Enquete 15/02/2009 à 23h01

Pierre Péan, un enquêteur au service du pouvoir ?


Auteur de best-sellers et réputé pour la qualité de ses investigations, il a glissé de la critique des puissants à leur défense virulente.


Livres de Pierre Péan (DR)


Pierre Péan sur le plateau d’Arrêt sur images

Pour mieux se cacher, il vit dans la lumière. Pierre Péan, né le 5 mars 1938 dans la Sarthe, est d’une famille de « gens de peu », de « gueux » dont il s’est extirpé. De ses origines, il retient les embardées passionnées de son père, coiffeur à Sablé-sur-Sarthe, contre l’injustice et les légendes familiales de sa mère, dont les ancêtres étaient chouans.

Fasciné par le secret, Péan est un homme aux engagements contradictoires : de gauche et nationaliste, fasciné par les chouans et franc-maçons, contre le Gabon mais pour Bongo, contre Kagamé mais pour Foccart, pour de Gaulle et pour Mitterrand... Contre Kouchner et la gauche caviar.

Pour le décrypter, nous avons appliqué sa méthode d’enquête : sources ouvertes, documents écrits, plus un entretien aux forceps. Car « l’écrivain-enquêteur », comme il s’intitule, laisse dans chaque ouvrage des indices sur son destin. Tel le petit poucet, il répand ses « empreintes de pensée » pour assurer sa postérité.

L’Afrique, les troupes coloniales et une méthode : l’enquête au long cours

A 25 ans, il part pour l’Afrique, grâce à un « ami », Joël le Theule, le futur parrain politique de François Fillon. Lui aussi est originaire de la Sarthe, lui aussi d’origine modeste et lui aussi doué d’un goût prononcé pour la manoeuvre politique. Le Theule l’envoie dans les troupes de marine... L’épisode est raconté dans « L’Homme de l’ombre », un essai biographique sur Jacques Foccart paru en 1990.

En 1963-64, Pierre Péan fait son service militaire comme 2e classe au 6e RIAOM, cantonné à Bouar en Centrafrique. Il est aux premières loges de deux coups d’Etat. En août 1963, celui contre Fulbert Youlou, l’abbé-président du Congo Brazaville, qui porte des soutanes Dior. Puis en février 1964, à Libreville, Gabon.

Les mutins de l’armée cherchent à renverser le Président Léon M’ba pour imposer son principal opposant. Jeunes officiers, formés à Saint-Cyr, les Gabonais se retranchent au camp Lalala. L’affaire finit dans un bain de sang (un officier et quinze soldats tués) à cause de l’intervention des parachutistes et d’une équipe du Sdece (les services secrets français, l’ancêtre de la DGSE) sous la houlette de Jacques Foccart.

Ces deux épisodes -qui légitiment la doctrine d’intervention de la Ve République et vont légaliser cette relation sur la base des accords secrets d’intervention- marquent les premiers engagements de Péan. Un journalisme de combat :

« Un pays entrant dans la catégorie foccartienne ’à protéger’ cesse d’être -ou n’a aucune chance de devenir- une démocratie, puisque cette classification conduit à y interdire de facto, toute opposition, donc toute chance d’évolution... »

A partir de 1974, sans jamais cesser de piger pour la presse parisienne (L’Express, Le Monde, Le Canard enchaîné), Péan tire à boulets rouges sur le pétrole (« L’Argent noir », « Les Avions renifleurs » d’Elf), le Gabon (« Affaires africaines »), la nucléarisation d’Israël et de l’Irak (« Les Deux bombes »)... Sa méthode ? Sources ouvertes, documents écrits et une plume trempée dans la morale, comme il nous l’a expliqué lors d’une longue conversation téléphonique :

« Je me méfie des témoignages. Le plus important, c’est de me faire ma vérité sur des trucs écrits. Je veux raconter ce qui généralement n’est pas raconté. Le truc du décalage, entre ce que je crois être proche de la réalité et ce qu’on nous impose comme vision de la réalité. »

Autant de livres qui lèvent le voile sur la coulisse d’une époque portée à cultiver les secrets de l’arrière-cour africaine.

Mitterrand, l’histoire et le pouvoir : la virage des années 90

Un virage s’amorce à la fin des années 80. Sur le Rwanda, déjà, mais surtout autour de l’univers trouble des services secrets. Très proche des hommes de la cellule de l’Elysée (en particulier de l’ex-commissaire de la DST, Pierre-Yves Gilleron), il fait la rencontre de François Mitterrand, qui a adoré sa bio de Foccart.

Alerté de projets d’enquête sur son passé, François Mitterrand lui confie les clefs de sa « Jeunesse française » (un best-seller à 200 000 exemplaires). Au moment même où l’Elysée gère la crise rwandaise. Son « ami » Bruno Delaye, chef de la cellule africaine, lui fait même une étrange proposition au cours d’un déjeuner :

« En juillet ou septembre 1994, il me propose d’avoir tous les papiers à disposition pour faire une analyse de la situation. Il me dit : ’Qu’est-ce qu’on a pu faire pour mériter de telles attaques ? ’ Il m’a alors proposé de m’enfermer dans une pièce avec tous les papiers sur le Rwanda.

Je serais fouillé à l’entrée et à la sortie, avec interdiction de sortir le moindre document, mais totale liberté pour travailler dessus. Comme j’étais dans ’Une Jeunesse française’, je ne l’ai pas fait. Je le regrette. »

Est-ce par « fidélité » -terme qu’il revendique- envers François Mitterrand qu’il prendra la défense de sa politique africaine dix ans plus tard ? En tout cas, Péan enchaîne alors les enquêtes à succès : sur TF1, Jean Moulin, Le Monde... A chaque fois, en bon faiseur de scoops (il n’a plus de carte de presse depuis 1987), il exhume un détail troublant, une pratique limite, des amitiés coupables. Reprises assurées.

