Enquete 15/02/2009 à 23h01

Pierre Péan, un enquêteur au service du pouvoir ?


Auteur de best-sellers et réputé pour la qualité de ses investigations, il a glissé de la critique des puissants à leur défense virulente.


Livres de Pierre Péan (DR)


Pierre Péan sur le plateau d’Arrêt sur images

Pour mieux se cacher, il vit dans la lumière. Pierre Péan, né le 5 mars 1938 dans la Sarthe, est d’une famille de « gens de peu », de « gueux » dont il s’est extirpé. De ses origines, il retient les embardées passionnées de son père, coiffeur à Sablé-sur-Sarthe, contre l’injustice et les légendes familiales de sa mère, dont les ancêtres étaient chouans.

Fasciné par le secret, Péan est un homme aux engagements contradictoires : de gauche et nationaliste, fasciné par les chouans et franc-maçons, contre le Gabon mais pour Bongo, contre Kagamé mais pour Foccart, pour de Gaulle et pour Mitterrand... Contre Kouchner et la gauche caviar.

Pour le décrypter, nous avons appliqué sa méthode d’enquête : sources ouvertes, documents écrits, plus un entretien aux forceps. Car « l’écrivain-enquêteur », comme il s’intitule, laisse dans chaque ouvrage des indices sur son destin. Tel le petit poucet, il répand ses « empreintes de pensée » pour assurer sa postérité.

L’Afrique, les troupes coloniales et une méthode : l’enquête au long cours

A 25 ans, il part pour l’Afrique, grâce à un « ami », Joël le Theule, le futur parrain politique de François Fillon. Lui aussi est originaire de la Sarthe, lui aussi d’origine modeste et lui aussi doué d’un goût prononcé pour la manoeuvre politique. Le Theule l’envoie dans les troupes de marine... L’épisode est raconté dans « L’Homme de l’ombre », un essai biographique sur Jacques Foccart paru en 1990.

En 1963-64, Pierre Péan fait son service militaire comme 2e classe au 6e RIAOM, cantonné à Bouar en Centrafrique. Il est aux premières loges de deux coups d’Etat. En août 1963, celui contre Fulbert Youlou, l’abbé-président du Congo Brazaville, qui porte des soutanes Dior. Puis en février 1964, à Libreville, Gabon.

Les mutins de l’armée cherchent à renverser le Président Léon M’ba pour imposer son principal opposant. Jeunes officiers, formés à Saint-Cyr, les Gabonais se retranchent au camp Lalala. L’affaire finit dans un bain de sang (un officier et quinze soldats tués) à cause de l’intervention des parachutistes et d’une équipe du Sdece (les services secrets français, l’ancêtre de la DGSE) sous la houlette de Jacques Foccart.

Ces deux épisodes -qui légitiment la doctrine d’intervention de la Ve République et vont légaliser cette relation sur la base des accords secrets d’intervention- marquent les premiers engagements de Péan. Un journalisme de combat :

« Un pays entrant dans la catégorie foccartienne ’à protéger’ cesse d’être -ou n’a aucune chance de devenir- une démocratie, puisque cette classification conduit à y interdire de facto, toute opposition, donc toute chance d’évolution... »

A partir de 1974, sans jamais cesser de piger pour la presse parisienne (L’Express, Le Monde, Le Canard enchaîné), Péan tire à boulets rouges sur le pétrole (« L’Argent noir », « Les Avions renifleurs » d’Elf), le Gabon (« Affaires africaines »), la nucléarisation d’Israël et de l’Irak (« Les Deux bombes »)... Sa méthode ? Sources ouvertes, documents écrits et une plume trempée dans la morale, comme il nous l’a expliqué lors d’une longue conversation téléphonique :

« Je me méfie des témoignages. Le plus important, c’est de me faire ma vérité sur des trucs écrits. Je veux raconter ce qui généralement n’est pas raconté. Le truc du décalage, entre ce que je crois être proche de la réalité et ce qu’on nous impose comme vision de la réalité. »

Autant de livres qui lèvent le voile sur la coulisse d’une époque portée à cultiver les secrets de l’arrière-cour africaine.

Mitterrand, l’histoire et le pouvoir : la virage des années 90

Un virage s’amorce à la fin des années 80. Sur le Rwanda, déjà, mais surtout autour de l’univers trouble des services secrets. Très proche des hommes de la cellule de l’Elysée (en particulier de l’ex-commissaire de la DST, Pierre-Yves Gilleron), il fait la rencontre de François Mitterrand, qui a adoré sa bio de Foccart.

Alerté de projets d’enquête sur son passé, François Mitterrand lui confie les clefs de sa « Jeunesse française » (un best-seller à 200 000 exemplaires). Au moment même où l’Elysée gère la crise rwandaise. Son « ami » Bruno Delaye, chef de la cellule africaine, lui fait même une étrange proposition au cours d’un déjeuner :

« En juillet ou septembre 1994, il me propose d’avoir tous les papiers à disposition pour faire une analyse de la situation. Il me dit : ’Qu’est-ce qu’on a pu faire pour mériter de telles attaques ? ’ Il m’a alors proposé de m’enfermer dans une pièce avec tous les papiers sur le Rwanda.

Je serais fouillé à l’entrée et à la sortie, avec interdiction de sortir le moindre document, mais totale liberté pour travailler dessus. Comme j’étais dans ’Une Jeunesse française’, je ne l’ai pas fait. Je le regrette. »

Est-ce par « fidélité » -terme qu’il revendique- envers François Mitterrand qu’il prendra la défense de sa politique africaine dix ans plus tard ? En tout cas, Péan enchaîne alors les enquêtes à succès : sur TF1, Jean Moulin, Le Monde... A chaque fois, en bon faiseur de scoops (il n’a plus de carte de presse depuis 1987), il exhume un détail troublant, une pratique limite, des amitiés coupables. Reprises assurées.

De plus en plus, son ton est résolument pamphlétaire et ses infos de moins en moins gênantes pour les vrais pouvoirs. Pas toujours neuves. Il assume :

« Je suis de cette génération où l’on comprend la raison d’Etat. Je ne suis pas ’plénélien’, la livraison des secrets d’Etat ne fait pas partie de mon champ. Les faux secrets, les alibis de secret, oui. Mais rien qui n’entre dans le registre des articles 70 et suivants du code pénal [qui concernent l’espionnage et l’intelligence avec l’ennemi, ndlr]. Je suis pour le contre-pouvoir tant qu’il ne devient pas un pouvoir de manipulation. »

Passé l’an 2000, l’ex-journaliste ne ressemble plus au jeune homme qu’il a été. Dans « Noires fureurs, Blancs menteurs » (son livre sur le Rwanda), il avoue même ses liens amicaux avec Omar Bongo, symbole de la Françafrique la plus détestable :

« Aujourd’hui, je n’ai pas honte et j’ai même plaisir à rencontrer le président du Gabon et à discuter avec lui de l’évolution de l’Afrique et de la politique française, dont il est fin connaisseur. »

A la veille de l’élection de Nicolas Sarkozy, il publie un livre d’entretien assez complaisant pour Jacques Chirac (« L’Inconnu de l’Elysée »). En fait d’inconnu, Pierre Péan ressasse en 491 pages la trajectoire archiconnue d’un bonhomme sympathique et pas bling bling. C’est un bide.

