Document 16/02/2009 à 18h26

Le manifeste des neuf intellectuels antillais


« C’est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s’est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n’est illégitime. Aucune n’est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte. Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu’elle représente, ni dans ce qu’elle implique en relation avec l’ensemble des autres revendications. Car la force de ce mouvement est d’avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu’alors s’était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle –– à savoir les luttes jusqu’alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales...

Mais le plus important est que la dynamique du Lyannaj – qui est d’allier et de rallier, de lier relier et relayer tout ce qui se trouvait désolidarisé – est que la souffrance réelle du plus grand nombre (confrontée à un délire de concentrations économiques, d’ententes et de profits) rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes, les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants indéchiffrables de nos sociétés. La plupart de ceux qui y défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir) que l’on peut saisir l’impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité.

GRÈVE LÉGITIME

Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent, faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent et se condamnent.

Dès lors, derrière le prosaïque du “pouvoir d’achat” ou du “panier de la ménagère”, se profile l’essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l’existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s’articule entre, d’un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l’autre, l’aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d’honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d’amour, de temps libre affecté à l’accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin, le vivre-pour-vivre, tout comme le vivre-pour-soi n’ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons.

La “hausse des prix” ou “la vie chère” ne sont pas de petits diables-ziguidi qui surgissent devant nous en cruauté spontanée, ou de la seule cuisse de quelques purs békés. Ce sont les résultantes d’une dentition de système où règne le dogme du libéralisme économique. Ce dernier s’est emparé de la planète, il pèse sur la totalité des peuples, et il préside dans tous les imaginaires – non à une épuration ethnique, mais bien à une sorte “d’épuration éthique 1” (entendre : désenchantement, désacralisation, désymbolisation, déconstruction même) de tout le fait humain. Ce système a confiné nos existences dans des individuations égoïstes qui vous suppriment tout horizon et vous condamnent à deux misères profondes : être “consommateur” ou bien être “producteur”. Le consommateur ne travaillant que pour consommer ce que produit sa force de travail devenue marchandise ; et le producteur réduisant sa production à l’unique perspective de profits sans limites pour des consommations fantasmées sans limites. L’ensemble ouvre à cette socialisation anti-sociale, dont parlait André Gorz, et où l’économique devient ainsi sa propre finalité et déserte tout le reste. Alors, quand le “prosaïque” n’ouvre pas aux élévations du “ poétique ‘, quand il devient sa propre finalité et se consume ainsi, nous avons tendance à croire que les aspirations de notre vie, et son besoin de sens, peuvent se loger dans ces codes-barres que sont le pouvoir d’achat’ ou ‘le panier de la ménagère’. Et pire : nous finissons par penser que la gestion vertueuse des misères les plus intolérables relève d’une politique humaine ou progressiste. Il est donc urgent d’escorter les ‘produits de premières nécessités’, d’une autre catégorie de denrées ou de facteurs qui relèveraient résolument d’une ‘haute nécessité’.
Par cette idée de ‘haute nécessité’, nous appelons à prendre conscience du poétique déjà en œuvre dans un mouvement qui, au-delà du pouvoir d’achat, relève d’une exigence existentielle réelle, d’un appel très profond au plus noble de la vie.

Alors que mettre dans ces ‘produits’ de haute nécessité ?

C’est tout ce qui constitue le cœur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d’entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd’hui au centre des négociations en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion.

D’abord, il ne saurait y avoir d’avancées sociales qui se contenteraient d’elles-mêmes. Toute avancée sociale ne se réalise vraiment que dans une expérience politique qui tirerait les leçons structurantes de ce qui s’est passé. Ce mouvement a mis en exergue le tragique émiettement institutionnel de nos pays, et l’absence de pouvoir qui lui sert d’ossature. Le ‘déterminant’ ou bien le ‘décisif’ s’obtient par des voyages ou par le téléphone. La compétence n’arrive que par des émissaires. La désinvolture et le mépris rôdent à tous les étages. L’éloignement, l’aveuglement et la déformation président aux analyses. L’imbroglio des pseudos pouvoirs Région-Département-Préfet, tout comme cette chose qu’est l’association des maires, ont montré leur impuissance, même leur effondrement, quand une revendication massive et sérieuse surgit dans une entité culturelle historique identitaire humaine, distincte de celle de la métropole administrante, mais qui ne s’est jamais vue traitée comme telle. Les slogans et les demandes ont tout de suite sauté par-dessus nos ‘présidents locaux’ pour s’en aller mander ailleurs. Hélas, tout victoire sociale qui s’obtiendrait ainsi (dans ce bond par-dessus nous-mêmes), et qui s’arrêterait là, renforcerait notre assimilation, donc conforterait notre inexistence au monde et nos pseudos pouvoirs.

Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. Et même si un tel pouvoir ne résoudrait vraiment aucun de ces problèmes, il nous permettrait à tout le moins de les aborder désormais en saine responsabilité, et donc de les traiter enfin plutôt que d’acquiescer aux sous-traitances. La question békée et des ghettos qui germent ici où là, est une petite question qu’une responsabilité politique endogène peut régler. Celle de la répartition et de la protection de nos terres à tous points de vue aussi. Celle de l’accueil préférentiel de nos jeunes tout autant. Celle d’une autre Justice ou de la lutte contre les fléaux de la drogue en relève largement... Le déficit en responsabilité crée amertume, xénophobie, crainte de l’autre, confiance réduite en soi... La question de la responsabilité est donc de haute nécessité. C’est dans l’irresponsabilité collective que se nichent les blocages persistants dans les négociations actuelles. Et c’est dans la responsabilité que se trouve l’invention, la souplesse, la créativité, la nécessité de trouver des solutions endogènes praticables. C’est dans la responsabilité que l’échec ou l’impuissance devient un lieu d’expérience véritable et de maturation. C’est en responsabilité que l’on tend plus rapidement et plus positivement vers ce qui relève de l’essentiel, tant dans les luttes que dans les aspirations ou dans les analyses.

Ensuite, il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe obscur et indémêlable des prix (marges, sous-marges, commissions occultes et profits indécents) est inscrit dans une logique de système libéral marchand, lequel s’est étendu à l’ensemble de la planète avec la force aveugle d’une religion. Ils sont aussi enchâssés dans une absurdité coloniale qui nous a détournés de notre manger-pays, de notre environnement proche et de nos réalités culturelles, pour nous livrer sans pantalon et sans jardins-bokay aux modes alimentaires européens. C’est comme si la France avait été formatée pour importer toute son alimentation et ses produits de grande nécessité depuis des milliers et des milliers de kilomètres. Négocier dans ce cadre colonial absurde avec l’insondable chaîne des opérateurs et des intermédiaires peut certes améliorer quelque souffrance dans l’immédiat ; mais l’illusoire bienfaisance de ces accords sera vite balayée par le principe du ‘Marché’ et par tous ces mécanismes que créent un nuage de voracités, (donc de profitations nourries par ‘ l’esprit colonial et régulées par la distance) que les primes, gels, aménagements vertueux, réductions opportunistes, pianotements dérisoires de l’octroi de mer, ne sauraient endiguer.

VICTIMES D’UN SYSTÈME FLOU, GLOBALISÉ

Il y a donc une haute nécessité à nous vivre caribéens dans nos imports-exports vitaux, à nous penser américain pour la satisfaction de nos nécessités, de notre autosuffisance énergétique et alimentaire. L’autre très haute nécessité est ensuite de s’inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n’est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d’un dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d’une société non économique, où l’idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d’épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l’humain. Si le capitalisme (dans son principe très pur qui est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein consommateur qui se réduit à son panier de nécessités, il engendre aussi de bien lamentables producteurs’ – chefs d’entreprises, entrepreneurs, et autres socioprofessionnels ineptes – incapables de tressaillements en face d’un sursaut de souffrance et de l’impérieuse nécessité d’un autre imaginaire politique, économique, social et culturel. Et là, il n’existe pas de camps différents. Nous sommes tous victimes d’un système flou, globalisé, qu’il nous faut affronter ensemble. Ouvriers et petits patrons, consommateurs et producteurs, portent quelque part en eux, silencieuse mais bien irréductible, cette haute nécessité qu’il nous faut réveiller, à savoir : vivre la vie, et sa propre vie, dans l’élévation constante vers le plus noble et le plus exigeant, et donc vers le plus épanouissant. Ce qui revient à vivre sa vie, et la vie, dans toute l’ampleur du poétique.

On peut mettre la grande distribution à genoux en mangeant sain et autrement.

On peut renvoyer la Sara et les compagnies pétrolières aux oubliettes, en rompant avec le tout automobile.

On peut endiguer les agences de l’eau, leurs prix exorbitants, en considérant la moindre goutte sans attendre comme une denrée précieuse, à protéger partout, à utiliser comme on le ferait des dernières chiquetailles d’un trésor qui appartient à tous.