De plus en plus, son ton est résolument pamphlétaire et ses infos de moins en moins gênantes pour les vrais pouvoirs. Pas toujours neuves. Il assume :

« Je suis de cette génération où l’on comprend la raison d’Etat. Je ne suis pas ’plénélien’, la livraison des secrets d’Etat ne fait pas partie de mon champ. Les faux secrets, les alibis de secret, oui. Mais rien qui n’entre dans le registre des articles 70 et suivants du code pénal [qui concernent l’espionnage et l’intelligence avec l’ennemi, ndlr]. Je suis pour le contre-pouvoir tant qu’il ne devient pas un pouvoir de manipulation. »

Passé l’an 2000, l’ex-journaliste ne ressemble plus au jeune homme qu’il a été. Dans « Noires fureurs, Blancs menteurs » (son livre sur le Rwanda), il avoue même ses liens amicaux avec Omar Bongo, symbole de la Françafrique la plus détestable :

« Aujourd’hui, je n’ai pas honte et j’ai même plaisir à rencontrer le président du Gabon et à discuter avec lui de l’évolution de l’Afrique et de la politique française, dont il est fin connaisseur. »

A la veille de l’élection de Nicolas Sarkozy, il publie un livre d’entretien assez complaisant pour Jacques Chirac (« L’Inconnu de l’Elysée »). En fait d’inconnu, Pierre Péan ressasse en 491 pages la trajectoire archiconnue d’un bonhomme sympathique et pas bling bling. C’est un bide.

2005 : la rupture du Rwanda

Deux ans après une série de publications sérieuses qui mettent en cause le rôle joué par une partie de l’appareil d’Etat français au Rwanda, Pierre Péan prête sa plume aux thuriféraires de Mitterrand l’africain : d’Hubert Védrine à Edouard Balladur, en passant par une fraction dure des anciens militaires français ayant servi sur place.

Son propos : dévoiler la face cachée de la « propagande » tutsi, version mensongère de l’histoire, pour mieux défendre la thèse du double génocide. Celui commis contre les Tutsis et les Hutus modérés et celui prétendument commis par le FPR.

Le double génocide... exactement le terme employé dès novembre 1994 au sommet franco-africain de Biarritz par François Mitterrand. Péan bascule :

« Je déteste ce concept de la Françafrique, c’est marginal, ce n’est plus d’actualité. Les attaques moralistes sur les chefs d’Etat africains... Je préfère de loin Bongo à Kagame. La seule chose que je reconnais, c’est qu’il y a quatre à cinq pages qui sont éditorialisées de façon forte et 540 pages d’enquête.

J’en ai parlé avec François Mitterrand : ma conviction est ancrée que la France n’a pas à rougir de son action. Le fait que Kouchner abandonne tous ceux qui ont fait ça me scandalise. »

Péan bascule parce que la lecture qu’il donne des archives de l’Elysée est partielle, voire carrément truquée. Parce qu’il tombe dans les pires insinuations sur la « culture du mensonge » des Tutsis, le rôle des femmes forcément espionnes dans les « lits appropriés » (ce qui lui vaudra des poursuites judicaires et une relaxe en première instance). Et qu’il multiplie les erreurs et omissions historiques.

Sans oublier les références : de Bernard Lugan (historien défendant les thèses racialistes) à Charles Onana, il s’appuie sur une batterie de livres plus révisionnistes les uns que les autres. A-t-il alors bradé son légendaire flair d’enquêteur ? Ou oeuvré à sa propre postérité ?

« Hum, hum... [long silence, ndlr]. Vous touchez là le rapport à la mort, c’est sûr que je suis à un âge où je pense à ça. Il ne m’a pas échappé que les livres restent. C’est un questionnement intéressant. »

Un an après la publication de cet ouvrage, il fait une crise cardiaque.

L’ultime charge commandée, pour protéger une enquête judiciaire

Charge violente contre le ministre des Affaires étrangères, « Le Monde selon K. » n’éreinte pas tant les affaires africaines de Bernard Kouchner que sa vision du génocide rwandais et de l’humanitaire. Brûlot aux propos jamais tempérés, l’ouvrage aurait pu s’intituler « Le Monde selon P. » tant les interventions de « l’enquêteur » se font intempestives.

Péan dénonce le découpage simpliste et « américanolâtre » du monde par Bernard Kouchner pour mieux développer le sien, l’exact contraire de celui du chef de la diplomatie française. De longues digressions, extrêmement virulentes, assimilent sa cible à une anti-France fantasmée et rendent encore plus fragiles ses accusations.

Sur le fond, rien de neuf. Sur la forme, il parvient à écorner l’image de l’un des hommes politiques le plus sympathique aux yeux des Français.

« Pourquoi Kouchner ? C’est le Rwanda... Les trucs pour faire exploser le dossier Bruguière [l’enquête judiciaire qui vise à impliquer le régime Kagame comme commanditaire de l’attentat contre le Falcon du président Habyarimana, événement déclencheur du génocide, ndlr] me scandalise.

Ce sont des méthodes de république bananière. Ce qui me pose problème, c’est quand un ministre militant induit une rupture dans la continuité de l’Etat. »

Péan, défenseur de la « continuité de l’Etat », troque à nouveau l’habit de l’enquêteur pour celui du moraliste.

Franc-maçon dans l’âme, mais pas pour les « affaires »

Quelle est aujourd’hui sa motivation profonde ? Est-ce ce nationalisme de gauche qui l’habite, comme son « ami » Jean-Pierre Chevènement ? Son « amour de la France » et du « drapeau tricolore » ? Ou bien est-il antisémite comme le clame Bernard Kouchner ?

Cette dernière accusation semble extravagante aux yeux de tout ceux connaissant bien Pierre Péan. Claude Durand, son éditeur (Fayard) ainsi que les membres de la loge maçonnique où il se rend irrégulièrement.

Car Pierre Péan est « un fils de la lumière », depuis longtemps. Initié dans une « loge de campagne », au nord de Paris, pas très loin de sa maison de Bouffémont (Oise) où il écrit dans une cabane au fond du jardin. Un engagement personnel au sein d’une obédience, le Droit humain, où les frères ne sont pas là pour les affaires conclues lors des agapes. Sa loge est mixte. Il n’a pas le droit d’y ouvrir la bouche, puisqu’il est toujours apprenti.

Chagriné que l’on décide de le « dévoiler », il refuse de commenter cette facette de sa personnalité :

« Je veux bien croire que ça complexifie un peu plus... Je suis complexe, même pour moi-même. »

Une fois de plus, en publiant un pamphlet suffisamment virulent pour être commenté à l’Assemblée nationale, Pierre Péan est passé du « statut de regardant à celui de regardé ». Il dit détester.

Zineb Dryef et David Servenay

A lire aussi sur Rue89
Le Monde selon K, docteur Kouchner et Mister Bernard
Les articles sur Pierre Péan
Les articles sur Bernard Kouchner

Ailleurs sur le Web
Collectif les mots sont importants, réfutation de ses thèses sur le Rwanda
« J’ai un petit problème avec le pouvoir », entretien avec Télérama, très instructif.
Un autre entretien de Pierre Péan dans VSD, lui aussi très instructif.
La liste de ses principaux livres, dressée par L’Express.
Pierre Péan sur les Chouans à Nantes, sur Dailymotion.

