20/02/2009 à 17h45

Le porno lesbien encore balbutiant

Têtue"
Ursula Del Aguila | Têtu.com

Les lesbiennes et la pornographie. Voilà un sujet brûlant qui continue de passionner les filles, et de les diviser. Leur avis sur la question ne souffre aucune tiédeur : certaines adorent, et peuvent même devenir de vraies obsédées, beaucoup d’autres détestent. Mais les films de lesbiennes réalisés par des lesbiennes pourraient changer la donne.



Post Apocalyptic Cow Girls (Bleu Productions)

Beaucoup de lesbiennes ne sont pas excitées par les images de leur sexualité « nue », elles ont besoin d’un scénario ou d’une rêverie pour enrober leurs pulsions. Elles ne trouvent pas d’intérêt à voir sur écran ce qu’elles préfèrent vivre dans leur chambre à coucher.

« Même si ce genre de films peut avoir un effet excitant, ce n’est pas comme ça que j’envisage ma sexualité, explique Za, une Nantaise de 33 ans. Je préfère le contact et le réel plutôt que de voir ça sur un écran. Je suis mille fois plus excitée par la respiration d’une partenaire réelle que par un film porno, qui n’est pour moi que le reflet d’une excitation purement mécanique, et qui, en tant que tel, n’a pas grand intérêt. »

Aux pornos, elle préfère ses « fantasmes » et autres « délires intellectuels » sur lesquels elle peut se laisser aller librement. Peut-être une façon d’échapper au fait que les lesbiennes ont toujours été hyper présentes dans l’imaginaire sexuel hétéro masculin, en rejetant en bloc le porno, assimilé à une « pratique sexuelle », pour une sexualité plus soft.

« Je préfère un film érotique plutôt qu’un porno. Je suis plus attirée par ce qui est suggéré que par ce qui est présenté crûment », poursuit Za.

Excitée par les pornos gays ou hétéros

Pour d’autres, qui préfèrent également l’érotisme lesbien à la pornographie, il est plus facile de se réfugier dans l’univers du porno gay, où elles peuvent projeter ce qu’elles veulent sur deux garçons qui baisent ensemble.

Anne, Parisienne de 30 ans, est beaucoup plus excitée par les pornos gays ou hétéros, car pour elle « la vue d’un pénis dans un cadre uniquement porno » est excitante :

« En revanche, je suis beaucoup plus émoustillée par une scène érotique lesbienne du genre de celles vues dans The L Word, que par n’importe quelle scène de baise hétéro dans un film non-porno. C’est sans doute là que se joue la différence entre le fantasme et l’identification. »

Avoir un pénis –ou lui substituer un sex toy– et vivre les scènes de séduction ou de sexe vues dans les films sont des fantasmes partagés par beaucoup de filles. Ainsi, la rédactrice en chef d’une revue lesbienne étrangère est, elle aussi, davantage excitée par les pornos gays.

Mais elle souhaite rester anonyme, car ce n’est pas politiquement correct pour une lesbienne de dire que la vue d’un sexe d’homme, hors contexte, peut être excitante. Pourtant, certaines adorent s’imaginer baiser une autre fille avec un pénis, vivre une sexualité de gay à l’intérieur d’un corps de fille.

Pour d’autres, la pornographie est un élément essentiel à leur épanouissement sexuel. C’est le cas de la journaliste Tatiana Potard, une des rédactrices de notre premier dossier sur le porno lesbien (Têtu n°99).

Elle assume son envie de cul et en a même tiré un livre, Sex Addict (éditions KTM) :

« Ce que j’attends d’un porno, lesbien ou pas, c’est qu’il m’excite physiquement ou intellectuellement, qu’il éveille quelque chose sur le plan du fantasme ou sur le plan physique. Je n’ai pas honte de dire que je regarde des pornos hétéros, gays et lesbiens depuis je suis adolescente. Et je ne regarde pas ce genre de films pour me retrouver à travers ces images. Une sexualité évolue tout au long d’une vie. Et la mienne n’est pas figée. »

L’« érotisme gnangnan [la] fait profondément chier », et elle préfère nettement « une scène bien filmée, avec des nanas bandantes, et un fond de bonne musique rock ».

