a debattre 03/09/2007 à 12h12

Et l'école, comment ça va ? Un documentaire relance le débat

Ophélie Neiman | Miss GlouGlou

Et si, pour une fois, l’espoir venait de la télévision ? Coincidant avec une rentrée des classes lourde d’inquiétudes et de débats, une enquête diffusée lundi soir par Canal+ vient apporter un éclairage passionnant.

Long d’une heure quarante minutes et réalisé par Emmanuel Amara et Jean-Philippe Amar, « Education nationale, un grand corps malade » fait le pari audacieux de désigner tous les problèmes que rencontre le système scolaire, de l’école primaire à l’université. (Voir la vidéo).

Le traitement a un parti-pris assumé, aux accents parfois catastrophistes, mais totalement exempt de langue de bois. Un documentaire devant lequel on ne peut rester indifférent et qui provoquera le débat. Et c’est sans doute son but et sa plus grande qualité : encourager professeurs, parents et élèves à prendre position, à témoigner, à se mobiliser pour chercher des solutions.

C’est déjà pas mal dans le climat très particulier de cette rentrée des classes. Il y a le climat social tendu, généré par les mesures annoncées par le ministre de l’Education, Xavier Darcos, et en particulier la suppression de 11 200 postes, dont 9 000 concernent les enseignants. Une intersyndicale est prévue à la mi-septembre pour étudier une riposte.

Il y a également les critiques, nombreuses, qui figurent dans le récent rapport du Haut conseil de l’éducation(HCE) sur l’école primaire qui dresse un bilan négatif et estime que « rien n’a évolué depuis 1998 ». Pire, « les résultats continuent de se dégrader ». Le rapport du Haut conseil estime que l’école n’aide pas à gommer les inégalités de départ et « semble être résignée à l’échec des élèves qui accumulent des insuffisances ».

Bref, si le sentiment dans l’opinion est qu’il y a urgence à poser les problèmes sur la table et à en discuter sans pudeur, le documentaire de Canal+ fournit assurément une bonne base de départ. A voir, et, surtout, à commenter.

Education nationale, Un grand corps malade - lundi 3 septembre à 20h55 - Canal+.

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  • Anonyme

    C’est en clair ? Comment fait on s’il on est pas abonné ?

    Cependant, le sujet est délicat donc intéressant à traiter, je suis bien curieuse de voir ce reportage, mais cela ne va pas m’être possible malheureusement ...

    Bonne initiative cependant, Merci
    Eny

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef
      Journaliste Rue89
      • Posté à 12h49 le 03/09/2007
        rédacteur
      • Journaliste 24
        Journaliste

      Bonjour,

      Ce n’est pas diffusé en clair.

      • Anonyme répond à Zineb Dryef

        Continuez à regarder TF1 c’est largement suffisant ! ! !

         
        • Anonyme

          Et bien, en plus de TF1 maintenant, Canal+ se met en rang pour relayer la « révolution sournoise » en marche et pester contre cette foutue démocratisation de l’enseignement : quand même, accueillir les enfants des populos au Collège... c’est quand même mieux de faire la classe à l’élite, on peut se comprendre, vous voyez, c’est clââââsse quoi !
          Après cette émission, je reste étonnée d’entendre encore aujourd’hui parler des difficultés scolaires ou de la réussite scolaire par le seul fait de l’école française toute puissante et seule au monde, de ses enseignants, ou plus grave et sous-entendu, de l’état de nature de l’enfant (t’es doué ou tu l’es pas en clair, alors, à quoi bon...) Mais enfin, réveillons nous : que vaut l’école et ses apprentissages des temps, de la réflexion, de la concentration, à l’heure de l’internet, de la consommation de masse, de la TV spectacle, où tout autour de soi repose sur la séduction, le plaisir immédiat, le sensationnel, le zapping ? Et où chacun de nous est partie prenante de ce système. Même notre Président, qui vient pourtant d’écrire 32 pages sur le fait éducatif, vit et s’affiche dans les médias en contre-exemple des attendus du travail scolaire : du TEMPS, de la patience, ne pas rebondir sur le sensationnel, mais s’intéresser à l’implicite, aux codes, aux signes plus qu’aux faits... Et souvenez-vous enfin de la formule de C. Castoriadis : on ne gagne pas parce qu’on vaut, on vaut parce qu’on gagne ! Et y’a qu’à voir comment Canal+ se charge de nous en faire part ! Alors être enfant du 21ème siècle et comprendre l’intérêt de l’école : TRES difficile ! Bon courage « grand corps malade », à moins de te réfugier à Henri IV ou au Collège de France, encore que...

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    Combien font 5 + 9 ? (Le site pose cette question pour vérifier que vous êtes un internaute et non un automate)
    Justement l’école ne doit pas former des automates. Et un automate sait parfaitement combien font 5+9...

    Le problème de l’école vient à mon sens du problème des profs... Ou plutôt des problèmes des profs avec les parents, avec les élèves, avec leur vocation, avec l’état, avec leur corporation, leurs syndicats...

    Tout ça mériterait un grand coup de pied de l’âne. Un recadrage général. En fait c’est maintenant que l’échec de Mai 68 éclate au grand jour. Ceci dit, revenir aux blouses grises, merci bien... Mais à force de rester arc-boutés dans leurs églises laïques, les profs se verront imposer une réforme qui ne sera peut-être pas la meilleure. Une réforme libérale au lieu d’une réforme républicaine. Attention les dégats !

    • Frad
      Frad
      blah
      • Posté à 13h49 le 03/09/2007
      • Internaute 4068
        blah

      C’est un peu trop facile de tout mettre sur le dos des profs. et un peu ridicule de parler de mai 68. on s’en fou de mai 68, on est en 2007.

      Le probleme est avant tout tres concret : il n’y a pas assez de profs. Qu’esperer de bon quand les classes sont surchargées ?

      • Anonyme répond à Frad

        Pas assez de profs : trop facile !
        Vous avez des explications simplistes. Regardez ce qui se fait ailleurs et vous constaterez qu’il y a largement assez de profs dans ce pays... Mais effectivement les classes sont surchargées. Alors pourquoi ? Où sont les profs ?

