reportage 06/09/2007 à 18h04

Les législatives marocaines bien loin de Sidi Moumen

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Dans ces bidonvilles de la banlieue de Casa, d’où sont issus les kamikazes de 2003, on n’attend rien du scrutin de vendredi.


(De Casablanca) Il n’y a rien de spectaculaire à Sidi Moumen. Ce quartier périphérique de Casablanca est à la capitale économique marocaine ce qu’est le « 9-3 » à Paris : une inconnue qui fait peur.

« Vous allez à Sidi Moumen ? “ Le Casablancais lambda ouvre grand les yeux, trouve que vous ne pesez pas bien lourd pour aller affronter ce quartier où le ‘grand danger’ est partout. Le ‘grand danger’ ? Comprenez les barbus recruteurs de kamikazes.

Sa sinistre réputation, Sidi Moumen la doit à ses enfants. En 2003, la dizaine de kamikazes qui s’est fait exploser dans les quartiers chics de Casablanca était issue des ruelles de ces bidonvilles. Plus récemment, au mois de mars dernier, un cybercafé du quartier a été le théatre d’un curieux attentat : un jeune actionne sa ceinture d’explosifs. Bilan : un mort. Le kamikaze.

Militants rétribués en liquides

A la veille des élections législatives, enjeu majeur pour le pays dont la première force pourrait devenir le parti islamiste de la Justice et du développemnt (PJD), les bidonvilles de Sidi Moumen sont calmes. Aux questions posées sur les élections, les réponses apportées le sont sans enthousiasme ni colère. Mohamed expose sa profonde lassitude : ‘Les hommes politiques ne viennent même pas nous voir. Ils envoient des équipes de jeunes.’

Des recrutements de jeunes militants qui doivent moins à l’incertaine politisation des esprits qu’à une maigre rétribution. Al Bayane, quotidien marocain, faisait état d’un candidat à Sidi Moumen qui payait des coups à ses ‘partisans’. En contrepartie, les jeunes militent...


Dans les bidonville de Sidi Moumen, près de Casablanca (Rafael Marchante/Reuters).

Sidi Moumen s’étale en un paysage chaotique. Aux pieds des immeubles neufs, Douar Rhamna, le bidonville dans lequel Mohamed vit depuis toujours. Il a 35 ans. Vaches, poules, chiens errants et immense décharge : encerclé par cet improbable bordel végétalo-urbain, Douar Rhamna manque de tout. Et surtout d’eau, d’électricité. Mohamed soupire : ‘On n’a rien à faire contre ça.’ Sa réponse ne doit rien à un quelconque fatalisme et ne se termine même pas par le caricatural ‘On verra, Inchallah.’

Dans un quartier fantasmé ultrareligieux, l’absence de références au PJD, donné grand vainqueur de ce scrutin, surprend : ‘Comment voulez-vous qu’on s’intéresse à eux ? Ils ne viennent que lorsqu’ils ont besoin de bulletins à leur nom dans les urnes.’

Les familles s’entassent comme elles peuvent dans les minuscules baraques. Deux gamins, chétifs, réparent un vélo. Une jeune femme, vêtue à la casablancaise, se recoiffe. Trois vieilles lavent leur linge. Des scènes de la vie ordinaire. Dans une misère extrême reliée, par parabole, au reste du monde.

Abdellaitif regarde principalement Al Jazira, délaissant les chaînes nationales : ‘Eux, au moins, nous montrent la réalité du Maroc...’ Il n’ira pas voter. Fatna non plus. Avec ses cinq enfants et son salaire de 1500 dirhams par mois (150 euros), elle ne s’en sort pas et pense à l’orphelinat pour son petit de 6 ans : ‘Ils gaspillent tout ce papier pour des bulletins de vote que personne ne va utiliser... Remarque, ce sera utile pour emballer les cacahuètes.’

‘Les jeunes se droguent, c’est tout.’

Chiffrer la population de ces bidonvilles ? ‘Difficile. Il y a sans cesse des nouveaux. Ils viennent de la campagne’, explique un habitant. Evoquant la sécurité, Bouchaïb avoue du bout des lèvres l’existence de ces lieux où se réunissent des ‘barbus’. Ces prédicateurs extrémistes sont surveillés. La présence discrète de la police en atteste.

Et les jeunes, que font-ils ? ‘Que voulez-vous qu’ils fassent ? Ils se droguent. C’est tout’. Sans boulot, sans avenir, les p’tits gars des bidonvilles de Sidi Moumen se boostent et s’embourbent à la drogue bon marché. Ici, on redoute davantage cette petite délinquance que la foi aveugle des barbus. Ici, l’extrémisme est le cri de ces ventres creux.

