Témoignage 22/02/2009 à 14h23

Non, les profs de fac ne font pas que 128 heures par an !

Jean-Baptiste Legavre | Professeur des universités

Outré du discours ambiant sur le temps de travail d’un enseignant-chercheur et la méconnaissance de la réalité du quotidien d’un enseignant à la fac, ce professeur des universités en information et communication a listé pour Rue89 l’ensemble de ses activités sur la semaine du 2 février.

Les universitaires seraient-ils indéfendables parce qu’ils ne feraient « que » 128 heures de cours ? Le seuil serait-il si ridicule qu’il faudrait, dans une conception punitive de l’évaluation envisagée par le gouvernement, obliger ceux qui font moins de recherche à faire plus de cours ? Faudrait-il que les « mauvais » chercheurs soient plus souvent devant les étudiants, quand les « meilleurs » seraient dans leur laboratoires ou devant leurs ordinateurs ?

Faudrait-il que les évaluateurs soient d’abord le président de l’université et son entourage distribuant, dans une logique proprement politique, les prébendes ou autres caramels composés de primes, postes, avancements et responsabilités ? Y compris lorsqu’ils sont étrangers à la discipline de l’universitaire contrôlé ? Et alors que les enseignants-chercheurs demandent pour la plupart que des commission nationales indépendantes soient, discipline par discipline, les « juges » les plus décisifs.

« Médiocre », a lancé le président de la République au professeur des universités que je suis dans son discours qui a cristallisé le mouvement actuel de protestation. Je suis enseignant-chercheur depuis près de vingt-cinq ans, titulaire depuis 1993, aujourd’hui dans une discipline au nom improbable : « les sciences de l’information et de la communication ». Elle pourrait s’appeler « sciences des médias ». J’habite Paris et j’enseigne dans une université de banlieue, Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Je co-dirige un master professionnel.

Petites et grandes tâches, loin de l’idée qu’on se fait de la « grandeur » du métier.

Je ne fais pas (que) 128 heures de cours. Ce seuil n’a aucun sens sinon pour ceux qui nous ont déjà condamné avant de comprendre ; tous ceux qui aimeraient des universitaires serviles au seul service d’un système qui montre tous les jours ses limites.

Mon agenda de la semaine du 2 février donne une assez bonne idée de mes activités. Ses logiques peuvent paraître éclatées. Le quotidien est fait de petites et grandes tâches qui sont loin de toujours correspondre à l’idée que je me fais de la « grandeur » du métier. Recherches, enseignements et responsabilités administratives y sont en tout cas étroitement mêlées.

Lundi : le matin, je reçois une candidate de 40 ans qui pourrait suivre l’an prochain en formation continue le Master dont j’ai la co-responsabilité. Une heure d’entretien. Elle a beaucoup de questions. Elle hésite à poser sa candidature. Puis une étudiante de M1 qui voulait des conseils pour un entretien pouvant déboucher demain sur un stage de trois mois. Une demi-heure pour lui donner quelques « “trucs” et la rassurer.

Puis une heure pour trouver une armoire qui accueillera les mémoires et autres rapports qui s’empilent dans mon nouveau bureau -ça ne fait que cinq mois que je tente d’en obtenir une supplémentaire. Quelques mails. Je revois mon cours pendant trois quart d’heure.

L’après-midi, trois heures d’enseignement devant quarante étudiants de M1 (“Management des stratégies d’opinion”). Fin d’après-midi, une heure d’entretien avec un journaliste pigiste (“free lance” ou “indépendant”). Je travaille en ce moment sur les journalistes qui, tout en ayant une carte de presse et faute de ressources suffisantes, écrivent aussi des journaux d’entreprise ou des plaquettes de promotion. A travers eux, je réfléchis à ce que peut-être une frontière professionnelle -la communication est généralement rejetée par les journalistes. Et plus largement ce que signifie subvertir les limites consacrées d’un groupe.

Mardi : six heures de cours, devant soixante étudiants (trois heures pour leur parler des “Enjeux contemporains de la communication” ; puis trois heures en “Analyse des médias”). J’ai relu mes notes pendant le trajet d’une heure et demi dans un train de banlieue.

Le midi, j’ai un rendez-vous avec un traiteur pour finaliser et négocier les tarifs de vingt repas à servir dans deux semaines pour les intervenants d’une journée d’étude sur la communication interne, journée organisée pour et avec les étudiants du master au cours de laquelle des professionnels et des universitaires échangeront. L’idée est aussi d’en faire un livre collectif ensuite.

A la fin de mon cours de l’après-midi, une étudiante du premier semestre m’attend devant l’amphithéâtre. Elle me demande une lettre de recommandation et m’en explique la nécessité. Une autre veut avoir des conseils : elle a deux propositions de stage, lequel choisir ? Puis, je cherche en vain des cartons dans la faculté pour pouvoir déménager mon bureau comme il m’a été demandé -il est désormais dans un autre bâtiment. Les appariteurs me proposent avec le sourire d’aller moi-même en chercher dans la grande surface commerciale à dix minutes de l’université. L’un d’entre eux, sans doute plus charitable, me donne un carton au format A4…

Mercredi : deux entretiens le matin avec des pigistes ; l’après-midi, quatre rendez-vous avec des élèves d’une des grandes écoles de commerce parisienne pour le suivi de leur mémoire -j’y interviens ponctuellement. L’une d’entre elle m’explique que son salaire d’embauche sera équivalent à celui que je gagne après vingt-cinq ans d’enseignement. Elle semble autant amusée que consternée.

Le reste ? Du travail administratif pour organiser les examens à venir du M2, vérifier que les études de cas sont arrivées, relancer deux professionnels en retard qui doivent me donner leur sujet, téléphoner à un consultant pour la seconde promotion du M2 (en apprentissage) et tenter de retrouver un créneau pour le cours qu’il m’a déjà fait déplacer deux fois, ses clients étant prioritaires- je “gère” une cinquantaine d’intervenants pour deux promotions de M2, l’une étant en apprentissage. Pas de secrétaire pour le faire, la “mienne” s’occupe de quatre diplômes et de la gestion quotidienne d’un département.