Rectifié le 16/2 à 1h21. Passage sur les poursuites judiciaires (cf. commentaires).

Photo : Pierre Péan sur le plateau d’Arrêt sur images

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  • Bouddha pourpre
    Bouddha pourpre
    sage parmi les sages
    • Posté à 23h31 le 15/02/2009
    • Internaute 58954
      sage parmi les sages

    Rue89 aboie avec les loups, nous reparle du Rwanda et du rôle de la France dans le génocide sans apporter le moindre semblant de preuves.
    A l’inverse de vos méthodes, M Péan argumente et apporte des documents et des faits.

    Cette charge est pitoyable.

    • Bouddha pourpre
      Bouddha pourpre répond à Bouddha pourpre
      sage parmi les sages
      • Posté à 23h37 le 15/02/2009
      • Internaute 58954
        sage parmi les sages

      De plus, évoquer les poursuites judiciaires suite au livre « Noires fureurs, Blancs menteurs » sans préciser qu’il a été complètement relaxé par le juge est d’une malhonnêteté sans nom.

      Je suis extrêmement déçu qu’un tel papier puisse être édité sur votre site.

      Nul doute que la Rue attends quelques subventions sonnantes et trébuchantes du pouvoir en place, idée évoquée par Sarkozy lors du grenelle du journalisme.

      • Yann Guégan
        Yann Guégan répond à Bouddha pourpre
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
        • Posté à 01h24 le 16/02/2009
          éditeur
        • Journaliste 1836
          Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

        De plus, évoquer les poursuites judiciaires suite au livre « Noires fureurs, Blancs menteurs » sans préciser qu’il a été complètement relaxé par le juge est d’une malhonnêteté sans nom.

        D’accord avec vous, c’était une erreur, non imputable aux auteurs (c’est moi qui ait ajouté cette parenthèse). Je viens d’ajouter cette précision, en effet importante.

         
        • freestyler
          • Posté à 18h03 le 17/02/2009
          • Internaute 32860

          Péan apporte des des faits et des preuves, il fait du journalisme d’investigation ne vous en déplaise.
          Dans cet article vous vous baser sur des hypotèses pour émettre des affirmations gratuites qui visent uniquement décridibiliser le personnage et son enquête, vous ne prouvez rien du tout, vous rendez Péan plus trouble c’est tout.

          Ce nest pas la première fois que j’observe ce genre de manipulation sur votre site, votre rue 89 prend de plus en plus l’allure d’une révolution d’opérette.

        1 autres commentaires
    • David Servenay
      David Servenay répond à Bouddha pourpre
      Ex-Rue89
      • Posté à 23h55 le 15/02/2009
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Cher Bouddha

      Tout d’abord, nous avons bien renvoyé vers un papier consacré au procès qui a occupé M. Péan et à la relaxe dont il a bénéficié.

      A lire ici : Lien

      Ensuite, il nous a semblé intéressant de revenir sur le parcours de Pierre Péan, « écrivain-enquêteur » pour constater que le second s’est effacé derrière le premier ces dernières années.

      Sur le Rwanda, son livre n’est pas vraiment ce qu’on pourrait qualifier de modèle d’enquête, j’ai déjà eu l’occasion d’y revenir longuement.

      Or, avec Le Monde selon K., Pierre Péan poursuit un combat politique bien éloigné de ses ambitions premières. Il le dit lui-même : il est en désaccord complet avec la politique de rapprochement soutenu par Bernard Kouchner vis-à-vis de Kigali.

      Enfin, vous parlez de documents et de faits : les documents (ceux des archives de l’Elysée) sont soigneusement triés, voire expurgés de leur contenu le plus sensible. Je le sais, j’ai eu le même corpus entre les mains en préparant mon livre.

      Mais surtout, ces documents n’ont pas été comparés et recoupés avec les autres (ceux des Belges, des Américains et tout ceux de la mission d’information parlementaire française).

      Sur les faits, c’est simple : à force de vouloir dédouaner la politique africaine de François Mitterrand, Pierre Péan en épouse les pires excès. Jusqu’à soutenir la thèse du double génocide. Or, il n’y eut qu’un seul génocide en 1994 au Rwanda. Pas deux.

      • Bouddha pourpre
        Bouddha pourpre répond à David Servenay
        sage parmi les sages
        • Posté à 00h44 le 16/02/2009
        • Internaute 58954
          sage parmi les sages

        Le lien internet vers une autre page, qu’une partie seulement des lecteurs consultera, pour justifier votre omission ne vaut pas une clarification dans le corpus lui même. Votre argument ne me satisfait aucunement.

        Ensuite, vous attribuez, le virage adopté par M Péan dans sa démarche journalistique, à l’épisode rwandais.
        Je me permets de rappeler que le nœud du problème est la soit-disant complicité de la France avec les génocidaires.

        Complice (Le petit larousse) : qui participe au délit, au crime d’un autre - qui manifeste une connivence avec quelqu’un.

        Ou sont vos preuves ? des documents ? des enregistrements ?
        Quand on accuse une personne, un gouvernement voire une nation (voir les écrits de certains contempteurs de la France), un minimum de crédibilité exige des preuves formelles. Cela fait des années que j’entends parler de complicité et je les attends toujours.
        M. Péan, lui, écrit des livres, souvent avec un certain parti-pris j’en conviens, mais sans jamais oublier de lier les accusations graves qu’il peut présenter à des faits dument établis.

        Le double-génocide ? j’y vois une façon d’indiquer que des massacres ont été commis de part et d’autre des belligérants, un camp ayant souffert plus que l’autre, c’est certain.
        Et même si cette vision n’est pas juste, en aucune manière, cette appellation de « double-génocide » ne peut constituer un argument à utiliser dans le sens que vous lui donnez.
        Vous ne prouvez rien encore une fois.

        Et pour finir, attribuer au livre « le monde selon K » un désir de vengeance me semble très court sur le plan de l’analyse journalistique.
        Un homme, seul, M Péan, fait œuvre de citoyenneté depuis des années et la rédaction de Rue89 hurle bien avec les loups.

        Je pense actuellement au discours sur « les chiens » de François Mitterrand lors de l’enterrement de Pierre Bérégévoy.

