Cartographie 21/02/2009 à 14h01

La France, lanterne rouge de l'agriculture bio européenne

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Infosignalée par
un internaute



Des cyclistes du Tour de France devant un tracteur vert près de compiègne (Stefano Rellandini/Reuters).

Les médias ne cessent d’en parler : tout le monde « se met au vert ». Alors que le Salon de l’agriculture s’ouvre ce samedi, Rue89 a cartographié les terres bio en Europe et s’est rendu compte que la France est en retard dans ce domaine.

Tous nos grands voisins sont devant nous en terme de taille des terres bio : l’Italie est championne d’Europe (elle totalise le cinquième des surfaces), suivie de l’Espagne, de l’Allemagne et du Royaume-Uni. La France est cinquième pays pour l’importance des terres, mais le 21e si l’on compte la part de la production biologique dans le total de l’agriculture (2%).

Ridicule si l’on nous compare par exemple à l’Autriche dont 13% des surfaces cultivées le sont en bio, l’Italie, la Lettonie et l’Estonie (9% pour les trois) ou encore la Grèce (8%). Et si l’on considère que la moyenne européenne est de 4 à 5% des terres cultivées en bio, on voit que la France, avec ses 2% est très loin du compte. (Voir la carte)



Agrandir le plan pour voir la légende détaillée et les sources utilisées.
En résumé : en vert les bons élèves, en bleu « peut mieux faire », en jaune les cancres

Certes, le dernier baromètre d’opinion sur le sujet dit que « malgré la crise 44% des Français ont consommé bio au moins une fois par mois en 2008 ». 22% déclarent qu’ils augmenteront leur consommation de produits bio dans les six prochains mois. Et, oh surprise, 76% de personnes interrogées déclarent que « l’agriculture bio est une solution d’avenir ».

La France importe, l’Espagne exporte

Si la consommation ne cesse de progresser, c’est la production qui est insuffisante. La France doit importer une grande partie des produits bio qu’elle consomme tandis que l’Espagne en exporte l’essentiel.

La directrice de l’Agence bio, Elisabeth Mercier veut relativiser le retard français :

« L’histoire du bio en France est ancienne à travers des initiatives privées comme la mise au point du pain au naturel par Raoul Lemaire 1929, la création du réseau de magasins La Vie claire 1946 et la première reconnaissance en 1980 de la bio avec l’intégration dans la loi d’une agriculture sans produits de synthèses. On a été en pointe en Europe, y compris avec la création du label AB en 1985. Ce label a a facilité la vie des consommateurs, les Allemands ont créé BIO au début des années 2000 et les Italiens sont toujours en train de courir après le leur. »

Œufs, huiles, vins, beaucoup de produits

Dépenses et types de magasins


Un Danois dépense 85€ par an en produits bio, un Autrichien 63€.
30% du lait acheté au Danemark est bio et 17% des œufs le sont.
6% des pots pour bébé en Italie.
15% des pommes de terre en Autriche.
Les circuits de distribution varient beaucoup : supermarchés en Europe du Nord et en Autriche, discounters en Allemagne. Les magasins spécialisés dominent en Italie, France, Allemagne, Espagne. La vente directe est spécialement développée en Espagne, Italie, France, Pologne, Irlande et représente 10% des ventes totales de produits bio en Allemagne.

Ce désordre européen doit cesser l’an prochain avec la naissance d’un logo européen qui deviendra obligatoire (et s’ajoutera en France à AB). En attendant, il rend difficile toute comparaison entre les niveaux de consommation bio des uns et des autres. Elisabeth Mercier dresse un tableau de la consommation de produits bio :

« On est en position médiane. L’Allemagne représente à elle seule 30% de l’ensemble de la consommation bio en Europe, devant le Royaume Uni, l’Italie et la France. Les Danois et Autrichiens consomment beaucoup bio mais ce sont de petits pays donc cela pèse peu. La France a une grande diversité de produits avec le pain, les huiles, les pâtes, les vins, fromages... nous avons des savoir-faire. La part de marché du bio est significative pour les œufs (11% du marché), le lait (8%), les huiles, les fruits et légumes (2 à 3%), les compléments alimentaires... et certains produits ne se trouvent qu’en bio comme le quinoa ! ».

Le défi principal, estime cette représentante du groupement d’intérêt public rassemblant producteurs, distributeurs, transformateurs et financée par les pouvoirs publics (4,8 millions d’euros de budgets en 2008) c« est “de développer la production dans tous les produits et toutes les régions”.

Pourquoi les agriculteurs français ont-ils tant de mal à se mettre au bio alors qu’ils savent qu’ils écouleront leur production sans problème ? Il n’y a qu’à voir ceux qui ont adhéré au réseau des Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) : ils vendent des paniers bio à des citadins et frustrent leurs clients faute de pouvoir satisfaire la demande.

Quelques pistes de réflexion :

  • les lobbies de la chimie sont bien plus présents et actifs en France qu’ailleurs, ils savent convaincre, via la FNSEA, les agriculteurs de la nécessité d’utiliser engrais et pesticides.
  • la conversion vers l’agriculture biologique est lourde : elle nécessite un investissement en temps et argent, une prise de risque qui n’est pas assez soutenue estiment certains. Le “Plan agriculture biologique : horizon 2012” qui visait à tripler les surfaces en cinq ans a fait sauter le plafond de 7500 euros d’aide par exploitation depuis le 1er janvier dernier.
  • un problème culturel : la France, vieille nation paysanne, aurait-elle du mal à s’adapter ? Qu’en pensez vous ?

► Un riverain géographe nous a envoyé cette jolie carte, réalisée à partir des infos recueillies par Rue89 et plus explicite que la Google map et ses “gouttes”. Merci à lui et dommage que nous ne l’ayons pas rencontré avant.



Carte du bio en Europe

Photo : des cyclistes du Tour de France devant un tracteur vert près de compiègne (Stefano Rellandini/Reuters).

A lire aussi sur Rue89
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Pendant tout le mois d’août, je vois la vie en bio
Selon la FAO, l’agriculture peut nourrir la planète

Ailleurs sur le Web
Le baromètre de la consommation de produits bio en france en 2008
le blog des paniers bio
Le site des Amap

  • 44066 visites
  • 184 réactions
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  • Goustetto
    • Posté à 17h29 le 21/02/2009
    • Internaute 70913
      retraité

    On ne peut ignorer le risque de voir dévoyer l’utilisation du mot BIO qui doit assurer une garantie minimum au consommateur. Mais entièrement d’accord pour signaler l’escroquerie de faire payer aux producteurs bio des frais qu’ils répercutent obligatoirement pour prouver que ses produits sont conformes alors que les pollueurs reçoivent aides et subvention. D’ autre part l’esprit même du bio est la préférence aux circuits courts donc autant que faire se peut l’achat directe au producteur. Encore faut-il pouvoir le faire !

