17/02/2009 à 16h31

La revue Cinérotica, victime de la pornophobie ambiante ?

Camille | Mauvais genre


Je devais faire un article sur l’arrivée de la revue Cinérotica, montée par le comédien Christophe Bier. Cette revue devait être une première étape vers un dictionnaire des longs métrages français érotiques et pornos.

La démarche se voulait avant tout culturelle, comme il l’explique :

« Le cinéma érotique et encore plus porno est déconsidéré, alors qu’il occupe une place très importante dans le patrimoine du cinéma français. Un dictionnaire répertoriant tous les films avec des génériques complets, des résumés et des critiques me paraissait donc s’imposer pour une meilleure connaissance de sujet.

On ne peut sérieusement pas dire que quand on a vu un film porno, on les a tous vu. Ou alors, on peut dire la même chose du cinéma comique ou policier. »

Un mélange audacieux de textes et d’images parfois désuètes, parfois vulgaires

La revue, à raison d’une publication mensuelle, devait faire le tour, en vingt-quatre numéros, de l’histoire de ce cinéma. Après des débuts prometteurs, le numéro 4 publié le mois dernier sera finalement le dernier. Parce que le porno n’intéresse personne ? Parce que la revue est mal faite ? Parce que c’est la crise ? Petite enquête…

La revue d’abord, plutôt tendance « pin up », mélange audacieux de mots (intelligents, analytiques, on cite Sartre, on réfléchit, on sent qu’il y a du recul) et d’images parfois délicieusement désuètes, parfois plus basiquement vulgaires.

Au milieu, un fascicule détachable : le « Dictionnaire des longs métrages français érotiques et pornographiques ». Là, aucune image, des noms d’acteurs, des résumés, des explications, on se croirait dans l’Encyclopédia universalis et, sauf à faire une recherche particulière, l’ensemble est peu attractif.

Quand on s’oblige à lire pourtant, on apprend plein de choses, on découvre des visions sociales de la sexualité et de l’évolution des rapports hommes-femmes, les manifestations de la politique dans cet espace particulier, ce que peut être un « cinéma d’auteur pornographique », et plein de choses intéressantes.

Un cours d’histoire à travers des personnages auxquels devaient s’identifier les spectateurs, par exemple sans emploi quand la montée du chômage ont commencé à occuper le devant de la scène.

Ce choix d’un porno culturel, qui revendiquait sa place près des cahiers du cinéma plutôt que dans ce que l’on appelait « l’enfer » d’une bibliothèque, le coin « discret » des kiosques était probablement trop hardi.

« Avec le cellophane, on sous-entend qu’un contenu porno est interchangeable »

Et la crise ? On a déjà pu remarquer qu’elle était au contraire plutôt propice au développement des marchés de l’érotisme, donc ça n’est pas de ce côté-là qu’il faut chercher l’explication de l’arrêt de Cinerotica.

Pour Christophe Bier, c’est clair, tout est fait pour que les revues pornos ne puissent plus être accessibles. Ainsi, les placer sous cellophane n’est pas sans conséquences pour l’achetur :

« Certains voient dans le récent emballage des revues érotiques un progrès. Mais on ne se place jamais du côté du lecteur, dont l’achat ne peut plus être motivé que par la seule observation de la couverture.

En procédant ainsi, on sous-entend qu’un contenu porno est interchangeable, qu’on n’a pas besoin de le feuilleter pour se décider ou non à l’acheter. Au nom de la protection des mineurs, on pénalise le public adulte.

C’est d’ailleurs pour répondre aux kiosquiers que nous avons fini par mettre Cinérotica sous cellophane. C’est parfaitement hypocrite. Je me souviens qu’au début des années 80, on trouvait dans les rayons des hypermarchés des bandes dessinées sadomasos de Jim et de Stanton.

Personne alors ne se souciait de ça. Aujourd’hui, c’est impossible. L“érotisme a quitté les supermarchés depuis longtemps.”

La protection des mineurs, invoquées par les associations conservatrices

Il n’a pas que le cellophane : un autre responsable, c’est l’article 227-24 du code pénal, qui prévoit jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende le fait de “fabriquer, de transporter, de diffuser un message [...] pornographique, [...] lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur”.

Selon le comédien, “les associations conservatrices s’en servent de plus en plus souvent pour menacer les éditeurs mais aussi les kiosquiers”.

La situation est aggravée par le fait que certains kiosquiers n’ont même pas déballé Cinérotica. Christophe Bier explique :

“Je connais des gens qui ont eu un mal fou à trouver la revue, tout de même tirée à 40 000 exemplaires. Ils faisaient plusieurs kiosques, parfois, quand ils insistaient, le type finissait par sortir un numéro d’un carton, preuve flagrante de leur sabotage.

Une autre fois, le client a vu le vendeur partir en réserve pour lui ramener un numéro, parce qu’il considérait que Cinérotica n’avait rien à faire dans ses rayons. D’autres kiosquiers nous ont reproché le titre, trop explicite et même la couleur rose, trop incitative, je suppose !”

“Il y a des violeurs qui ont lu la Bible ? Faut-il interdire la Bible ?”

La conclusion de Christophe, c’est qu’on continue “à considérer la pornographie comme quelque chose de dégradant, de mal, de condamnable, de nuisible, voire de criminogène” :

“Pour faire bonne mesure, on commence à défendre une bonne pornographie, mais c’est pour mieux rejeter l’autre, la mauvaise.

La pornographie serait responsable de viols alors que parmi les violeurs, il y a des gens qui ont lu la Bible... Faudrait-il donc en priorité interdire la Bible ?

On nous accable toujours avec les réseaux de pédocriminalité, les actrices qui sont exploitées par des mafias sordides, contraintes à tourner des pornos ignobles : tout cela existe mais relève de la criminalité, pas du cinéma, que sa vocation soit commerciale ou artistique. Toute une littérature pornophobe se développe aujourrd’hui.”

Pornophobie qui empêche même d’y réfléchir ou de tenter de réaliser un dictionnaire des films.

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  • ChristofBier
    ChristofBier répond à PhiPoePsy
    Directeur Cinérotica
    • Posté à 02h07 le 19/02/2009
    • Internaute 70580
      Directeur Cinérotica

