23/02/2009 à 12h20

Google, coincé entre les lobbys de protection de l'enfance et Rue69

Camille | Mauvais genre

« Ce serait bien que vous ayez une conversation avec Nadine Morano ou avec la protection de l’enfance » m’explique-t-on à Google (ils avaient promis de me rappeler et ils l’ont fait).

A en croire le moteur de recherche, il n’y a que Rue69 pour trouver que le mode « safe search » de Google est contre-productif (bien que la plupart des acteurs de l’internet s’inquiètent aussi). D’ordinaire, quand on appelle Google, c’est au contraire pour « protéger les enfants des dangers de l’internet ».

Chez Google, on s’inquiète surtout des cadres législatifs visant à durcir les filtrages Internet, et on cherche à perfectionner les filtres, comme demandé par les associations. Dans un sourire audible, la responsable relation presse de Google me dit : « Vous savez, qu’il n’y a que vous pour trouver que l’on filtre trop, d’habitude les associations trouvent que l’on ne filtre pas assez ».

On se croirait revenu aux temps moyen-âgeux, version « Nom de la rose », où il était dangereux de laisser les gens lire (sait-on ce qu’ils pourraient faire de la connaissance) ?

Globalement, Google approuve les commentaires des riverains, en particulier sur les points suivants :

  • Toujours laisser le choix : le mode « safe search » n’est pas activé par défaut (mais peut l’être) de sorte que les parents ont le choix de laisser ou non le mode de filtrage.

  • Le risque, que les parents se reposent sur le filtre est réel et il s’agit d’une attitude inadaptée. A Google, on pense qu’un enfant de 10 ans ne doit pas avoir un accès libre et permanent dans sa chambre à internet, de la même façon qu’on ne laisse pas traverser seul la rue un enfant de 5 ans. Bref, qu’on apprend d’abord à quelqu’un à se servir d’un outil avant de le laisser l’utiliser.

  • Le filtrage ne peut pas être parfait, ni sur un plan algorithmique (on trouvera toujours des mots clés qui génèrent des « accidents ») ni sur un plan culturel (un sein choque aux Etats-Unis et non en France). A priori, Google travaille à améliorer les algorithmes pour leur pertinence, mais la notion même de pertinence est dirigée par le cadre et les orientations législatives françaises.

    « Il suffit qu’il y ait eu une mauvaise rencontre d’un enfant sur Internet pour que l’on veuille bloquer Internet » me confirme-t-on. Bref, pour la sexualité comme pour le reste, la tendance reste à légiférer sur un cas particulier et Google s’adapte aux pressions qu’il subit.

  • C’est bien aux parents de surveiller les enfants et il faut éduquer les enfants à utiliser Internet. Là dessus Google est d’accord et participe à des missions éducatives avec les enfants, en partenariat avec l’Education nationale. Ils ont notamment une opération « Search net » pour apprendre à chercher sur Internet.

    « Et chercher sur la sexualité ? », demandais-je. « Ce n’est pas d’actualité face à des enfants de 11 ans », m’explique-t-on, « mais si vous avez un sujet pertinent dont on peut parler en groupe entre 10 et 12 ans, pourquoi pas. »

    Là, je dois admettre que j’ai séché. A 11 ans, je n’aurai pas eu envie de parler masturbation en classe... Des idées de sujets pour apprendre à nos têtes brunes, rousses ou blondes à chercher intelligemment des informations sur la sexualité ?

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  • MrGrognon
    MrGrognon
    Assis sur une chaise (pas très (...)
    • Posté à 15h08 le 23/02/2009
    • Internaute 68962
      Assis sur une chaise (pas très (...)

    Afin de contre balancer le débat j’invite à appeler notre gynécologue puisqu’elle donne régulièrement des cours de sexualité aux mineurs (donc oui c’est possible de parler sexe à des mineurs). Rappelons quand même que la majorité sexuelle est à 15 ans en France et que bien souvent la vie sexuelle démarre dans un puit d’ignorance profond.