On ne peut vaincre ni dépasser le prosaïque en demeurant dans la caverne du prosaïque, il faut ouvrir en poétique, en décroissance et en sobriété. Rien de ces institutions si arrogantes et puissantes aujourd’hui (banques, firmes transnationales, grandes surfaces, entrepreneurs de santé, téléphonie mobile...) ne sauraient ni ne pourraient y résister.

Enfin, sur la question des salaires et de l’emploi. Là aussi il nous faut déterminer la haute nécessité. Le capitalisme contemporain réduit la part salariale à mesure qu’il augmente sa production et ses profits. Le chômage est une conséquence directe de la diminution de son besoin de main d’œuvre. Quand il délocalise, ce n’est pas dans la recherche d’une main d’œuvre abondante, mais dans le souci d’un effondrement plus accéléré de la part salariale. Toute déflation salariale dégage des profits qui vont de suite au grand jeu welto de la finance. Réclamer une augmentation de salaire conséquente n’est donc en rien illégitime : c’est le début d’une équité qui doit se faire mondiale.

Quant à l’idée du ‘plein emploi’, elle nous a été clouée dans l’imaginaire par les nécessités du développement industriel et les épurations éthiques qui l’ont accompagnée. Le travail à l’origine était inscrit dans un système symbolique et sacré (d’ordre politique, culturel, personnel) qui en déterminait les ampleurs et le sens. Sous la régie capitaliste, il a perdu son sens créateur et sa vertu épanouissante à mesure qu’il devenait, au détriment de tout le reste, tout à la fois un simple ‘emploi’, et l’unique colonne vertébrale de nos semaines et de nos jours. Le travail a achevé de perdre toute signifiance quand, devenu lui-même une simple marchandise, il s’est mis à n’ouvrir qu’à la consommation. Nous sommes maintenant au fond du gouffre. Il nous faut donc réinstaller le travail au sein du poétique. Même acharné, même pénible, qu’il redevienne un lieu d’accomplissement, d’invention sociale et de construction de soi, ou alors qu’il en soit un outil secondaire parmi d’autres. Il y a des myriades de compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans barbelés du chômage structurel né du capitalisme. Même quand nous nous serons débarrassés du dogme marchand, les avancées technologiques (vouées à la sobriété et à la décroissance sélective) nous aiderons à transformer la valeur-travail en une sorte d’arc-en-ciel, allant du simple outil accessoire jusqu’à l’équation d’une activité à haute incandescence créatrice. Le plein emploi ne sera pas du prosaïque productiviste, mais il s’envisagera dans ce qu’il peut créer en socialisation, en autoproduction, en temps libre, en temps mort, en ce qu’il pourra permettre de solidarités, de partages, de soutiens aux plus démantelés, de revitalisations écologiques de notre environnement... Il s’envisagera en ‘tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue’. Il y aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui stimule, qui aide à rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux délices de l’ennui, qui installe en musique, qui oriente en randonnée dans le pays des livres, des arts, du chant, de la philosophie, de l’étude ou de la consommation de haute nécessité qui ouvre à création – créaconsommation. En valeur poétique, il n’existe ni chômage ni plein emploi ni assistanat, mais autorégénération et autoréorganisation, mais du possible à l’infini pour tous les talents, toutes les aspirations. En valeur poétique, le PIB des sociétés économiques révèle sa brutalité.

Voici ce premier panier que nous apportons à toutes les tables de négociations et à leurs prolongements : que le principe de gratuité soit posé pour tout ce qui permet un dégagement des chaînes, une amplification de l’imaginaire, une stimulation des facultés cognitives, une mise en créativité de tous, un déboulé sans manman de l’esprit. Que ce principe balise les chemins vers le livre, les contes, le théâtre, la musique, la danse, les arts visuels, l’artisanat, la culture et l’agriculture... Qu’il soit inscrit au porche des maternelles, des écoles, des lycées et collèges, des universités et de tous les lieux connaissance et de formation... Qu’il ouvre à des usages créateurs des technologies neuves et du cyberespace. Qu’il favorise tout ce qui permet d’entrer en Relation (rencontres, contacts, coopérations, interactions, errances qui orientent) avec les virtualités imprévisibles du Tout-Monde... C’est le gratuit en son principe qui permettra aux politiques sociales et culturelles publiques de déterminer l’ampleur des exceptions. C’est à partir de ce principe que nous devrons imaginer des échelles non marchandes allant du totalement gratuit à la participation réduite ou symbolique, du financement public au financement individuel et volontaire... C’est le gratuit en son principe qui devrait s’installer aux fondements de nos sociétés neuves et de nos solidarités imaginantes...

NOUS APPELONS À UNE HAUTE POLITIQUE, À UN ART POLITIQUE

Projetons nos imaginaires dans ces hautes nécessités jusqu’à ce que la force du Lyannaj ou bien du vivre-ensemble, ne soit plus un ‘panier de ménagère’, mais le souci démultiplié d’une plénitude de l’idée de l’humain.

Imaginons ensemble un cadre politique de responsabilité pleine, dans des sociétés martiniquaise guadeloupéenne guyanaise réunionnaise nouvelles, prenant leur part souveraine aux luttes planétaires contre le capitalisme et pour un monde écologiquement nouveau.

Profitons de cette conscience ouverte, à vif, pour que les négociations se nourrissent, prolongent et s’ouvrent comme une floraison dans une audience totale, sur ces nations qui sont les nôtres.

An gwan lodyans qui ne craint ni ne déserte les grands frissons de l’utopie.

Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du ‘Marché’, mais où il retrouverait son essence au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l’instrumentalisant de la manière la plus étroite.

Nous appelons à une haute politique, à un art politique, qui installe l’individu, sa relation à l’Autre, au centre d’un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté.

Ainsi, chers compatriotes, en nous débarrassant des archaïsmes coloniaux, de la dépendance et de l’assistanat, en nous inscrivant résolument dans l’épanouissement écologique de nos pays et du monde à venir, en contestant la violence économique et le système marchand, nous naîtrons au monde avec une visibilité levée du post-capitalisme et d’un rapport écologique global aux équilibres de la planète...

Alors voici notre vision : Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d’être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s’inscrit dans l’horizontale plénitude du vivant...”

Ernest Breleur, Patrick Chamoiseau, Serge Domi, Gérard Delver, Edouard Glissant, Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude William

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  • zénon denon 84
    • Posté à 18h41 le 16/02/2009
    • Internaute 30028
      Bonne

    Oh que oui ...
    Que voilà « du lourd » !

    « Une haute Politique ,
    Un art politique . »
    Du moins essayons d’aller vers cela __POINT __

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 21h22 le 16/02/2009
      • Internaute 38801

      Les socialogaullistes et leurs sympathisants qu’ils se disent... de gauche (Ps et consorts) ou... de droite (Ump et consorts) sont... complices pour MÉPRISER nos COMPATRIOTES d’OUTRE-MER...

      Depuis 50 ans leur politique « conjointe et complice » (avec le soutien de l’union européenne et des syndicats agricoles métropolitains) a DÉTRUIT L’ÉCONOMIE LOCALE... a PLONGÉ nos COMPATRIOTES ULTRAMARINS dans la MISÈRE...

      ne leur laissant d’autre choix que :

      > soit demeurer sur place... délabrés comme des « Français de seconde zone »... assistés... et se le voir reprocher !

      > soit se déraciner en métropole... pour les basses besognes des hôpitaux notamment... et se voir reprocher d’être fonctionnaires... pas ’hauts’ mais ’tout petits’ et mal payés...

      Cette politique socialogaulliste de la diarchie Ps Ump est... clairement par ses actes... non seulement ruineuse... mais « colonialiste » et « raciste » !

  • Tinhinane
    Tinhinane
    Médiatrice scientifique
    • Posté à 19h10 le 16/02/2009
    • Internaute 4901
      Médiatrice scientifique

    Eh oui, là, il y a de quoi se nourrir intellectuellement, politiquement.

    Les signataires ont certes de très belles plumes, ils ne sont pas de simples lecteurs de « La Princesse de Clèves », ils sont surtout producteur d’une pensée libre, complexe mais limpide.

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 répond à Tinhinane
      Bonne
      • Posté à 19h19 le 16/02/2009
      • Internaute 30028
        Bonne

      C’est sûr ,
      Comme le disait quelqu’un de connu
       » on ne se nourrit pas que de pain « 
      voire de gadgets pourris venus de lointains pays ...
      Même si ceux qui les confectionnent ont aussi
      le droit de vivre ...heureux !

  • comptesupprimé19.03.09
    • Posté à 19h36 le 16/02/2009
    • Internaute 70109
      Essayiste

    Une grève plus qu’illégitime....
    Une grève scandaleuse avec des gens qui devraient faire profil bas vu leurs situations de privilégiés...

