Merci à Bernard Poignant de montrer le vrai visage de Besancenot
Le PS ferait bien de remplacer le Brestois Benoît Hamon par le Quimpérois Bernard Poignant au poste de porte-parole. Ça pourrait nous éviter de repasser par la case Trinité-sur-Mer.
L’incapacité des médias (et des politiques) à décrire l’insondable crétinerie du programme du Front National est longtemps restée le meilleur atout du mouvement d’extrême-droite.
Il aurait pourtant suffit, lorsque Le Pen était l’invité d’un JT, de se concentrer sur ses propositions sociales, économiques ou institutionnelles pour que même les anciens de l’OAS reconvertis dans l’épicerie finissent par s’en détourner.
Le programme du FN prévoit des voix supplémentaires pour les parents BBR
Sans entrer dans le détail (sic) du mix de dirigisme étatique et de libéralisme mal régurgité qui lui sert de plateforme, contentons-nous de rappeler que le FN entend stimuler la natalité chez les Français « de souche » en multipliant leur droit de vote par leur nombre d’enfants du même sexe.
Ainsi, si vous vous appelez Jean Dupont et que vous avez deux fistons mineurs, vous serez en mesure de voter trois fois pour permettre au borgne de s’installer à l’Elysée. De même, si votre nom est Jeanne Durand et que vous avez trois filles, ce sont quatre bulletins BBR que vous pourrez glisser dans l’urne. C’est absurde, c’est même complètement con, mais ça s’appelle le « suffrage universel intégral » en jargon néo-pétainiste.
Las, les PPDA et autres leaders politiques « mainstream » ont toujours préféré se concentrer sur le racisme de Le Pen, comme si enfoncer une telle porte ouverte avait la moindre chance de lui aliéner les beaufs, les salauds ou les désespérés qui lui servent de base électorale.
D’où un succès de plus de vingt ans -succès ayant tout de même culminé sur une qualification au second tour de la présidentielle de 2002 augmentée du renvoi à ses chères études du Premier ministre le plus efficace depuis… euh… disons le plus efficace depuis bien longtemps.
L’ultragentil Besancenot a pris le pas sur l’ultraméchant Le Pen
Maintenant que le lepénisme est passé de mode, et que c’est le populisme d’extrême gauche qui a le vent en poupe, faut-il rejouer cette comédie en se concentrant sur le discours de façade du NPA et d’Olivier Besancenot ?
Car là où Le Pen fondait l’essentiel de son sex-appeal sur sa xénophobie, prenant bien garde à ne pas développer trop ouvertement son projet cauchemardesque pour la société, le facteur promeut l’utopie égalitaire et la gentillesse généreuse sans s’appesantir sur les préalables indispensables à la réouverture du jardin d’Eden.
OK, l’ultraméchanceté de l’un n’est pas « directement » assimilable à l’ultragentillesse de l’autre, mais leurs référents historiques respectifs nous enseignent que c’est le préfixe « ultra » qui compte vraiment.
La tribune publiée lundi sur Rue89 par Bernard Poignant, député européen et maire socialiste de Quimper, sur la nature véritable du projet néotrotskiste est donc une initiative dont on aimerait qu’elle ne reste pas isolée.
Un programme clairement « anticapitaliste », mais pas vraiment « nouveau »
Oui, le programme du NPA est tout simplement la traduction à peine dépoussiérée des expériences communistes du passé. Non, le parallèle avec l’Albanie d’Enver Hodja n’est pas farfelu, même si c’est pour le président à vie du Vénézuéla que l’état-major besancenotiste en pince pour de bon.
Ben quoi, la fin de l’économie de marché, les nationalisations industrielles massives, la sortie de l’Union européenne et la disparition de cette arnaque bourgeoise qu’est le Parlement, c’est clairement « anticapitaliste » mais est-ce vraiment si « nouveau » ?
Poignant met les pieds dans le plat et ça nous change des minauderies de Benoît Hamon, dont on sait qu’il est « prêt à travailler » avec Besancenot si ce dernier surmonte son dégoût pour les social-traîtres de la rue de Solferino -fussent-ils assez radicaux pour trouver que Sarkozy est un vilain garçon (et bling-bling, par-dessus le marché).
A quelques mois des élections européennes, le fameux statut de « gauche de gouvernement » risque pourtant d’être desservi par cet intérêt pour une éventuelle collectivisation des biens de production.
D’où cette idée de confier la parole officielle du PS à un Poignant plutôt qu’à un Hamon. La Bretagne n’y perdrait rien, échangeant un Brestois contre un Quimpérois. Le pays tout entier, lui y gagnerait de ne pas repasser par la case Trinité-sur-Mer version cool et sympathique.
Kenavo à tous !
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► Le site du Nouveau parti anticapitaliste
► Le site du Front national
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menuisier
menuisier
Ca y est la pompe à réaction a été rebranchée.
C’est tellement attendu cette analyse.
On n’est pas très loin du fameux « les extrêmes se rejoignent » et autres racourcis pour blogueur de comptoir.
Ce que vous refusez de voir, vous et les autres soi disant « libéraux de gauche » est que le PS a trahi et la classe ouvrière (vous excuserez le gros mot) et l’éthique qui l’a fondé.
Devenu un parti qui au pouvoir n’a cessé de faire la courte échelle à la financiarisation de l’économie et son cortège de paupérisation de la majorité et d’enrichissement outrancié d’une minuscule minorité auto déclarée comme étant « l’élite », il se retrouve maintenant le bec dans l’eau lorsque la crise est venue et ses électeurs passés ailleurs
Incapable de redéfinir un projet cohérent qui le fasse renouer avec le peuple et ses besoins, il est condamné à tirer sur tout ce qui ressemble à un parti de gauche, lui qui ne l’est plus.
Redeviendrait-il porteur d’espoir et de justice que la bulle NPA exploserait aussitot.
Mais pour celà il conviendrait au préalable de faire la critique de sa dérive vers la droite, et ça il n’en est jamais question.
Donc « tirons sur le symptome, et ne soignons pas la cause » est son mot d’ordre de parti mort-vivant.
Et vous ainsi que ses dirigeants pleurent et se lamentent sur leur électorat perdu, l’insultent à l’occasion comme en 2002, ou l’assimile aux lepenistes comme vous le faites.
Mais ne réflechissez surtout pas, c’est dangereux, vous pourriez redevenir de gauche.




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