         
        • Au sud de nul part-
          Au sud de nul part- répond à Bouddha pourpre
          Situation
          • Posté à 07h21 le 16/02/2009
          • Internaute 57434
            Situation

          Bonjour.

          Et le livre ? Le texte ? Il est où dans l’article ? ..Quel oubli.....Un hasard....On se demande bien pourquoi ce qui vous sied, ici, est de jouer au flic, au juge, et au censeur. Pourtant, le nombre d’articles pondus ici où vous défendez n’importe quoi ne vous dérange guère, en revanche : la différence avec la classe des journaux d’opinion(s) du XIXI et début du XX, c’est votre flou savamment entrentenu en fonction du vent qui souffle ou pas gauche. Bidon.

          A.S.D.N

        • toots
          toots répond à Bouddha pourpre
          void
          • Posté à 11h10 le 16/02/2009
          • Internaute 15123
            void

          Arretez votre désinformation.

          Il y a des preuves de l’implication de la France dans le massacre, de sa complicité. En particulier via la formation militaire d’officiers Rwandais.

          Cela a été documenté maintes et maintes fois. Je pense plutot que vous ne prouvez rien, au contraire et cherchez à semer le trouble là où une certaine vérité devrait éxister.

          Ne comparez pas des massacres avec un génocide. C’est honteux et cela revient à nier aux crimes de génocide, en Arménie, pendant la seconde guerre mondiale, au Rwanda, son caractère particulier.

        2 autres commentaires
      • nicolarsouil
        nicolarsouil répond à David Servenay
        handicape
        • Posté à 02h53 le 17/02/2009
        • Internaute 64181
          handicape

        revenir sur le cas pean ? ? ?
        comme c est curieux a l heure actuel ! non ?
        en toute objectiviter vous auriez dut faire un parralele avec l affaire kouchner !
        ainsi que la biographie complete de sa vie non ? (kouchner j entend bien !)
        la se serait objectif !
        autrement dans la forme c est un lynchage d un collegue visiblement plus renseigner vous !
        mais lui est de terrain comme on dit ? c est ca ?
        une jalousie inconsciente ? ? ?

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Bouddha pourpre
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 01h21 le 16/02/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Je vous rappelle à toutes fins utiles que David Servenay, qui co-signe cet article, a suivi le dossier rwandais pour RFI et en a tiré un livre. Il a eu de nombreuses occasions d’argumenter sur ce point sur Rue89, comme vous pourrez vous en persuader Lien.

      • nicolarsouil
        nicolarsouil répond à Arnaud Aubron
        handicape
        • Posté à 03h01 le 17/02/2009
        • Internaute 64181
          handicape

        et mr Servenay qui a suivi le dossier n etait il pas au courant de toute ces transactions plus que douteuses ? ? ? ?
        a t il attendu que mr pean est le courage d ouvrir le debat pour parler de ses fameux services privées ?
        et surtout douteux avec la morale des droits de l homme ! !
        le livre de se mr eclaire t il ces zones d hombres ?
        non je pense sinon tout le monde en aurait parler vous y compris............

    • Azza
      Azza répond à Bouddha pourpre
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 11h00 le 16/02/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      Lire Antoine de Saint-Exupery, Colette Braekman, Francois Xavier Verschave, Jean Paul Gouteux et beaucoup d’autres.

      Voir aussi le site de la CEC

      Lien

      • C_P
        C_P répond à Azza
        • Posté à 01h04 le 17/02/2009
        • Internaute 39065

        Autant d’auteurs sur lesquels Péan tira à la mitrailleuse lourde, sans qu’ils ne répliquassent, vu qu’ils avaient tort !

        Colette Braekman, la dame qui, de source sûre, vit un commando français, porteur d’uniformes belges, quitter un certain aéroport après avoir tiré sur un certain falcon présidentiel ! ...

    • extralucide
      extralucide répond à Bouddha pourpre
      retraite
      • Posté à 01h21 le 17/02/2009
      • Internaute 65689
        retraite

      C’est vrai. Deja 2 exemples
      Rue89 essaie de justifier la VO du 11/9 et de disqualifier Reopen911
      Moi qui n’avait pas d’avis, je deviens complotistes (comme ils disent)
      Rue89 essaie de discrediter Pean, avec des propos insidieux comme EX-journaliste et FRANC-MACON
      Naturellement, je les vois arriver avec leurs gros sabots. Le probleme, c’est Kouchner et sa petasse Ochrent, c’est pas Pean

      Finalement, je me demande si ils se rendent compte de leur imbecilite à moins..... à moins :
      Qu’ils ne veulent obtenir l’inverse de ce qu’ils prechent
      Dans ce cas la, je leur dis : Chapeau

  • D en haut on voit loin - d en bas on voit mieux
    • Posté à 23h41 le 15/02/2009
    • Internaute 64132
      artiste

    Il me semble que Rue89 se perd peu a peu....... Avant de critiquer quelqu’un qui se casse le c*l a fournir des informations et des preuves qui secouent jusqu’au plus hautes instances vous feriez peut être mieux de prendre un peu plus exemple sur ceux qui font du VRAI journalisme ... Mais avec le succès je suppose que c’était prévisible.... Dommage..

  • Alexander Doria
    Alexander Doria
    wikipédien…
    • Posté à 23h56 le 15/02/2009
    • Internaute 42699
      wikipédien…

    Assez paradoxalement, la figure de Pierre Péan me semble se rattacher à une figure assez connue de la presse américaine : le muckracker. Qu’est-ce que le muckracker ? Essentiellement une figure ambiguë. D’abord le défenseur de la démocratie, puisqu’il s’efforce de renseigner ses concitoyens. Mais aussi, et c’est là plus problématique, un moraliste. Soit un homme qui, selon les mots de Rosanvallon dans la Contre-Démocratie, vise à faire éclater le scandale pour purifier moralement la société.

    A ce titre Péan représente une sorte de curé radical, dont la mission consisterait à affermir les valeurs civilisatrices de la France. Ces valeurs étant, à n’en pas douter, celles de la France de la IIIe république aussi profondément républicaine que colonialiste.