    • Camille
      Camille répond à MrGrognon
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 15h12 le 23/02/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Là on parle d’animer une séance collective autour de la recherche de la sexualité sur internet pour des enfants de 10 à 12 ans... et j’avoue que je reste perplexe. 10 ans, c’est pas 15 ans. 

      • MrGrognon
        MrGrognon répond à Camille
        Assis sur une chaise (pas très (...)
        • Posté à 15h26 le 23/02/2009
        • Internaute 68962
          Assis sur une chaise (pas très (...)

        Effectivement et la censure est-elle différente que l’on ait 11 ou 17 ans ? Non.
        D’ailleurs en quoi à 11 ans tomber sur un article sur la recherche du plaisir pourrait faire du mal à l’enfant ?

         
        • Camille
          Camille répond à MrGrognon
          Auteur(e) de l'article Mauvais genre
          • Posté à 20h45 le 23/02/2009
          • Internaute 48427
            Mauvais genre

          Je parle là d’aider notre charmante interlocutrice de google à animer une session EN CLASSE pour des élèves de 6ème....Quelle tête vous faites, si, en classe, à 11 ans, on vous envoie chercher de la documentation sur la masturbation alors que certains pratiquent quotidiennement et d’autres entendent le mot pour la première fois...C’est différent d’être tout seul ou juste avec son ou sa meilleur/e ami/e non ?

        1 autres commentaires
      • Charles Mouloud
        Charles Mouloud répond à Camille
        Bras gauche de la Vénus de (...)
        • Posté à 16h37 le 23/02/2009
        • Internaute 12542
          Bras gauche de la Vénus de (...)

        « 10 ans, c’est pas 15 ans. »
        Enéfé.
        L’intérêt à 10 ans , c’est qu’il n’y a pas de poils, et c’est comme le crabe , tout se mange.

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor répond à Camille
        - Gone fishing !
        • Posté à 17h08 le 23/02/2009
        • Internaute 12434
          - Gone fishing !

        A deux ans j’avais une copine, Catherine qu’elle s’appellai, qui avais deux fois mon age....et , oui, on jouait déjà a touche pipi.....

         
        • Pseudo
          Pseudo répond à Lemmy_Nothor
          Enfin libre : -)
          • Posté à 19h21 le 23/02/2009
          • Internaute 25947
            Enfin libre : -)

          Ah oui, mais c’était une vieille : elle avait déjà de l’expérience... : -))

        • Al-Ice
          Al-Ice répond à Lemmy_Nothor
          -_-'
          • Posté à 19h30 le 23/02/2009
          • Internaute 54790
            -_-'

          Wouaaah, je suis sortie avec des personnes plus âgées que moi, mais jamais qui avaient le double de mon âge... chapeau bas !

        2 autres commentaires
    • Numerosix
      Numerosix répond à MrGrognon
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 16h59 le 23/02/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      bien souvent la vie sexuelle démarre dans un puit d’ignorance profond..
      ...et humide , ajoutera le soucieux sexologue .

    • Tita
      Tita répond à MrGrognon
      oiseau
      • Posté à 19h58 le 25/02/2009
      • Internaute 7659
        oiseau

      Tout à fait d’accord.

      Parler de sexe à des adolescents, c’est très facile car ils ne sont pas moins intelligents que les adultes et ils connaissent très bien le regard que la société y portent.

      Parler de sexe à des enfants est encore plus facile car pour eux ils s’agit de comprendre sa naissance et comment on fait des bébés. Comme les enfants n’ont pas encore intégré le tabou du sexe, ils sont très facilement réceptif. Par contre, c’est leur interlocuteur qui est moins à l’aise car, lui, il baigne dans le tabou du sexe et en parler lui est difficile. Les enfants doivent d’ailleurs bien le voir et s’en amuser... Le problème n’est donc pas toujours la cible de communication, mais aussi la source.