    Concernant les arguments des pornophobes, je conseille la lecture d’un excellent livre, Penser la pornographie, par Ruwen Ogien (Questions d’ethique, Puf, 2003). C’est l’ouvrage le plus intelligent que j’ai lu sur le sujet. Je souhaitais d’ailleurs que l’auteur puisse rédiger un numéro entier de Cinérotica sur la pornophobie. Ruwen Ogien est directeur de recherche au CNRS et s’occupe principalement de philosophie analytique, dans les domaines de la morale, de l’action et des sciences sociales. Il s’est posé les questions suivantes : Pourquoi est-il si difficile de définir la pornographie ? S’agit-il d’une « invention » moderne ? Est-elle une forme insidieuse de discrimination sexuelle ? Porte-t-elle atteinte à la « dignité humaine » ? Nuit-elle gravement à la jeunesse ? Qu’est-ce qui dérange, finalement, dans la pornographie ? Il propose ainsi une critique systématique des arguments contre la pornographie (« dégradation des femmes », « protection de la jeunesse », « incitation à la violence sexuelle » constamment mis en avant) fréquemment utilisés dans le débat public (cf. le forum justement) et une critique du « moralisme » en général, au nom d’une « éthique minimale ». Oui, Ogien prend clairement parti contre toute forme de censure des œuvres à caractère sexuel, quel que soit leur qualité « artistique ». Ses arguments font mouche et ceux des pornophobes (certaines féministes, des conservateurs par exemple) volent en éclats. Ogien dénonce notamment avec force le « paternalisme » de notre société (à toujours vouloir penser ce qui est bien pour les autres par exemple, et donc à légiférer, à condamner) et son hypocrisie (pour défendre la santé de nos chérubins, n’y a-t-il pas des combats plus pertinents que celui contre la pornographie ? Est-ce vraiment nos enfants que nous cherchons à préserver en combattant la pornographie ?) Je vous invite chaudement à lire cet ouvrage et j’attends toujours qu’on me conseille enfin un excellent ouvrage pornophobe qui fasse le poids face aux arguments d’Ogien. L’auteur a aussi écrit « La liberté d’offenser. Le sexe, l’art et la morale. » (La Musardine, 2007)

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 19h07 le 17/02/2009
    • Internaute 66286
       : -\

    C’est le jeu ma pov lucette.

  • Melinster
    Melinster
    Pédant galvanisé
    • Posté à 19h21 le 17/02/2009
    • Internaute 61559
      Pédant galvanisé

    J’aime bien l’idée.

    Pourquoi ne pas le proposer en Webzine ? Le porno passant de plus en plus par le net ... je ne vois pas d’avenir dans le papier.

  • groscontre64
    • Posté à 20h30 le 17/02/2009
    • Internaute 35536

    Je n’ai aucun avis sur la revue, mais je déplore que chez les marchands de journaux, et même parfois en vitrine, des images de femmes très légèrement vêtues et surtout dans des attitudes suggestives soient à la portée des yeux des enfants. Entendons nous bien, la nudité est naturelle et çà ne me choque pas que des enfants voient par hasard des gens nus, mais la vulgarité de ces images a quelques de chose de malsain et l’image de la femme n’en sort pas grandie !
    J’entends déjà les répliques de ceux qui me prendront pour un catho-bigot-réac-coincé-du-cul : je suis athée, antireligieux, j’aime le cul , mais je suis aussi père de famille nombreuse.

    • Hulk -bloqué-
      Hulk -bloqué- répond à groscontre64
      Gros con de droite
      • Posté à 02h23 le 18/02/2009
      • Internaute 65737
        Gros con de droite

      C’est bien pratique l’excuse des enfants. C’est vous que ça gêne en fait, mais vous n’osez pas le dire, alors il faut protéger les enfants.

      Voulez-vous qu’on fasse rapidement la liste de ce qui dégrade les enfants et qui est parfaitement autorisé et moralement accepté par la plupart des gens ?

      Quelques exemples :
      1) Les armes en plastique qu’on achète aux petits garçons pour jouer à la guerre, à se tuer,
      2) Les poupées barbies et autres accessoires roses qu’on achète aux petites filles pour bien leur inculquer le stéréotype de la petite fille qui sera plus tard épouse et mère (plutôt que femme)
      3) La pub massivement dirigée vers les enfants, pour faire acheter des chaussures de sport de marque, de la bouffe infecte, et des loisirs idiots dans des parcs de loisirs ou des cinémas imbéciles
      4) Le journal télé rempli à ras bord de catastrophes, de crises, de guerres, de morts, de pédophiles, etc...
      5) Bref, l’abêtissement ambiant auquel sont soumis les enfants, la culture du zapping et de l’immédiateté, tout ce qui ne les prépare pas à être des citoyens adultes, indépendants, pourvus d’esprit critique, et responsables, mais tente d’en faire à la place des consommateurs incultes.

      Tout ça me paraît bien plus préoccupant que le fait d’exposer les enfants à quelques femmes à poil ou même à des bites sur papier glacé ou pixels.

      D’autant que la pureté des enfants, c’est du pipeau. L’enfant nait naturellement égoïste, pervers et méchant, et c’est son éducation qui en fait un adulte plus ou moins civilisé.

      • Tiphainemmanuelle
        Tiphainemmanuelle répond à Hulk -bloqué-
        optimisteparcequellelevautbien
        • Posté à 08h26 le 18/02/2009
        • Internaute 33852
          optimisteparcequellelevautbien

        et vous en élevez combien exactement d’enfants en ce moment ?
        parce que , moi qui en ai 3 je ne reconnais rien de ce que vous racontez ! ! ! !
        sais pas de quoi vous parlez !
        moi , mes goses se battent à coup de bananes trop mûres et jouent pas à barbie pute

      • FO le dire
        FO le dire répond à Hulk -bloqué-
        Nantes
        • Posté à 13h46 le 18/02/2009
        • Internaute 24404
          Nantes

        Il ne s’agit pas de quelques femmes à poil sur du papier glacé, il s’agit d’une certaine image de la sexualité, qui est assez éloigné des choses naturelles et courantes. La femme y est stéréo typée, montrée de manière offerte, voir soumise, femme objet.
        Je n’ai pas vraiment envie que mon fils découvre le sexe de cette manière. Je préfère lui apprendre qu’il s’agit d’échange, de partage, de sentiments et non pas d’offrande, de soumission, d’objet. Quand il aura acquis à la fois la maturité et l’expérience (avec l’âge aussi) il sera un peu mieux préparé à voir ce genre de chose et il aura même l’occasion si le coeur lui en dit, de les apprécier, et grand bien lui fasse.

        Et s’il est exact qu’il a des armes pour jouer à tuer, il a aussi la totale liberté pour vivre sa sexualité (dans le respect des autres personnes). Il ne s’agit pas de tout verrouiller mais simplement de voir avec notre expérience de parent, ce qui est discutable ou pas, montrable ou pas. Parler de sexe, voir des scènes d’amour c’est faisable avec l’éducation et le dialogue qui vont avec. Pour le porno il faut une maturité pour appréhender et relativiser, chose que l’on a pas étant enfant, puisqu’on ne connait qu’en partie (parfois pas du tout selon l’éducation) des choses à propos du sexe.

         
        • Hulk -bloqué-
          Hulk -bloqué- répond à FO le dire
          Gros con de droite
          • Posté à 21h03 le 18/02/2009
          • Internaute 65737
            Gros con de droite

          « Il ne s’agit pas de quelques femmes à poil sur du papier glacé, il s’agit d’une certaine image de la sexualité, qui est assez éloigné des choses naturelles et courantes. »

          Mais c’est tout le cinéma ça !
          A peu près n’importe quel film est très éloigné des choses naturelles et courantes ; sinon ce seraient des documentaires !
          Pourquoi le film de cul devrait-il déroger à la règle générale du cinéma qui est l’évasion par la fiction et l’imagination ?

          Et par ailleurs, la sexualité la plus « naturelle » est brutale ; voir nos cousins les singes qui n’ont pas inventé l’érotisme.