2005 : la rupture du Rwanda

Deux ans après une série de publications sérieuses qui mettent en cause le rôle joué par une partie de l’appareil d’Etat français au Rwanda, Pierre Péan prête sa plume aux thuriféraires de Mitterrand l’africain : d’Hubert Védrine à Edouard Balladur, en passant par une fraction dure des anciens militaires français ayant servi sur place.

Son propos : dévoiler la face cachée de la « propagande » tutsi, version mensongère de l’histoire, pour mieux défendre la thèse du double génocide. Celui commis contre les Tutsis et les Hutus modérés et celui prétendument commis par le FPR.

Le double génocide... exactement le terme employé dès novembre 1994 au sommet franco-africain de Biarritz par François Mitterrand. Péan bascule :

« Je déteste ce concept de la Françafrique, c’est marginal, ce n’est plus d’actualité. Les attaques moralistes sur les chefs d’Etat africains... Je préfère de loin Bongo à Kagame. La seule chose que je reconnais, c’est qu’il y a quatre à cinq pages qui sont éditorialisées de façon forte et 540 pages d’enquête.

J’en ai parlé avec François Mitterrand : ma conviction est ancrée que la France n’a pas à rougir de son action. Le fait que Kouchner abandonne tous ceux qui ont fait ça me scandalise. »

Péan bascule parce que la lecture qu’il donne des archives de l’Elysée est partielle, voire carrément truquée. Parce qu’il tombe dans les pires insinuations sur la « culture du mensonge » des Tutsis, le rôle des femmes forcément espionnes dans les « lits appropriés » (ce qui lui vaudra des poursuites judicaires et une relaxe en première instance). Et qu’il multiplie les erreurs et omissions historiques.

Sans oublier les références : de Bernard Lugan (historien défendant les thèses racialistes) à Charles Onana, il s’appuie sur une batterie de livres plus révisionnistes les uns que les autres. A-t-il alors bradé son légendaire flair d’enquêteur ? Ou oeuvré à sa propre postérité ?

« Hum, hum... [long silence, ndlr]. Vous touchez là le rapport à la mort, c’est sûr que je suis à un âge où je pense à ça. Il ne m’a pas échappé que les livres restent. C’est un questionnement intéressant. »

Un an après la publication de cet ouvrage, il fait une crise cardiaque.

L’ultime charge commandée, pour protéger une enquête judiciaire

Charge violente contre le ministre des Affaires étrangères, « Le Monde selon K. » n’éreinte pas tant les affaires africaines de Bernard Kouchner que sa vision du génocide rwandais et de l’humanitaire. Brûlot aux propos jamais tempérés, l’ouvrage aurait pu s’intituler « Le Monde selon P. » tant les interventions de « l’enquêteur » se font intempestives.

Péan dénonce le découpage simpliste et « américanolâtre » du monde par Bernard Kouchner pour mieux développer le sien, l’exact contraire de celui du chef de la diplomatie française. De longues digressions, extrêmement virulentes, assimilent sa cible à une anti-France fantasmée et rendent encore plus fragiles ses accusations.

Sur le fond, rien de neuf. Sur la forme, il parvient à écorner l’image de l’un des hommes politiques le plus sympathique aux yeux des Français.

« Pourquoi Kouchner ? C’est le Rwanda... Les trucs pour faire exploser le dossier Bruguière [l’enquête judiciaire qui vise à impliquer le régime Kagame comme commanditaire de l’attentat contre le Falcon du président Habyarimana, événement déclencheur du génocide, ndlr] me scandalise.

Ce sont des méthodes de république bananière. Ce qui me pose problème, c’est quand un ministre militant induit une rupture dans la continuité de l’Etat. »

Péan, défenseur de la « continuité de l’Etat », troque à nouveau l’habit de l’enquêteur pour celui du moraliste.

Franc-maçon dans l’âme, mais pas pour les « affaires »

Quelle est aujourd’hui sa motivation profonde ? Est-ce ce nationalisme de gauche qui l’habite, comme son « ami » Jean-Pierre Chevènement ? Son « amour de la France » et du « drapeau tricolore » ? Ou bien est-il antisémite comme le clame Bernard Kouchner ?

Cette dernière accusation semble extravagante aux yeux de tout ceux connaissant bien Pierre Péan. Claude Durand, son éditeur (Fayard) ainsi que les membres de la loge maçonnique où il se rend irrégulièrement.

Car Pierre Péan est « un fils de la lumière », depuis longtemps. Initié dans une « loge de campagne », au nord de Paris, pas très loin de sa maison de Bouffémont (Oise) où il écrit dans une cabane au fond du jardin. Un engagement personnel au sein d’une obédience, le Droit humain, où les frères ne sont pas là pour les affaires conclues lors des agapes. Sa loge est mixte. Il n’a pas le droit d’y ouvrir la bouche, puisqu’il est toujours apprenti.

Chagriné que l’on décide de le « dévoiler », il refuse de commenter cette facette de sa personnalité :

« Je veux bien croire que ça complexifie un peu plus... Je suis complexe, même pour moi-même. »

Une fois de plus, en publiant un pamphlet suffisamment virulent pour être commenté à l’Assemblée nationale, Pierre Péan est passé du « statut de regardant à celui de regardé ». Il dit détester.

Zineb Dryef et David Servenay

A lire aussi sur Rue89
Le Monde selon K, docteur Kouchner et Mister Bernard
Les articles sur Pierre Péan
Les articles sur Bernard Kouchner

Ailleurs sur le Web
Collectif les mots sont importants, réfutation de ses thèses sur le Rwanda
« J’ai un petit problème avec le pouvoir », entretien avec Télérama, très instructif.
Un autre entretien de Pierre Péan dans VSD, lui aussi très instructif.
La liste de ses principaux livres, dressée par L’Express.
Pierre Péan sur les Chouans à Nantes, sur Dailymotion.

Rectifié le 16/2 à 1h21. Passage sur les poursuites judiciaires (cf. commentaires).