Ce qu’elle trouve dans une nouvelle génération de pornos identifiés comme queer et pas seulement lesbiens, type One Night Stand, d’Emilie Jouvet, en France, ou les films de Pink and White.

Ce studio de San Francisco a produit Crash Pad, qui est devenu une web-série, et In Search of The Wild Kingdom, très rythmé, cru, chaud, où le sexe ne s’embarrasse pas de manières, et où les lesbiennes semblent s’affranchir de leur culpabilité face au hard.

Envie d’une véritable culture cul

Sandrine, elle, attend avec impatience l’ouverture « de backrooms lesbiennes avec diffusion de pornos en boucle ». Son amie, Marie, sur la même longueur d’onde, a longtemps « envié » la véritable culture du cul développée par les gays : leurs pornos, leurs saunas, leurs backrooms.

Elle est comblée depuis qu’elle a découvert « les films Erocktavision de Dana Dane, avec exactement les filles très féminines qui (l)’excitent ».

Dans la catégorie sado-masochisme lesbien, actrices très féminines et esthétique léchée, les films de Maria Beatty s’imposent comme des classiques du porno lesbien. Ses films les plus connus : The Black Glove, The Elegant Spanking, Ladies of The Nights sont des plongées dans l’intériorité de la réalisatrice avant d’être des expériences érotiques, où la musique et bien sûr, la photographie et le cadrage sont prédominants.

La réalisatrice américaine construit depuis plus de quinze ans une oeuvre qui dépasse par sa cinématographie et sa recherche esthétique les codes rigides et répétitifs du porno comme genre. Ses derniers films de « Skateboard Kink Freak », « Post Apocalyptic Cow Girls » (voir photo) et « Strap On Motel » sont plus crus, le sexe y est plus génital moins ritualisé, les bandes originales sont très rythmées, et les actrices toujours aussi excitantes.

La pornographie lesbienne encore balbutiante ne peut avoir que de beaux jours devant elle en France car, si l’on en croit Laura Merrit, sexologue berlinoise et directrice d’un service d’escort girls uniquement pour les femmes :

« C’est très français de préférer l’érotisme à la pornographie, mais cela est peut-être lié au fait que la France est encore un pays patriarcal, et les filles sont radicales sur des sujets comme la prostitution et le sexe car elles ont peu de liberté pour les envisager comme elles le veulent. Aussi, la pornographie est le dernier bastion à conquérir pour les femmes et les lesbiennes. »

Beaucoup de salive et de cyprine à venir…

Photo : Post Apocalyptic Cow Girls (Bleu Productions)

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
La revue Cinérotica, victime de la pornophobie ambiante ?
Welsh : « Comme la drogue, le porno révèle le consumérisme »

Ailleurs sur le Web
Crash Pad Series, le site de la série
Bleu productions
Erocktavision
Le site de la série The L World

Publié initialement sur
Têtue
  • 79401 visites
  • 41 réactions
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  • ecor1
    ecor1
    sur le fil
    • Posté à 18h00 le 20/02/2009
    • Internaute 25388
      sur le fil

    Si je résume, il y en a les intellectuelles qui aime fantasmer toute seules, d’autres qui se veraient bien avec une bite et une troisieme catégorie, les betes, qui elles sont a fond de cul comme les mecs. Bien, bien, bien....l’actualité est brulante ce soir.

    • pablico
      pablico répond à ecor1
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 18h03 le 20/02/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      n’étant pas lesbienne, ni femme, il est difficile de commenter un sujet pareil... : -)

      • Camille
        Camille répond à pablico
        Mauvais genre
        • Posté à 18h13 le 20/02/2009
        • Internaute 48427
          Mauvais genre

        C’est marrant je trouve le sujet très masculin... Mais je ne sais pas pourquoi.

         
        • Etoile polaire
          Etoile polaire répond à Camille
          Bipolaire
          • Posté à 19h17 le 20/02/2009
          • Internaute 57421
            Bipolaire

          Moi je sais ! !
          Ce sont les hommes qui vont se régaler ! ! !

        • Charles Mouloud
          Charles Mouloud répond à Camille
          Bras gauche de la Vénus de (...)
          • Posté à 08h11 le 21/02/2009
          • Internaute 12542
            Bras gauche de la Vénus de (...)

          ça dépend !
          T’imagine Christine Boutin et Alliot Marie faisant ensemble des galipettes !