        Quand à Mai 68, nier son influence est tout aussi ridicule... Ce n’est pas parce qu’on en parle qu’on est sarkozyste bon Dieu !

         
        • yoplait
          yoplait
          Professeur des écoles
          • Posté à 21h58 le 03/09/2007
          • Expert 13502
            Professeur des écoles

          cher courageux anonyme ... Tes propos me font bien flipper ...

          Mais vas-y, après être professeur des écoles, assistante sociale... on peut aussi faire bouc émissaire si tu veux !

          • Anonyme répond à yoplait

            Et tu crois que Yoplait c’est courageux comme blaze ? Ca ne veut rien dire l’anonymat sur un forum.
            La victimisation, c’est aussi trop facile... Que tu sois professeur des écoles ne m’étonne pas vraiment. Corporatisme, corporatisme... Vous brandissez l’intérêt des élèves alors qu’au fond...
            Heureusement il y en a d’autres, plus honnêtes.

        • Anonyme

          Je pense que peu de monde se rend compte de la difficulté qu il y a à enseigner devant un grand nombre d’elèves , de la fatigue nerveuse que cela entraine : Donc , oui , il n’y a pas assez de profs , car on bourre les classes à plus de 35 elèves pendant 7h/jour, 5 jours/semaine , alorsqu’il faudrait faire des classes d’au maximum 20 elèves.
          Lorsque on fait des formations pour adultes , on prévoit des sessions de 15 personnes sur maximum 6h/jour en session de 4 jours.
          Dans les colonnies de vacances , on prévoit 1 moniteur pour 6 enfants de 6 ans , ou pour 10 enfants de 10 ans , ou pour 14 enfants de 14 ans.
          De plus , le grand nbre d’enfants/classe ne peut qu’augmenter la fatigue des enfants .
          DONC , moins de profs et plus d’enfants par classe , cela donnera des profs de plus en plus fatigues , et des enfants de plus en plus fatigues et bien moins en etat d’apprendre .... sauf , bien sur , pour ceux qui auront les moyens financiers de diminuer les pressions sur leurs enfants.

          • Anonyme

            Dans ton discours on peut y trouver du vrai mais enfin je crois qu’il faut être un peu plus réaliste et se rendre compte qu’il ya 20 ans les classes étaient déjà très surchargées ! je suis sur après avoir vu mes enfts à l’école et après cette émission que les profs sont que des incapables dans le public ils vont bosser c’est tout ! il n’y a plus cette rage d’aider les élèves en difficulté plus cette vocation de transmettre ! chaqun se débrouille avec les parents qu’il a ! nous devons tout refaire et tout réaprendre à nos enfts est ce normal ? font ils leur travail j’en doute fortement ! en cm2 la division tient sur une page entiere ? ? ? en ce2 la soustraction est inconnue ? ? ? résoudre des problèmes sans techniques opérationnelles ! ! ! ! écrire sans règles de grammaire ? ? ? mais où va t-on ? ! ? le privé reste encore une valeur sur enfin je l’espère du fond du coeur !

            • Anonyme

              Dire que « les profs sont que des incapables » et opposer public et privé relève de la rhétorique manichéenne de Nicolas Sarkozy. Vous apprenez vite ! Je ne contesterai pas vos sources, mais vous me permettrez de parler de ma propre expérience.
              J’ai fait pendant deux ans des remplacements dans le public, au niveau secondaire. J’ai donc côtoyé des profs, j’en ai été un moi-même. Les collègues que j’ai rencontrés étaient souvent sous pression, et le vivaient plus ou moins bien. J’ai entendu souvent, en salle des profs, des mots durs sur des élèves, j’en ai eu moi-même. Quand vous êtes stressé, vous avez besoin de vous défouler. Les profs sont souvent hostiles, par réflexe, à toute idée de réforme, c’est vrai. Essayez d’avoir du recul quand vous êtes aux prises avec les élèves, avec les parents, avec votre hiérarchie et avec vous-même. Enfin, j’ai vu des profs craquer, j’ai moi-même craqué. Tous n’étaient pas irréprochables, j’ai moi-même commis des erreurs.
              Mais ce que je n’ai jamais vu, dans les dix établissements où j’ai travaillé, c’est un prof qui bâcle son travail parce qu’il n’aurait cure de ses élèves. Tous ceux que j’ai côtoyés avaient la passion de transmettre leur savoir. A défaut de la « rage », ce qui est peut-être mieux : la rage est une maladie contagieuse et mortelle. Et quand un petit enragé désigne des boucs-émissaires à la vindicte populaire pour lui donner un prétexte de déchaîner sa propre rage, cela n’augure rien de bon.
              Réfléchissez bien avant de vous réfugier dans les bras du privé. J’y ai également bossé, et je peux vous dire qu’il y a privé et privé. Il y a des établissements novateurs et dynamiques, et il y en a d’autres où l’élève compte moins que les dogmes qu’on lui inculque et le pognon qu’il rapporte. Quant aux enseignants, ils ne sont pas différents de ceux du public : mêmes défauts, mêmes qualités. La seule différence entre le public et le privé est qu’on laisse plus de pognon dans le second pour des résultats pas toujours meilleurs que dans le premier.
              Les profs ne sont pas au-dessus de la critique. Mais quand on en vient à penser qu’ils sont des incapables, on n’a pas d’autre solution que de faire cours soi-même à ses enfants. Ce pour quoi je suis sûr que vous êtes plus qualifié que tous ces « incapables ».
              Cordialement,

              Thomas GREDAT

        • métalo du sud
          • Posté à 11h52 le 04/09/2007
          • Internaute 9463

          Cher CA de 18H26
          « Regardez ce qui se fait ailleurs..... »
          Justement je demande à voir
          Alors démonstration ; comme disaient les profs en 68...

          • Anonyme répond à métalo du sud

            « Regardez ailleurs »
            C’est justement ce que je reproche aux profs : le nombrilisme.
            Ce sont des gens dits « intelligents ».
            L’ouverture et la remise en question devrait être leur conduite.
            Sans parti pris, ni a-priori, ni peurs.
            Sarko va leur tailler des croupières parce qu’ils n’ont jamais eu ce courage

            Je demande à voir,
            tu demandes à voir,
            nous demandons à voir...