        • ChristofBier
          ChristofBier répond à FO le dire
          Directeur Cinérotica
          • Posté à 02h08 le 19/02/2009
          • Internaute 70580
            Directeur Cinérotica

          J’en ai marre d’entendre parler de pornographie comme d’une entité informe. Non, le cinéma porno, y compris les films vidéos que mon dictionnaire ne traite pas, ne diffuse pas tous la même image stéréotypée de la femme. Et je ne fais pas uniquement allusion aux pornos gays. Oui, il existe des pornos où la femme n’est pas soumise ou montrée de manière offerte. D’ailleurs, le fait que tel film ne montre pas la femme « offerte » et « soumise » n’en fera pas forcément un bon film, de même qu’un porno la montrant ainsi peut s’avérer être un chef d’œuvre. Une fois pour toute, la pornographie n’est pas un manuel sexuel, ne reflète pas la sexualité du quotidien, c’est une œuvre de l’esprit. A ce titre, tout cinéaste a le droit ou pas d’y montrer des hommes et/ou des femmes « offert(e)s » et « soumis(e)s ». Le cinéma porno, je le maintiens, contient autant de bons films et de mauvais que n’importe quel genre. Exactement dans les mêmes proportions. Et vu les conditions économiques, c’est presque un exploit que certains cinéastes tirent encore leur épingle du jeu de la pornographie. Pour plus d’équité, il faudrait supprimer les taxes lourdes qui pèsent sur le cinéma porno (à commencer par la supression du classement X, très pénalisant) et, pourquoi pas, penser à le subventionner par le CNC.

        2 autres commentaires
      • capitainigloo
        capitainigloo répond à Hulk -bloqué-
        Curieux
        • Posté à 14h15 le 18/02/2009
        • Internaute 67788
          Curieux

        Bravo pour votre texte & surtout la vision positive et joyeuse de l’enfance qu’il colporte ! Encore 3 lignes et vous mettiez tous nos charmants bambins en camp de concentration avec porno obligatoire tous les soirs !

        Une remarque : vous n’êtes pas obligé d’acheter une arme en plastique ou une poupée barbie à vos enfants. Vous pouvez aussi judicieusement réglementer l’usage de la télévision afin d’éviter de les abêtir de zapping, pub, images violentes, etc..

        Par contre, il peut s’avérer difficile, si vous souhaitez éduquez votre progéniture dans le respect de la femme ou si tout simplement vous espérez qu’ils puissent découvrir la pornographie à un âge beaucoup plus avancé que celui de 08 ans, de repérer tous les kiosques à journaux & établir sur cette base un parcours qui vous permettra de les éviter systématiquement.

        Je ne crois doncpas que le père de famille à qui vous répondez aussi vertement soit vraiment gêné par la pornographie. Je pense qu’il est tout simplement dans son rôle de père en protégeant ses enfants des « bites sur papier glacé ou pixels » et autres parties du corps chosifié. A moins, naturellement, que vous en décidiez autrement....

    • Ellington
      Ellington répond à groscontre64
      • Posté à 08h44 le 18/02/2009
      • Internaute 27898

      Il me semble bien plus néfaste pour la santé morale des enfants de leur offrir les messages d’horreur des journaux (imprimés ou télévisés) où les cadavres sanglants s’affichent sans aucune « pudeur ».

    • A déménagé le 9-8
      • Posté à 10h48 le 18/02/2009
      • Internaute 5710

      « j’aime le cul , mais je suis aussi père de famille nombreuse. »

      Je ne comprends pas le « mais ».......
      « donc » aurait été plus approprié, non ? ?

  • groscontre64
    • Posté à 20h34 le 17/02/2009
    • Internaute 35536

    j’ajouterai une chose : j’ai vu pas mal de film porno, et c’est effectivement toujours pareil ; A moins que les acteurs se fassent greffer des bites ou les actrices se fassent faire des vagins supplémentaires, il y a peu de chance que çà évolue ! ...

    • PhiPoePsy
      PhiPoePsy répond à groscontre64
      Etudiant-Chercheur
      • Posté à 23h23 le 17/02/2009
      • Expert 41171
        Etudiant-Chercheur

      Vous choisissez mal ou vous connaissez mal vos fantasmes ?

      Il n’y a rien de plus divers et hétéroclite. Il faut chercher un peu, simplement... Par contre, je ne désire pas mettre de liens directs en commentaire ! ; -)

    • Hulk -bloqué-
      Hulk -bloqué- répond à groscontre64
      Gros con de droite
      • Posté à 02h27 le 18/02/2009
      • Internaute 65737
        Gros con de droite

      C’est vrai. De même que les westerns c’est toujours pareil ; on s’y tue en duel ou on s’y fait scalper, mais c’est toujours les mêmes décors, les mêms costumes, les mêmes flingues, les mêmes scénarios.
      Les polars, c’est toujours pareil (blabla). Les comédies c’est toujours pareil (blabla). Les drames, c’est toujours pareil (blabla). la SF c’est toujours pareil (blabla). Le porno c’est toujours pareil (blabla).

  • SapinDePacques
    • Posté à 20h44 le 17/02/2009
    • Internaute 40900

    Pas la peine d’une revue, wikipedia s’en charge déjà ; et fait même plus, puisque les articles concernant des pratiques sexuelles et les organes géniteaux incluent de nombreuses photographies sexuellement explicite (sans aucun avertissement) au lieu des schémas qui leur sont proposés.
    Exmples (ATTENTION, CONTENU EXPLICITE POUVANT CHOQUER DES MINEURS) :
    Lienénis
    Lien
    LienÉjaculation_faciale
    Lien顔射
    Lien
    LienЖенская_эякуляция

    • Camille
      Camille répond à SapinDePacques
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 00h22 le 18/02/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Vous confondez une revue de la pornographie et une revue de l’histoire du cinéma porno

  • Chansommairus
    Chansommairus
    bipède
    • Posté à 00h54 le 18/02/2009
    • Internaute 63541
      bipède

    je suis certainement le ravi du village ! Je croyais que la pornographie était le contraire de l’érotisme ?

    Quel beau « patrimoine » que voilà : « les états généraux des valseuses en goguette »

    • Hulk -bloqué-
      Hulk -bloqué- répond à Chansommairus
      Gros con de droite
      • Posté à 03h46 le 18/02/2009
      • Internaute 65737
        Gros con de droite

      Ca veut dire quoi « le contraire » de l’érotisme ?

      C’est plutôt une question de degré. Disons qu’un porno est à « Emmanuelle » ce que « Il faut sauver le soldat Ryan » est au « Jour le plus long ». Ce n’est pas tellement le scénario qui diffère, mais l’un est plus réaliste là où l’autre suggère davantage.

      Film érotique ou film porno, dans tous les cas c’est un film de cul.