    Elie Domota, petit fonctionnaire de l’ANPE, qui aurait besoin de prendre des cours de français, il faut tendre l’oreille pour le comprendre, qui arbore souvent un tee-shirt rouge frappé de l’inscription : « Sé neg ki libéré neg », ironise : « ici, on est la majorité visible ».

    La majorité risible plutôt , et engraissée à grands frais par le contribuable de métropole et le vilain béké ...

    Combien coûte cette danseuse de la République à la métropole ? ? ? ? ? ! ! ! !

    Cet individu ridicule a par ailleurs nié l’existence de commandos de grévistes empêchant par l’intimidation voire par la violence les commerces d’ouvrir...

    Un menteur dangereux à surveiller ...

    Peut être que ce petit fonctionnaire rêve de devenir roi de Guadeloupe en suivant l’exemple du dictateur sanguinaire du Zimbawé ou du voisin d’Haïti....

    Leur naturel revient toujours au galop...

    Les organisateurs ont défilé dans cette commune en chantant : la Guadeloupe c’est à nous, la Guadeloupe, c’est pas à eux !

    Bravo !

    Cibles visées : les békés , minorité blanche et métis descendant des colons, et les propriétaires et entrepreneurs.

    Si en métropole, des manifestants de la majorité visible ( le petit blanc de souche ..) avaient scandé la France, c’est à nous, la France, c’est pas à eux en parlant des beurs » et des noirs, les choses auraient été quelque peu différentes…

    Les Julien Martin et consorts et autres démagos se mettraient à gueuler au racisme ...

    Bien entendu cela ne choque pas les journalistes ici ...

    Arrêtons de dire à ces gens qu’ils sont citoyens français car ils ne le méritent pas ...

    Pour eux le travail c’est l’exploitation...

    Avec leurs feintes susceptibilités : ces gens quand on leur dit « service », ils entendent « servitude », ils ne connaissent que le mot droit, la notion de devoir ce n’est pas pour eux...

    Comment développer le tourisme avec de telles mentalités de fainéants...

    Ils oseront vous dire que ce sont leux les pauvres qui enrichissent les békés...

    Le taux de renouvellement du parc automobile est plus élevé en Guadeloupe qu’en métropole ...avec trois fois plus de chomeurs qu’en métropole ...Etonnant non ? ? ? ! ! ! !
    Le pays importe du poisson alors qu’il se trouve au milieu de la mer...
    Comment se sentir français lorsqu’on a plutôt l’habitude de parler créole ou autre dialecte de sauvage qu’un bon français ..

    Ceci est révélateur ...

    Ils peuvent s’estimer heureux car sans la France ils seraient dans la situation d’Haïti...

    Bref ;
    Une grève scandaleuse et qui n’est qu’un essai pour avoir des d’autres avantages financiers non justifiés..

    L’article d’ernest Breleur et autres fumistes, n’est que du roman ridicule qui ne prête à sourire...

    je me marre .. vive les fumistes et le réchauffement climatique...

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 21h25 le 16/02/2009
      • Internaute 38801

      Nos compatriotes d’Outre Mer ((Françaises et Français bien avant la 1ère Révolution française... les Savoyards... les Niçois... et les récemment naturalisés...)) sont LES VICTIMES de la politique ultramarine clientéliste de la DIARCHIE SOCIALOGAULLISTE... PS & UMP complices...

      Nos compatriotes ultramarins ont été ruinés... et surtout rabaissés à l’état de Français de seconde zone... depuis 50 ans par le socialogaullisme !

      Le socialogaullisme a détruit leur économie... avec le soutien actif et complice des eurocrates et des syndicats agricoles...

      Le socialogaullisme en a fait des fonctionnaires... oh pas des hauts... des petits pour les besognes difficiles... et les exploiter en les déracinant en métropole...

      Rien que pour sa politique calamiteuse et MÉPRISANTE Outre-mer, le socialogaullisme devrait avoir été chassé... de longue date... du pouvoir !

    • Kéké du 13
      Kéké du 13 répond à comptesupprimé19.03.09
      Exilé à Marseille
      • Posté à 09h14 le 17/02/2009
      • Internaute 56662
        Exilé à Marseille

      C’est bien ce que je pensais. C’est un troll réincarné. mais lequel ? Oukou ou VNP ?

    • serbo
      serbo répond à comptesupprimé19.03.09
      photographe
      • Posté à 12h41 le 17/02/2009
      • Internaute 64011
        photographe

      Si j’étais vous, je ferai attention à ce que je dis ; l’opinion publique est très volatile, il suffit d’un rien pour qu’elle brûle demain ce qu’elle a adoré hier...

      • PauLo anarcho-patriote
        • Posté à 15h03 le 17/02/2009
        • Internaute 38801

        Seuls... LES IMPÔTS FLAMBENT... en métropole !

        Les « avachi(e)s » et « délabré(e)s » d’ici ne peuvent pas se révolter...

        Outre-mer... c’est bien différent, n’est-ce pas ?

    • globaland
      globaland répond à comptesupprimé19.03.09
      assistante sociale en crise
      • Posté à 17h52 le 17/02/2009
      • Internaute 63426
        assistante sociale en crise

      T’as raison marre toi. C’est quoi la différence entre un français et un « blanc de souche » ? Polonais, suédois, roumains,anglais, russes... peuvent se prétendre « blancs de souche », ont-ils pour autant légitimité à venir scander « la France est à nous » ? Comment ces noirs osent-ils nous demander de foutre le camps après tout ce que nous avons fait pour eux, depuis le marquage au fer. C’est ça la trame de ton discours ? Pourtant, compte tenu que tes impôts financent leur situation privilégiée, tu devrais te réjouir que certains réclament leur indépendance. Cela représenterait pour toi de substantielles économies. Et bonne chance pour ta rencontre avec la poésie.

    • Jean Auguste
      Jean Auguste répond à comptesupprimé19.03.09
      voyageur imaginaire
      • Posté à 21h33 le 17/02/2009
      • Internaute 70410
        voyageur imaginaire

      Je suis de tout coeur avec les grévistes, dans la mesure ou leurs motivations resteront plus révolutionnaire que corporatistes !

      Les Antilles, c’est digne de l’ancien régime !

      La domination des bekes aux antilles (bien illustré dans le reportage de canal + : à savoir lobby dans le domaine agricoles avec leurs relais bruxellois et leurs monopoles odieux sur la grande distribution) devrait cependant poser 2 questions :
      - celle de la complicité des élites politiques créoles, qui font leur fond de commerce du principe idéologique anti-blanc, pour mieux masquer leur connivence avec les grandes familles possédantes (ça rapelle étrangement la francafrique...)
      - celle de la complicité des élites parisiennes (certains connaissent cette histoire d’un ancien directeur du travail démis de ses fonctions, sous un gouvernement socialiste pour s’être oppose aux békés...) qui à leur décharge peuvent avoir du mal a s’opposer aux békés si même les socialistes antillais ne le font pas...

      Cependant même s’il y a plein de provocation dans ce post, mais 2 vérités :
      « 1. Avec leurs feintes susceptibilités : ces gens quand on leur dit “service”, ils entendent “servitude”, ils ne connaissent que le mot droit, la notion de devoir ce n’est pas pour eux… »

      La victimisation est hélas bien souvent la meilleure façon de se dédouaner de ses responsabilités.... Les antillais devraient peut être mieux saisir a quel point maitre et esclaves sont des rôles interchangeables en apprenant, apr exemple, l’histoire des Congos du Liberia ou celle des créoles de Guyane, qui grâce au principe de la doublette, ont pu gouter aussi aux privilèges des « maitres » en exploitant les ex-prisonniers métropolitain (rappelons que les esclaves, à l’instar des bagnard, sont aussi, somme toute des ex-prisonnier expulsés !)

      « 2.Le taux de renouvellement du parc automobile est plus élevé en Guadeloupe qu’en métropole …avec trois fois plus de chomeurs qu’en métropole …Etonnant non ? ? ? ! ! ! ! »

      Il sera difficile d’inventer un vivre autrement tant que le seul modèle de valorisation sociale sera celui du consumérisme, tel qu’il est célébré dans les clips de rap américains...

      Peut être faudrait il plutôt aux antilles un nouveau « Victor Hugues » qu’un « Yves Jégo » ? (peut etre nous faudrait-il aussi un obama en métropole....)

    • ...Gill...
      • Posté à 00h17 le 19/02/2009
      • Internaute 70585
        Gill

      CASIMIR31 Vous êtes un ignare et vous propos ne sont qu’un

      ramassis de mépris et de racisme. Informez-vous ou taisez-vous.

      Vous devriez vous sentir humilié d’afficher de tels propos qui

      devraient d’ailleur être lourdement condamnés ! ! !

