22/02/2009 à 11h52

Bergé et sa « vente du siècle » attisent le nationalisme chinois

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Une tête de lapin et une tête de rat en bronze de la collection Pierre Bergé exposées à Paris le 21 février 2009 (Regis Duvignau/Reuters).

C’est reparti pour une nouvelle crise de nerfs franco-chinoise, provoquée cette fois par l’« affaire » des deux sculptures en bronze pillées en Chine au XIXe siècle et qui seront mises en vente mercredi dans le cadre de la collection de Pierre Bergé et d’Yves Saint Laurent. Le ton est devenu passionné à l’approche de la vente, et Pierre Bergé a peut-être perdu une occasion d’avoir un rôle positif au lieu de jouer les provocateurs.

Le collectionneur n’a pas été le dernier, en effet, à souffler sur les braises, en lançant vendredi sur France Inter :

« Je ne ferai pas de cadeau aux Chinois contrairement à ce qu’ils imaginent. Je suis prêt à donner ces têtes chinoises à la Chine s’ils sont prêts à reconnaître les droits de l’homme. »

Bigre ! Que viennent faire les droits de l’homme dans cette affaire ? Et, surtout, c’est faire peu de cas du fait que ces pièces, que lui-même a évidemment acquises légalement, sont le fruit d’un des faits d’armes les moins glorieux de l’histoire militaire française, et que si l’on invoque les droits de l’homme, il ne faudrait pas qu’ils soient à sens unique.

Retour sur une affaire qui n’est assurément pas simple à trancher.

Le poids de l’histoire

Peu de Français connaissent l’expédition punitive menée par les troupes françaises et britanniques à Pékin en 1860, au cours de laquelle Yuanmingyuan, le palais d’été de la famille impériale, fut mis à sac et pillé. Ce haut fait d’armes ne figure pas dans les livres d’histoire français : il est en revanche connu de tous les Chinois, comme l’aurait certainement été, dans l’autre sens, une hypothétique mise à sac du Château de Versailles par l’armée chinoise.

Il reste un repère important dans les rapports des Chinois au monde extérieur. Surtout que l’objectif de cette expédition militaire n’est pas d’amener les droits de l’homme dans l’empire chinois, mais, de manière plus prosaïque, d’ouvrir la Chine au commerce occidental, en particulier à l’opium ! Noble cause !

Le lapin et le rat en bronze qui seront mis en vente mercredi proviennent de cette expédition militaire, et d’une pièce ainsi décrite en octobre dernier par le Quotidien du peuple, l’organe du Parti communiste chinois :

« Sur les douze ornements qui composaient la fontaine-horloge du Palais Yuanmingyuan, pillé et détruit en octobre 1860 par les troupes franco-britanniques, la Chine est déjà parvenue à récupérer cinq d’entre eux, à savoir la tête de bœuf, de singe, de tigre, de cochon et de cheval. L’emplacement actuel des têtes de dragon, de serpent, de chèvre, de coq et de chien, reste toutefois inconnu. »

L’écriture officielle de l’histoire, et sa manipulation, sont évidemment présents dans cette affaire comme dans celles que les dirigeants chinois préfèrent gommer. Mais pour prendre la mesure de l’événement, il faut lire le magnifique texte que Victor Hugo a consacré au sac du Palais d’été, et que Pierre Bergé aurait été bien inspiré de relire avant de balancer ainsi les droits de l’homme à la figure des Chinois. (Voir la vidéo avec le texte de Victor Hugo)

Victor Hugo rappelait que « tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n’égaleraient pas ce formidable et splendide musée de l’Orient. » Jusqu’au jour où, comme il l’écrit :

« Deux bandits sont entrés dans le palais d’été. L’un a pillé, l’autre l’a incendié. La Victoire peut être une voleuse, à ce qu’il paraît. (...) Grand exploit bonne aubaine. L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l’autre a empli ses coffres et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l’histoire des deux bandits.

Nous Européens, nous sommes les civilisés et pour nous les Chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie. »

Et Victor Hugo de conclure par une belle envolée :

« L’empire français a empoché la moitié de cette victoire, et il était aujourd’hui, avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du palais d’été ? J’espère qu’un jour viendra où la France délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée. »

La France n’a évidemment jamais renvoyé « ce butin à la Chine spoliée ». Le commerce de l’art a pris ensuite le dessus. Certaines de ces pièces se sont retrouvées dans les musées nationaux, d’autres entre les mains de collectionneurs privés, à l’instar de l’objet de l’actuelle controverse.

La faiblesse du droit

Pierre Bergé s’estime certain de son bon droit, et se défend ainsi :

« Ces têtes chinoises ont été pillées il y a 150 ans en Chine comme ont été pillées les fresques du Parthénon à Athènes qui sont au British museum, comme ont été pillées beaucoup de pièces qui se trouvent dans tous les musées du monde. Là-dessus il y a une législation et une jurisprudence. »

Et, de fait, tous les grands musées au monde détenteurs de pièces revendiquées par des pays victimes de pillages lors de guerres, du Louvre aux grands musées américains en passant par le British Museum ou l’Ermitage russe, se sont entendus pour refuser les demandes de restitution. Y compris au sein de l’Union européenne, à l’image du British Museum qui repousse les demandes répétées de la Grèce de récupérer les frises du Parthénon. Ces musées répondent au nom d’une « universalité » de l’art qui les arrange évidemment bien.

Mais la position du gouvernement chinois, établie il y a déjà plusieurs années, reste inflexible : Song Xingchao, directeur général du département des musées de l’administration d’Etat du patrimoine culturel, explique :

« Nous n’acceptons pas que les oeuvres qui ont été pillées, volées ou sorties en contrebande par le passé puissent être vendues à l’étranger. »

L’affaire sera traitée en référé lundi, à deux jours de la vente des deux pièces, mais le droit ne semble pas devoir jouer en faveur de la Chine, les pièces ayant été acquises légalement par Pierre Bergé et Yves Saint Laurent.

Quel compromis ?

L’affaire des deux sculptures de Pierre Bergé n’est pas la première de ce genre. Plusieurs cas ont été réglés par l’irruption d’« hommes d’affaires patriotiques » chinois, qui se sont substitués à Pékin pour acheter les pièces apparues sur le marché, et les ramener en Chine. A défaut de gagner sur le terrain du droit, la Chine a aujourd’hui les moyens financiers de ses ambitions.

