A la une 02/03/2009 à 20h27

Du PIB au CAC 40, la journée des catastrophes

François Krug | Journaliste Rue89



La ministre de l’économie Christine Lagarde à Davos le 31 janvier 2009 (Pascal Lauener/Reuters).

La France subit sa pire récession depuis la fin de la Guerre, le chômage va encore grimper, la Bourse dégringole à son plus bas niveau depuis six ans : la semaine commence bien. Heureusement, Christine Lagarde a trouvé au moins un motif de satisfaction.

La ministre de l’Economie a pourtant été la principale pourvoyeuse de mauvaises nouvelles ce lundi. Elle a annoncé les nouvelles prévisions de Bercy pour 2009 :

  • Le PIB reculera de 1,5% (Bercy prévoyait jusqu’ici une croissance de 0,2% à 0,5%)
  • L’Etat prévoit 300 000 suppressions d’emplois (90 000 suppressions ont déjà été enregistrées en janvier)
  • Le déficit public représentera 5% du PIB (au lieu des 4,4% prévus initialement, et des 3% prévus par le Pacte de stabilité européen)

La France va donc subir sa troisième récession de l’après-guerre. Ce sera aussi la pire : celles de 1975 et 1993 s’étaient soldées par des reculs du PIB de 1%.

Tous les secteurs d’activité touchés

La Bourse, elle, s’est effondrée. Le CAC 40 a dégringolé de 4,48% et, à 2 582 points, il retrouve son niveau du 13 mars 2003.

Et aucun secteur n’a été épargné aujourd’hui. Exemples :

  • Automobile : nouvelle chute des ventes de voitures neuves en janvier (-13,1% sur un an)
  • Assurance : le gouvernement américain a dû renflouer une nouvelle fois le géant AIG
  • Aéronautique : selon Der Spiegel, le gouvernement allemand pourrait renoncer à acheter le nouvel avion de transport militaire d’EADS, l’A400M

« Un recul de 1,5%, c’est beaucoup mieux »

Pour Christine Lagarde, il y a au moins un motif de satisfaction. Ca va peut-être mal, mais ça pourrait être encore pire :

« La Commission européenne prévoyait pour la France une baisse de 1,8% (du PIB), le FMI une baisse de 1,9% (...). Un recul de 1,5%, c’est beaucoup mieux (...). Nous sommes plus près de la relance que beaucoup de nos voisins. »

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Photo : la ministre de l’économie Christine Lagarde à Davos le 31 janvier 2009 (Pascal Lauener/Reuters).

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  • dan46
    dan46
    gardé a vue
    • Posté à 21h42 le 02/03/2009
    • Internaute 62908
      gardé a vue

    Mais voyons ce n’est pas une récession, simplement de la croissance négative.

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 09h52 le 03/03/2009
      • Internaute 38801

      Non ce n’est ni une simple « crise », ni une simple récession passagère, ni un ralentissement passager « avant la reprise »...
      c’est l’écroulement du « Financiarisme »...

      Gardons le moral : « le Financiarisme » c’est fini ! ..

      Pourquoi ? Tout simplement : la religion « financiariste », dont Davos était le synode périodique, s’est évanouie... écroulée ! Ses ’grands-prêtres’ ont disparu...

      Le « Financiarisme »... à ne pas confondre avec le Capitalisme... est né dans les années 1970.
      Bien plus qu’une idéologie... ce fut dès l’origine une « religion’.

      Une “foi’ (bien sûr irrationnelle) dans la toute-puissance de la financiarisation de l’économie... sous-tendue par un culte : le ’tout-fric’ !

      Ses adeptes... les cupides du monde entier... ont pris d’assaut - partout - la haute fonction publique, l’État et les grandes entreprises... pour mettre en oeuvre...
      les deux dogmes majeurs ’donnant-donnant’ de cette ’nouvelle religion’ :
      (1) ‘neutraliser’ les États... (2) assurer la ‘liberté’ du fric...

      (1) en les réduisant à des ’États-rentiers’... anesthésiés, percevant une manne régulière : la T-V-A... qui découple la plus-value financière de l’activité productive, permet la mondialisation en facilitant la sous-traitance et les délocalisations ;
      (2) en assurant la ’libre circulation’ et mieux la ’libre création’ de capitaux qui affranchit des règles et contrôles... facilite l’ingénieuse ’protection financière’ et le ’monopoly financier’.

      On en voit le résultat après à peine 40 ans... Ce que d’aucuns osent encore nommer ’crise’... est en fait l’écroulement de cette religion financiariste, la capilotade de sa prétendue ’ingénierie’... de ses ’innovations financières’... de la ’création de valeur’...
      et la débandade de ses adeptes... avec, au premier rang des ‘sauve-qui-peut’, ses grands-prêtres : les politiciens socialogaullistes, européistes, mondialistes et leurs affidés !

