Revue de commentaires 24/02/2009 à 11h58

Riverains, de près ou de loin, vous côtoyez le harcèlement moral

Julie Banos | Journaliste

Depuis la mise en ligne de l’enquête sur le harcèlement moral stratégique, vous avez été nombreux à réagir. Témoignages, conseils, analyses ou polémiques, le harcèlement vous touche et vous révolte.

De nombreux riverains se sentent concernés personnellement et racontent le harcèlement tel qu’ils l’ont vécu, de près ou de loin. Selon les professions, les cas sont différents. Mais c’est surtout l’attitude face à cette situation qui modifie les conséquences du harcèlement.

Buffy74 raconte le calvaire de l’une de ses ex-collègues :

« Caissière dans une grande surface, ils étaient sans arrêt derrière elle. Ils n’en voulaient plus, trop vieille (40 ans)… Il ne fallait pas lui parler, toujours lui dire d’aller plus vite, des réflexions désagréables devant les clients. »

Gouthe dô raconte que tout a changé le jour où elle a pris conscience de son harcèlement :

« Je me suis battue, je l’ai payé, mais maintenant ça va mieux. »

En essayant de se battre contre son employeur, Gouthe dô a été isolé dans son travail, a subi l’indifférence de ses collègues jusqu’au jour où la situation s’est améliorée. La solution : oser prononcer le mot harcèlement.

Olive 71 a le sentiment d’être victime de harcèlement mais ne sait pas comment s’en sortir. « Réflexions, allusions déplacées, rétention d’informations, manque de communication au sein de l’équipe », elle raconte son quotidien professionnel sans savoir comment s’en sortir. Elle a peur d’en parler, ses collègues sont indifférents.

D’autres riverains ont noté les mêmes schémas de harcèlement dans leur vie professionnelle. Ils sont plusieurs à rappeler que c’est un problème qui touche tout le monde, domaines privé et public confondus.

Pour Spiripotain, il faut rappeler que le harcèlement existe aussi dans le public, même si c’est moins connu du grand public. Ils peut en témoigner dans son travail :

« Je vis ce scandale démocratique chaque jour au travail. Je vois des personnels d’entretien partir en congé pour dépression, des personnels administratifs demander leur mutation sitôt arrivés, etc. et rien ne bouge. Un chef reste un chef. »

Sacha 95, dans un long témoignage raconte son parcours.

Poursuites judiciaires

Vous êtes nombreux à témoigner, mais vous êtes nombreux à agir. Plaintes, prud’hommes, médecine du travail : le harcèlement est un délit et certaines personnes sont chargées de le contrôler. C’est pour ça qu’il ne faut pas hésiter à lutter contre le harcèlement, selon plusieurs d’entre vous.

N.Maréchal met les choses au point :

« Le harcèlement moral est sévèrement puni par la loi. 15 000 euros d’amende et un an de prison. Ce genre de chose ne passe pas aux prud’hommes mais au pénal. »

Caro est allée jusqu’aux prud’hommes, mais elle reconnaît que la route est longue. Il faut être bien entouré, il faut oser aller contre l’indifférence des collègues, il faut être endurant pour aller jusqu’au bout de la procédure.

Vous êtes plusieurs à être confrontés à ces difficultés pour lutter contre le harcèlement. Mais les procédures judiciaires qui aboutissent restent isolées dans les commentaires. Sacha 95, qui a perdu son travail pour avoir voulu se débattre contre la harcèlement regrette de n’avoir pas su se défendre légalement, de n’avoir pas pu se faire entendre :

« Alors oui, Rue89, un jour je repousserai cette porte et j’aurai de la voix… »

Conseils pour stopper le harcèlement

Vous êtes souvent conscients que le harcèlement est un phénomène diffus et difficile à repérer. Vous multipliez donc les conseils. Il s’agit surtout de garder des preuves. Vous le répétez, il faut conserver une trace. Les techniques sont variables.

Pour Citrus, il faut enregistrer tous les signes posssibles. Sans aller jusqu’à cette extrémité pas toujours pratique, de nombreux riverains ont les mêmes techniques pour prouver le harcèlement : prendre des photos, garder les papiers, documents, prendre des collègues comme témoins. Pour se sortir du harcèlement, il faut le montrer au grand jour.

Boissonzyskind est bien placée pour en parler :

« J’ai été harcelée, je suis juriste en droit du travail et ancienne élue du personnel. C’est pour ces raisons que je m’autorise à prodiguer quelques conseils : garder des traces écrites quand elles existent, voire les créer.

Par exemple, votre chef a mis en cause votre travail, n’hésitez pas à lui envoyer un écrit dans lequel vous reprenez ses reproches puis lui demandez des exemples concrets ainsi que des conseils afin de mieux lui donner satisfaction à l’avenir. »

Les conseils de Jean Luc Lumen sont plus légers :

« Pour autant, ne pas baisser les bras est la première chose à faire. Mais sortez de vos quatre murs, en allant flâner, se distraire. »

Un phénomène à analyser

Tous les riverains ne sont pas concernés personnellement par le harcèlement. Mais ils ont leur avis sur la question. C’est le cas d’Anastaze qui tente une analyse historique :

« Ces pratiques se sont institutionnalisées vers la fin des années 70 à titre individuel avec la mise en place des ’évaluations de performances’, et à titre collectif tout au long des années 80 avec le développement des ’fusions-acquisitions’. »

Grand Loup 74 analyse lui aussi le harcèlement comme un phénomène historique.

Melinster, comme plusieurs riverains assimile le harcèlement aux dérives du système :

« Il ne faut pas chercher d’excuses au harcèlement, il n’y en a pas. Le système actuel encourage n’importe quel patron peu scrupuleux à en venir à ce type de pratiques douteuses. »

Pour élargir ce débat sur le harcèlement, vous êtes plusieurs à conseiller l’ouvrage de Marie-France Hirigoyen, « Le Harcèlement moral : la violence perverse au quotidien ». Enfin, Ganima vous conseille même un film, « Le Couperet » de Costa Gavras.