        • Anonyme

          J’ai vu dans un numéro de Geo, lu dans une salle d’attente un tableau comparé sur l’enseignement en France et dans les pays nordiques . A mon grand étonnement ( car on nous rebat sans cesse les oreilles avec la chanson « trop de profs » ) , le nombre d’élèves par prof est bien plus important en france que dans les pays nordiques , 17 contre 7 ou 8 dans les pays nordiques si mes souvenirs sont exacts .

          • Anonyme

            Et le nombre de profs par élèves ?

        9 autres commentaires
      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à Frad
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 21h08 le 03/09/2007
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        Mai 68 c’est comme la Belle Époque !

        La Belle Époque c’est tellement d’éléments contradictoires. Qu’en retenir ! ? Et il s’est passé tellement de choses en Mai 68 , TELLEMENT que cela me fatiguerait d’en faire la liste.

        Condamner Mai 68 sans préciser « quel aspect de cette période » on fustige, n’est pas très opératoire. On sent que la personne qui parle de Mai 68 en a gardé une dent de son chien mais pour quelle(s) raison(s). Il peut y avoir tant de raisons. C’est un mystère ! Mai 68 n’est sûrement pas un élément monolithique !

        Votre réponse sur le nombre de profs n’est pas toujours en phase. Le point de vue quantitatif influe sur l’aspect qualitatif mais pas toujours… Il faudrait d’abord que l’on soit plus précis (ainsi que je l’expliquais) sur les critiques.

        Ce qui a toujours manqué dans le monde scolaire, pardoxalement, ce sont de VÉRITABLES ÉVALUATIONS. Il nous faut plus d’évaluations pertinentes et faisant le tour du sujet. J’espère que l’émission de Canal sera vigilante sur les évaluations et qu’on ne nous montrera pas des réalités sans s’appuyer sur des statistiques vérifiables. Trop de personnes se fient à leur pifomètre et à une expérience subjective forcément très très limitée pour se perdre dans totues sortes de généralisations hasardeuses.

        UN exemple.
        La question de l’illettrisme est de temps en temps l’événement ou le scandale du jour dans les médias …… pour donner l’impression que tout va mal, et que tout se dégrade ! ce qui est plus vendeur. EN RÉALITÉ, IL Y A TOUJOURS EU UNE FRANGE D’ANALPHABÈTES & D’ILLETTRÉS à la sortie de l’école primaire. Ce « déshonneur » a toujours existé. Et il ne suffit pas qu’un journal annonce que cela a augmenté pour que ce soit vrai. Il faut le vérifier, et être scrupuleux sur la méthode. Et s’assurer que l’on utilise les mêmes définitions. Faire atention à ce que disent les enseignants quand ils élargtissent leur propos car eux aussi n’ont pas forcément accès à des méthodes et moyens d’évaluation appliqués à l’ensemble de la machinerie Éducation Nationale.

        Il n’y avait pas, selon les statistiques que je connaissais il y a six/sept ans (quand je m’y intéressais) plus d’analphabètes ou d’illettrés.
        MAIS quelque chose avait changé. Quoi donc !

        Simple. Dans la société actuelle, c’est devenu de moins en moins admis de l’être !

        Et cela pour deux raisons tout à fait légitimes :

        — Le niveau d’éducation moyen de la population a bien augmenté,
        — et les besoins de l’économie qui recale ceux qui ne savent pas se débrouiller avec l’écrit
        ……… que cela est devenu un problème plus important.

        J’arrête. Je vous laisse.
        L’émission va commencer !

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à Claude PELLETIER
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 23h14 le 03/09/2007
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          Je reviens.
          L’émission se termine à l’instant.
          J’espère qu’il y aura une suite car j’en sens les manques, les lacunes.

          Avant l’émission, j’espérais des informations, des dires s’appuyant sur des statistiques pour éviter de trop pencher du mauvais côté de la subjectivité. Je n’ai pas été satisfait.

          Je souhaite vivement une suite. On était au tribunal mais il n’y avait qu’une instruction à charge et pas de point de vue antagoniste. J’aime bien construire mon jugement en soupesant le pour et le contre d’où ma déception. Après l’émission, j’attends un autre son de cloche.

          Beaucoup trop d’intervenants, impression de patchwork.

          L’émission a commencé par un décorticage des éléments qui réduiraient la difficulté d’accès au baccalauréat et elle s’achève par des séquences assez longues réservées à l’école primaire (mécanisme de la division au CP).

          Je suis un peu effaré car sur une partie de l’émission
          (……celle où je peux me prévaloir de compétences et d’expérience),
          mes oreilles ont entendu des énormités
          présentées comme autant d’évidence.
          Et sans que personne ne vienne verser un démenti … ou prévenir que la chose est discutable.
          Bonsoir.

          • Tartiflette
            • Posté à 19h24 le 04/09/2007
            • Internaute 15853

            Une émission à éviter une veille de rentrée, je me suis couchée toute stressée à l’idée de ce que j’allais faire subir à mes CP..
            Plus sérieusement, je crois qu’on ne peut guère contester l’exactitude du constat : le niveau baisse, dramatiquement ! Je ne suis pas d’accord avec les raisons invoquées. Certes, je ne garde pas un grand souvenir de mon passage à l’IUFM : je n’y ai rien appris et notamment pas à apprendre à lire et écrire... une paille ! Certes également, les syndicats ont une fâcheuse tendance à bloquer toute tentative de réforme, parfois par principe (surtout si le gouvernement est de droite !). Mais le reportage était un peu trop « parti-pris » à mon goût et il ne faut pas oublier qu’en ZEP, par exemple, nous avons affaire à des classes entières d’enfants dont le français n’est pas la langue maternelle. Selon le principe de l’école républicaine, les programmes sont bien obligés de s’adapter au plus grand nombre. Je suis donc ravie pour l’instit de Bretagne (très content de lui) qui faisait des divisions en CE1 et je l’invite dans mon école pour voir si la démonstration est aussi éclatante ! ! Nous ne faisons pas le même métier, je me sens personnellement plus utile dans mon quartier difficile. Mais j’aime cette « mission » autant que lui, et j’aurais aimé que le reportage montre un peu plus cet aspect des choses : l’Education Nationale faillit à sa mission, malgré la bonne volonté et le dévouement de ses enseignants. Une solution vue de l’intérieur ? ALLEGEZ LES CLASSES ! ! !