    • SuperAlAmAs-
      SuperAlAmAs- répond à comptesupprimé19.03.09
      Don Quichotte
      • Posté à 03h46 le 19/02/2009
      • Internaute 65608
        Don Quichotte

      « Le taux de renouvellement du parc automobile est plus élevé en Guadeloupe qu’en métropole …avec trois fois plus de chomeurs qu’en métropole …Etonnant non ? ? ? ! ! ! ! »

      Y’a peu de transports en commun ! , « ceci est révèlateur » de votre ignorance sur le sujet, alors le raciste, on veut bien, on peut pas se passer de 25% des post, mais pas du gratuit svp...

  • les nouveaux sans culottes
    • Posté à 22h51 le 16/02/2009
    • Internaute 60682
      sans illusions

    PLUTOT LE CHAOS QUE L INJUSTICE

  • les nouveaux sans culottes
    • Posté à 23h01 le 16/02/2009
    • Internaute 60682
      sans illusions

    CASIMIR31 A OSÉ ECRIRE : Comment se sentir français lorsqu’on a plutôt l’habitude de parler créole ou autre dialecte de sauvage qu’un bon français ..

    LES BRETONS PICARDS CORSES et autres apprécieront....
    tiuj kiuj parolas esperantan lingvon ankau...

  • bidonleon
    bidonleon
    baltringue
    • Posté à 23h35 le 16/02/2009
    • Internaute 57426
      baltringue

    Merci mille fois.
    Le renouveau de la littérature francophone vous doit déjà beaucoup. ça fait grand plaisir de constater que le niveau de la pensée politique est à la hauteur.
    Je crois que ce qui se passe aux antilles actuellement est une chance pour la France dans toutes ses composantes. Vous en avez tiré une pensée forte et prometteuse, différente de ces bréviaires nostalgiques qu’on nous brandit faute de mieux et qui nous font tourner en rond.
    Faites la grandir s’il vous plait, développez la, partagez la, et tâchons de la réaliser.
    Elle ne peut nous faire que du bien.

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 15h07 le 17/02/2009
      • Internaute 38801

      30 millions de citoyens français et 300 millions de partenaires francophones !

      La révision et la mise à jour de la nationalité française par l’instauration de « citoyens français » et de « partenaires francophones », distincts et solidaires, assurera la renaissance tant de la République que de la Francophonie et sera pour le monde un gage de développement dans la paix et la stabilité.

      Un Premier ministre socialogaulliste avait dit que le territoire de la République ne pouvait accueillir « toute la misère du monde » : il ne visait évidemment pas le régime « fabricant de misère » dans lequel il était très impliqué ! Avec un grand mépris, comme nombre d’autres hommes politiques socialogaullistes avant et après lui, il tançait les peuples pauvres et leurs dirigeants, en ne voyant d’autres solutions à leur apporter que le statu quo ou l’immigration, la misère et la charité.

      30 millions de citoyens français et 300 millions de partenaires francophones, rétablis « là où ils sont » dans leur fierté et leur dignité, vont changer la donne.

      Ils vont ensemble construire un « autre modèle », gagnant cette fois car fondé sur la localisation du développement, l’équité des échanges et la solidarité avec les personnes sur leurs projets.

      Où le socialogaullisme et les autres idéologies et structures totalitaires transnationales, communistes ou capitalistes, n’avaient en tête que l’exploitation, le déracinement, la délocalisation et la misère des peuples, la francophonie en action, conduite par « l’Assemblée des Francophones », implantera l’optimisme, l’initiative, le travail et la solidarité de citoyens et de partenaires centrés sur des projets qui feront naître « localement », sur place et non pas dans les banlieues misérables des villes européennes, le dynamisme, la prospérité et le bien-être.

      Parmi les initiatives en rupture avec la pratique actuelle qui seront encouragées, l’Assemblée des Francophones pourra :

      > recommander au gouvernement français des initiatives concrètes et fortes dans chaque institution internationale pour l’éradication de l’hypocrisie des pays riches et industrialisés et de la fuite et la traite des cerveaux et des travailleurs des pays pauvres et pour un changement déterminé de l’appréhension et la mise en œuvre des actions à destination des pays pauvres ou en développement ;

      > préconiser à chaque assemblée départementale (conseil général), sur l’exemple vendéen, son jumelage avec l’Assemblée nationale de tel ou tel pays francophone, avec jumelages corrélatifs des établissements d’instruction publique, de santé, etc, mais aussi et surtout des entreprises desdits départements avec celles et ceux du pays jumelé ;

      > orienter le « service républicain de coopération francophone » des citoyens français et des partenaires francophones vers des actions ciblées de formation et/ou des actions coordonnées de relance du développement d’une activité essentielle au tissu économique local ou régional des pays pauvres ;

      > organiser la réinstallation progressive des immigrés artisans, entrepreneurs, professions libérales ou employés et ouvriers qualifiés dans leur pays d’origine pour en accélérer le développement.

      Ainsi la République française aura retrouvé sa vocation, son dynamisme et son influence et le peuple français sa dignité, son engagement et sa fierté, à travailler et à agir pour le développement, le bien-être et le rayonnement de la francophonie et la stabilité et la paix dans le monde.

  • onrigoleplus
    onrigoleplus
    artisan
    • Posté à 01h01 le 17/02/2009
    • Internaute 64576
      artisan

    Très beau texte, profond, qui va au fond du problème. Je suis étonnée du peu de réactions. Le Vénézuéla intéresse davantage...

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 répond à onrigoleplus
      Bonne
      • Posté à 09h09 le 17/02/2009
      • Internaute 30028
        Bonne

      Vous savez quoi
      voisin de rue
      j’ai comme l’impression que d’aucuns
      ont hésité à lire une aussi belle
      et longue lettre .Quel dommage ! ! !
      Tant pis pour eux .
      Un jour sans doute ,ils sauront qu’ils sont passés
      à côté de qq chose de vital /d’essentiel .

      C’est sûr ,aussi ,que quand « ils » voient le mot
      _culture_,ils ont tendance à se barrer. Triste ,lourd constat .

      Courage ,il y a toujours des veilleurs .Eveillés .

      Amis,respirez un peu ___prenez votre temps __
      avant qu’on ne vous le vole ...Retrouver aussi le gôut
      de la lecture .N’ayez pas peur ,car c’est une VRAIE richesse .

  • A déménagé le 6-10
    • Posté à 09h44 le 17/02/2009
    • Internaute 54767

    Merci pour ce texte. Si cette « haute » politique pouvait recommencer à inspirer ceux qui ont décidé qu’ils en étaient les professionnels.
    Le peu de commentaires vient peut être du fait que le texte est sans appel. En effet, que dire de mieux, de plus ?
    Les réactions haineuses, racistes, sont les grognements féroces de chiens de ferme attachés au pied, devant des comparses qui passent au loin, libres.
    La suite des évènements tend à disparaitre de l’actualité et ce n’est pas anodin car ce qu’il se passe outre mer peut servir d’exemple ici en France, où il serait bon de se souvenir « que l’on peut saisir l’impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité. »

    Après avoir tardé de parler des « évènements » guadeloupéens, si Rue 89 pouvait laisser ce texte en « une » plus longtemps que le reste ce serait une bonne chose. J’espère qu’il a été publié dans beaucoup d’endroits et de journaux ce texte
    Si dense.. je vais le garder et relire.
    Sé Neg Ki libéré... La France ?
    Merci bien et chapeaux bas, Messieurs

  • Le_Baron_Samedi
    • Posté à 10h13 le 17/02/2009
    • Internaute 4532

    Pour mieux comprendre la nature ambiguë du conflit qui se joue en Guadeloupe et donc par extension aux Antilles, pour l’instant, il faut envisager une réalité historique en roue libre et une politique économique digne d’une usine à gaz ainsi que les spécificités psychologiques sous-tendues dans les revendications, sans omettre l’appointance culturelle pour le barouf organisé, j’ai bien dit barouf, pas carnaval. Il n’y aura pas de promotion de proximité dans cet article.

    Ce déballage public des disfonctionnements structurels et des iniquités mémorielles qui subsistent entre les Dom-Tom et la métropole pose la question de ces deux entités bien distinctes qui sont vendues à l’Union Européenne et aux agences de voyage comme communes, car la base des réflexions à avoir se porte sur la légitimité, l’identité et l’intégrité territoriale.

    la suite ici :

    Lien…/

  • tugdual
    • Posté à 13h05 le 17/02/2009
    • Internaute 35083

    cette grève m’insupporte car le colonialisme a bon dos pour expliquer les dégradations et autres vols des militants du lkp qui oublient trop facilement que leur oisiveté et payée par les métropolitains pour une grande part. Alors qu’ils arretent de détruire l’image de leur beau pays au prétexte qu’ils jalousent ceux qui bossent

    • bidonleon
      bidonleon répond à tugdual
      baltringue
      • Posté à 15h00 le 17/02/2009
      • Internaute 57426
        baltringue

      Dommage de porter un alias aussi rigolo et d’avoir la pensée aussi courte !