Photo : Pierre Péan sur le plateau d’Arrêt sur images

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  • unouveaucompte
    unouveaucompte répond à Azza
    • Posté à 19h33 le 16/02/2009
    • Internaute 39715

    raymond barre nommait celà : un microcosme.. après on peut le qualifier

    microsme économique, microscosme culturel, .. du bling-blling en petit comité

  • TARPON
    TARPON répond à toots
    • Posté à 13h26 le 16/02/2009
    • Internaute 27263

    intouchable ? c’est vous qui le dites.

  • Azza
    Azza répond à TARPON
    Ingénieur en informatique (...)
    • Posté à 11h52 le 16/02/2009
    • Internaute 25467
      Ingénieur en informatique (...)

    Encore une fois, quand quelqu’un montre la lune, on oublie de regarder le doigt....

    Comme le propos de Pean est bien emballe dans une denonciation totalement utile de l’imposteur Kouchner, il peut tranquillement distiller ses theses sur le Rwanda !

    Encore une fois, la vie de 800000 africains passe apres le tres mediatique destin de M. Kouchner.

    C’est ca le talent de cette manip.

    C’est ce qui rend le truc encore plus odieux.

    Tappez su Kouchner si vous voulez, mais par pitie, ne vous laissez pas avoir sur le Rwanda. c’est trop grave.

  • Cratère
    Cratère répond à Arnaud Aubron
    • Posté à 13h10 le 16/02/2009
    • Internaute 19638

    Rien a reprocher a votre travail en soi, j’y apprend beaucoup et j’apprécie, merci.
    Maintenant, difficile d’ignorer que cet article se place dans le prolongement d’une couverture médiatique de l’affaire « Monsieur K » assez hallucinante...
    Le fait d’avoir laissé, dans un premier temps, se propager les accusations douteuses de Kouchner concernant un Péan motivé par son antisémitisme (merci à l’article de Pierre Haski remettant, un peu, les têtes en place), et maintenant faire une enquête-d-investigation sur un collègue journaliste ayant fait une enquête-d-investigation sur les pratiques douteuses d’un politicien ! Incroyable.

    Il n’y a rien de nouveau ici, les plus assidus étaient déjà au courant ne serait ce que des petits arrangements des Kouchner avec Total en « Birmanie » depuis un bon moment... La chose s’est imprimé dans les esprits et avec le temps comme une chose normal. Je suis aujourd’hui assez surpris de voir les journalistes pris au dépourvu par cette enquête. Comment ne pouvaient ils pas être au courant ? S’informer c’est... disons leur travail non ?
    Du moins dans mon idéal du journalisme politique, les hommes de métier enquêtent, cherchent, s’interrogent sur les pratiques des dirigeants... Ils ne reformulent pas des dépêches AFP, ils ne recopient pas les informations des voisins et ne servent pas la soupe aux politiciens...

    Qui peut avoir des doutes sur le parti pris d’un livre ? Je ne suis pas vraiment sur la même longueur d’onde que Péan concernant le Rwanda, loin de là, mais il a le mérite de faire un travail d’enquête dans ses livres, ce qui change.

    Faut-il vraiment sauver le soldat Kouchner ? Je pense malgré tout que oui.
    Sans être naïf sur les opportunités qui s’offrent à un homme politique et auxquelles il ne peut que céder, il faut s’intéresser au problème de fond même : Les nouvelles formes de corruption dans les « grandes démocraties ». Les postes de « consultant » offerts en sortie de charge ou encore les emplois octroyés aux proches, le tout très grassement rémunéré... « A l’américaine ».
    Serge Halimi l’avait mieux que personne exposé dans le Monde Diplomatique de Janvier 2009, quelques temps avant l’affaire « Monsieur K ». Voilà le genre de chose qu’il serait bon de trouver plus souvent dans les colonnes.

  • Agnès Lenoire
    Agnès Lenoire répond à Vuedechezmoi
    Enseignante blogueuse
    • Posté à 07h33 le 16/02/2009
    • Expert 59943
      Enseignante blogueuse

    Pas si curieux. Connaître une personne qui en décrypte une autre est indispensable pour mieux cerner ses intentions, ses motivations, voire ses obsessions.

    Amitiés

    agnès

    Lien

  • Lechat
    Lechat répond à Vuedechezmoi
    esprit critique
    • Posté à 14h18 le 16/02/2009
    • Internaute 23925
      esprit critique

    il était temps que l’on désacralise Kouchner.............

    Effectivement il était temps donc MERCI PEAN

    Intéressant

    (Affaire Kouchner) L’accusation d’antisémitisme comme arme de terrorisme intellectuel : le coup de colère de Philippe Cohen

    Lien

    « Et maintenant Bernard Kouchner. Honte à lui de s’être servi de la communauté juive comme d’un bouclier humain, au lieu de s’expliquer pour de bon sur son affairisme évident ! », s’écrie Philippe Cohen ...................................

    Antissémitisme c’est un peu facile comme argumentation

    Kouchner pense porter plainte contre Péan
    Ce n’est toujours pas fait ! ! ! ! ! ! ! !

    Vidéo

    Kouchner : Péan parle, et quitte le plateau d’@si

    Il a eu raison

    Lien

    KOUCHNER Petits arrangements au Kurdistan

    Lien

    Après le Gabon et le Congo, le Kurdistan irakien. En juin dernier, le ministre a refourgué aux autorités de ce petit pays un vague contrat d’expertise médical. Avec 275466 euros à la clé et ses copains humanitaires à la caisse

    Je m’nterroge sur les raisons de RUE89 d’écrire un article sur Péan en ce moment ............

    • Lechat
      Lechat répond à Lechat
      esprit critique
      • Posté à 14h26 le 16/02/2009
      • Internaute 23925
        esprit critique

      PS
      RUE89 Péan n’est pas irréprochable et alors ! ! ! ! ! ! ! il n’est pas membre du gouvernement contrairement à KOUCHNER
      C’est une énorme différence
      Kouchner n’a toujours pas porté plainte Péan a donc raison

  • Hulk -bloqué-
    Hulk -bloqué-
    Gros con de droite
    • Posté à 00h31 le 16/02/2009
    • Internaute 65737
      Gros con de droite

    C’est curieux, cet article me rend Péan plutôt plus sympatique. J’ai presque envie de lire son bouquin sur Kouchner.

    Je ne suis pas certain que c’était l’objectif de l’auteur cependant...

  • toots
    toots
    void
    • Posté à 00h45 le 16/02/2009
    • Internaute 15123
      void

    Moi j’ai beaucoup aimé le papier. Il donne des infos qui, contrairement au dossier sur le 11 septembre, semblent bien aller plus loin que ce que rebachent les médias et nous aide à nous faire notre propre point de vue.