  • IamSelene
    IamSelene
    étudiante
    • Posté à 16h48 le 23/02/2009
    • Internaute 58557
      étudiante

    Inadapté, pour des enfants de 11-12 ans ? Peut-être pas. Personnellement, j’ai commencé à tomber (et à m’intéresser) à la pornographie sur internet à 12 ans. Et je trouve un peu fort que les associations (bien pensantes à souhait) continuent de s’imaginer que l’enfance n’est que pure innocence : un enfant de 13 ans se fout bien de votre google safe search et trouvera toujours un moyen de voir des vidéos de sexe plus ou moins hard, ne serait-ce que parce que les copains en parlent.
    Quoi qu’il en soit, je ne suis pas sûre qu’un enfant qui tombe sur de la pornographie involontairement soit une situation pire qu’un enfant qui reste dans l’ignorance, quand les parents prennent les dispositifs de sécurité comme un échappatoire à l’explication de la question fatidique.

  • deecurl
    • Posté à 17h50 le 23/02/2009
    • Internaute 13077

    bah heu...à 10 ans on avait eu le sujet à l’école sur comment on fait les bébés... à partir de la conception ; et donc grand flou avant
    en pouffant, on demandait au maître qu’est-ce qu’il y avait avant, en le sachant très bien d’ailleurs :)

    insister sur l’idée de respect mutuel, de plaisir partagé ? pour que la première fois qu’ils voient un film X, ils sachent que ça ne correspond pas forcément à la réalité ?

    un peu hors-sujet, mais j’imagine toujours le désarroi du jeune puceau qui n’a jamais vu nues que des actrices piercées-épilées-stringuées, lorsque sa petite amie se déshabille devant lui pour la première fois : sans doute pas le même spectacle...

    enfin j’imagine la même pour une minette aussi : pas les mêmes dimensions pour le coup.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h17 le 23/02/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    J’aurais dit 12 ans pour l’age minimum du surf tranquille sur le Net, la même censure que pour le cinéma ou les jeux vidéo.

    Et ce n’est pas des sites pornos dont je me soucierais le plus, mais plutôt des sites de débiles qui torturent, expliquant comment buter tout le monde dans son école ou l’art et la manière de bricoler les produits chimiques. Et bien sur tout site idéologiquement dangereux, comme ceux des sectes ou des partis politiques.

    Et honnêtement, si Google ne renvois pas sur Rue69, c’est que l’utilisateur a activé volontairement le filtre, et donc qu’il ne veut pas voir les articles de Rue69.
    Et puis c’est mieux de rester entre pervers : D

    • Tita
      Tita répond à Keldan
      oiseau
      • Posté à 19h27 le 25/02/2009
      • Internaute 7659
        oiseau

      Les sites de sexes ne sont pas effectivement les plus dangereux.

      A l’heure où l’adolescence commence de plus en plus tôt, on oublie souvent que ce sont une population très fragile et souvent en souffrance. 7% des adolescents scolarisés font au moins une tentative de suicide, et 25% ont des idées suicidaires.
      je viens de faire un test (avec la censure la plus stricte de google) et l’on trouve des informations sur le suicide assisté, etc...

      • Camille
        Camille répond à Tita
        Auteur(e) de l'article Mauvais genre
        • Posté à 00h47 le 26/02/2009
        • Internaute 48427
          Mauvais genre

        Je ne sais pas qu’en penser mais lu un entretien avec un psy qui expliquait que parfois, quand un jeune voulait se suicider, lui dire que c’était possible et qu’il en avait le droit et les moyens lui permettait de ne pas passer à l’acte et d’aller mieux.

         
        • Tita
          Tita répond à Camille
          oiseau
          • Posté à 13h57 le 26/02/2009
          • Internaute 7659
            oiseau

          C’est ici un sujet très délicat.

          La plupart du temps un ado se suicide (ou tente de se suicider) non pas pour mourir, mais pour fuir une situation qui le fait souffrir. Son corps change vite, si vite qu’il n’a pas nécessairement le temps d’accepter ce corps qui l’emprisonne. Il commence aussi à se découvrir par le regard des autres : je suis trop gros(se), trop moche, trop ceci ou trop cela, etc... ce qui correspond souvent pour lui à une condamnation sans appel. Enfin, si on ajoute le « papa, maman, je vous aime, et je vous hais » et le conflit envers l’autorité de ce qu’on appelle « l’âge con », on se rend compte que l’esprit de l’ado est en proie à des troubles violents dont la seule issue peut être pour lui le suicide.