          • merdezut
            merdezut répond à Charles Mouloud
            en état d insurrection
            • Posté à 09h47 le 21/02/2009
            • Internaute 70745
              en état d insurrection

            oui et meme Parisot avec Bachelot mmmmmm

          • A.V.
            A.V. répond à Charles Mouloud
            • Posté à 22h57 le 22/02/2009
            • Internaute 24685

            Un grand moment de tendresse...

        4 autres commentaires
    • Weatherboy
      Weatherboy répond à ecor1
      v2=notes articles en moins...
      • Posté à 21h00 le 22/02/2009
      • Internaute 38063
        v2=notes articles en moins...

      Il manque la quatrième catégorie : Alliot-Marie.

  • jyr
    jyr
    ou jean-yves rousson..artiste ? (...)
    • Posté à 18h04 le 20/02/2009
    • Internaute 60613
      ou jean-yves rousson..artiste ? (...)

    Toutefois, L’amour fou le devient littéralement, l’invocation pâmée fait place au carnage surréaliste, les doigts s’allongent jusqu’à traverser de part en part l’autre corps, la peau se couvre de longs poils fins qui rendent le nu à nu impossible, L’amante, vidée de son sang, aussi aplatie qu’une image, est alors punaisée contre un mur.

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  • fatou-mata
    fatou-mata
    simplicité volontaire
    • Posté à 18h28 le 20/02/2009
    • Internaute 54240
      simplicité volontaire

    Merci pour cet article. Quel plaisir d’entendre parlé de la sexualité des femmes.
    Je ne suis pas certaine que les habitantes de france soient moins attiré par la pornographie. Les sondages sur la masturbation féminine en témoignent. Les femmes n’osent pas encore parlé de leur intimité. En même temps des siècles de judéo-musulmano-christianisme ont réprimé le désir des femmes en le cantonnant à la couche conjugal.
    Le désir bestiale, la « baise », le « cul », sont souvent assimilés au pénis. Mais cet article démontre bien qu’au niveau sexuel, la seule différence effective entre la gente masculine et féménine se situe dans la forme et le fonctionnement de leurs organes. Le fonctionnement cérébrale, quant à lui, est très similaire.

  • compte sup le 26.08.09
    • Posté à 19h18 le 20/02/2009
    • Internaute 58250

    Sans prétention je ne me considère pas comme une femme coincée sexuellement, alors peut être est ce mon côté « française » qui me fait réagir... Ou peut être quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi selon Mme Merrit « les filles sont radicales sur des sujets comme la prostitution et le sexe ». Euhhhhh je n’ai pas les chiffres en tête mais que l’on ne me dise pas que 90% des femmes qui se prostituent vendent leur corps uniquement par plaisir.. Si un jour nous arrivons à une société où le sexe est purement plaisir, et non pas un moyen de survie pour certaines, alors là OK je citerais le mot « sexe » et « prostitution » dans une même phrase. Mais on est loin de là non ? je trouve juste assez maladroit voire dangereux de comparer les deux choses. Je sais que ce n’est pas le sujet exact de cet article, mais si je passe pour une prude française car je ne suis pas une grande partisane de la prostitution alors OK j’admets, je dois être une coincée... hummm

  • léo solo
    • Posté à 19h38 le 20/02/2009
    • Internaute 2483

    Mais d’où viennent les corps humains de l’expo « Our body » ?

  • Bobito
    Bobito
    ou tard
    • Posté à 19h44 le 20/02/2009
    • Internaute 56953
      ou tard

    Lesbien raisonnable ?

  • jean.pierre
    • Posté à 20h09 le 20/02/2009
    • Internaute 27384

    pfffff !

    on voit rien ! faut payer ! .....

  • desailes
    desailes
    sans profession
    • Posté à 21h43 le 20/02/2009
    • Internaute 69562
      sans profession

    Je suis de ceux qui préfèrent l’erotisme à la pornographie mais à chacun ses choix.
    Je ne peux résister à l’envie de citer PIERRE DAC :
     » Tous les goûts sont dans la nature même ceux qui sont contre ! « 

  • vinz13
    vinz13
    moine thélonieux
    • Posté à 21h48 le 20/02/2009
    • Internaute 37135
      moine thélonieux

    Quoi ! des lesbiennes ? ! oussa oussa oussa ? !

    arf faut pas faire des sujets comme ça la rue, ça fait chauffer les hormones.