A lire aussi sur Rue89 :
Du harcèlement moral stratégique pour virer facile
Victime de harcèlement ? Quelques conseils pour en sortir par Boissonzyskind
Tous les articles sur le harcèlement

Ailleurs sur le Web :
Le site de l’association Harcèlement Moral Stop (HMS)

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  • 80 réactions
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  • marie 75
    • Posté à 12h00 le 24/02/2009
    • Internaute 3563

    c’est la nouvelle technique de dégraissage !
    Malheureusement !

    • jexiste
      jexiste répond à marie 75
      si, si
      • Posté à 17h41 le 24/02/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      Non, elle n’est pas nouvelle.

      Le premier manuel du parfait tortionnaire, celui dont s’inspirent tous ceux cités dans le document que vous trouverez en cliquant sur le lien ci-dessous, est français.

      Lien

      En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées...

  • Chansommairus
    Chansommairus
    bipède
    • Posté à 12h55 le 24/02/2009
    • Internaute 63541
      bipède

    Mlle, je n’ai pas du tout envie d’être désagréable, mais cet « article » ressemble à un exercice inachevé, l’ayant lu et relu, j’ai été obligé de me demander quel était l’objectif poursuivit, vous compilez des informations mais vous n’en tirez aucune conclusion ; à moins que le renvoie à la lecture du livres de... soit pour vous une manière de résoudre la question sans la traiter ?

    • adrak
      adrak répond à Chansommairus
      • Posté à 13h18 le 24/02/2009
      • Internaute 31361

      Il ne s’agit pas d’un article mais d’une « revue de commentaires », qui complète une séries d’articles et de débats qu’ils ont suscités. Il ne s’agit pas non plus de fermer le débat, la question est loin d’être résolue d’après cette revue.

      • Chansommairus
        Chansommairus répond à adrak
        bipède
        • Posté à 18h55 le 24/02/2009
        • Internaute 63541
          bipède

        D’abord je n’ai jamais dit qu’il fallait clore le débat, ensuite dire à une étudiante qu’il manque quelque chose c’est éventuellement lui rendre service.
        « On » ne fait pas une « revue de commentaire » pour rien !
        Je suis en train de dire que le titre ne suffit pas.

    • penabranca
      • Posté à 13h20 le 24/02/2009
      • Internaute 62583

      Je trouve la démarche intéressante au contraire. La compile testimoniale, en cours (plutôt qu’inachevée), est un travail qui n’a pas été fait jusqu’à présent.
      Les analyses « intelectuelles » et les théories n’ont que peu de sens et d’intérêt si elles sont coupées du vécu.
      Internet permet le témoignage, et bien témoignons.
      à défaut de résoudre la question, ça fait du bien.

      • Un vieux
        Un vieux répond à penabranca
        retraité
        • Posté à 15h39 le 24/02/2009
        • Internaute 38946
          retraité

        Une compilation de témoignages ne pourrait pas tenir dans une encyclopédie de 24 volumes... Chacun est différent...

        C’est vrai que le vécu est plus « palpable » que les théories, mais ce sont tout de même elles qui ont permis de résoudre les problèmes posés...

        Je tiens aussi comme certain qu’un « aidant » doit effectivement passer par la case harcèlement, mais avoir entièrement « évacué » son traumatisme, pour ne pas risquer une once de subjectivité... C’est à ce prix que le pourcentage d’affaires « gagnées » pourra flirter avec les 90%...

        Le harcèlement ne peut être résolu globalement que par la prévention et la mise en place de « garde-fous », suivis au long cours au sein de l’entreprise, mais en ayant recours, régulièrement, à un oeil extérieur objectif... Mais ne rêvons pas...

        Oui... ! ! ! Il faut reconnaitre le harcèlement et, s’il est encore temps, le montrer au grand jour... Comme un vampire, il tombera en poussière au soleil... Mais il est rare que les victimes aient encore la force et l’aplomb pour le faire surgir... La crainte des représailles, de perdre leur emploi les inhibe entièrement...

        Il faut qu’elles sachent que de toutes façon, un harceleur ne s’arrête JAMAIS... Même s’il ralentit, ou semble se calmer, ce n’est que pour mieux recommencer plus tard... Donc, que les victimes réagissent ou fassent le dos rond, le processus est engagé jusqu’à leur départ, voire plus loin encore (heureusement rarement)...

      • Chansommairus
        Chansommairus répond à penabranca
        bipède
        • Posté à 19h14 le 24/02/2009
        • Internaute 63541
          bipède

        Je suis d’accord avec vous, le sens de ma critique est bien là :
        dire en quoi cette compilation est intéressante, il y avait une nécessité à mettre en avant et c’est ce que vous avez fait : comme « les analyses coupées de la réalité sont, selon moi, peut pertinente alors ...

        là, je suis en train de témoigner de l’intérêt pour le travail d’une étudiante journaliste, mon commentaire n’est pas contre elle mais bien au contraire “pour” elle.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 14h02 le 24/02/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Toutes les informations de cet article sont évidemment bonnes à prendre, néanmoins je ne vois nul part l’intervention des syndicats.
    Je peux témoigner que la simple menace de faire intervenir un syndicat est parfois source d’apaisement.

    De plus en plus d’entreprises pratiquent la rotation du management . La notation de ces cadres passe aussi par les relations avec le personnel et donc la constitution d’un CV irréprochable. La menace d’un recours auprès des instances représentatives est pour eux une menace pour leur carrière.

    Il est évident que ce qui est valable pour certaines entreprises ne l’est pas pour d’autres ou la représentation syndicale est soit absente, soit symbolique

  • jexiste
    jexiste
    si, si
    • Posté à 14h31 le 24/02/2009
    • Internaute 53099
      si, si

    Tous les secteurs professionnels sont touchés, mais le milieu associatif aussi, et il l’est d’autant plus qu’existent des interférences entre objet de l’association et politique, tendance qui se retrouve d’ailleurs autant dans le secteur professionnel privé que dans les administrations et services publics.