Puis, une heure à relire les épreuves d’un chapitre d’ouvrage collectif dirigé par deux collègues. Je passe une demi-heure au téléphone avec une “dircom” d’un grand groupe basé dans le sud de la France. Elle me dit qu’elle ne voyage qu’en première classe et qu’il paraît bien compliqué de rejoindre la banlieue parisienne -ma faculté est à Guyancourt. Je lui explique le plus calmement possible que les normes fixées par nos autorités de tutelle nous permettent de rembourser son billet seulement en seconde classe. Je la sens moins motivée pour intervenir. Elle m’annonce que désormais, je traiterai de ce dossier avec sa secrétaire…

Jeudi : encore des entretiens avec deux pigistes, au téléphone, ils habitent en province. Je les appelle de mon domicile -le téléphone de mon bureau à l’université m’interdit d’appeler la province. Le plus long entretien dure une heure quinze. Beaucoup de mails d’étudiants à traiter : des plans de rapports à regarder ; des questions à résoudre ; une étudiante déprimée me demande de la rencontrer pour me parler ; je corrige une questionnaire établi par un groupe d’étudiants pour une enquête auprès des téléspectateurs d’une télévision locale (je tente de les former aux techniques d’enquête) et discute avec eux par mails de son amélioration pour que nous puissions ensemble commencer l’enquête. Je réalise un entretien d’une heure au téléphone à 22 heures avec un pigiste travaillant dans le sud de la France.

Vendredi : une responsable de communication se désiste pour la journée d’étude. J’active par mails mes quelques relations. On me donne plusieurs noms possibles. Je téléphone à plusieurs d’entre eux. Je traverse Paris et passe rapidement dans une grande bibliothèque pour emprunter un ouvrage… qui est exclu du prêt.

Déjeuner avec une collègue : mi-détente mi-partage d’expérience. Je passe trois heures dans un séminaire sur le journalisme à la maison des sciences de l’homme. Deux doctorants présentent une enquête passionnante et les échanges nous font tous progresser. Nous sommes six dans une salle, deux titulaires, deux docteurs et deux doctorants. Je me surprends à envier le temps qu’ont ces jeunes pour enquêter, lire, écrire et nous stimuler en nous prouvant qu’ils ont des choses à nous apprendre. Deux sont pourtant dans l’attente trop longue de postes qui ne viendront peut-être pas.

Rentré chez moi, j’écris un mail à un des doctorants pour lui proposer d’écrire un chapitre dans un ouvrage que je commence à construire sur “l’informel dans le rapport aux sources des journalistes”. Il me répondra de manière modeste et passionnante : il accepte. Une lumière de plus dans cette journée.

Mais avant cela, j’achète vite un ouvrage dans une grande librairie de sciences sociales à une demi-heure du lieu du séminaire. Je dépose ensuite des CDRom chez une doctorante que je tente de ne pas trop exploiter pour retranscrire en urgence sept entretiens réalisés avec ces pigistes -j’ai réussi à trouver un (modeste) financement. A mon domicile, j’échange longuement par mail avec une pigiste que j’ai eue au téléphone. Je tente de garder mon calme devants son agressivité : sans doute un effet de la précarisation, elle me dit à travers moi tout le mal qu’elle pense des universitaires.

Samedi et dimanche : trois heures de travail, entre préparation d’un nouveau cours et gestion administrative. Un peu de lecture.

Tous les soirs de la semaine sauf le samedi, travail entre 22 heures et minuit ou, plus souvent, une heure du matin. Coucher sur le papier quelques hypothèses ou pré-conclusions, lire des articles ou bouts d’ouvrages pour solidifier l’ensemble. Mais surtout répondre à des mails d’étudiants et organiser le quotidien du diplôme.

Le métier d’universitaire se fait de plus en plus par Internet : j’ai rédigé 326 mails en une semaine. Moins d’une dizaine d’ordre privé. Une dizaine pour plaisanter avec des collègues. Une dizaine avec deux collègues avec qui j’organise cette journée. Une vingtaine avec le co-directeur du diplôme pour caler son organisation. Une trentaine pour échanger sur les mobilisations pour faire reculer le Gouvernement. Trois pour demander à ma compagne de me faire des tirages papier sur son lieu de travail, mon imprimante est en panne, l’université ne peut me remplacer une des pièces avant deux mois.

Le reste des mails concerne les étudiants ou la secrétaire du diplôme pour transmettre l’emploi du temps, lui dire de ne pas oublier de vérifier la liste d’émargements de la semaine ou lui demander si les comptes permettent de prévoir un petit-déjeuner avant de commencer la journée d’étude.

Si ce n’était cette mobilisation contre Valérie Pécresse, ces jours ont été (presque) ordinaires. Je n’ai pas toutes les semaines des entretiens ou une journée d’étude à organiser. Des copies ou rapports à lire, un peu d’écriture, plus de lectures, plus de cours ou plus de rendez-vous avec les étudiants auraient pu les remplacer. Mais le rythme aurait été équivalent.

Bloquer la “machine” en démissionnant de nos responsabilités administratives ?

Cette semaine a charrié son lot de frustrations. J’ai certes pour une fois réussi à m’extraire du quotidien pour ma recherche en cours. Mais ce travail administratif est toujours aussi chronophage et les étudiants toujours aussi demandeurs de liens directs -Internet les a désinhibés…

Je n’ai pas réussi non plus à dégager du temps pour écrire. Le lot commun. Il faudra attendre les vacances et l’été. Ou le week-end précédant la journée d’étude. Je m’enfermerai pour écrire. Je refoule ma mauvaise conscience alors que des collègues dans d’autres départements font grève. J’ai tenté de relayer autour de moi l’idée de bloquer la “machine” en démissionnant de nos responsabilités administratives. Je n’ai pas eu beaucoup de succès.