En 2007, le milliardaire chinois Stanley Ho, roi des casinos de Macao, avait ainsi déboursé 69 millions de dollars de Hongkong (6,3 millions d’euros) pour accomplir ce qui a été salué par Pékin comme un « geste patriotique ». Il avait racheté, à ce prix record, une magnifique tête de bronze provenant du pillage de Yuanmingyuan, et qui devait être mise en vente aux enchères chez Sotheby’s à Hongkong.

Stanley Ho, dont la fortune est estimée à 7 milliards de dollars US, a obtenu de Sotheby’s que les enchères soient annulées en raison de son intention d’offrir cette pièce exceptionnelle à « la mère patrie », selon la formule du China Daily de Pékin. Il est vrai que cela se passait à Hongkong, redevenue chinoise en 1997, et que Sotheby’s avait tout intérêt à s’attirer les bonnes grâces de Pékin.

Le gouvernement chinois a déjà annoncé qu’il ne participerait pas à la vente de mercredi. Selon Song Xinchao, cité par le site du Quotidien du peuple :

« Malgré notre désir de récupérer ces trésors d’Etat, nous ne participerons pas à la vente aux enchères car nous n’avons nullement l’intention de payer des biens qui nous ont initialement appartenu. »

Mais d’autres pourraient le faire pour lui, à l’instar de Stanley Ho. A Pékin, le groupe Poly, dont la puissance financière provient de l’industrie de l’armement, avant de devenir un conglomérat immobilier et… culturel, s’est fait une spécialité dans la récupération de ces œuvres dans les enchères internationales. Il a même ouvert un musée dédié à ces trésors récupérés, dans une de ses tours située au centre de Pékin.

Poly a déjà dépensé plus de 100 millions d’euros depuis 1998 pour racheter des centaines de pièces, dont les plus connues sont trois têtes de tigre, bœuf et singe provenant de Yuanmingyuan, payées quatre millions d’euros lors d’une vente à Hongkong. « Nous savons que les collectionneurs ne sont pas les voleurs, ils ne connaissent souvent pas l’origine de leurs pièces. Nous voulons les indemniser en achetant leurs œuvres », m’avait dit un de ses dirigeants en 2003.

Le groupe Poly expose régulièrement ces œuvres à travers le pays, suscitant à chaque fois ferveur patriotique et rappel des épisodes douloureux de l’histoire de la Chine, lorsqu’elle n’était pas en mesure de résister à l’avancée des puissances occidentales, industrialisées et plus fortes militairement. Le message est simple : plus jamais ça, il faut une Chine forte.

Enjeu nationaliste

Même si l’Etat français n’est pas concerné, il ne peut rester indifférent à la passion soulevée, et même aux arguments du gouvernement chinois. La question des œuvres d’art pillées est posée depuis plusieurs années. Lorsque, en 2007, l’Italie restitue à la Libye la Vénus de Cyrène qui se trouvait sur son sol depuis un siècle, elle montre que le refus pur et simple n’est pas toujours une option diplomatique réaliste.

La France elle-même s’active pour récupérer les œuvres d’art pillées par l’armée allemande pendant la deuxième guerre mondiale, comme en atteste cette information publiée sur le site du ministère des Affaires étrangères, à propos d’une exposition intitulée « A qui appartenaient ces tableaux », et qui s’est tenue l’an dernier. Lancée à l’initiative de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et de Mme Christine Albanel, ministre de la Culture,

« cette exposition retrace l’histoire des actions du gouvernement français pour rendre à leurs légitimes propriétaires les œuvres et objets d’art pillés en France par l’occupant allemand pendant la Seconde Guerre mondiale ».

A partir de quand y a-t-il prescription ? Tant qu’il y a des propriétaires spoliés vivants ? La deuxième guerre mondiale oui, mais les expéditions de Pékin, non ?

Difficile à lire vu de Chine, surtout après les tensions franco-chinoises depuis un an, qui ont provoqué des campagnes nationalistes au sein de l’opinion chinoise et qui restent vives. Jean-Pierre Raffarin se trouvait récemment en Chine pour tenter de renouer le fil du dialogue, mais reconnaissait que Pékin attendait un geste de Nicolas Sarkozy qui ne vient pas...

C’est donc sans surprise que l’on reçoit ce samedi, via Facebook ( !), un texte intitulé « Les Citoyens chinois et français souhaitent le retour immédiat des reliques pillées du Palais d’été », dont l’un des initiateurs avait déjà été l’un des organisateurs de la manifestation des étudiants chinois place de la République, à Paris, après le passage controversé de la flamme olympique.

Ce texte cite évidemment Victor Hugo, et fait également référence à la deuxième guerre mondiale :

« Quelle aurait été la réaction de la France si l’armée allemande, lors de sa retraite en 1945, avait emporté avec elle les plus belles œuvres du musée du Louvre ? »

Dans ce contexte, Pierre Bergé, qui s’était engagé dans le soutien aux étudiants chinois lors de la répression du mouvement démocratique de la place Tiananmen en 1989, a eu tort, nous semble-t-il, de faire comme si tout cela était de la poudre aux yeux.

Son offre d’échanger ses sculptures contre les droits de l’homme est absurde : il aurait été plus avisé de faire un grand geste généreux, au nom de l’appel de Victor Hugo et les valeurs universelles qu’il défend, et d’offrir ces pièces à un grand musée chinois.

Pierre Bergé aurait mis Pékin et son non respect des droits de l’homme beaucoup plus dans l’embarras qu’avec une attitude qui sera aisémment présentée comme une « insulte au peuple chinois », et ne fera que renforcer ce nationalisme qui se nourrit d’une certaine arrogance.

A lire aussi sur Rue89

Le « geste patriotique » d’un riche Chinois lave l’affront français

L’histoire (1/3). Un siècle et demi d’échecs lavés par les JO ?

L’histoire (2/3). L’armée française squatte la Cité interdite

Après l’Italie, la France doit-elle payer une « dette » coloniale ?