    Un exemple : les hôpitaux des Armées relèvent comme les CHU du service public, mais seuls les seconds se trouvent sous l’autorité suprême du politique, Monsieur le Maire de la commune, dont les affidés occupent aussi des postes clés à tous les étages de la pyramide. En conséquence, l’usager qui tient à sa peau fréquente de préférence les premiers, où l’on fait de la médecine et non de la politique.

    Un autre exemple : les SSII, globalement divisées en deux grands secteurs, le monde Bull, franco-français, latin, et celui d’IBM, anglo-saxon.

    Bull équipant les administrations et services publics français, les SSII se positionnant sur ce secteur sont les seules à répondre aux appels d’offres soumis au bon vouloir de politiques, à leur goût plus ou moins prononcé pour les pots-de-vin.

    En conséquence, c’est le pire à tous points de vue.

  • Un vieux
    Un vieux
    retraité
    • Posté à 15h14 le 24/02/2009
    • Internaute 38946
      retraité

    Euhhh... M-F Hirigoyen est un ouvrage de vulgarisation qui, comme tous ceux de ce type, aurait tendance à pousser à la paranoïa... Elle a dû en écrire un autre pour recadrer les choses, des gens stressés voyant des pervers narcissiques partout...

    Un ouvrage de référence serait plutôt, après « la persécution au travail » de Heinz Leymann, « Souffrances en France » de Christophe Dejours, dont M-F. H. s’est largement inspirée...

    On peut aussi trouver une des branches historiques à : Lien ...

    Mais je pense aussi qu’il serait bon d’expliquer le but poursuivi par cet article, documenté par des situations dont on sait qu’elles ne pourront jamais être semblables...

    • jexiste
      jexiste répond à Un vieux
      si, si
      • Posté à 15h33 le 24/02/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      « Souffrance en France », très bonne référence. Recadre la problématique syndicale.

      « La fabrique des exclus », de Jean Maisondieu, en est une autre à retenir.

    • multicompte e
      multicompte e répond à Un vieux
      eee
      • Posté à 15h35 le 24/02/2009
      • Internaute 65247
        eee

      Je n’ai pas lu le livre de Christophe Dejours, mais le livre de Madame Hirigoyen a eu le mérite de faire connaître et reconnaître le phénomène : au moins aux victimes, en partie aux législateurs... Reste à le faire reconnaître aux harceleurs, directions d’entreprises, et juges.. Une paille !

      • Un vieux
        Un vieux répond à multicompte e
        retraité
        • Posté à 15h54 le 24/02/2009
        • Internaute 38946
          retraité

        Les législateurs étaient au courant bien avant... Le livre de M-F H est sorti en septembre 1999, et le contrat social Européen devait être, et a été signé en juillet 2000... Il comprenait des clauses de lutte contre le harcèlement moral... Opportun, non ? ? ?

        Les livres à ce sujet sont légion, j’en ai un plein placard, mais Leymann et Dejours sont les seuls que l’on retrouve dans toutes les bibliographies des autres auteurs...

      • jexiste
        jexiste répond à multicompte e
        si, si
        • Posté à 16h21 le 24/02/2009
        • Internaute 53099
          si, si

        A vrai dire, en ce qui me concerne, c’est Marie-France Hirigoyen que je n’ai jamais lue. Pas pu. Mais certains de mes proches l’ont fait et y ont trouvé confirmation de tout ce que je décrivais moi-même depuis déjà longtemps.

         
        • multicompte e
          multicompte e répond à jexiste
          eee
          • Posté à 19h31 le 24/02/2009
          • Internaute 65247
            eee

          Hirigoyen a écrit deux livres : le premier, clair, limpide.. sorti en livre de poche...
          Dans le 2e, elle revenait sur certains de ses dires... Et mettait en garde les victimes contre le recours à la justice qui pouvait se révéler plus traumatisant que réparant, ce qui devrait être le rôle de la justice, puisque celle-ci continue à vouloir jouer les sourdes et les aveugles.

        1 autres commentaires
  • jexiste
    jexiste
    si, si
    • Posté à 15h23 le 24/02/2009
    • Internaute 53099
      si, si

    Un exemple de schizophrénie à la française, source de souffrance dans le travail :

    Du régime fiscal des pots-de-vin :

    Lien

    ASPECT FISCAL

    Phénomène sans doute intemporel, la corruption est devenue en France une gangrène quasi institutionnalisée. L’actualité judiciaire la plus récente est une éloquente démonstration du caractère glauque des relations que certains élus ont mis en place avec le monde de l’entreprise (l’« affaire Carignon », par exemple) :

    Soyons clairs : dans certains secteurs d’activité, les entreprises n’ont plus le choix pour décrocher des marchés publics locaux : soit elles acceptent de verser des pots-de-vins, soit elles perdent ces marchés au profit d’une concurrence plus accommodante, au risque de devoir déposer rapidement leur bilan. Face à la généralisation de ces pratiques, nos magistrats font preuve d’une affligeante incohérence. Ils reprennent en effet d’une main en matière pénale ce qu’ils donnent de l’autre en matière fiscale.

    Difficile, dès lors, pour un dirigeant de société de comprendre cette curieuse alchimie judiciaire. Pour l’aider à piloter son entreprise dans ce véritable maquis jurisprudentiel, nous traiterons ici du régime fiscal des pots-de-vin.

    D’un point de vue fiscal, la jurisprudence fait preuve d’une permissivité qui, pour certains, sera considérée comme frôlant l’immoralité. En effet si, pour obtenir un marché public une entreprise doit verser une « commission », les charges correspondantes, et même les sanctions encourues (à l’exception des sanctions pénales) ne sont pas considérées comme des actes anormaux de gestion. Autrement dit, malgré son caractère illicite, le pot-de-vin est alors déductible du bénéfice imposable de l’entreprise qui le verse (Conseil d’Etat, 15 avril 1988).