      Des milliards de milliards de dollars, d’euros... de monnaie... ’fausse’ bien sûr... évaporés !
      Les conséquences de cet effondrement total de cette ‘religion financiariste’ ?
      Non encore perçues par tout un chacun...

      Assurément ruine et misère...
      sang et larmes pour les peuples du monde entier !
      mais… enfin… bientôt la délivrance !

      • touko_2
        touko_2 répond à PauLo anarcho-patriote
        fonctionnaire http://minettelol (...)
        • Posté à 21h31 le 03/03/2009
        • Internaute 70143
          fonctionnaire http://minettelol (...)

        Comme quoi, vous pouvez sortir de bons commentaires quand vous en faites l’effort ! ! !

        D’ailleurs je me demande si vous êtes le vrai ! ! !

  • désinscrit-
    • Posté à 22h01 le 02/03/2009
    • Internaute 736

    Le PIB reculera de 1,5% (Bercy prévoyait jusqu’ici une croissance de 0,2% à 0,5%)
    Ok on peut donc estimer que Bercy a une marge d’erreur de 2%, on comprend mieux que Sarko ne comprenne pas les critiques sur un déficit de 5,5 alors qu’il devrait être au max de 3%.

    Est ce que cette incompétence se retrouve chez nos « partenaires » européen ou on est les seuls nuls de la bande ?

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 09h54 le 03/03/2009
      • Internaute 38801

      Le jour où l’EURO a fait… PSCHITT.

      Des milliards d’euros sont partis en fumée, en France, en ce dimanche 20 janvier 2008, triste jour ! ... L’€uro a fait pschitt… dramatique.

      Pour qui la perte phénoménale (1000 milliards d’euros... en pertes modiales cumulées) ? mais pour nous toutes et tous, Françaises Français… des milliers de milliards envolés, disparus, effacés de nos avoirs nationaux !

      Ah, ils vont manquer dans nos caisses ces milliers de milliards d’euros brûlés en un instant par des financiers avides d’un « toujours plus » de profit ! Nous n’avons pas fini de devoir « travailler plus » pour les regagner ces milliards.

      C’est évidemment pas la perte de la seule Société Générale, c’est une énorme perte pour nous… toutes et tous qui allons la payer par toujours plus d’inflation, toujours moins de pouvoir d’achat, toujours plus de précarité, toujours moins de bien-être.

      Et c’est pas seulement le cas de la Générale, c’est pour tout le CAC40 : ils ont tous spéculé ! A preuve formelle, l’ultimatum lancé mi-avril 2008 aux sociétés financières par le FMI et le G8 : « vous avez 100 jours pour avouer vos pertes ! » Et au total, mille milliards d’euros évaporés....

      Voilà le résultat de la politique aventureuse (libéraliste) de nos financiers et de... leurs politiciens alliés : jouer nos avoirs à leur casino spéculatif ! et les perdre en un instant… Perdre le fruit du travail de milliers, de millions de leurs concitoyens en un mauvais coup de dé, quelle gabegie !

      Et ces financiers de pacotille qui ruinent le peuple continuent de plastronner… soutenus par les politiciens socialogaullistes et les eurocrates mondialistes, ils continuent de s’enrichir sur le dos des travailleurs et des épargnants… qui, eux, doivent peiner - toujours davantage - pour avoir quelques sous devant eux.

      L’€uro a fait pschitt… et ça va nous coûter cher… bien plus cher qu’on ne le dit aujourd’hui : les « vaches maigres » s’avancent, la disette est inéluctable. Pauvre France, dans quel état ces voyous t’ont-ils mise !

  • Carmagnole
    Carmagnole
    retraité de l'Education (...)
    • Posté à 22h03 le 02/03/2009
    • Internaute 44234
      retraité de l'Education (...)

    Qui peut encore faire confiance à Mme Lagarde ?

    20 Sept.2008 elle déclare...

    « Le gros risque systémique qui était craint par les places financières et qui les a amenées à beaucoup baisser au cours des derniers jours est DERRIERE NOUS. »

    Au fait,de quel ministère a t-elle la charge ?

    • Frank55
      Frank55 répond à Carmagnole
      RAS
      • Posté à 09h37 le 03/03/2009
      • Internaute 51230
        RAS

      celui de l’incompétence ; le gros risque il s’est arrêté aux frontières de la france comme le nuage de tchernobyl

      • PauLo anarcho-patriote
        • Posté à 09h56 le 03/03/2009
        • Internaute 38801

        Pas le moral... les « golden boys » du CAC40...

        qui savent bien qu’ils mentent à leurs clients sur les prouesses des entreprises qu’ils leur conseillent, qui n’ignorent rien du « window dressing » des comptes des grands groupes, de la dégradation professionnelle de leurs équipes résultant du népotisme de leurs dirigeants, qui connaissent la fragilité du système financier dont il vante pourtant la robustesse et la pérennité.

        Peu leur importe bien sûr que les petits porteurs soient floués et demain ruinés pourvu qu’ils s’enrichissent eux dans l’immédiat. Certes mais que faire de cette richesse, comment la protéger vraiment et où la préserver du cataclysme, de la faillite ou la banqueroute de l’État français conséquence inéluctable de l’administration calamiteuse socialogaulliste, pour en profiter durablement ? Telle reste la question !

        Leurs instruments financiers sont bien sûr sophistiqués mais qu’en adviendra-t-il au moment de la débacle ?

        Toutefois ils continuent d’entonner, encore et toujours, mais en y croyant de moins en moins les refrains de la « pensée unique » financière qui soutient le système socialogaulliste :

        > « sus à la répartition », une seule solution la capitalisation ; sauf qu’ils savent bien que c’est la « capi » qui a ruiné plusieurs générations d’épargnants ;

        > un R.O.I. de 15% de plus que l’inflation, tout en reconnaissant à voix basse que cela appauvrit toujours plus l’entreprise, son savoir faire, la maîtrise, la sûreté, la pérennité de son développement ;

        > le court terme, une belle dernière ligne du compte d’exploitation même au prix d’une dégradation réelle, profonde de l’entreprise, d’une casse industrielle et sociale sans précédent historique, de délocalisations toujours plus fragiles et instables dans des environnements plus dangereux et des zones industrielles de non droit.

        Ils savent pertinemment que ce faisant les majors entreprises françaises qu’ils promeuvent reposent progressivement sur un « socle d’argile » et ne continuent de prospérer qu’en siphonnant par vases communicants avec la complicité active des socialogaullistes la richesse publique et privée de la nation, la menant à la ruine.

      • pablico
        pablico répond à Frank55
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 19h45 le 03/03/2009
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        journée des catastrophes...
        qui peut croire à cela ?

        personne, on essaye juste de rassurer la masse, comme on peut.

        Mais la masse a bien compris que la crise ne finira pas à la fin de l’été..
        la masse a compris qu’on voulait réparer un système qui a foiré, avec les recettes du système foireux.

        le bon sens dans tout cela ?
        la masse n’y comprend rien mais a du bon sens..

        on a laissé bouillir le lait(financiarisme), il a débordé et on essaye de faire croire qu’il en reste encore beaucoup dans la casserole.
        personne ne dit que le lait a éteint le feu.(l’économie et la confiance)..

    • verotanf
      verotanf répond à Carmagnole
      père de famille
      • Posté à 11h16 le 03/03/2009
      • Internaute 25369
        père de famille

      Cette déclaration de Mme Lagarde m’ a beaucoup marqué. Pour moi, ce n’était pas de l’ incompétence mais une tentative de tromperie soigneusement orchestrée. Sa gravité est telle qu’elle aurait dû pour moi, entrainé la démission de son auteur

  • Bebert Cassandre
    • Posté à 22h37 le 02/03/2009
    • Internaute 11910

    Tout va bien... Certes, ça pourrait aller mieux, mais compte tenu de ce prennent nos voisins, nous avons quelques motifs de satisfaction... Dixit Sarkozy.... Par la voix de Madame Lagarde.... Pensez... Nous n’aurons que 300 000 chômeurs de plus quand les autres pays en compteront des millions... Et grâce à qui ? A Monsieur Sarkozy et à son génie planétaire... Parfois de telles déclarations donnent envie d’ouvrir la boîte à gifles... Mais à quoi bon. Proche est le temps ou nous verrons notre baudruche présidentielle se dégonfler. La fuite à Varennes c’est pour bientôt. Qui veulent -ils tromper encore ? Eux-mêmes ? Ou les abrutis qui leur ont fait confiance ? Eux mêmes sans doute pour ne pas courroucer ce malade qui nous gouverne.

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 09h58 le 03/03/2009
      • Internaute 38801

      Roulage et Bétonnage… rescapés de la dernière heure !

      Roulage… l’automobile… vache à lait fiscale… du socialogaullisme ! .. Bétonnage… couler du béton… pour enrichir les groupes immobiliers… socialogaullistes ! ..
      Auto et béton… piliers de l’activité ! ...
      Autrefois c’était « labourage et pâturage » les deux mamelles… Depuis le début de la Vème… c’est « roulage et bétonnage » les deux piliers de l’économie du pays…

      Mais voilà ! aujourd’hui… ces 2 piliers bien abîmés… sinistrés… menacés d’écroulement…
      Le régime vole… au secours… des constructeurs auto… au secours des constructeurs béton… Le socialogaullisme a déjà volé… au secours des assureurs… au secours des banquiers ! ...
      Depuis toujours… le socialogaullisme vole… au secours de… ses potes… de ses supporteurs…
      Indéfectible amitié !

      La faillite est là… annoncée ((leur 1er Ministre l’a déclaré publiquement… personne n’entend…))…
      Les derniers sous de l’État… pour qui ?
      Pour les nouveaux pauvres ? … pour les sans-abri ? …
      Non ! .. pour les compagnies d’assurances… pour les banques…
      « Sauve qui peut ! » Le socialogaullisme racle maintenant les fonds de tiroirs pour… l’auto… pour le béton…
      Roulage… obligatoire ! .. Bétonnage… obligatoire ! .. Faut sauver les suppôts du socialogaullisme…

      Après ça ? ... fini ! .. plus un euro… les derniers sous publics « envolés »… plus rien dans les caisses… l’État en banqueroute… Françaises et Français, toutes et tous pauvres… ruinés par 50 ans de socialogaullisme…
      Mais au moins… le régime aura sauvé… in extremis… les assurances… les banques… les constructeurs automobiles… les constructeurs immobiliers !
      Les autres ? … N’auront qu’à se… « débrouiller » une fois… la bancarotta… officialisée…

      Triste fin de régime… que de dégâts ! .. Des larmes pour le peuple français… mais… « trop tard mon ami… trop tard ! »

  • yoye-2000
    yoye-2000
    se leve tard et travaille mou
    • Posté à 07h56 le 03/03/2009
    • Internaute 48274
      se leve tard et travaille mou

    Y’a un truc avec ce gouvernement, c’est qu’ils sont toujours cohérents au niveau de la com’. Ils sont toujours synchro, avec le même message super cadré. En l’occurrence, celui-là, il est pas mal, il est éprouvé, puisque c’est le coup du nuage de tchernobyl... (la France épargné)
    Mais au niveau de la science « communication » (science, mon c... enfin, bref, ça c’est un autre débat..), c’est un phénomène intéressant. On croit communément que plus on répète un message, plus il entre dans la tête des auditeurs...
    Or, dans ce cas précis, c’est tout le contraire : plus le gouvernement répète que tout va mieux qu’ailleurs, moins on y croit...

    D’autant plus quand c’est Lagarde qui le dit.. Elle est aussi crédible à l’économie que Bigard à la Culture...

    Lien

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 10h00 le 03/03/2009
      • Internaute 38801

      « R.F. »… Royaume des Fonctionnaires !

      Les frontons des édifices publics et palais nationaux sont marqués du sigle « R.F. » qui n’a plus qu’une… signification sous le régime démocratorial de la diarchie socialogaulliste : « Royaume des Fonctionnaires » !
      C’est là en effet sa seule traduction possible conforme aux réalités de notre pays…
      En 50 ans ce régime n’a su développer qu’une seule chose : le nombre des fonctionnaires.
      Non seulement les fonctionnaires de l’État central mais aussi ceux des collectivités territoriales et locales…

      Cet état de fait mène à la ruine notre pays et à… la misère ses habitants… puisque que ces dizaines de millions de fonctionnaires se prélassent et se vautrent dans de luxueux bureaux inutilement équipés, éclairés et chauffés aux frais du contribuable français !

      • Nombre de ces fonctionnaires sont simplement... « feignants » ou... « fainéants »… et ne coûte au fond que leurs traitement et poste de « travail » à faire… semblant et/ou à ne rien faire du tout…

      • Quelques-uns sont malheureusement « laborieux »… qui produisent des textes réglementaires en quantité… pour tout compliquer… et paralyser le travail de leurs concitoyens… ce qui, au final, est tout aussi coûteux et bien davantage dommageable… au pays et… aux habitants qui travaillent eux durement et… souvent dans la précarité !

      Et, de surcroît, ces fonctionnaires ont envahi et occupent tous les sièges électifs…

      • Députés et Sénateurs sont pour la plupart d’anciens fonctionnaires ou des fonctionnaires « en disponibilité »…

      • Élus régionaux, départementaux et communaux aussi !

      Peut-on dans de telles conditions encore parler de « démocratie » ? Certainement pas… Le « régime » inventé et installé par le dernier gouvernement de la IVème République, le gouvernement socialo-gaulliste « De Gaulle – Guy Mollet », en place sans contre-pouvoir depuis 1958, est… de fait… une « démocrature »… une dictature aux apparences démocratiques… le pire des régimes que notre pays a connus au cours de sa longue et glorieuse histoire…

      Ce n’est qu’en en finissant avec ce régime totalitaire de cette diarchie socialogaulliste que la France, la Corse et l’Outre-mer pourront enfin se délivrer de ce « Royaume des Fonctionnaires »… La crise économique qui s’annonce… terrifiante… va peut-être hâter cette « délivrance »… Vraie lueur d’espoir !

      • yoye-2000
        yoye-2000 répond à PauLo anarcho-patriote
        se leve tard et travaille mou
        • Posté à 14h32 le 03/03/2009
        • Internaute 48274
          se leve tard et travaille mou

        J’t’ai reconnu, Eric Zemour, pas la peine de prendre un pseudo, t’es grillé !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 08h53 le 03/03/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    Non, non, pas « la journée » des catastrophes ! Mais un nouvel épisode de plus dans une longue, longue période de chute d’un système.

    Le cas de la ministre Lagarde est rigolo. Un vrai personnage de dessin animé pédalant dans le vide d’un précipice avant d’y tomber.

    Le coup de ses effets d’annonces, trop drôle ! Du comique de répétition : la croissance est à la clef, une mini croissance, euh... la croissance sera peut-être un peu négative, mais moins pire que chez les autres, nous sommes plus près de la reprise que nos voisins...

    En vérité, il est fort probable que la baisse du PIB français 2009 se situera AU MIEUX (« au moins pire », chanterait miss Lagarde) dans une fourchette comprise entre - 5 et -10 %.

    Au mieux, car tout dépend des effets de propagation de la prochaine déflagration mondiale : la faillite enfin officiellement reconnue d’un grand groupe international (automobile ? banque ? assureur ? ...)

    Celle-ci ne saurait tarder, car il est clair que ces grands groupes qui défraient la chronique en bouffant des milliards et des milliards de fonds de soutien sans que cela ne change RIEN à leur catastrophique situation, sont en état de mort clinique et ne sauraient tenir encore bien longtemps. Lequel sera le premier, General Motors, HSBC, Opel... ?

    Mais nul doute que du fond de son gouffre, Mme Lagarde ululera encore : « Nous sommes moins morts que les autres, tralalère ! »

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 10h02 le 03/03/2009
      • Internaute 38801

      Un seul vestige de « l’autosuffisance » !

      Quand les socialo-gaullistes ont pris le pouvoir, en 1958, la IVème République venait de rétablir l’autosuffisance des territoires en matière agricole. « Labourage et pâturage » étaient redevenus « les deux mamelles » du pays. Tous les Français et tous les Colonisés mangeaient à leur faim sans aucun excédent d’importation. C’était une grande victoire de la « reconstruction » par les Françaises et Français et leurs partenaires francophones d’une République une et indivisible, travailleuse et prospère.
      En sus d’avoir atteint cette autosuffisance alimentaire, la IVème avait lancé tous les « grands travaux » d’équipement en barrages hydroélectriques, voies navigables, infrastructures portuaires aériennes, fluviales et maritimes mais aussi ferroviaires et routières, zones industrielles etc.
      La IVème avait lancé la prospection du gaz et du pétrole non seulement en métropole mais aussi dans le désert saharien. Elle avait lancé les programmes de bombe atomique et d’électricité thermo-nucléaire.
      Bref non seulement la reconstruction était achevée mais la modernisation du pays était grandement en marche.

      Que fera de ce legs le régime socialo-gaulliste ?
      De la propagande… du profit…

      Oh ça oui, il en inaugurera des équipements, des barrages, des aéroports et ports, des ponts, des centrales… notre 1er Président de la Vème « pseudo-république ». Des plaques commémoratives en veux-tu en voilà, partout et… à son nom ! Une propagande politique sans précédent : son effigie partout… Lui qui n’était pour rien dans toutes ces réalisations. S’est tout accaparé « le Général », tout !

      Mensonge et vantardise… à son habitude…

      Il a « vécu sur la bête » ce régime, profité de tout mais rien construit…

      Rien entrepris ?
      Si, des « dépenses ruineuses ». Un simple exemple : son « plan calcul » !
      Il a, bêtement certes mais pour flatter son égo, son orgueil, sa vanité démesurés, croqué l’héritage d’une « reconstruction » laborieuse, du sacrifice de plusieurs générations.
      Il n’a certes pas, personnellement, mis fin à l’autosuffisance économique du pays mais il a pris les décisions qui amèneront à cette fin, sous ses successeurs : il a, non sans l’avoir brocardée, raillée de sa superbe… rallié la « construction européenne » qui a… déconstruit et détruit la France.

      Que reste-t-il aujourd’hui de « l’autosuffisance » alimentaire du pays ? Des jachères partout ! alors que les cours du blé, du lait et autres produits s’envolent…
      Que reste-t-il aujourd’hui de « l’autosuffisance » industrielle ou énergétique ? Des friches industrielles ! des importations d’énergie ruineuses…
      « L’autosuffisance » de la France, la Corse et l’Outre Mer est bel et bien finie ! ...
      Un seul vestige : un Président… toujours « autosuffisant » !
      C’est ça la Vème ! le régime socialogaulliste.

  • envert94
    • Posté à 09h58 le 03/03/2009
    • Internaute 56778

    Lien

    Mme Lagarde elle est ministre de quoi ?

    Ca fait bien longtemps que les politiques ont perdu le pouvoir sur les financiers et sur les grosses entreprises...

    La question est comment le reprendre ce pouvoir ?

    • Un vieux
      Un vieux répond à envert94
      retraité
      • Posté à 13h33 le 03/03/2009
      • Internaute 38946
        retraité

      Mme Lagarde est ministre du serrage de ceinture... Ca se voit, non ? ? ?

      Notre Souverain est ministre de tout, alors, cette question semble superflue...

      Reprendre un pouvoir que les financiers ne veulent pas lâcher, et dont dépendent ruines ou richesses, semble être une utopie...

      Cette « crise » atteint le CAC 40, le monde des actions et placements juteux... Vous en avez, vous ? ? ? ...

      C’est une crise de riches à payer par les moins nantis... Normal, non ? ? ? ...

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 13h20 le 03/03/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Les mauvaises nouvelles vont s’accumuler au fil des mois. Dans ces conditions, comment prétendre que nous sommes plus près d’une relance de l’économie que nos voisins européens ? On voit bien que le gouvernement n’a aucune idée de ce qu’il faut faire. Au lieu de réclamer une politique de relance commune à l’UE (en préparation du prochain G20), Christine Lagarde est réduite à comparer les chiffres de la décroissance avec ceux d’autres pays membres de l’UE ou de Bruxelles. Effectivement, ça pourrait être pire...

    Mais pourquoi ne pas dire la vérité, qui est que toute sortie de la « récession » est conditionnée par la capacité des Etats-Unis à faire face à leur propre effondrement ? Et pourquoi, notamment, ne pas dire que le gouvernement fédéral américain est désormais l’actionnaire de référence d’AIG (80% du capital détenu) et de Citigroup (40% au moins) ? Ces nationalisations « déguisées » ne doivent-elles pas conduire à agir de même dans le contexte français, ou à inventer de nouveaux moyens d’intervention allant bien au-delà de ce qui a été consenti jusqu’ici ?

    On est dans l’à peu près, dans l’action au coup par coup, si tant est qu’il y ait action. Toutes les annonces faites par Bercy sont du pipeau. Le gouvernement français n’a pas de politique. Dire que nos voisins sont dans une situation encore pire n’aide rigoureusement personne.

  • Lukas Stella
    Lukas Stella
    inventeur d'incroyances
    • Posté à 20h04 le 03/03/2009
    • Internaute 71701
      inventeur d'incroyances

    FUTUR EN FAILLITE, RÊVE EN DÉRIVE

    « S’il ne faut au travailleur qu’une demi-journée de travail pour vivre une journée entière, la deuxième moitié de la journée de travail est du travail forcé, du surtravail » (Marx), volé par les accapareurs qui préfèrent aujourd’hui le rejouer au casino mondial, plus lucratif, plutôt que de le réinvestir. Cet argent usurpé aux populations par quelques milliardaires gonfle d’années en années, et se multiplie très vite dans les réseaux informatisés de la spéculation financière.
    Le travail c’est l’enfer grâce aux rafles exorbitantes des actionnaires qui imposent leur dictature économique, et dont l’avidité sans limite approche maintenant des 50% par an. Plus de 70 milliards d’Euros versés en 2008 aux actionnaires du CAC 40, dividendes multipliés par 7 en 7 ans. Des profits historiques accumulés par Total de 13,9 milliards, 2 milliards de bénéfice à Loréal, 1,2 pour Air Liquide, 3 milliards pour EDF et jusqu’à 7 milliards chez Sanofi-Aventis.

    Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire les banques se partagent aussi leur part du gâteau, des bénéfices de 3,4 milliards à la BNP, 2 milliards à la Société Générale et 1 milliard au Crédit Agricole... Ceci n’empêche pas le gouvernement de sortir de son chapeau 365 milliard d’Euros pour les banques, plus deux rallonges de 10 milliards et 26 milliards pour l’économie, soit 411 milliards et seulement 1,4 milliards pour le social.

    Si le gouvernement n’avait pas réduit les impôts directs, cadeau pour les plus riches, il aurait économisé depuis l’an 2000, 30 milliards d’Euros par an, soit 240 milliards. Si on y ajoute les réductions des cotisations patronales qui n’ont pas vraiment créé d’emploi, 20 milliards multipliés par 8 années, on aurait un total de 400 milliards d’Euros qu’on aurait pu injecter dans le social, soit 285 fois plus que ce qui a été prévu, et ceci sans avoir à piller un futur déjà en faillite.
    L’arnaque est aujourd’hui générale et mondiale, c’est toute la société qui est escroquée par un petit groupe de multimilliardaires sans aucun scrupule. Et pendant ce temps, le petit larbin des milliardaires, le fou des rois de la finance fait son spectacle quotidien et brouille les cartes pour mieux servir ses maîtres...

    La confiance a disparu et la finance dérive en terre inconnue. La crise est nouvelle et personne ne sait ce qu’elle va devenir. Les banques sautent, la bourse perd les pédales et tout le monde attend ce qu’il va arriver. Le marché devait être régulateur, mais il n’a jamais régulé que le pillage de la planète pour le profit de quelques multimilliardaires qui s’accaparent ce magot démesuré, par les jeux obscurs de leurs spéculations sans limite.
    Dans la panique, les politiques retournent leur veste et appellent, dans le désespoir, à plus de contrôle. Mais lorsque tout est informatisé, plus de contrôle provoquerait la multiplication de combines pour les éviter, et par conséquent plus de risques de dérapages. Les remèdes ont parfois des effets secondaires inattendus.
    L’argent qui abondait, il y a quelque temps, dans les sphères de la haute finance, n’a pas disparu avec la crise, il a seulement changé de main. Les prises de bénéfices s’accélèrent aussi dangereusement que les faillites. La crise est crue, les pauvres paieront.

    La richesse de quelques uns s’est réalisée par l’accumulation permanente d’une part de la valeur du travail dérobée aux travailleurs. Ces sommes cumulées depuis des années représentent aujourd’hui des richesses colossales qui circulent sur les marchés financiers à la recherche de profits faramineux à court terme. Les richesses usurpées dans l’économie réelle passent par des paradis fiscaux, des comptes numérotés, puis sont rejouées dans l’économie virtuelle beaucoup plus lucrative mais aussi plus incertaine.
    C’est le temps des jeux sur la valeur de la valeur dans le temps. Sous le règne de l’arnaque, il s’agit de faire miroiter beaucoup d’argent facile et l’appât du gain fait le reste. Puis, il faut bien sûr, retirer sa mise avant la fin de la partie, sortir du jeu sans respecter les règles, ni les enjeux. A ce jeu pipé, les petits sont perdants car ils subissent les fluctuations. Par contre, les très gros spéculateurs créent les mouvements et les renversements, de ce fait ils ont toujours un temps d’avance sur les autres, ce qui leur permet de rafler le pactole.

    Dans ce monde barbare, les truands de la fortune « à tout prix », ont tous les pouvoirs, et notamment celui de disparaître aux yeux du monde. Leurs larbins répandent la peur de la catastrophe pour maintenir le peuple dans la soumission et la servitude. Recroquevillé dans son quotidien, la trouille au ventre, il ne se rebelle pas. Et quand cette folie des accapareurs de richesse provoque de gros dégâts dans l’économie réelle, on demande aux populations appauvries de payer les réparations, afin d’éviter la banqueroute du casino mondial. Les gestionnaires d’État sèment la panique à tout vent pour mieux justifier ce détournement des fonds publiques, qui n’est qu’une escroquerie sociale de plus, mais une de taille.
    N’oublions pas que les richesses n’ont pas soudainement disparues. Pendant cette période de confusion, certains font des affaires stupéfiantes.

    « Ce qui est traité en bourse, cette plus-value volée aux travailleurs puis rejouée aux dés sur le marché, n’est que la partie visible de l’économie. La masse invisible de cet iceberg a plus que doublé en 10 ans, en échappant à toute réglementation. Elle représenterait plus de 80% des opérations financières. Les transactions sur le marché des changes et les produits dérivés négociés entre particuliers, représentent aujourd’hui environ 50 fois le volume des transactions de l’économie réelle. Elles se comptent en millions de millards de Dollars, et peut-être beaucoup plus car si elles ne sont pas contrôlées, on ne peut pas en connaître précisément le montant.
    Ce que la propagande nous montre de la spéculation n’en n’est qu’une petite partie. En effet les quatre cinquièmes des opérations financières se déroulent hors-marché, de gré à gré entre ordinateurs, de particuliers à particuliers, sans comptabilité, sans contrôle et sans entrave. La finance s’est numérisée et l’économie dématérialisée. »
    (Stratagèmes du changement, de l’illusion de l’invraisemblable à l’invention des possibles, extrait du chapitre III)

    Le spectacle, qui n’est rien d’autre que la vision publicitaire du monde marchand sur lui-même, ne parle que de débâcle économique, doublée d’une récession sociale, pour mieux faire disparaître cette gigantesque rafle des richesses par quelques accapareurs au dessus des lois, au delà du visible. Dramatiser la situation leur permet de faire croire à la fatalité de cette crise inévitable, bouc émissaire planétaire, afin de mieux cacher cette monstrueuse arnaque ainsi que les suivantes qu’ils nous préparent. La prochaine crevaison viendra-t-elle de la bulle des fonds de pension, des matières premières, de l’énergie, des produits agricoles, ou alors des paris sur le futur ? La réaction en chaîne qu’elle pourrait entraîner n’est pas prévisible. Tout est possible...
    La peur de l’avenir n’est que l’expression de l’incertitude du devenir des capitalistes qui n’ont plus de futur. Tous ceux qui n’ont plus grand chose à perdre ont tout à espérer d’un nouveau monde émergeant par nécessité.
    Ce qui nous arrive n’est pas un accident de parcours, mais bien l’aboutissement du capitalisme, l’achèvement d’un monde suicidaire.

    Non, les richesses n’ont pas disparu dans la tourmente. Comme l’affirme Georges Sorros, les multimilliardaires, spéculateurs de haute volée, ont déjà profité largement de la crise en réalisant leurs plus gros bénéfices par des affaires douteuses, mais combien juteuses.
    C’est maintenant les États qui spéculent sur les banques et s’endettent pour créer de l’argent à tout prix, en l’empruntant à un avenir incertain, ce qui dévalue les monnaies, provoque de l’inflation qui appauvrit les populations. Les paris sur l’imprévisible pillent un futur en dépôt de bilan, le précipitant dans la fin d’un monde qui n’a plus de devenir, laissant échapper malgré-lui, de nouvelles perspectives qui esquissent l’ébauche de changements devenus possibles, et surtout indispensables.

    La crise économique et financière, cancer qui ne fait que commencer à se développer avec cette première bulle, est maintenant une crise sociale générale. Il est aujourd’hui clair que les décideurs de la dictature économique ont largement fait preuve de leur irresponsabilité en menant la société à sa faillite promise, ruinant un futur déjà condamné, en polluant toute vie sociale et détruisant irréversiblement la planète. La confiance a disparu, et les décideurs sont tenus responsables de cette situation désastreuse. C’est la fin des prédateurs qui se réalise, et rien ne sera plus comme avant, le spectacle de la fin n’y pourra rien changer.

    « Tous les experts du pouvoir, et tous leurs ordinateurs, sont réunis en permanentes
    consultations pluridisciplinaires, sinon pour trouver le moyen de guérir la société malade, du moins pour lui garder autant que faire se pourra, et jusqu’en coma dépassé, une apparence de survie...
    Les jours de cette société sont comptés ; ses raisons et ses mérites ont été pesés, et trouvés légers ; ses habitants se sont divisés en deux partis, dont l’un veut qu’elle disparaisse. »
    Guy Debord, Préface à la quatrième édition italienne de « La société du spectacle », 1979.

    La seule issue est à vivre avec nos différences. Tout en nous ré-appropriant l’usage de nos vies quotidiennes, instaurons la démocratie directe dans les entreprises et tous les établissements publiques, une personne une voix, qu’il soit élève ou inspecteur, manutentionnaire ou actionnaire. L’autogestion généralisée de la vie dans le cours des jeux écologiques des relations, est un minimum nécessaire à un changement de perspective devenu incontournable. Quand tout devient insupportable il est prudent de ne plus supporter, et le désir de changer peut alors se transformer en plaisir de changer avec les autres.
    Notre devenir sera ce que nous en ferons tous ensemble.

    Ni entrave ni temps mort !

  • Tweakee
    Tweakee
    électron libre
    • Posté à 00h09 le 04/03/2009
    • Internaute 50024
      électron libre

    Si l’on reprend les déclarations de Mme LAGARDE depuis un an, on constate qu’au départ la récession était censée ne pas concerner la France (un peu comme le nuage de Tchernobyl). Ensuite dans un deuxième temps on nous a dit « finalement la croissance sera moindre que prévu » (...). Au final ils reconnaissent une « croissance négative ». Que les choses soient claires : le terme exacte c’est RECESSION ; et lors d’une récession la croissance c’est TERMINE ( !). Par conséquent leurs prévisions faussées qui travestissent les chiffres ne trompent plus personnes.

  • mrmat
    mrmat
    professeur
    • Posté à 18h18 le 04/03/2009
    • Expert 72044
      professeur

    Cette crise est le résultat d’une évolution normale et naturelle du capitalisme. Du néolibéralisme caractéristique des trente dernières années à la financiarisation de l’économie, des hypothèques à risques américaines à la crise du papier commercial, de la crise alimentaire mondiale à la crise actuelle, il y a un enchaînement causal indéniable, propre au système capitaliste.

    La force motrice de cette crise est la baisse des taux de profits, qui a mené à la financiarisation et à la domination du capital fictif, vu comme échapatoire aux problèmes de valorisation du capital. Cette période de domination de la finance est bien finie, et remet le capitalisme devant les mêmes problèmes qu’avant la financiarisation, mais avec une gravité décuplée.

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