    De fait, accuser Péan d’antisémitisme voire de fascisme est un contresens assez regrettable. Il est en effet et demeure un républicain convaincu, qui n’a jamais adhéré à aucune théorie foncièrement racialiste. Son erreur est toutefois de croire que la France dispose encore d’une supériorité morale, et qu’elle ne saurait commettre d’erreur. S’il nie toute implication de la France dans le génocide rwandais, ce n’est pas pour le plaisir d’être révisionniste, ni par adhésion secrète à des thèses néo-nazis, mais simplement que, dans son esprit, la France, pays des droits de l’homme, ne saurait commettre d’erreurs. Ainsi, le seul procès qu’on puisse lui faire c’est d’avoir un regard d’hier sur la France et le monde d’aujourd’hui. Et tout le reste est diffamation…

    • unouveaucompte
      • Posté à 10h56 le 16/02/2009
      • Internaute 39715

      il n’exista au minima que 140000 mots dans la langue française
      alors pourquoi allez chercher encore une fois des anglicismes....
      mucracker : so what ! as you like, as well !

      le reste : kouchner est silencieux, taiseux, certainement baillonné.
      on dit comment en « anglicisme » ou en « français ancien républicain et moraliste » ? merci !

      • Alexander Doria
        Alexander Doria répond à unouveaucompte
        wikipédien…
        • Posté à 12h17 le 17/02/2009
        • Internaute 42699
          wikipédien…

        Effectivement, il y a 140 000 mots dans la langue française, mais pas celui-ci. Si vous trouvez un équivalent de « muckracker » en français, je suis preneur.

        A contrario, il y a, je crois, 200 000 mots en anglais, mais cela n’empêche pas les analystes anglais d’utiliser le français « bourgeois », dès qu’ils veulent parler de la bourgeoisie, faute d’un équivalent valable.

    • Azza
      Azza répond à Alexander Doria
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 11h09 le 16/02/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      Assez d’accord avec vous, si ce n’est sur la fin. On peut faire un autre proces a Pean : celui d’avoir choisit un camps et de privelegier la qualite de ses relations avec les barons de la Francafrique a sa mission d’anaylse des faits.

      Je m’en foutrais si cela ne concernait pas l’assassinat dans des conditions atroces de 800000 personnes. Mais la, c’est trop grave.

      Verschave, Tobner et Diop avaient bien depeint le cas de Smith dans leur bouquin « Negrophobie » : un journaliste initialement integre et reconnu qui « bascule » et utilise sa notoriete pour devenir le defenseur des mafieux de la Francafrique. Les motivations ? Evidement, eux seuls les connaissent, mais ceux qu’ils defendent ont les moyens de les recomprenser. Sans meme parler d’argent : avoir la cellule Afrique de l’Elysee qui vous ouvre ses archives rien qu’a vous, avouez que ca peut faire baver plus d’un journaliste « d’investigation ». Croyez vous deux secondes que ce soit « gratuit » ?

      • Saloth Sar-
        Saloth Sar- répond à Azza
        Guerrier Rouge Brun
        • Posté à 13h30 le 16/02/2009
        • Internaute 58750
          Guerrier Rouge Brun

        C’est Kagame qui vous sert la soupe ou l’un de ses affidés ?

        Défendre un criminel de guerre ne vous pose aucun problème de conscience ?
        Vous le voyez peut-être comme un grand résistant ?
        Sarkozy, le grand cynique, se rapproche chaque jour un peu plus du président-tueur rwandais, avec la complicité de Kouchner. Ca ne vous met pas la puce à l’oreille ?

         
        • toots
          toots répond à Saloth Sar-
          void
          • Posté à 13h37 le 16/02/2009
          • Internaute 15123
            void

          Je ne vois pas de quel criminel de guerre vous parlez.

          Le président-tueur Rwandais.. Vous n’avez pas honte de propager une telle propagande ?

          Le vrai gouvernement génocidaire, c’est la France qui l’a évacué, cela s’appelait l’opération humanitaire « TURQUOISE ».

          Défendre une administration coupable d’avoir contribué à la formation et la logistique d’un génocide, puis l’impunité de ses commanditaires, cela ne vous dérange pas non plus ?

        • Azza
          Azza répond à Saloth Sar-
          Ingénieur en informatique (...)
          • Posté à 14h59 le 16/02/2009
          • Internaute 25467
            Ingénieur en informatique (...)

          Desole, mais voir Kagame au TPI ne me poserait aucun probleme.

          Mais si avec lui dans le box, on trouve Vedrine ou Juppe, alors jusitce me semblera meilleure.

          • toots
            toots répond à Azza
            void
            • Posté à 16h31 le 16/02/2009
            • Internaute 15123
              void

            Moi non plus hein.

            Cependant, il ne faut pas tout confondre et je pense qu’une expression comme « président tueur » n’aide pas à faire la part des choses..

            • Azza
              Azza répond à toots
              Ingénieur en informatique (...)
              • Posté à 17h19 le 16/02/2009
              • Internaute 25467
                Ingénieur en informatique (...)

              En effet, mais je tenais a signifier mon absence totale de sympathie pour Kagame.

              On peut detester Hitler sans etre un sympathisant de Staline, tout en considerant Hiroshima ou Dresde comme des crimes contre l’humanite (j’ai pas dit genocide).

        4 autres commentaires
  • C_P
    C_P
    • Posté à 00h08 le 16/02/2009
    • Internaute 39065

    Y a pas à dire, le clan Kagamé dispose bien dans les médias français du « pouvoir » d’influence dont Péan décrivait parfaitement les rouages dans son livre ! Lequel livre évoque les comportements de gens qui se sont bien gardés de démentir ce que Péan avançait à leur sujet, ce silence confirmant ses dires. Il suffira de se souvenir de la pitoyable émission de Joffrin sur France 5 en décembre dernier, avec un Saint-Exupéry se refusant à tout commentaire sur le travail de Péan !

    On aura il y a quelques semaines observé le grand silence accueillant la mort de Jean Carbonare, le pseudo condamné à mort pour faits de résistance, qui avantageusement prospéra sur cette imposture, et bien d’autres, pour se poser en valeureux héro de l’anticolonialisme ! Et je passe sur d’autres faits glorieux journalistiques, comme les reportages chocs à base de figurants rémunérés pour faire du scandale devant les caméras lors de messes célébrées par le (maudit !) père Wenceslas… Là aussi, journalistes cités, mis en cause, mais pas de réaction des intéressés, préférant ne pas revenir sur leurs exploits !

    Et faire de l’atlantiste Balladur un thuriféraire de « Mitterrand l’Africain » alors que justement Péan décrit le comportement du premier ministre de l’époque, ainsi que celui de Léotard, lesquels peuvent être observés comme des épiphénomènes précurseurs des actuels dévoiements sarkozo-bushistes, avec retour dans l’OTAN pour de futures belles aventures massacrantes...

