PORTE-MONNAIE AU RAYON X 24/02/2009 à 19h23

Aude, infirmière, des vies à sauver pour 1650 euros

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Eco89 continue son tour de France des porte-monnaie et s’arrête cette semaine dans le plus grand hôpital pédiatrique français, Robert-Debré à Paris, à la rencontre d’Aude, 33 ans.


Aude, infirmière à l’hôpital Robert Debré (Audrey Cerdan/Rue89).

Fonctionnaire, cette infirmière « de classe normale » employée par l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) touche 1650 euros par mois, plus un treizième mois et ne s’estime pas à plaindre sur le plan salarial.

Passionnée par son métier, elle regrette toutefois de le faire dans des conditions de stress extrême et craint, un jour, de faire une erreur médicale comme ce fut le cas à l’hôpital Saint-Vincent-de Paul où un enfant de trois ans est décédé la veille de Noël après l’injection d’un mauvais produit.

Comme Marina, qui avait alors témoigné sur Rue89, beaucoup d’infirmières s’étaient projetées : « et si c’était moi ? ».


Ses revenus : 1650 euros pour un stress maximal

Baladée dans son enfance de la Thaïlande à l’Algérie par des parents expatriés, Aude a longtemps voulu travailler dans l’humanitaire. Bonne élève, elle intègre Sciences Po après des classes prépa littéraires et une licence de sociologie, fait un détour par les bureaux de l’ONU à Genève avant de réaliser que son désir est d’être « sur le terrain ».

Elle passe finalement le concours d’infirmière à 22 ans, « grâce à des parents cool qui ont accepté de me payer encore des études », bien que ce soit un métier « pas assez reconnu à leurs yeux ».

Diplômée, elle file en Afghanistan et en Ethiopie pendant un an pour Action contre la Faim, avant de rentrer à Paris rejoindre son amoureux et fonder une famille. Elle postule à Robert-Debré, dans un service de chirurgie d’abord, puis de néphrologie :

« J’avais le choix entre six ou sept postes. J’ai choisi en fonction des contraintes, je voulais travailler la nuit le moins possible. J’ai ainsi renoncé au service de néonatalogie qui exigeait six mois de nuit par an. »

Elle a démarré à 1292 euros nets par mois, et peut espérer arriver jusqu’à 2105 euros après vingt-et-un ans de carrière si elle restait à ce poste. Les mois où elle est de nuit, elle touche 150 euros de prime, et chaque dimanche travaillé lui vaut 40 euros supplémentaires sur sa feuille de paie.

Son temps de travail

A son poste actuel, elle doit quand même trois mois de nuit sur l’année. A l’hôpital, les postes uniquement de jour sont de plus en plus rares, explique-t-elle. Le temps de travail des infirmières est très complexe depuis le passage aux 35 heures.

Pour Aude, ce sont des vacations de 12 heures, de 7h00 à 19h00 ou de 19h00 à 7h00 sur 12 à 13 jours par mois, ce qui revient à l’équivalent de 35 heures par semaine, et 32 heures en période de nuit. A cela il faut ajouter une demi-heure quotidienne pour passer le relais à l’infirmière qui prend la suite, « des heures sup non rémunérées mais contraintes ». Un mois-type s’organise ainsi :

  • Semaine 1 : 12 heures de travail du lundi au vendredi, soit 70 heures
  • Semaine 2 : deux journées de travail en milieu de semaine soit 24 heures
  • Semaine 3 : cinq jours de travail incluant un week-end soit 70 heures
  • semaine 4 : repos

Le fait d’avoir une semaine par mois de libre en plus des cinq semaines de congés payés annuels c’est évidemment appréciable, sauf que les plannings changeant chaque mois (et ne sont faits que le 15 pour le mois suivant), il est difficile de s’organiser si l’on veut partir :

« Comme le service est en sous-effectif, on n’est jamais sûr de pouvoir poser ses congés. Heureusement, il y a une solidarité entre nous et on échange des jours pour s’en sortir. »

Avant d’avoir des enfants, elle appréciait ces horaires décalés, mais là « les vacations de 12 heures, ça me pèse ». Elle vient d’ailleurs de décider de passer à temps partiel (80%) pour souffler un peu.

Les avantages

Aude a deux enfants âgés de trois ans et demi et six mois, et a bénéficié de la crèche de l’hôpital :

« C’est hyper avantageux, je ne paie que 70 à 80 euros par mois, contre 300 à 400 si j’avais une place dans une crèche municipale. Je peux laisser mon enfant dès 6h30 et jusqu’à 21h30, même si ça fait une trop longue journée pour un petit. Le gros ennui c’est que les jours où je ne travaille pas, je n’ai pas de place en crèche, ce qui veut dire que je n’ai jamais de temps à moi. »

L’AP-HP lui ouvre aussi des avantages en nature : des logements sociaux sont disponibles pour les plus bas revenus (Aude n’en a pas fait la demande), des locations de vacances sont proposées à tarifs réduits de même que pour le cinéma, les parcs d’attraction, les musées.