          Un adolescent qui fait une tentative de suicide ne cherche pas la mort en tant que telle, il essaie surtout d’attirer l’attention sur un problème qu’il ne peut plus gérer tout seul. C’est un appel au secours. De fait, « lui dire que c’était possible et qu’il en avait le droit et les moyens » c’est lui montrer qu’on ne le rejette pas, qu’on le respecte en tant que personne. C’est même pour lui, le début d’une écoute. On l’écoute ! On écoute enfin sa souffrance. Il peut donc aller mieux. On se rend compte cependant que lui dire ces mots ne suffit pas pour engager une communication de fond afin de l’aider dans la gestion de sa souffrance. On se rend compte aussi que lui donner les informations pour se suicider n’est pas la même chose que l’aider à gerer cette souffrance. 30 et 50% des jeunes qui ont tenté de se suicider font une récidive alors qu’ils savent bien que c’est possible (puisqu’ils l’ont déjà fait).

        1 autres commentaires
  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 12h25 le 24/02/2009
    • Internaute 45067
      Littéral

    Si on veut se faire une idée des enjeux de l’éducation, et plus précisément de ce qui a trait à la sexualité, prenons l’exemple très contrasté, à la limite de la caricature du petit Donatien.

    Bien qu’il ait vécu à une autre époque que la notre, ce cas nous offre encore de précieux enseignement, tant il reste éminemment d’actualité.

    Le jeune Donatien a vécu une enfance dans un milieu très favorisé en province rurale. Tout petit, il était en contact avec la nature. Mais très tôt, il a été privé du spectacle de la nudité féminine.
    Par contre, il a toujours eu l’image de son propre corps nu dans ce qu’il voyait lui-même des corps dénudés de ses compagnons de jeux.
    Gageons qu’il a très précocement connu des rapports de compétition assez virile, comme la comparaison de la taille des pénis flacides, qui pisse le plus loin, qui fait le plus gros étron etc,... Enfance pas très mixte mais assez dyonisiaque dans le fond.

    Le rire et les moqueries, les regards déjà et des sortes de rituels initiatiques, des épreuves physiques et des sensations fortes ne laissaient guère de place à la parole.

    On ne sait pas quand il s’est masturbé. On ne réprimait pas à l’époque l’auto-érotisme. Et on peut admettre qu’on le réprime beaucoup moins à présent.

    On ne sait pas non plus, s’il eu des expériences de masturbation collective avec ses camarades de jeux, ce n’est pas impossible.

    Le moment de la puberté a tout changé. Et d’abord les rapports avec ses parents, son statut dans la société des adultes où on l’admet maintenant.

    Il s’initie au maniement des armes et participe à ses premières chasses à l’animal sauvage. Des jeunes femmes, des campagnardes qui font le service, le provoquent par des œillades et des poses mignardes.
    Il perçoit vite l’emprise qu’il peut avoir sur elles et, ma foi, il en profite. Il les tripote, surtout les poitrines.

    D’abord, il éprouve la chair à travers le tissu des robes. Il s’enhardit en fourrageant dans les corsages au contact des peaux assez peu farouches qui ne se dérobent pas aux manipulations du jeune garçon.

    Et puis, à un moment, il s’affranchit, seul, hors des mots, malgré les cris et la défense, faible à vrai dire, mais qui marque là, une forme de limite qu’il dépasse, il le sent, en soulevant la robe et les jupons.

    Il s’empare d’autres chairs, plus intimes et secrètes. Il ne sait pas ce qu’il va découvrir en tâtant, sans oser retrousser tout à fait l’habit féminin au dessus de la taille.

    Très bientôt, il apercevra alors la médusante image originelle qui fixera à jamais sa passion.