      • Tiphainemmanuelle
        Tiphainemmanuelle répond à bidonleon
        optimisteparcequellelevautbien
        • Posté à 14h26 le 18/02/2009
        • Internaute 33852
          optimisteparcequellelevautbien

        tugdual est un authentique prénom breton
        malheureusement associé ici à un adepte du borgne de la trinité sur mer...
        vous savez , la honte de la bretagne.

  • ydaho
    ydaho
    ouvrier
    • Posté à 14h10 le 17/02/2009
    • Internaute 68601
      ouvrier

    Soyez au « coeur » des manifs en Guadeloupe ! ! !

    J’ai passé la nuit sur canal 10 a regarder les reportages et j’y ai entendu un « discours » de C. Taubira qui m’a profondément ému... Elle s’exprimait en Créole, et malgré que je sois « censé » ne rien comprendre, j’ai « saisi » l’essentiel de ses propos, et en particulier une phrase qui disait a peu prés cela :
     » Notre droit a la liberté nous devons l’arracher, Notre droit a l’égalité nous devons l’arracher et la fraternité nous savons très bien ce que cela est ! !
    J’espére que vous pourrez un jour entendre ce discours ! !

    Je vous donne les liens de canal 10 : regardez et essayer de comprendre ce qui se passe la bas .. des gens se battent pour leur dignité, et pas seulement pour une « aumône » de l’état ... J’espère qu’ils vaincront ! ! !

    Lien

    Lien

    Jugez par vous même ...

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 répond à ydaho
      Bonne
      • Posté à 18h34 le 17/02/2009
      • Internaute 30028
        Bonne

      Merci à toi : ouvrier ,citoyen .___voisin aussi ___
      oui ,l’heure est grave ,mais l’heure est belle !

      Je vous signale que chaque fois que Mme C Taubira ouvre
      la bouche ? J’ai toujours apprécié son bon sens ,sa chaleur
      et par dela une grande bonté .C’est mon avis !

  • thouse
    thouse
    Jeune diplômé
    • Posté à 16h48 le 17/02/2009
    • Internaute 70374
      Jeune diplômé

    L’Utopie de sociétés antillaises responsables ne me semble être ni illégitime, ni incongrue et encore moins irréalisable. Néanmoins ce projet ne sera viable, si et seulement si, nous passons d’une société post-colonialiste à une société hypermoderne qui fabrique des produits à valeur ajoutée sur la scène internationale. Forcé de constater que la banane, la canne ni même le tourisme ne sauraient catalyser l’économie de nos îles. Prenons l’exemple du Japon, c’est un pays composés d’îles qui importent énormément de matières premières mais qui a su se spécialiser dans certains secteurs de pointe pour pouvoir se faire une place dans l’économie mondiale.
    Je ne souhaite pas un destin japonais pour les Antilles mais bien un projet économique en adéquation avec notre culture et le monde dans lequel on vit.
    Conscient de l’importance de remettre de l’éthique et du poétique dans nos sociétés antillaises, pensons aussi et avant tout au projet économique avant un quelconque dessein politique. Tchimbé raid pa moli.

  • globaland
    globaland
    assistante sociale en crise
    • Posté à 17h16 le 17/02/2009
    • Internaute 63426
      assistante sociale en crise

    Quelle belle lecture ! Se détacher du prosaïque afin de se rapprocher du poétique. Depuis que « le temps c’est de l’argent », plus personne ne songe à lui demander de « suspendre son vol ». Les sociétés de consommations massives encouragent la conformité et l’uniformité, pas la créativité. Il faut croire que cela facilité la tâche aux grands producteurs et bien plus encore aux grands distributeurs. Merci à ces 9 Messieurs de partager leur rêve de poésie.

  • Pierre de Vienne
    Pierre de Vienne
    Peintre,artiste
    • Posté à 19h47 le 17/02/2009
    • Internaute 7398
      Peintre,artiste

    Merci pour cette formidable contribution au débat public, vous me réconcilliez avec ma langue, et mon pays.

  • goalkeeper
    goalkeeper
    étudiante
    • Posté à 23h07 le 17/02/2009
    • Internaute 70435
      étudiante

    A la lecture de certains commentaires, je découvre qu’il y a des personnes prisonniers des stéréotypes, qui n’ont aucun recul et ne connaisse pas de quoi il parle. Je suis née en Guadeloupe, je ne suis ni fumiste ni réticente au travail. On critique le fait que certains des manifestants ne se « sentent pas français » c’est simplement lié qu’on ne nous considère pas comme tel. Depuis mon arrivée en depuis plusieurs années France on me demande toujours si je suis française. La Guadeloupe reçoit des dotations comme chaque collectivité territoriale française. Ce ne c’est pas cela qui est remis en cause, mais son utilisation et sa redistribution. Et non nous ne sommes pas privilégiés....La Guadeloupe ce n’est pas que les plages et les cocotiers...

  • lauent
    lauent
    homme libre
    • Posté à 23h17 le 17/02/2009
    • Internaute 62262
      homme libre

    Magnifique :
    « voici notre vision : Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d’être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s’inscrit dans l’horizontale plénitude du vivant »
    Merci les îles !

  • jos ferrer
    jos ferrer
    magasinier
    • Posté à 00h12 le 18/02/2009
    • Internaute 67632
      magasinier

    Une utopie ?

    Non, messieurs !

    C’est ce que tout être humain aurait droit d’avoir le jour de sa naissance.

    Je suis contre le pouvoir d’achat.
    Le pouvoir d’achat nous mène à PLUS consommer et ce qui profiterai aux grandes firmes.

    Je suis contre la surconsommation.
    Et la surconsommation produit plus de déchets.

    Oui, changeons notre mode de vie (facile à dire qu’à faire c’est ça. Hein !)
    Parce que si nous ne le faisons pas aujourd’hui, ce seront nos enfants et nos petits enfants qui en souffriront.

    Ce qu’il se passe dans les dépts. d’Outres Mer. Demain, ça nous arrivera.
    Car tout les produits de consommations ne font qu’augmenter et notre « chère » pouvoir de consommation est en baisse. Et comme l’a redit notre ministre du travail « le SMIG n’augmentera pas » ! ! !

    Et nos politiques balances des millards pour renflouer les caisses (quand c’est pas les poches...), ça ne fera que repousser la prochaine échéance d’une nouvelle « crise ». Exemple : 1929 et bien d’autres...

    Il faut changer notre société...

    • caroo
      caroo répond à jos ferrer
      • Posté à 08h07 le 18/02/2009
      • Internaute 31035

      et consommer plus, c’est aussi vivre moins, nous, ici et maintenant ;