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  • Anonyme

    il semble que la marge de manoeuvre des deux chambres est assez étroite.
    Il semble normal qu’avec ces données, les pauvres gens se sentent peu concernés.

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  • Anonyme

    Vous parlez d’une enjeu majeur, mais quel enjeu ! ? Il n’y a aucun enjeu dans ces parodies d’élections. Comme l’a si bien dit Libération - le journal français et non marocain-, le Maroc vote et le roi règne. A mon avis, le seul enjeu dans cette histoire c’est que le régime, qui n’a jamais eu aucun respect pour les Marocains, puisse redorer son blason auprès des chancelleries occidentales, qui, complices et surtout hypocrites à l’extrême, vont encore saluer la transparennce de ces élections et cette énième étape de la démocratisation d’un régime inhumain, qui est à des années lumières de la démocratie, dans sa plus simple expression.

  • assane
    • Posté à 21h47 le 06/09/2007
    • Internaute 15698

    Le problème de l’Afrique c’est le décalage énorme,je dirais plutôt le fossé qui sépare les actions de nos dirigeants avec les aspirations et priorités des populations ; depuis le sommet françafrique de baules avec feu mittérand,on nous bombarde de concepts occidentaux tels que la démocratie avec son corollaire l’organisation d’élections,le pluralisme politique...alors qu’en fait nous ne vivons pas les mêmes réalités que l’occident,puisque n’ayant pas les mêmes cultures.
    le mimétisme de nos dirigeants fait qu’ils nous dirigent sans tenir compte de nos préoccupations les plus élémentaires ; les élections sont truquées,les fonds publics dilapidés,des institutions créées pour caser une clientèle politique (le sénat au sénégal qui avait été rejeté par référendum en 2001 par le peuple revient en 2007)...au moment où la classe dirigeante s’enrichit sur le dos du contribuable sans autre forme de procés ; avouez que cela crée des frustrations,brêche dans laquelle s’engouffre les soi-disants islamistes pour recruter des terroristes prêts à executer leur sale besogne ; encore une fois je persiste : L’ISLAM EST UNE RELIGION DE PAIX ET DE TOLERANCE ; la solution au terrorisme c’est la REDUCTION DES INEGALITES A TRAVERS LE MONDE ; tendons vers une MONDIALISATION DE LA SOLIDARITE !

    • Alfary
      Alfary répond à assane
      Ronchon
      • Posté à 00h50 le 07/09/2007
      • Internaute 9751
        Ronchon

      Il n’est pas certain, cher monsieur, que les (en)jeux de Pouvoir dépendent essentiellement de la géographie et de particularismes précis.

      D’ailleurs, l’économie de l’excellent papier de Zineb dégage l’atmosphère que l’on peut trouver, sur tous les continents, dans n’importe quelle bidonville, dans n’importe quel sous-prolétariat, dans les villes et les campagnes. Déjà, en son temps, Victor Hugo. Ou Oliver Twist.

      Les particularismes, au même titre que d’autres constructions subjectives, sont d’usage très équivoque, jusque dans la négation d’un Sujet auto-déterminé doté d’une liberté inaliénable, sous toutes les latitudes. Ce sujet-là, certes d’émergence bourgeoise, a pour principal des droits (à l’éducation, un toit...) à une vie décente, et sans contrepartie impérieuse d’aucun devoir.

      Ce commentaire pour dire les dangers d’impasse de l’hypercontextualisation générique quand l’universalité invite au vent fraternel du grand large.

  • Anonyme

    Enfin, il faut aussi reconnaitre et tenir compte du fait que la classe politique marocaine a été littéralement éviscérée et châtrée par le règne précédent.
    A voir les chefs de partis, on comprend beaucoup mieux, mais alors beaucoup mieux, le désintérêt des citoyens.

    Citoyens qui, il y a encore 15 ans, risquaient prison et torture s’ils parlaient politique en public…
    Ça ne vous ancre pas une culture du débat et de l’initiative, ce genre de politique. Faut les comprendre, les électeurs, aussi.