    A-t-il eu l’occasion de se dépuceler à douze ans avec une des filles de fermes ? Pas sûr, le droit de cuissage n’est qu’une légende imbécile.

    Et le mélange des sangs, une offense à la dignité et à la hiérarchie sociale qui parait à l’époque intangible et c’est un ordre naturel.

    Ce que nous savons, en revanche c’est qu’il a été enrôlé à 14 ans dans un régiment militaire. Certes, de droit, il était officier. A 14 ans. La tradition militaire, voulait qu’il ne soit plus puceau, s’il l’était encore.

    On ne lui a pas demandé. Mais on l’a confié au bon soin de ce qu’il avait de plus jeune et jolie cantinière ou putain qui s’est chargée de cette formalité initiale.

    On sait qu’il a gouté à ces plaisirs de soldats et qu’il en usait beaucoup. Bien plus que d’autres plus contenus ou sévères.

    Surtout les soirs après les batailles, car il s’est battu, à mort. Il rejoignait pour le reste de la nuit les compagnes blafardes des enfants-soldats.

    Ni elles, ni lui ne se payaient de mots. Toujours dans le réel des chairs. Toujours dans le réels des corps. Face à la mort. Face à la nudité désespérée des femmes qu’il s’offrait.

    Quelquefois avec le reste de la bourse d’un ami tué le jour-même, comme pour une offrande à l’amitié perdue, une délégation des plaisirs.

    Et peut-être pour lui, la dernière fois qu’il se soulageait de tenir un corps de femme à sa merci.
    Preuve indubitable qu’il était vivant.

    Il est revenu contre tout attente, sans trauma apparent, de ces expériences de la violence et du sexe tarifé. A l’époque les jeux n’étaient pas virtuels. On n’avait qu’une seule vie et bien peu de chances de guérison en cas de blessure.
    Lors des parties, on pouvait vraiment mourir.
    Une unique fin.

    On baisait vraiment, on ne languissait pas longtemps des envies de pornê.

    On en parlait pas de ces choses. On les découvrait au jour le jour.

    Aussi, il a été fort surpris de découvrir à 16 ou 17 ans toute une littérature licencieuse et proscrite. Qui décrivait un univers de plaisirs dont les descriptions lui parurent bien fades.

    Il a trouvé assez injuste qu’on se livra sans risques à des polissonneries sans passion mortelle.

    Il a consacré le reste de sa vie à parler, à parler.
    Et ses paroles, si vives, éclatent encore aujourd’hui.

    Il n’y a pas de morale à cette histoire, comment pourrait-il y avoir de morale avec Donation Alphonse de Sade ?

    Sinon que l’instauration d’une parole, d’un dialogue décent, c’est à dire une parole morale s’instaure entre les enfants et les éducateurs et, au premier chef, les parents.

    Morale, horreur !
    La loi et l’ordre et les interdits et les tabous !

    Non, non.

    La morale de la décence ordinaire comme Georges Orwell l’avait décrit et qui le guidait.
    Les vertus humanistes et simples :
    Honnêteté, bienveillance, générosité, patience, responsabilité.

    Et je rejoins Google sur le fait du nécessaire apprentissage des technologies.
    Aucun filtrage, soit-il d’État, ne se justifie sur Internet.

    Mais voilà, 90% des personnes en responsabilité d’éducation des enfants et des adolescent sont des femmes : mères, enseignantes, médecins, etc,...

    Justement une frange de la population encore peu ou mal initiée aux technologies de l’information.

    Et c’est pourtant sur elles que repose la responsabilité de l’apprentissage du savoir.

    Il y a vraiment du travail pour lutter contre les peurs irrationnelles.

    • Camille
      Camille répond à egide
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 00h57 le 25/02/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      C’est sûr qu’en vous lisant, on est rassuré sur le fait de laisser des enfants s’instruire seuls..

    • Tita
      Tita répond à egide
      oiseau
      • Posté à 17h44 le 25/02/2009
      • Internaute 7659
        oiseau

      J’ignorais la jeunesse du Marquis. Merci pour cette biographie fort bien écrite.