      • Chansommairus
        Chansommairus répond à Hulk -bloqué-
        bipède
        • Posté à 10h14 le 18/02/2009
        • Internaute 63541
          bipède

        Je ne partage pas du tout votre opinion, pour moi ce n’est pas seulement une question de « degré »

        Mais j’aurais peut-être du écrire « à l’opposé de » :
        Le film porno est un ersatz, on est dans la copulation, l’acte physique pour lui-même, la pulsion élémentaire.
        L’érotisme est un jeu intellectuel, l’art du voile et du dévoilement partiel, il fait appel à l’imaginaire et à une certaine culture livresque, picturale et même musicale. Tout montrer ou tout dire ce serait ruiner sa raison d’être : La délectation par l’allongement des préliminaires puisque l’on sait bien qu’une fois allongé ...
        L’érotisme ne montre pas ce que tout le monde connait « par construction » il est du côté de l’émotion plutôt que du côté de la pulsion et dans ce sens là, un film érotique n’est pas un film de « cul »

         
        • Hulk -bloqué-
          Hulk -bloqué- répond à Chansommairus
          Gros con de droite
          • Posté à 17h16 le 18/02/2009
          • Internaute 65737
            Gros con de droite

          C’est un point de vue. Fort réducteur à mon sens, mais pourquoi pas...

        1 autres commentaires
  • mmarvin
    • Posté à 01h42 le 18/02/2009
    • Internaute 19929

    C’est une bonne publicité en fait... En france, on aime toujours ce qui est interdit et une interdiction ministérielle est une très bonne publicité pour un magazine quel qu’il soit. Mais le gros problème, c’est le fond judéo-chrétien qui reste dans la société actuelle et qui criminalise le corps et ses plaisirs. Je trouve plus choquant de voir une affiche pour le « nouveau détective » placée en toute liberté avec « elle viole son amie avant de la dépecer au couteau à huitre » écrit en gros et en jaune sur fond noir plutot qu’un corps dénudé, sensuel et paisible.

    Le plaisir de la vie devrait être valorisé plutot que le sordide de la mort.

    • Hulk -bloqué-
      Hulk -bloqué- répond à mmarvin
      Gros con de droite
      • Posté à 03h49 le 18/02/2009
      • Internaute 65737
        Gros con de droite

      Oui. De même qu’il est beaucoup plus indécent de voir Besancenot plastronner à la télé et parler de révolution au moment où s’ouvre (enfin) le procès des dirigeants khmers rouges, que de voir Paris Hilton montrer son cul et l’usage qu’elle en fait...

      • Waldeck
        Waldeck répond à Hulk -bloqué-
        Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
        • Posté à 09h47 le 18/02/2009
        • Internaute 36864
          Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

        Vous préféreriez que Besancenot vous montre son cul et laisse à Paris Hilton le soin de parler de révolution ?

        - « Gros con de droite »...

        - Pourquoi « gros » ?

        -« con de droite »...

        - Pourquoi ce pléonasme ?

         
        • Hulk -bloqué-
          Hulk -bloqué- répond à Waldeck
          Gros con de droite
          • Posté à 03h49 le 19/02/2009
          • Internaute 65737
            Gros con de droite

          Si vous lisiez plus attentivement ce forum, vous sauriez qu’il y a des cons de droite, des enfoirés du centre et des abrutis de gauche.

        1 autres commentaires
      • A déménagé le 9-8
        • Posté à 10h52 le 18/02/2009
        • Internaute 5710

        Là, y’a pas de doute possible..ce post est un post de cul.

    • Tiphainemmanuelle
      Tiphainemmanuelle répond à mmarvin
      optimisteparcequellelevautbien
      • Posté à 08h35 le 18/02/2009
      • Internaute 33852
        optimisteparcequellelevautbien

      sauf que je suis pas certaine que les corps soient soient tous reposés et paisibles
      les conditions de travail des acteurs des films de cul à la chaîne ça vous dit quelque chose
      c’est super d’être cool, décomplexé , libre de vivre sa sexualité
      mais moi il ya quand même des choses qui me gênent
      je n’ai rien contre ce magazine , je trouve dommage qu’il ne puisse continuer
      idéaliser la pornographie pose un problème à la femme que je suis et pas à le maman que je suis !
      qu’on m’apporte la preuve que toutes ces jeunes femmes sont heureuses de faire ce qu’elles font et je fermerai ma gueule

      • Tyrian
        Tyrian répond à Tiphainemmanuelle
        Informaticien
        • Posté à 11h54 le 18/02/2009
        • Internaute 61861
          Informaticien

        Donc ce n’est pas tant la pornographie qui pose problème que la façons dont elle est mise en oeuvre. C’est comme tout travail finalement, cela dépends des conditions dans lesquelles il s’exécute. Mais bon cela tourne au débat sur la pornographie elle-même là.

      • Camille
        Camille répond à Tiphainemmanuelle
        Auteur(e) de l'article Mauvais genre
        • Posté à 14h09 le 18/02/2009
        • Internaute 48427
          Mauvais genre

        Toutes heureuses ? non aucun doute là dessus mais que certaines en soit très heureuses oui aucun doute là dessus.On trouve la même chose dans la prostitution : certaines files sont volontaires et contentes de le faire, d’autres sont victimes et torturées pour le faire et au milieu il y a toutes les nuances possibles

         
        • Tyrian
          Tyrian répond à Camille
          Informaticien
          • Posté à 17h28 le 18/02/2009
          • Internaute 61861
            Informaticien

          Bon exemple au final. On trouve le même problème dans les 2 métiers. Du fait de leur lien au sexe, ils sont considérés comme dégradant. Mais au final, ce qui participe beaucoup à les rendre dégradant, est le mépris, affiché ou non, d’une bonne partie de la « bonne » société dessus. Et on laisse donc ces métiers dans l’ombre, où ils peuvent plus facilement être soumis à des conditions dégradantes.
          Tout ce qui touche au sexe de près ou de loin est automatiquement au mieux gênant, au pire honnis.

        1 autres commentaires
      • mmarvin
        • Posté à 00h28 le 19/02/2009
        • Internaute 19929

        Je ne parlais pas bien sur de pornographie... Je ne pense pas qu’il soit souhaitable de montrer en gros plan une image porno en public.

        Mais un corps montré de façon érotique est plus à même de charmer, de calmer, de séduire qu’un gros plan de tchétchène éventré par un char russe... La photo de « une » d’emmanuelle ( !) Béart pour « Elle » est plus un exemple pour tous.

        Et a ce que je sache, elle n’a pas souffert le martyre des heures durant pour la pose...

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 03h24 le 18/02/2009
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    Bon, je connaissais pas cette revue ? ? ? On peut la trouver où ? Le site internet est injoignable ! !
    J’le veux !

    • Camille
      Camille répond à Contestatairieux
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 14h11 le 18/02/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Elle est morte cette revue (si vous aviez lu l’article) ! Le site internet fonctionne par moment (leur serveur semble avoir des difficultés)

  • Guy Valte
    Guy Valte
    Parisien abonné au gaz
    • Posté à 09h59 le 18/02/2009
    • Internaute 24462
      Parisien abonné au gaz

    il y a quand même un aspect racolage commercial du voyeurisme déjà un peu usé, on peut dire que c’est une évocation des années soixante-dix ; mais c’est un peu fastoch. Bref, dans ces conditions moi je ne suis pas (plus) client.