    • Azza
      Azza répond à C_P
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 11h12 le 16/02/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      Houla ! Quelqu’un qui se sent oblige de parler de Carbonare en ces termes ? !

      Vous avez un dossier sur lui ?

      Ya pas a dire : le camp des revisionnistes pro-Hutu power ne s’endort pas sur le mastic !

      • C_P
        C_P répond à Azza
        • Posté à 01h15 le 17/02/2009
        • Internaute 39065

        Carbonare et ses fables, comme est titré un chapitre du précèdent livre de Péan, livre que vous devriez consulter et dans lequel nous est narrée la fabrication de son personnage, ou comment un blanc-bec égaré en vélo dans un champs de mines allemand, et jeté au trou par les ombrageux soldats occupants, sera libéré assez rapidement, sans charges, et fera de cet épisode une épopée le transmuant en glorieux « condamné à mort pour fait de résistance »…

        Péan a aussi cherché ses titres de gloire en tant que supposé proche conseiller, à haut niveau, de divers gouvernements de pays décolonisés, mais il n’a rien trouvé de probant... Le Rwanda de Kagamé aura été son tardif capitole... Enfin faudra cuisiner Lacouture qui fût son coupe-fil.

  • mah
    mah
    • Posté à 00h02 le 16/02/2009
    • Internaute 64660

    Bien joué RUE89.
    L’attaque d’antisemitisme n’a pas pri.
    Ceci vous obséde.
    On sort un torchon de bas de gamme, avec un semblant d’enquête et des citations hors contexte.
    En plus votre article n’est pas assumé : signé rue89.
    Je vous trouve nuls.

    • David Servenay
      David Servenay répond à mah
      Ex-Rue89
      • Posté à 00h05 le 16/02/2009
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Vous avez lu trop vite, cher mah.

      D’une part, nous tordons plutôt le cou à cette accusation en fin d’article.

      Article qui est signé : Zineb Dryef et David Servenay.

      Et nous assumons parfaitement, ne vous inquiétez pas.

      • mah
        mah répond à David Servenay
        • Posté à 12h26 le 16/02/2009
        • Internaute 64660

        Vrai je n’ai pas lu la signature en bas de l’article.
        d’habitude je le trouve en haut.
        Je suis fautif.
        Pour le reste...

      • Motomo
        Motomo répond à David Servenay
        • Posté à 12h43 le 16/02/2009
        • Internaute 28338

        Bof, bof. Article médiocre.

        Je l’ai relu et, à nouveau, je trouve l’article inutile. Vous ne dites rien sur le fond de ce que dénonce Pean.

        Vous jouez l’homme pas le ballon. Que Pean soit comme ceci ou comme cela, je m’en fous. C’est ce qu’il écrit qui m’intéresse.

        Quelques insinuations insidieuses mais sans rapport direct avec le Rwanda ou Monsieur K.

        Ce dernier restant le pignouf décrit par Péan.

        Je comprends que K organise la riposte. La soupe est-elle bonne au moins ?

         
        • toots
          toots répond à Motomo
          void
          • Posté à 13h34 le 16/02/2009
          • Internaute 15123
            void

          Ouais vous avez raison. La vie de Mitterand aussi on s’en fous tiens. Ca n’influence pas du tout son oeuvre politique et on ne devrait pas la connaitre pour comprendre son action, n’est-ce pas ?

        1 autres commentaires
      • Mandrin
        Mandrin répond à David Servenay
        • Posté à 17h42 le 16/02/2009
        • Internaute 21194

        Article truffé d’erreurs dont j’ai essayé de stigmatiser les plus énormes dans un autre message...

        J’avais oublié un des (h)énormes : « Péan pour De Gaulle » écrivez-vous....Immense éclat de rire...

        Avez-vous lu « L’homme de l’Ombre » : jamais un auteur « sérieux » n’a autant démoli le mythe de Gaulle !

        Péan explique dans 500 pages comment Foccart aux manettes pour faire toutes les magouilles, De Gaulle peut ainsi être sanctifié. Ni vu ni connu , je t’embrouille...et c’est ainsi que les crimes du gaullismes passent à l’as comme par ex ; le massacre des bamilékés du cameroun sur lequel péan écrit des choses fortes et passionnantes.

        Cela vous aurait échappé ? Ou n’avez-vous pas lu cet ouvrage essentiel pour comprendr ele gaullisme et ses zones d’ombre ?

        A trop vouloir démolir Péan pour règler vos comptes personnels en utilisant des arguments ridicules vous vous décrédibilisez totalement... et pire, car votre crédibilité nous importe peu : vous nous prenez pour des imbéciles, et là c’est grave...

        Que penser du paragraphe sur la maconnnerie : c’est ridicule pour ceux qui connaissent un peu la maçonnerie. Que voulez-vous démontrer (insinuer ?) en nous parlant d’un apprenti de 70 ans dans une loge totalement anonyme de la banlieue parisienne ?

        Une chose est certaine : soit Pierre Péan est un maçon fort peu assidu, soit ses « révèlations maçonniques » sont fort tardives !

        Dans les deux cas, où est l’information et quelle importance ?

        En plus Péan s’était fait agresser dans le Monde avec une violence inouïe par A. Bauer alors Grand Maitre du GODFlors de la sortie du bouquin « La face cachée du Monde ».

        Certes vous ne lui mettez pas une capuche du Khu - Klux Klan comme Charlie hebdo la semaine dernière aux ordres du délicat Philippe Val ; vous n’avez pas osé...

    • extralucide
      extralucide répond à mah
      retraite
      • Posté à 12h32 le 16/02/2009
      • Internaute 65689
        retraite

      Je voulais le dire mais c’est fait. Rue89 devient un torchon à la solde du pouvoir. Vraiment des minables

  • francisbrasilis
    francisbrasilis
    internaute
    • Posté à 00h07 le 16/02/2009
    • Internaute 41983
      internaute

    Votre article est très intéressant mais le titre est plutôt bizarre. En quoi écrire un livre à charge sur l’un des principaux membres du gouvernement fait-il de Péant un enquêteur au service du pouvoir ?

    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à francisbrasilis
      Situation
      • Posté à 00h18 le 16/02/2009
      • Internaute 57434
        Situation

      Bonsoir...je me le demande aussi.

      Je note cependant que la contradiction chez les brillants journalistes se résume à : ou, ou....

      Donc : Etre ceci ET cela = contradiction incompréhensible, ou trouble moral pour le journaliste (moralinement parlant, of course....)