Surtout, Aude a bien profité de la possibilité de se former aux frais de son employeur : elle a validé un DU (diplôme universitaire deux jours par mois sur une année scolaire) « Prise en charge de la douleur », et s’est aussi formée à l’hypnose et au massage

Ses conditions de travail

Son service de néphrologie est un cas particulier :

« Il est à deux doigts d’être classé en soins intensifs, ce qui ferait augmenter ses effectifs. Normalement, il faudrait une infirmière pour quatre patients, là il y en a six ou sept. »

Résultat, elle sent qu’« une erreur médicale peut arriver tous les jours » :

« Mon métier c’est de calculer le dosage des médicaments. Quand pendant ce temps là, une maman m’appelle de la Réunion pour prendre des nouvelles de son bébé hospitalisé, qu’un médecin me donne une instruction et qu’une aide soignante vient me voir parce qu’un enfant a vomi... comment être concentrée ? Tout est urgent, sensible... »


Ses dépenses

Aude n’a pas à se plaindre, comme son mari gagne 3000 euros bruts par mois, elle ne manque de rien et ne se prive pas trop.

Les charges fixes

A quatre, ils vivent dans un 60 m2 dans Paris, qu’ils louent 900 euros. Le couple dort dans le salon et déménagerait bien dans plus grand, mais ne pourrait se permettre de payer plus de 1200 euros :

« On se serre parce qu’on ne veut pas quitter Paris, mais mes collègues, si elles sont jeunes, habitent dans des apparts de 20m2, ou bien partent en banlieue lointaine. Toutes habitent en grande banlieue, pour elles c’est les riches qui habitent à Paris. Sans le salaire de mon mari, on devrait faire pareil. Et on n’imagine même pas acheter. »

Chaque mois, Aude verse 500 euros sur le compte familial pour les dépenses courantes (courses et factures), en dehors du loyer, payé moitié moitié. La mutuelle est prélevée sur son salaire (60 euros par mois), la cantine de son fils coûte 60 euros, et la crèche de sa fille 80.

Aude règle les 106 euros d’assurance pour la voiture qu’ils viennent d’acquérir (12000 euros pays à crédit par son mari) et la carte de réduction famille pour le train.

Les charges variables

Aude n’est pas dépensière en matière de fringues, et récupère pour ses enfants auprès de copains ou cousins. Les frais de baby-sitting sont réduits au minimum grâce à l’échange de services entre voisins.

Leur gros budget part dans les week-ends et vacances « pour fuir l’agitation parisienne ». Pendant ses congés, elle embarque ses enfants à Angers chez ses parents pour des week-ends prolongés (75 euros l’aller-retour).

Pour les grosses dépenses, comme l’ordinateur, c’est son mari qui met la main à la poche, « moi je ne pourrais pas », dit-elle.

Aude met de coté 150 euros par mois sur un Plan d’Epargne Logement (PEL) et a ouvert un Codevi où elle ajoute ce qu’elle peut (jusqu’à 200 à 300 euros selon les mois), ce qui lui fait une petite réserve en cas de besoin pour les impôts, par exemple.

Aujourd’hui, fatiguée d’avoir la tête dans le guidon, elle s’interroge sur l’avenir. Elle ne se voit pas rester infirmière encore des décennies. La plupart d’ailleurs raccrochent avant la fin de carrière ou partent exercer en libéral, dans une école ou deviennent directrice de crèche :

« J’adore ce métier mais je suis souvent frustrée de courir d’une perfusion à un prélèvement sans jamais avoir le temps de réfléchir, de faire des projets de service ou de prendre du temps avec les patients. »

Photo : Aude, infirmière à l’hôpital Robert Debré (Audrey Cerdan/Rue89)

A lire aussi sur Rue89
Tous les porte-monnaie au rayon X
Mort d’Ilyes : étant infirmière, je mesure le drame de cette collègue

A lire aussi sur le web
Le site sur la profession

  • 33901 visites
  • 50 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 19h46 le 24/02/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    des vies à sauver pour 1650 euros

    elle n’a pas eu le courage ou l’indécence (je comprend sa pudeur) de faire le ratio, ou la règle de trois pour nous dire combien vaut une vie.

  • supprimé à la demande du riverain 27.02.09
    • Posté à 19h57 le 24/02/2009
    • Internaute 69200

    Ce n’est pas si mal que ça, 1650€. Pour Bac+2. Et les primes ? ( week-end ?) Combien d’heures de travail par semaine ? Combien de jours de congés ? Combien de jours de congés-maladie ? ( il paraît que le taux d’absentéisme est très élevé dans cette corporation). Pour la retraite, chaque 10 ans vous gagnez 1 an ? C’est pas si mal, ça... Autrefois c’étaient les religieuses qui étaient infirmières. Elles travaillaient 8 jours/8, n’avaient pas de congés, pas de congés maladie, pas de primes, pas de retraite, et elles ne se plaignaient pas. Cela a duré depuis Saint Vincent de Paul jusqu’aux années 1960... Pas de salades, SVP ! ! !