    Est-ce que si je dit que les lesbiennes sont un des plus grand fantasmes masculins, c’est parce que cela permet de laisser ressortir notre part de féminité à nous les hommes, tout en se voilant complètement la face, je suis très loin de la vérité ?
    Sinon comment expliquer cette attirance pour une sexualité sans phallus, sans (forcément) de pénétration, une sexualité faite de caresses, plus tendre (enfin pas toujours, l’industrie du porno restant l’industrie du porno, c’est à dire glauque la plus part du temps).

    Alors qu’au contraire de l’homosexualité féminine telle que fantasmée par les hommes, la sexualité pratiquée ou souhaitée par les lesbiennes n’est au fond, pas si différente de celle des hétéros.

    • hoshiko
      hoshiko répond à vinz13
      • Posté à 11h43 le 23/02/2009
      • Internaute 28938

      « Est-ce que si je dit que les lesbiennes sont un des plus grand fantasmes masculins, c’est parce que cela permet de laisser ressortir notre part de féminité à nous les hommes, tout en se voilant complètement la face, je suis très loin de la vérité ? »
      Euh, j’aurais une autre version : c’est le côté polygame (qu’on a aussi, nous les filles !) i.e. « je vais semer mes gènes dans 2 ventres plutôt qu’un seul », avec l’avantage de ne pas avoir à se fatiguer avec les préliminaires. Vous avez remarqué que les scènes lesbiennes des films hétéros précédaient l’arrivée du gros kiki en terrain conquis ?

      • vinz13
        vinz13 répond à hoshiko
        moine thélonieux
        • Posté à 15h05 le 23/02/2009
        • Internaute 37135
          moine thélonieux

        Vous avez remarqué que les scènes lesbiennes des films hétéros précédaient l’arrivée du gros kiki en terrain conquis ?

        Bien moi je pense que c’est juste pour faire bonne figure. On est en plein dans le « voilage de face ». On revient à une valorisation bête et méchante de la virilité uniquement par peur de devoir assumer un certain nombre de contradiction. On transforme une forme de désir potentiellement subversive en une exaltation du mâle (capable de satisfaire plusieurs femmes à la fois), hyper conventionnelle et même réac. Ca rassure les hommes vis à vis de leur sexualité, vue l’énorme pression normative que la société nous impose. On exalte le mâle pour cacher la femelle.

        Tous ça parce que, si dans les discours au moins, la sexualité féminine ose enfin se dévoiler dans toute sa complexité, et se libère, la vision de la sexualité masculine reste toujours aussi étroite (d’autant plus étroite d’ailleurs que le membre est large). Et inhibitrice.

        La preuve, j’en fait rire encore certain quand je dit que les « préliminaires » ne sont pas pour moi une formalité destinée à lubrifier le minou de copine, mais font partis intégrante de l’acte sexuel, et me procurent autant de plaisirs de le coït. Alors j’ai peut -être des amis très bête. Mais n’empêche que pour moi, la seule chose qu’à changé la révolution sexuelle en ce qui concerne les hommes, c’est qu’ils osent enfin parler de leurs « pannes ». Un peu léger, voire angoissant.

        Au final, la sexualité des hommes s’en trouve dévalorisée, au moment ou celle des femmes sort enfin de l’ornière où elle croupissaient depuis des siècles. (Encore que, faire croire au femmes qu’un phallus artificiel soit un accessoire absolument indispensable à leur libido ne rend pas précisément hommage à leurs imagination en la matière). Bref un homme c’est simple, un pipe, une levrette, et s’il éjacule c’est qu’il est content c’est bien le chien, remue la queue pour voir ! L’homme et sa sexualité résumé à sa bite. Et ne surtout pas sortir de là sous peine de passer pour une tafiole en puissance.

        Or la vérité, c’est que cela ne satisfait ni nos sens, ni notre besoin de tendresse, ni notre esprit créatif. Entendons nous bien, je ne conseille à personne d’aligner ses pratique sur mon discours (une chose à éviter de manière générale), j’aligne mon discours sur mes pratique réelles et celles de ceux de mes amis qui en parlent avec sincérité.
        Faire l’amour ce n’est pas très compliqué, ça le devient à force de pression sociale, d’interdit et d’inhibition.