Une manifestation nationale est programmée dans une semaine. Elle est pour moi une évidence. J’ai dû pourtant manifester moins de cinq fois dans ma vie. M’imaginer parmi les contestataires amuse au plus haut point mes trois enfants.

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  • Lacuzon91
    Lacuzon91
    chercheur
    • Posté à 14h42 le 22/02/2009
    • Expert 67931
      chercheur

    Bon, merci a jean-baptiste d’avoir fait cet effort salutaire. je crois que tout lecteur de bonne foi (les autres, on s’en fiche) sait que nous bossons comme des malades, et que ce n’est pas pour défendre « moins de boulot » qu’on est dans la rue, mais pour défendre notre droit à pouvoir développer tous une recherche de qualité dans de bonnes conditions. Un collègue, qui va manifester aussi.

    • Jonas2
      Jonas2 répond à Lacuzon91
      Les mouches ne me trouveront (...)
      • Posté à 15h17 le 22/02/2009
      • Internaute 19359
        Les mouches ne me trouveront (...)

      Je crois que vous avez parfaitement compris les affres de l’évaluateur.

      Il lui revient de rendre des comptes à des décideurs qui ne comprennent que les chiffres (et encore). Comment voulez-vous qu’il fasse quand les résultats attendus sont d’ordre qualitatif ?

      Ben, oui ! Comme vous le suggérez, il est condamné à mesurer si une improbable obligation de moyens a bien été respectée. Heures de préparation, heures de cours, heures de classement, nombre de mèls, nombres de coups de fil, etc.

      Il peut enfin apprécier votre investissement professionnel à l’aune de la médiocrité militante qui nous plombe actuellement. Elle est pas belle la vie ?

    • kelux
      kelux répond à Lacuzon91
      Doctorant
      • Posté à 15h38 le 22/02/2009
      • Internaute 59700
        Doctorant

      Je ne peux qu’abonder dans votre sens !
      Ce genre de tribunes sert à dénoncer les mensonges de Sarkozy lors de son discours du 22 et les vérités toutes établies proférées par certains journalistes.

      Pour continuer à aller dans ce sens, allez voir cette vidéo sur le budget de l’enseignement supérieur et la recherche, c’est stupéfiant : Lien

  • Madiran
    Madiran
    (Business Analyst)
    • Posté à 14h59 le 22/02/2009
    • Internaute 16911
      (Business Analyst)

    Est ce que l’on peut arreter les âneries du style :

    - Un prof d’université ne fait rien (dixit Sarkozy)

    - Les instits sont toujours en vacances

    - Les conducteurs de TGV sont en grève

    - Les facteurs ne fichent rien

    -Etc...

    Il n’y a que les gens du « privé » qui bossent ! ! Ha bon, c’est nouveau ! ! ?

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Madiran
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 18h58 le 24/02/2009
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « .....Il n’y a que les gens du “ privé ” qui bossent ! ! Ha bon, c’est nouveau ! ! ? ..... »

      ► Allez donc vous ballader en mairie,

      dans les couloirs des Conseils généraux,

      dans les multiples EPA, services municipaux, départementaux, noationaux, qui sont des planques pour bras cassés ou pour opportunistes,

      effectivement qu’il est des branches de la fonction publique où les gens se sentent impliqués,
      mais il en est des légions où ça glandouille sec.
      Vous me parlez des facteurs (qui ne sont plus fonctionnaires, sauf les anciens rescapés)
      entre la tournée du dernier arrivé qui trimait comme ce n’est pas possible,
      et celle du planqué qui choisissait par ancienneté le quartier pépère, c’était le jour et la nuit... mais là aussi, ça commence à changer.

      Oui la fonction publique pose problème, notamment à cause d’un statut anormalement protecteur, qui trace une carrière identique quelque soit le travail de l’individu.
      (sauf si, au lieu de faire son boulot, il bosse tranquillo son prochain concours)

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 14h59 le 22/02/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    ...► Ben justement,

    si vous êtes capable de justifier à un média la réalité d’un travail,
    pourquoi refuisez vous d’en faire état auprés d’une hiérarchie ?

    On ne vous reproche pas de ne pas bosser,
    on reproche à un système le fait de laisser votre travail, et le non travail d’autres, à égalité, dans une obscurité identique.

    Vous êtes inquiet de cette demande de transparence ?
    d’autres que vous ont plus de raisons d’être inquiets,
    et vous en connaissez parmi vos collègues,
    qui seraient bien en peine de justifier une semaine de leur boulot, ainsi que vous le faites.

    • moravagine
      moravagine répond à Pierrrrre
      Observateur désabusé
      • Posté à 15h16 le 22/02/2009
      • Internaute 30925
        Observateur désabusé

      Visiblement, en dehors des documents UMP sur la recherche et les reportages de TF1, tu ne dois pas souvent mettre les pieds dans un labo ! hormis pour faire une prise de sang, mais c’est pas les mêmes ! tu sais !

      Allez, je parie que tu as quelques mots d’anglais dans ton cerveau, enlève ump.org de ta page d’accueil et mets par exemple Lien tu y découvriras des choses

    • davfof
      davfof répond à Pierrrrre
      Fanta-footballeur du dimanche
      • Posté à 15h18 le 22/02/2009
      • Internaute 994
        Fanta-footballeur du dimanche

      Les enseignants-chercheurs ne refusent pas l’évaluation ! Ils s’expriment contre une réforme qui leur semble mauvaise.

      Les enseignants-chercheurs sont évalués pour leur promotion, leurs contrats de recherche, leurs aménagements de statut (délégation), leurs primes et j’en passe... Ils doivent passer un concours (national) pour monter en grade (après avoir passé un diplôme, l’HDR et une qualification auprès du CNU)...