    La déferlante de messages agressifs semble aussi montrer que le papier a dérangé. Tant mieux.

    Je trouve très choquant de défendre la thèse du double génocide. Les auteurs ont très bien fait de rapeller clairement que c’est faux.

    Et de ce point de vue, l’article permet de donner un autre regard sur M. Péan.

    • Hulk -bloqué-
      Hulk -bloqué- répond à toots
      Gros con de droite
      • Posté à 01h05 le 16/02/2009
      • Internaute 65737
        Gros con de droite

      Pourquoi est-ce choquant de défendre la thèse du double génocide ?

      Défendre cette thèse, ce n’est pas forcément renvoyer les deux camps dos à dos.

      Ca consiste plutôt à dire que le FPR a exercé des représailles directes (massacres) et indirectes (non assistance aux réfugiés, épidémies...).

      J’ai très franchement du mal à considérer que ces représailles sur le vif soient aussi moralement condamnables que le génocide qui avait précédé.

      Dans l’absolu, c’est pareil. Mais en l’espèce, c’est un peu comme si les survivants du génocide des années 40 en Europe s’étaient livrés en 45 à des représailles massives contre les nazis et leurs affidés, les massacrant par dizaines ou centaines de milliers.
      On n’aurait pas pleuré pour ces victimes, même si on se serait dit qu’en usant des moyens de son bourreau, la victime ne se grandit pas et même déchoit.

      Il y a eu un double génocide au Rwanda : vrai.

      Le second est de moindre ampleur que le premier : vrai.

      Le premier est indicible et ne peut avoir aucune espèce de justification : vrai.

      Le second est, d’une certaine manière, compréhensible : vrai.

      On ne versera pas une larme sur les victimes du second : vrai pour ma part.

      On aurait préféré que le second n’ait pas lieu : vrai ; mais c’est facile à dire depuis une capitale occidentale...

      • Hulk -bloqué-
        Hulk -bloqué- répond à Hulk -bloqué-
        Gros con de droite
        • Posté à 01h08 le 16/02/2009
        • Internaute 65737
          Gros con de droite

        J’ajoute que l’épuration en France en 44, et ses plus de 10 000 morts, est de même nature que ce « second génocide » au Rwanda.

        Que je sache, il n’y a pas grand monde qui condamne moralement l’épuration comme ayant été un crime contre l’humanité. Pourtant, il s’est agit de massacres à grande échelle de français hors de toute considération d’Etat de Droit...

         
        • toots
          toots répond à Hulk -bloqué-
          void
          • Posté à 01h29 le 16/02/2009
          • Internaute 15123
            void

          Vous mélangez tout. Commencez par définir la notion de génocide, c’est à dire volontée organisée d’extermination systématique de tout un groupe de population. Ensuite consultez les documents et reportages disponibles, par exemple les émissions de la radio mille colline avant et pendant les massacres.

          Ces faits sont précis et entrent dans un cadre précis dans lequel la thèse du prétendu double génocide ne rentre pas. La Shoah ce n’est pas l’épuration de la libération.

          Par contre, le role de la France, en particulier l’instruction des officiers Rwandais, puis l’organisation de la fuite du gouvernement en place sous le couvert d’une prétendue mission humanitaire, puis la désinformation organisée, allant jusqu’à faire écrire dans le monde des agents français, ça oui on n’en parle pas assez.

          • Hulk -bloqué-
            Hulk -bloqué- répond à toots
            Gros con de droite
            • Posté à 01h43 le 16/02/2009
            • Internaute 65737
              Gros con de droite

            Je crois que vous mélangez tout, en effet.

            Je ne crois pas avoir nié ou minimisé le génocide initial commis par les hutus, je ne comprends même pas votre réponse sur ce point.

            Ensuite, les représailles sur le vif du FPR forment le second génocide.

            Je ne vois rien dans votre réponse sur ces points. Je n’ai parlé de rien d’autre dans mes messages précédents. J’en conclus donc que votre réponse est hors sujet, ou s’adresse à quelqu’un d’autre.

            • toots
              toots répond à Hulk -bloqué-
              void
              • Posté à 10h58 le 16/02/2009
              • Internaute 15123
                void

              « sur le vif » est exactement la raison pour laquelle ce n’est pas comparable. Un génocide est une volontée organisée à l’avance et assumée, et cela fait une différence sensible.

            • Azza
              Azza répond à Hulk -bloqué-
              Ingénieur en informatique (...)
              • Posté à 12h04 le 16/02/2009
              • Internaute 25467
                Ingénieur en informatique (...)

              Si, je comprends la reaction de Toots. Vous semblez d’accord sur le fond, mais Toots veut (comme moi), que l’on fasse attention avec l’utilisation du mot genocide. Ca fait un peu Schtroumpf a lunettes, mais compte tenu du sujet, on ne peut pas accepter un glissement du sens du mot genocide, meme si le fond de votre post semble plutot aller dans la meme direction que ce que dit Toots.

              Par ailleurs, si je recuse la these du double genocide, je pense par contre que les represailles qui ont suivit meritent jugement et sanction. Votre expression « pas une larme sur le second » me navre. Tout le monde a droit a la justice. Meme les tondues de la liberation, meme les allemandes violees par les trouves US.

              Seulement, ce n’est pas du meme ordre qu’un genocide.

              Le Rwanda n’a pas ete « un combat de negres dans un tunnel » dans laquel la France n’aurait rien a voir, et c’est finalement l’idee portee par la these du double genocide : 1 partout, la balle au centre !

          • Au sud de nul part-
            Au sud de nul part- répond à toots
            Situation
            • Posté à 07h33 le 16/02/2009
            • Internaute 57434
              Situation

            Bonsoir. Certes votre définition est formellement juste. Mais elle oublie juste la catégorie du nombre, et, celle, plus importante, voire essentielle, de finalité. Si vous souhaitez discuter à partir de la shoah, je pense que certaines précautions s’imposent.

            A.S.D.N.P

            • toots
              toots répond à Au sud de nul part-
              void
              • Posté à 11h01 le 16/02/2009
              • Internaute 15123
                void

              Au contraire, je discutte bien la finalité.

              Il a été prouvé, documents à l’appui, qu’un génocide avait bien été préparé au Rwanda, en particulier par la préparation de milice, ainsi que la fourniture massive de machettes, tandis que la radio diffusait des appels au massacres.

              Or, de l’autre coté, il y a effectivement eu des massacres et bavures, mais jusqu’à présent il me semble que les tenants de la « thèse » du double génocide ont été bien incapable de fournir la moindre preuve de volontée idéologique d’un massacre systématique. La finalité, comme vous dites.

              Et, bizaremment, pendant ce temps là on ne parle pas du rôle de la France, de sa complicité lors de l’organisation du génocide.