    L’article 1763 A du Code général des impôts (CGI) pose toutefois des contraintes pour bénéficier de cette faveur. Toute société soumise à l’impôt sur les sociétés qui verse de tels revenus à des personnes dont elle refuse de révéler l’identité à l’administration fiscale est passible d’une pénalité écale à 100% des sommes en cause.Ce montant est ramené à 75% si la société mentionne spontanément dans sa déclaration de résultat qu’elle a versé des rémunérations occultes, sans désigner pour autant les bénéficiaires. En outre, dans l’hypothèse où la société serait insolvable, les dirigeants sociaux, de droit ou de fait, seraient solidairement tenus au paiement de la pénalité.

    Mais l’apparente rigueur de ce texte ne doit pas faire illusion. Car il a été facilement contourné.

    En matière de commerce international, tout d’abord, une entreprise confrontée à la nécessité de verser un bakchich pour obtenir un marché étranger pouvait obtenir l’accord d’un service spécialisé du ministère des Finances (pratique dite du « confessionnal »). Cette bienveillance de l’administration a cependant été remise en cause en janvier 1993, à la suite des recommandations du rapport Bouchery sur la prévention de la corruption.

    En outre, la loi de finances rectificative pour 1997 (du 29 décembre 1997) a supprimé la déductibilité des sommes versées à des agents publics (article 32) Cette disposition a été votée a la suite du dépôt d’un amendement par le gouvernement, qui signait dans le même temps (le 17 décembre 1997), avec les états membres de l’OCDE et cinq autres pays, une convention « sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales ». Mais, d’une part, cette réforme ne s’appliquera qu’à compter de l’entrée en vigueur de la convention de l’OCDE, d’autre part, elle ne concerne pas les pots-de-vin versés aux « corrompus nationaux ».

    En France, les pénalités prévues par l’article 1763 A du CGI n’ont guère gêné les élus véreux dans l’organisation de leur fructueuse collecte. Ils ont tout simplement permis aux entreprises devant « passer à la caisse » de satisfaire à l’obligation de déclaration du bénéficiaire de la « commission », en s’abritant derrière l’écran protecteur de pseudo bureaux d’études destinés à « blanchir » les commissions occultes. Les magistrats ont fermé les yeux. Une décision récente concernant des « honoraires » versés à un tel bureau d’études l’atteste à nouveau, « considérant (…) que le versement de ces honoraires était une condition imposée par les municipalités pour l’obtention de marchés publics (…) ; que, dès lors, et alors même que ces pratiques constitueraient des infractions aux lois et réglements en vigueur, les charges correspondantes engagées dans l’intérêt de la société ont le caractère de charges déductibles » (tribunal administratif de Lyon, 17 juin 1997). Cette jurisprudence est difficile à justifier car, s’agissant de pots-de~vin locaux, on a du mal a percevoir le contexte de « guerre économique », qui a été avancé lors de la discussion de la loi de finances rectificative pour 1997 pour tenter demaintenir la déductibilité de ces bakchichs internationaux. Ce jugement du tribunal administratif est surtout pervers, car il invite les chefs d’entreprise à entrer dans un système où le juge pénal les attend au virage, avec un arsenal de dispositions répressives. Là est l’incohérence de notre droit interne. Si le pot-de-vin inévitable est admis en droit fiscal, il ne l’est pas endroit pénal, la jurisprudence française se livrant à un exercice tenant du grand écart.

    ASPECT JURIDIQUE

    Si les juges ferment les yeux sur la déductibilité fiscale des pots-de-vin, il n’en va pas de même en matière pénale. Cette contradiction constitue d’ailleurs un véritable piège pour les patrons français. En effet, lorsqu’ils sont obligés, comme cela arrive souvent dans certains secteurs, de verser une « commission » à un élu ou à un fonctionnaire pour que leur entreprise puisse obtenir un marché, ils ne doivent surtout pas s’illusionner et croire que cette bienveillance en matière fiscale les exonère de leur responsabilité en matière pénale. Bien au contraire.

    Les juges les attendent au tournant avec un arsenal d’infractions : délits de corruption et de trafic d’influence d’une part, abus de biens sociaux d’autre part.

    La corruption, tout d’abord, est un délit qui a une double facette : elle peut être « active “ ou ‘ passive . La corruption active’ est sanctionnée en ces termes par l’article 433-1 du Code pénal : ‘Est puni de dix ans d’emprisonnement et de 1 million de francs d’amende le fait de proposer, sans droit, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques pour obtenir d’une personne dépositaire de l’autorité publique, chargée d’une mission de service public ou investie d’un mandat électif (... ), qu’elle accomplisse ou s’abstienne d’accomplir un acte de sa fonction, de sa mission ou de son mandat.’ En fait, ce texte ne concerne pas que le corrupteur actif. Il vise également le dirigeant de société obligé de ‘passer à la caisse’, puisqu’est ‘puni des mêmes peines le fait de céder’ à l’une des personnes susvisées. La corruption ‘passive’ ne sanctionne certes que la personne corrompue (art.432-11 du Code pénal) mais le chef d’entreprise risque d’être poursuivi pour complicité.

    Comme la corruption, le délit de trafic d’influence est sanctionné sous ses aspects actif et passif. L’article 433-1-2°du Code pénal prévoit en effet ‘qu’est puni de d’emprisonnement et de 1 million de francs d’amende le fait de proposer, sans droit, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques pour obtenir d’une personne dépositaire de l’autorité publique, chargée d’une mission de service public ou investie d’un mandat électif public (... ) , quelle abuse de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d’une autorité ou d’une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision formelle’. Et, là encore, tombe sous le coup des mêmes sanctions celui qui cède à l’une des personnes visées par ce texte et accepte d’” acheter “. Quant au trafic d’influence passif, il ne vise certes que celui qui abuse de son influence, mais,dans l’hypothèse qui nous intéresse, il également à craindre que le délit de complicité soit reproché au chef d’entreprise.

    Outre la corruption et le trafic d’influence, qui sont assortis de peines complémentaires, existe également le délit de ‘favoritisme’. Mais tous ces délits n’étant pas faciles à prouver, les juges ont trouvé un autre moyen, plus efficace, pour sanctionner les élus véreux. Ils utilisent une infraction qui n’avait nullement été prévue pour cela : l’abus de biens sociaux (ABS). Ils poursuivent le dirigeant qui a été contraint de verser un pot de vin pour ABS, afin de ‘ faire tomber le bénéficiaire pour complicité ou recel d’ABS. Mais, outre le fait qu’ils se trompent ainsi d’infraction et d’adversaires, leur stratégie se heurte à un obstacle de taille : pour qu’un ABS soit constitué, il faut en effet une violation de l’ intérêt social .