      • agochtoute
        agochtoute répond à davfof
        citoyen
        • Posté à 20h34 le 22/02/2009
        • Internaute 70178
          citoyen

        Parfaitement, et être évalués par des collègues et des représentants syndicaux n’est qu’une mesure de protection vis à vis de la dérive droitière qui nous guette !

    • Quercus
      Quercus répond à Pierrrrre
      enseignant
      • Posté à 15h56 le 22/02/2009
      • Expert 67258
        enseignant

      Pour se donner le droit d’écrire dans un forum, il faut au moins avoir une petite idée de ce dont on parle ! on n’apprend pas çàa, dans les cours du soir de l’UMP ? ? ?

      Parce que pour ce qui est de « l’obscurité »... euh... Vous avez deux ou trois heures devant vous qu’on vous explique ?

      Mais ça serait probablement inutile : si le président l’a dit, c’est forcément vrai ! personne ne sait rien de ce qu’on fait ! en tous les cas, lui, c’est sûr ! ! !

    • didier1
      didier1 répond à Pierrrrre
      retraité
      • Posté à 09h50 le 23/02/2009
      • Internaute 66204
        retraité

      On ne sait que dire !

  • jmax
    • Posté à 15h01 le 22/02/2009
    • Internaute 3111

    le soucis dans cet emploi du temps, c’est qu’on se demande pourquoi il y a besoin d’un si haut niveau d’études pour faire de l’administratif qui en plus ne semble pas être centralisé. Il y a peut-être une réorganisation profonde à faire afin que les chercheurs cherchent (et trouvent), enseignent et délèguent à des spécialistes toutes les autres tâches

    • FREDERIC 67
      FREDERIC 67 répond à jmax
      • Posté à 15h16 le 22/02/2009
      • Internaute 9970

      merci
      beaucoup de ces tâches administratives pourraient, devraient être réalisées par des administraitifs mais nous sommes en sous effectifs de personnel administratif et quand il n’ya pas de personnel et comme le travail doit être fait c’est l’enseignant de moins en moins chercheur qui le fait
      Comprenez donc que lorsqu’on nous dit n’ayez par peur les 900 postes supprimés ce ne sont pas des postes d’enseignants chercheurs cela ne nous rassure pas ! ! !

      • agochtoute
        agochtoute répond à FREDERIC 67
        citoyen
        • Posté à 20h36 le 22/02/2009
        • Internaute 70178
          citoyen

        Tous ceux qui ont travaillé dans une université peuvent témoigner du surmenage, à la limite du harcèlement moral, des personnels de secrétariat.

         
        • Xa_chan
          Xa_chan répond à agochtoute
          (nippon ni mauvais)
          • Posté à 03h31 le 23/02/2009
          • Internaute 23695
            (nippon ni mauvais)

          c’est clair. Et du coup, l’accueil aux étudiants s’en ressent très fortement : les horaires d’ouverture des secrétariats sont parfois plus que chaotiques et les secrétaires parfois bien moins qu’aimables, non pas qu’ils (elles) n’aiment pas les étudiants mais ils (elles) ont tellement de boulot qu’ils (elles) n’en voient pas le bout...

          Alors quand en plus c’est un défilé ininterrompu d’étudiants qui posent parfois des questions tellement stupides qu’on se demande ce qu’ils font à la fac, eh bien parfois ça craque et même si ce n’est pas bien, c’est compréhensible.

          Mais tant qu’on évaluera l’éducation, la santé et les Postes comme des objectifs comptables, ce genre de chose est malheureusement inévitable.

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à Xa_chan
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 18h36 le 24/02/2009
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « .... c’est un défilé ininterrompu d’étudiants qui posent parfois des questions tellement stupides.... »

            ► Vrai que s’il n’y avait pas d’étudiants, le boulot en fac serait encore plus tranquille.
            La manière dont le personnel administratif traite les étudiants frise souvent l’indécence.
            Prétendre que ce personnel serait débordé de travail me fait bien rigoler...

        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à agochtoute
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 18h41 le 24/02/2009
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « .....Tous ceux qui ont travaillé dans une université peuvent témoigner du surmenage, à la limite du harcèlement moral, des personnels de secrétariat..... »
          ► C’est de l’humour ?

        3 autres commentaires
    • foobar
      foobar répond à jmax
      nabalzr
      • Posté à 15h18 le 22/02/2009
      • Internaute 27760
        nabalzr

      Et pour ça il faut... des sous (que le gouvernement cherche avant tout à éviter de distribuer).

    • rémusetromulus
      rémusetromulus répond à jmax
      • Posté à 21h39 le 22/02/2009
      • Internaute 6276

      D’accord ! Mais pour cela il faudrait des postes administratifs qui font partie des suppressions de fonctionnaires ! !

    • MLPR
      MLPR répond à jmax
      Enfin décontractée et sans (...)
      • Posté à 02h37 le 23/02/2009
      • Internaute 40363
        Enfin décontractée et sans (...)

      Oui, mais pour ce faire, il ne faudrait pas que, depuis maintenant 10 ans, les administratifs et techniques ne soient pas remplacés lors de leur départ à la retraite....
      C’est une secrétaire retraitée d’Ecole d’Ingénieur qui vous le dit... Vous êtes au courant que nous ne fichons rien les fonctionnaires ! La preuve, c’est que, dans l’urgence, les enseignants/chercheurs font une partie de notre travail....
      Qu’il saisissent sur ordinateur leur publications, normal on gagne tous du temps, mais pour le reste, chacun se débrouille.
      Même malgré les heures supplémentaires (eh oui ! nous en faisions) non payées mais récupérables en période de vacances quand les étudiants n’étaient pas là, au fil des mois, nous passions notre temps à parer au plus pressé....
      Je n’y suis plus, mais vu le contexte, cela ne doit pas aller en s’arrangeant et les enseignants font des tâches qui ne devraient pas leur incomber ! ! ! ! !
      J’étais très bien dans mon département d’enseignement et recherche et je les comprends car ce gouvernement les méprisent, comme il méprise tous les fonctionnaires, ces feignasses.....