              • Hulk -bloqué-
                Hulk -bloqué- répond à toots
                Gros con de droite
                • Posté à 15h42 le 16/02/2009
                • Internaute 65737
                  Gros con de droite

                C’est comme vous dites une question de définition.

                Les représailles systématiques assorties de massacres, qui ont eu lieu après 1994 à l’encontre de populations hutues réfugiées, ne me semblent vraiment pas très différentes de ce qui s’est passé à Srebrenica à la même époque, et qu’on qualifie de génocide.

                C’est pour cela que je parle de « second génocide », sans toutefois le mettre sur le même plan que celui perpétré contre les Tutsis en 1994.

                • Azza
                  Azza répond à Hulk -bloqué-
                  Ingénieur en informatique (...)
                  • Posté à 16h09 le 16/02/2009
                  • Internaute 25467
                    Ingénieur en informatique (...)

                  Il me semblait que Srebrenica avait pour but de vider de sa population une enclave musulmane dans le cadre d’une politique de purification ethnique, ce qui rejoint la qualification de Genocide.

                  En tout cas, c’est ainsi que ca a ete presente.

                  Je ne crois pas que les massacres de 1994 apres la victoire du FPR aient eu pour finalite la purification ethnique du Rwanda, qui est toujours aujourd’hui un pays a majorite Hutu.

                  • Hulk -bloqué-
                    Hulk -bloqué- répond à Azza
                    Gros con de droite
                    • Posté à 16h13 le 16/02/2009
                    • Internaute 65737
                      Gros con de droite

                    D’autant qu’un bonne partie de ces massacres ont eu lieu en RDC il me semble.

                    La finalité n’était pas la même qu’à Srebrenica, j’en conviens, puisqu’il s’agissait là de représailles. Mais dans les deux cas, il s’agit de massacres prémédités et exécutés à l’encontre de populations civiles au motif de leur appartenance ethnique...

                    • Azza
                      Azza répond à Hulk -bloqué-
                      Ingénieur en informatique (...)
                      • Posté à 17h26 le 16/02/2009
                      • Internaute 25467
                        Ingénieur en informatique (...)

                      Il s’agit de toute evidence de crime contre l’humanite. Maitenant, je ne crois pas a la dimension ethnique : il y a toujours une majorite de Hutus au Rwanda et bien que la vie sous le regime de Kagame ne soit pas rose, les Hutus ne sont pas particulierement maltraites en raison de leur ethnie. Pourquoi le Rwanda irait-il donc jusqu’au Congo pour massacrer des hutus qu’il a sous la main et qui constituent la majorite de sa population ?

                      La raison des massacres en RDC a plus a voir a mon avis avec le fait que cette terreur facilite l’extraction des matieres premieres donc regorge le sous sol congolais.

                      Cessez de voir de l’ethinque partout des qu ; il s’agit d’Afrique SVP.

                      • toots
                        toots répond à Azza
                        void
                        • Posté à 17h57 le 16/02/2009
                        • Internaute 15123
                          void

                        Merci.

                        M. Hulk refuse de reconnaitre une différence entre le massacre comme moyen d’intimidation et le massacre comme moyen d’épuration ethnique.

                        C’est complètement différent, et, en tout cas pour le droit, clairement délimité.

                        Ses paroles sont, d’une certaine façon la conséquence de l’abus du terme « génocide » pour parler de massacres de masse, comme c’est souvent le cas dans les médias.

                        Par contre, sa comparaison d’avec les massacres de la libération montrait clairement le flou complet qu’il tente de poser entre les deux notions. Ces évenements, la Shoah et les représailles de la libération n’ont absolument rien à voir, même si moi aussi je ne cautionne pas du tout les femmes tondues.

                        Pour le reste, je ne me permet pas de juger, la guerre a été un moment difficile pour les français, et de bien tristes choses se sont passées, sur lequelles il serait bien prétentieux de porter un jugement hatif.

                        Un exemple délicat de la différence entre un massacre de masse et un génocide est celui des indiens d’amérique du nord. Ils ont été pour la plupart massacrés, et il y a eu localement une volonté d’inciter à leur destruction, comme en rémunérant les scalps au Mexique par exemple.

                        Cependant, il n’y a pas eu, il me semble, de plan unifié visant à supprimer tous les indiens d’amérique. Je peux cependant me tromper ou ne pas conaitre tous les éléments.

                        Ainsi, en l’absence de volontée organisée de destruction systématique des amérindiens, peux-t-on parler de génocide à propos des actes des colons américains à leur encontre ?

                        Je me garderai bien de répondre blanc ou noir, et je pense que c’est bien délicat dans ce cas précis...

                        D’ailleurs, en revanche, la question peux se poser pour les indiens caraibes. Pour ceux-là, comme en Guadeloupe, la population a été totalement exterminée en l’espace de quelques années et la majorité tués par des colons espagnols...

                        • Hulk -bloqué-
                          Hulk -bloqué- répond à toots
                          Gros con de droite
                          • Posté à 18h23 le 16/02/2009
                          • Internaute 65737
                            Gros con de droite

                          Si vous pouviez éviter de caricaturer mes propos nous pourrions essayer de faire avancer cette discussion. C’est un peu facile, et un peu court de pratiquer ce type d’amalgame...

                          Je parle de massacres de la Libération, vous me parlez de femmes tondues ! Ca n’a rien à voir. Tondre une femme, ce n’est pas un massacre. Tuer sans procès des milliers de gens au motif qu’ils étaient réputés collabos, c’est autre chose vous ne croyez pas ?
                          C’est très similaire aux massacres de hutus commis en représailles par les tusis, au motif que ces hutus étaient présumés avoir pris part au génocide.

                          Sur le reste, voici la définition du génocide donnée par l’ONU :

                          « Dans la présente Convention, le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
                          a) Meurtre de membres du groupe ;
                          b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
                          c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
                          d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
                          e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe. »

                          Avec cette définition, il est clair que ni l’esclavage ni les malheurs des indiens d’Amérique centrale n’ont été des génocides.

                          En revanche, les massacres systématiques de hutus en représailles au génocide qu’ils avaient commis, ou pour tout autre raison, me semblent bien correspondre à la définition de l’ONU. De même que Srebrenica. En revanche, les massacres de la libération ne rentrent pas stricto-sensu dans cette définition, à moins de considérer les collabos comme un groupe national ou ethnique. Mais c’est très similaire malgré tout, il suffirait d’étendre la définition comme suit aux groupes politiques (ce que font certains auteurs plus récents) : un groupe national, ethnique, racial, religieux OU POLITIQUE...

                          Vous noterez que cette définition ne prend pas en compte les raisons pour lesquelles les génocidaires décident de génocider. Que ce soit pour intimider ou pour épurer n’est pas un facteur discriminant.