  • spidermoon
    spidermoon
    célibataire endurci
    • Posté à 10h33 le 18/02/2009
    • Internaute 42835
      célibataire endurci

    Pourquoi cette censure pour ce magazine ? Trop explicite, trop osé. Cela m’étonne, les dernières affiches vu chez mon kosquier sont ’hot mag’, un magazine X, avec en couv une demoiselle à forte poitrine, mais avec les seins recouvert d’une étoile. Entrevue, qui fait dans le genre lingerie coquine. Détective, qui fait dans le sanglant et le sordide. Erotica n’est pas plus choquant que ces magazines, enfin si, les seins ne sont pas cachés et montré explicitement, c’est cela qui choque ?

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 11h19 le 18/02/2009
    • Internaute 45067
      Littéral

    Je crois que je suis bon pour le supplice de St Étienne.

    Je suis très douillet, j’ai horreur de la douleur.
    Ô enfer de Hyeronimus Bosh, j’arrive donc.

    Je pense que la revue Cinérotica est un cas indémerdable.

    Le choix éditorial hybride ne permettait pas de le classer parmi les revues ordinaires de critique de cinéma bien que la part principale de son contenu procède d’une démarche de culture d’un genre cinématographique de ce qu’on pourrait appeler le para-cinéma. Un genre secondaire.

    Cependant, l’iconographie et certaines évocations détaillées de quelques scènes des films commentés sont assurément au moins érotique et souvent pornographique, explicite sexuellement.

    Le parti pris d’en faire une revue destinée à un large public, le choix de le distribuer par le réseau de messagerie qui alimente les kiosquiers ne pouvaient amener ceux-ci qu’à le ranger parmi les revues pornographiques.

    L’enveloppe de cellophane s’est imposée pour éviter la mise en cause par des plaignants privés de tous les acteurs de la chaine d’éditions de fabrication de distribution et des détaillants

    Accusé l’article 227-24 du code pénal.
    Vilipendé, la pornophobie.
    Dénoncé, l’ordre moral.

    Contrairement, à ce qui est admis, l’article 227-24 est une nette amélioration du Droit qui ne réprime plus depuis 1994 l’atteinte au bonne mœurs.

    Le fait de fabriquer un message pornographique, à caractère violent ou attentatoire à la dignité humaine n’est plus un délit.

    On peut même le diffuser, le distribuer, en faire commerce pourvu que les destinataires de ces messages soient des adultes et seulement des adultes.

    Mais, le simple risque qu’un mineur perçoive le message constitue le délit.

    Mieux le concept même de mœurs est jugé trop moral et le délit d’outrage disparait de jure, on l’a remplacé par celui de décence, moins connotée idéologiquement.

    Néanmoins l’article 227-24 n’explique pas à lui seul la prudence ou la frilosité, voire l’hostilité des distributeurs et des kiosquiers à l’égard de la revue.

    Les lois propres à la presse et à l’édition responsabilisent également toute la chaine de la production, y compris l’imprimeur jusqu’au circuit de vente au détail.

    Ce qui a posé problème pour Cinérotica se sont les choix éditoriaux d’en faire une revue grand public et d’envisager de le distribuer par la voie des messageries et le réseau de vente de la presse.

    Si l’appareil critique est de bonne facture, nous sommes moins dans le champs de l’étude et de la critique que dans celui de la vulgarisation, au sens noble, d’un genre particulier du cinéma qui a, pour cause d’interdiction légale, été marginalisé et clandestin, pendant longtemps.

    Le choix d’illustrer la revue avec des contenus désignés par l’article 227-24 la soumettait aux règles restrictives de la distribution de publications à caractère pornographique.

    Le choix éditorial est clairement exprimé par Christophe Bier lui-même dans un entretien sur le site Gonzaï,
    Lien :

    Non. Dès le numéro quatre, l’arrivée de la pornographie sur les écrans en 1974-75, sera abordée, il y aura des photos hard. Dès le n° 3, Cinérotica sera vendu sous blister. Un seul interdit, que je regrette mais il ne faut pas être témérairement masochiste, nos couvertures ne seront jamais hard.

    Le point de vue de Christophe Bier est clairement celui d’un amateur de ce genre de cinéma et sa position critique est celle, particulière, d’un apologétiste. Évidemment, on ne peut pas le lui reprocher.

    Mais ce parti pris a rendu très risquée son aventure éditoriale. L’échec commercial est patent et sans doute douloureux.

    On peut poser la question sans détour :
    Y-a-t-il eu conscience du risque commercial ?
    L’éditeur a-t-l rempli son rôle de conseil et d’accompagnement de la commercialisation ?

    La démarche s’est-elle voulu politique dès le départ ?
    On peut en douter. Car, en l’occurrence, il n’y a pas d’acte de censure ni de pornophobie ambiante qui expliquerait le retrait de Cinérama.

    Par contre, il y a bien une règlementation rigoureuse de l’édition et de la distribution de la presse. Et c’est bien cette règlementation dont il semble qu’on a , volontairement ou non, ou par sous-estimation, ignoré les contraintes qui ne pouvaient pas ne pas s’exercer sur une revue dont le caractère pornographique est le sujet même.

    Pour en revenir au cinéma pornographique, c’est un genre extrêmement ambivalent et problématique. Son caractère de représentation et sa part d’innovation sont particulièrement soumis aux critères commerciaux.

    Bien plus que d’autres spectacles, ils tentent de correspondre à une demande dont la difficulté eu égard à sa thématique est difficile à interpréter.

    Cette prédominance de la satisfaction d’une demande supposée, telle que l’a illustré Pauline Réage avec son livre fameux, Histoire dÔ qu’elle a écrit pour plaire à un lecteur précis, exclut l’invention.

    Le cinéma pornographique qui est dans cette logique de la satisfaction du plaisir du demandeur se place définitivement hors de l’art cinématographique.

    Dans la mesure où dans ce cas précis de la représentation de la sexualité en acte, on inverse la position habituelle du producteur d’œuvre « offreur » de nouveauté, ici, on tente de représenter ce que le spectateur s’attend plus ou moins à trouver. Ce qui reste au producteur, c’est de surjouer l’intensité et la dramatisation du spectacle. Il ne s’agit plus tant d’exciter que de surexciter.

    Cette tension de plus d’excitation qui fait accroire au plus de jouir, qui n’arrive jamais, explique pour une partie le manque qui est au cœur du genre. Et la déception relative qui, immanquablement découle de la vision du spectacle de l’acte charnel (ce n’est donc que çà) est au centre du mécanisme même de l’attrait puissant que procure à certains spectateurs le film pornographique.

    Ce qui trouble l’esthète et l’artiste, c’est le paradoxe que la réalisation effective d’actes sexuels aboutissent néanmoins à une œuvre purement fictionnelle.

    Ce qui est montré est antinomique à la réalité de l’expérience du spectateur.
    La spectacularisation de l’action sexuelle qui la rend hautement improbable est cependant ce qui fait vraiment l’effet de réel qui stupéfie le regardeur.

    La surenchère, inhérente au genre, pourrait laisser penser qu’on serait dans une expression artistique aux limites. Dépassement de l’indécence qui introduit la violence, dépassement du licite qui réalise l’interdit. Le passage à l’acte reprend alors la symbolique du franchissement du tabou.