    • anini
      anini répond à supprimé à la demande du riverain 27.02.09
      terrienne de souche !
      • Posté à 20h16 le 24/02/2009
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Vous êtes marié ? Elle travaille combien d’heures par semaine , votre femme ? (Pour la maison , je précise !)
      À quel taux horaire de votre part ?
      Vous avez vraiment un esprit de « chiotte » ! .....

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à supprimé à la demande du riverain 27.02.09
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 20h23 le 24/02/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      c’est comme toi, à la maison, toto
      toujours à traînasser, à jouer du pipeau,
      et ça te dérange pas de regarder
      ta femme travailler, laver et repasser.
      Le tout sans un soupir,
      sans plainte, avec sourire.

    • ZonZon la MouChe
      • Posté à 21h08 le 24/02/2009
      • Internaute 53182
        ni dieu ni maître !

      En tous cas Paul-Marie toi tu n’as pas besoin de 1650€ pour écrire des conneries.

    • Tokani
      • Posté à 21h09 le 24/02/2009
      • Internaute 71184
        Oldmole

      Et n’oublie pas une petite turlute pour le Toubib en fin de service !
      C’est ça ta vision du metier Paulo ?

      • supprimé à la demande du riverain 27.02.09
        • Posté à 07h37 le 25/02/2009
        • Internaute 69200

        Je sais très bien ce que je dis. Les impostures, ça commence à bien faire ! La santé c’est devenu une pompe à fric pour beaucoup de monde, n’est-ce pas, monsieur le toubib ? ? ? ? ? Le trésor de la sécu, c’est que du bonheur !

         
        • layote
          • Posté à 10h52 le 25/02/2009
          • Internaute 17790

          Pour certains peut être mais l’infirmière à l’hopital certainement pas.Ne confondez pas tout.Les abus de certains professionnels de santé qui utilisent la pompe à fric , cela existe et malheureusement est peu sanctionné .Il faut plutot aller voir en dehors de l’hopital pour ça m^^eme si les dépassements d’honoraires en privé de certains mandarins sont un scandale absolu .

        1 autres commentaires
    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à supprimé à la demande du riverain 27.02.09
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 09h56 le 25/02/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Attention, Aude n’est pas bac+2, elle a d’abord fait 5 ans d’études avant de faire les 3 ans d’école d’infirmière. Pour le reste, permettez moi : comparer les conditions de travail d’Aude avec les bonnes soeurs, c’est de la mauvaise foi.

      • supprimé à la demande du riverain 27.02.09
        • Posté à 10h07 le 25/02/2009
        • Internaute 69200

        On a quand même le droit de rappeler que pendant 3 siècles, ce sont les bonnes soeurs catholiques ( et non marxistes ou socialistes ou altermondialistes ou besancenotistes...) qui ont créé et fait tourner les hôpitaux en France, ainsi que tous les services sociaux et de manière totalement désintéressée, sans aucune pleurnicherie, ne serait-ce que pour leur dire MERCI ! ! ! ! ! !

         
        • Morte
          • Posté à 10h14 le 25/02/2009
          • Internaute 30576

          Il y a 3 siècles, effectivement, on faisait des saignées...
          Je ne suis pas certain que tous les patients aient eu le temps de dire merci...
          Ceci dit, je voit pas trop ce que Karl Marx vient faire ici vu qu’il n’était pas né.
          Mais on peut aussi remercier les druides du temps de la gaulle : o)

        • Raslacouette
          • Posté à 11h28 le 25/02/2009
          • Internaute 59636

          Les infirmières ne « pleurnichent » pas, elles demandent juste à bosser dans des conditions décentes et humaines pour éviter de vous mettre en danger et vous offrir la qualité des soins.

          Tatave ou Gaga (je sais plus, c’est du même acabit), votre rappel historique est fort pertinent. Mais pour avoir bossé avec des bonnes soeurs (non qualifiées), je peux vous l’assurer, c’est pas l’humanité qui les étouffe...

          La charité par servitude, c’est fini et tant mieux ! Aujourd’hui, vous êtes soigné par des professionnelles, ni nonnes, ni connes.

          • supprimé à la demande du riverain 27.02.09
            • Posté à 11h44 le 25/02/2009
            • Internaute 69200

            N’ayez pas ce mépris de c... pour les « nonnes » qui souvent sont des femmes admirables extrêmement compétentes et généreuses ! Allez donc voir tout le boulot qu’elles font en Afrique dans les dispensaires ou les hôpitaux, souvent au péril de leur vie. Et là-bas, il n’y a pas les caméras devant lesquelles on peut pleurnicher et se victimiser comme dans nos manifs où on ose se présenter comme des victimes alors qu’on croule sous les privilèges ! Ce ne sont pas les syndiqués ventrus et friands de privilèges qui vont là-bas, ils sont trop délicats, ces gensdegauche à la c... !