            • Anonyme répond à Tartiflette

              Chère Tartiflette,

              Je vous comprends. Me voici à la retraite. J’ai connu les cours préparatoires cinq ou six fois. J’y ai mis beaucoup de ma vie, de mon énergie ; aujourd’hui sur le bord de la route, le rôle d’inactif n’est pas agréable. Passons…

              Ce reportage est effectivement de parti pris, on a connu mieux en matière de documentaire. Essentiellement à charge et totalement dépourvu de quantification. Un patchwork de sentiments et de points de vue. Décevant même si des « pointures » pédagogiques sont convoquées telles Bentolila, Meirieu……

              On ne peut pas se baser sur les informations contenues dans ce film et présentées en dehors de toute méthodologie. Il serait temps qu’on ait une grande évaluation nationale sur ce genre de sujets.

              L’instituteur qui s’efforce d’enseigner la division à ses élèves de CP (ou CE1, je n’ai pas très bien entendu) fait fausse route. Il ne peut pas prétendre avoir mené « son expérience » sur des milliers d’élèves. Son point de vue est par définition subjectif, étroit. Passons.

              L’intiation à la division a été reportée au dernier cycle de l’école primaire pour de bonnes raisons. Si je me rappelle bien, le nombre d’échecs dûs à un apprentissage prématuré, et d’autres priorités ont prévalu notamment la résolution de problèmes …

              Dans le genre de manuels utilisés pas cet enseignant, les lecons sur la soustraction (par exemple) sont suivies par des séries de problèmes nécessitant le recours à la seule soustraction ; les problèmes avec multiplication sont à la suite des leçons sur la multplication, et ainsi de suite. Effet en trompe-l’œil assuré.

              Aujourd’hui, les manuels évitent de créer ce genre de réflexes conditionnés. Non à Pavlov. Ce qui veut dire que ceux qui enseignent les mathématiques sont devenus « plus ambitieux ». L’instituteur du film le néglige. On peut lui reprocher de perdre du temps alors qu’il devrait s’investir dans la résolution de problèmes par exemple ou dans d’autres objectifs des programmes.

              Moi qui pensait que la propédeutique des maths avait fait un grand progrès entre le début et la fin de ma carrière ! ! !

              La séquence sur cette maman parlant du parcours de ses deux enfants scolarisés différemment étaient sans doute authentique mais quelle caricature d’information ! La seule chose qu’on puisse apprendre n’a rien a voir avec la scolarité des rejetons. On découvre seulement comment cette mère réagit face à des cahiers différents. Point à la ligne. Pour ceux qui ne sont pas enseignant, disons que des cahiers comme ceux qu’examine cette maman, sont des reflets bien éloignés d’une réalité, d’un vécu et d’une expérience. On apprendrait autant sur leur scolairité en comparant les seules photos des enfants. Et ce que la dame appelait une « richesse » ne peut que susciter l’étonnement, pour rester poli.

              Bon courage.

            • Claude PELLETIER
              Claude PELLETIER répond à Tartiflette
              Retraité dans son jardin
              • Posté à 21h55 le 04/09/2007
              • Internaute 10710
                Retraité dans son jardin

              Chère Tartiflette,

              Je vous comprends. Me voici à la retraite. J’ai connu les cours préparatoires cinq ou six fois. J’y ai mis beaucoup de ma vie, de mon énergie ; aujourd’hui sur le bord de la route, le rôle d’inactif n’est pas agréable. Passons…

              Ce reportage est effectivement de parti pris, on a connu mieux en matière de documentaire. Essentiellement à charge et totalement dépourvu de quantification. Un patchwork de sentiments et de points de vue. Décevant même si des « pointures » pédagogiques sont convoquées telles Bentolila, Meirieu……

              On ne peut pas se baser sur les informations contenues dans ce film et présentées en dehors de toute méthodologie. Il serait temps qu’on ait une grande évaluation nationale sur ce genre de sujets.

              L’instituteur qui s’efforce d’enseigner la division à ses élèves de CP (ou CE1, je n’ai pas très bien entendu) fait fausse route. Il ne peut pas prétendre avoir mené « son expérience » sur des milliers d’élèves. Son point de vue est par définition subjectif, étroit. Passons.

              L’intiation à la division a été reportée au dernier cycle de l’école primaire pour de bonnes raisons. Si je me rappelle bien, le nombre d’échecs dûs à un apprentissage prématuré, et d’autres priorités ont prévalu notamment la résolution de problèmes …

              Dans le genre de manuels utilisés pas cet enseignant, les lecons sur la soustraction (par exemple) sont suivies par des séries de problèmes nécessitant le recours à la seule soustraction ; les problèmes avec multiplication sont à la suite des leçons sur la multplication, et ainsi de suite. Effet en trompe-l’œil assuré.

              Aujourd’hui, les manuels évitent de créer ce genre de réflexes conditionnés. Non à Pavlov. Ce qui veut dire que ceux qui enseignent les mathématiques sont devenus « plus ambitieux ». L’instituteur du film le néglige. On peut lui reprocher de perdre du temps alors qu’il devrait s’investir dans la résolution de problèmes par exemple ou dans d’autres objectifs des programmes.

              Moi qui pensait que la propédeutique des maths avait fait un grand progrès entre le début et la fin de ma carrière ! ! !

              La séquence sur cette maman parlant du parcours de ses deux enfants scolarisés différemment était sans doute authentique mais quelle caricature d’information ! La seule chose qu’on puisse apprendre n’a rien à voir avec la scolarité des rejetons. On découvre seulement comment cette mère réagit face à des cahiers différents. Point à la ligne. Pour ceux qui ne sont pas enseignant, disons que des cahiers comme ceux qu’examine cette maman, sont des reflets bien éloignés d’une réalité, d’un vécu et d’une expérience. On apprendrait autant sur leur scolarité en comparant les seules photos des enfants. Et ce que la dame appelait une « richesse » ne peut que susciter l’étonnement, pour rester poli.