    La question est surtout va-t-il y avoir une reconstruction des partis ? —parce que, bon, ce n’est quand même le roi qui doit faire le boulot de rénovation interne des partis, enfin : il me semble que le contraire serait plutôt inquiétant.
    Il y a d’un côté les nationalistes. Qui sont des nationalistes… (et terriblement frustrés de se voir dépassés sur le thème l’ordre et de la moralité ; qui en surrenchérissent, même…)
    De l’autre une gauche qui se trouve, bizarrement, dans une situation assez similaire à la nôtre… (Qui parle de mondialisation ?)
    Tandis que M6, bon teint, malin, tout en distribuant les prébandes nécessaires au prorata des influences, s’est jusqu’ici débrouillé pour avoir un noyau d’actifs plutôt sociaux-libéraux-très-libéraux.

    Alors, ben, il est logique que par dépit, beaucoup votent pour le jeune parti dont tout le monde parle. Et qui prend pour modèle l’AKP turque (le parti qui européanise et libéralise son pays contre la volonté des nationalistes-laïcs…)

    La tendance de la décennie semble bien un double mouvement de repli identitaire et de dérégulation du marché. Accompagné de l’Ordre Moral, le fameux. Le célèbre. (Quelqu’un a encore dit mondialisation ?)

    Et puis des cadres compétents pour prendre la relève, y’en a pas beaucoup, non plus. Quand une police passe 25 ans à chasser les Zintellectuels, après, y’a comme un déficit de cerveaux dans le pays. On s’aperçoit soudainement qu’ils sont soit à l’étranger, soit dans les fosses communes des bagnes. Oooops !
    Bon, ceux de l’étranger peuvent revenir, si ça leur dit. C’est déja ça.

  • Anonyme

    Sidi Moumen a un bidon ville, n’est pas un bidon ville ; mais des bidonvilles, il y en a jusque dans les quartiers dits « chics » comme Anfa ; On m’avait explique que c’était voulu de la part d’un ancien ministre de l’intérieur mort récemment, pour cause d’élections et depouvoir sur ce type d’électeurs (on mettait un robinet d’eau, on donnait 100 dh et on était sur d’avoir leurs voix)
    l’INDH n’a quasiment plus d’argent et en tout cas doit d’importantes sommes aux associations avec lesquelles il a signé des partenariats d’actions
    Mais surtout cela vient que l’éducation et l’école ont fait des gens de exécutants, des soumis,
    On ne leur a pas appris à réfléchir ; Réfléchir, penser par soi même c’est quelque chose qu’on a confisqué au peuple marocain ; Meme ces libéraux veulent, à coup de cours de démocratie, leur faire reproduire un discours par coeur

    Il y a aussi la réussite insolente par la bourse : certaines actions flambent et enrichissent très vite les plus riches, en quelques mois une action introduite à 960 dh (environ 90 euros) atteint 23.000 environ ! !
    les laisser pour compte ne peuvent qu’être amers...d’autant que les jeux de hasard sont interdits en Islam ! ! !

    marie

    • Rimbus
      • Posté à 12h34 le 07/09/2007
      • Internaute 5136

      bonjour Marie
      les jeux de hasard, l’alcool, les relation sexuelles hors mariage sont interdits par l’islam.
      Mais au Maroc on peut jouer au loto, on peut acheter de l’alcool et les gens sont loins d’etre chastes et sobres.
      Les marocains, je crois, ne se font aucune illusion sur le leurre que représente la démocratie ici.

  • Anonyme

    Est-ce que dans les banlieue de France, d’où sont issus les jeunes « racailles », ils attendaient quelquechose des élections présidentielles françaises ?

    Merci pour la réponse.

  • alzaz
    • Posté à 12h35 le 07/09/2007
    • Internaute 15310

    Hormis le fait que le Maroc pourrait passer pour un pays en voie de modernisation à cause de la présence de touristes occidentaux, il faut reconnaître une pauvreté magistrale de la population. La relative mansuétude de Mohamed VI n’implique en aucun cas une évolution des mentalités qui s’attachent inéluctablement aux croyances et aux superstitions en tout genre, encouragées par les fous d’Allah, modérés ou pas. Que le roi descende de Mahomet, soit, mais que Mahomet dérive de la bactérie (et non du singe), c’est mieux. Si le Coran est un livre saint, il n’est pas sain du tout. Une fois rangé dans la bibliothéque au rayon mythologie, avec la Bible, la Torrah, la Bagavadgita, l’epopée de Gilgamesh, L’Iliade et l’Odyssée, on y verra plus clair. Laissons, pour l’instant, les ayatolah martyriser leurs peuples afin que ceux-ci aient l’idée de se révolter un jour. C’est ce qui nous est arrivé de mieux (siècle de nos lumières, 1789...), finalement.

    • Anonyme répond à alzaz

      C’est une opinion. Voir un acte de (non) foi. Respectable en soi.