                          • toots
                            toots répond à Hulk -bloqué-
                            void
                            • Posté à 20h29 le 16/02/2009
                            • Internaute 15123
                              void

                            Moi quand je lis ça : « dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux » j’y vois une mention au contraire très claire de l’intention : « détruire, ou tout ou en partie », c’est à dire épurer.

                            Par contre, de ce point de vue là, détruire en partie semble bien pouvoir s’appliquer aux indiens d’amérique, il me semble.

                            Pour revenir aux massacres de la libération, je pense toujours qu’il faut faire la différence entre des vengeances et actes isolés et une volontée délibérée. Prétendriez-vous que le gouvernement transitoire de la libération a eu la volonté d’exterminer, tout ou partie, des collaborateurs ?

                            Pour ma part, j’avais plutot le souvenir que M. de Gaule et son gouvernement avaient eu bien plus à coeur de tenter d’empecher une guerre civile en imposant des proces rapides (peu etre un peu expéditaires par moment), desquels pas mal de sales types s’en son sorti sans encombre, comme M. Bousquet (de mémoire). Pas vraiment de quoi argumenter d’un génocide ne trouvez-vous pas ?

                            Enfin, pour ce qui est du prétendu deuxième génocide, il faudrait là aussi donner des éléments de discussion. Pour ce qui est du premier, les éléments sont connus et identifiés, comme les appels de la radio mille collines, la préparation des milices interwahamé (orth de mémoire), etc...

                            Avez-vous de telles éléments émanant de la part du gouvernement récent à donner ? En l’absence de tels documents, les massacres, dont je ne conteste pas la réalité, doivent être qualifiés de massacres il me semble.

                            Et avec tout ça on n’a même pas parlé du rôle de la France dans le seul génocide avéré jusqu’à présent.

                            • Hulk -bloqué-
                              Hulk -bloqué- répond à toots
                              Gros con de droite
                              • Posté à 20h41 le 16/02/2009
                              • Internaute 65737
                                Gros con de droite

                              C’est vrai qu’on est à la limite de la définition, comme je l’indiquais.

                              A la libération, le parti communiste au sein des FFI ordonne la liquidation des collabos ; c’est une décision qui émane d’une autorité, bien que ce ne soit pas le gouvernement en tant que tel ; c’est là-dessus qu’il y a matière à discussion. A cela s’ajoutent les règlements de compte et les vengeances locales qui elles ne relèvent évidemment pas du génocide.

                              Pour les indiens d’Amérique, il n’y a pas eu de volonté d’extermination. La plupart sont morts suite au choc microbien, et de nombreux autres sont morts suite aux mauvais traitements, et à de nombreux meurtres. Mais aucune volonté de les exterminer, les espagnols étaient même bien embêtés de les voir tomber comme des mouches, ce qui les a obligés à importer des noirs d’Afrique à grands frais.

                              Quant au rôle supposé de la France dans le génocide rwandais, j’ai bien lu et entendu tout ce qui se dit là-dessus, et qui est lié aux liens qu’entretenait pour des raisons géopolitiques la France avec le régime Hutu avant 1994. Ca ne suffit pas à faire de la France un complice du génocide, et je n’ai rien lu de convainquant d’ailleurs qui supporte cette thèse.

                              • toots
                                toots répond à Hulk -bloqué-
                                void
                                • Posté à 21h45 le 16/02/2009
                                • Internaute 15123
                                  void

                                Je ne savais pas pour le parti communiste qui aurait donné cet ordre au sein des FFI, je vais me documenter.

                                Pour ce qui est des indiens d’amérique, j’ai souvent tendance à croire que la thèse du choc viral est une explication qui a permis d’oublier d’autres causes. Tout d’abord cette explication a un problème : elle devrait être réciproque. Il n’y a en effet pas de raison pour que les européens n’aient pas aussi eu à succomber en masses des maladies américaines. De plus, j’aurai tendance à mettre en doute les rapports, il serait plus facile de parler de mystérieuse épidémie ravageuse que d’une privation de nouriture par exemple.

                                Et, de toute façon, cette explication ne permet pas d’éclipser les massacre de masse commis au cours du XIXème siècle, quand les colons américains ont voulu prendre pleine posséssion du territoire. Voir par exemple cette page :
                                Lien

                                Je pense d’ailleurs qu’en regardant tous ces massacres, on en trouve qui ont bien été intentés comme massacres tout en partie de la population, et édictés par des autorités locales, donc tout à fait comparable à l’appel du PCF qui vous mentionnez.

                                Pour ce qui est du rôle de la France, au contraire, il est averé. Il existe au minimun les éléments suivants :
                                * Organisation de l’évacuation du gouvernement génocidaire sous le couvert de l’opération « humanitaire » TURQUOISE
                                * Formation d’officiers Rwandais par des officiers français, comme ce témoignage rappelé par le reporter du Figaro, Patrick de Saint-Exupéry, qui avait justement été à l’origne de la mission d’enquète.
                                * Propagation de fausses informations, en particulier via des articles de presse du Monde rédigés par un agent des services français en place. Je me souviens en particulier d’un terrible dessin de Plantu à l’époque, qui renversait les rôle faisant dire que les libérateurs étaient en fait les génocidaires.

                                Il en existe encore d’autres mais il me semble que ceux-ci sont déja pas mal non ?

                                • Hulk -bloqué-
                                  Hulk -bloqué- répond à toots
                                  Gros con de droite
                                  • Posté à 22h49 le 16/02/2009
                                  • Internaute 65737
                                    Gros con de droite

                                  Je ne réponds que sur un détail, je n’ai pas trop de temps : il y a bien eu une maladie réciproque : la syphillis a été importée d’Amérique (il existe une controverse à ce sujet, mais des études ADN récentes semblent confirmer ce fait).
                                  La syphillis n’est pas aussi virulente que la variole, ce qui fait que les colons espagnols n’ont pas été décimés aussi vite que les amérindiens l’ont été par la variole...

                      • Hulk -bloqué-
                        Hulk -bloqué- répond à Azza
                        Gros con de droite
                        • Posté à 18h26 le 16/02/2009
                        • Internaute 65737
                          Gros con de droite

                        Les massacres actuels oui, bien sûr.

                        Ceux de 1994-1996, c’est beaucoup plus discutable.

              • Au sud de nul part-
                Au sud de nul part- répond à toots
                Situation
                • Posté à 21h29 le 16/02/2009
                • Internaute 57434
                  Situation

                Bonsoir.