              Bon courage.

        • Anonyme répond à Claude PELLETIER

          Un peu d’intelligence dans ce debat, ca ne fait jamais de mal, merci !

        5 autres commentaires
      • NöusS
        NöusS répond à Frad
        • Posté à 21h31 le 03/09/2007
        • Internaute 11301

        Je ne pourrai pas le voir si ce n’est pas en clair... j’espère que cela sera relayé par d’autres médias comme c’est parfois le cas...
        Cependant je suis sceptique quant au fait que le reportage pose la question centrale, il me semble, du recrutement et des concours qui permettent de devenir fonctionnaire et non l’un des innombrables vacataires de ce vaste ministère.
        Cette question est centrale car elle est souvent le point de départ pour devenir inspecteur, directeur... pour devenir décisionnaire et faire carrière dans ce vénérable secteur d’activité ! ! !
        Or ces concours sont iniques, contreproductifs et inamovibles. Ils sanctionnent un savoir didactique et non la capacité à transmettre.Ce qui fait que c’est presque par hasard que nos enseignants ont un talent pour susciter l’intérêt de leurs élèves et c’est presque improbable que la conception des programmes et l’évaluation des enseignants soit orientée par cet objectif qui me paraît primordial pour former des humains qui s’impliquent, sont curieux et volontaires dans leur vie d’adulte. Il s’en suit un désintérêt croissant, une inefficacité de plus en plus dénoncé dans une société toujours plus conditionné par l’intelligence...
        Je témoigne de cela en tant qu’aspirant dans une spécialité ou ce constat est criant ; une spécialité représentative de la société, bien que souvent décrié et inaudible...« les arts plastiques »
        Mai 68 a questionner notre corps social et continu fort heureusement de le faire ; cependant la structure de ce pays n’a presque pas changé, à ce moment-là, et commence simplement grâce à un long travail d’érosion d’individus plein d’abnégation. Voilà pourquoi je perçois cette question comme central et voila pourquoi je suis sceptique ! ! !

      • Anonyme répond à Frad

        Ah la rengaine des classes surchargées ! Dans les années 60, Frad, nous étions bien souvent plus de quarante par classe de collège et de lycée et ça n’a empêché personne de travailler et de réussir. Le problème ne vient pas (pas seulement,si tu veux) du nombre d’élèves par classe mais de l’évolution catastrophique du rapport de notre société à son système scolaire(sur le mode consommatoire).

         
        • Anonyme

          dans les années 60, on essayait pas encore de mener 80% d’une classe d’âge au bac .. et par conséquence, de part les élèves que l’on y trouvait , les classes de lycées et certaines de collège n’avaient pas grand chose avoir avec celles d’aujourd’hui .. 40 ans apres ..
          il faut cesser de tout ramener cinquante ans en arrière ..
          la comparaison n’a pas franchement de sens ..

        • Anonyme

          Jusque dans les années 60, et même au-delà, il fallait être sage et discipliné, et ne surtout pas la ramener. Si on manquait à la discipline, on était puni. Et ce n’était pas la peine de se plaindre auprès des parents : c’était aussitôt double tarif. Les structures étaient rigides, donc indiscutables. Dans ces conditions, c’était pratique de déverser la parole divine de la religion laïque sur ces petites têtes silencieuses qui n’avaient qu’à écouter et répéter.
          Pourquoi, mais pourquoi a-t-il fallu que des hurluberlus nous révèlent qu’enseigner à des gosses n’était pas aussi simple ? C’est à cause d’eux que les profs ne savent plus enseigner à des classes de trente-cinq élèves, alors que rien n’est plus facile ! Si si ! C’est ce qu’assurent ceux qui n’ont jamais essayé !
          Ah ! c’était mieux avant ! Quand les élèves n’étaient pas des personnes !
          Rassurez-vous : ça va revenir ! Ca commence déjà.

          Thomas GREDART

          • Anonyme

            Très juste .
            Je me demande si ceux qui prônent un retour au lycée de grand-papa , ont jamais mis les pieds dans des lycées étrangers ? Moi j’ai assité à des cours dans des lycées tout à fait ordinaires ( ils n’étaient pas situés dans des banlieues difficiles )en Allemagne et au Danemark et je peux vous dire que la plupart des profs français n’accepteraient pas ce que tolèrent les profs dans ces pays . Disons que les rapports profs -élèves sont beaucoup plus cool que chez nous .....

          • Anonyme

            Bonjour Thomas, qui ne manquez pas d’R aujourd’hui (« Thomas GREDART »)...

            Otto Naumme

            • Anonyme

              Bonjour Otto !
              Certes, une faute de frappe découverte trop tard et qui me fait presque faire de l’« art ». De quoi j’ai l’« R » ?

              Thomas GREDAT

        • manu - le vrai
          • Posté à 19h35 le 05/09/2007
          • Internaute 13157

          40 élèves plus ou moins moulés de la même manière (au moins quant à leur manière d’intéragir avec les structures).
          Incomparable à la situation actuelle.

        6 autres commentaires
      • Anonyme répond à Frad

        Pitié ! ! ! « On s’en fou » avec un T ... mais je suppose que les fautes d’orthographes viennent aussi de mai 68

    • Anonyme

      Parmi les personnes qui doivent se remettre en question, il y a les enseignants. De là à tout leur mettre sur le dos, il ne faut quand-même pas exagérer. D’autant qu’ils essaient, la plupart du temps, de jongler entre des élèves pas toujours faciles, des parents d’élèves pas toujours conciliants, et des directives ministérielles pas toujours applicables.
      Quant à « l’échec de mai 68 », ritournelle sarkozyste, il a permis la diffusion, au moins partielle, de pédagogies longtemps taboues, comme celle de Célestin Freinet. Et sans mai 68, on en serait encore aux blouses grises, auxquelles tant de nostalgiques d’une époque qu’ils n’ont pas vécue voudraient revenir. Ce n’est pas l’échec de mai 68, mais celui des excès qui en ont découlé : le rejet extrême et sans discernement de la morale héritée du monde ancien. Parce que certaines valeurs sociales étaient sclérosantes, on a jeté le bébé avec l’eau du bain.
      Rassurez-vous : le Gardien de la Révolution conservatrice a promis d’en finir avec l’héritage de mai 68 ! Ce sera l’une des rares promesses qu’il tiendra !