        Voilà, en 2009 toujours la misère sexuelle.

        PS : En dehors de ça, je parle bien du fantasme hétéros que sont les lesbiennes, et pas uniquement les scènes lesbiennes dans les pornos.

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor
        - Gone fishing !
        • Posté à 10h31 le 22/02/2009
        • Internaute 12434
          - Gone fishing !

        Hors sujet....ici c’est strictement lesbien !

        edit....désolé Homère....je répondais à Manon de Florette !

  • solene
    solene
    vagabonde
    • Posté à 00h13 le 21/02/2009
    • Internaute 20951
      vagabonde

    merci de ce partenariat !

  • Sensdessusdessous
    Sensdessusdessous
    commerçante
    • Posté à 01h14 le 21/02/2009
    • Internaute 70855
      commerçante

    Les divers commentaires sont trés interessants et démontrent ce que je vois tous les jours ! A savoir, que la sexualité est un vaste programme, aussi vaste et unique qu’il est possible. Je m’explique, je tiens une petite boutique de lingerie sexy et d’articles érotiques. J’ai comme clients aussi bien des lesbiennes qui veulent un gode-ceinture double que des hommes qui veulent un corset ! Entre les deux, je vous laisse imaginer. Y a t’il une norme à trouver ? La pornographie n’est qu’un des multiples aspects de la sexualité. Le porno lesbien n’est lui qu’un aspect de la pornographie. A chacun de trouver son plaisir et celui de s(a)on partenaire !

  • Un compte supprime
    • Posté à 11h52 le 21/02/2009
    • Internaute 21837
      nc

    Ouais c’est Rocco, ca va bien, si ca va, alors je telephone a ma bite et je lui dis que ca interresse les filles, toutes les filles ! ma bite, je lui explique votre article la, et ma bite, elle saute de joie, alors quoi, depuis ce matin elle me rapelle toutes les dix minutes ma bite, allez Rocco quoi, on y va elle me dit ma bite...

    SAV

  • grivois
    grivois
    rentier
    • Posté à 08h59 le 21/02/2009
    • Internaute 70601
      rentier

    je vois que Rue 89 rend service à tout le monde en offrant une large place suivie de commentaires pourtant il existe bien des revues « spécialisées“pour ce genre de masturbation cerebrale .

    • A.V.
      A.V. répond à grivois
      • Posté à 23h45 le 22/02/2009
      • Internaute 24685

      Tu ne m’en voudras pas pour cette remarque grivoise, mais quelque chose me dit que tu ne fais pas dans la dentelle avec ta bite.

  • fidal
    fidal
    guide de tourisme
    • Posté à 09h33 le 21/02/2009
    • Internaute 50600
      guide de tourisme

    Pourquoi « lesbien » çà fait penser de suite au cul ?
    Moi’( qui suis 1mec)çà me fait penser à 1 trés bonne amie et à sa copine(sans ROCO)

    • Camille
      Camille répond à fidal
      Mauvais genre
      • Posté à 10h00 le 21/02/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Parce que c’est une orientation sexuelle ?

      • hoshiko
        hoshiko répond à Camille
        • Posté à 11h45 le 23/02/2009
        • Internaute 28938

        Hum, « hétéro » ne fait pas tellement penser au Q, Camille... Pourtant, c’est aussi une orientation sexuelle.

  • ysengrimus
    • Posté à 13h32 le 21/02/2009
    • Internaute 12674

    Pour une bonne histoire impliquant des lesbiennes, il faut un script solide

    Lien

    L’érotisme féminin est plus mental et intérieur, moins empirique et expressioniste.

    Paul Laurendeau

    • hoshiko
      hoshiko répond à ysengrimus
      • Posté à 11h52 le 23/02/2009
      • Internaute 28938

      « L’érotisme féminin est plus mental et intérieur, moins empirique et expressioniste. »
      Même en tant que femme, je ne dirais pas ça : 1. c’est sexiste (mâle = taureau en rut, femelle = madone) 2. vous êtes un homme, que savez-vous réellement de l’érotisme féminin ? Ce que vos compagnes vous en ont raconté ? Croyez-vous qu’elles vous aient dit toute la vérité et rien que la vérité ? 3. Perso, mon érotisme en tant que femme n’est pas que mental et intérieur, voire parfois pas du tout (les psys disent même que les fantasmes des femmes auraient tendance à être bien plus hard que ceux des hommes)

  • abfaboune
    • Posté à 15h07 le 21/02/2009
    • Internaute 15842

    J’ai filé des liens de vidéos sur tube8 que je trouve sympas à des copines, elles m’ont dit « mais ce sont des vidéos pour lesbiennes ! ».