    Évidemment le caractère industriel et commercial du cinéma pornographique ne peut pas se permettre de basculer dans la clandestinité qui immanquablement est le lot du marginal et du criminel.

    Aussi, pour des raisons évidentes, les hardeuses et les hardeurs, comme les lutteuses et les lutteurs de catch, deviennent-ils de véritables acteurs afin de mimer les transgressions et de jouer les effets qu’on attends de ces débordements.

    Mais comme le fondement de l’effet de réel est justement la réalisation de l’acte sexuel même, on ne sait distinguer une franche limite entre le jeu théâtral et ce qui est effectivement enduré.

    Ce trouble essentiel à la crédibilité même du spectacle et donc qui justifie l’acte d’achat le condamne irrémédiablement à la suspicion, au contrôle et au final au rejet.

    L’acteur ou le réalisateur, même l’actrice ou la réalisatrice n’obtiennent pas le statut d’artiste. Ils restent saltimbanques. Héraults d’un spectacle de monstres comme on en exhibait autrefois dans les foires populaires

    • ChristofBier
      ChristofBier répond à egide
      Directeur Cinérotica
      • Posté à 02h09 le 19/02/2009
      • Internaute 70580
        Directeur Cinérotica

      Cher Egide, pourquoi « hybride », quel croisement voyez-vous dans l’entreprise de Cinérotica ? Je ne vois pas en quoi Cinérotica ne pouvait pas être classé entre Les Cahiers du Cinéma et Mad Movies ?
      Je ne connais pas de « genre secondaire ». L’expression pose déjà comme principe une hierarchie dans laquelle la pornographie en ressort affaiblie. Diriez-vous la même chose du western (longtemps méprisé il est vrai), du fantastique (même remarque), du polar, etc. ?
      Pour les kiosquiers, vous vous trompez. Beaucoup ont classé Cinérotica en cinéma ; d’autres en « cul ». Ce que je condamne avec virulence, ce sont ceux qui ne l’ont même pas classé. C’est pourtant leur boulot. Mon éditeur n’avait pas les moyens de payer une armada d’huissiers pour constater les manquements de la distribution, les refus de vente (qui m’ont été rapportés), les sabotages.
      Sur le cellophane, mis dès les 3, je ne suis pas d’accord. Je suis contre le cellophane. Le lecteur a le droit de feuilleter ce qu’il veut acheter, ne serait-ce que pour se rendre compte qu’il ne l’achètera pas ou pour le conforter dans son impulsion d’achat. Il n’y avait pas de cellophane avant, et pourtant déjà des enfants. Il faut former les kiosquiers qui doivent veiller à la bonne tenue de leur kiosque, ne pas laisser un mineur tripoter une revue de cul par exemple. C’est là que j’affirme qu’on brime la grande majorité des adultes pour la protection des enfants. La mesure est disproportionnée car jusqu’à un certain âge, les enfants ne se foutent complètement de la pornographie. Les bambins peuvent babiller dans les poussettes, devant des panneaux publicitaires pornos, je vous l’assure.
      L’article 227-24 est une vraie régression. Quitte à choisir, l’outrage aux bonnes mœurs était préférable car la notion même de bonnes mœurs évoluait avec le temps et était laissée à l’appréciation du juge, lequel pouvait parfois être un progressiste. Cette loi ne responsabilise rien du tout mais distille la peur dans les circuits de diffusion et entraine une forte tendance à l’auto-censure chez les éditeurs. La dangerosité de cet article pour nos libertés réside bien dans « le simple risque qu’un mineur perçoive » le message pornographique. C’est la porte ouverte à tous les excès. Un mineur entrant par inadvertance dans un sex-shop, et hop, c’est le procès. Un mineur rentrant chez vous par effraction pour vous cambrioler et tombant sur votre collection de Hot Vidéo, et hop c’est l’amende, voire la prison pour le cambriolé. Ce n’est pas bien sérieux et participe de cette culture totalitaire du « risque zéro ». Ce parfait et imbécile risque zéro qui est à l’initiative des mesures les plus populistes : contre les malades mentaux par exemple, contre la pornographie dont, au passage, j’attends toujours qu’on me démontre le danger. Au fait, avez-vous songé au fait que dans le code pénal, un individu de 15 ans révolu est considéré comme sexuellement majeur ? Donc, si je pousse le raisonnement au bout, quel mal y aurait-il à ce qu’un mineur de 15 ans révolu, auquel on reconnait le droit d’avoir une sexualité, puisse aussi avoir accès à la pornographie ? Sentez-vous bien la contradiction du code pénal ? Et allons encore plus loin : pourquoi ces mêmes adolescents de 15 ans ne pourraient-ils pas aussi tourner des pornos, accomplir devant une caméra des actes sexuels qui leur sont autorisés par la loi dans le privé ? Je pose simplement la question, sans provocation, en soulignant les contradictions de la société.
      Vous écrivez que je suis un « apologétiste ». C’est pour le moins caricatural. Allez, je dirai même que c’est faux. Mon propos est-il vraiment de faire l’éloge et la glorification du cinéma porno français ? Avez-vous lu Cinérotica ? Assurément, j’aime la pornographie. Mais je ne suis pas là pour défendre ses intérêts et je n’appartiens à aucun lobby. A la rigueur, je suis un apologue de la liberté d’expression. Ca oui ! Pourquoi ne pas simplement admettre que je suis un historien du cinéma qui a décidé de mener, avec une petite équipe de rédacteurs passionnés, un travail historique et critique sur une partie du cinéma français, en l’occurence les films pornos et érotiques français en 16 et 35 mm ? Dans le Dictionnaire, vous trouverez aussi des avis très négatifs sur des films, sur des cinéastes qui ont tiré le genre plus bas que terre, etc. Faire l’apologie du genre réduirait considérablement le sérieux de mon entreprise, ne pensez-vous pas ? J’affirme haut et fort que c’est un genre digne d’intérêt et respectable, ce n’est pas un « sous-genre », du « para-cinéma ». Le cinéma ne peut-il pas tout filmer, au risque de perdre sa respectabilité ? Doit-il être respectable au fait ? Et pitié, ne dites pas que je prône l’apologie du snuff ! Je ne parle ici que de FICTION. La pornographie se place définitivement dans l’art cinématographique. Et qui sait, le cinéma n’a peut-être été inventé que pour filmer « ça » ? Vous dites encore que le cinéma porno exclut l’invention : l’approche critique des 1800 films du dictionnaire à paraître prouvera le contraire, dans l’hypothèse où cette approche sera faite avec sérieux et honnêteté. Je l’écris simplement : La Comtesse est une pute d’Alain Payet (1989) est un très grand film, de même que sa Nadia la jouisseuse (1978), je pourrais encore citer Les Petites Filles (Francis Leroi, 1978) ou encore Amours collectives, remarquable détournement critique du genre par Jean-Pierre Bouyxou (1976). D’autres encore comme Passions déchaînées (Claude Pierson, 1980) ou Luxure (Max Pécas, 1975 : oui le Pécas des Branchés de St Tropez a commis un grand film et c’est un porno !), etc. Ou encore le très grave L’Essayeuse (Serge Korber, 1975) condamné pour outrage aux mœurs à être détruit( !).
      Votre réflexion sur la pornographie s’applique peut-être sur des exemples précis. Mais vous faites une généralité. C’est contre ce genre de position intellectuelle que je me bats. Parlons cinéma, bon dieu ! Autrement dit, parlons de cinéastes, d’acteurs, de films ! ! ! Oseriez-vous faire des théories sur le polar ou le western sans jamais citer Jean-Pierre Melville ou John Ford, Samuel Fuller ou Sergio Corbucci ? De quoi parlons-nous EXACTEMENT ? Tous les films pornos se ressemblent, est-ce bien ça le fond de votre pensée ? Selon moi, c’est le fond du problème avec les pornophobes…
      Saltimbanques, pourquoi pas ? Alain Payet, Claude Pierson, Francis Leroi, Marilyn Jess, Brigitte Lahaie, Carmelo Petix, Christine de B (qui fut l’inoubliable Comtesse est une pute) sont tous de grands artistes.