  • Brédala
    Brédala répond à sup. à la demande du riverain 24.09.09
    NB : dernières lignes dans " (...)
    • Posté à 19h09 le 21/02/2009
    • Internaute 63792
      NB : dernières lignes dans " (...)

    Salut !

    Oui, 0,9 % d’OGM toléré dans le label Bio !
    On rêve !

    Au lieu de faire des efforts en adoptant une politique efficace pour promouvoir l’agriculture et l’élevage biologiques, ainsi que des techniques écologiques car on aurait parfaitement les moyens de s’en occuper que ce soit des panneaux solaires sur les nouvelles constructions, les récupérateurs d’eau de pluie...
    encourager les agricu a faire du bio...en étudiant des techniques simple pour cultiver des plantes complémentaires côte à côte... en leur accordant des subventions pour la mise en place de leur entreprise...

    Mais il faudrait déjà commencer par avoir des filière bio dans les lycées agricoles, c’qui n’est pas franchement le cas !
    Tout est axé, dans « l’intensif », tu passes ton bac pro, ensuite du désapprends pour pouvoir faire du bon boulot !

    Pour faire du bio et vivre écolo, t’as intérêt à te renseigner toi-même sur le web, dans la presse « alternative ».
    Rien n’est mis à ta disposition...à toi de te démer...
    apparemment l’éco-bio ça se mérite en France !

  • vermisseau
    vermisseau répond à sup. à la demande du riverain 24.09.09
    étudiant ingénieur en (...)
    • Posté à 00h32 le 22/02/2009
    • Internaute 26276
      étudiant ingénieur en (...)

    mais le problème : sans label, QUI garantit le fait que le produit est bio ? le label protège le consommateur.

    • sup. à la demande du riverain 24.09.09
      • Posté à 11h45 le 22/02/2009
      • Internaute 30981

      Tu vois bien que non, il ne protège rien. Il faut établir un rapport de confiance avec le petit producteur, aller au marché ou s’inscrire en AMAP. Il existe aussi l’agriculture biodynamique, qui est beaucoup plus proche d’une complétude au niveau des cultures. Le label est Demeter. Mais personne n’en parle.

       
      • vermisseau
        vermisseau répond à sup. à la demande du riverain 24.09.09
        étudiant ingénieur en (...)
        • Posté à 13h47 le 22/02/2009
        • Internaute 26276
          étudiant ingénieur en (...)

        le biodyanmique se rapproche plus du druidisme que de la science ( à mon avis...)
        je continue de maintenir qu’un producteur peut prendre n’importe qui pour un con si aucun lable ne sanctionne son travail

      • Brédala
        Brédala répond à sup. à la demande du riverain 24.09.09
        NB : dernières lignes dans " (...)
        • Posté à 21h05 le 23/02/2009
        • Internaute 63792
          NB : dernières lignes dans " (...)

        Vermisseau et Homemade,

        vous avez tous les 2 raisons...

        En principe un label est crée pour protéger le cosommateur et le producteur. Il y a un cahier des charges à respecter, c’qui permet de savoir pour l’un et l’autre où ils mettent les pieds !
        Ce n’est pas une mauvaise chose !

        Sauf, que là...Au lieu d’adopter une politique intelligente, respectant la planète, les individus... pour faire face à une demande de plus en plus grande en produits bio !

        L’entourloupe suprême c’est de « pilonner » le bio par le label !

        De jeter le discrédit sur nos marques bio, pour nous en détourner, et nous faire tourner en bourrique !
        « Ils » ont préféré cette solution...
        Aaaaaah, ils ont de l’imagination les bougres, dès qu’ça arrange leur business, et là précisément c’est la consommation des sacro-saints OGM...dont personne ne veut !

      2 autres commentaires
  • chando
    chando
    .
    • Posté à 17h24 le 21/02/2009
    • Internaute 70919
      .

    Je vous donne quelques réflexions personnelles sur ce sujet ( je suis épicier bio).

    - Les personnes qui nous font l’honneur de fréquenter nos magasins sont mues autant par intérêt pour le produit (qualité, goût), que par l’intérêt d’un service, d’une relation personnalisée, d’un conseil. Certains ne supportent plus du tout l’ambiance des grandes surfaces ( bruit, volume des marchandises exposées, conditions de travail des salariés, agressivité des techniques mercatiques pour « vendre plus »).

    - Il est malheureusement exact que de nombreux produits bio viennent de l’étranger, même si à titre personnel, je préfère sélectionner un produit français, voire local, qui sera plus cher, en expliquant pourquoi, plutôt qu’un produit étranger.

    - Je suis souvent visité par des agriculteurs du coin qui hésitent à passer en bio, qui viennent « tâter le terrain » (en bon français, s’assurer des ventes futures s’ils passent en bio). A ceux-là, je leur conseille de passer en bio uniquement s’ils ont la vocation, et non par des « conseils » de chambre d’agriculture ou autres. Le bio doit être une affaire de coeur, entre gens de coeur.

    - Consommer du bio en provenance de grande distribution est une aberration : le bio n’est pas qu’un produit mais un art de vivre. Des banlieues enlaidies, des quartiers défigurés, des fournisseurs étranglés, des salariés exploités et sous-payés, du temps partiel subi en masse : voilà la grande distribution. Et c’est aussi contre cela que des personnes ont choisi de consommer différemment, et mieux.

    - Le bio est cher : prenez une liste de courses de grande surface et venez chez nous faire la même liste : c’est le coup de fusil assuré. Mais nous, épiciers bios, vous apprendront à consommer différemment : moins de produits transformés, de viande, de fromage, de plats cuisinés : Plus de légumes simples, de légumes secs, un petit effort en cuisine, moins de superflu, et votre note sera tout à fait convenable voire inférieure, puisque vous n’aurez pas, en outre, les « tentations » dans lesquelles les cerveaux mercatiques de la grande distribution ont prévu de fous faire tomber, sitôt leur porte franchie.

    - Les clients bio sont bobos et roulent en X5 : dans ma petite préfecture de province (30.000 habitants), il n’y en a quasiment pas ! mais des chômeurs, des petits artisans et commerçants, des retraités, les mamies qui passent en voisine pour une bricole, des professeurs, des ouvriers, des salariés, alors là oui ! Je ne pense sincèrement pas que le bio soit réservé à un catégorie plus favorisée pécuniairement qu’à une autre.

    Je crois sincèrement aux vertus du bio, qu’elles soient sociales, gourmandes ou thérapeutiques, et je suis persuadé que nombre de nos clients (je n’aime guère ce mot) aussi.