Ailleurs sur le Web

Les têtes de lapin et de rat en bronze seront vendues aux enchères en France, sur Le Quotidien du Peuple en ligne (français)

Pierre Bergé : « les têtes chinoises contre les droits de l’homme », sur Aujourd’hui la Chine.com

Vente YSL/Bergé : la justice avant le Grand Palais pour deux bronzes chinois, sur Les Echos.fr

Photo : Une tête de lapin et une tête de rat en bronze de la collection Pierre Bergé exposées à Paris le 21 février 2009 (Regis Duvignau/Reuters).

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  • hassan
    hassan
    etudiant
    • Posté à 11h57 le 22/02/2009
    • Internaute 46150
      etudiant

    Entre 23et 45euros le casse toi pov con !

    rue89 vous savez qu’on et con

  • bonbon rose
    bonbon rose
    à croquer
    • Posté à 12h57 le 22/02/2009
    • Internaute 52604
      à croquer

    Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n’est pas impossible que tout le monde ait tort (Gandhi)

    Juste pour info : les têtes, évaluées entre 8 et 10 millions d’euros pièce, faisaient partie d’une fontaine à eau imaginée au XVIIIe siècle par le jésuite français Michel Benoist. L’ensemble jouait sur le thème des 12 animaux du calendrier chinois, devant un des palais de style occidental de l’empereur Qianlong (1735-1795), construit au Palais d’été, dans le nord-ouest de Pékin (qu’il ne faut pas confondre avec l’actuel Palais d’Eté de Pékin)
    Photos sur chine-informations.com : Lien
    Les Chinois ont déjà acquis une autre tête, mais au prix de 1 million d’euros seulement.

    Sur Chine-information.com lire en entier la Lettre au capitaine Butler - Victor Hugo et Le sac du palais d’été : Lien

    Un blog qui retrace l’histoire du jardin de la clarté parfaite : Lien

    Questions :
    1) MM. Bergé et Saint-Laurent les ont achetées légalement à qui au fait ?
    2) Pourquoi n’y a t-il pas eu de protestations avant ? Lors de la vente initiale par exemple.

    • chengyang
      chengyang répond à bonbon rose
      • Posté à 13h18 le 22/02/2009
      • Internaute 38622

      Les protestations en Chine à ce sujet sont anciennes !
      Si vous visitez la Yuanmingyuan, il y a une série de panneaux explicatifs (malheureusement non traduits) qui décrivent et expliquent la destruction du palais et qui réclament la restitution des oeuvres dérobées par les armées colonialistes.

      • bonbon rose
        bonbon rose répond à chengyang
        à croquer
        • Posté à 13h28 le 22/02/2009
        • Internaute 52604
          à croquer

        Merci de votre réponse pour laquelle je vous top (j’ignorais ce fait, n’ayant survolé que quelques blogs relatifs à ce sujet)

         
        • Chansommairus
          Chansommairus répond à bonbon rose
          bipède
          • Posté à 14h03 le 22/02/2009
          • Internaute 63541
            bipède

          je ne voudrais pas alimenter une polémique qui ne mène nulle part mais je crois que M. Berger s’égare.

          Les droits de l’homme en France ne se portent pas très bien :
          - Le problème de l’immigration
          - Les prisons
          - L’abus du droit cf. la poursuite pour outrage qui, subrepticement, réintroduit le délit d’opinion
          - Le harcellement au travail
          - + tout ce que j’oublie ...

          Ne vaudrait-il pas mieux penser au peuple Chinois plutôt qu’à ses dirigeants ?

          M. Berger aurait pu faire don de ces pièces au musée de Beijing, il aurait, ce faisant, en tant que personne privée, en tant que citoyen Français, tendu la main au citoyen Chinois et ceux-ci, j’en suis certain l’auraient remercié.

          L’élégance du geste aurait servi une politique étriqué en lui donnant un peu de grandeur d’âme.

          • sarkophage_xyz-
            • Posté à 19h29 le 22/02/2009
            • Internaute 24987

            Je pense plutôt que c’est à force de se torcher avec les droits de l’homme dans les « pays lointains » que nous en sommes arrivé là où nous en sommes. Si les droits de l’homme ne concernent que quelques uns, c’est une forme d’esclavage. La démarche de ce monsieur Bergé me semble aller dans le bon sens. Reste à voir si il exigera que ces oeuvres aillent dans un pays qui les respectes.

        • chengyang
          chengyang répond à bonbon rose
          • Posté à 14h34 le 22/02/2009
          • Internaute 38622

          J’ai une photo d’un de ces panneaux à votre disposition, mais malheureusement je ne sais pas s’il est possible de la publier ici ...

          • bonbon rose
            bonbon rose répond à chengyang
            à croquer
            • Posté à 15h22 le 22/02/2009
            • Internaute 52604
              à croquer

            chengyang, si la photographie est sur internet vous avez deux solutions :
            -1 soit vous mettez le lien et en cliquant dessus on arrivera à visualiser la photo
            -2 soit vous faîtes apparaître l’image directement ici. Pour le faire, il faut récupérer l’adresse de l’image (clic droit sur l’image puis clic sur propriétés) puis copier coller l’adresse entre les balises suivantes à la place du mot ici : < img src= »ici »/ > (tout collé et 1 espace après l’adresse de l’image)
            Vous cliquez sur « prévisualiser » afin de visualiser si les espaces avant ou après les « astérisques » sont corrects. Quand ils sont corrects, vous voyez l’image dans la prévisualisation. Vous cliquez donc sur « publier »

            Attention, si l’image est sur votre ordinateur vous ne pourrez pas l’inclure. Il faudra d’abord la mettre sur un blog (par exemple) pour récupérer une adresse internet de l’image

            Vous pouvez également joindre le pseudo par mail (si le pseudo a autorisé les mails, il recevra le vôtre)

            • chengyang
              chengyang répond à bonbon rose
              • Posté à 15h40 le 22/02/2009
              • Internaute 38622

              Il s’agit d’une série de photos que j’ai faite l’été dernier non publiée sur l’internet. Je ne vais donc pas pouvoir la publier ici.
              Curieusement je n’ai croisé que 2 ou 3 Occidentaux lors de ma visite du Yuanmingyuan : comme si cet aspect peu glorieux de l’histoire coloniale n’intéressait pas les touristes !