  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 15h11 le 22/02/2009
    • Internaute 5710

    jeudi

    ...une étudiante déprimée me demande de la rencontrer pour me parler.........

    Bon, c’est vrai, ça va prendre du temps, et encore plus si affinités...

    • A déménagé le 9-8
      • Posté à 22h53 le 22/02/2009
      • Internaute 5710

      Wahhh, quel succès .....
      ça fait vraiment plaisir de constater que le sens de l’humour ne se perd pas dans la Rue.....

      Allez, encore un effort, je vise les 50 nazes ! ! ! !

    • arg
      • Posté à 20h58 le 23/02/2009
      • Internaute 25486

      ce compte rendu est pitoyable . il est de notoriété publique que les profs ne meurent pas au travail , merci de le confirmer ....

      apres , je suis d’accord : le salaire est nul et la cooptation fait que beaucoup de mauvais plombent l’université française

      • A déménagé le 9-8
        • Posté à 00h24 le 24/02/2009
        • Internaute 5710

        Qu’est ce que vous venez me raconter, vous, là .....
        Ou avez vous lu dans mon post une confirmation que les profs de fac « ne meurent pas au travail » ? ? ? ? ? ? ?

        C’était une boutade, et rien de plus, juste pour mettre un peu de fun dans le sujet.

      • didier1
        didier1 répond à arg
        retraité
        • Posté à 15h57 le 24/02/2009
        • Internaute 66204
          retraité

        cooptation ?

  • ljos
    ljos
    photographe / géologue
    • Posté à 15h14 le 22/02/2009
    • Internaute 32902
      photographe / géologue

    excellent CR d’une semaine de travail d’un chercheur ... domaine auquel je n’appartiens plus car je n’ai jamais réussi à avoir de poste. Et pas envie de m’expatrier à l’autre bout de la France ou de la Terre pour en avoir PEUT ETRE un.

    ... mais ça me rappelle mes années de doctorat, même si on a largement moins de boulot administratif. Il reste malgré tout, les heures à préparer les cours (surtout au début .. les 1eres années ... ça peut prendre 4-5j de préparation pour 2h de cours, minimum), à surveiller les examens, à corriger les 120 copies de 1er année, les 200 examens de TP, etc ... rester jusqu’à 20-21h le soir, parce qu’un calcul important est sur le point de finir et que j’ai besoin d’avoir les résultats pour en lancer un autre ... tout calcul qui tourne pendant la nuit c’est du temps de gagner. Alors pas question de partir si je vois qu’il va se terminer dans 1h .... j’attends, pour en relancer un autre (parfois, un calcul pouvrait durer 5 ou 6j). Préparer le prochain congrès, les posters ou le talk ... ça peut facilement prendre la semaine voir 2 .... corriger l’article qu’on a mis en review, et qui revient avec correction majeure, j’en ai encore pour un bon mois de travail ... se mettre sur ce fichu projet de post-doc pour avoir des subventions ou pour postuler sur un poste aux US, allez hop, 2 mois de boulot intensif, de préparation de budget, de lectures d’article sur le domaine, etc ....

    128h ? mais pour qui ils nous prennent ! ... ma dernière année de thèse, je suis rentré tous les soirs à 23h chez moi ... we compris ... sans aucun jour de repos pendant 6 mois ... et parfois, on perd une à 2 semaines de boulot ... à cause d’une panne du calculateur, qui plante quand le calcul est à 95% (alors qu’il tournait depuis 4j .......). ça m’est arrivé 4x pendant la canicule 2003.

    Et tout ça ... ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Il faut insister sur le manque de moyen, les photocopieuses oui imprimantes réparées 3 mois plus tard, le coup des appels limités à l’IdF je trouve ça hallicinant ! comme si les contacts se limitaient au réseau local !

    la France est un pays sous-développé au niveau de la recherche ...

    • agochtoute
      agochtoute répond à ljos
      citoyen
      • Posté à 20h39 le 22/02/2009
      • Internaute 70178
        citoyen

      4-5 jours de préparation pour 2 heures de cours, vous êtes modeste ! J’en connais qui ont passé toutes leurs vacances d’été pour préparer leur première semaine de cours.

  • Thibaud
    • Posté à 15h20 le 22/02/2009
    • Internaute 21319

    Je me souviens avoir entendu récemment Chomsky, dans un entretien, dire à quel point la limitation du temps (« en une minute, pouvez-vous nous dire... ») avait une dimension idéologique : très facile en 30 secondes par exemple de répéter un discours religieux, impossible en 30 secondes de questionner les fondements de la religion.

    Cette espèce de nouveau moule est particulièrement écoeurant : il faudrait tout passer au crible de la frustration. Comme dans ces règlements où l’on mesure la longueur au dessus du genou réglementaire pour les jeunes filles.

    J’en suis à m’amuser à collectionner les stylos rouges vides (que j’achète moi-même, d’ailleurs : tout comme le papier, la pièce supplémentaire pour travailler au calme, le sac digne de ce nom, les classeurs, les étagères pour classer les dossier, les CD pour graver des archives, et bien sûr l’ordinateur - je n’ai pas de quoi stocker sur mon lieu de travail les instruments de mon travail : dossiers, tas de documents, tas de copies, on me demande régulièrement : tu pourrais enlever tous tes trucs, là ? etc etc.).

    Proposition à tous les profs d’ici ou d’ailleurs, de fac ou pas, voir si ne serait-ce qu’une semaine, c’est tenable :

    Stockez tout sur votre lieu de travail. Ne videz plus votre casier, empilez devant. N’utilisez pas d’autre matériel informatique que celui qui vous est fourni. Demandez des stylos et de quoi écrire sur votre lieu de travail. Demandez chacune l’étagère dont vous avez besoin.