      Thomas GREDAT

      • haiku
        • Posté à 11h58 le 05/09/2007
        • Internaute 15885

        Pour qu’un groupe se remette en question , il faut des incitations.
        Or, quels sont les incitations institutionnelles proposées aux enseignants par le Ministère de l’éducaton nationale ?
        Faire comme si tout allait bien et surtout pas de vagues ...sinon sanctions .
        La langue de bois est partout imposée par le ministère, avec ses relais administratifs ( chefs d’établissement, inspecteurs ect..)
        A ce sujet, on cite fréquemment à Toulouse l’exemple d’ un chef d’établissement dont la voiture était systématiquement caviardée( ou pneus crevés ) de grafitis dans son propre établissement et qui n’a jamais porté plainte ! ( Il a obtenu satisfaction puisqu’ il a été ensuite nommé dans un lycée du centre ville ).
        Et que dire d’un ministre qui, aprés qu’une enseignante ait été poignardée, a conclu
        qu’elle avait dû manquer de pédagogie ou de charisme, mais que l’administration n ’avait rien à se reprocher... et qu ’il fallait réformer les IUFM dans ce sens.
        Et que dire de syndicats qui n’organisent aucun débrayage national ou manifestation à ce sujet ?

        Le mépris de l’administration pour les enseignants est colossal...Il n’est bien sûr pas favorable à une remobilisation ou à une remise en cause des professeurs qui sont d’autant mieux notés qu’ il n’y a pas de vagues.

        Le reportage de Canal + le dit bien : il y a au Ministère une « bande » de hauts fonctionnaires qui ont , avec l’aide de quelques politiques certes, conduit le système scolaire au bord de la faillite , avec des âneries telles que la méthode globale, l’élève au centre du système - au lieu d’y mettre la transmission des savoirs - des recettes pédagogiques inadaptées à la situation actuelle , des référents bondissants, la création d’IUFM où l’ on perd la moitié de son temps à écouter des élucubrations fumeuses sur la pédagogie et à passer des tests psychologiques débiles et débilitants (1)... et l’autosatisfaction d’ annoncer chaque année qu’il y a plus de reçus au Bac ...et que le niveau s’élève ! Quelle blague Mammouthesque ! ! Quelle langue de bois ! ! Quel blocage pour toute évolution ou remise en cause ! !
        Au moins le reportage de Canal + évite cette langue de bois et donne l’avis de professeurs d’ université indépendants du Ministère et d’enseignants du secondaire courageux.
        J’ai bu du petit lait .
        A+
        (1) L’exemple du téléphérique qui va tomber en est un : le cable d’ un téléphérique va casser sous le poids ; dans la cabine , il y a des enseignants, des élèves, un maire, une mère et son fils, un joueur de rugby et vous étes dans le téléphérique avec votre portable. La question est : qui allez - vous jeter par dessus bord ? Allez vous demander , par téléphone l ’avis de votre chef d’établissement ?

        Moi, je me pose la question suivante : comment peut-on confier des enfants à des personnes qui acceptent de répondre à ce test ?

         
        • Anonyme répond à haiku

          Durant mon stage de formation de formateurs, j’ai entendu parler du « triangle pédagogique », image de Jean Houssaye. Les trois côtés du triangle sont : élève, enseignant, savoir.
          Quelle est la leçon apportée par ce triangle ?
          1°) Que concilier les trois côtés n’est pas simple
          2°) Que les trois côtés sont indispensables. On ne peut focaliser ni sur une relation enseignant-élève, ni occulter l’enseignant dans une relation élève-savoir, ni... oublier l’élève.
          Mettre l’élève au centre du système est un principe qui a été sans doute mal appliqué. Mais alors, la question se pose : à qui s’adresse le savoir ? Si on oublie l’élève, le savoir ne sert à rien.
          Qui est le plus important dans l’histoire ? Le savoir ou son supposé destinataire ? Ou celui qui le transmet ?
          Les trois, mon général !

          Thomas GREDAT

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      Un prof, c’est comme un footballeur ou une pute. Ça ne s’apprend pas vraiment. Les bons tiennent le coup, les autres n’intéressent personne. On peut changer les programmes, les règles du jeu ou le Kamasutra, les brêles resteront des brêles.Qu’est-ce que je fais moi ? Je me suis niqué les genoux, je ne peux faire ni footballeur ni pute. Alors je fais prof. Je ne sais pas si je suis une brêle ou pas.
      Ce message plein d’espoir étant passé, dans ma classe, je viens d’avoir un gamin tabassé par le compagnon de sa mère et l’arrivée de petits Roms à qui l’on vient de désigner un nouveau squatt. Plus loin du stade où se tiendra la coupe du monde de rugby... Et pour ceux-là, brêle ou pas brêle, de Robiennade ou pas, j ne sais pas trop ce qu’on peut faie. Mais, promis, j’essaie.
      Je ne suis pas un courageux anonyme mais je n’ai pas pris le temps de regrder comment on fait pour s’inscrire. J’ai ma classe à préparer ! Disons que je suis JL, instit à St Etienne.

  • alzaz
    • Posté à 13h41 le 03/09/2007
    • Internaute 15310

    Mal, justement. J’étais prof. Tout va à vau-l’eau. On peut partir du bas. Les élèves, tyrans qui savent déjà tout, mal élevés, déjà esclaves du consumérisme... Donc les parents, qui ne font plus leur part éducative, hédonistes égoïstes pas plus cultivés que leur projéniture... Les profs, schizophrènes car malmenés, méprisés, rabaissés, mal payés mais dont on attend tout... On remùonte. Les programmes mal conçus (par des fous) et les référentiels vicieux guidés par l’idéologie bureaucratique dominante... Le ministère, vieux mammouth cancéreux intouchable et inréformable... L’Etat, qui sert une classe de citoyens privilégiés... On globalise. La société, duale depuis 1789 et dont 1968 n’en est qu’une expression ponctuelle. Il suffirait d’une seconde de bon sens pour tout changer...