      Je vous rejoins sur l’horreur de la morale qui censure et qui contraint à la « bonne » manière de faire l’amour. Avoir peur « de ne pas savoir faire », « de ne pas être à la hauteur » sont des expressions que l’on rencontre même encore chez des adultes. C’est triste car la « bonne manière de faire » est une vision stéréotypée et restrictive donnée par la société. Elle frite avec le faux, donnant par exemple aux « performances » du seul coïte une importance illusoire, oubliant le clitoris, les préléminaires, les découvertes, etc... C’est triste car une grande part de l’intérêt amoureux, c’est justement de se découvrir (et découvrir sa sexualité) par la découverte de l’autre. Tant que l’on reste respectueux de l’autre (c’est à dire du droit qu’il ou elle dispose d’elle-même – ou de s’abandonner dans des jeux) ; tant que l’on reste honnête et responsable, tout est possible et devient enjeu et source de connaissance.

  • watashi_baka
    • Posté à 10h41 le 25/02/2009
    • Internaute 47330
      ...

    Lorsque le gouvernement a filtré les sites pédophile
    Je n’ai rien dit car je n’étais pas un pédophile

    Lorsque le gouvernement a filtré thepiratebay
    Je n’ai rien dit car je n’étais pas un pirate

    Lorsque le gouvernement à filtré indymedia
    Je n’ai rien dit car je n’étais pas anarcho-autonome

    etc...

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 17h15 le 25/02/2009
    • Internaute 7659
      oiseau

    Google est une entreprise comme un autre et cette entreprise reste sensible aux différentes pressions. Il semble que les pressions actuelles sont au conservatisme et à la censure. Hélas.Je ne veux pas discuter du bien fondé de la censure ou de ces pressions. Ce fut déjà fait et ce n’est pas mon objectif de maintenant.

    Par contre je crois qu’il y a trois postulats qui méritent d’être dénoncés :

    1) L’existence de cas extrêmes ne peut légitimer la négation de la norme (la moyenne). C’est comme dire que parce qu’il y a 2000 ou 3000 morts en France sur la route, il faut censurer toutes les voitures et prendre un « safe velo ». Il y aura toujours des accidents (sur les routes comme sur internet) et la plupart du temps, ce n’est pas dû à un problème technique, mais un manque de surveillance du conducteur ou des parents.

    2) L’existence de la censure possible peut rendre les parents trop confiants à laisser les enfants sans surveillance ! Erreur ! Fatal Error car les enfants sont très vite capables de trouver où déconnecter la censure. Ils apprennent l’informatique bien plus vite que les adultes. C’est même souvent l’enfant qui enseigne ensuite aux parents.

    3) La sexualité n’est pas sans intérêt pour un enfant, même de 7 ans ! Pour lui, il s’agit de comprendre comment il est né, comment on fait des bébés. Connaître la réponse est important pour lui. Lui mentir et répondre « dans les choux et les roses » n’est pas la bonne manière car c’est mentir à l’enfant. Quand il découvre la vérité, il découvre surtout que les adultes lui ont menti et ce n’est vraiment pas génial pour ses rapports avec les adultes par la suite.
    Il veut connaître la réponse disais-je, même à 7 ans. Cependant, comme il n’a pas encore intériorisé que le sexe est aussi un plaisir et surtout que c’est un tabou dans la société, il ne comprend pas qu’on refuse de lui l’expliquer et trouve cela anormal. S’il cherche une réponse, ce n’est pas par goût d’enfreindre un tabou qu’il n’a pas encore, mais vraiment pour avoir une réponse. Une fois qu’il a cette réponse, il est généralement satisfait et n’y repense plus jusqu’à ce que l’adolescence et l’intérêt du sexe soient affirmés, (mais à ce moment, le tabou est là aussi et il saura gérer d’une manière socialement convenable ces informations).