    • nemo3637
      nemo3637 répond à jos ferrer
      Déchoukeur
      • Posté à 15h08 le 18/02/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Martinique, mercredi 18 février.
      Il y a eu encore un défilé dans Fort de France hier. Il y en a tous les jours en fait. Et les manifestants se désolent qu’ils ne soient pas plus nombreux que la veille ! Ils sont pourtant des milliers à chaque fois.
      La situation évolue et le sens des mots y participe pour (mal) paraphraser quelqu’un. D’abord le créole, à travers cette lutte, retrouve sa place et il est communément utilisé dans les discours. Plus qu’avant. Au grand dam de certains journalistes métropolitains.
      Vers l’autogestion ?
      Sur KMT Jean-Claude WILLIAM a présenté son dernier ouvrage et surtout un manifeste signé par des intellectuels appelant à prendre la pays en main. Il a déclaré que l’on se devait de penser à une autre société, compte tenu de la crise qui s’avance, que l’on devait compter sur nos propres forces mais que finalement c’était une chance pour reconsidérer notre mode de vie, nos relations avec le travail et les autres. Si, à partir d’une petite île, on ne pouvait pas affronter tout seul le capitalisme, on pouvait néanmoins poser des jalons pour reconstruire autre chose.
      Il a été suivi en cela un peu plus tard par le sociologue Jean LUCRECE qui a mis en évidence la nécessité de mettre en relation directe les producteurs et les consommateurs.
      A la maison des syndicats des petits producteurs viennent donner aux manifestants des denrées comme des bananes. Ces gestes de solidarité impressionnent favorablement tout le monde.
      Au marché aux poissons, certains vendeurs vendent moins cher leurs produits malgré la difficulté qu’ils ont à se déplacer. Les marins pêcheurs, à travers les défilés, ont manifesté en masse leur solidarité au mouvement.
      Beaucoup éprouvent une satisfaction à « manger local », à « tenir » ainsi sans la grande distribution. Sans le reblochon vendu 200% plus cher qu’en métropole.
      Mais dans les rues, malgré les inévitables spéculateurs - plutôt rares - les prix n’augmentent pas.
      Il est vrai qu’ici, malgré la spéculation immobilière, le monde agricole est prégnant. On a tous un grand-papa qui a gardé son jardin. Et en ces jours de pénurie on apprécie !
      Retournons sur terre car tant de questions et de problèmes se posent !
      Les appels à la discipline
      Maintenant il faut aussi voir les limites de ce civisme. En dehors des actes d’incivilités nombreux, notamment dans les files d’attente aux stations d’essence, les mentalités sont encore imprégnées de la pensée colonialiste qui fait du colonisé - ou de l’ex-colonisé - un éternel quémandeur n’osant pas prendre lui-même des responsabilités, les choses en mains en expropriant, par exemple les békés, au nom de l’intérêt général. On en appelle trop à l’Etat. Mais au fond c’est ce que l’on nous a mis dans le crane depuis la nuit des temps : on serait des nègres incapables et il faudrait, quand quelque chose va mal, résignés, enfants, en référer à Madame la France (puisque nous sommes des citoyens français) et attendre les bras ballants qu’elle donne un peu de fric aux békés. Et puis après tout il faut arrêter de se considérer comme des « cas à part » : en métropole aussi il y a des gens à la fois résignés et « inciviques“ .
      C’est pourquoi aussi beaucoup de citoyens - notamment les ‘ grandes personnes ’ c’est-à-dire des gens d’un certain âge - appelent à la responsabilité, à la discipline, au respect de l’autre. Ces appels se multiplient notamment à l’adresse des plus jeunes qui resquillent aux pompe, sur leur moto, ou qui bénéficient des faveurs de tel ou tel pompiste. A mon avis il manque ici, dans les stations, la présence de quelques militants syndicalistes qui eux, sauraient se faire entendre, mieux que les quelques policiers régulièrement débordés.
      L’association des maires a rencontré le Collectif afin que soit assuré un minimum de services indispensables (santé, ravitaillement...)
      Sur la Guadeloupe
      Pas la peine de parler de ce que l’on ne connaît pas et donc de dire des c…comme j’en ai déjà dit.
      Des généralités donc. Un conflit aussi long amène à des débordements. Et une frange exaspérée en arrive donc à la violence. Elie Domota et le LKP n’arrive plus à contrôler ces débordements. On s’aperçoit que certains manifestants sont armés - ce que l’on sait dans les Antilles. Je suis du côté du peuple et un mouvement qui mobilise ainsi des dizaines de milliers de manifestants est légitime, a des revendications légitimes.
      Les Blancs
      La ‘ couleur ’ a été un de critères de la société antillaise. Suivant votre teint plus ou moins foncé vous étiez plus ou moins bien considéré. Pour donner une idée, la société martiniquaise était ainsi classifiée, au début du Xxe siècle en 28 catégories de ‘ couleur ’ ! Les choses ont bien heureusement évoluées. Mais il en reste quelque chose et traiter quelqu’un de ‘ chabine ’ (clair de peau) est un gentil compliment.
      Les Blancs, les vrais, bien qu’il y ait entre eux des ‘ passerelles ’, peuvent être classés en deux catégories : les békés (au nombre de 3000 en Martinique) et les métros dont les békés se méfient, qu‘ils rejettent sauf pour les embaucher comme employés. Les métros sont plusieurs milliers en Martinique, sans doute plus de 15 000 sur une population de 400 000 habitants. Ils sont généralement fonctionnaires, parfois commerçants. Beaucoup s’intégrent assez bien au milieu antillais. Mais beaucoup aussi restent peu ouvert à la culture créole, au créole lui-même ( puisqu’on est en France… ’) et préfèrent vivre replié dans leur communauté. Il suffir pourtant de peu de choses, d’un petit geste sympa pour se faire des amis, même si personne n’est parfait ici. Le ‘ communautarisme ’ entretenu par certains Blancs représente évidemment un danger pour eux-mêmes et pour toute la société antillaise, car il entretient un ressentiment et une hostilité héritée de celle contre les békés et les colonialistes.

  • zénon denon 84
    • Posté à 21h41 le 18/02/2009
    • Internaute 30028
      Bonne

    Je suis content que ce soir
    au grand journal de Canal ,
    Ali Badou ai cité ,et parlé ,trés bien ,
    de cet appel lancé par ces 9 belles personnes.
    Ali ; Merci à vous ..
    Je vous redécouvre sur France -Culture le matin _
    aprés qq déception de ton .Mais bon, pas grave .
    C’est encore et toujours un plaisir d’écouter cette radio (et vous )
    au réveil ...

  • Frédéric Font
    Frédéric Font
    citoyen altermondialiste
    • Posté à 21h45 le 18/02/2009
    • Internaute 30910
      citoyen altermondialiste

    La lutte aux Antilles est exemplaire en ce sens qu’elle nous montre la voie.

    En effet, au delà de « la vie chère », revendication que se plaisent à relayer les médias de masse, c’est de la refonte de tout un système dont il est question.
    Le manifeste des neuf, ou « Manifeste pour les “produits” de haute nécessité » que vous pouvez visualiser également sur le Blog du CnR 31 ici : Lien est remarquable en ce sens qu’il pose bien la cause du mal être exprimé en ce moment aux Antilles mais également en métropole et un peu partout en europe et sur la planète.

    Comme nous le disons depuis plusieurs mois ensemble maintenant que le Conseil national de la Résistance est réactivé, c’est d’un projet de société alternatif dont nous avons tous et toutes besoin. C’est d’une société post capitaliste qu’il s’agit de créer.

    L’alternative est proposée dans le texte.
    Elle repose sur des fondamentaux dont nous ne pourrons pas faire l’économie si nous voulons sortir du marasme économique, social, écologique et démocratique dans lequel nous sommes tous et toutes englués à l’heure actuelle et ce depuis des décennies.

    Mais il s’agit pour cela et comme il est dit également dans le texte de reprendre nos vies en main.
    C’est le prix d’un fonctionnement démocratique. Nous ne pouvons laisser faire sans se tenir informé, nous ne pouvons laisser faire sans être consulté, sans avoir notre mot à dire, sans participer à la gestion, aux choix qui sont fait pour nous.
    Nous ne pouvons faire l’économie d’une responsabilisation individuelle et collective !

    Nous ne ferons pas l’économie, sous peine d’une implosion sociale et écologique totale, de repenser un autre modèle de développement de notre société où l’homme et la nature dont nous dépendons seront au centre de nos choix politiques.
    Nous ne pourrons pas faire l’économie de l’esprit de la « Pachamama », cher aux Amérindiens. En ce sens je vous renvoie à la lecture du discours qu’Evo Morales avait tenu devant l’assemblée générale des Nations Unies le 24 septembre 2007.
    Visible notamment ici : Lien
    A cette période, seuls à ma connaissance, les mouvements altermondialistes avaient repris ce discours comme un élément fondateurs de leur projet politique. Souhaitons que celui ci ainsi que « le Manifeste des neuf » trouve aujourd’hui plus d’écho auprès de la popualtion et des mouvements citoyens, politiques et sociaux.

    Quelle pleinitude aurons nous atteint quand nous nous serons émancipé de la spéculation, de la compétition, de la concurrence, de la domination de l’homme par l’homme, quand nous prendrons conscience de la primauté de « l’être » face à « l’avoir », quand nous aurons rompu avec le tout marchand !

    Pour cela, il s’agit bien de comprendre et de faire comprendre qu il ne nous faut pas éluder ce débat essentiel dans nos combats et résistances actuelles.
    C’est en ce sens que nous devons construire dans nos luttes respectives, dans nos « interluttes » et dans les mouvements de résistance qui s’organisent un peu partout à l’heure actuelle des transversalités entre nos revendications respectives, ceci afin, comme il est dit dans le texte des neuf, que derrière le prosaïque du « pouvoir d’achat » ou du « panier de la ménagère », se profile l’essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l’existence, à savoir : le poétique.

    Les antillais eux, l’ont bien compris.
    Leurs conditions d’existence et les traumatismes qu’ils ont subi ne sont pas les mêmes que les notres à 10000 km de distance.
    Pourtant, la souffrance peut nous être commune.
    Nous devons être solidaire de leur combat qui nous montre la voie vers une autre manière de faire lien, une autre organisation de la société, un autre vivre ensemble.

    C’est ainsi que l’appel de nos prédécesseurs, Résistant-e-s du CNR de 44 prends alors tout son sens.
    Il nous faut maintenant et un peu partout décliner le fameux : « Résister, c’est créer ».