    • Anonyme répond à alzaz

      1 seconde de bon sens ça me semble un peu court... Mais c’est vrai que le bon sens manque cruellement pour appréhender les problèmes et tenter d’y apporter les solutions bénéfiques aux enfants. Tout d’abord l’apprentissage de la lecture... Il devrait être adapté au rythme de l’enfant. C’est le pédiatre de mon fils qui m’a dit alors que je me souciais de ses difficultés en CP : « votre fils madame, a un rythme organiquement lent, on ne peut rien y changer, à peine tenter de l’amélorer et c’est l’enseignement qui doit faire l’effort principal ». C’était en 1970... Je pense qu’effectivement le problème majeur c’est le passage du rythme de la maternelle grande classe au rythme du CP « grande école »... Cette dernière classe de maternelle devrait être mieux articulée avec le CP afin que l’enfant lent ou plus étourdi par exemple ne soit pas pénalisé dès les 1ères semaines de CP... Oui, mais... l’administration et les syndicats d’enseignants ont toujours freinés des 4 pieds car les avantages liés à l’établissement scolaire ne sont pas les mêmes... C’est là qu’il faut porter les efforts car c’est là que tout se joue. Et l’esprit compétitif ignoré en maternelle démarre dès le CP... Et beaucoup d’enfants ne comprennent pas la rivalité que cela engendre... ils en sont blessés, ne veulent pas perdre la « copine » ou le « copain »... et du coup ne font plus d’efforts. Suzb.

      • Anonyme

        ecris de facon simple mais tellement vrai ! .
        .....

      • Anonyme

        enseignante de CP, je ne comprends pas bien le sens de votre phrase,

        « Oui, mais... l’administration et les syndicats d’enseignants ont toujours freinés des 4 pieds car les avantages liés à l’établissement scolaire ne sont pas les mêmes... “

        il est vrai que la liaison maternelle/CP est à ameliorer mais ce n’est pas tout
        nous avons des classes de 25 eleves, grosso modo 20 qui ne posent pas de problème, 2/3 qui avec un peu d’attention s’en sortent et 2/3 en tres grosse difficulté pour lesquels nous nous sentons demunis
        ils peuvent etre pris en charge par des maitres specialisés 2 à 3 heures par semaine mais le reste du temps ? ? ? ? ? ? ?

        certains sont juste immatures et malheureusement comme les redoublements sont à 8O% refusés par les parents, on ne leur laisse pas le temps de grandir pour réussir
        malheureusement, pour certains meme le redoublement ne sert à rien,dans l’etat actuel des choses, ils traineront leurs difficultés tout au long de la scolarité helas

        quand à l’esprit de competition, je ne l’ai encore jamais rencontré à cet age si ce n’est à travers les parents, les enfants sont tout a fait aptes à comprendre qu’ils ne sont pas égaux devant les apprentissages et capables d’admettre que la maitresse passe un peu plus de temps avec certains
        au contraire, lorsqu’on s’applique à favoriser la cohésion, il y a entr’aide et encouragements
        l’an passé, a la premiere phrase lue en entier par un petit garcon, la classe l’a applaudi spontanement, quelle motivation pour lui...
        n’oublions pas que l’apprentissage de la lecture se fait selon les textes sur 2 ans, CP et CE1 et que certains ne se ‘debloquent’ que tardivement

        pour ce qui est de la télé et autres bourrages de cranes, je ne peux qu’agreer, j’ai lu que la capacité d’attention etait d’1/2 heures il y a 30 ans et de 12 minutes maintenant
        ceci explique peu etre cela
        lorsque mes eleves me demandent si j’ai vu telle emission et que je reponds que je n’ai pas la télé, je passe pour une extra terrestre
        mais je pense que c’est une force pour mes propres enfants !
        Chipek

      • Anonyme

        Enfin deux posts pleins de bon sens !

        Thomas GREDAT

    • Anonyme répond à alzaz

      Egalité des chances ? Que cela signifie-t-il, au juste ? Pendant plus de 35 ans, devant mes élèves, je me suis efforcé de donner à chacun, sans aucune discrimination, le même enseignement. C’était pour moi le socle, la réalité de l’égalité de tous. Aucune différence sur la ligne de départ. Je serai bien naïf de croire que chacun en a profité également. Est-ce si surprenant ? On sait bien que la réussite scolaire dépend de tout un tas de considérations : le milieu social, le milieu familial, les facultés de chacun selon son rythme de compréhension, la disponibilité du jour, l’état de fatigue, que sais-je encore. Je veux bien avoir ma part de responsabilité dans le retard pris par certains de mes élèves, mais suis-je le seul en cause ? Ce n’est pas moi qui fixe les rythmes scolaires (les marchands de neige ont, sur ce plan, beaucoup plus d’influence). Ce n’est pas moi qui fixe les programmes, leur lourdeur, les rajouts de strates successives sans souvent aucun retrait (rappelez-vous la tentative d’introduire les « maths modernes », vaste échec !). Les théoriciens et autres psy de l’éducation, les experts qui font passer leurs vérités sans consulter les praticiens que sont les personnels de terrain, n’ont-ils pas une immense responsabilité dans ce qu’eux-mêmes définissent comme l’échec de l’Education Nationale ? Plutôt que de déstabiliser l’ensembles de enseignants, que de laisser une voie royale à l’enseignement privé paré de toutes les beautés du paon, oeuvrons ensemble pour que, tous les enfants partant sur un pied d’égalité, les écarts soient diminués à l’arrivée. Car, hélas, il y aura toujours écarts.