                Autant pour moi. Nous sommes d’accord, je le crois. C’est une méprise de ma part quant à votre premier message. J’évoquais seulement la « shoah » parce que je crois que dès que celle-ci est évoqué pour parler d’un génocide, alors, parfois, la discussion s’embrouille. Voilà. Il n’y a aucun sous-entendu dans mon propos : la shoah demeure la shoah et un génocide n’est pas une guerre. La systématicité, le motif racial, religieux, ou idéologique, et l’usage de tuerie de masse, sont bien des éléments (entre autres) qui qualifient un génocide.
                Pour l’épuration et la shoah, évidemment, les deux « évènements » sont incomparables, je vous l’accorde. Cependant, comment qualifier « l’épuration » - telle qu’elle a été pratiqué en France ?

                A.S.D.N.P

        18 autres commentaires
    • Léofil
      Léofil répond à toots
      • Posté à 01h18 le 16/02/2009
      • Internaute 40587

      Péan est journaliste. Kouchner est ministre de la République. En tant que citoyen appelé à voter, le décryptage de la personnalité de Kouchner m’intéresse beaucoup plus que celui de la personnalité de Péan.
      Surtout quand ledit ministre a pu mélanger un tantinet intérêts privés et publics (et je ne parle même pas de la nomination de sa femme à la tête de l’audiovisuel extérieur...).
      Péan apporte des éléments précis. Alors, ce que j’aurais aimé lire avant tout dans Rue89, c’est une enquête sur ces éléments précis, et – il est permis de rêver – une interview de Kouchner répondant clairement aux éléments précis apportés par Péan...

      • Arnaud Aubron
        Arnaud Aubron répond à Léofil
        Les Inrocks (et ex-Rue89)
        • Posté à 01h38 le 16/02/2009
        • Internaute 77
          Les Inrocks (et ex-Rue89)

        Comme je le rappelais plus haut, nous avons Lien.
        Ce papier étant, je pense que vous nous l’accorderez, sans concessions, je ne vois pas en quoi nous pourrions être accusés de prendre sur Rue89 la défense de qui que ce soit.
        Encore une fois pourquoi écrire sur les turpitudes de l’un devrait nous interdire d’enquêter sur la personnalité de l’autre ?

      • Azza
        Azza répond à Léofil
        Ingénieur en informatique (...)
        • Posté à 12h07 le 16/02/2009
        • Internaute 25467
          Ingénieur en informatique (...)

        Dans notre republique mediatique, les journalistes jouent un role aussi crucial que les politiques. D’ailleurs, Pean ne s’est pas gene pour ecrire sur Le Monde (par ailleurs lui aussi organe de propagande de la these de doubel genocide depuis 1994, voir le bouquin de JP Gouteux « Le Monde, un contre pouvoir », bien avant Pean ! ! !).

    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à toots
      Situation
      • Posté à 07h03 le 16/02/2009
      • Internaute 57434
        Situation

      bonjour. Vous semblez donc très bien connaitre cette « tragédie », si je puis employer ici terme, que je pense pourtant inapproprié. Il est me paraît donc assez curieux que vous ne remarquiez pas quelle est la grossisère stratéguie de rue 89 ici. Je ne veux aucunement vous offenser, mais là, cet article comme bien d’autres sont....comment dire ? Partiaux, arbitraires, orientés, ré-orientés (quand le ,vent souffle..) etc...

      Le jounalisme d’opinion sans l’objectivité, qu’est-ce donc ?
      Sur le net : un pari poliitque sur l’avenir....On recrute, et, en plus, gratis...Le rêve.

      On appelle cela d’un mot en gestion et en journalisme que j« aurai la politessse de ne pas reproduire ici.

      A.S.D.N.P

    • sup. à la demande du riverain 24.09.09
      • Posté à 11h54 le 16/02/2009
      • Internaute 30981

      > Ce qu’il faut se demander c’est pourquoi les journalistes parlent beaucoup plus de Péan que de Kouchner ? !
      On connait déjà la réponse...

  • Karine Lavestal
    Karine Lavestal
    etudiante à aix en provence
    • Posté à 00h49 le 16/02/2009
    • Internaute 30011
      etudiante à aix en provence

    REGLEMENT DE COMPTE
    Cet article donne bien l’impression d’un règlement de compte au moment Kouchner est mis en cause.
    Le livre de péan sur K. est pourtant clair : il vise essentiellement une politique systématiquement alignée sur les USA et Israël, reniant de ce fait une certaine indépendance géopolitique, et il met en cause une logique humanitaire qui se met au service des interventions militaires.
    Par ailleurs Péan a été déclenché par le copinage entre Kouchner et Kagamé que le principal spécialiste belge des Grands Lacs, Philip Reyntjens, qualifie de « plus grand criminel de guerre au pouvoir » actuellement sur terre.
    La question de l’alignement de la France et de l’ambiguïté de l’humanitaire mérite mieux à mon avis que des tentatives de discréditer ad hominem l’iconoclaste qui la pose...
    Le reste, ce qu’à insinué Mr Kouchner, à partir du mot « cosmopolite » employé par Péan, je crois que Pierre Haski, que vous devriez lire, y a bien répondu, d’autant que BHL a employé lui même ce terme dans un entretien au Nouvel Obs, il y a quelques mois...
    Vous avez tellement de mal a digérer le point de vue de Péan sur le Rwanda que vous êtes prêt tout pour le discréditer semble-t-il jusqu’à se demander s’il ne serait pas antisémite. Et pourquoi pas pédophile tant que vous y êtes ?
    De même sur la question tutsi, le jugement du procès Sopo-SOS/Péan est clair : Péan ne dit pas que tous les Tutsi sont des menteurs mais qu’il y a une culture du mensonge qui est exploitée par les vainqueurs.
    Evidemment David Servenay, depuis que vous avez vous même pris pour argent comptant les propos de l’ancien président du FPR dans votre livre je vois mal comment vous pourriez trouver le FPR vraiment criminel...
    Pourtant la justice espagnole va jusqu’à reprocher des actes de génocide contre ceux à qui vous ne cessez de trouver des circonstances atténuantes...
    Votre texte est par ailleurs plein de contre-vérités : comment Péan peut-il être pour Foccart avec le livre qu’il lui a consacré, révélant le côté collabo qu’à eu Foccart (Cf L’homme de l’ombre).
    Quant au livre sur le passé de Mitterrand, d’après une personne que j’ai rencontrée sur cette question, celui-ci n’en voulait pas au départ.
    C’est quand Mitterrand a su que Péan avait la photo avec Pétain qu’il a cédé.
    Il y aurait bien d’autres choses à dire. Je trouve que Pierre Péan est critiquable sur certains aspects, son manque de nuance notamment. Et son livre sur Chirac laisse à désirer, même si ce dernier a eu l’immense mérite de s’opposer à la guerre du golfe (était-ce votre cas ?)
    Mais pour le reste c’est un des rares journalistes français qui à ma connaissance ait déjà risqué plusieurs fois sa vie pour ses enquêtes.
    Qui êtes vous pour faire un article d’une telle légèreté sur quelqu’un qui vous échappe ?