    Or, le dirigeant qui verse des commissions’, non dans son intérêt personnel mais pour permettre à son entreprise d’obtenir des marchés, qui, sinon, iraient à la concurrence, utilise bien les fonds de la société conformément à l’‘intérêt social’. C’est d’ailleurs la position de la jurisprudence en matière fiscale.

    Pourtant, les magistrats français, qui se sont livrés ici à un exercice relevant du grand écart, ont pris en matière pénale une position radicalement opposée. Dans un arrêt 22 avril 1992, confirmé récemment dans ‘l’affaire Carignon’ la Cour de cassation a en effet péremptoirement affirmé que ‘ l’usage des biens d’une société est nécessairement abusif lorsqu’il est fait dans un but illicite . Même si un tel postulat relève davantage de la pirouette verbale que du raisonnement juridique, cette jurisprudence existe et on ne peut qu’attirer l’attention des dirigeants de sociétés sur le risque d’ABS, désormais systématiquement lié au versement d’un pot-de-vin. Et ne croyez pas qu’il suffit, pour éluder ce risque, d’utiliser le système de la caisse noire’ en jetant un voile pudique sur le versement de la ‘commission’. La cour de cassation considère en effet qu’ ‘à moins qu’il soit justifié de leur utilisation dans le seul intérêt de la société -ce qu’elle n’accepte pas, on vient de le voir, lorsque cette utilisation consiste à payer un pot de vin-, les fonds sociaux prélevés de manière occulte par les dirigeants l’ont nécessairement été dans leur intérêt personnel (Cassation criminelle, 20/06/96). C’est donc là encore une condamnation pour ABS assurée.

    (Article de Jean Pierre Bertel : extrait du revenu français )

  • multicompte e
    • Posté à 15h34 le 24/02/2009
    • Internaute 65247
      eee

    Citrus est bien content de voir que Rue89 s’intéresse d’aussi près au harcèlement moral, mais Citrus a été aussi « victime » de harcèlement moral, et Citrus est très soucieux actuellement, parce qu’une autre victime à son travail que le Président de la composition de jugement aux Prud’hommes récemment n’a pas voulu l’entendre, est en attente de reprise.
    L’avocat de la partie adverse a dit : « pas de contradictoire »... Or, l’intérêt de faire déposer sous serment à la barre un « sachant » témoin consentant a pour intérêt l’effet de surprise, car le « sachant » déclare ce qu’il veut dire et répond aux questions des Conseillers.
    C’était tout à fait légal... Certes limite ligne blanche, mais ô combien délicieux de leur faire un coup de Trafalgar à ceux qui ont décidé de l’avenir de votre affaire (et du vôtre aussi, par la même occasion !) bien avant le début de la séance !
    Les Conseillers se sont retirés pour délibérer et ont refusé...
    De toute façon, ils n’ont pas cessé de refuser mes demandes...
    Mais j’ai continué quand même et je continuerai toujours.
    Les syndicalistes me félicitent ; ils me disent que je suis de ceux qui ne lâchent pas...
    Je leur facilite ainsi la tâche.
    J’ai sur les épaules le poids de morts, suicidés, enterrés sans qu’il soit tenu compte de leurs dernières volontés, celles exprimées dans le petit mot laissé auprès de leur cadavre.
    Un jour, nous arriverons à faire parler les morts.
    La victime dont le tribunal a REFUSE d’entendre le témoignage et il valait son « pesant d’or » est toujours prolongée par l’intervention auprès de son médecin traitant d’un psychologue d’une association de victimes.
    Le situation est en standby, mais Citrus va donner un coup de pied dans la fourmillière.

    Je suis d’accord avec Chansonmairus, vous relancez le sujet, mais où sont les solutions...
    Nous sommes dans un magma, style sable mouvant... et à côté de l’endroit où j’écris, je trouve une publicité « conseil et formation en Prévention du risque psychosocial au travail »...
    C’est bien de cela qu’il s’agit de « psycho-social »... Peut être faudrait-il changer le nom, la dénomination de ce fléau...
    En tout cas, les tribunaux ont du mal à l’entendre prononcer ce mot dévastateur « harcèlement » dans le sens où cela empiète sur le pouvoir « souverain » de décision de la direction de l’entreprise... Pouvoir régalien : droit de vie ou de mort sur ses sujets, comprendre les « salariés.

    Pfuitttt !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h30 le 24/02/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Moi aussi je vais écrire un livre, mais il aura pour thème « Comment harceler moralement ses subordonnés sans qu’on puisse le prouver ».
    On m’a promis un petit larbin pour bientôt, je vais voir en combien de temps je peux le faire craquer : D

    • jexiste
      jexiste répond à Keldan
      si, si
      • Posté à 16h44 le 24/02/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      Ne vous leurrez pas, Keldan, il reste toujours des traces, des preuves, des témoins.

      Seule la corruption des juges permet aux harceleurs de prospérer et proliférer.

    • multicompte e
      multicompte e répond à Keldan
      eee
      • Posté à 19h32 le 24/02/2009
      • Internaute 65247
        eee

      C’est très bien, Keldan, belle mentalité...

  • Eliott
    • Posté à 16h55 le 24/02/2009
    • Internaute 24550

    Le harcèlement moral au travail est très proche des cas des femmes battues dans leur foyer. Tout le monde sait, mais personne ne parle.

    Aujourd’hui, il est important d’avoir un véritable équilibre en terme de droit entre l’employeur (qui est souvent le harceleur) et le harcelé (un employé).

    Aujourd’hui le harcelé doit amener la preuve de son harcèlement, et souvent cela se retourne contre lui.