      Ce n’est guère étonnant.

      Et le refus de la gauche caviar est quant à lui bien relevé.
      Cela gêne, peut-être ? On a le goût du tarama ? Cela devient à la mode, il est vrai.

      A.S.D.N.P

      • thurar
        • Posté à 13h54 le 16/02/2009
        • Internaute 35489

        « Plein de monde en France tombe dans l’une ou l’autre des variantes de cette equation : le Monde Diplo, obsede par les Etats-Unis, passe son temps focalise sur l’amerique latine et refuse de parler de la Francafrique (qui est en fait notre amerique latine a nous !). »

        Lien

    • Azza
      Azza répond à francisbrasilis
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 11h35 le 16/02/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      Il faut comprendre ou se joue la cassure : Pendqant 15 ans, une certaine France s’est arqueboutee sur une these : notre pays n’aurait rien a se reprocher dans le genocide de Tutsis et Hutu moderess de 1994. Comme souvent lorsqu’il s’agit de Francafrique, cette France la ne se resume pas a un suel partit : il s’agit de la France de Mitterand, Pasqua, Vedrine, Balladur, mais aussi Chirac, Alliot-Marie.

      Cette rupture me fait beaucoup penser a celle qui divisa la France entre Dreyfusard et AntiDreyfusards.

      Sa composante Mitterandienne dispose de l’appui de certains journalistes talentueux comme Pierre Pean pour vendre sa these dans les medias. Elle dispose aussi d’hommes comme le juge Bruguiere pour former un terreau sur lequel les Peans & co pourraont s’appuyer pour vendre leur lessive. Pean, comme Brugyere sont des stars. Ils sont doues, c’est sur, mais cela ne suffit pas pour devenir une star. Pour etre une star, un juge a besoin de faire des enquetes spectaculaires. Un journaliste a besoin de scoops. Le pouvoir peut leur fournir un acces privilegie a certaines infos pour les aider a construire leur reputation. En echange, on leur demande a certain moments d’agir dans le sens qui convient au pouvoir.

      C’est ainsi que Pierre Pean a construit ses liens avec Bongo. Et aujourd’hui, il denonce Kouchner qui aurait magouille avec Bongo. A votre avis, qui balance qui ?

      Meme chose sur les methodes de Stephen Smith.

      Quand on est recu en ami par Bongo, on est au coeur du pouvoir. Quand la cellule Afrique de l’Elysee vous donne acces a ses documents, meme chose.

      Quand a Kouchner, pembre du gouvernement, de Sarkozy... Il faut aussi voir que Sarkozy, avec sa 2Rupture » a la noix ne s’est pas fait que des copains et qu’il a voulu surtout recuperer a son profit exclusif les liens juteux avec Bongo, Bollore et tout le reste de la Francafrique. Tout en basculant vers un certain atlantisme qui lui fait rechercher des liens de meilleure qualite avec les amis des US en Afrique (dont Kagame). Certains n’apprecient pas.

      Ce qu’essayent de faire ici les revisionistes, c’est d’enfermer les gens qui critiques le role de la France au Rwanda dans l’equation suivante :

      chercher la verite sur la France au Rwanda = etre pro-tutsi = pro-Kagame = Pro-USA = AntiFrance

      Plein de monde en France tombe dans l’une ou l’autre des variantes de cette equation : le Monde Diplo, obsede par les Etats-Unis, passe son temps focalise sur l’amerique latine et refuse de parler de la Francafrique (qui est en fait notre amerique latine a nous !).

      Mois, je rangerai finalement plutot la France et les USA dans le meme sac : celui de l’entente occidentale contre les nations pauvres du tiers monde et la poursuite d’une forme de colonisation avec l’aide de « gouverneurs » collabos tels que Bongo, Sassou, Deby, mais auss peut etre kagame, pour qui je n’ai absolument aucune sympathie. Le cas du Congo Kinshasa est criant avec le pillage des ressources naturelles autant par les allies des USA que par ceux de la France. Resultat : la guerre la plus meurtriere de ces 20 dernieres annees que toutes les nations occidentales se sont empresser de ne surtout pas gener... pour mieux vider le sous sol congolais.

      En attendant, les peuples crevent !

      • toots
        toots répond à Azza
        void
        • Posté à 13h32 le 16/02/2009
        • Internaute 15123
          void

        Merci, c’est exactement le problème.

        Le nationalisme est une plaie, la lecture partisane une autre.

        Ce livre, M. Péan, M. Kouchner, ne sont que les représentants d’un gueguerre de succession pour savoir à qui profitera la magouille de la Françafrique.

        Cela me fait aussi penser à tous ces humanistes du 17ème au 19ème siècle, pret à défendre bec et ongle les belles causes nationales et d’un silence coupable sur la traite des nègres et l’esclavage.

        Quand sait que cela touche les plus grand, comme Voltaire (directement intéressé par la traite triangulaire) ou Victor Hugo ([1]), on se dit que le conflit d’interet et l’humanisme relatif est un fléau que l’on retrouve irrémédiablement...

        [1] : Lien’esclavage.pdf

      • Matthieu33
        Matthieu33 répond à Azza
        • Posté à 18h13 le 16/02/2009
        • Internaute 12460

        Merci pour cette intervention. J’avais vu ce reportage sur Bernard Kouchner et le Rwanda, intéressant, montrant combien le génocide l’a marqué :

        Lienenvoyé par Lien

         
        • unouveaucompte
          • Posté à 19h29 le 16/02/2009
          • Internaute 39715

          merci - vraiment intéressant !

          il dit à demi-mot qu’il s’est baisé par mitterand - il est touché mais ne fait rien comme clinton...

          6min16 -
          l’épisode de communication « oui je rejoue » « le trotski de l’humanitaire »
          11min11 -
          le peuple juif

          il met tout en scène même ce debriefing.... hallucinant !

          comment être lucide après vu autant de massacres : une école où les élèves s’entretuent, etc...

        1 autres commentaires
  • Jibus
    Jibus
    citoyen du vaste monde
    • Posté à 00h17 le 16/02/2009
    • Internaute 34102
      citoyen du vaste monde

    Hé La Rue ! Il y a une paire de semaine, votre sujet « Désintox » avec le le CFJ à propos du 9/11 était limite, voire convenu.
    Aujourd’hui, vous nous sortez un article à charge sur Péan, dans lequel il est compliqué de saisir le fond de ce qui vous motive.
    Dommage....