      En revanche, il faut considérer l’idée de révolte a bien eu lieu : elle a conduit à la décolonisation…

      Sauf que, comme le monde arabe ignorait jusqu’au concept de nation ou de frontière, les nationalistes, pour la construire, la nation, ont dû avoir recours à un langage religieux. Ce fut la première instrumentalisation (moderne) du discours religieux par le politique.
      Ce fut, aussi, l’implantation du salafisme, un littéralisme militant, rationalisé… qui s’y prêtait d’autant plus volontiers qu’il cherchait à s’implanter. À ce moment il n’était « que » anticolonial, il a participé à la lutte. Ce qui lui a donné ses « lettres de noblesse » et le moyen de devenir, aux indépendances, la version « officielle » de la religion (ce n’est pas vrai que pour le Maroc, même si chaque pays a ses particularités).
      On sait ce qu’est devenu le « salafisme 2.0 ».

      (Et là, il est vrai que le statut de « commandeur des croyants » permet au Palais de résister un peu aux pires discours extrêmistes. C’est le bon côté du truc.)

      Mais, entre temps, il faut bien comprendre une chose, qui nous est extrêmement difficile à percevoir de France : la laïcité, associée aux nationalismes (de gauche ou de droite, Est ou Ouest) s’est décridibilisée aux yeux des populations. Y sont associé, désormais, incompétence, corruption et népotisme…
      (Voir par exemple la Turquie, où ce sont les « laïcs » qui disent : « en Turquie, il n’y a pas de minorités, il n’y a que des turcs musulmans », alors que seul l’AKP se soucie de protéger un minimum les chrétiens, par exemple…)

      Vous me direz que ce n’est pas forcément structurel. Sans doute. Mais allez l’expliquer à des masses analphabètes… qui voient l’Irak à la télé tous les jours !

      Au Maroc, à part les enfants des gens assez riches pour leur avoir payé la (très chère) école française, personne ne croit à la laïcité comme une solution d’avenir. Ni n’en voit même l’intérêt.
      D’où le succès de la « religion » (qui est elle-même une nébuleuse en soi…). Surtout du repli identitaire, en fait. Et cela depuis la première Guerre du Golfe (la déferlante du « voile » en est une des conséquences directes). On n’ose imaginer les répercussions de la seconde…

      Sinon, au niveau strictement politique, l’Espagne, l’Angleterre, la Belgique ( ?), le Danemark, la Suède… sont des monarchies constitutionnelles qui fonctionnent plutôt bien, non ?

      Enfin, oui, le drame, la catastrophe de l’éducation…
      C’est qu’à la fin des années ’60 le pouvoir s’est aperçu avec horreur que les facs formaient des gauchistes.
      Il a alors « réformé » l’enseignement. Supprimé la philosophie (même islamique, surtout islamique), et ouvert les salles de cours aux Frères Musulmans et autres barbus, qui avaient l’immense avantage d’aller casser du gaucho sur les campus… La Cia applaudissait.

      L’université marocaine est désormais le premier foyer de diffusion du voile et de la barbe…

  • Mohib
    • Posté à 07h53 le 08/09/2007
    • Internaute 16038

    Le fait d’avoir laissé se développer une extrême pauvreté et d’avoir abandonné cette misère aux bons soins des religieux plus ou moins « nets », rend la monarchie et la classe possédante très coupable. Aucune solidarité institutionnelle vis à vis des plus faibles alors que parallèlement des fortunes colossales voient le jour. Il est à redouter que les musulmans modérés (nos bons chrétiens démocrates sociaux) qui seuls possèdent cette réelle volonté de changement démocratique en développant les solidarités, ne soient dépassés par la situation et que les classes moyennes ne plongent elles aussi dans la même désillusion démocratique ?

  • MJL
    MJL
    • Posté à 16h00 le 08/09/2007
    • Internaute 16056

    Bonjour
    Les Bidonvilles de Casablanca ou d’ailleur ne datent pas de quelques jours. Ce phénomene d’extrème pauvretée merite être soulevé car, la plupart du temps, il ne vient pas de l’absence de production de richesses mais plutôt d’une mauvaise repartition des richesses produites. Cela se traduisant par des souffrances qui dans certaint cas se voient récuperer par des organisations souvant douteuses. D’un point de vue politique il est évident que la stabilitée d’un pays tiens grace au bon état de santé économique du peuple qui le compose. Si une faible partie de la population détiens la quasi totalitée des richesses et par la même les pouvoirs politiques, une grande partie de la population ne reconait plus de legitimitées aux instances gouvernantes. Ouvrant ainsi la porte à ce qui pourait être pire... où meilleur... Pour en revenir au sujet, soyez vigilant ! ! !