            • Morte
              • Posté à 11h53 le 25/02/2009
              • Internaute 30576

              Pour quelqu’un qui n’aime pas les discours larmoyants.
              Et je pense qu’elles auraient moins de boulot si elles participaient aux campagnes de prévention du SIDA en se débarassant du carcan idéologique du vatican

            • Raslacouette
              • Posté à 11h54 le 25/02/2009
              • Internaute 59636

              Ha non, c’est pas du mépris, c’est un constat (du vécu quoi...).

              « Allez donc voir tout le boulot qu’elles font en Afrique dans les dispensaires ou les hôpitaux, souvent au péril de leur vie. “ Heu... Je sors les violons tout de suite ? Pasque votre trémolo m’émeut profondément. Quant à la condition infirmière, elle me tire pas une larme, elle me mets en colère.

            • Disciple
              • Posté à 11h55 le 25/02/2009
              • Internaute 69854

              Ah ! Idéaliser les religieuses, parler de femmes sans craindre Dieu.
              Mon maître, mon bon maître, calmez cet émoi que je vois apparaître

        • Banana ex de juanitoto
          Banana ex de juanitoto répond à supprimé à la demande du riverain 27.02.09
          Je déteste rue89, tous les (...)
          • Posté à 18h46 le 25/02/2009
          • Internaute 67910
            Je déteste rue89, tous les (...)

          toto, fais gaffe à ce clavier
          que déjà par six fois tu as dû réparer
          à force de taper sur le service public
          tu vas nous faire marie une crise apoplexique hic hic.

        7 autres commentaires
  • gillesgtv17
    gillesgtv17
    retraité insoumis..mal au c...
    • Posté à 20h21 le 24/02/2009
    • Internaute 62205
      retraité insoumis..mal au c...

    nos infirmières ,sont des filles formidables,c’est un metier tres difficile avec beaucoup de stress....et les nouvelles politiques les concernant n’arrangent pas les choses.........
    plusieurs fois dans ma vie j’ai eu affaire a elle : je les admire ! ! ! ! ! !

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à gillesgtv17
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 20h30 le 24/02/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      Le ci-devant toto marie paulo, enfin ce qu’on voudra,
      relisez ses grandes phrases et il vous apparaîtra,
      à force de le lire, que s’en dégage un bla bla
      dont le seul but n’est que de dire du mal, en large et de travers,
      de tout ce qui s’appelle en un mot « fonctionnaire » ;
      voilà pourquoi ici sur les jolies infirmières
      de cracher son venin tout ce qu’il veut faire.

    • Karma-jazz
      Karma-jazz répond à gillesgtv17
      A l'aise
      • Posté à 02h31 le 25/02/2009
      • Internaute 50460
        A l'aise

      Juste pour savoir : Qui travail dans un hôpital publique ? Y’a un syndicat rue89 pour cela ?

      • Raslacouette
        • Posté à 14h07 le 25/02/2009
        • Internaute 59636

        Pourriez-vous reformuler ? Je ne comprends pas votre question.

  • ZonZon la MouChe
    ZonZon la MouChe
    ni dieu ni maître !
    • Posté à 21h03 le 24/02/2009
    • Internaute 53182
      ni dieu ni maître !

    Paul-Marie doit sérieusement s’ennuyer...à tel point qu’il revient sans cesse faire le mariole ici...C’est comme un coucou...qui fait coucou...et qui attend un coucou en retour... Alors voilà...coucou Paul-Marie
    Il est content ?

  • ah ben
    ah ben
    • Posté à 21h06 le 24/02/2009
    • Internaute 51113

    bonsoir,

    je suis moi aussi infirmier, et je travaille maintenant à l’éducation nationale.
    J’ai quitté l’hôpital lorsque, travaillant aux urgences, je ne supportai plus de soigner les patients dans le couloir faute de place dans le service...
    un soir, je me suis retrouvé à faire une injection à genoux par terre, un patient qui convulsait dans le couloir car 20 personnes se trouvaient déjà sur les brancards, ce patient épileptique attendait debout. C’était trop, il fallait que je parte...

    A l’époque je gagnai 10 000 francs (avec les primes), aujourd’hui je gagne 1500 euros. (je tiens à disposition mes fiches de payes )...

    Ma femme est infirmière et nous, on galère vraiment ! ! (on a quatre enfants, dont 2 en garde alternée).

    Pour ce qui est de la formation, contrairement au message ci dessus, notre formation dure 3 année et demi et en équivaut en horaire, à un Master 1 ! !

    Le gouvernement est en train de réformer les études et si tout va bien nous aurons une vrai licence qui débutera en septembre. (rien n’est moins sure, il essaye de brader notre formation... et les soins aux patients par conséquences ...)