    • C_P
      C_P répond à Jibus
      • Posté à 00h32 le 16/02/2009
      • Internaute 39065

      Pas compliqué, le cosmopolitisme néolibéral, of course sous tutelle américaine, est in-tou-cha-ble ! C’est comme ça ! Dans le même genre, chez Schneidermann si vous dîtes « Lévy », au lieu de Bernard (So-called) Henri Lévy, c’est que vous êtes antisémite ! C’est comme ça aussi... Pôôôvre France...

      • Azza
        Azza répond à C_P
        Ingénieur en informatique (...)
        • Posté à 11h56 le 16/02/2009
        • Internaute 25467
          Ingénieur en informatique (...)

        Illustration presque caricaturale de ce que j’ai ecris dans mon post ci-dessus (11h35) !

        Non, c’est pas vraiment les neoliberaux qui contituent le gros de ceux qui critiquent la France au Rwanda. Par exemple, l’association Survie est membre fondatrice d’ATTAC et de la plate forme contre les paradis Fiscaux. Comme l’association Biens Publics a l’Echelle Mondiale issue, puis reintegree dans survie.

        Quand a BH Levy, quand on sait qu’il a herite sa fortune d’un business sur le bois Africain (vous savez, la foret qu’on rase, mais dont on ne parle jamais, celle du Cameroun et du Congo, eclipsee par l’Amazonie saccagee par les complices des mechants USA), on comprend une fois encore que la Francafrique nourrit tout le monde, et que Kouchner, Levy ou Pean, c’est toujours des potes a Bongo, comme Bollore ou Sarkozy ! Qu’ils se fassent une gueguerre pour savoir qui aurait la caresse du parrain de la Francafrique, c’est vraiment pas une surprise.

    • Agnès Lenoire
      Agnès Lenoire répond à Jibus
      Enseignante blogueuse
      • Posté à 07h38 le 16/02/2009
      • Expert 59943
        Enseignante blogueuse

      Ce n’est pas un article totalement « à charge » me semble-t-il. On y découvre les ambiguités du personnage. S’il n’en sort pas comme un saint, il n’est pourtant pas diabolisé. Finalement il ressemble un peu à ... BK. Amitiés, Agnès

      http : / : doutagogo.com

       

  • Vuedechezmoi
    Vuedechezmoi
    utopiste
    • Posté à 00h23 le 16/02/2009
    • Internaute 63037
      utopiste

    Ouai... curieux ce papier que rue89 fait sur P.Péan ( ?)... non pas que le bonhomme ne soit pas intéressant à « décrypter », mais on peut s’interroger sur l’utilité réelle de ce papier ( ! ?). Un auteur, enquêteur de surcroit ,ne peut en aucun cas être neutre, et ses analyses auront forcément la coloration de son orientation politique. C’est exactement comme si nous analysions les personnalités de Zineb et Servenay ! Et l’on se poserait alors la question du pourquoi ces deux journalistes font une mini enquête sur Péan et l’on trouverait de la même manière des arrières pensées complexes. Par contre, que Péan ait analysé le cas « Kouchner » était souverain ! Et même si son analyse est mâtinée de ses sensibilités personnelles, il était temps que l’on désacralise Kouchner. Cessons de nous extasier sur les mecs qui font de l’humanitaire un moyen de promotion personnel. Ceci n’empêche pas cela et c’est toute la différence entre celles et ceux qui font de l’humanitaire dans l’anonymat le plus complet et qui font un vrai boulot de terrain et ceux qui savent surtout repérer où se trouve la caméra ! Kouchner est un profil très similaire à Sarko et il était pratiquement inévitable que le 1er ne réjoigne pas le 2sd. Tous deux aiment la gloire, le pognon, le pouvoir, l’influence et les médias. Tous deux sont envahis par leur égo et se rêvent en américain. Il est plus utile pour la France que Péan nous éclaire sur le vrai Kouchner que de nous expliquer la complexité particulière et contradictoire de Péan. Au moins, on saisit mieux la politique... très complexe ( ?) de notre actuel gouvernement dont M. K fait partie très voyante !

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Vuedechezmoi
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 01h33 le 16/02/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Nous ne disons pas le contraire. Nous l’avons d’ailleurs Lien. Mais pourquoi cela serait-il antinomique avec le fait d’enquêter par ailleurs sur Péan, étant donné la polémique que suscite actuellement l’enquêteur-écrivain ? Y a-t-il des questions que nous n’aurions pas le droit de poser ?

      • TARPON
        TARPON répond à Arnaud Aubron
        • Posté à 02h03 le 16/02/2009
        • Internaute 27263

        Enqueter sur Pean presente t’il un interet ,la polemique etant sur Kouchner,non sur Pean qui ne fait que devoiler au grand public une compilation qu’aucun journaliste n’ignorait. ? j’ai plutot l’impression que Pean est salué par ses ex pairs ,ne vous a t’il pas d’ailleurs fourni pretexte d’articles sur Kouchner dont la matiere connue ne vous manquait pas.S’il n’y avait pas Pean,y aurait il encore des journalistes ?
        Plus concretement,vous lancer à l’assaut de la forteresse Kouchner n’est guere possible pour la presse aujour’hui tant elle est affaiblie aux yeux de l’opinion tandis que Pean a aujourd’hui aux yeux du lecteur cette « image » de nettoyeur comme on l’a vu avec Le Monde qui n’en finit plus de mourir.

         
        • toots
          toots répond à TARPON
          void
          • Posté à 11h16 le 16/02/2009
          • Internaute 15123
            void

          Mais, cher Monsieur, le monde n’est pas soit tout noir soit tout rose.

          Parce que M. Péan s’est attaqué à m. K., il devrait être intouchable ?

          Au contraire, en particulier en Françafrique, il se peux très bien qu’il ne s’agissent que d’une lutte d’influence entre deux groupes cherchant à faire l’un comme l’autre la même chose : prendre possession de l’influence Française et de ses interets en Françafrique.

          Je refuse d’être pris en otage par la dénonciation de l’un ou de l’autre et je remercie chaleurement Rue89 d’avoir fait ce papier.

          • Azza
            Azza répond à toots
            Ingénieur en informatique (...)
            • Posté à 11h58 le 16/02/2009
            • Internaute 25467
              Ingénieur en informatique (...)

            Voir mon post plus haut : levy, Kouchner, Bollore, Pean, c’est toujours des gens lies aux interets de Bongo ou Biya. Comme Rougier, Delmas, ou Pineault.

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