  • Anonyme

    Le terreau de l’islamisme intègriste est la surpopulation des pays ou cette religion (excepté la Tunisie) prône la surnatalité. Les régimes de tous ces pays dont le Maroc ne font rien pour limiter les naissances ce qui provoque une surpopulation qui devient catastrophique pour le monde mais d’abord pour eux-même. Ils peuvent dire que la religion les oblige à accepter une probable future calammité.
    Comment tous ces continents et d’abord l’Asie
    pourront empêcher un déferlement vers l’Europe et
    l’Amèrique dont l’immigration actuelle n’est qu’un pale exemple. Il ne faut pas dire la Religion de
    Mahommet en est l’initiatrice, celle de Jésus et de Yahvé prônent aussi l’amour sans retenue, mais la
    volonté de nos pouvoirs publics a initié une régulation des naissances justifiées par le désir d’amélioration du niveau de vie . Les jeunes couples
    avec un emploi rechignent aujourd’hui à avoir plus d’un ou deux enfants.
    La bonne solution serait que les allocations familiales soient régulées à la façon tunisienne,
    ainsi les familles pléthoriques : 10 ou 15 enfants
    seraient de rares exceptions et les mères seraient
    bien plus libres avec une meilleure qualité de vie.
    Mon propos va en faire bondir certains mais si nos gouvernants européens continuent à tolérer cette
    surnatalité, il faudra envisager dans un délai plus ou moins long une nouvelle guerre bien plus meurtri-
    ère que les prècédentes pour ce qu’un illuminé qui
    faisait faire des enfants aux femmes de son pays guerroyait ensuite pour son « Espace Vital ».

    • Anonyme

      La natalité a fortement baissé au cours des dernières années au Maroc, le nombre moyen d’enfants par famille étant passé de 5,9 au début des années 80 à 2,5 en 2000, selon une étude nationale présentée mercredi à Rabat.

      Cette évolution s’explique par le mariage plus tardif et par le développement de la contraception, utilisée désormais par 63% des Marocaines en âge de procréer, selon les résultats préliminaires de l’étude « Population et santé de la famille » élaborée par le ministère marocain de la Santé en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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    • Anonyme

      La dénatalité concerne l’ensemble du Maghreb :

      « En France, la fécondité a mis près de 200 ans pour tomber d’un peu plus de 6 enfants par femme au milieu du XVIIIe siècle à près de 2 dans les années trente. Ainsi, le Maghreb n’a mis que 25 ans pour parcourir le même chemin que la France en deux siècles ! »

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      • Anonyme

        Evidemment que le Maroc evolue plus vite que nous
        ne l’avons fait il y a 3/4 de Siècle ; mais le
        contexte de l’information est pour quelque chose
        dans cette évolution. Il y a encore dans les pays arabes surtout au myen-orient une surnatalité qui
        va poser problème. Même en France des familles issues de la 1ère ou 2eme génération qui écoutent la Voix d’Allah procréant à tour de « bras ».
        Nombre de musulmans modérés s’élèvent contre un
        islam intègriste ; les pouvoirs publics européens
        devraient leur apporter un relai pour convraincre
        les jeunes couples de limiter leur procréation en
        imitant les autchtones afin de se donner les moyens d’une vie meilleure. Les religieux peuvent
        leur dire, comme d’ailleurs les chrétiens, que
        la vie sera plus belle dans l’au-delà, il n’empêche
        qu’il vaut mieux tenir que courir et que quand nous
        n’aurons plus que la racine des pissenlits le
        paradis qu’il soit d’Allah ou bien de notre Dieu n’aura plus beaucoup de saveur. Et les Egyptiens
        d’antan avaient bien raison d’adorer RA car c’est
        bien lui qui nous permet d’exister.

         
        • Anonyme

          Quels sont les chiffres ?

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    De quelles législatives vous parlez,vous prenez le peuple marocain pour des idiots, ils ont bien montré en tout cas le contraire, en n’allant pas voter (75%). Tant que les puissance occidentales soutiennent des régimes corrompus de part le monde, et particulèrement le moyen orient et l’afrique, ces pays n’avanceront pas d’un pouce. interets économiques oblige.
    A mon avis les pays développés sont responsables de tout ce marasme, ces attentats, ces ben laden fabriqués de toute piéce par eux pour servir leur interets. me parler de démocratie à l’occidentale me fait gerber.
    circulez il n’y a rien à voir