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Karine Lavestal
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 01h42 le 16/02/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      « Vous avez tellement de mal a digérer le point de vue de Péan sur le Rwanda que vous êtes prêt tout pour le discréditer semble-t-il jusqu’à se demander s’il ne serait pas antisémite. Et pourquoi pas pédophile tant que vous y êtes ? »

      Ne nous faites pas de faux procès. David et Zineb écrivent très clairement dans cet article : « Cette dernière accusation semble extravagante aux yeux de tout ceux connaissant bien Pierre Péan. »

      Et vous citez vous-même l’article de Pierre Haski. Vous conviendrez donc que nous ne cherchons à discréditer personne.

      • Au sud de nul part-
        Au sud de nul part- répond à Arnaud Aubron
        Situation
        • Posté à 07h05 le 16/02/2009
        • Internaute 57434
          Situation

        Bonjour : la mauvaise foi s’apprend dans une école ?

        A.S.D.N.P

      • Mandrin
        Mandrin répond à Arnaud Aubron
        • Posté à 17h10 le 16/02/2009
        • Internaute 21194

        Bien évidemment que vous cherchez à discréditer Péan qui été infiniment plus lucide que Mr Servenay sur la nature de Kagamé et du FPR.

        Cet article est une succession de contre-vérités dont j’ai essayé de pointer les plus grotesques dans une réponse aergumentée.

        Quand comprendrez-vous que votre métier de journaliste ne doit pas se confondre avec la défense et illustration de votre ego ?

        En particulier quand vous vous êtes complètement fourvoyés : et là je parle de la défense et illustration du FPR de Kagamé et consort.
        On a marre de ces plaidoyers qui ne sont que des procès en sorcellerie en utilisant des billards à 3 bandes...

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef répond à Karine Lavestal
      Journaliste Rue89
      • Posté à 01h43 le 16/02/2009
        rédacteur
      • Journaliste 24
        Journaliste

      Bonsoir,

      Nous ne l’accusons certainement pas d’antisémitisme. Nous soulignons même que cette accusation est injuste et infondée.

      z.

      • toots
        toots répond à Zineb Dryef
        void
        • Posté à 11h18 le 16/02/2009
        • Internaute 15123
          void

        Nouvelle méthode de l’homme de paille : l’accusation d’accusation d’antisémitisme... C’est du beau....

         
        • unouveaucompte
          unouveaucompte répond à toots
          • Posté à 19h47 le 16/02/2009
          • Internaute 39715

          vu qu’on est dans l’anglicisme et l’international aujourd’hui

          y aurait pas de l’impeachment de trop dans vos articles...

          c’est Kouchner qui est au gouvernement pas Péan. Kouchner agit au nom du gouvernement français. Ce n’est pas anodin quand même.. Kouchner car il a fait preuve d’humanisme s’est fait « niqué » partout où il est passé. Il a sauvé des familles, des enfants PAS TOUT SEUL et félicitations à lui, toutefois, les situations n’ont jamais évoluées de façon satisfaisantes partout où il était en fonction, en situation..

        1 autres commentaires
  • Dessine-moi un mouton
    Dessine-moi un mouton
    utopiste toujours
    • Posté à 01h01 le 16/02/2009
    • Internaute 64116
      utopiste toujours

    Je suis un peu comme certains de mes camarades riverains : je m’étonne de la diffusion de ce papier sur rue89, même si je ne doute pas de la sincérité des propos de leurs auteurs (j’ai beaucoup aimé le couplet sur son appartenance à la franc-maçonnerie, habile).
    Trêve de « billevesée », comme dirait Xavière : on attend toujours avec impatience l’action en justice que Bernard Kouchner, ne manquera pas d’engager contre Péan, pour lui faire rendre gorge. Mais elle tarde un peu, ne trouvez-vous pas ?

  • poupouille
    • Posté à 01h06 le 16/02/2009
    • Internaute 57238
      ...

    Un petit détour là-bas... Les sujets sont très liés.
    Lien

  • poupouille
    • Posté à 01h08 le 16/02/2009
    • Internaute 57238
      ...

    Surtout les 4 derniers.

    • princesse dauphin
      princesse dauphin répond à poupouille
      punk
      • Posté à 02h16 le 16/02/2009
      • Internaute 58201
        punk

      Moi aussi je suis étonnée par cet article mais agréablement. Ca contrebalance le tapis rouge que Pierre Haski à déployé pour recevoir le criminel Hubert Védrine. Je fais référence ici aux questions embarrassantes des internautes qui furent zappées concernant sa responsabilité dans le génocide des Tutsi et opposants politiques rwandais.
      Oui oui je sais les souverainistes justifient la France qui tue par la raison d’état. C’est bien là le très gros problème.De cette France génocidaire je n’en veux pas. Et sur Rue 89 vous ratissez large en ménageant les uns et les autres à coup d’articles oscillants.
      A quand un journal français qui défend systématiquement l’humanité toute entière sans considération souverainiste, nationaliste, patriotique ?
      A partir de là nous aurons enfin progressé en France et nous aurons une identité d’une autre envergure !

  • Abraham
    • Posté à 01h42 le 16/02/2009
    • Internaute 12768

    bonsoir,

    idiots sont les premiers commentaires qui rabaissent l’article à une absence,
    comme quoi Péan ferait du journalisme, alors que les auteurs se contenteraient de le critiquer sans fond ;
    alors que l’intérêt est ici d’éclairer le profil du premier, un portrait en somme,
    et ça c’est intéressant puisque justement c’est documenté et que Péan c’est le type même de mec dont les gens n’ont pour beaucoup qu’une idée toute faite s’accordant à trois phrases lues au détour d’articles partiels et justement sans les fondements qui sont présents ici.

    • Bouddha pourpre
      Bouddha pourpre répond à Abraham
      sage parmi les sages
      • Posté à 02h02 le 16/02/2009
      • Internaute 58954
        sage parmi les sages

      quels fondements ? éclairez ma lanterne d’idiot.

      • toots
        toots répond à Bouddha pourpre
        void
        • Posté à 11h04 le 16/02/2009
        • Internaute 15123
          void

        Au hasard, ses liens avec la Françafrique ?

        Tous ces commentaires manifestement lapidaires n’ont que pour but d’essayer de discréditer ce très bon papier.

        J’espère sincèrement qu’ils aideront, au contraire, les autres lecteurs à en prendre conscience..

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