    Un exemple, une des méthodes pour éviter ou prouver le harcèlement, est de ne jamais être seul dans le bureau du harceleur, un des moyens est de demander la présence d’une tierce personne ou mieux un délégué du personnel qui est protégé par son mandat. La loi condamne lorsque le salarié demande trop souvent la présence d’un DP pour une réunion. Tout le problème pour un juge est le « trop souvent », pour certains le trop souvent commence à partir de la deuxième fois.

    Il en résulte souvent des décisions de justice très variables qui dépendent de la sensibilité de la cour et de la plaidoirie de l’avocat. Dans certains cas c’est même le harcelé qui se retrouve condamné pour harcèlement. Envoyer plusieurs RAR à son employeur peut être considéré comme du harcèlement.

    Tant que la loi, et les institutions ne permettront pas de soustraire le harcelé du harceleur, tout en mettant à la totale charge du harceleur l’ensemble des charges (salaires, DI, arrêt maladie, médicaments...), les harceleurs continueront à agir en toute impunité.

    La solution du MEDEF et de Sarkozy est de permettre la démission à l’amiable, ce qui fait que les harceleur font régler leur crime par l’ensemble de la société civile.

    Je parle de crime car le harceleur devrait être traité comme un criminel, tout comme l’est un violeur. Combien de harceleurs condamnés à une peine de prison ferme ?

    • jexiste
      jexiste répond à Eliott
      si, si
      • Posté à 00h18 le 25/02/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      Femmes battues, ou femmes violées. En effet, ce sont elles qui trop souvent doivent quitter leur foyer, leur ville, voire leur région, leur boulot, leur réseau relationnel, amical, pour fuir les coups, viols, représailles, comme le harcelé doit lui aussi quitter l’entreprise, tout abandonner, changer de métier ou s’expatrier quand il le peut.

  • jexiste
    jexiste
    si, si
    • Posté à 18h50 le 24/02/2009
    • Internaute 53099
      si, si

    La liste de « Tous les articles sur le harcèlement » à laquelle est renvoyé le lecteur n’est pas complète.

    En voici d’autres qui devraient y figurer :

    Lien

    Lien

    Lien

    Lien

    Lien

    • multicompte e
      multicompte e répond à jexiste
      eee
      • Posté à 19h34 le 24/02/2009
      • Internaute 65247
        eee

      Beau travail, jexiste, ton implication t’honore...
      Nous n’allons pas tarder à te décerner le Prix de la Spécialiste Anti-Harcèlement à la Rue.
      Qu’en pensez-vous à la Rédaction ?
      Ce ne serait que justice, non ?

      • Un compte supprime
        • Posté à 17h46 le 25/02/2009
        • Internaute 21837
          nc

        larrons en foire...

         
        • jexiste
          jexiste répond à Un compte supprime
          si, si
          • Posté à 21h55 le 25/02/2009
          • Internaute 53099
            si, si

          « Hips ! » laissa encore échapper type en couettes, ne pouvant contenir un irrésistible élan, l’attraction du vide l’aspirant puissamment vers le néant...

          La cellule de dégrisement vous guette, Homère.

          • Un compte supprime
            Un compte supprime répond à jexiste
            nc
            • Posté à 01h25 le 26/02/2009
            • Internaute 21837
              nc

            puisque tu vas dans cette direction, je t’emboite le pas inexistante jexiste : en ce qui te concerne, c’est d’une cellule de confinement qu’il s’agit.

            • multicompte e
              • Posté à 12h31 le 26/02/2009
              • Internaute 65247
                eee

              Pourquoi tant de haine ?

              • jexiste
                jexiste répond à multicompte e
                si, si
                • Posté à 12h45 le 26/02/2009
                • Internaute 53099
                  si, si

                Je dénonce des mafias. C’est peut-être ça, son problème. Il indique être en Colombie. Qu’y fait-il ? Drogue ?

                • Un compte supprime
                  Un compte supprime répond à jexiste
                  nc
                  • Posté à 14h07 le 26/02/2009
                  • Internaute 21837
                    nc

                  non non, je prostitue des enfants. La drogue, c’est trop degueu.

                  • jexiste
                    jexiste répond à Un compte supprime
                    si, si
                    • Posté à 15h05 le 26/02/2009
                    • Internaute 53099
                      si, si

                    Mes harceleurs ont tenté de m’expédier à l’étranger à plusieurs reprises, dont une fois en Colombie où ils avaient des relais tout prêts à me faire ma fête dès mon arrivée si j’avais accepté de prendre l’avion.

                    Faisais-tu partie du comité d’accueil qui fut déçu de ne jamais me voir ?

                  • jexiste
                    jexiste répond à Un compte supprime
                    si, si
                    • Posté à 18h21 le 26/02/2009
                    • Internaute 53099
                      si, si

                    Pas de réponse.

                    Ce sont tes copains, là ?

                    Lien

                    Tout le monde n’aime pas :

                    Lien

                    • Un compte supprime
                      Un compte supprime répond à jexiste
                      nc
                      • Posté à 03h13 le 27/02/2009
                      • Internaute 21837
                        nc

                      Effectivement, ce sont mes potes et leur lecture du conflit colombien merite l’attention. Mais tu ne peux evidement pas le comprendre.

                      Merci pour le lien LCR-Rouge, je le rajoute a mes favoris.

                      • jexiste
                        jexiste répond à Un compte supprime
                        si, si
                        • Posté à 11h15 le 27/02/2009
                        • Internaute 53099
                          si, si

                        Et toi, quel effort fais-tu pour comprendre ce que subissent les victimes de harcèlement, les mobiles de leurs bourreaux, et tout l’intérêt de tenter de désarmer ces bestiaux ?

                  • jexiste
                    jexiste répond à Un compte supprime
                    si, si
                    • Posté à 18h37 le 26/02/2009
                    • Internaute 53099
                      si, si

                    Et pour Betancourt, tu étais aussi dans le coup ? Comme pour moi ?

                    Un rapport avec mes entrevues de début 2002 ?

                  • multicompte e
                    • Posté à 23h44 le 26/02/2009
                    • Internaute 65247
                      eee

                    elle est pour quelle heure, l’ambulance pour Homère, avec les petits hommes en blanc ?