  • Docteur Albert
    Docteur Albert
    parasite ingénieur d'étude
    • Posté à 11h06 le 18/02/2009
    • Internaute 61032
      parasite ingénieur d'étude

    « La pornographie serait responsable de viols alors que parmi les violeurs, il y a des gens qui ont lu la Bible... Faudrait-il donc en priorité interdire la Bible ? »

    oui.

    • egide
      egide répond à Docteur Albert
      Littéral
      • Posté à 18h12 le 18/02/2009
      • Internaute 45067
        Littéral

      « La pornographie serait responsable de viols alors que parmi les violeurs, il y a des gens qui ont lu des livres… Faudrait-il donc en priorité bruler les livres ? »

      Noooooooon !

  • ericparis11
    ericparis11
    juriste
    • Posté à 11h07 le 18/02/2009
    • Expert 57790
      juriste

    C’est vous qui êtes dérangé par cette affiche, non les enfants dans leur poussette qui n’y comprennent rien, et que la vision de quelques personnes plus ou moins nues ne va pas traumatiser outre mesure...

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h59 le 18/02/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    La presse pornographique est honteusement cachée dans quel pays ? Certainement pas la France, du moins certainement pas Paris !
    Les panneaux d’affichage des kiosques à journaux sont remplis de couvertures de magazines porno, avec femmes à poil et censurées au strict minimum, positions aguichantes et titres explicites !
    Quant à leur accessibilité, rien de plus simple, il suffit de faire plus de 1m40 et de tendre le bras pour les attraper. La seule limitation ne doit pas être plus compliquée que de ne pas être au niveau des yeux d’un mioche de 7 ans...

    Et le cinéma porno est devenue une institution respectable, car maintenant les actrices en vogue sont invitées dans les talkshow, le Journal du Hard est aussi célèbre que toutes autres émissions sur le cinéma, et surtout il ne doit pas avoir 10% des films français où l’on ne voit pas (au moins) une femme à poil.

    Et je parle même pas du racolage permanent des reportages ou des émissions de divertissements où l’absence de cul, qu’il soit suggestif ou plus franc, est devenu rare.
    Sans parler de la publicité avec ses images de femmes dénudées et ses allusions souvent explicites.

    Et tout aussi radical, il suffit de voir les tenues vestimentaires actuelles.

    Alors non, il n’y a pas de pornophobie ambiante, bien au contraire, plus le temps passe et plus le cul est devient banal.

    Mais quand on voit le contenu, on se pose des questions sur la recette : mélanger porno et Sartre, parler de cul sans montrer une fesse, miser sur la masturbation intellectuelle et plus sexuelle, bref s’adresser au cerveau quand celui-ci a déménagé dans le slip, cela dépasse-t-il le cadre d’une poignée d’adeptes ?
    Plutôt que de gueuler sur le reste du monde, il ferait mieux de se remettre en question et de se demander si ce n’est pas sa revue qui ne se vend tout simplement pas.

    • ChristofBier
      ChristofBier répond à Keldan
      Directeur Cinérotica
      • Posté à 02h26 le 19/02/2009
      • Internaute 70580
        Directeur Cinérotica

      Cher Keldan,
      C’est entendu, la revue ne s’est pas vendue assez. En répondant aux questions de Camille, j’ai simplement voulu souligner le fait que sa commercialisation n’a pas été facilitée par le réseau de distribution classique des kiosques et autres maison de la presse. Certains groupes de diffusion (supermarchés notamment) nont même pas voulu en entendre parler. Je maintiens donc qu’il règne aujourd’hui une pornophobie larvée qui nuit à certains projets.
      Je ne me remettrai pas en question et j’assume le côté élitiste de mon travail. Oui, il n’intéressera pas le plus grand nombre. Oui, je ne le regrette pas. Non ça ne m’intéresse pas de m’adresser au « grand public » dont je fais peu de cas. Vous confondez marketting du porno et cinéma porno. Les exemples que vous citez indiquent seulement que le porno a envahi les médias (qu’il est exploité par eux) mais pas forcément qu’il est reconnu. Dans ces médias, on parle davantage de cul que de cinéma. L’idée qu’il puisse y avoir un discours intellectuel sur le cinéma porno reste audacieuse. Et cette idée n’a rien de banale, au contraire. Le cinéma porno reste encore à être revalorisé. Le jour où ce patrimoine en 35mm bénéficiera d’un budget pour être sauvegardé (avec votre argent, cher contribuable), on pourra enfin dire que la pornographie est devenue respectable.
      Je ne mélange pas le porno et Sarte : je parle de porno et de Sartre. Voyez-vous la nuance ? Et rassurez-vous - mais avez-vous jeté un oeil dans le magazine avant d’écrire vos impressions ? - je montre aussi une fesse quand je parle de cul. Dans le n°4, il y avait à peu près toutes les parties du corps, d’ailleurs. Il y avait même la première sodomie publiée par Cinérotica et une image d’urologie. Tout cela, et davantage, seront aussi dans le dictionnaire qui s’adressera à un public précis, une ’niche » comme on dit dont je me félicite à l’avance de satisfaire la curiosité. Une « poignée d’adeptes », écrivez-vous avec, me semble-t-il (pas sûr), une pointe de mépris.
      Le cerveau est un formidable organe sexuel !

  • FO le dire
    FO le dire
    Nantes
    • Posté à 13h27 le 18/02/2009
    • Internaute 24404
      Nantes

    « Au nom de la protection des mineurs, on pénalise le public adulte. »

    La protection des enfants est bien plus importante que le plaisir des adultes, il n’y a même pas besoin de débattre là-dessus.

    Lorsque nous passons tous les jours devant chez ma dealeuse de tabac / journaux et qu’on voit des publicités pour des journaux érotiques avec des filles stéréotypées quasiment à poil, le ressenti sur mon enfant n’est pas non plus anondin.

    Oui à la liberté mais en protégeant ce qui ont besoin de l’être, à savoir nos enfants.