    C’est un autre projet de société qu’il nous faut.
    Un projet qui allie la prosaique à la poétique.
    Un projet de société qui recrée de nouveaux « liants sociaux ».
    Un projet de société qui refonde une véritable démocratie sociale, participative, autogestionnaire, respectueuse du vivant et qui reconnait, respecte la singularité de chaque être, son histoire et son territoire, son existence.

    Véritablement un autre Monde.

    Avant tout il nous faut rompre avec le systême marchand.
    Et dans ce sens des revendications précises sont amenées par le « manifeste des neuf »

    Il nous faut refonder la politique pour qu’elle soit véritablement « au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l’instrumentalisant de la manière la plus étroite », « un art politique, qui installe l’individu, sa relation à l’Autre, au centre d’un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté »,

    et refonder un projet de société sur des principes humanistes et existentiels.

    C’est sur cette base que nous pourrions organiser des Etats Généraux citoyens dès le printemps prochain pour ainsi reconstruire ensemble notre démocratie.

    ff, correspondant du Conseil national de la Résistance 31

    En attendant participons jeudi 18 février à la réunion pour la constitution du comité de soutien à la mobilisation en outre-mer
    à la Case del Poble, 81 rue des arcs à St Cyprien à Toulouse.

  • Patrick 971
    Patrick 971
    (Enseignant et Directeur d' (...)
    • Posté à 01h08 le 19/02/2009
    • Expert 70588
      (Enseignant et Directeur d' (...)

    Les DOM-TOM (520 euros/hab/an) coutent moins chers que la Corse (2400 euros/hab/an) ou la métropole (1200 euros/hab/an).
    > Alors renseignez vous et lisez le rapport du délégué interministérielle à l’égalité des chances des français d’outre mer (Patrick Karam) ! ! !
    > Par ailleurs sans les DOM-TOM la France ne posséderait pas la 3eme zone maritime mondiale ni aucun droit sur les droits de douane et passage pour le Canal du Panama (grâce aux Antilles) et du Canal de Suez (La Réunion).
    > Renseignez vous, Bernard Pons disait lui même en 1986 que les DOM-TOM rapportaient à la France « largement plus que ce qu’ils lui coutent ». Par ailleurs les Antillais sont français qui cotisent et paient des impôts comme n’importe quel français, ils sont en réalité plus taxés que les métropolitains (en plus de la TVA, on paie ici 3 taxes d’octroi de mer sur tout produits importé) et paient des impôts locaux aussi élevé qu’en Région Parisienne. Alors par pitié cessez de dire n’importe quoi, les Antillais ne vivent pas grassement sur les impôts de leurs compatriotes de métropole ! ! !
    > Je vais certainement me faire censurer comme dab mais voilà :
    > Je peux comprendre que les 7000 km qui nous séparent de la France Métropolitaine fassent que certains de nos compatriotes ne maitrisent pas trop le sujet. Le traitement déplorable des médias n’y est pas étranger ? Donc petite piqure de rappel :
    > 1- les manifestants ne demandent rien à l Etat :
    > Ni argent, ni RSA, ni monnaies sonnantes et trébuchantes. Ce sont les patrons (Béké, medef) qui ont sollicités de l’Etat, ces derniers ont voulu tirer partie de la grève en demandant une énième aide en échange d’augmentation des salaires les plus bas. Ils bénéficient déjà d’exonérations de charge, de la défiscalisation, de nombreuses aides qui proviennent de l’Etat et de l’Europe- (la liste n’est pas exhaustive).
    > 2- Les manifestants n’ont pas et jamais demandé l’indépendance :
    > Vous ne trouverez nulle part une demande d’indépendance de la part des manifestants. Le choix d’être français a été tranché à maintes reprises (Referendum de 1946, de 1962 et 2003). Les Guadeloupéens ne demandent qu’une chose, l’EGALITE DES DROITS pour tous les française de Métropole et d’Outre Mer. Par ailleurs, l’indépendance ne se donne pas, elle se prend et se conquiert par les peuples, la Guadeloupe elle est française depuis 1635 ! ! !
    > 3- Les Guadeloupéens ne sont ni xénophobes, ni racistes :
    > Ce sont les békés qui vivent entre eux, se marient entre eux, travaillent entre eux en excluant les antillais. D’ailleurs les antillais sont tous plus ou moins métissés ! Vous ne trouverez aucun cadre de direction dans les entreprises tenus par eux, les annonces d’emplois ne paraissent même pas en Guadeloupe, mais directement en France, via des cabinets de recrutement. Nous vivons et côtoyons les descendants d’esclavagistes et à ce jour les antillais n’ont jamais eu l’attitude que eux ont envers nous.
    > 4 - Les manifestants demandent 200 ? d’augmentions pour les bas salaires :
    > Cette revendication est légitime, comme je l’ai expliqué plus haut les patrons antillais bénéficient de nombreuses aides qui leur permettent d’empocher de substantiels bénéfices. Ces aides venant de l’Etat se sont vous, nous qui les payons pour enrichir des patrons qui exploitent les antillais ! ! ! Le salaire d’un Antillais est de 20% à 30% voir 50% inférieur à ceux proposés (à compétence égale) en métropole. Quand on sait que la bas tout coute plus cher de 20% à 30% comment voulez vous que les gens s’en sorte ? ? ? Comment peut-on croire qu’avec un cout de production moins élevés et de telles majorations de prix les patrons Antillais prétendent ne pas pouvoir augmenter les salaires ? ? ? Que vous ayez fait des études ou non, ont vous proposera le smic, les emplois sont rares les patrons en profitent pour sous payer leurs employés.
    > En conclusion :
    > La fin du système néocoloniale (exclusivité de la Métropole et application stricte des lois de la République) et de l’exploitation, voila ce que les Guadeloupéens demandent, qu’on leur donne les moyens de travailler et de vivre de leur travail et non du RSA ou autre RMI. Qu’on arrête de donner des sommes exorbitantes, sans contrepartie, sans aucun contrôle a des patrons qui ne font que s’enrichir en exploitant le coté insulaire de la Guadeloupe et leurs habitants. Que ces dites sommes servent à développer l’économie, a payer décemment les salariés pour qu’enfin l’économie de la Guadeloupe ne repose pas uniquement sur le tourisme. Que les abus soient réprimandés : fin du monopole de certaines familles qui empêchent la concurrence, veille des prix, contrôles serré des sommes envoyés par l’Etat et l’Europe, etc... L’Etat aurait tout à gagner à développer des partenariats avec les autres iles des Caraïbes (Puerto Rico, St Domingue, Trinidad) avec les autres continents, la Guadeloupe est à 4 heures de l’Amérique du Sud et à 2 h des USA.
    > Nous sommes des français à part entière alors de grâce cessez de nous comparer aux habitants des pays voisins (Haïti, Cuba, République Dominicaine, etc ?) ! ! ! Aucun métropolitain n’aimerait qu’on lui balance à la figure qu’il doit être heureux et la fermer parce qu’il gagne plus et vit mieux qu’un Roumain ou qu’un Polonais. Nous ne sommes pas cubain ni haïtien mais français comme vous et même depuis plus longtemps que certains d’entre vous ! ! !

    En espérant que certains comprendront un peu mieux leurs compatriotes des Antilles et leur apporteront leur soutien dans cette lutte.

    Cordialement

    • YlangYlang
      YlangYlang répond à Patrick 971
      Technicien Agricole
      • Posté à 02h06 le 19/02/2009
      • Internaute 69407
        Technicien Agricole

      en tant que métropolitain travaillant en Guadeloupe depuis 8 ans (fonctionnaire), je suis entièrement d’accord avec les propos et l’analyse de patrick971. moi-même je me bat tous les jours avec ma famille et mes amis de métropole pour leur expliquer que LKP n’a jamais demandé l’indépendance, même s’il vrai que l’UGTG l’a inscrit dans ses objectifs. Elie DOMOTA étant le porte-parole de ces deux organisations, la confusion peut venir de là. ceci dit, sur le fonds, les revendications de LKP sont justes et légitimes. sur la forme, j’ai du mal à accepter tout notamment la fermeture des écoles depuis le 20 janvier, mais s’il faut en arriver là, je suis prêt à sacrifier un peu de mon confort personnel et les désagréments liés à la grève pour l’aboutissement des justes revendications du peuple guadeloupéen qui, je le confirme, n’ont rien d’extravagantes.