                    • Un compte supprime
                      • Posté à 03h25 le 27/02/2009
                      • Internaute 21837
                        nc

                      Alors la tu vois, c’est terrain glissant. Depuis le debut j’essaye de ne pas m’y aventurer etant donne la fragilite evidente de mes contradictrices. Mais enfin, maintenant que je sais que Jexiste a failli etre enlevee par les FARC, je prefere me tenir coi. Je me demande si elle - et toi - n’etes pas des agents secrets, style Charlies Angels. Jexiste a su remonter ma piste jusqu’aux Farcs et au cartel de medelin dont je suis un des executeurs de basses oeuvres (drogue, prostitution, prise d’otages). Maintenant qu’elle le dit, je me rapelle qu’effectivement en 2002 j’avais eu affaire a elle.

                      Bref, ca devient un peu chaud pour mes marrons et je prefere refiler le dossier a notre base parisienne, essentielement composee de Zapatistes Mexicains du Chiapas. Perso, je me retire, ca sent mauvais du coup. Et puis au fond de forets colombiennes, les connections internet ne marchent pas tres bien.

                      • jexiste
                        jexiste répond à Un compte supprime
                        si, si
                        • Posté à 10h23 le 27/02/2009
                        • Internaute 53099
                          si, si

                        Mexico ou Bogota. C’est le choix qu’ils m’avaient laissé. Mauvais coup...

        13 autres commentaires
  • carinell
    carinell
    assistante
    • Posté à 21h29 le 25/02/2009
    • Internaute 71393
      assistante

    réunir des preuves ? ? ? tout cela n’est pas simple lorsque l’on travaille pour un député, seule absolument seule dans une permanence parlementaire, un député qui ne laisse aucune trace écrite et sait nier dès le lendemain ou dès quelques heures plus tard les propos inadmissibles qu’il a tenus, un député pourtant bien décidé à vous mettre dehors en employant les moyens les plus cruels possibles, tapant là où ça fait mal pour vous faire craquer une bonne fois pour toute, que vous dégagiez et qu’il puisse mettre enfin une autre à votre place ! que faire dans ce cas, à part sans aller pour ne pas y laisser sa santé ! Aucune preuve écrite, aucun témoin.. la parole de l’un contre la parole de l’autre... bien faible tout cela... même si la médecine spécialisée dans la souffrance professionnelle vous a cru et reconnaît la situation de souffrance liée aux conditions de travail.. seul conseil néanmoins : négocier son départ pour défaut de preuve ... vous avez dit juste ? moi pas !

  • sacha95
    sacha95
    secretaire
    • Posté à 05h22 le 26/02/2009
    • Internaute 69978
      secretaire

    merci a rue 89 DE CONTINUER SUR CE SUJET bien qu ayant lu ces articles mes anciens collegues « reconnaissent oui c etait bien du harcelement », mais ils ne bougeront pas. d autres harcelement dans la boite, ils font se qu ils pensent etre bien « tourner la tete et se taire », la peur. ils ne comprenent pas que si nous nous revoltions toutes ces ordures n auraient plus le pouvoir. pourtant ils savent que l arme qui va les tuer est a porter de leur main. un fonctionnaire que le patron prenomme « ma victime preferee ».cette personne ne se rend pas compte que c est une forme de « harcelement ». je le sais je le connais ce patron, les harceles se suivent dans ce service mais etrange rien personne ne bouge, les syndicats font la sourde oreille(sauf un). ne pas deplaire, on dira que le suicide est d ordre familial, je ne suis pas d accord mais on fera tout pour l imprimer dans la tete de ceux qui restent. JE SAIS on ne peut pas trouver la force de se battre seul, il faut leur dire a ces victimes UNISSEZ VOUS et allez voir HMS et rue 89 oui la on vous ecoutera et on vous comprendra. pour moi on me dit ton histoire « c est comme un film, oui mais avec une bien triste fin ». voila pourquoi a 5 heures du matin on ne dort pas, le sommeil il y a longtemps qu on l a perdu. survivre en sachant que peut etre demain on apprendra le suicide d un de ces collegues,oui, mais comment faire contre ce FLEAU....PARLER ECRIRE RACONTER SI VOUS LE POUVEZ.

    • jexiste
      jexiste répond à sacha95
      si, si
      • Posté à 09h41 le 26/02/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      Dénoncer publiquement les harceleurs. Je ne vois que ça pour les calmer vraiment. Etablir et publier des blacklists d’employeurs qui ne font rien contre le harcèlement de leurs salariés ou l’organisent eux-mêmes.

      • multicompte e
        multicompte e répond à jexiste
        eee
        • Posté à 12h40 le 26/02/2009
        • Internaute 65247
          eee

        Oui, mais les « blacklists » ou « listes noires » officielles sont interdites par la CNIL.
        Hélas, les autorités de ce pays, les juges des tribunaux connaissent bien les contrevenants...
        Quoi qu’il ait pu dire, quoi qu’il ait pu faire, le Président du Bureau de Jugement a posé lors de ma dernière audience une question qui m’est apparue « incongrue » :
        - quand j’ai dénoncé le mode de traitement pour « salariée trop cabocharde », d’autant plus comme me l’a dit un cadre dont j’ai trouvé trace d’une belle attestation mensongère dans mon dossier... « ils m’en veulent encore plus, car ils savent que j’ai raison... »
        -> le mail déclarant ce mode de traitement donc : en avais-je adressé des copies à d’autres personnes de la société ? Question posée à l’avocate de la partie adverse ?
        -> elle a répondu : « oui »...
        -> je préciserai « fatalement », si j’avais eu droit de réponse à ce moment-là... car ce qui est bien dans un Tribunal, c’est qu’on parle l’un après l’autre... mais pas sujet après sujet (pour ne pas dire problème).... résultat des courses : quand on vous redonne la parole et qu’on vous presse de conclure, car vous avez déjà parlé beaucoup (paraît-il... oui trois heures, en plus en larmes, une perf’...) impossible de répondre point par point...
        Donc, l’agresseur redevient l’agressé.. défense classique d’un employeur « voyou », accrédité par la justice française...
        Comme l’arroseur-arrosé... On verrait bien en noir et blanc, un film de Charlie Chaplin, ou de Laurel et Hardy...
        Il faut que je fasse quelques petits courriers préparatoires à l’appel (deux ans... d’attente... l’eau aura pu couler sous les ponts, mes larmes aussi !). Et que de victimes, avec les performances économiques : le Pôle emploi à la rame !