    Jolies filles, jolies images, pas de pénétration avec des objets improbables, des bisous, du broutage de minou, du suçage de langue, encore des bisous : ce sont d’ailleurs les « top rated » sur ce site (gratos, adresse que m’avait d’ailleurs refilé une fille).

    Si les lesbiennes aiment regarder les pornos gays, visiblement bcp d’hétéros apprécient les pornos/érotiques lesbiens, notamment parce qu’ils changent des gonzos tradi et chiants, en filmant (semble-t-il) le plaisir que deux femmes peuvent se donner.

    Top.

  • epona2007
    epona2007
    aucune importance
    • Posté à 18h13 le 21/02/2009
    • Internaute 54022
      aucune importance

    je ne suis pas sûre, que la sexualité féminine soit aussi bestiale que décrite ici..........pourquoi vouloir à tout prix une parité inutile ?
    et les sentiments ?

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 21h24 le 21/02/2009
    • Internaute 45067
      Littéral

    Les lesbiennes, une sociabilté qui émergerait.
    L’île de la poétesse Sappho ressort des brumes.

    Elles acquerraient ces femelles éprises d’autres femelles, après tant de millénaire, une existence officielle ?

    Cela, sans conteste provient de leur indépendance neuve encore et de leur advenue en tant que sujet social, même si on le leur conteste encore aux femmes, ce statut d’émancipation et d’un être-libre.

    Au fond le porno est un spectacle, un vrai produit qui se vend assez bien. Quoi qu’on en pense, même le pire.

    Pourquoi le spectacle du sexe ente femmes plait-il autant ? Beaucoup d’hommes se délectent d’en être les regardeurs et pas du plus hard.

    C’est même la seule forme de romance qu’ils voient avec autant d’engouement que certaines femmes.

    Plus d’indécence dans la représentation, le plaisir de la possession et celui de l’abandon, l’évidence de l’expression des envies de sexe ressenties par des femmes et qui ne serait pas un scandale trop obscène ?
    Peut-être, cela est-il venu.

    Pourquoi par le cinéma pornographique ? Comment penser la visibilité des minoritaires qu’on reconnait uniquement lors de la démonstration de leurs pratiques sexuelles, plus ou moins déformées ? Un spectacle pour adultes averti(e)s seulement !

    Car, il est évident que le porno, même et, devrait-t-on écrire, surtout, lesbien ou d’un autre genre plus minoritaire et encore moins déterminé, reste une réduction, un affadissement et aussi paradoxal et provoquant que cela paraisse, une forme subtile de censure et de confinement à un espace très réduit, surréel, diaphane, qui s’évanouirait avec la jeunesse (prévoit sadiquement le normalisateur féroce).

    Mais voilà, on sait qu’il y a des vieux pédérastes et des masochistes pervers qui ont cessé de jouir de leur souffrance et de leur avilissement fantasmé, à la libido exténuée, mais ils vivent toujours dans le réel de leur histoire si personnelle et si sociale aussi.

    Il est un au delà des marges, une fois qu’on a pris de l’âge. Dans ces confins, hors les marges, des personnes, en majorité des femmes éperdues parce qu’elles supportent de vivre plus longtemps.

    Des mondes, vraiment habités par des êtres vivants, qu’on maintient dans l’ombre par la force de la violence silencieuse et la très dure loi de la solitude contrainte.

    Minoritaires sans langage et sans expression.