    En guise d’argumentaire, une parodie de cette façon comptable de (ne pas) penser, ça peut toujours servir, ne serait-ce qu’à (essayer d’) en rire :

    Combien de temps passe exactement le boulanger à cuire son pain ? Hein ? M’étonne pas qu’il soit pas bon, tiens.
    Et le boucher, combien de temps par semaine il coupe la viande ? Nan mais exactement, je veux dire... Hein, parce que vu le prix qu’il la vend, franchement, hein, faudrait p’tète que... hein... Parce que...
    Faudrait peut-être aussi demander au boeuf de brouter plus longtemps par semaine pour qu’il ait un meilleur goût.
    Le facteur, combien de temps par semaine il met des lettres dans les boîtes ? Quel scandale !
    Le prof en collège, combien de temps il passe devant ses élèves ? Rha la la, m’étonne pas que le niveau baisse tiens.
    L’informaticien, combien de temps il passe exactement à écrire du code ? Ah, c’est pour ça que ça plante tout le temps pardi !
    Et l’astronaute, dans l’espace ? Graine de fainéant, tiens, même pas capable de régler un satellite correctement, mon GPS foire tout le temps.
    Et le président, il préside combien de temps par jour, au juste ?
    Le ministre, il passe combien de temps à administrer ?
    L’écrivain, combien de lignes par jour ?
    Le journaliste, pareil ?
    Le musicien, combien de mesures ?
    Le cuisinier, combien de plats par jour ? Combien de temps ?

    Et faut voir combien ça gagne, tiens...

  • Julos
    Julos
    ex E.N
    • Posté à 15h24 le 22/02/2009
    • Internaute 38577
      ex E.N

    Oui merci et bravo à Jean-Baptiste pour cet effort d’élucidation/information/communication, qui, à lui seul, doit à la louche représenter une bonne heure de temps d’écriture.

    Je ne résiste pas à l’envie d’enfoncer le clou, à propos de cette lancinante rengaine sur le temps de travail des enseignants. Pour l’heure, ce sont nos collègues de fac qui dégustent mais n’oublions pas que, de la maternelle à l’université, les enseignants sont tous victimes du même amalgame, de la même erreur grossière ou malveillante : temps d’enseignement = temps de service.
    Le texte de Jean-Baptiste remet ici les pendules à l’heure, il m’est arrivé une fois de le faire aussi ailleurs, sur un forum. En listant mon emploi du temps hebdomadaire d’enseignant en maternelle, ainsi que celui de mon épouse, également instit. Tous types d’activités professionnelles confondues, en classe face aux élèves, dans l’école, dans le quartier, sur la ville, à la maison etc... le volume horaire moyen pour elle comme pour moi oscillait entre 45 et 48 h/semaine. Arrivés à 8h15 chaque matin, repartis à 18h30 chaque soir, sans relâche pendant 38 ans !

    Et tout ce temps pour changer des couches et endormir des bébés-élèves dirait un incertain ministre ? Quel gâchis, quelle incompétence, quel scandale ! lui répondrait un aussi incertain président ! !

     ; -))

    • agochtoute
      agochtoute répond à Julos
      citoyen
      • Posté à 20h44 le 22/02/2009
      • Internaute 70178
        citoyen

      Et vous ne comptez pas le travail que nous fournissons pendant ce que d’autres appellent des vacances... J’ai passé toutes mes dernières vacances de Noël à réfléchir à mon projet pédagogique, WE et jours fériés compris. Comment faire comprendre cela à tous ceux qui veulent introduire de la « productivité » dans notre travail.

    • mazout
      mazout répond à Julos
      citoyen
      • Posté à 09h24 le 23/02/2009
      • Internaute 71073
        citoyen

      Pour ce qui est du temps de travail des enseignants, le mieux est de regarder ce que le site du ministère en dit.

      On trouve ainsi un document (Lien) qu’on peut commander en version papier mais qu’on peut aussi télécharger qui contient plein de chiffres.

      J’ai parcouru le document assez rapidement, je n’ai rien vu sur les enseignants du premier degré ou sur ceux du supérieur mais franchement, les profs du secondaire, quels glandeurs, en moyenne,
      - ils passent 19h20 devant les élèves ;
      - ils travaillent 39h47.

    • mazout
      mazout répond à Julos
      citoyen
      • Posté à 09h25 le 23/02/2009
      • Internaute 71073
        citoyen

      Pour ce qui est du temps de travail des enseignants, le mieux est de regarder ce que le site du ministère en dit.

      On trouve ainsi un document (Lien) qu’on peut commander en version papier mais qu’on peut aussi télécharger qui contient plein de chiffres.

      J’ai parcouru le document assez rapidement, je n’ai rien vu sur les enseignants du premier degré ou sur ceux du supérieur mais franchement, les profs du secondaire, quels glandeurs ! En moyenne,
      - ils passent 19h20 devant les élèves ;
      - ils travaillent 39h47.

  • romain75
    romain75
    $$$$
    • Posté à 15h25 le 22/02/2009
    • Internaute 56362
      $$$$

    C’est la semaine de quelqu’un qui travaille... Pas de quoi en tirer une généralité, ni une quelconque gloire d’ailleurs...ça arrive à beaucoup de gens d’avoir des semaines bien remplies... (Je note que son métier a l’air intéressant)
    Ce monsieur n’est qu’UN exemple...J’ai toujours l’impression avec les profs qu’ils sont toujours en lutte contre quelque chôse...Ils ne sont jamais apaisés... Mal dans leur vie et ils en veulent à la société pour cela...
    Quant au salaire de ce monsieur, il fallait aller dans le privé pour gagnr plus...Il le savait non ? ?

    • ljos
      ljos répond à romain75
      photographe / géologue
      • Posté à 15h36 le 22/02/2009
      • Internaute 32902
        photographe / géologue

      euh ... le pb n’est pas qu’on travaille plus que dans le privé ... le pb c’est que les 3/4 des personnes (et surtout nos dirigeants ... ça c’est plus grave) pensent qu’on ne fait que glander dans un laboratoire à boire un café avec les collègues pendant 3h le matin ... puis partie de cartes tiens pendant qu’on y est ...