    Pour ce qui est des promesses, les différents ministres de la santé n’ont cessé de nous balader, en premier Xavier Bertrand, qui deux années de suite, au salon Infirmier à promis la reconnaissance Bac +3 (cadre A pour la fonction publique) et toute une série de mesures (transfert de compétences, place en crèche, aide à l’installation..) :

    RIEN, rien de tout cela n’a été réalisé.

    Enfin la plus belle des promesses :

    « Je mesure la pénibilité croissante vos conditions de travail, en ville comme à l’hôpital,de même que la contribution irremplaçable des infirmières et des infirmiers au bon fonctionnement de notre système de santé et à la permanence des soins. ce sont souvent avec eux, avec une négation et un dévouement peu communs, supporte et pallient les défaillance de l’offre de soins. et pourtant, les infirmières et des infirmiers restent les “oubliés” de nos politiques de santé : leurs qualifications ne bénéficient pas d’une reconnaissance à la hauteur de la durée des études est une niveau d’exigence de leurs responsabilités professionnelles ; la revalorisation de leurs perspectives en termes de rémunération et de carrière a pris un retard incontestable.
    ....
    Le temps est aujourd’hui venu d’aller au-delà des mots et des déclarations de bonnes intentions pour longtemps votre profession a dû se satisfaire. Nous devons enfin traduire tout cela dans les actes. »

    Nicolas Sarkozy, Paris, le 02 Mai 2007,

    Ensemble tout devient possible...

    Je vous laisse lire ces belles promesses dont « notre profession doit se satisfaire »... :

    Lien

    Bonne soirée.

  • Tokani
    Tokani
    Oldmole
    • Posté à 21h16 le 24/02/2009
    • Internaute 71184
      Oldmole

    D’habitude je ne ménage pas les Fonctionnaires mais c’est vrai que là il y a un très gros probleme voir un mépris complet... Et encore Aude bosse à l’HP qui est loin d’être le Pire et le plus mal remunéré... On calculait avec un pote syndicaliste qu’en gros la profession aide soignante/Infirmiere a vu en 12 ans une baisse de son pouvoir d’achat de 30%....Ne parlons pas du Droit de grêve tres nominal car inapplicable dans la mesure ou elles prennent vraiment à bras le corps « le Service Public “ et sont systematiquement réquisitionnées..... Le taux de syndicalisation est dramatiquement faible peut ça une des erreurs ?

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 00h14 le 25/02/2009
    • Internaute 66286
       : -\

    Le temps de travail des infirmières est très complexe depuis le passage aux 35 heures.

    Vive la gauche

  • Camille
    Camille
    Mauvais genre
    • Posté à 01h29 le 25/02/2009
    • Internaute 48427
      Mauvais genre

    Euh, elle a trouvé où à Paris 60m² pour 900 euros par mois ? Parce que même 45m² pour ce prix là, c’est pas évident

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Camille
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 19h00 le 25/02/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Oui comme tu dis, elle l’a trouvé par des copains et avant la naissance des enfants, ça devient « bon marché » aujourd’hui ce prix là, c’est pour ça qu’ils n’en partent pas.

  • Karma-jazz
    Karma-jazz
    A l'aise
    • Posté à 02h20 le 25/02/2009
    • Internaute 50460
      A l'aise

    Robert Debré, plus grand hôpital français... Mouais.. Ça fait plaisir de voir que vous pensez maîtriser le sujet... Et même si c’est votre pensée, elle ne regarde que vous...

    D’habitude, je laisse passer les articles sur ce sujet mais pour une fois... Je ne travail pas dans le personnel médical, ni para-médical. Mon job, c’est de faire en sorte que le personnel soignant ait toujours les outils pour être au top de leur capacité pour accomplir leur mission ; alors voici mn point de vue d’après ce que je vois. Je ne critique pas les travailleuses ou les passionnées de ce métier (qui sont minoritaires)... :

    1) On ne choisit pas l’AP-HP pour le salaire. C’est de notoriété publique que l’on y fait pas fortune donc s’en plaindre est une idiotie. Pour les erreurs médicales, elles sont toutes pratiquement du a des fautes d’attentions. Je peux citer énormément d’exemples ou si ce n’est pas votre santé, se sont vos impots qui finissent au plus bas niveau. Le C.E. de l’Ap est pas mal pour les loisirs mais pour le logement, faut oublier. Le délai moyen est d’environ 10ans....

    « Mon métier c’est de calculer le dosage des médicaments. “ Ben justement, ne pas te laisser perturber dans ce travail est de ta responsabilité. Tu es là pour assumer tes connaissances sinon ai la décence de reconnaitre tes faiblesses et de déléguer.

    2) ‘A quatre, ils vivent dans un 60 m2 dans Paris, qu’ils louent 900 euros. Le couple dort dans le salon et déménagerait bien dans plus grand, mais ne pourrait se permettre de payer plus de 1200 euros’

    Ben si tu n’es pas contente de ton statut de parisienne, il te reste pas mal de millier de kilomètres-carré de libre hors de Paris. Mais ne te plains pas de tes choix.