    • Tiphainemmanuelle
      Tiphainemmanuelle répond à FO le dire
      optimisteparcequellelevautbien
      • Posté à 15h19 le 18/02/2009
      • Internaute 33852
        optimisteparcequellelevautbien

      la protection des enfants est bien plus importante que le plaisir des adultes.
      pas pour tout le monde
      à partir du moment ou le plaisir des adultes représente un sacré paquet de fric en perspective , on se fiche totalement de la protection des enfants et on les abreuve d’images , de films
      qui nous auraient horrifiés au même âge
      et pas la peine de nous balancer qu’on a qu’à s’occuper de nos gosses
      même si on supprime la télé , si on installe tous les contrôles parentaux possibles sur les ordis et qu’on leur crève les yeux
      ils seront toujours abreuvés de cul parce que ça fait vendre et que c’est à la mode
      on mesure déjà les effets désastreux sur les ados et les rapports qu’ils entretiennent entres filles et garçons grâce à tout ce déballage
      et c’est gonflant de passer pour une coincée,frustrée dès qu’on essaie d’aborder le sujet avec certains adultes qui vous balancent leur liberté à la figure
      je sais qu’on emmerde tout le monde avec nos gamins !

      pourtant les miens je vous assure qu’ils sont vraiment sympas ! ! ! !

      • egide
        egide répond à Tiphainemmanuelle
        Littéral
        • Posté à 18h09 le 18/02/2009
        • Internaute 45067
          Littéral

        Il me semble que vous confondez deux phénomènes :

        Les production à caractère pornographique, ce qui est en question avec le cas de la revue Cinérotica.

        Et la pression de la publicité sur les enfants qui utilisent des techniques de manipulations fondées sur l’instrumentalisation de la libido. Et cela n’a pas à voir avec la pornographie ni avec le plaisir des adultes.

        Depuis les années 50 les publicitaires ont ciblés les enfants comme destinataires de messages publicitaires.
        À cette époque, il s’agit non pas de faire de l’enfant un consommateur direct ou un prescripteur, c’est simplement de familiariser dès le plus jeune âge des clients potentiels avec des marques dont ils achèteront plus facilement les produits plus tard, d’autant que leur logo sera entré très tôt dans l’univers enfantin.

        Aujourd’hui, l’enfant est devenu un prescripteur influent d’achats et les adolescents sont des consommateurs effrénés.

        C’est donc vers ces derniers qu’on cherche à provoquer les envies libidinales en les inondant de messages où la nudité partielle et les poses suggestives des modèles associent le désir sexuel au plaisir de posséder un substitut sous forme d’un produit qui est destiné, soit disant, à améliorer leur propre image et ainsi à devenir eux-même séduisant.

        On est du côté de l’organisation de la frustration et de l’exploitation du manque car les modèles qui vantent les produits correspondent à des canons de beauté et de séduction hors du commun.

        L’impossibilité de leur ressembler (tout est fait pour ça) permet d’opérer le détournement du désir sexuel vers un objet qui compensera le manque par l’appropriation d’un fétiche.

        Le cul n’est que suggéré, et encore d’une façon bien puritaine et immanquablement frustrante.

        Quand à Internet, il ne faut pas jeter le discrédit sur les logiciels de contrôle parental. Bien utilisé, ils évitent aux très jeunes gens de s’exposer à des images qu’ils auront bien de la peine à intégrer.

        Par contre, vous ne pouvez pas vous contenter seulement de limiter l’usage d’internet.

        Vous avez l’obligation morale de leur procurer de quoi satisfaire leur curiosité et leur intérêt à l’égard de la sexualité.

        Donc à vous, de veiller à ce qu’ils aient des occasions de rencontrer l’autre, évidemment désiré même si cela tient du fantasme, à parler des complexités de la relation, de leur permettre d’éprouver le regard de la nudité d’eux-même, de l’autre, du même.

        De faire qu’il apprennent, en prenant le temps, les mécanismes du désir, des jeux de la séduction et de l’amour. Et des risques qui sont liés à la sexualité.

      • ChristofBier
        ChristofBier répond à Tiphainemmanuelle
        Directeur Cinérotica
        • Posté à 02h40 le 19/02/2009
        • Internaute 70580
          Directeur Cinérotica

        « Ceux qui se préoccupent sincèrement des dangers qui menacent la jeunesse dans son rapport à la sexualité ont tout intérêt, je crois, à concentrer leur attention et leurs moyens sur ces dangers REELS que sont le manque d’éducation ou d’information, les maladies, l’exposition à l’ignorance, la stupidité, la violence, la cupidité, la cruauté de certains adultes, etc., et à ne pas perdre leur temps avec les dangers douteux ou imaginaires de l’exposition plus ou moins fugace à la pornographie. A supposer, cependant, que l’exposition à la pornographie ait des effets purement “psychologiques” avérés et négatifs sur tout “jeune” (ce qu’aucune enquête “systématique” n’a encore pu déterminer, il faut toujours le préciser), quelles conclusions faudrait-il en tirer ? » dixit Ruwen Ogien, dans « Penser la pornographie ». Lequel conclut par « Faut-il, en général, renoncer à une liberté sous le prétexte qu’elle risque de causer certains dommages aux plus jeunes ? C’est loin d’être évident. »
        Je vous laisse le soin de lire son livre pour y trouver des éléments, sinon de réponses, de réflexion.
        Ce qui est en jeu dans ce débat sur le cinéma porno, ce n’est pas « un sacré paquet de fric » comme vous dites (avez-vous conscience que beaucoup de pornocrates galèrent dans leur travail, sont des artisans qui ne roulent pas sur l’or ? C’est un mythe que de croire que certains font de la pornographie pour s’enrichir le plus vite possible...) mais simplement la liberté d’expression, que je considère menacée. Libre à vous de vous en fiche totalement.
        Je suis enfin très heureux pour vous que vos gamins soient vraiment sympas.

    • Tyrian
      Tyrian répond à FO le dire
      Informaticien
      • Posté à 08h26 le 19/02/2009
      • Internaute 61861
        Informaticien

      C’est une menace si terrible de voir une femme nue ? Quel ressentit va avoir un enfant ? Strictement rien.

      Par contre, quand par votre attitude vous aurez réussis à lui coller un complexe au sujet de la nudité et du sexe, là il risque de morfler. Dans tous les cas, cette attitude va compliquer ses débuts dans la sexualité. En parler sera difficile puisque ça sera un sujet tabou. Il sera donc tenter de se diriger vers ces mêmes revues et films que vous vouliez lui éviter...

  • jyr
    jyr
    ou jean-yves rousson..artiste ? (...)
    • Posté à 13h29 le 18/02/2009
    • Internaute 60613
      ou jean-yves rousson..artiste ? (...)

    mon dieu mon dieu ou va se cacher le pecheur..mais dans le porc..conclusion je m’aime donc je me mange..gloupss

  • fidal
    fidal
    guide de tourisme
    • Posté à 14h17 le 18/02/2009
    • Internaute 50600
      guide de tourisme

    pour Camille : courage,on vous suivra(houps)
    Pour donniédarko/J’ais aussi en mon temps essayer de retrouver « je t’aime moi n. p. de S.Gainsbourg » et le Calligula de Tinto Brass....Prout....

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