        • Chansommairus
          Chansommairus répond à bonbon rose
          bipède
          • Posté à 14h46 le 22/02/2009
          • Internaute 63541
            bipède

          excusez-moi, c’est chenyang que je voulais répondre

          • chengyang
            • Posté à 14h50 le 22/02/2009
            • Internaute 38622

            Je suis d’accord avec vous : je suis certain qu’un homme d’Etat d’envergure comme Mitterrand aurait su conseiller son ami et aurait su trouver une solution digne de la grandeur de la France.

        7 autres commentaires
  • parousnik
    • Posté à 12h38 le 22/02/2009
    • Internaute 18991

    les pièces ayant été acquises légalement par Pierre Bergé et Yves Saint Laurent.
    L’article 321-1, al 1 CP vise « Le fait de dissimuler, de détenir ou de transmettre une chose, ou de faire office d’intermédiaire afin de la transmettre ».

    Le recel simple : L’article 321-1 CP dispose que le recel est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 375 000 Euros d’amende.
    L’amende peut être élevée au delà pour atteindre jusqu’à la moitié de la valeur des biens recelés, art 321-3 CP.
    Le recel aggravé : Le recel est alors puni de 10 ans d’emprisonnement et de 750 000 euros d’amende. article 321-2 CP. L’amende peut être élevée eu delà pour atteindre jusqu’à la moitié de la valeur des biens recelés, art 321-3 CP.

    « » »« Je suis prêt à donner ces têtes chinoises à la Chine s’ils sont prêts à reconnaître les droits de l’homme. » » »
    Ce receleur ferait bien de regarder ce qui se passe en France en ce qui concerne les droits de l’homme...

    • spezet29
      spezet29 répond à parousnik
      Ingenieur
      • Posté à 09h39 le 24/02/2009
      • Internaute 71078
        Ingenieur

      Salut

      A la lecture de ces différents textes de loi, ne pourrait-on pas restituer SARKO au gouvernement hongois ? ? ? ? ?

      Procédure à creuser ! ! ! ! !

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 13h01 le 22/02/2009
    • Internaute 7659
      oiseau

    Il y a des dettes d’honneurs que rien n’oblige à payer. De fait, les payer devient justement un signe politique fort : celui de tourner la page, celui d’un rapprochement, celui de considérer l’autre en droit et surtout en émotion, celui de le considérer comme un alter ego, et non comme un être ignoré.

    Quand Miterrand donna aux Suisses un plateau en or massif pour payer les dégâts dans leurs forêts du passage des armées napoléoniennes
    ou quand Chirac reconnaissait les crimes de Vichy envers les juifs, c’étaient des actes politiques forts, des actes de responsabilité qui entendent la souffrance des autres.

    Visiblement ce pillage franco-britannique a laissé des traces dans le coeur des chinois. il serait effectivement « bien » que les Etats Français et Britannique restituent le trésor volé pour dire aux chinois que leur souffrance ne sont simplement pas ignorés.
    Vont-ils le faire ? Je ne saurais le dire pour les britanniques, mais j’en doute pour les français, simplement parce que notre bon président est plus connu pour mettre les deux pieds dans le plat que pour ses compétences de diplomates et aussi parce que lorsque Chirac reconnaissait les crimes de Vichy, je crois me souvenir qu’il avait dit que c’était une erreur, que chirac n’aurait pas dû les reconnaitre.

    Cependant, il faut avouer que ce serait un bon moyen de rétablir un peu plus d’harmonie dans les relations franco-chinoises passablement dégradées ces derniers temps.

  • GanLanShu
    GanLanShu
    http://shodavid.blog.lemonde.fr/
    • Posté à 12h51 le 22/02/2009
    • Internaute 10692
      http://shodavid.blog.lemonde.fr/

    On ne peut que souscrire au propos de Pierre Haski... Et si l’on veut imaginer un Pierre Berger en faillite pour justifier l’intérêt, la finance, le fric ! , alors c’était le moment où jamais pour l’État français d’effacer l’ardoise en se portant acquéreur des objets en question avant de les restituer - et avec des excuses ! En France, ces deux statuettes n’ont de valeur que celle que les collectionneurs d’art veulent bien leur attribuer - petites escroqueries entre amis ; en Chine, cela représente environ les 2/12ème de la Galerie des Glaces à Versailles ou une paire de vitraux de Notre-Dame... En fait, le vieil ami de Mitterrand s’aligne sur H. Clinton : business first ! Elle n’est cependant pas aussi stupide que les Français (Berger, aujourd’hui ; Sarko, l’été dernier) en essayant de monnayer les droits de l’homme. On ne vend ni n’achète les droits de l’homme ! On les donne en exemple, on fait la démonstration de leur pertinence, de leur nécessité, précisément pour la société (mondiale) harmonieuse, en adoptant une attitude plus humaniste de respect - ce qui serait une authentique et historique leçon, à n’en pas douter perçue comme telle... Au lieu de ça, la course au pire avec aucune de chance de gagner pour personne !

  • chengyang
    • Posté à 12h54 le 22/02/2009
    • Internaute 38622

    Il faut restituer SANS CONDITIONS ces oeuvres volées au peuple chinois à l’époque du colonialisme français.
    Au nom des idéaux de 1789, en mémoire du grand Victor Hugo et pour l’amitié entre les peuples !

    La lettre de Victor Hugo en version française et chinoise :
    Lien

    • chengyang
      chengyang répond à chengyang
      • Posté à 15h13 le 22/02/2009
      • Internaute 38622

      L’impérialiste et le colonialisme sont toujours bien présents en France !
      Sarkozy-Naboléon président.
      Flicage des opposants.
      Les gendarmes dans les écoles.
      Guerre en Afghanistan.
      Néocolonialisme et répression aux Antilles.
      Et après ça, comment pouvoir encore donner des leçons aux Chinois sur le Tibet ou sur les droits de l’Homme ?
      Reviens Hugo, ils sont devenus fous !

  • Etoile polaire
    Etoile polaire
    Bipolaire
    • Posté à 12h54 le 22/02/2009
    • Internaute 57421
      Bipolaire

    Tout à fait d’accord avec votre conclusion Mr Haski.
    Néanmoins, évitons de parler trop vite de nationalisme chinois dans cette affaire. La récupération des biens culturels touche presque tous les pays, on assiste là à un véritable réveil collectif.

    Un réveil qui questionne l’existence des musées et leur durée. Que contiennent-ils ? Des objets volés ou des objets sauvés ?
    Je crois personnellement qu’il est bon que le patrimoine soit disséminé. Les trésors d’Afghanistan ont ainsi pu être préservés (pas l’entièreté hélas...), et pour ne parler que de quelques-uns, en Irak, au Liban, en Jordanie, au Congo, au Niger et j’en passe...
    S’il est légitime de vouloir récupérer ses propres biens culturels, cette part d’histoire, de patrimoine national, (on le comprend aisément), la loi ne va pas vraiment dans ce sens, oserait-on dire « tant mieux pour nos musées » ? En Nouvelle-Zélande, au Canada, mais ailleurs aussi, des associations se sont créées pour récupérer ce qui reste des « ancêtres » exposés sous nos vitrines, souvent des ossements qui n’ont pu bénéficier d’un enterrement digne de ce nom. Tout cela accompagne sans aucun doute un mouvement de réappropriation de culture, à l’heure où les identités bafouées de chacun peuvent enfin être revendiquées. Dans certains cas, je crois donc qu’il faut rendre les trésors, mais pour ce qui nous occupe dans l’article, les pièces faisant partie d’un ensemble, il faudrait donner la priorité de rachat à la Chine, qui ici ne ferait que dédommager Pierre Bergé qui était de bonne foi. Il ne s’agit pas de racheter à l’Etat français des trésors volés par ses troupes. En tout cas, il me parait invraisemblable qu’un nouvel acheteur privé puisse les acquérir. Seul un musée garantissant à tous l’accès à cette culture richissime devrait pouvoir être choisi. Le patrimoine de l’humanité, ça se partage. On peut être fier de sa culture sans tomber dans la dérive nationaliste. Au fond c’est aussi une réponse à cette hyper-occidentalisation trop rapide (et parfois forcée), une lutte contre l’acculturation, et en cela, j’aime qu’on réfléchisse au problème...

  • dianne0
    dianne0
    rien
    • Posté à 12h56 le 22/02/2009
    • Internaute 51309
      rien

    A ce compte-là, il va falloir vider les musées. Et rendre tout à tout le monde. Pas seulement en France.
    Allez, une grande lessive mondiale et la remise aux autorités de tout ce qui relève du patrimoine national, y compris ce qui a été pillé par les Chinois eux-mêmes.
    Certain reportage faisait état naguère de trafics qui perdurent dans le pays avec la complicité des pouvoirs locaux.
    Faute de faire ce genre de ménage, il est plus économique de faire du buzz à l’expat’ ! Ne pas perdre la face, hein...

    voir ici

    Lien

    Qu’on nous rende les clés de la Bastille : elles sont aux Etats-Unis. ; o))

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 13h20 le 22/02/2009
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Merci pour la qualité et la pertinence de cet article.
    Lien

  • adaunis
    • Posté à 14h41 le 22/02/2009
    • Internaute 4255

    Il mérite mille coups de bâtons, le Bergé !
    Pour celles et ceux qui ne comprennent un traitre mot de cette histoire, quelque part, son imprudence et son impudence trahissent par la grâce du texte de Hugo, son imposture, et la « posture » qu’il se donne pour une espèce de bonne conscience.
    Merci Pierre de soulever ce problème, et de l’évoquer de manière brillante.

    Comme je crois et espère qu’on ne m’accusera pas de mettre de la « vaseline » pour vous remercier, je rajouterai que votre propos vient à juste titre en concurrence des articles sur tous « supports » que j’ai lu ces jours ci, à ce sujet.

    D’un point de vue politique, qu’il ne joue pas le jeu de l’intérêt national, ne m’importe guère en ce « caca » précis, car je crois, (à tort peut être) que les z’élites Chinoises, sont plus fins et plus connaisseurs de nos « élucubrations » franco françaises, et de l’inculture caractérisée des actuels possesseurs des clefs de la gouvernance de la nation Française.
    Enfin, la seule chose qui me gêne puisque vous connaissez mieux ce pays que moi, est votre conclusion :
    « attitude qui ne fera que renforcer ce nationalisme qui se nourrit d’une certaine arrogance ».
    Et ça encore une fois, ça craint !
    En période de salon de l’agriculture, Paltoquet 1er aurait peut être besoin de s’entourer de la présence auprès de lui d’un bon et vrai Berger !

    • Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
      • Posté à 06h27 le 23/02/2009
      • Internaute 51228
        wanderer

      Vous avez pointez, à juste titre, la conclusion de l’article pour exprimer votre crainte.

      En tant que « pékin moyen » en immersion complète au « milieu des péquins ordinaires », elle ne m’a pas échappé du tout et je la partage.
      Subtilement, cette conclusion « diagnostic » apporte un éclairage assez inhabituel sur l’idée que l’on se fait de la Chine, ses dirigeants et de son peuple.

      En effet,
      « ... ce nationalisme qui se nourrit d’une certaine arrogance »,
      voilà une qualification qui n’est pas neutre et que la plupart des commentaires, ici ou ailleurs, ne pointent que très rarement.

      Toutefois, je reste un peu sur ma fin, et c’est bien normal, ce n’était pas, bien sûr, l’objet essentiel de l’article.

      Mais, de quelle arrogance s’agit-il ?
      De celle de ses dirigeants ou/et des Chinois ou d’une autre ?

      Et, pour finir, laquelle fait l’objet de vos craintes ?

      • adaunis
        • Posté à 07h28 le 23/02/2009
        • Internaute 4255

        Arrogance et craintes !

        Et bien pour vous répondre après une nuit câline (de Chine), l’arrogance des dirigeants (ce qui n’a aucun rapport avec le peuple lui même souvent asservi), et comme vous le suggérez, le fait que « la Chine va surfer sur cet évènement pour galvaniser à nouveau ses foules contre la France sur un fait d’histoire qui est vraiment indéfendable ».

        Enfin, également l’arrogance pitoyable du « petit homme », qui depuis l’hexagone, (se désintéressant des territoires d’outre mer) , fait le matamore sur la scène internationale.
        J’espère que j’assouvis ainsi votre manque d’appétit.

    • daniel
      daniel répond à adaunis
      daniel
      • Posté à 11h39 le 23/02/2009
      • Internaute 5273
        daniel

      dites donc, c’est un vrai plaisir de vous lire ! Je me suis bien amusé ;)

  • Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
    • Posté à 13h35 le 22/02/2009
    • Internaute 51228
      wanderer

    En effet, belle occasion de perdue !

    Mais, ne reste-t-il pas un espoir que l’état français se porte acquéreur des oeuvres et pour les retourner gracieusement à la Chine ?

    Ce serait une attitude responsable et exemplaire qui devrait donner le signe d’apaisement que le gouvernement chinois attend de la France ?

    A défaut, la Chine va surfer sur cet évènement pour galvaniser à nouveau ses foules contre la France sur un fait d’histoire qui est vraiment indéfendable.

  • ako333-
    ako333-
    artistz
    • Posté à 13h35 le 22/02/2009
    • Internaute 67755
      artistz

    Restitution sans condition ! ! ! !
    peace...
    Lien

  • Cataphractaire
    Cataphractaire
    Keodedour ar bed
    • Posté à 13h39 le 22/02/2009
    • Internaute 58787
      Keodedour ar bed

    Restituer des têtes à la chine en échange des droits de l’homme est excellent. Ils ont refusé de le faire pendant les J.O. alors que c’était dans leur contrat moral.
    Les droits de l’homme ne peuvent être ignorés. Reconnaître une éthique culturelle à un pays qui refuse les droits de l’homme est dangereux. Ce genre de pays travestit l’histoire pour leur gloire.

  • parousnik
    • Posté à 14h28 le 22/02/2009
    • Internaute 18991

    Offensive commerciale des puissances étrangères

    Les Chinois connaissaient déjà l’opium, ils ne l’utilisaient pas comme drogue ou stimulant, mais plutôt comme analgésique. C’est à partir du XVIIe siècle, qu’ils ont commencé à l’utiliser comme drogue. Les premiers à leur en vendre furent les Portugais, l’opium venant d’Inde.

    Les Britanniques décident de se lancer dans ce commerce des plus lucratifs. Les choses vont s’intensifier au fil du temps et en 1729 entraient environ 200 caisses d’opium par an en Chine. À la fin du XVIIIe siècle, plus de 4 000, et en 1838 plus de 40 000 (vendues par les Américains et les Britanniques).

    La culture de pavot en Afghanistan relancer sous controle des armées anglo étasuniennes...depuis 2002 nous prouvent que c’est toujours les même qui imposent les drogues dans ce monde...

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à parousnik
      sans
      • Posté à 15h50 le 22/02/2009
      • Internaute 30050
        sans

      Qui imposent les drogues dans ce monde… ?

      N’est-ce pas plutôt, grâce à la prohibition, les fortunes qu’ils se font via ce marché occulté qu’ils nous imposent ? Ceci leur permettant de financer en sous main des actes bien plus délictueux, néfastes et destructeurs que l’utilisation des quelques drogues naturelles que ce soit, elles même utilisées depuis la nuit des temps par les sociétés du monde entier.
      Commerciale offensive afin de financer les barbouzes entre autres, nervis de leurs basses oeuvres !

      Et pendant ce temps combien de boîte de prozac, valium et autres drogues chimiques font-ils dealer légalement à la masse, combien de gens circulent, travaillent sous ces « modificateurs d’humeur ».

      Combien de traqueurs armés jusqu’aux dents après un repas apéritivement arrosé entre autres déambulent dans ce monde, en toutes quiétude, complices de ce système !

      « ...
      A Marseille, la sardine qui bouche le Port
      Était bourrée d’héroïne
      Et les hommes-grenouilles n’en sont pas revenus...
      Libérez les sardines
      Et y’aura plus de mareyeurs !
      ...
      Il n’y a plus rien–Léo Férré

      La France n’a rien à envier aux britanniques, demandez à Pasqua
      ancien truand corse résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano.
      Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (“ l’ambassadeur ” de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste . Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.
      De Gaulle consolidant la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique, éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) , tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone. »
      Tiré de « Sarkozy en coulisse“-Réseau Voltaire

      Et la valse continue...

  • Getty
    Getty
    pape
    • Posté à 14h29 le 22/02/2009
    • Internaute 67555
      pape

    Bravo Monsieur Bergé. Un petit geste de votre part qui brasse encore les idées de la Chine. Mon seul regret est de ne pas pouvoir visiter l’exposition.

  • Javier del pantano
    Javier del pantano
    superviseur autoroutes
    • Posté à 14h47 le 22/02/2009
    • Internaute 71008
      superviseur autoroutes

    Mme ROYAL ne doit-elle pas saisir cette occasion pour intervenir auprès de M.Bergé, son grand bienfaiteur, pour obtenir un geste et restituer ces oeuvres d’art à la Chine.
    Allez, Mme Royal il s’agit de prendre une posture d’Homme d’état humaniste, ne ratez pas ce moment.

    Quant à l’Angleterre, à l’heure où il est possible de réaliser des copies grandeur nature absolument bleuffantes, son attitude est incroyablement méprisante à l’égard du peuple Grec.

    Il en va de même pour tous les musées qui détiennent des pièces uniques réclamées par leurs pays d’origine. La copie est la solution quitte à en faire financer une partie par le pays ou musée en réclamant la restitution, en guise de dédommagement.

    • Cataphractaire
      Cataphractaire répond à Javier del pantano
      Keodedour ar bed
      • Posté à 20h53 le 22/02/2009
      • Internaute 58787
        Keodedour ar bed

      Mme Royal, dans sa campagne pour les élections présidentielles avait affirmé vouloir boycotter Les J.O. s’il n’y avait pas de respect des droits de l’homme.
      Même combat.
      Bravo Mr Bergé.

  • Naradamuni
    Naradamuni
    sans
    • Posté à 14h49 le 22/02/2009
    • Internaute 30050
      sans

    Réclamation légitime ?

    Que pensez-vous de celle-ci ?

    – Demande du Chef Guaicaipuro Cuatemoc aux Chefs d’Etats européens


    Ainsi moi, Guaicaipuro Cuatemoc, je suis venu rencontrer ceux qui célèbrent la rencontre.
    Ainsi moi, descendant de ceux qui peuplaient l’Amérique il y a quarante mille ans, je suis venu rencontrer ceux qui l’on rencontrée il y a seulement cinq cents ans.
    Ainsi, donc, nous nous rencontrons tous.

    Nous savons qui nous sommes, et cela suffit.
    Le frère douanier européen me demande un papier écrit avec un visa pour que je puisse découvrir ceux qui m’ont découvert.
    Le frère usurier européen me demande de payer une dette contractée par Judas à qui je n’avais jamais permis de me vendre quoi que ce soit.
    Le frère avocaillon européen m’explique que toute dette se paie avec intérêt, même si c’est en vendant des êtres humains et des pays entiers sans leur demander leur consentement.
    Et je les découvre peu à peu.
    Moi aussi, je peux réclamer des paiements, moi aussi je peux réclamer des intérêts.
    Les Archives des Indes, attestent, papier après papier, reçu après reçu et signature après signature, que seulement entre 1503 et 1660, sont arrivés à Sanlucar de Barrameda 185 000 kilos d’or et 16 millions de kilos d’argent en provenance d’Amérique.
    
Pillage ? Je ne le croirais pas ! Ce serait penser que les frères chrétiens ont manqué à leur Septième Commandement.
    Spoliation ? Que Tanatzin me garde d’imaginer que les Européens, comme Cain, tuent et nient le sang de leur frère !
    Génocide ? Ce serait accorder crédit aux calomniateurs tels Bartolomé de las Casas, qui qualifient la rencontre de destruction des Indes ou d’autres comme Arturo Uslar Pietre qui affirment que le démarrage du capitalisme et la civilisation européenne actuelle se sont produits grâce à cette avalanche de métaux précieux !
    Non ! Ces 185 000 kilos d’or et ces 16 Millions de kilos d’argent doivent être considérés comme le premier de beaucoup d’autres prêts amicaux de l’Amérique, affectés au développement de l’Europe. Le contraire serait présumer de l’existence de crimes de guerre, ce qui ouvrirait droit non seulement à exiger leur remboursement immédiat, mais également à des dommages-intérêts.

    Moi, Guaicaipuro Cuatemoc, je préfère retenir la moins belliqueuse de ces hypothèses.
    Cette fabuleuse exportation de capitaux ne fut que le début d’un plan » MARSHALLTEZUMA « , destiné à assurer la reconstruction de la barbare Europe,
ruinée par ses guerres déplorables contre des musulmans cultivés, inventeurs de l’algèbre, du bain quotidien et de bien d’autres progrès importants de la civilisation.
    Donc, en célébrant le Cinquième Centenaire du Prêt, nous pourrions nous demander : les frères européens ont-ils fait un usage rationnel, responsable ou du moins productif des fonds si généreusement avancés par le Fonds International Indo-américain ?
    Ne regrettons de devoir dire non.
    En matière de stratégie, ils l’ont dilapidé lors des batailles de Lepanto, dans les invincibles armadas, dans des troisièmes reichs et dans bien d’autres formes d’extermination mutuelle, sans autre fin que de se retrouver occupés par les troupes gringas de l’OTAN, comme à Panama, le canal en moins.
    En matière financière, après un moratoire de 500 ans, ils ont été incapables, non seulement de liquider le capital et ses intérêts mais également de se rendre indépendants vis-à-vis des revenus en liquide, des matières premières et de l’énergie bon marché que leur exporte et leur fournit tout le Tiers Monde.
    Ce tableau déplorable confirme l’affirmation de Milton Friedman qui dit qu’une économie subventionnée ne peut jamais fonctionner, ce qui nous oblige, dans votre intérêt, à vous réclamer le paiement du capital et des intérêts dont nous avons si généreusement différé le paiement ces derniers siècles.
    Ceci étant, nous devons préciser que nous ne nous abaisserons pas à faire payer à nos frères européens les taux d’intérêt vils et sanguinaires de 20 et même de 30 % qu’à l’occasion certains frères européens font payer aux peuples du Tiers Monde.
    Nous nous limiterons à exiger le remboursement des métaux précieux avancés, plus un intérêt modique fixe de 10 % l’an, cumulé seulement sur les 300 dernières années, soit 200 ans d’exonération.
    Sur cette base, et si nous appliquons la formule européenne des intérêts composés, nous informons nos découvreurs qu’ils nous doivent, en premier paiement de leur dette, un volume de 484 147 milliards de kilos d’or et 42 trillions de kilos d’argent. A savoir, des volumes équivalant aujourd’hui à 212 345 Millions de fois la production d’or annuelle mondiale et 3 164 milliards de fois celle d’argent. Ce total équivaut également à 70 % de toute l’écorce terrestre, soit 0,7 % de l’ensemble de la planète.
Elles pèsent lourd ces masses d’or et d’argent. Et combien pèseraient-elles si on les comptait en sang ?
    Ajouter que l’Europe, en un demi millénaire, n’a pas pu générer suffisamment de richesses pour régler ce modique intérêt, serait admettre son échec financier absolu et/ou l’irrationalité démentielle des principes du capitalisme.
    Bien entendu, les Indiens d’Amérique ne se posent pas de telles questions métaphysiques.
    Par contre nous exigeons la signature d’une Lettre d’Intention engageant les peuples débiteurs du Vieux Continent, les obligeant à respecter leur engagement par une rapide privatisation ou reconversion de l’Europe, leur permettant de nous la remettre tout entière, à titre de premier versement de la dette historique.

    Valencia, avril 2002

    La véritable dette extérieure

    Fiction-Humour du temps néolibéral (anonymes)
    Lien

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à Naradamuni
      - Gone fishing !
      • Posté à 14h54 le 22/02/2009
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      La vengeance des Amérindiens du nord fut terrible......ils offrirent le tabac aux colons britanniques....

      • Naradamuni
        Naradamuni répond à Lemmy_Nothor
        sans
        • Posté à 16h01 le 22/02/2009
        • Internaute 30050
          sans

        Le tabac, une de leurs plantes de soins majeur utilisées par leur médecine-man ?
        Vu ce qu’en ont fait ces colons, la couper à l’amoniaque et tant d’autres produit néfastes à l’organisme, vraiment une mentalité de dealer frelatant son produit pour toujours plus de profit...