    Pour résumer, arrêtes de te plaindre ! je taf à l’AP-HP et j’arrive à m’en sorti (à peine mais je ne suis pas malheureux). Si je voulais plus d’argents, j’irais voir ailleurs.

    Bref, critiquer la fonction publique pour son manque de sous est une idiotie du niveau de ceux qui s’en plaigne. Si vous voulez de l’argent et des avantages passez votre chemin sinon ne venais pas pleurer.

    Signé un ‘tech biomed’ qui a l’habitude de gérer 15 000€ de dégâts par semaine à cause d’idiotie (gardez les cailloux pour d’autres)

    • freakfeatherfall
      freakfeatherfall répond à Karma-jazz
      moonchild
      • Posté à 05h14 le 25/02/2009
      • Internaute 21024
        moonchild

      « On ne choisit pas l’AP-HP pour le salaire. C’est de notoriété publique que l’on y fait pas fortune donc s’en plaindre est une idiotie. »

      C’est vrai ça ! Qu’est-ce qu’ils viennent nous faire chier tous ces cons qui choisissent des métiers pour aider les gens ? ? ? ?

      « Ben justement, ne pas te laisser perturber dans ce travail est de ta responsabilité. »

      Tout à fait ! Et si quelqu’un vient te parler, collègue ou patient, envoie-le chier, et s’il est pas content, dénonce-le à la direction puisqu’il t’empêche de faire ton travail ! !

      « Ben si tu n’es pas contente de ton statut de parisienne, il te reste pas mal de millier de kilomètres-carré de libre hors de Paris »

      Exactement ! Encore de ces sales parigots qui habitent Paris juste pour se la péter, alors qu’ils pourraient très bien quitter leur famille et leurs amis pour chercher du travail ailleurs ! ! !

      « Bref, critiquer la fonction publique pour son manque de sous est une idiotie du niveau de ceux qui s’en plaigne. Si vous voulez de l’argent et des avantages passez votre chemin sinon ne venais pas pleurer. »

      Alors là, pas mieux ! Sérieux, comme si tous ces branleurs de profs, d’éboueurs, de conducteurs, les infirmières, les auxiliaires, etc... avaient besoin de pognon ! Ils devraient déjà être bien content qu’on les laisse nous rendre service ! !

      « Ça fait plaisir de voir que vous pensez maîtriser le sujet… Et même si c’est votre pensée, elle ne regarde que vous… »

      Et si en plus des journaleux veulent nous parler de trucs que c’est clair que c’est pas leur truc, qu’il le parle à eux-mêmes à l’intérieur !

    • Morte
      Morte répond à Karma-jazz
      • Posté à 06h10 le 25/02/2009
      • Internaute 30576

      Je suis infirmier.
      Tout d’abord : « je ne critique pas les travailleuses ou les passionnées de ce métier (qui sont minoritaires) ». J’aimerais connaître vos critères pour apparaître dans l’une de ces deux catégories que vous estimez forts réduites. De plus, la « passion » ote toute objectivité intellectuelle, ce n’est pas ce que l’on attend de nous. On peut aimer notre métier, mais on se doit de savoir prendre de la distance.
      Ensuite, vous critiquez sur le fait que le notre boulot est le dosage de médicament et que l’on doit faire abstraction du reste. Vision réductrice et manifestant la méconnaissance de la réalité du terrain.
      Après, le portrait commence avec le solde de son salaire et il est précisé que justement elle ne s’en plaint pas.
      Enfin, vous « gérez » nos idioties à 15 000 euros/semaine. C’est vrai que cela n’a rien à voir avec le fait que le matériel peut être en fin de course... Non, nous sommes simplement trop stupides pour utiliser quotidiennement le matériel dans son usage normal.

      Pour conclure, vous ironisez sur la maîtrise par le journaliste du sujet. Vous, c’est pire, vous engrainez les jugements de valeurs et les insulltes.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Karma-jazz
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 10h03 le 25/02/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Bonjour Karma jazz et merci d’avoir relevé qu’il manquait le mot « pédiatrique » pour dire que Robert Debré est le plus grand hôpital pour enfants de France. Pour le reste, j’espère que vous aurez compris qu’Aude ne se plaint pas de son salaire mais de ses conditions de travail, qu’elle ne se plaint pas de vivre à Paris mais remarque qu’elle est un cas à part. En résumé, ce n’est pas « des sous » qu’il faut à l’APHP mais plus de postes pour pouvoir dignement soigner les gens. Enfin, merci de souligner que l’AP n’est pas le pire des employeurs mais c’est le principal à Paris.

    • Camille
      Camille répond à Karma-jazz
      Mauvais genre
      • Posté à 10h16 le 25/02/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      On peut faire des choix et trouver que les conditions de travail ne sont pas normales non ? J’ai envie, si je suis malade, que l’infirmier/e qui s’occupera de moi vive correctement, ne fasse pas 3 heures de RER par jour en plus en vivant en banlieue, puisse être sereine et reposée, etc.

