Affaire Boulin : une association pour faire la vérité sur une mort
Affaire Boulin, suite et blog. Un an après en avoir lancé l’idée au cours d’une réunion publique à Libourne, Fabienne Boulin-Burgeat lance une association et un blog pour soutenir son combat judiciaire. La fille de Robert Boulin veut savoir pourquoi et comment son père, ministre du Travail, a été assassiné en 1979.
Novembre 2007 : dans la salle des fêtes de Libourne, berceau des Boulin, toute la famille s’était retrouvée pour annoncer la création d’une association. A l’époque, la fille de Robert Boulin cherche à mobiliser, deux semaines après avoir essuyé du procureur général de Paris un refus de réouverture du dossier. (Voir la vidéo)
Un procès perdu (contre Valéry Giscard d’Estaing, l’auteur qui dans ses mémoires a « oublié » des propos peu amènes contre Colette Boulin) et un changement d’avocat plus tard, la famille repart au combat. En créant l’association Robert Boulin – Pour la vérité :
« Près de trente ans après les faits, la justice n’a toujours pas encore établi qui a tué Robert Boulin ni comment.
Cette association Loi de 1901, déposée à la Préfecture de Police de Paris, a pour objet d’apporter son soutien au combat de Fabienne Boulin-Burgeat, pour établir la vérité sur les circonstances de la mort de son père, Robert Boulin, dont il est aujourd’hui démontré qu’il ne s’est pas suicidé.
L’association milite en faveur d’un réexamen du dossier par un magistrat instructeur afin de faire, enfin, toute la lumière sur cette affaire.
Trop de questions restent en suspens, auxquelles la justice française ne peut opposer une simple fin de non recevoir. »
Pour accompagner cette initiative, Fabienne Boulin-Burgeat compte désormais sur un blog et la force virale des internautes.
Article suivi : Affaire Boulin : la famille prend l’opinion à témoin
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syndicaliste
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Affaire Boulin
Je vivais à cette époque à Bordeaux et Libourne et j’ai croisé en ces temps bon nombre de personnes qui appartenaient à ce moment là au SAC.
En restant sérieux et sans vouloir extrapoler des bêtises on peut constater les faits suivants :
1/ la photo du visage de la dépouille de Boulin est publiée sur internet et manifestement avec tous les coups qu’a pris ce visage Boulin n’a pas pu se « suicider ».
2/ A l’époque le SAC (Société d’Astion Civique) de Boulin ne s’entendait pas avec le SAC de Chaban Delmas et il y avait parfois des règlements de compte
pas seulement au moment de coller les affiches. Il ne faut pas oublier que le SAC avait été créé par De Gaulle et ses courtisans comme Pasqua qui en a été le patron, c’est dire l’appui que ces truands avaient à l’époque.
3/ Boulin, pourtant ministe du travail, était mêlé à de nombreuses « affaires ». On peut en déduire qu’il était très difficile de chercher une personne qui lui en voulait alors qu’il y en avait pas mal. L’enquête et l’instruction n’ont probablement pas voulu « classer l’affaire » mais ont eu fort probablement du mal à s’y retrouver.
4/ A l’époque, bon nombre de proxénètes et proxénètes hôteliers appartenaient au SAC pour avoir « pignon sur rue » avec leur maison close ou pour que leurs filles au trottoir ou dans les bars ne soient pas inquiétées. Certains comme Colonna (le parain à Bordeaux) possédait une demi douzaine d’établissements « montants » à Bordeaux dont un dans l’avenue face à la gare SNCF qui est aujourd’hui une église évangeliste ou autre. Bon nombre de ces proxénètes étaient des gens potentiellement dangereux et bon nombe pendant cette période ou après sont passés à l’acte...
(affaire du « Beau Serge » qui tenait au vu et au su de tout le monde, en toute impunité, un bistrot rue judaique alors qu’il était soi disant recherché par toutes les polices d’Europe, il a été « couvert » pendant des années jusqu’à ce qu’on lui reproche l’assassinat du commissaire Galibert de l’OAS.... après la police n’a plus voulu « couvrir ».... on en a même fait un film ! ! !
Depuis ça c’est quand même un peu calmé.
Rappelons qu’à cette époque il fallait aller parfois trouver un de ces truands si l’on voulait se faire sauter un PV de stationnement ou autre.
5/ A l’époque le commissaire principal à Bordeaux estimait « qu’il n’y avait pas de police sans indicateurs ». Or pour être indicateur un individu non seulement doit avoir de quoi renseigner (être dans le milieu) mais aussi doit avoir intéret à renseigner (car il risque sa vie). De ce fait bon nombre de proxénètes n’étaient à l’époque pas poursuivis s’ils donnaient des renseignements à la police de temps en temps. En laissant ces délinquants évoluer pendant des années sans travailler la police s’était probablement fabriqué ses criminels. Toute cette faune de marginaux était réellement dangereuse. Rappelons le cas de Vignal, l’ancien goal de l’équipe de France de foot qui avait été proxénète pendant des années au Poteau (Captieux Landes) : un village entier de prostituion près de la base américaine alors que les américains n’y étaient plus, Vignal exerçait au vu et au su de tout le monde, et passait ces après midi à la pétanque à Mont de Marsan ou Dax jusqu’au jour où il est allé braquer, il s’en est pris pour 6 ans et après il apprenait le foot aux tolards à Toulouse. Beaucoup habitaient dans les grandes villes mais quand ils étaient interdits dans ces grandes villes dont Bordeaux, on les croisait à Libourne - ville plus petite (30 000 habitants).
Il y avait donc à Libourne à l’époque une faune avec maisons closes comme dans une grande ville, (un à l’époque sur les allées pas loin du lycée), certains bars avaient une clientèle essentiellement composée par des gens du milieu et avait parfois une autorisation d’ouverture toute la nuit (exemple le bar restaurant près du pont direction Bordeaux en pleine ville) ces autorisations n’étaient pas données aux autres - c’est dire la situation. très très particulière qui ressemblait fort à celle de Sicile.
6° Un peu avant la mort de Boulin, la presse voyait déjà ce dernier comme premier ministre. Cela devait en gêner certains..... Cherchons peut être qui était gêné par la probable nomination de Boulin comme premier ministre.. c’est peut être une piste...
Qui a été avantagé par la mort de Boulin ? ? ? ?
A qui a-t-il laissé la place ? ? ?
Le crime a profité à qui ? ? ? ?
Je n’en sais pas plus mais il y a probablement dans les anciens du SAC des personnes qui savaient.... mais sont-elles toujours vivantes ? ? ? . Beaucoup des anciens du SAC se sont fait « trouer », beaucoup ont disparu... Certains se sont calmés...Certains sont maintenant gâteux....
Peut être qu’un jour nous saurons à la mort d’un de ces vieux... pourtant la prescription de 20 ans est passée et maintenant il(s) ne risque(nt) plus rien.
Je ne vois pas bien ce que peut obtenir cette association puisque maintenant quelqu’un qui se vanterait ou avouerait ce crime ne risque plus rien.
Les délinquants aujourd’hui ne sont plus les mêmes, ce ne sont plus ces individus qui vivaient souvent de la prostitution mais des vendeurs de drogues. Aujourd’hui on peut se faire tuer pour avoir refusé une cigarette...... ce n’est pas mieux..... c’est différent...
Autrefois les parains faisaient quand même reigner l’ordre en revendiquant un « honneur », aujourd’hui n’importe quel marginal devient fou furieux avec la drogue...




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