         
        • jexiste
          jexiste répond à multicompte e
          si, si
          • Posté à 13h33 le 26/02/2009
          • Internaute 53099
            si, si

          « Oui, mais les “ blacklists ” ou “ listes noires ” officielles sont interdites par la CNIL. »

          Les employeurs ne se gênent pas pour se refiler entre eux des listes noires de salariés à n’employer sous aucun prétexte. Ces listes issues d’entreprises infréquentables et qui généralement ne font pas long feu circulent également dans toutes les organisations en relation avec l’emploi ou le travail, comme l’ANPE, les organismes de formation professionnelle, les universités, etc... Les salariés à « griller » le sont absolument partout, il n’y a aucune limite. Pour certains, ce n’est pas seulement leur nom apposé sur une liste avec quelques mentions infamantes qui circule, mais des dossiers entiers, des collections de faux auxquelles se mêlent parfois des transcriptions d’écoutes téléphoniques illégales...

          En tête de liste, bien évidemment, des victimes de harcèlement, lesquelles ont généralement pour tort d’être de fortes têtes... Et c’est ainsi qu’elles continuent à être harcelées bien après leur départ de l’entreprise absolument partout où elles mettent les pieds...

          J’ai personnellement causé du problème avec la CNIL qui m’a envoyée paître...

          Alors, ses avis...

          Les associations de consommateurs publient régulièrement des études comparatives sur différents produits ou services et n’hésitent pas à dénoncer publiquement de nombreux abus en nommant leurs auteurs.

          Aucune loi ne l’interdit.

          Pour lutter contre les infections nosocomiales, le gouvernement lui-même a mis en place un système de même nature :

          Lien

          Il faut s’en inspirer.

          • Un compte supprime
            Un compte supprime répond à jexiste
            nc
            • Posté à 14h09 le 26/02/2009
            • Internaute 21837
              nc

            « J’ai personnellement causé du problème avec la CNIL qui m’a envoyée paître… »

            Etonnant non ? Elle doit etre infiltree par la LCR cette CNIL, pas vrai ?

            • jexiste
              jexiste répond à Un compte supprime
              si, si
              • Posté à 14h52 le 26/02/2009
              • Internaute 53099
                si, si

              Non, la CNIL, c’est le GO. Comme la LDH, d’ailleurs.

              • sacha95
                sacha95 répond à jexiste
                secretaire
                • Posté à 00h04 le 27/02/2009
                • Internaute 69978
                  secretaire

                je suis en deuil, un homme n a pas supporte d etre sorti comme un mal propre et depuis 5 ans trainait son mal etre. la il a appuye sur la gachette. pas sur son lieu de travail, pas chez lui, dans les bois, seul. il ne pouvait plus. cette vie la on lui avait impose. sacha est en vie et attend....tout perdu...les autres harceles parlent du « tout puissant »..ils ne se battront pas les uns vont rester a courber le dos, les autres vont partir et trainer leur misere. pourquoi se tuer seul...si j avais une arme pour moi, je tirerai sur eux puis sur moi. cela serait plus juste. je le vois dans mes cauchemards...je les descends . je ne porterai pas le deuil longtemps, je dois survivre, j ai tout perdu mais mon combat je l ai mene au bout. je ne vais pas rester a les regarder se suicider les uns apres les autres...je vais vers une autre vie, un jour« tout puissant » deviendra un moins que rien. la roue tourne. le pouvoir un jour fait tourner la tete...ou sauter des tetes.

                • multicompte e
                  multicompte e répond à sacha95
                  eee
                  • Posté à 23h24 le 27/02/2009
                  • Internaute 65247
                    eee

                  J’espère que tu as TA solution, Sacha, et excuse l’« antique poète » qui ne sait pas... qui ne saura probablement jamais...
                  Si vous êtes plusieurs, il faut regrouper vos forces !

                  • Un compte supprime
                    • Posté à 04h07 le 28/02/2009
                    • Internaute 21837
                      nc

                    Dis-moi Citrus, tu t’occupes de tes fesses un peu ? Mes commentaires a ton adresse et a sisi non rien a voir avec Sacha. A moins que tu veuilles lui envoyer a lui aussi les petits hommes blancs et l’ambulance ? Methodes de harceleuse, ma foi.

                    Je n’ai d’excuses a presenter a personne, pas a Sacha dont je respecte quoique tu en penses la souffrance, et surtout pas a la paire d’accusatrices en folie que vous formez toi et sisi. Garde tes accusations a la con s’il te plait. Vous ne faites que ca, toi et l’autre sisi, accuser sans aucun discernement. Inquisitrices d’operette.

                    Sacha, ne les ecoute pas ces deux la : selon elles, les harceleurs sont tous encartes a la LCR ou a FO ou je ne sais quoi encore ! Pertinentes commentatrices, n’est-ce pas ? Bref, elles foutent la pagaille sur tous ces fils, sous pretexte qu’elles ont ete un jour victime de harcellement. Jusqu’a imaginer que je suis lie a leur propre histoire ! Sisi suspecte que je faisais partie de l’equipe de degazeurs chargee de l’accueillir a Bogota !

                    • jexiste
                      jexiste répond à Un compte supprime
                      si, si
                      • Posté à 11h11 le 28/02/2009
                      • Internaute 53099
                        si, si

                      Nous n’imaginons rien. Tu es venu te mêler de nos histoires, et en particulier de la mienne, avec quelques détails très précis qui ne s’inventent pas. C’est toi et tes amis qui êtes venus foutre la pagaille sur ces fils, pas nous.

                      P.S. : Pourquoi parles-tu de FO ? Je n’ai jamais cité ce syndicat.

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