

        Qu’est ce que j’en ai a faire que ce soit valorisé ou dévalorisé par mes ennemis de la société comme homosocialité ou pas , franchement ?

         
        • Pseudo
          Pseudo répond à Numerosix
          Enfin libre : -)
          • Posté à 18h44 le 27/02/2009
          • Internaute 25947
            Enfin libre : -)

          C’étaient pas des amis de lux’,
          Des petits Castor et Pollux,
          Des gens de Sodome et Gomorre,
          Sodome et Gomorre,
          C’étaient pas des amis choisis
          Par Montaigne et La Boetie,
          Sur le ventre ils se tapaient fort,
          Les copains d’abord.

        1 autres commentaires
  • sigismund
    sigismund
    autre/ne se prononce pas
    • Posté à 16h54 le 27/02/2009
    • Internaute 910
      autre/ne se prononce pas

    L’heterosexualité est une construction historique... soit. Tout comme l’homosexualité. Tout comme la sexualité tout court, en fait. J’ai parcouru quelques fois le blog de ce monsieur, et y est trouvé un ton « revanchard » qui ne peut que desservir sa cause : ce coté « c’est vous les déviants finalement »...

    ... Comme quoi, meme un homosexuel peut etre profondement enraciné dans sa culture judeo-chrétienne ; si nous arretions tous de nous CULPABILISER mutuellement ?

    Notre morale n’a pas changé, seuls ses objets l’ont fait : si avant, le sexe était quelquechose de mal, c’est maintenant ne pas avoir de sexualité qui est quelque chose de mal.

    Avec cet imbroglio, nous voilà tous enfermés dans une double contrainte : dire qu’on aime pas le sexe, c’est etre refoulé, et dire qu’on aime le sexe, c’est etre pervers (pour schematiser ).

    • Utilisateur désinscrit à sa demande
      • Posté à 17h02 le 27/02/2009
      • Internaute 70482
        nc

      Comment ça, double contrainte ?

      J’aime le sexe. Et j’emmerde les doubles contraints qui pensent de traviole. Les pervers, c’est eux. Non mais.

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