  • Hulk -bloqué-
    Hulk -bloqué-
    Gros con de droite
    • Posté à 17h56 le 22/02/2009
    • Internaute 65737
      Gros con de droite

    Que la Chine nous restitue tous les emplois délocalisés chez eux, et on verra ce qu’on peut faire pour ces babioles...

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à Hulk -bloqué-
      sans
      • Posté à 19h20 le 22/02/2009
      • Internaute 30050
        sans

      Bonne réclamation Hulk, sauf que cette requête toute aussi légitime ne s’adresse pas au véritables destinataires ; Effectivement vois-tu, ce sont les patrons de l’hexagone vendus au Marché qui délocalisent vers la Chine et dans beaucoup d’autres endroits, afin d’augmenter leurs bénéfices ainsi que ceux des gros cons d’actionnaires de droites et gauches confondus.

      Encore une grosse connerie, tu fais peut-être équipes avec ces-gars-là ?
      Lien

      • Hulk -bloqué-
        Hulk -bloqué- répond à Naradamuni
        Gros con de droite
        • Posté à 20h05 le 22/02/2009
        • Internaute 65737
          Gros con de droite

        Merci de votre réaction, c’est bon de tomber sur un enfonceur de portes ouvertes de temps en temps...

        1) Ce ne sont pas les patrons vendus au marché qui sont moteurs dans les délocalisations : ce sont les consommateurs qui n’achètent pas les produits made in France car ils sont trop chers. Pour améliorer leur pouvoir d’achat, ils veulent du made in China, et donc les patrons suivent pour rester compétitifs. C’est le consommateur qui est à l’origine de tout cela. Si les gens boycottaient les produits délocalisés, il n’y aurait pas de délocalisations (mais par contre, notre niveau de vie en France serait plus bas).

        2) La France bénéficie économiquement parlant de la globalisation. Nous n’en sommes pas des victimes ; elle nous enrichit.

        Tout ça pour dire que les emplois délocalisés sont très bien en Chine, et que les statuettes de bronze sont très bien là où elles sont.

         
        • daniel
          daniel répond à Hulk -bloqué-
          daniel
          • Posté à 11h51 le 23/02/2009
          • Internaute 5273
            daniel

          ouais ouais, c’est la faute aux moutons, bien sur.
          Alors pourquoi délocalisent-on aussi les entreprises encore profitables ?

          Pourquoi acceptent-on d’importer des produits dont on sait que les conditions de fabrication ne correpondent pas à nos standards en matière sociale et écologique !

          Le consommateur, lui ne voit que le produit fini, il ne sait pas ce qu’il y a derrière ! C’est au pouvoir politique de le faire ! mais comme on le sait, ce pouvoir est entièrement aux mains du pouvoir économique et aux marchands. Ces derniers font ce pourquoi ils sont définis : faire de l’argent, et à court terme, c’est le mieux : carpe diem.

          La mondialisation, oui, la Chienlit, non !

          • Hulk -bloqué-
            Hulk -bloqué- répond à daniel
            Gros con de droite
            • Posté à 20h37 le 23/02/2009
            • Internaute 65737
              Gros con de droite

            Le consommateur est aussi bien informé que vous, il le sait très bien. Simplement, entre son pouvoir d’achat et les droits de l’homme en Chine ou le chômage de son voisin, il arbitre en faveur de son pouvoir d’achat.

        • mah
          mah répond à Hulk -bloqué-
          • Posté à 18h08 le 23/02/2009
          • Internaute 64660

          Cet aprés-midi j’étais chez un marchand de matériaux pour acheter des planches en chêne.
          Il n’en n’avait pas.
          Pourtant dans la région, on a des forets de chênes.
          En discutant avec le vendeur, il m’a montré des portes en chêne de France, fabiquées en Chine.
          Incroyable, non ?

          • Hulk -bloqué-
            Hulk -bloqué- répond à mah
            Gros con de droite
            • Posté à 20h38 le 23/02/2009
            • Internaute 65737
              Gros con de droite

            Oui. Quand le baril de pétrole est à 40 dollars, le transport n’est pas cher, et transport + bas salaires en Chine reste moins cher que salaire français. Et tant pis pour le bilan carbone...

        4 autres commentaires
  • mah
    mah
    • Posté à 18h17 le 22/02/2009
    • Internaute 64660

    Le sac des richesses des pays conquis dure depuis des siècles.
    Le Louvre (et d’autres musées aussi) n’a pas assez de place pour exposer les pièces provenant d’Egypte par exemple.
    Les sous-sols du musée regorgent de pièces qu’on ne verra jamais.
    Quelle que soit la façon d’acquisition, je considère que c’est du vol, privé ou publique.
    La première cible de l’armée américaine à Bagdad était précisément son musée.
    Les soldats avaient des listes d’objets à voler.
    On peut imaginer des musées provisoirs, avec toutes ces pièces, pour faire le tour des pays d’Afrique et permettre à des peuples de découvrir des richesses qui n’appartiennent pas aux pays pilleurs mais à toute l’humanité.

    • Utilisateur désinscrit à sa demande
      • Posté à 22h39 le 22/02/2009
      • Internaute 70482
        nc

      Ce sera un travail passionnant pour les conservateurs du patrimoine, dans un futur proche : la muséographie évolue et brise progressivement le carcan dans lequel elle s’est enlisée.

      Rassembler des collections d’œuvres d’art et des trésors éparpillés,de par le monde, souvent pillées tout court par les cataclysmes guerriers, est au cœur de ce beau métier.

      Mais disperser des collections est aussi un crève-cœur...

      • mah
        • Posté à 22h52 le 22/02/2009
        • Internaute 64660

        Je ne pense pas à une dispertion ou une perte.
        Mais on organise bien des expos avec des oeuvres empruntées à des musées sans aucun perdant.
        j’imagine les lumières dans les yeux de petits africains accompagnés de leur instits découvrants les bijous d’Amérique du Sud ou des tableaux de Gogin ou ou ...
        Ces enfants n’ont ils pas ce droit ?

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