      • SuperAlAmAs-
        SuperAlAmAs- répond à YlangYlang
        Don Quichotte
        • Posté à 04h05 le 19/02/2009
        • Internaute 65608
          Don Quichotte

        ouh abaissez vous, j’ai vu un snipeur ^^

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 04h29 le 19/02/2009
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    LA perche est tendue, investiture d’Obama, les grèves des îles, Le capitalisme qui s’enfonce chaque jour un peu plus, l’évidence de notre nouvelle détestation du tout consommant au mépris de la vie...Si le puple bouge, il sera soutennu, par le peuple !
    Grève mondiale ! Maintenant !
    Avec un particularité qui serait l’utopie ultime : on se sert des infrastructures sociales et économiques, c’est nous qui les avons payées, on fabrique, on vend, on s epaye ! On se nourrit, on s’empêche même pas de bosser, on paye plus les impots, on squate les usines et les places fortes sans violences, notre meiulleur arme, et on vit, à part les patrons rois et les barons voleurs, qui sera contre cette réforme humaine ?
    Les trois quart du monde n’ont rien et sont prêt à partager...
    Qui sait... Demain, Rotschild sera peut être mon voisin...
    et là, je me réveil !
    Le seul problème, la peur de la terreur de la mort qui tue du terrorisme terrorisant et de l’invasion complotisto-dangereuse du poil de barbe islamique, ou de la crainte du totalitarisme athéo-dangereux des communistes bouilleurs d’enfants !
    Il n’y a pas de complot ! Juste un conditionement auqeul nous pouvons renoncer, maintenant, la question en dehors de cet article fabuleusement merveilleux et de sa réthorique poétiquo-humaine est de sdavoir si on en a tout simplement le courage ?
    NOUS !
    Parce que si on attend les syndicalistes et les hommes politiques d’extra gauche, il n’y aura rien...
    La responsabilité est là, elle est de notre capacité à avoir envie de vivre et d’assurer un autre monde où des enfants innocents sont assassinés et meurt de faim au nom de Rien au final, si ce n’est plus que de la volonté de quelques puissants qui savent nous soumettre à leurs volontés à travers un immense chantage sur la vie elle même...
    Auraient ils le pouvoir d’enrayer ce besoin d’humanité, et est ce que un mouvement social planètaire n’accélèrait pas le conflit final ? qui ne se fera pas entre les athés et les croyants, ou les musulmans et les pastafaristes, mais bien entre les pauvres et les riches... Sans savoir où l’on va... Auront nous le courage d’affronter l’inconnu d’un chaos maitriser jusqu’ici quoi qu’on en pense, à une juste mesure qui fait que sous l’empire, l’homme et sa poésie à quand même toujours su tirer son épingle en dehors du jeu politique...
    Je vous conseil à tous de connaître l’histoire peu connue des LIP et d’en tirer des conclusion sur le possible, à ce propos un documentaire vidéo existe, « Les LIP, ou l’imagination au pouvoir », qui parle justement de responsabilité et d’épanouïssement à travers un mouvement social...

  • Attila Valpinson
    Attila Valpinson
    Antipodiste
    • Posté à 11h09 le 19/02/2009
    • Internaute 67735
      Antipodiste

    Histoires DOM… //

    Mais quel songe nous dit, peu ou prou, /
    Que passer sa vie aux Antilles, /
    C’est rire et danser tout son saoul /
    Dans rhum accablé de vanille ? /

    Rhum, capitale sous les tropiques. /
    Vanille, soleil surgi d’une gousse. /
    Rires et danses, us cabalistiques. /
    Mais le temps va, le songe s’émousse… //

    Les palmiers buvant comme des pailles /
    L’azur pour calmer la pépie /
    Des plages, nous laissent dans la grisaille /
    D’une métropole sans paradis. /

    L’Eden est d’un siècle fervent, /
    Le monde est notre époque recrue, /
    Cette distance crée des évènements /
    Où la foi se jure dans l’abus. /

    Et tout bascule selon les maux, /
    Desquels on souffre. Ainsi croit-on /
    Que de l’histoire on est l’écho, /
    Si on s’efforce à ses rebonds. /

    Et tout va sens dessus dessous, /
    Le droit s’échauffe quand la rue brûle, /
    La liberté lui cherche des poux, /
    De part et d’autre, on affabule : /

    Toujours zoreille, encore béké, /
    Le blanc, fils de la métropole, /
    Est, aux Antilles, un mal aimé, /
    Doux, pourtant, comme une obole. /

    D’où vient qu’on le malmène bientôt : /
    Les autochtones veulent ses pécunes, /
    Qu’il gagna dur, se levant tôt, /
    Quand eux guinchaient, tard, à la brune. /

    Eux les nègres qui, dans le séjour /
    Des joyeuses colonies d’antan, /
    Ont mis, dans l’asile des tambours, /
    Le feu sacré des fainéants, /

    Qui font la fête et les acras, /
    Qui boivent en rhum toutes leurs pensions, /
    Et qui, sous la nue des ingrats, /
    Ne rêvent en douce que sécession. /

    L’Histoire vivante est pleine de fables, /
    Un tel les conte, un autre y croit /
    Et tous en chœur les font durables /
    Et tous ensemble s’y fourvoient… /

    Chacun saura peut être, un jour, /
    Que pour son besoin d’évasion, /
    Une île, avec la mer autour, /
    Est un bonheur de rétention. /

    Lien

  • Attila Valpinson
    Attila Valpinson
    Antipodiste
    • Posté à 11h28 le 19/02/2009
    • Internaute 67735
      Antipodiste

    Histoires DOM…

    Mais quel songe nous dit, peu ou prou,
    Que passer sa vie aux Antilles,
    C’est rire et danser tout son saoul
    Dans rhum accablé de vanille ?

    Rhum, capitale sous les tropiques.
    Vanille, soleil surgi d’une gousse.
    Rires et danses, us cabalistiques.
    Mais le temps va, le songe s’émousse…

    Les palmiers buvant comme des pailles
    L’azur pour calmer la pépie
    Des plages, nous laissent dans la grisaille
    D’une métropole sans paradis.

    L’Eden est d’un siècle fervent,
    Le monde est notre époque recrue,
    Cette distance crée des évènements
    Où la foi se jure dans l’abus.

    Et tout bascule selon les maux,
    Desquels on souffre. Ainsi croit-on
    Que de l’histoire on est l’écho,
    Si on s’efforce à ses rebonds.

    Et tout va sens dessus dessous,
    Le droit s’échauffe quand la rue brûle,
    La liberté lui cherche des poux,
    De part et d’autre, on affabule :

    Toujours zoreille, encore béké,
    Le blanc, fils de la métropole,
    Est, aux Antilles, un mal aimé,
    Doux, pourtant, comme une obole.

    D’où vient qu’on le malmène bientôt :
    Les autochtones veulent ses pécunes,
    Qu’il gagna dur, se levant tôt,
    Quand eux guinchaient, tard, à la brune.

    Eux les nègres qui, dans le séjour
    Des joyeuses colonies d’antan,
    Ont mis, dans l’asile des tambours,
    Le feu sacré des fainéants,

    Qui font la fête et les acras,
    Qui boivent en rhum toutes leurs pensions,
    Et qui, sous la nue des ingrats,
    Ne rêvent en douce que sécession.

    L’Histoire vivante est pleine de fables,
    Un tel les conte, un autre y croit
    Et tous en chœur les font durables
    Et tous ensemble s’y fourvoient…

    Chacun saura peut être, un jour,
    Que pour son besoin d’évasion,
    Une île, avec la mer autour,
    Est un bonheur de rétention.

    Lien

  • Louve Bleue
    Louve Bleue
    en survie
    • Posté à 15h53 le 19/02/2009
    • Internaute 35566
      en survie

    Houah ! Ouh !
    Je vous aime !

  • jabier
    jabier
    consultant dans les Landes
    • Posté à 17h04 le 19/02/2009
    • Internaute 31087
      consultant dans les Landes

    Emouvant
    Criant
    Gueulant

  • Peher
    Peher
    retraité
    • Posté à 23h27 le 20/02/2009
    • Internaute 70844
      retraité

    @ Pit Valasonlatin (du lyriconpoliti)
    les trois derniers couplets d’une chanson de 1972 : Guadeloupe

    La haine n’est pas ta manière
    tu ne t’exprimes qu’en douceur
    mais tu sais te mettre en colère
    quand on insulte ta couleur
    si y a du sang sur ta Victoire
    si t’as des fils à la Santé
    ça ne t’empêche pas de croire
    que l’on te doit la liberté
    La montagne est grise camarades
    la montagne est grise
    j’entends un bruit de fusillade

    De République à la Bastille
    tu n’intéresses pas les gens
    on n’emplit pas pour les Antilles
    une rue de manifestants
    voilà bien longtemps que ça dure
    que l’on te méprise à Paris
    où fleurit la littérature
    qui te déguise en Paradis
    La montagne est grise camarades
    la montagne est grise
    ils n’ont décrit que la façade

    Tu sais chanter la Marseillaise
    comme gavroches en juillet
    mais c’est celle de quatre-vingt-treize
    qui promettait l’égalité
    si l’on déforme le poème
    si l’on feint de comprendre mal
    tu sais bien préciser le thème
    tu chantes l’Internationale
    La montagne est verte camarades
    la montagne est verte
    quand vous faites des incartades.