  • unouveaucompte
    • Posté à 22h03 le 21/02/2009
    • Internaute 39715

    ce texte n’est gâté pas par le choix de cette photo ! il pose de bonnes questions et affirme les contradictions et évolutions des femmes dans leur vie sexuelle et érotique comme le regard des hommes sur celles-ci

  • Rezonor
    Rezonor
    Collectif
    • Posté à 02h43 le 22/02/2009
    • Internaute 63987
      Collectif

    Je cite « Dans la catégorie sado-masochisme lesbien, actrices très féminines et esthétique léchée, les films de Maria Beatty s’imposent comme des classiques du porno lesbien. The Black Glove, The Elegant Spanking, Ladies of The Nights sont des plongées dans … »

    Avant de rédiger ce véritable dépliant publicitaire, vous seriez inspirée d’acheter et de tester les produits cités en référence :

    1) ils sont hors de prix en rapport avec leur durée ;

    2) La qualité du transcodage est médiocre pour « The Black Glove » et « The Elegant Spanking » (flou de flicker perceptible) ;

    3) Le DVD support ne consent à fonctionner ni sur Mac ni sur PC malgré un script intégré ;

    4) C’est tourné par des mecs [ ! ! ! ] dont le style est une démarque du fétichisme soft hétéro : rien de SM donc, ni de lesbien, sauf à considérer que la présence d’une femme… !

    Excusez moi du peu. Si effectivement Post Apocalyptic Cow Girl… sort du lot : c’est d’ailleurs une réalisation de Maria Beatty, lea lecteur-trice mérite que toutes nuances et précautions soit prises pour lui éviter des déconvenues, y compris financières.

    À moins qu’au motif de causer sexe on doive passer par la case banque… assez de sexploitation du conso>mateur-trice !

    Je tiens à votre disposition les produits testés.

    Salut.

  • Compte supprimé le 23 janvier 4
    • Posté à 15h20 le 22/02/2009
    • Internaute 59113
      chomeur satisfait

    balbutiant ? ? ?
    Il n y a que ca sur le net ! !

  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 20h30 le 22/02/2009
    • Internaute 50096
      curieux

    on s’en tape le cul par terre ou on s’en bat les couilles ? ? ?
    mettez vous d’accord ! ! !

  • A.V.
    • Posté à 23h09 le 22/02/2009
    • Internaute 24685

    Je mors assez l’esprit de l’article. L’appareil génital n’est pas le truc le plus significatif de la masculinité ou la féminité d’une personne. Alors on peut s’amuser à toutes sortes de collage et se laisser aller à notre nature plutôt... bisexuelle.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 10h07 le 23/02/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Réfléchir en parlant de cul, c’est bien un truc de gonzesse. Chez un homme, l’afflux de sang dans le corps caverneux en vide totalement le corps calleux, du coup il est impossible de bander et penser en même temps. Les femmes l’ont bien compris, c’est pour ça qu’elles arrivent à nous mener par le bout du bout.

    (NB : croire en cette théorie n’engage en rien la responsabilité de l’auteur : D)

  • Camille Hérin
    Camille Hérin
    Dilettante
    • Posté à 16h55 le 24/02/2009
    • Internaute 54351
      Dilettante

    Pourquoi dans la bannière de Rue69 en haut de page (violet et noir) la femme semble complètement nue et l’homme est vêtu d’un slip ?

    (Pas trop à voir avec le sujet ici, mais je ne savais où poser cette question ?)

  • HeadInMess
    HeadInMess
    You gott your mother in a whirl (...)
    • Posté à 22h35 le 13/10/2011
    • 173437
      You gott your mother in a whirl (...)

    C’est étrange quand même que les filles (lesbiennes ou hétéros) aiment regarder toutes sortes de porn.
    Je trouve ça assez idiot de chercher des raison pseudo-psychologique à propos des mecs qui aiment les films de cul lesbian. Deux bonnasses nues, c’est deux bonnasses nues. Point.
    En tant que fille bisexuelle (ou plutôt en recherche de sa sexualité, on va dire), j’ai jamais rien eu contre le porno, j’ai une préférence pour le porno hétéro, par contre je ne supporte pas les films gays. Depuis mes 11 ans, je lis assidûment du yaoi (manga ou anime mettant en scène un couple d’hommes homosexuels. Ca peut être niais « bi-shônen » ou carrément hard), mais les films de culs avec deux mecs, je trouve ça limite écoeurant. Ca enlève tout le charme que je trouvais dans les mangas.
    J’ai pourtant à de nombreuses fois, réellement regretté d’être une fille. Non seulement pour des questions d’égalité, mais aussi de centres d’intérêts, d’oriantation sexuelle, etc.