  • Anonyme

    Je suis allée à l’école comme tout le monde et j’avoue garder un excellent souvenir des nombreux excellents profs que j’ai connu pendant ces quelques années. (Je n’ai que le quart de siècle)

    Oui, il y a de nombreux enseignants que je n’oublierai jamais, c’est peut être parcequ’ils faisaient correctement leur boulot et qu’ils continuent encore à le faire, aujourd’hui, à l’aube de la retraite ...

    Eny

  • Anonyme

    Et moi je dis que si l’école va mal, c’est que la société va très mal. L’école n’est que son reflet.
    Les enfants sont violents, mal élevés, égoistes, individualistes et ne pensent qu’à consommer... Mais dites donc, les adultes sont ainsi.
    Willy

    • Anonyme

      Votre bref commentaire est malheureusement en grande partie vrai et on peut craindre que ça ne s’arrange pas avec ceux qui viennent d’arriver au(x) pouvoir(s) qui prônent tous que l’argent est la seule ambition qu’on doit avoir... et que les pauvres ; .. les pauvres ? Quels pauvres ? y’a des pauvres en France ? Balivernes... Et si par malheur vous en croisez un surtout filez le plus vite et le plus loin possible en serrant votre porte monnaie contre votre... j’allais dire coeur ? Quel coeur ? Suzb.

      • Anonyme

        Filez en serrant votre porte monnaie d’une main , et asperger le de gaz puant pour le marquer et le faire fuir ......

    • manu - le vrai
      • Posté à 20h07 le 05/09/2007
      • Internaute 13157

      Et j’ajouterais que les enseignants sont aussi des adultes...

    • manu - le vrai
      • Posté à 20h24 le 05/09/2007
      • Internaute 13157

      doublon, désolé.

  • Anonyme

    « Les résultats continuent de se dégrader », c’est pas vraiment nouveau, c’est vrai, et à mon avis l’Education Nationale ne peut pas faire grand chose pour renverser la vapeur.

    L’équation est simple : d’un côté on a des élèves qui sont en classe au grand maximum huit heures par jour pendant 5 jours (pour les plus courageux des lycéens). Et de l’autre côté les 16 heures restantes qui sont consacrées au sommeil (de moins en moins) et surtout à l’abrutissement total devant des médias débilitants.

    Viennent s’ajouter à ça des parents issus d’une génération déjà sacrifiée pour moitié sur l’autel de la bétise (ceux qui sont nés fin 70/début 80). quand t’as été élevé par la télé, tu lui fais forcément confiance pour ce qui est de l’élevage (oui, comme les animaux) de tes propres chiards.

    Ces mêmes parents qui viennent aux réunions parents/profs non plus pour savoir ce qui ne tourne pas rond chez leur gosse, mais pour incendier, voire intimider le prof.

    Des parents qui mettent leurs gamins sur un piedestal doré à l’or fin, et qui lui permettent et l’encouragent à avoir un avis sur tout (ce qui mène a des situations grotesques où le prof, qui a sa licence ou sa maitrise, ou plus parfois, se fait rembarrer par un tocard en culottes courtes sous pretexte que « c’est votre avis et pas le mien »). Et avec la bienveillance des parents ignorants.

    La moitié des gosses de college ont leur propre téléphone portable, leur propre ordinateur chez eux, et toute la panoplie du parfait Ken ou Barbie. A quoi ça leur servirait d’apprendre quoi que ce soit ? L’important pour eux c’est de DONNER SON AVIS, SE MONTRER (tiens ça me rappelle le petit Nicolas ça). Allez faire un tour sur les Skyblogs de la honte qui pourrissent la toile toujours un peu plus pour vous en convaincre.

    Les écoles sont remplies de Steevie (stivi ? Steevye ?) en puissance, et on voudrait que l’EN en fasse des ingénieurs ?

    Jetez donc un oeil sur le film « idiocracy » avec ce magnifique incipit : « Le principe de sélection naturelle a toujours fait en sorte de favoriser la survie des êtres les plus intelligents, capables de s’adapter à toutes les situations pour survivre. Aujourd’hui, depuis que l’homme n’a plus de prédateurs, l’espece la plus susceptible de dominer le monde n’est plus celle qui sait s’adapter au mieux, c’est celle qui se reproduit le plus vite : les idiots ».

    • Anonyme

      Tout le monde est bête, vous êtes intelligent... Tant mieux pour vous...
      Etes-vous un père ou une mère ? Doit-on éduquer son enfant dans une bulle, sans lien avec une société qui est la notre aujourd’hui ? Et cette société, ne l’avons nous pas construite ensemble (vous avez quel âge ?)
      Allez-y, rendez nous la télé intelligente, asseyez un enfant de 10 ans devant Zaéla TV et dites lui que c’est intelligent !
      Nous, parents, aimons nos enfants, c’est bien le minimum... Désolé...

      • Anonyme

        Etes-vous certain que ce soit « nous » qui ayions constuit ensembe cette société ? N’avez vous pas l’impression que pour la plupart d’entre nous, nous l’avons subie et la subissons. Et justement parce que nous aimons nos enfants nous devrions nous opposer à ce qu’elle leur impose dès leur plus jeune âge... Dans ma rue de banlieue assez calme et assez large plusieurs gamins font du vélo... je les entends commenter leurs machines « ah ! moi j’ai ceci... toi t’as pas... “ ‘c’est quoi ta marque ?’ ! Ah, à moi mon père il l’a payée...”. “réponse : ‘oui mais à moi mon père il a payé ça...’ Etc. Ils feront quoi quand papa et/ou maman ne pourront plus donner + et encore + ? Et sont-ils heureux ces gamins ? même pas puisqu’ils passent leur temps à désirer autre chose, plus que l’autre, avec la marque truc ou machin. C’est à nous parents (et grands-parents) à montrer la vraie valeur des choses et à remettre à leur place ce besoin d’avoir toujours plus que l’autre pour parader. Ne le pensez-vous pas ? C’est vrai que c’est du travail, et que c’est un travail à renouveler sans cesse. Mais ça en vaut la peine même si le résultat ne se mesure pas tout de suite et si c’est difficile de faire comprendre à un(e) enfant que posséder n’est pas le meilleur de la vie ! Suzb.

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