    Cordialement,

    • Goustetto
      Goustetto répond à chando
      retraité
      • Posté à 17h42 le 21/02/2009
      • Internaute 70913
        retraité

      300% d’accord avec vous ! Le bio c’est avant tout une qualité de la vie. Qualité des raports de l’homme avec son environnement, de la terre à l’autre ! Cela n’implique pas privation ou sacrifice mais redonner aux choses une vraie valeur.

    • Humain
      Humain répond à chando
      • Posté à 17h48 le 21/02/2009
      • Internaute 21387

      Entre une salade chère et une salade pas chère...

      Je n’hésite pas !

      Mais, je n’ai pas les moyens d’acheter cher... Même si c’est local ! !

      • ZonZon la MouChe
        ZonZon la MouChe répond à Humain
        ni dieu ni maître !
        • Posté à 17h53 le 21/02/2009
        • Internaute 53182
          ni dieu ni maître !

        Ha bin c’est tout comme moi : entre un con riche et un con pauvre je n’hésite pas (je ne prends ni l’un ni l’autre)

      • Brédala
        Brédala répond à Humain
        NB : dernières lignes dans " (...)
        • Posté à 20h27 le 21/02/2009
        • Internaute 63792
          NB : dernières lignes dans " (...)

        Salut !

        Soyons honnêtes, ici et maintenant, si nous pouvons choisir entre une salade verte chère ou pas chère !
        C’est plutôt une histoire de priorité !

        A moins bien-sûr d’être SDF, là evidemment pas question de choix ni de priorité...

        Mais pour TOUS les zôtres...c’est une question de priorité !
        Super-fringues, clopes, voitures, coiffeur, portable, bistrots...etc.

        Commençons par comprendre ce que nous voulons, ce que nous achetons.

        Le bio, c’est pas forcément plus cher !

        Une laitue produite sous serre en hiver = 1 L de fioul

        Préférons,
        une salade d’hiver type chicorée qui pousse dehors et qui n’est pas forcément plus chère...
        Et si elle est plus chère, achetons la plus chère ! C’est que les personnes qui interviennent lors de sa culture et de son acheminement son mieux rémunérées. Faisons honneur à cet état d’esprit !

        Au passage, j’ai entendu hier aux infos que les Chinois commençaient à cultiver les tomates...Vous verrez qu’on va bientôt pleurer les tomates andalouses... !

         
        • vermisseau
          vermisseau répond à Brédala
          étudiant ingénieur en (...)
          • Posté à 00h34 le 22/02/2009
          • Internaute 26276
            étudiant ingénieur en (...)

          le rapport 1 laitue sous serre = 1L de fioul m’a ramené à cet autre rapport hallucinant :
          aujourd’hui pour produire un litre de lait de vache il faut 4 mètres cubes d’eau (donc 4000L !). bio ou non d’ailleurs.

          • Brédala
            Brédala répond à vermisseau
            NB : dernières lignes dans " (...)
            • Posté à 21h00 le 22/02/2009
            • Internaute 63792
              NB : dernières lignes dans " (...)

            C’est dingue !

            En plus en ce moment le lait n’a plus le vent en poupe !
            Mais que faire de toutes ces pauvres Holstein, mises sur pattes uniquement pour produire des m3 de lait UHT pour in fine nous décalcifier avant l’heure (à c’qui paraît !) ?

            Affaire de mode sur fond scientifique haro sur le lait, bienvenu au lait de soja...qui commence déjà à battre de l’aile, trop riche en oestrogène, parait-il... !

            Enfin, tout dépend de c’qu’on lit et quand on le lit !

        2 autres commentaires
      • chapolin
        chapolin répond à Humain
        scoresdownload.com
        • Posté à 01h59 le 22/02/2009
        • Internaute 41320
          scoresdownload.com

        Tout dépend de quoi on parle et ce qui est vraiment chère : si l’on considère que la vie n’a pas de prix on n’hesitera pas à metre un peu plus chère dans une salade pour encourager le bio et statistiquement vivre mieux et plus longtemps.

        Et si l’on en fait une vérité politique, alors le bio finira par être moins cher que le non-bio.

         
        • DéCRoiSSaNTE de LuNe
          DéCRoiSSaNTE de LuNe répond à chapolin
          AnTi BLinG BLinG
          • Posté à 15h46 le 22/02/2009
          • Internaute 24753
            AnTi BLinG BLinG

          Si ne non bio n’était pas outrageusement subventionné alors tout le monde se rendrait compte qu’il serait bien plus cher que le bio !

          • vermisseau
            vermisseau répond à DéCRoiSSaNTE de LuNe
            étudiant ingénieur en (...)
            • Posté à 15h16 le 23/02/2009
            • Internaute 26276
              étudiant ingénieur en (...)

            vous êtes sûre de votre info là ? .. (pas moi)

        2 autres commentaires
      • sup à la demande du riverain 28.09.09
        • Posté à 18h27 le 22/02/2009
        • Internaute 57826

        Ma femme est revenue des courses ce matin d’un commerce proche (no pub)
        Quoi qu’elle m’a dit ? Elle n’a pas voulu prendre une salade parce qu’elle avait une sale tronche : prix de la salade =1.30€
        Elle s’est rabattue sur une salade ...en sachet toute prete
        Prix de cette salade=0,90€

         ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

         
        • Brédala
          Brédala répond à sup à la demande du riverain 28.09.09
          NB : dernières lignes dans " (...)
          • Posté à 20h38 le 22/02/2009
          • Internaute 63792
            NB : dernières lignes dans " (...)

          Ouais...J’ai remarqué ça aussi, ça craint...

          Bon, je pense que ramené au Kg, c’est plus cher qu’une salade verte non transformée, mais on n’achète pas les salades au Kg !

          Je me demande aussi c’qu’ils peuvent ajouter comme truc, pour avoir une salade sous-vide toute belle et toute croquante...pendant un certain temps du moins !
          Inutile de vouloir la manger en 2 fois, le lendemain elle est archi-cuite !

          C’est toujours avec des arguments pécuniaires qu’« ils » nous font acheter leur dernières inventions...après « ils » nous disent : « c’est la demande ! »

          • sup à la demande du riverain 28.09.09
            • Posté à 22h15 le 22/02/2009
            • Internaute 57826

            oui et les ogm ont pris une certaine place dans la nourriture de tous les jours...
            comme les tomates qui restent fermes longtemps...
            Il existe un grand nombre de varieté de tomates anciennes et on se retrouve avec deux ,trois especes dans les rayons...
            Je parie qu’ils sont en train d’etudier la meilleure façon de produire des oeufs carrés...pour la facilité de stockage...