    • nemo3637
      nemo3637 répond à Karma-jazz
      Déchoukeur
      • Posté à 13h14 le 25/02/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Combien gagne une infirmière au Canada et quelles sont ces conditions de travail ? A vous écouter on en serait toujours à vivre dans les conditions du servage et la société n’aurait guère évoluée, puisque l’on sait à quoi on doit s’attendre en choisissant tel ou tel métier, telle ou telle fonction...

  • steed1
    steed1
    Franco-Breton
    • Posté à 08h50 le 25/02/2009
    • Internaute 29140
      Franco-Breton

    Il y a ici des commentaires sidérants à la limite du « de quoi elle se plaint cette gourde ! »

    Me viennent plusieurs réflexions en vrac.

    Tout d’abord, cette femme à la chance d’avoir un mari qui touche un bon salaire. Pour Paris c’est pas mal, mais ce n’est toujours pas le pérou vu le prix des loyers, des transports etc... mais combien de ses collègues sont dans le même cas ? j’ai une amie célibataire qui est infirmière, elle se fait 1500 €/mois, elle a un petit garçon à charge et il lui arrive, l’hiver de devoir faire des économies sur le chauffage.

    Ensuite, au regard de son cursus, je trouve que 1650 € par mois c’est vraiment rien. j’aurais peut-être du l’écrire en majuscule, comme ça, RIEN. (il gagne combien le chirurgien qui à emputé le mauvais sein à une de ses patiente à lyon, hier ?).
    il suffit de fréquenter les hopitaux pour se rendre compte des problêmes de personnels, de travail sous tension, de stress. qu’une infirmière doivent travailler dans le stress permanent ça ne devrait pas être normal, un hopital à Paris, ce n’est quand même pas un hopital militaire de campagne. On peut en parler de manière détaché comme ça, de loin, mais le jours où l’on se retrouve sur une civière dans un couloir d’urgence surpeuplé, on fait dans son froc à l’idée que le médecin ou l’infirmière de garde ne se trompe pas dans les doses (l’actualité de ces trois derniers mois nous a bien démontré que ce soit à anger, paris ou ailleurs que les erreurs médicales ne sont pas si rares que ça).

    Enfin, faire l’apologie du temps ou les soeurs « travaillaient 8 jours/8, n’avaient pas de congés, pas de congés maladie, pas de primes, pas de retraite, et elles ne se plaignaient pas. Cela a duré depuis Saint Vincent de Paul jusqu’aux années 1960 » c’est vraiment dégueulasse (dommage que je ne puisse pas le souligner le mettre en gras, en rouge et en taille de caractère plus grand) c’est faire l’apologie de l’esclavage et faire preuve d’une grande bétise. Je ne sais pas ce que Paul Marie fait comme boulot, mais il doit certainement y avoir un temps ou ses congés n’existaient pas, ou il aurait du travailler 12h/jours (il ne serait pas à cette heure là à nous emmerder sur le net) et fermer sa gueule.

  • layote
    • Posté à 09h31 le 25/02/2009
    • Internaute 17790

    Eh oui les fontionnaires soit disants nantis comme cela nous est parfois présenté.Ansi à l’hopital 1 heure de travail la nuit c’est un peu plus d’un euro sur la fiche de paye....

  • Carmagnole
    Carmagnole
    retraité de l'Education (...)
    • Posté à 10h48 le 25/02/2009
    • Internaute 44234
      retraité de l'Education (...)

    « Les études à notre disposition montrent que,depuis trois mois,les prix baissent de 0,2% par mois en France. »
    Luc Chatel

    Message sous-entendu « arrêtez de vous plaindre » !

    « Les baisses des prix tardent à venir,et je comprends que les populations les plus démunies soient furieuses. »
    Michel Edouard Leclerc

    Le cynisme à l’état pur !

    « Mais je fais de la démago...euh...de la pédagogie »
    N.Sarkozy

    Enfin une parole de vérité !

    La démagogie,le cynisme et le mensonge sont une constante de ce gouvernement et des décideurs.

  • gavarnie
    gavarnie
    retraité
    • Posté à 12h30 le 25/02/2009
    • Internaute 57988
      retraité

    Je fréquente souvent-en tant que patient-les Hôpitaux.J’y ai subi
    de nombreuses interventions <>(la dernière était
     » inédite »)Depuis 1993,je constate une dégradation des conditions
    de travail de l’ensemble du personnel soignant.Les causes en sont connues.Elles sont répugnantes.Je veux rendre, ici,hommage
    à ces femmes et à ces hommes qui vont au bout de leurs forces
    pour sauver des vies,et diminuer des souffrances.
    Merci à elles et à eux.

  • Homer555
    • Posté à 12h35 le 25/02/2009
    • Internaute 45141

    C’est un bon cas pour un article, mais je me demande si il reflète une généralité ? Mon sentiment est que pour aude c’est le fait de vivre à paris qui plombe sa vie financière.

