11/02/2009 à 19h16

« Eden à l'Ouest », l'exil moderne selon Costa Gavras

Julie Banos | Journaliste

En 1955, