A LA UNE 28/02/2009 à 18h42

Les tremplins rock : concerts amateurs ou vrai business ?

Renée Greusard | Journaliste Rue89

Mettre en compétition de jeunes groupes de musique sur scène, c’est le principe des tremplins-rock. A chaque étape des compétitions, un vote à main levée consacre l’un des groupes. Alors pour obtenir le plus de voix, les jeunes musiciens doivent rameuter leur entourage. Une nouvelle économie de la scène rock ?

Exemple avec le tremplin Emergenza. La compétition s’organise en étapes avec éliminations successives. Plus les groupes en gagnent, plus ils jouent dans de grosses salles.

L’année dernière, après avoir joué au Gibus, les collégiens d’Hepatite X, ont ainsi gagné le droit de fouler la scène du New Morning, avant de rater l’Elysée Montmartre d’une place au classement. (Voir la vidéo)


Lola est la bassiste du groupe. A 14 ans, pour gagner des voix, elle s’est retrouvée « commerciale ». A vendre des places à 10 euros :

« Les potes des parents sont venus avec leurs enfants, et puis on a aussi dit à nos copains du collège de venir. Certains groupes avaient même ramené tout leur lycée. »

Vendeurs improvisés

Les jeunes musiciens s’improvisent vendeurs, sans pour autant être rémunérés. Ils paient même 60 euros d’inscription. Au mieux, si les ventes se passent bien, ils touchent de l’argent sur les dernières places cédées.

« L’organisation nous donne 100 places et si on en vend 80, ce qu’on gagne avec les 20 dernières est pour nous. »

De quoi agacer légèrement les jeunes musiciens d’Hepatite X :

« On leur remettait tout dans des enveloppes, et on sentait que pas mal d’argent circulait. Nous, ça nous a un peu fait chier. »

Des bénéfices revendiqués bien maigres

Côté organisateurs, on assure que le tremplin n’est pas vraiment une machine à faire des sous. Julien Delpi est manager général du tremplin Emergenza pour l’Europe de l’Ouest, la France et l’Asie. S’il reconnaît que « les ventes des places constituent 95% de [leur] chiffre d’affaire », il assure aussi :

« Le chiffre d’affaire est haut, mais le bénéfice est vraiment bas. Pour un petit peu plus d’un million d’euros de chiffres d’affaire, on ne fait que 1000€ de bénéfices ! »

Un chiffre justifié par les frais engagés. Le principe d’Emergenza, tremplin international, est de mettre à disposition des jeunes groupes un dispositif pro : Backlineur, location des salles (le Gibus reçoit par exemple 1500 euros la soirée, le New Morning 3000 euros...), marketing des concerts, managers.

Pour les groupes, l’attrait est de jouer dans des salles inaccessibles autrement. Et pourquoi pas d’être repérés.

Problème. Dans le milieu professionnel, on n’est pas vraiment convaincu de l’opportunité des tremplins. Après être devenu manager d’Hepatite X, Michel leur a déconseillé d’y participer. S’il tient à préciser qu’il n’a rien contre ces compétitions, il émet des réserves :

« Pour gagner le tremplin, il ne faut pas être le meilleur musicien, il faut être le meilleur pote. Je trouve que c’est un critère artistique douteux. D’ailleurs, je n’ai jamais vu un professionnel aller à un tremplin pour découvrir de nouveaux groupes... »

Il concède au moins l’intérêt pour les jeunes groupes « de se frotter à la scène ».

En France cinq personnes travaillent à plein temps sur Emergenza. Elles font partie des 50 salariés internationaux de l’organisation. Autant de personnes qui vivent grâce aux talents commerciaux... des jeunes musiciens.

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Ailleurs sur le Web
Le (business) du tremplin rock, sur le blog Paris Retour Simple
Le scandale Emergenza, Par José Caballero, guitariste du groupe « Mojoya » avec droit de réponse d’Emergenza sur Lorgane.com

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  • 50 réactions
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  • barbouille
    barbouille
    surfeuse
    • Posté à 18h57 le 28/02/2009
    • Internaute 62861
      surfeuse

    euh ils se font arnaquer, et en plus, ce n’est meme pas une garantie de qualité. Autant rester dans sa cave.

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    - Gone fishing !
    • Posté à 19h03 le 28/02/2009
    • Internaute 12434
      - Gone fishing !

    Euh, au risque de vous decevoir, avant , je parle des années 1955, ça se nommait Battle of the Bands.....c’est pas tout neuf. Même principe, plus y avait de copains, plus ça applaudissait, plus le groupe avait de chances de gagner....

    • Guillemette Faure
      Guillemette Faure répond à Lemmy_Nothor
      Journaliste
      • Posté à 19h07 le 28/02/2009
      • Internaute 34
        Journaliste

      Et les entrées étaient vendues de la même manière qu’aujourd’hui ?

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor répond à Guillemette Faure
        - Gone fishing !
        • Posté à 19h27 le 28/02/2009
        • Internaute 12434
          - Gone fishing !

        C’était payant, bien sur.....il y avait même des sponsors, d’habitude c’était soit des postes de radios, ou quand c’était plus gros et qu’il y avait plus de dix groupes musicaux, des compagnies de disques.....qui faisait miroiter des contrats mirobolants aux musiciens......contrats qui étaient souvent plus des arnaques qu’autre chose....

        Voir le disque de Zappa...Joe’s Garage....c’est l’histoire d’un groupe de môme dans les années soixantes....même topo

        ( Edit ) evidemment, il y avait des frais d’inscriptions....

         
        • Banana ex de juanitoto
          Banana ex de juanitoto répond à Lemmy_Nothor
          Je déteste rue89, tous les (...)
          • Posté à 19h38 le 28/02/2009
          • Internaute 67910
            Je déteste rue89, tous les (...)

          Merci Lemmy ami, de tes précisions.

        • Anonyme répond à Lemmy_Nothor

          certes, mais tu cites un des musiciens « rock » ( ?) les plus doués et inventifs du XXeme...

          • Lemmy_Nothor
            Lemmy_Nothor
            - Gone fishing !
            • Posté à 20h37 le 28/02/2009
            • Internaute 12434
              - Gone fishing !

            Oui, je sais bien,,,,,,mais lui aussi il s’est farci les Battle of the Bands....à ses tout débuts. Tout le monde y passe un jour ou l’autre.
            J’ai connu des musiciens qui , malgré qu’ils soient bourré de talent, étaient incapables de monter sur une scène....ils avaient un trac fou. Ils sont tous des musiciens de studio maintenant.
            Et j’ai aussi connu le contraire.....des gens sans talent, sauf celui d’être parfaitement à l’aise sur une scène.....je ne nomme personne, mais surement que tu en connais toi aussi...

            • Anonyme répond à Lemmy_Nothor

              « des gens sans talent, sauf celui d’être parfaitement à l’aise sur une scène »
              la star ac exploite a fond ce principe. question : que devient la musique ?
              réponse : de la tapisserie.

        4 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à Lemmy_Nothor
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 11h12 le 01/03/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      de mon jeune age, cela s’appelait radio crochet et cela a évolué avec les différentes techniques, les différentes modes.
      Mais c’est toujours la veille recette des années 1930, mais plus libérale parce que maintenant l’argent fait partie du jeu.

      Ces émissions attirent un public à la recherche de la célébrité éphémère associée au passage à la radio. Certains des participants se font cependant remarquer pour leur talent et commencent leur carrière à l’occasion d’un radio-crochet. Lisette Jambel, plus tard connue pour son interprétation du Petit Chaperon rouge et pour son rôle dans Folie douce, est l’une des premières à y remporter un prix. D’autres célébrités suivront. En 1936, Paul Meurisse participe à un radio-crochet à Paris. En 1938 Bourvil à plusieurs. En 1939, Lucienne Delyle se fait remarquer lors d’un radio-crochet. Georges Moustaki participe à un radio-crochet à l’âge de 15 ans[2]. Salvatore Adamo remporte le radio-crochet de Radio Luxembourg en décembre 1959 pour son interprétation de Si j’osais, puis Mireille Mathieu se fait remarquer lors d’un radio-crochet en 1964 à Avignon.

  • Anonyme

    le probleme, c´est qu´ils jouent depuis 6 mois, et on leur fait prendre le talent pour une scene avec lampions. on a le droit de faire de la merde, mais c´est dangereux d´entretenir ses illusions.
    ces jeunes vont devenir désorientés. je pense que leurs parents ne réalisent pas.

    • barbouille
      barbouille
      surfeuse
      • Posté à 19h46 le 28/02/2009
      • Internaute 62861
        surfeuse

      sûr, un jour ils devront jouer devant un public qui ne sera pas rompu à leur cause, il faudra bien qu’ils se rendent compte qu’un gros son ne dispense pas de jouer sur le rythme et ne couvre pas les pains

    • pKp
      pKp
      • Posté à 21h31 le 28/02/2009
      • Internaute 17597

      Pour l’avoir fait, je t’assure que c’est aussi l’occasion de se prendre des claques salutaires dans la tête en se confrontant avec d’autres amateurs plus sérieux.

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    - Gone fishing !
    • Posté à 19h48 le 28/02/2009
    • Internaute 12434
      - Gone fishing !

    Même Zappa est passé par la.....C’est souvent la seule manière que des jeunes musiciens puissent monter sur une scène. C’est bien joli faire des CD, mais le plus difficile c’est de refaire tout ca devant une foule....c’est l’épreuve du feu pour beaucoup.

  • lebocksson
    • Posté à 20h13 le 28/02/2009
    • Internaute 15748

    Voilà à ce que nous amène la Sarkozie :
    « Travailler plus pour gagner plus » ! !
    il est interdit de faire travailler à l’âge de 14 ans ! ! !

  • Superdupont
    Superdupont
    zicos
    • Posté à 19h59 le 28/02/2009
    • Internaute 64691
      zicos

    TREMPLIN :

    épreuve chronomètrée et truquée à l’issue de laquelle le gagnant perd automatiquement la sympathie des perdants...

  • Kruppe
    Kruppe
    Etudiant
    • Posté à 20h17 le 28/02/2009
    • Internaute 27059
      Etudiant

    Ouh les grands méchants capitalistes qui s’accaparent vilement les profits générés grâce aux efforts de ces braves jeunes musiciens !

    Vous l’aurez deviné, je suis irrité par le ton de l’article et cette manie de vouloir faire de toute chose sujet à scandale. Qu’il y ait magouille, injustice ou sentiment d’injustice, pourquoi pas, j’ai assisté à plusieurs concerts dans le cadre du tremplin Emergenza et je confirme que tous les groupes ne sont pas logés à la même enseigne ; hélas cela fait parfois aussi partie des règles du jeu, notamment lorsque l’on se lance dans la musique.

    Que les musiciens paient l’inscription n’a rien de choquant non plus, certaines salles de répétition coûtent autant. L’article précise bien que la plupart de ces salles sont autrement inaccessibles..

    Vraiment, polémique ?

    • Paper Duck
      Paper Duck répond à Kruppe
      Graffer Officiel
      • Posté à 21h34 le 28/02/2009
      • Internaute 58287
        Graffer Officiel

      Bah, Polémique ? Oui, je le pense... Mon premier click sur le site d’Emergenza a suffi pour m’orienter sur la conviction que ces gens là sont éloignés de toute motivation artistique. On est proche, là, d’une démarche à la « nouvelle star » et ses « coup d’fil et sms » chers payés. Cependant, il manque le « glamour », le pavillon Baltard, ses techniciens du son et la pseudo reconnaissance qu’un prime sur une tv comme M6 peut leur amener (certes, il ne s’agit pas de groupes). Dans la ville où je vis, les groupes émergents jouent en première partie des « stars internationales du rock underground », sont connus des principaux tourneurs locaux (associatifs, motivés et concernés), touchent un cachet légèrement supérieur aux 10x20 € de « prime » proposé par Emerdegenza (tout en ayant des places gratuites à distribuer à leurs amis, sans l’obligation de se prostituer pour vendre des places à leurs proches). Pour les « pas encore connus », il existe des p’tits bars avec des petites jauges (50/100 pers) qui sont là pour qu’ils se fassent leurs dents devant un public qui n’aura pas payé 10 € et qui, par conséquent, sera certainement plus réceptif (la curiosité récompensée pour pas cher).
      Bref, ils ont droit à un circuit traditionnel pour faire leurs armes et se faire connaître du public qui les amènera plus haut, si affinités.

      Ce que j’en pense ? J’aime pas la sous-version « vie réelle » du myspace virtuel, qui lui, malgré ce que j’en pense, permet une réelle connection artistique. Si Demerdetoigenza veut m’expliquer qu’ils ne font pas ça dans un but mercantile...

    • siko
      siko répond à Kruppe
      capitaliste révolutionnaire
      • Posté à 11h45 le 01/03/2009
      • Internaute 38962
        capitaliste révolutionnaire

      Attends, en Belgique pour 15€, t’as une place pour un vrai concert avec de la vraie musique. Ce groupe est payé et on passe un bon moment. Avec ces tremplins, on paie pour quoi ? Tout va dans la poche des organisateurs... C’est pas compliqué et quel est leur argument de vente, soutenir ses potes ! Je crois que vos potes préfèrent que vous leur donniez directement 1000€ (100 * 10€) pour qu’il puisse s’acheter du nouveau matos, ou louer une salle juste pour eux, plutôt que de gaspiller de l’argent pour qu’ils aient une chance de pouvoir continuer dans un concours malhonnête, organisé par des escrocs.

  • freddysun
    • Posté à 20h27 le 28/02/2009
    • Internaute 13425

    « Pour gagner le tremplin, il ne faut pas être le meilleur musicien, il faut être le meilleur pote. Je trouve que c’est un critère artistique douteux. »

    Dis-moi Renee, tu te fous de la gueule de qui la ! !
    C’est ca le business. On se debrouille comme on peu lorsque les medias classiques se foutent totalement de ces jeunes rockers ! ! ! !
    As-tu regarde les cesars hier ? Si oui, tu as du remarque qu’il faut etre meilleur pote et pas meilleur comedien.
    (bourgoin, seydoux, berry etc.... limite ecueurant). Tu feras a n’en pas douter une excellente journaliste.

    • barbouille
      barbouille répond à freddysun
      surfeuse
      • Posté à 20h36 le 28/02/2009
      • Internaute 62861
        surfeuse

      ce n’est pas une raison pour cautionner le système

      • freddysun
        freddysun répond à barbouille
        • Posté à 20h45 le 28/02/2009
        • Internaute 13425

        Je cautionne le systeme ? ? ?

         
        • Kruppe
          Kruppe répond à freddysun
          Etudiant
          • Posté à 20h54 le 28/02/2009
          • Internaute 27059
            Etudiant

          Absolument. Et tant qu’on y est, autant revoir le mode de rémunération des artistes signés. Que la Britney gagne autant, moi aussi je trouve ça injuste.

          etc, etc.

        1 autres commentaires
  • E-fred
    E-fred
    Citoyen pronétaire actif
    • Posté à 20h55 le 28/02/2009
    • Internaute 44341
      Citoyen pronétaire actif

    c’est comment déjà le nom...à oui...Great Rock’n’roll Swindle....1979...

    • Paper Duck
      Paper Duck répond à E-fred
      Graffer Officiel
      • Posté à 01h49 le 01/03/2009
      • Internaute 58287
        Graffer Officiel

      Quel escroc, ce Mc Laren !

  • Chele
    • Posté à 21h07 le 28/02/2009
    • Internaute 15104

    En 1980, c’est déjà comme ça que mes copains étaient passés au Gibus. On avait affrété un bus.
    29 ans, ça sent pas la nouvelle fraîche.

  • jamasvencido
    jamasvencido
    equit ; bio
    • Posté à 22h14 le 28/02/2009
    • Internaute 69506
      equit ; bio

    les epoques changent , les styles musicaux aussi , et certains ont toujours la meme bonne recette ....surfer sur les modes musicales pour remplir le tiroir caisse , juste change le mode de fonctionnement . Avant c’etait plutot tu joues gratos ou presque ( payé au pichet de biere tiede ) dans des conditions de merde ( sono et backline pourri ou plutot inexistant ) et si tu osais revendiquer un quelquonque comfort supplementaire tu te voyais signifier via les pitbulls detachés à la securité que tu tu pouvais te casser plus vite que prevu ...( n’est-ce pas Mr propre ...) Combien de centaines de groupes ont accepté depuis les années 60 de jouer dans ces conditions... Moi meme ayant fait partie d’un groupe de rock alternatif au debut des années 80 , et qui pour avoir denoncé ce genre de methodes sur les ondes d’une radio libre (decapante) à l’epoque s’etait vu confronté de maniere musclée à la sortie de cette emission au service d’ordre communautaire et fascisant de l’endroit en question ... Et pour en revenir à l’essentiel de ce sujet ... oui il est evident que tout ce genre de scenes « ouvertes “ ou ‘ tremplins sont toujours juste là pour servir les interets de ces limonadiers ....

    • Paper Duck
      Paper Duck répond à jamasvencido
      Graffer Officiel
      • Posté à 22h35 le 28/02/2009
      • Internaute 58287
        Graffer Officiel

      Ho, oui ! comme tu as raison, quelque part... m’enfin, il ne faut pas mettre tous les limonadiers à la même enseigne. Il ne t’es pas arrivé de jouer dans un bar où, « contractuellement » tu avais demandé un cachet, et où le taulier t’a payé ce que tu avais demandé, sachant pertinemment que dans sa caisse, il n’avait pas rentré la somme ?
      Il est vrai que dans ce cas, il ne s’agit pas de limonadiers surfant sur les « scènes ouvertes » ou « tremplins », juste des amoureux de musique qui prennent des risques.

      • jamasvencido
        jamasvencido répond à Paper Duck
        equit ; bio
        • Posté à 23h58 le 28/02/2009
        • Internaute 69506
          equit ; bio

        Oui c’est exact je confirme qu’il ne faille pas generaliser .... le lieu auquel je faisais allusion n’est heureusement pas la panacée ! Il en existe aussi bien d’autres qui depuis longtemps respecte les groupes ou artistes en les payant meme si ceux-ci ne sont pas forcement connus... et il existe maintenant et ce depuis déjà quelques années des moyens souples ( administratifs et fiscaux) pour payer (meme au tarif syndical ) ceux qui ont mouillé leurs chemises sur scene.... quitte pour celà a prendre un peu dans la caisse de « black » .....C’est pas un cliché mais juste la realité !
        Mais pour finir il y a aussi pas mal de musicos qui sont tellements contents de se produire sur scene sont prets a accepter n’importe qu’elles conditions ....et dans ces cas là tout le monde y trouve..... son « compte “ ! That’ all folks .....

         
        • Paper Duck
          Paper Duck répond à jamasvencido
          Graffer Officiel
          • Posté à 01h19 le 01/03/2009
          • Internaute 58287
            Graffer Officiel

          Et oui... c’est vrai, jamasvencido, it’s a long way to the top ! Ici ce n’est pas l’Angleterre et ici il n’y a pas les mêmes moyens, juste des envies qui se perpétuent miraculeusement grâce au renouvellement des générations qui, à leur tour, essayent malgré la « malveillance » des autorités compétentes.

        1 autres commentaires
  • Paper Duck
    Paper Duck
    Graffer Officiel
    • Posté à 23h16 le 28/02/2009
    • Internaute 58287
      Graffer Officiel

    Sinon, Renée, plutôt que de parler des fossoyeurs (hum, un peu dur comme mot... tirroir-caisseurs ?), pourquoi ne pas parler d’acteurs positifs qui, certes, provoqueront moins de polémiques mais qui mériteraient un peu plus de lumière que les Emergeursmachins ?
    Il y en a beaucoup et partout, qui essaient, malgré tout, de « diffuser » de la musique dans le meilleur esprit.
    Genre, « les concerts à emporter » (promis, je n’ai rien à voir avec eux), que l’on peut consulter sur : Lien
    Bon, aujourd’hui, beaucoup connaissent et c’est plus que normal ! J’aime la qualité proposée et je me demande quel est leur modèle économique ? Un sujet là dessus Renée ?
    Après, il est vrai que vous y verrez du connu et du reconnu donc c’est pas trop tremplin. Mais, l’an dernier, ils ont créé un principe « city-series » où ils ont fait un sujet sur le Bordeaux-Rock (ben... je suis subjectif, j’y vis) qui me semble une idée à suivre absolument !
    Lien
    J’attends qu’ils refassent ça pour toutes les villes, avec cette chaleur et cette qualité, je suis client !

    • Kruppe
      Kruppe répond à Paper Duck
      Etudiant
      • Posté à 01h17 le 01/03/2009
      • Internaute 27059
        Etudiant

      Oh god, je suis archi fan de la blogothèque, pourquoi pas un sujet là-dessus en effet ? Je trouve ça formidable de voir des groupes du genre Fleet Foxes, Bon Iver, I’m From Barcelona, Beirut - qui par ailleurs, jouent à guichets fermés lors de leurs passages dans la capitale - relever le défi et accepter d’être filmé dans des conditions, il faut le dire, parfois douteuses. Quel bel esprit.

    • Renée Greusard
      Renée Greusard répond à Paper Duck
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 10h52 le 01/03/2009
        éditeur
      • Journaliste 69283
        Journaliste

      Cher Paper Duck, excellente idée ! La blogothèque plus particulièrement, c’est effectivement très chouette en plus. J’ai personnellement fini mon stage à Rue 89, ce n’est donc pas moi qui m’en occuperait. En tous cas, votre idée est en de bonnes mains !

  • Glam
    Glam
    juste ce type, vous savez ?
    • Posté à 23h25 le 28/02/2009
    • Internaute 40852
      juste ce type, vous savez ?

    Tiens, j’étais à un truc comme ça ce soir (le fallenfest), emmené par une fan d’un des groupes et je ne regrette absolument pas mes 10 €.

    Très bonne expérience !

    (rien de plus à dire, sorry)

    • Paper Duck
      Paper Duck répond à Glam
      Graffer Officiel
      • Posté à 23h43 le 28/02/2009
      • Internaute 58287
        Graffer Officiel

      hé, hé, tu as pris ton pied car tu as eu un bon conseiller pour t’y amener, c’est cool ! Crois toujours un pote qui veut t’amener à un concert car il croit en ce groupe ! Par contre, ne t’abonnes pas à ce genre de radio-crochet où tu risques d’être plus que souvent déçu si tu n’as pas eu écho d’un truc à voir (faut pas compter sur les pseudo DA de ce genre de manifestations). Après, qui sait pour le Fallenfest ? bah !

      • Glam
        Glam répond à Paper Duck
        juste ce type, vous savez ?
        • Posté à 00h33 le 02/03/2009
        • Internaute 40852
          juste ce type, vous savez ?

        J’apprécie toujours plus la musique lorsqu’elle m’est présentée par les bonnes personnes ;) merci du conseil en tout cas !

  • saintgui
    • Posté à 01h22 le 01/03/2009
    • Internaute 16732

    Dans tous les styles de musiques, les concours (tremplins, etc.) sont le meilleur moyen d’organiser un événement sans coût de plateau artistique (pas de cachet pour les artistes). On ne paye que l’infrastructure et l’organisation.

    Les artistes amateurs (encore plus quand ce sont des ados) et même les artistes professionnels sont logés à la même enseigne. Souvent même pas de défraiements (voyage, repas, hébergement, etc.).

    La promo a toujours bon dos...

  • siko
    siko
    capitaliste révolutionnaire
    • Posté à 11h37 le 01/03/2009
    • Internaute 38962
      capitaliste révolutionnaire

    Mouahaha, 1M€ et seulement 1000€ de bénéfice... Oui d’accord, quand l’organisateur dit bénéfice, ça signifie « ce qu’il reste après qu’il se soit grassement auto-payé ». J’ai déjà été à plusieurs évènements du genre pour soutenir un pote, plus jamais ! J’ai clairement ressenti ce non-intérêt total pour la musique et le fun, par contre pour encaisser, ils étaient bien présents. Une bande de rapace qui exploite le rêve d’ados ou de jeunes adultes pour se faire du fric sur leur dos, c’est tout.

  • a déménagé le 30 août 2010
    a déménagé le 30 août 2010
    commentjecomprendspas
    • Posté à 13h04 le 01/03/2009
    • Internaute 65511
      commentjecomprendspas

    tremplin rock ? hihihi , appellez ça comme vous voulez mais pas du rock !
    La moyenne d’age du public a l’air d’avoisinner le 12-14 , et le son et l’ambiance bien loin du sexe drogues et rock’n roll !

  • steed1
    steed1
    Franco-Breton
    • Posté à 13h21 le 01/03/2009
    • Internaute 29140
      Franco-Breton

    les tremplins parisiens n’intéressent souvent que les petits groupes parisiens qui ont de quoi se sapper et un bon coiffeur. Je baigne dans le rock alternatif depuis 30 ans et pourtant, à part quelques exceptions, la scène parisienne, surtout celle du gibus (la garderie officielle de rock’n’folk) c’est du n’importe quoi.
    il y a pourtant de très gros potentiels en banlieue et en province avec de vraies villes taillées pour le rock, comme rennes ou bordeaux.
    les rockers parisiens sont souvent les gamins qui trainent chez l’indien derrière bastille.
    a paris il n’y a vraiment que la souris qui recueille mon suffrage, j’ai un très grand respect pout Taï Luc et sa raïa, mais même les bérus ont fini par me décevoir.

    Pour citer rascal : « on reviendra à paris quand les indiens auront les couilles collées au mur ! »

    • Djékeul
      Djékeul répond à steed1
      ramage et plumage
      • Posté à 14h19 le 01/03/2009
      • Internaute 51519
        ramage et plumage

      Le principe de ces tremplins payant, c’est de faire rêver des musiciens amateurs en jouant dans des salles prestigieuses, qu’ils pourraient louer eux aussi, si tous les groupes d’une soirée Emergenza se fédéraient.

      La reconnaissance par les professionnels,de ce tremplin est très très limité, c’est même un sujet à blagues chez les programmateurs de salles plus « institutionnelles ».

      En ce qui me concerne ; faire payer tous mes potes 10 € pour jouer au Gibus, dans des conditions d’accueil, de son, déplorables, ca ne m’enchante absolument pas.

  • niouze
    niouze
    aucune
    • Posté à 14h29 le 01/03/2009
    • Internaute 65299
      aucune

    pas toujours une arnaque mais parfois des choix copinage pas toujours bien vu

    je prend exemple sur un duel organiser le mardi sur montpellier (dont l’entrée est gratuite) au dernier on avait d’un coter un groupe pop rock chanter en yahourt franchement pas folichon et d’un autre un groupe qui fesait une musique effectivement bizzard et planante mais bien plus fouiller et rechercher. Un vrai groupe, dont on ce dit qu’avec leur univers bien a part , ils iront loin seulement le vainqueur n’a pas été celui qui a fait le meilleur « show » mais celui qui avait ramener le plus de copain c’est a dire le premier qui a mon gout était bien insipide
    transformer les scènes tremplin en espece de show a la nouvelle star n’est pas toujours une réussite

  • tromasocial
    tromasocial
    Dessinateur/illustrateur
    • Posté à 14h43 le 01/03/2009
    • Internaute 57161
      Dessinateur/illustrateur

    Je fais de la musique depuis 7 ans maintenant et j’ai eu trois groupes en tout. D’après mon expérience et mes convictions personnelles, ce système de tremplins rock ne créé évidemment pas le milieu le plus favorable à l’épanouissement de ces groupes. C’est déjà une façon, comme le souligne assez bien l’article, d’entrer dans un monde musical formaté par l’image, la réputation et la concurrence. Si j’avais un conseil à donner à tous ces groupes, pour peu qu’ils ne soient pas (comme beaucoup) uniquement ou en grande partie attirés par la seule renommée que pourrait leur offrir une telle opportunité (le mot est déjà assez laid) : tournez hors-circuit, faites le plus de bars possible, jouez dans les soirées punk largement organisées un peu partout, d’autant plus à Paris. Je crois que le fait de partager sa musique sans contrepartie, de ne pas chercher à tirer avantage de ses créations, de ne pas chercher à être le meilleur ou à gagner des prix pour enregistrer des EP, puis devenir « connu », je crois que ce sont les conditions essentielles pour s’épanouir dans et avec la musique. Le néo-libéralisme appliqué à la musique, ça donne des tremplins du type Emergenza.

  • andreroger
    andreroger
    Musicien
    • Posté à 18h30 le 01/03/2009
    • Internaute 69068
      Musicien

    Que l’on mette des groupes musicaux amateurs en compétition afin de les faire progresser, soit...
    Qu’on leur propose comme 1er prix une récompense à peine équivalente à un cachet d’artiste, ou même le « droit » de se produire ailleurs, soit...
    Mais qu’en plus, ils se doivent de vendre eux-même les places de concert et de récolter de l’argent qui ne leur revient pas, je trouve ça un petit peu fort de café.

    • Denis Grognard
      Denis Grognard répond à andreroger
      Prolétaire du flux
      • Posté à 23h18 le 01/03/2009
      • Internaute 56547
        Prolétaire du flux

      C’est pas fort de café, c’est dans le fonds parfaitement illégal ! ! Ca se passe dans le cadre d’une entreprise lucrative donc les musiciens doivent être payés.