  • kebra
    kebra
    Bisounours killa
    • Posté à 11h09 le 26/02/2009
    • Internaute 8550
      Bisounours killa

    Google aux ordres de la Morano, voilà une bien triste nouvelle. Pas que Nadine soit total coincée du cul, elle a parfois des positions bien moins bénitières que Boutin. Je la crois capable de pousser le suicide assisté en fin de vie.

    Mais elle est tellement démago que j’en frémis de l’imaginer aux ciseaux de la censure. Surtout depuis qu’elle fréquente le Motodidacte Maire de la très libérale cité de Nice. Alors bon courage à Camille pour l’interview. Je ne sais pas si je le ferais pour la gloire participative et les notes de frais. Par vice de lui faire un plan à la Desproges, oui. Mais après la Rue est encore plus grillée...

    PS : Pour finir un dialogue en suspend, Camille, je ne suis pas favorable à l’exploitation gratuite du travail d’autrui par une entreprise mercantile. Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours été payé pour mes stages en entreprises, j’ai même gagné plus que le directeur sur deux bons coups. Je réserve le bénévolat aux structures sans profit et aux loisirs réels.

    Un vrai loisir serait d’assister à la domination de Hugues en string sur une Jag, Rue69 paye les frais, je fais la vidéo gratos, voilà un deal win-win !

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à kebra
      menuisier
      • Posté à 11h47 le 26/02/2009
      • Internaute 29846
        menuisier

      Sur une Trabant plutot !

      • kebra
        kebra répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
        Bisounours killa
        • Posté à 11h57 le 26/02/2009
        • Internaute 8550
          Bisounours killa

        Houla mais c’est galère à trouver une Traby, c’est un coup à faire pêter le budge !

        Mais pour le symbole, cela serait trop beau, une Tata ferait aussi assez bien l’affaire et je crois que cette marque possède maintenant Jaguar...

         
        • A déménagé le 25 octobre
          • Posté à 12h35 le 26/02/2009
          • Internaute 33755

          Ah ! pas quand on a avec soi un gars passé à l’Est !

          Un trabant ? es ist kein probleeeEEM !

          Je peux aussi vous proposer la Skoda pourrave des années 80, quand le Komounizme était dans les choux. En bas de chez moi, j’en ai des vertes et des bien mûres. Zadooooorent le tunning, les tchèques : avec des peaux de léopards, des bouts de BM ou des phares d’avion, passez vot’ commande !

          Mais je pense que le Serraf mène déjà une double vie à l’est. Il ressemble étrangement au phénoménal Horst Fuchs, non ? (à partir de la deuxième minute...)

          • Adéménagé le 3 janvier 2011
            • Posté à 12h46 le 26/02/2009
            • Internaute 29846
              menuisier

            Tu veux dire ; Avec des pigeons ? ? ? ? ?

            Là question perversion c’est XXL !

          • kebra
            kebra répond à A déménagé le 25 octobre
            Bisounours killa
            • Posté à 14h35 le 26/02/2009
            • Internaute 8550
              Bisounours killa

            La question devient les frais du shooting à L’Est ou du convoyage de la caisse à l’Ouest. Ils sont radins dans cette Rue, je doute qu’ils raquent.

            Par contre, je te remercie pour cette vidéo qui démontre encore une fois les ravages des alcools exotiques sur les Français en voyage. On y distingue clairement HS ivre mort en train de garer sa bagnole dans un pigeonnier allemand.

            Après Déluge y voit une scène zoophile à tendance scato, il est vraiment pervers...

        3 autres commentaires
    • Camille
      Camille répond à kebra
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 15h17 le 27/02/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      J’avais loupé ça ! Pour le « PS », rassurez-vous, on est très en phase avec rue89 qui, comme vous et comme moi, n’est pas favorable à l’exploitation gratuite du travail d’autrui à des fins mercantile, ils me le font savoir régulièrement.Pour votre vrai loisir, faut trouver un/e dominant/e , faut trouver un string (je propose un string rue69), faut trouver un Hugues consentant (on va y arriver), mais pour la jag, vous avez ça vous ?