        2 autres commentaires
    • sup. à la demande du riverain 24.09.09
      • Posté à 17h51 le 21/02/2009
      • Internaute 30981

      Vous êtes un sacré hypocrite ou un beau naïf !

      Je fréquente un magasin pur bio et je peux vous dire qu’ils font un max de buisness et que c’est juste la couleur du merchandising qui change ! (plus vert et brun mais y a quand même un max de pub tête de gondole etc)

      La plupart des produit sont ultra chers sauf les pâtes et quelques céréales en vrac. Je trouve les mêmes produits bio au marché U, la plupart sont moins chers (sauf les pâtes je comprends pas pourquoi...)

      En tout cas c’est du pipeau commerçant de dire venez chez nous c’est plus cher mais c’est mieux !

      • Melinster
        Melinster répond à sup. à la demande du riverain 24.09.09
        Pédant galvanisé
        • Posté à 17h54 le 21/02/2009
        • Internaute 61559
          Pédant galvanisé

        Exacte, le bio est très lucratif, et pourtant il n’est pas du tout vu comme tel par le consommateur. Surprenant ...

      • chando
        • Posté à 19h01 le 21/02/2009
        • Internaute 70919
          .

        Monsieur,

        Il faut croire que les magasins qui font un max de business, de la pub, et qui ont des produits ultra chers (sauf les pâtes, je vous expliquerai pourquoi), ne vous font pas peur puisque vous les fréquentez.

        Pourquoi ? sinon parce qu’effectivement, comme j’ai essayé de le montrer, ils sont mieux que le marché U. Plus compétents sur leurs rayons, plus spécialisés, croyants à ce qu’ils font. Du moins, je l’espère, sinon il s’agit là de masochisme !

        J’ai essayé de montrer justement qu’il fallait limiter au maximum ses achats de produits « ultra-chers » et aller vers des produits plus simples et moins transformés (les pâtes, en effet, font partie de cette sorte de produits. Ils n’intéressent pas le marché U car ils représentent un fort volume pour un tout petit CA, et beaucoup de manutention, mise en rayon, donc on « sale » le prix, les céréales en vrac idem).

        Croyez bien qu’une personne qui vient chez nous pour prendre un paquet de pâtes, c’est déjà une petite victoire que nous remportons sur la grande distribution.

        Je ne vois pas là où peut se nicher l’hypocrisie. Pour la naïveté, ce n’est pas impossible. Les grands de ce monde, qui ne sont pas naïfs, eux, vont aller sur des affaires bien plus juteuses que l’épicerie bio. La finance par exemple...C’est vrai que cela rapporte bien, que c’est très moral, que cela procure du bonheur au monde entier, que tout est permis sans risques, etc.

        Bien cordialement,

      • ljos
        ljos répond à sup. à la demande du riverain 24.09.09
        photographe / géologue
        • Posté à 21h06 le 21/02/2009
        • Internaute 32902
          photographe / géologue

        je ne sais pas quel magasin vous fréquentez ... mais autour de chez moi, il y a 3 magasins bio. L’un d’entre eux est effectivement assez cher ...

        les 2 autres, c’est Satoriz et BioCoop ... j’ai fait le tour de ses 2 magasins et comparé avec le bio carrefour. Pour la quasi-totalité des produits de base (pâtes, riz, huile, chocolat, café, yahourt .... ), les produits BioCoop et certains de satoriz étaient moins chers que les produits bio carrouf’ ... le seul où carrouf’ est moins cher c’était la farine. Mais perso, comme je fais mon pain, je préfère être sûr de la provenance, le goût au final n’en est que meilleur. Et puis, il y a plein de produits qui sont introuvables en supermarché, farine de seigle, d’épautre, lentilles corails (excellente source de protéine), le quinoa, le boulgour, de nombreuses cucurbitacés, des légumes anciens, etc ..

        Donc les magasins bio plus cher ? vous rigolez ? ... j’ai simplement renoncé à manger de la viande bio et des fromages bio car là effectivement les tarifs explosent. MAIS, ces magasins font régulièrement des promos, je passe souvent le samedi voir s’il n’y a pas de la viande à 50% (car DLC le dimanche) ... .et je prends, je congèle.

        Ensuite, comme déjà écrit, le bio c’est surtout changer son alimentation ... depuis 3 ans, je n’achète plus de produits transformés. Je fais mon pain, mes pizzas, mes petits gâteaux, je cuisine tout, j’ai même commencé à faire mes pâtes (avec de la farine bio des Alpes .... locale donc) ... au niveau fruit et légumes, j’achète un peu moins bio car pas tout le temps facile d’avoir la provenance (et malgré la « raison » ces magasins vendent quand même des courgettes et tomates en hiver ... la demande des clients qui n’ont pas tout compris). Par contre je prends tous ces produits en coopérative près de Chambéry, production locale (le champ à côté du magasin en gros), produits extra frais, excellent ... vraiment pas chers. Un ex : je me nourris en pomme bio déclassée tout l’hiver. Je les paye 0.90€ le kg ! qui dit mieux ? et elles sont super bonnes ...

        Au final, je passe carrément moins de temps dans les magasins, plus de temps dans ma cuisine, je fais moins de trajets, je ne suis quasiment plus du tout malade et mon budget bouffe a .... DIMINUE !
        Un pain home made me coûte 1.5€ le kg ... bio, complet, au levain ... en supermarché vous trouverez de la merde à 3€ le kg ...
        Une pizza doit me coûter 2-3€ ....
        Des petits gâteaux genre cookies, sablés me coûtent moins de 2€ le kg (contre 10-15€ en supermarché ! !) et ils sont incomparables au goût !

        Même ma chienne mange des croquettes bio, elles sont moins chers que les croquettes type Eukanouba ou Purina One ... si je prends des Royal Canin moins cher que le bio, ma chienne devient hystérique de la bouffe et elle en mange plus car elles sont bourrées de produits qui les rendent dépendant (comme le mac do ...).

        etc etc .... le bio ? c’est surtout un changement global de comportement.

    • gévaudanais
      gévaudanais répond à chando
      La LOZERE doit être à GAUCHE le (...)
      • Posté à 18h49 le 21/02/2009
      • Internaute 29935
        La LOZERE doit être à GAUCHE le (...)

      Bonjour,
      Pour continuer votre post, on peut trés bien également passer au bio sans pour autant passer d’un extrême à l’autre. Personellement, je vais souvent au supermarché du coin, mais au travers du bio, on se met à découvrir d’autres manières de se nourrir en faisant soi-même son pain (à la main, pas en machine !), en découvrant quelques légumes, en papotant avec le marchand on redécouvre le service de proximité, on fait soi-même ses yaourts, et caetera...
      On s’aperçoit que le bio vous fait découvrir un autre rapport à la nourriture, avec le plaisir de l’avoir fait de ses mains.

  • Melinster
    Melinster
    Pédant galvanisé
    • Posté à 20h38 le 21/02/2009
    • Internaute 61559
      Pédant galvanisé

    « les lobbies de la chimie sont bien plus présents et actifs en France qu’ailleurs, ils savent convaincre, via la FNSEA, les agriculteurs de la nécessité d’utiliser engrais et pesticides. »

    Je ne suis pas du tout d’accord. L’impact de la FNSEA sur les pratiques agricoles est systématiquement surévalué par les médias, tous plus friands de politique que de réalisme. Quant aux « lobbies » (mot à la mode) que l’on retrouvent dans toutes les discutions et à toutes les sauces, là aussi faut arrêter. Certe, la « pression publicitaire » des grands groupes phyto-pharmaceutiques est très forte, et donc influente, mais ca s’arrête là (pour les agriculteurs). Vous pensez vraiment que la pression des « lobbies » est moins forte en Allemagne qu’en France ? Allemagne qui possède tout de même des groupes leaders ... au hasard BASF.
    Il ne faut pas prendre les agriculteurs pour des imbéciles, j’en ai connus pas mal qui se sont convertis au bio, leurs PB n’avaient rien à voir avec cette filière (que ce soit directement ou indirectement).

    « la conversion vers l’agriculture biologique est lourde : elle nécessite un investissement en temps et argent, une prise de risque qui n’est pas assez soutenue estiment certains. »

    Exactement. Pas facile. L’investissement d’argent est une chose, l’investissement de temps ... est considérable.
    En outre, les cahiers des charges Francais concernant l’agriculture biologique sont plus strictes que le cahier des charges Européen pour pas mal de domaines. Ainsi, un poulet bio Français sera plus facilement bio qu’un poulet bio Espagnol ou Tchèque. Ceci explique, à mon avis, une petite partie de l’écart.
    Autre explication peut etre : le nombre de labels et normes en France (AB, AOC, label rouge etc ...). Ils peuvent protéger un terroir, un savoir faire, ou répondre à certaines normes de qualité dans la production ou la transformation. Tous ces labels marchent en France depuis pas mal d’année et ont bonne réputation dans l’esprit des consommateurs. Il est parfois plus rentable pour l’agriculteur de se plier aux contraintes de quelques labels plutôt que de celui « AB », pour un résultat parfois très proche (en effet, beaucoup de produits ne possèdent pas le label « AB » mais sont pourtant parfaitement bio ou presque, mais il serrait trop couteux de se plier aux normes éxactes, ou trop long de s’engager dans une vraie exploitation biologique). Donc beaucoup de produits « presques bio » en France, et encore une fois, les normes restent des normes.
    Enfin, la France est un Pays très rural. Le label « AB » marche bien dans les villes pour nos citadins ignares (pardonnez l’expression mais c’est pourtant vrai). A la campagne on sait plus ou moins à qui l’on achète, et on sait qu’il n’y a pas besoin d’acheter un produit AB pour avoir un produit sain. La demande pour ces produits en particulier est donc moins forte. Evidemment, on se fait aussi parfois avoir sur certains marchés... tout n’est pas rose.

    « un problème culturel : la France, vieille nation paysanne, aurait-elle du mal à s’adapter ? Qu’en pensez vous ? »

    Oui, probablement. Tout comme nos politiciens ont bien du mal à s’adapter à la culture paysanne et rurale, et imposent donc tout, et surtout n’importe quoi ... à méditer ;)

  • Bodicae
    Bodicae
    prof en Guyane
    • Posté à 18h07 le 21/02/2009
    • Internaute 66980
      prof en Guyane

    « La France doit importer une grande partie des produits bio qu’elle consomme »
    Je veux bien consommer des produits bio (d’ailleurs c’est ce que j’essaie de faire le plus possible) mais je suis aussi soucieuse de l’environnement... et si la France doit importer des produits bio, la, je ne suis pas d’accord ! L’importation a un cout environnemental qu’il ne faut pas negliger !
    Je prefere acheter bio a des petits agriculteurs du coin ou j’habite !
    Le bio c’est bien, c’est a la mode (et tant mieux dans un sens) mais apres, il ne faut pas ameliorer le systeme dans un seul sens !
    Alors vive le bio pres de chez vous ! ! !

  • jaite
    • Posté à 18h40 le 21/02/2009
    • Internaute 32507

    Tout le monde se gargarise de bio discours. Les objectifs du grenelle de l environnement annonce meme 20% des surfaces en bio dans 11 ans.Pourtant les faits sont la. Le Producteurs bio representent 2% des agriculteurs, la part des financements publics du budjet agricole fléché sur cette filliére ne represente meme pas 0,5% du budjet agricole(etat europe) qui s éléve a 13 milliard d euro / ans pour la france. Comment atteindre 20 % de production avec un effort d investissement dans le secteur concerné 0,5%. (le meilleur manager du monde n y arrivera pas).Le discours actuelle est complétement demagogique. La puissance des lobbys agrochimique est considérable. En untilisant correctement l argent des contribuable, les produits de l agriculture biologique pourrais etre accessible meme aux foyers modeste .
    Les chiffres que j annonce sont vérifiables.

    Par ailleurs
    . Le passage d’une ferme en Bio n est pas une mince affaire lorsque l on travaille en agriculture chimique. Il faut changer de logique dans son travail, revoir le fonctionnement de sa ferme dans son ensemble. Quand on est confronté a un probléme une maladie par exemple, la réponse n est pas un produit. Il faut trouver la cause et corriger preventivement. Bref une vrai revolution mentale, ou une révolution culturelle dans sa façon d apréhender le métier d agriculteur.

    • Melinster
      Melinster répond à jaite
      Pédant galvanisé
      • Posté à 19h02 le 21/02/2009
      • Internaute 61559
        Pédant galvanisé

      C’est vrai qu’il est a mon avis plus facile de s’adapter au bio pour les pays dont l’agriculture était encore en développement ces dernières année (Italie et Espagne ?), que pour un pays agricole très développé comme la France, où il faut revoir tout le système pour s’adapter a un nouveau type d’agriculture.

      • charlotte cordier
        • Posté à 20h35 le 21/02/2009
        • Internaute 14287

        je ne suis pas persuadée de la réalité des cultures bio de l’ Espagne et de l’ Italie , qui sont des pays ou la magouille est monnaie courante
        et quand on conait un peu ces pays ( plutot l’ Espagne , pour ma, part ) Je me demande ou sont ces cultures bio
        ,voyez les rapports de greenpeace sur le sujet .
        Evitez les productions de ces pays , qui d’ ailleurs n’ ont pas vraiment de label.

  • Hebka
    • Posté à 18h44 le 21/02/2009
    • Internaute 70936

    je vis depuis 2ans a la campagne avec ma compagne et mon chat. Nous vivions avec moins de 1500€ par mois et pourtant nous mangeons a 90% bio. (surtout les fruits et légumes)

    un petit jardin dehors pour l’été, une petite boutique bio uniquement pour les légumes (les autres produits effectivement sont vraiment cher).
    le supermarché en appoint.

    quelques fermes aux alentours pour le fromage et les œufs, et voila.

    pourtant nous n’avons pas exploser notre budget, loin de la.
    Prendre conscience de l’importance de notre alimentation nous à amener a mieux réfléchir sur notre façon de consommer (même si je n’aime pas se mot). On achete moins (jamais de plat cuisiné), on cuisine beaucoup, on ne laisse plus pourrir les légumes.
    résultat je dirais même qu’on y gagne financièrement.

    effectivement cela prend plus de temps. Mais je préfère passer du temps a cuisiner et a jardiner plutôt qu’a travailler plus pour gagner un peu plus d’argent pour m’acheter des plat tout près...faute de temps !

    je rajouterai pour ceux qui disent qu’une courgette ou une salade coute moins cher en grande surface de comparer la masse sèche de ce legume avec une version bio.
    au final le prix est quasiment le même car les belles grosses courgette pleine de pesticide sont en fait gorgée de flotte (et n’ont pas beaucoup de gout)

    Hebka.

  • Hebka
    • Posté à 18h46 le 21/02/2009
    • Internaute 70936

    du bio a profusion dans les grandes surfaces ? a quel prix...

    article du canard enchainé du 21/01/09

    LES Français réclament du bio. On va leur en donner, mais ce ne sera pas forcément celui auquel ils pen­sent. Chaque année, la demande grimpe de 10%. Le pépin, c’est que, derrière, ça ne suit pas avec 2 % des surfaces cultivées chez nous (contre 5% en Autriche, par exemple), on est obligé d’importer la moitié du bio qu’on ingurgite. Heu­reusement, l’Europe veille au grain. Elle a pondu, en juillet 2007, un nou­veau règlement qui vient d’entrer en vigueur ce mois-ci. Désormais, les mêmes règles s’appliquent dans tous les pays. Résultat : en France où l’on avait le haut du panier, on va pou­voir s’offrir du bio allégé. Prenez les cochons, les vaches et les volailles : il fallait produire à la ferme 50 % de ce qu’on leur mettait dans la gamelle. Désormais, on pourra se contenter de 10%. Avant, quand un agricul­teur se convertissait au bio, il devait au bout de huit ans, ne plus faire que du bio. Dorénavant, il aura le droit de vendre ses légumes bio tout en en produisant à côté du poulet en batterie. Mieux, on pourra éle­ver du cochon bio sur caillebotis. Vous savez ces dalles en ciment avec la fosse à lisier en dessous à la place de la paille. A condition que cela ne dépasse pas 50 % . de la porcherie. Autre joyeuseté jusqu’à présent le cochon bio, c’était 182 jours minimum avant de l’amener à l’abattoir, désormais, c’est quand on veut. Pour le poulet on passe de 80 à 70 jours (c’est toujours mieux que la volaille en batterie à 45 jours). Côté boîte à pharmacie, ça vaut aussi le détour. Avant, pour les poulets de chair et les poules pondeuses, c’était zéro antibiotique et 1 traitement anti-parasitaire. Maintenant, ce sera 1 antibio et no limit pour les antiparasi­taires. Chez les ovins, on rajoute 1 antibio (ce qui fait 3) et autant d’an­tiparasitaires qu’on veut. L’éleveur de porcs reste à 1 antibio, mais a également carte blanche pour les antiparasitaires. Quant à la vache laitière, ça lui fait 3 antibios au lieu de 2. Enfin, pour les OGM, persona non grata dans le bio, on pourra dé­sormais en trouver trace jusqu’à 0,9 % !

    A croire que Bruxelles veut nous rendre verts de rage !

  • chapolin
    chapolin
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    • Posté à 18h53 le 21/02/2009
    • Internaute 41320
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    Les lobbies de la chimie sont des grosses pu... si j’osais m’exprimer ainsi.

    Je vous donne quelques exemples :

    *J’ai toujours eu des chats et donc utilisé des produits antipuces. Il y a quelques temps je regarde sur internet si il n’y aurait pas une solution bio. Je découvre une formule à base d’eau distillée+vinaigre de pomme+huiles essentielles de menthe, eucalyptus et lavande. Résultat non seulement depuis environs 2 ans je n’ai utilisé aucun antipuce chimique mais en plus ma chatte qui courre tous les jours dehors n’a plus aucune puce.

    *Fréquentant une salle de sport de manière intensive et les douches de ses vestières j’avais depuis des années l’habitude de ramenner des champignons entre mes orteils dits « pieds d’athlète ». Pareil je regarde sur internet et applique l’utilisation en petit tamponnements de vinaigre de cidre. Le résultat ? éfficacité 100% et plus jamais embêtté.

    *Depuis plus de 15 ans je finissais par être complexé par des boutons d’acnée dans le dos. Des gros avec le bout blanc qui explose juteseument quand ils sont murs. Vraiment c’était pénible et seul fonctionnait un traitement lourd donné par un dermato. Mais sans cesse les boutons revenaient, inlassablement et je devais les tamponner avec un produit chimique pour qu’ils disparaissent. L’ail étant un antiseptique j’ai eu l’idée d’en metre une petite quantité systématiquement pour voir et ... depuis environ 2 ans je n’ai plus aucun bouton d’acnée dans le dos.

    *Les lobbies de la viande ? je ne veux plus manger de cette viande de camp de la mort en masse pour animeaux gavés d’antibiotiques. Je fais une petite recherche et découvre tres vite qu’Einstein disait que le régime végétarien est le meilleur au monde. J’approfondie et découvre que les protéines des céréales mélangées à celle des légumineuses suffisent à reconstituer des protéines complètes aussi éfficasses que celles de la viande ... que certains végéteaux arrivent a contenir encore plus de protéines que la viande ... j’hallucinais ! pourquoi malgré un bac de biologie obtenu avec une mention + 1 ans d’études de médecine et encore 1 an d’études de biologie m’avait-on caché de telles informations ?

    *Depuis des années je constatais que mon entourage était relativement épargné par le cancer et en moins d’un an : 3 amis intimes font un cancer. C 40 ans cancer du sein, A 70 ans cancer du sein, J 40 ans leucémie, I 45 ans leucémie. Cà fait un paquet pour un entourage directe je trouve ! !
    Dans mon entourage indirect, plus le temps passe et plus j’entend parler de ces cancers. Je pense qu’on est en face d’une véritable épidémie due à l’utilisation forcenée de la chimie et des médicaments.

    • Melinster
      Melinster répond à chapolin
      Pédant galvanisé
      • Posté à 19h35 le 21/02/2009
      • Internaute 61559
        Pédant galvanisé

      Comme j’aime me faire détester, et puisque nous sommes déjà hors sujet, je me lance :

      - J’aime beaucoup votre recette anti-puces, et si j’avais eu ces huiles essentielles sous la main j’aurais testé sur mon chat. Mais ce n’est pas le cas. les huiles essentielles que vous mentionnez (notamment menthe et eucalyptus) sont déja utilisés dans beaucoup de produits pour repousser les puces, donc rien de nouveau, nos gros chimistes en font de même. A ne pas confondre avec les produits qui tuent les puces (ce que ne font pas les huiles essentielles) parfois, malheureusement, indispensable (la majorité des puces ne sont pas présentes sur le chat, mais dans son/notre environnement). ce qui serait donc interressant, c’est donc de comparer le prix.

      - j’ai le même PB que vous, testé toute sorte de remèdes de grand mère, tout comme des produits et pommades. Rien n’y a fait. Pas même le vinaigre. A ce stade je pense me couper un pied, ce qui serait assurément la solution la plus bio.

      - La salive est également un antiseptique (et tant d’autres choses). L’ail est surtout utilisé pour l’estomac. Cependant, je pense qu’utiliser de l’ail à la place de notre bon vieil alcool coûte plus cher, et est bien moins écologique. l’ail se conserve mal par ailleurs, et quelles quantités en faut’il pour la même utilisation qu’un flacon d’alcool ? par ailleurs, l’acné n’est pas éternel, si elle a disparut... c’est normal. L’ail ne possède pas de propriétés dermatologiques particulières pour autant.

      - Il semble que votre information sur les protéines soient incomplètes. cependant, libre a vous de suivre un régime végétarien. Au passage, Einstein, qui s’est aussi beaucoup trompé et a parfois réfuté ses propres théories, n’était ni biologiste, ni nutritionniste. Je pense qu’il était beaucoup plus à l’aise en physique ... faut pas tout mélanger non ? Des tas de gens conseillent le régime végétarien et ne sont pas Einstein, des tas de gens ne le conseillent pas ... et en sont pas Einstein non plus.
      Je ne vois pas ce que viennent faire vos 1 ans de biologie ou de médecine là dedan, cela n’a rien a voir. Ces domaines sont beaucoup trop vastes pour aborder ce genre de sujet en 1ere année (très générale), d’où la spécialisation des filières (et il en existe concernant la nutrition). Si vous vouliez en faire avant le bac, il fallait choisir un bac en Agronomie par exemple, vous auriez abordé ce genre de sujet en première. Vous croyez qu’on veut juste vous cacher la « vérité » ? Vous vous sentez capable d’assimiler toutes les « vérités » biologiques en 1 an ? vaste programme ... pour ma part, je préfère toujours un bon steack, mais juste parce que c’est bon ! Parler comme cela des lobbies de la viande m’a fait bien rire, je dois être sacrément sous influence.

      - Certaines facultés abordent une thématique Cancer en 1ere année de licence biologie (pas toutes malheureusement). Si vous aviez eu cette chance, vous auriez compris pourquoi le cancer touche autant votre entourage. Les éléments sont nombreux, on ne va pas en débattre ici. notre mode de vie et tous ces produits en sont, en partie, la cause. Juste en partie. Ces choses là ont également permis d’élever considérablement notre espérance de vie. Une plus grande espérance de vie ... c’est aussi la cause de nos cancer. Partir de l’idée que nous pouvons ne pas mourir est totalement idiot. Le cancer ou les maladies auto-immunes arrivent tôt ou tard, c’est ainsi que le corps humain est fait. Le nombre de cancer augmente également a mesure que le taux de guérison augmente, pour cette même raison que je viens de citer.
      En outre, si l’utilisation quotidienne de pas mal de produits augmentent le risque de cancer, la surutilisation délibéré de tabac, alcool, médicament et antibiotiques, produits d’entretien (pour les maniaques) et j’en passe reste acte volontaire, que je sache. Bref, le sujet est vaste et complexe, mais il est clair qu’il y a des choses a faire dans ce domaine.

      • chapolin
        chapolin répond à Melinster
        scoresdownload.com
        • Posté à 02h38 le 22/02/2009
        • Internaute 41320
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        Une petite précision : l’ail je ne l’ai pas appliqué sur les boutons mais je le mange, désolé d’avoir omi cette précision. En effet là il n’y a aucune preuve mais j’ai trouvé très frappant après des années avec ces maudits boutons qu’ils disparaissent pile poil avec cette nouvelle habitude alimentaire.

        Pour Einstein vous oubliez que ce génie immense et qui ne se trompait pas comme vous dites, fréquentait sans nul doute des biologistes et autres scientifiques à la hauteur de son niveau universel ... et pour ce qui est de la contenance des protéines complètes en 8 acides aminés essentiels çà ne devait de toute façon lui poser aucun problème.

        En outre entre deux personnes non spécialistes en la matière, entre Einstein et vous par exemple je ferais confiance à Einstein sans aucune hesitation.

    • vermisseau
      vermisseau répond à chapolin
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 00h35 le 22/02/2009
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      je vais essayer l’anti puces pour mon chat ; -)

      • chapolin
        chapolin répond à vermisseau
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        • Posté à 02h42 le 22/02/2009
        • Internaute 41320
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        Alors donc voilà la formule : dans un vaporisateur d’un demi-litre vous mettez une bonne cuillère à soupe de vinaigre de pommes ou de cidre. Puis entre 10 et 15 gouttes à chaque fois d’huiles essentielles de lavande, menthe et eucalyptus. Vous pouvez varier légèrement à chaque fois pour obtenir une senteur qui vous plaira suivant justement les variations. Vous mélangez bien et ensuite, en évitant les yeux du chat vous vaporisez partout sur le pelage de telle façon qu’il soit humide mais pas trop et enfin vous massez pour que çà pénètre bien partout jusque sur la peau. Attention aux coup de griffe surtout au début ou le chat n’est pas habitué, mais après quelques séances ma chatte se prette très tranquillement au traitement. N’hésitez pas non plus à vaporiser du mélange partout ou le chat va dans la maison et même sur les fenetres et pas de porte. Je traite suivant les périodes entre 1 fois par semaine à 1 fois par mois. Le traitement à la semaine en été peut être tout leger leger, juste quelques pshiits pour entretenir la repulsion et ... le doux parfum.