      Mais vu que ces tremplins font tourner régulièrement certaines salles de concert et que ça permet à peu de frais de contenir la frustration de quelques musiciens désoeuvrés, on laisse faire.

      Par contre, le bar qui n’a pas les rentrées suffisantes pour payer un vrai cachet à tout le monde mais a une vraie programmation artistique, celui-là, on va lui foutre un arrêté préfectoral sur le dos car il ne génère pas assez d’activité économique...

  • Perez
    Perez
    ingé & zikos
    • Posté à 10h52 le 02/03/2009
    • Internaute 9534
      ingé & zikos

    et ben un bon titre accrocheur a souhait, et en fait de l’info bidon. Je m’explique : resumer les tremplins (je viens d’en faire un ce weekend en tant que zikos) a Emergenza (dont on connait ses valeurs pecunieres) c’est aussi naze que de resumer le foot a Manchester United, ou la musique a la star ac’.
    Naze. Le tremplin ou je suis allé, il y avait un jury de professionnels (venant de paris), et pour les groupes c’est
    1-l’occase de se remettre en question
    2-jouer sur des scenes pas forcement accessibles
    3-se faire un max de contacts
    4-se faire une petite carte de visite (pour jouer dans d’autres endroits, si on a pas de CD a filer)
    5-prendre de la bouteille

    bref cet article ne prend pas du tout en compte la realité des faits, et le vecu des musiciens (qui ne sont pas QUE des minots prepuberes)

    Vraiment tres decu par cet « article »
    Vincent

  • pgs
    pgs
    Informaticien freelance
    • Posté à 13h52 le 02/03/2009
    • Internaute 65170
      Informaticien freelance

    Pour avoir participé à ces tremplins (jusqu’à qu’en finale et demi finales) j’affirme que les structures style emergenza ou fallenfest n’ont d’autre objectif que de faire de l’argent, qu’elles se fichent éperdument de l’aspect artistique, sauf quand il s’agit d’inciter les groupes à formater au maximum leur démarche.

    A chaque fois on nous a parlé fric parce qu’on nous a parlé tickets d’entrées. Tickets qu’il fallait fourguer à tous nos potes sous peine de ne pas passer à l’étape suivante. Et quand on ne fourguait pas les places on les donnait, histoire de faire du remplissage, charge au groupe de les payer à l’organisation. Et plus vous avancez dans le concours plus vous êtes prêt à claquer encore plus « pensant que le jeu en vaut la chandelle », « qu’il faut savoir ce qu’on veut », « qu’on a rien sans rien » et autres conneries du même genre.

    Il y a une règle, à laquelle je m’étais pourtant juré de ne pas déroger : ON NE PAIE PAS POUR JOUER, JAMAIS.

    Quant à ce chiffre d’affaire de 1000€, ça me fait bien rigoler... Vu qu’ils n’ont aucune structures, même pas un bureau, pourquoi devraient-ils sortir un bilan flatteur ? Mieux vaut passer le maximum en charges et arriver à un bénéfice quasi nul. D’ailleurs, ils seraient en association 1901 que ça ne m’étonnerait pas plus que ça...

    Bref, une belle arnaque, bien dans l’air du temps et de la staracadémisation de la musique. D’ailleurs, je ne connais aucun artiste ou groupe connu ayant réussi grâce à un concours de ce type...

  • toussaint_c
    toussaint_c
    étudiant à Paris
    • Posté à 14h30 le 02/03/2009
    • Internaute 29164
      étudiant à Paris

    Emergenza est en effet un joli business qui exploite les groupes (dont les membres dépassent rarement les 20ans) en leur faisant miroiter un possible « repérage » et une opportunité de jouer sur scène...en les faisant payer une inscription et en se déchargeant sur eux de la promotion et de la vente des places, ce qui devrait normalement être le travail du promoteur...
    Le vote à la main/applaudimêtre est assez consternant aussi et pousse justement la logique de « il faut que je vende un maximum de places si je veux passer à l’étape suivante »...et mets en pratique la logique myspace du « plus un groupe a d’amis, mieux il est » assez consternante...

    Il est, à mon avis, bien plus payant et formateur d’organiser soit-même un concert. Ca demande certes un investissement de départ mais au moins on est indépendant et on apprend un tas de choses