      « les chercheurs sont des glandeurs » c’est bien connu ....

      quant au salaire ... oui ! on savait que le privé était mieux payé. Mais y a des limites ! en 1990, un doctorant était payé 1.3x le smic ... en 2000 quand j’ai commencé ma thèse, c’était ... 1x le smic. Entre temps le smic a augmenté et le salaire du doctorat n’a pas bougé ... le salaire d’un ATER n’a quasiment pas été augmenté depuis le milieu des années 80. Et l’inflation elle a augmenté de combien ?

      Et on nous dit toujours qu’on avait qu’à faire autre chose ! ... alors expliquez moi pourquoi en Suisse, en Allemagne, en Angleterre, les chercheurs sont 2 à 3x + payés qu’en France ? ...

      • Xa_chan
        Xa_chan répond à ljos
        (nippon ni mauvais)
        • Posté à 03h39 le 23/02/2009
        • Internaute 23695
          (nippon ni mauvais)

        et encore, t’as de la chance, tu étais doctorant en sciences, tu avais donc de raisonnables chances de trouver un financement. Personnellement, pendant mes années de thèse d’Histoire médiévale j’ai eu... 0€ ! Macache, zobi, peau de balle ! Ah si, ne soyons pas mesquins, une bourse pour passer un mois d’études (fort profitables d’ailleurs) à la Casa de Velazquez à Madrid ! Mais bon, le billet d’avion ou de train n’était évidemment pas compris...

        Dans la fac où j’étais, la bourse régionale, il y en avait 1 par an pour les Sciences Humaines. On devait donc se l’attribuer chacun son tour entre Histoire, Géographie, Philosophie, Musicologie, Sociologie, etc... Vous imaginez donc aisément les intrigues de couloir des profs pour promouvoir leurs étudiants... A gerber, mais comment faire autrement, puisque c’ets bien connu, les Sciences Humaines c’est pas rentable ?

    • extralucide
      extralucide répond à romain75
      retraite
      • Posté à 16h01 le 22/02/2009
      • Internaute 65689
        retraite

      Et vous, vous auriez pu faire chercheur, non ?

    • tchavolo
      tchavolo répond à romain75
      • Posté à 16h02 le 22/02/2009
      • Internaute 21713

      Faudrait pas oublier qui lutte contre qui ici !

    • Julos
      Julos répond à romain75
      ex E.N
      • Posté à 16h40 le 22/02/2009
      • Internaute 38577
        ex E.N

      Oui, c’est « la semaine de quelqu’un qui travaille » mais c’est le texte, la mise au point plutôt, de quelqu’un dont on traite régulièrement la corporation de « fainéants ». Donc, pour les généralités, et les amalgames, vous repasserez... dans l’autre camp.

      Ah bon, vous y êtes déjà ? Je me disais aussi...

      PS : où avez-vous vu l’emploi des mots « gloire », « salaire » dans le texte de JB ?
      Ça vous arrange donc tant que ça de considérer que les enseignants sont des frustrés ? Un vieux compte à régler peut-être ?

    • SupercalifragilistiC
      SupercalifragilistiC répond à romain75
      J'représente mon cul pas un (...)
      • Posté à 16h40 le 22/02/2009
      • Internaute 62369
        J'représente mon cul pas un (...)

      >> « il fallait aller dans le privé pour gagnr plus…Il le savait non ? ? »

      C’est bien la réplique la plus stupide que j’ai jamais lu ! ! !
      J’espère que c’est voulu...ben oui tient allons tous dans le privée, c’est tellement mieux en plus...et puis comme ça plus de public inefficace qui nous bouffe tout notre fric, plus de services publics dont je me sers tous les jours...euuuh...attendez non ça va pas là...sisi allez dans le public moi je vais dans le privée gagner plus.

      L’égoïsme ambiant en France (et partout ailleurs) ne fait que augmenter et ça me fait bien peur.

      >> « J’ai toujours l’impression avec les profs qu’ils sont toujours en lutte contre quelque chôse »

      Peut être qu’on s’acharne un peu à les faire passer pour des branleurs, peut être que quand ils disent « je suis prof » on leur répond « ah oui les vacances... », peut être qu’on oublie de leur dire « merci » pour l’éducation de notre population...ce sont des hypothèses bien sûr et à mon avis très farfelues non ?

    • rémusetromulus
      • Posté à 21h45 le 22/02/2009
      • Internaute 6276

      Fallait faire des études aussi longues et brillantes au lieu de jouer les frustés !

    • didier1
      didier1 répond à romain75
      retraité
      • Posté à 10h14 le 23/02/2009
      • Internaute 66204
        retraité

      Mon ex beau-frère, agrégé de médecine, chef de clinique en chirurgie cardiaque et respiratoire (le top) à 29 ans, agrégé de médecine, actuellement doyen d’une des plus grosses fac de médecine de france, ancien prof de médecine, et enseignant-chercheur... a CHOISI de travailler à l’hôpital public public pour un salaire bien inférieur à celui qu’il aurait eu dans une clinique(ça s’appelle une positon éthique, tu sais, le truc qui ne sert à rien et qu’on ne connaît guère dans le privé). Il faut bien des gens extrêmement compétents pour former les jeunes médecins à l’université.

      Pendant toute sa carrière pas encore terminée, il a bossé comme tous les profs de fac, (c’est à dire beaucoup), il a toujours été évalué, et autant que je me souvienne, il a toujours été en lutte contre quelque chose..en général, ce quelque chose s’appelait : LA CONNERIE... et tu sais quoi, mon petit romain... s’il prenait connaissance de ta contribution, je crois qu’il te « pisserait à la raie ».