    J’imagine que la vie matériel serait beaucoup plus simple en province. Par exemple en province, on loue une petite maison pour 900€.

    D’autre secteurs du privé sont à moins de 1700€ et meme 1500€ pour un bac + 3 .Je ne voie rien de choquant dans les revenus.

    Une autre infirmière de province auras sans doute moins de soucis financiers, la seule constante restant la difficulté du boulot.

    • alyss
      alyss répond à Homer555
      un peu blasée
      • Posté à 13h45 le 25/02/2009
      • Internaute 70251
        un peu blasée

      Si tous les infirmiers et infirmières devaient partir en province pour vivre mieux avec leurs 1500€ par mois (ajoutons les aides-soignants qui plafonnent à 1200€), qui soignerait les Parisiens ?

      Un petit rappel sur le parcours à suivre pour décrocher le diplôme d’infirmier :
      1) un concours d’entrée, pour lequel il faut au moins le Bac

      2) 3 ans et demi d’études, non rémunérées, pendant lesquelles au moins 5 mois par an sont passés en stage, à bosser 35h/semaine, indemnisé 90€/ mois en 1ère année, 120€/mois en 3ème année.

      3) 5 à 6 fois par an, des évaluations écrites. Moins de 8/20 à 2 d’entre elles et ce sont les rattrapages.

      4) 2 fois par an, une évaluation pratique pendant un stage. La moyenne des 2 notes doit atteindre 10/20, sinon rattrapage. Une seule note sous le 8/20, rattrapage.

      5) Pour avoir le droit de passer le diplôme d’état, il faut avoir la moyenne aux évaluations écrites et pratiques de 3ème année. Ajoutons à cela un mémoire à écrire et à soutenir. Enfin le diplôme d’état : une journée complète avec un formateur collé à ses basques, qui note absolument tout. Un échec au DE c’est 6 mois d’attente avant de pouvoir le repasser.

      Pour avoir un peu d’argent pour vivre pendant les études, deux options. La 1ère, se faire « sponsoriser » par un hopitâl, pour environ 400€ par mois ; avec, en échange, autant d’années de services dûes que d’années sponsorisées. La 2ème, travailler de nuit, pendant les week-ends en tant qu’aide-soignant (possible une fois la 1ère année validée), brancardier ou ASH. Il est quasiment impossible de trouver des vacations de jour.

      Alors pour résumer, 3 ans et demi de cours, de stages, d’examens à réviser, de nuits travaillées pendant le weekend,... pour un diplôme reconnu bac+2 et 1500€/mois en début de carrière (2000€/mois en fin de carrière au maximum).

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 12h58 le 25/02/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Je trouve scandaleux que des femmes comme ça ne soient pas mieux rénumérées compte tenu des contraintes, du temps de travail et de leur dévouement admirable.
    Et si elles étaient mieux payées nombre d’entre elles ne choisiraient pas l’expatriation et l’on aurait le personnel hospitalier dont on manque cruellement.
    Au passage ne manquons pas de remettre à leur place les pauvres minables qui ne cessent d’accabler les fonctionnaires. Que ce soit les profs ou les agents de l’EDF.
    Certains ont le « privilège » de pouvoir se mettre en grève sans risquer de se faire renvoyer. Ils le font pour défendre ou obtenir des acquis mais aussi dans l’intéret général du service public car le plus souvent leurs revendications vont dans ce sens.
    Les quelques miettes qu’ils peuvent avoir par rapport à d’autres ne doit pas les faire passer pour des boucs émissaires et permettre ce nivellement par le bas qui est l’objectif de nos gouvernants.
    Réactionnaires baveux ou inconscients, valets des puissants, assez de mensonges et de mystifications.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h34 le 25/02/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    4000€ en couple, c’est quand même suffisant pour vivre à Paris, même si ça donne pas le statut de riche, ce n’est quand même pas la misère.
    Forcément, si on veut vivre dans le luxe en ayant une voiture à Paris et surtout deux gosses, c’est qu’on cherche les ennuis : D

    Enfin je suis bien d’accord pour dire que les infirmières ne pas assez payées et surtout qu’il faudrait vraiment trouver de la main d’oeuvre pour la Santé.
    On me conte les malheurs de la profession tous les weekends autour d’une bouteille de vodka, et je me dis qu’il faut vraiment avoir la vocation pour bosser là-dedans.

  • Magog
    Magog
    Gardien de fous
    • Posté à 08h56 le 26/02/2009
    • Internaute 71391
      Gardien de fous

    C’est sûr qu’avec Aude, les conditions de travail des infirmier(e)s ne vont pas évoluer : 1650 euros par mois, journées de 12 heures hors temps de transmissions (hyper important, c’est le temps où l’on parle du patient), vit dans 60 m2 à 4, pas de crèche ses jours de repos, droit de grève amputé par les assignations, et elle s’en trouve bien !
    Je suis surpris de ne pas voir sa cornette sur la photo ! ? !