        Le mélange obtenu ne tue pas les puces mais les repousse car elles le déteste. Donc si votre chat est trop infesté commencez par le laver simplement avec un bon shampouinage pour tuer les puces et l’en débarasser de manière bien plus radicale que n’importe quel antipuce chimique et dont certains ont la réputation d’être cancérigène ... mais qui de toute façon finissent par être inéfficaces car les puces s’adaptent. Si la maison est infestée peut-être qu’un produit chimique unique pour traiter l’habitation, comme une bombe qu’on peut trouver en pharmacie, sera la solution de départ. Mais ensuite le mélange à base d’huiles essentielles et un bain très rarement sont suffisant. Les 3 flacons et la bouteille de vinaigre, donc en tout environ 17 euros devraient durer au moins 4 ou 5 ans ...

         
        • vermisseau
          vermisseau répond à chapolin
          étudiant ingénieur en (...)
          • Posté à 11h07 le 22/02/2009
          • Internaute 26276
            étudiant ingénieur en (...)

          ok merci pour les conseils
          si vous en avez d’autres je suis preneur : -)

          • DéCRoiSSaNTE de LuNe
            DéCRoiSSaNTE de LuNe répond à vermisseau
            AnTi BLinG BLinG
            • Posté à 15h59 le 22/02/2009
            • Internaute 24753
              AnTi BLinG BLinG

            Testé avec efficacité totale sur mon chaton plein de puces :

            Quelques gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse !

            On frotte un peu partout et hop ... terminé les puces ! : -)

            Mais Vermisseau, y a un truc que je ne pige pas... vous vantez la chimie pour les humains et vous cherchez une alternative NATURELLE & SANS RISQUE pour la santé de votre chat ? ? ..... : -)

            • vermisseau
              vermisseau répond à DéCRoiSSaNTE de LuNe
              étudiant ingénieur en (...)
              • Posté à 15h21 le 23/02/2009
              • Internaute 26276
                étudiant ingénieur en (...)

              je ne vante pas la chimie mais elle est nécessaire
              sinon si je peux virer les puces de mon chat avec du pamplemousse je trouve ça bien plus rigolo que de prendre un collier anti puce qui le gratte peut être autant que les puces :)

              • chapolin
                chapolin répond à vermisseau
                scoresdownload.com
                • Posté à 19h57 le 24/02/2009
                • Internaute 41320
                  scoresdownload.com

                Comme çà à brule pour poing je ne vois pas d’autre recette à vous indiquer, ah si, très sujet aux angines depuis toujours, je soupoudre systèmatiquement quelques brins de thyms dans ma nourriture depuis quelques années et je n’ai plus eu d’angine depuis au moins 8 ou 9 ans ou je ne m’en souviens plus ... celà dit c’est surtout un état d’esprit, quand on commence à penser comme çà on découvre un autre monde fait d’une intelligence toute délicate.

                Je vous conseille ce livre par exemple : Lien

                Ou bien ce site qui est une mine d’or : Lien (jettez un oeil sur les régimes alimentaires ou sur une plante comme le millepertuis).

        4 autres commentaires
  • laury68
    laury68
    Retraité
    • Posté à 19h32 le 21/02/2009
    • Internaute 50402
      Retraité

    Bonsoir oui bien sur nous somme en retard mais dite moi plutôt sur quoi
    et sur qui nous somme en avance ?
    Avec un président hiper-Américain et leurs copains Monsantos
    nous ne pouvons pas être en avance sur l’intoxication oui peu-être ! !

  • benprod
    benprod
    Sage-femme breton
    • Posté à 19h59 le 21/02/2009
    • Internaute 40787
      Sage-femme breton

    Il faudrait que je retrouve l’article, mais le Canard Enchaïné en parlait il y a quelques temps (en s’émerveillant d’une telle incroyable nouvelle) :

    Le CNRS publiait en novembre ou décembre je ne sais plus, un rapport sur le bio. Dans l’idée, le bio c’est vraiment mieux pour la santé du consomateur, pour la santé de la terre, pour la rentabilité du producteur (si on exclut le début et le lancement). Mais ce qui était encore plus fou, c’est que ce même rapport portait la faute à notre « retard » (le mot est faible) aux pouvoirs publics, qui avaient délaissé cette voie pour une agriculture « irraisonnée »

    Comme quoi tout arrive... Etonnant, non ?

    • Melinster
      Melinster répond à benprod
      Pédant galvanisé
      • Posté à 20h32 le 21/02/2009
      • Internaute 61559
        Pédant galvanisé

      Le bio à aussi pas mal d’éléments contre lui (mais c’est un tout autre débat) car la nature n’est pas « gentille ». Il est surtout une mode, la notion d’aliment bio n’existerait même pas si l’agriculture était correctement raisonnée. Mais dans le contexte actuel, avec une agriculture intensive, il est une bonne chose.

      C’est bien ce que vous dites, parce que il faut aussi que les gens prennent conscience que tout n’est pas forcément rose dans l’agriculture biologique (sans prétendre que ce n’est pas bien), que les choses sont plutôt complexes (économiquement), et que l’état est à la ramasse avec systématiquement quelques années de retard (un peu comme pour les lois relatives a internet).

      Si vous retrouvez l’article, s’il vous plait, ne manquez pas de le faire passer ...

  • charlotte cordier
    • Posté à 20h31 le 21/02/2009
    • Internaute 14287

    n’ oubliez pas , que les ecoles d’ ingenieurs agronomes sont financées en grande partie , par la chimie et les semenciers

    C’ est tres difficile pour ces jeunes de travailler dans une production biologique , et j’ en connais qui ont carrément du abandonner , car en désacord profond avec ce qui leur est enseigné

    de plus , pour ceux qui veulent s’ installer , c’ est le parcours du combatant
    peu de terres disponibles , et souvent achetées par d’ autres cultivateurs déjà en place et qui veulent s’ agrandir

    nous avons participé à l’ installation d’ un jeune dans la région de Bordeaux , en lançant une souscription , pour acheter 9 hectares , donnés en gérance à un jeune agriculteur , qui va travailler en bio

    il a mis plusieurs années à concrétiser son projet , terres difficiles à trouver et couts élevés pour qui n’ est pas né avec une cuillère en argent .

    Lancer des souscriptions , pour acheter des terres est aussi une façon de faire comprendre à l’ état , que nous souhaitons une autre agriculture , que cette agriculture productive , qui nous empoisonne lentement

    • vermisseau
      vermisseau répond à charlotte cordier
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 15h23 le 23/02/2009
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      pour ma part l’an prochain j’enviseage une école d’agronomie et je n’ai absolument pas envie de favoriser le bio
      par ailleurs je n’ai jamais entendu parler de ces lobby, que l’on retrouve partout à en entendre certains...

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