  • bonbon rose
    bonbon rose
    à croquer
    • Posté à 15h34 le 22/02/2009
    • Internaute 52604
      à croquer

    Ouai mais bon ! moi aussi je passe du temps à faire des trucs en dehors du bureau. Et pourtant mon temps de travail est déjà de 1680 heures par an. Je ne suis pas certaine que même avec vos obligations vous arriviez à ce nombre d’heures.

    • ljos
      ljos répond à bonbon rose
      photographe / géologue
      • Posté à 15h38 le 22/02/2009
      • Internaute 32902
        photographe / géologue

      euh faite le calcul de vos heures annuelles revenus à la journée ... il me semble que ça dépasse pas 8h/j .... faite le calcul de cette semaine de travail avec 3h par j le we, + le travail jusqu’à 1h du mat ... vous verrez que la semaine est proche de 60h ...

      • agochtoute
        agochtoute répond à ljos
        citoyen
        • Posté à 20h46 le 22/02/2009
        • Internaute 70178
          citoyen

        Quel enseignant n’ pas passé de nuit blanche pour corriger un devoir ou préparer un cours ?

      • bonbon rose
        bonbon rose répond à ljos
        à croquer
        • Posté à 08h50 le 23/02/2009
        • Internaute 52604
          à croquer

        Tout à fait ! je parle de mes heures au BUREAU !
        Je ne compte pas tout ce qu’il y a en plus : les rendez-vous à l’extérieur en fin de journée ou lors de la pause repas, les mémoires à préparer, les réunions du samedi matin ou le soir plusieurs fois par mois.
        Et je ne parle même pas du bénévolat dans une association le week-end !

        Ce que je voulais démontrer c’est que les enseignants font certes du travail en plus de leurs heures de cours.
        Mais ce nombre d’heures de cours est moins important que le nombre d’heures d’un ouvrier ou d’un bureaucrate qui eux font non seulement 8 heures au travail mais assurent également en plus de leur temps de travail d’autres tâches.

        In fine, un enseignant (même s’il doit ajouter un temps de préparation de cours et autres) fera toujours moins d’heures de travail qu’une personne obligée de rester au bureau ou à l’usine 8 heures par jour et qui n’a que 25 jours de congés par an !

         
        • watashi_baka
          watashi_baka répond à bonbon rose
          ...
          • Posté à 10h14 le 23/02/2009
          • Internaute 47330
            ...

          En ce qui concerne les universitaires ce sont des Enseignants- Chercheurs
          Ce qui signifie qu’il y a en plus de l’activitée d’enseignement et des taches associées des activitées de recherche (et la aussi beaucoup de tache associées).

          Pour être caricatural, les 3 raisons qui poussent les jeunes cercheurs à aller dans le privé
          1) La sécurité de l’emploi
          2) Le Salaire
          3) Les 35h

          1) Soyons clair, pour un jeune chercheur le privé c’est la sécuritée de l’emploi assurée là ou dans la recerche il faut passer minimum 5 ans avec des contrats de 1 ou 2 ans avant d’avoir une situation stable, un contrat de 2 ans ça veut dire 6 mois pour se former au nouveau sujet et qu’ensuite il faut déjà penser à la suite. L’avantage c’est que les jeunes chercheurs qui obtiennent un poste sont déjà des expert en matière d’intrigue de palais

          2) Le Salaire : je vous laisse regarder les grilles de salaires sur le site du ministère, soyons clair un prof d’université gagne bien sa vie, à une situation prestigieuse pour les dinner mondain, mais devra prendre un crédit de 25 ans pour se payer sa maison, et pourra esperer y construire une piscine avant de prendre sa retraite, la ou un cadre du privé possède en plus de sa maison une villa avec piscine sur la cote d’azur

          3) Les 35h : Il va de soit qu’il n’y a aucun suivit du temps de travail des Enseignants chercheurs/ Oui une minoritée en profite mais une large minoritée en est victime. Pour prendre des exemples que je connais
          -Un Biologiste ça à des cellules qui vivent 12h sous la main, il n’est pas question de stopper la manip à 18 et de revenir le lendemain, il faut les exploiter jusqu’au bout. Au final notre biologiste arrive au labo à 8h, le temps de preparer ses cellules 10h, manip sur les cellules jusqu’à 22h plus une heure pour nettoyer la paillasse –> 23h soit une journée de 15h plusieurs fois par semaine.
          -D’autre gens que je connais ont participé à des campagnes en mer bien évidément sur un bateau pas de week end et vu qu’il y a pas tellement de place sur le bateau et bien les quarts des scientfiques sont plus long que ceux des marins.
          Au final si un chercheur ou un enseignant chercheur était au 35h la semaine se terminerait le mercredi ! !

        • didier1
          didier1 répond à bonbon rose
          retraité
          • Posté à 16h17 le 24/02/2009
          • Internaute 66204
            retraité

          A vous lire, c’est fou le nombre de gens qui bossent 60 heures par semaine dans notre pays. Dans l’institution où j’exerçais, j’avais affaire à un directeur avec lequel il m’arrivait souvent de travailler en dehors de mes 23 heures hebdo de prise en charge.

          Ce surplus de travail n’était pas un supplice. L’individu en question étant doué d’une grande culture et d’un solide sens de l’humour.

          Le bureau de cette personne étant doté d’un bar solidement achalandé, nous finissions souvent la soirée autour d’un verre.

          A raison de trois séances hebdomadaire et d’une heure de discussion autour de l’apéro à chaque fois, j’aurais pu me targuer à chaque fois de quelques heures supplémentaires, je ne l’ai pas fait ;

          Je ne peux pas m’empêcher de croire que parmi les heures généreusement claironnées par tous ces travailleurs qui « font 60 heures par mois », un certain nombre sont des heures au moins généreusement auto-attribuées sinon fictives, voire même fantasmatiques...

          Il existe un pays voisin du notre ( l’allemagne ) où lorsque vous travaillez plus que votre temps on vous fait gentiment remarquer que vous manquez d’organisation.

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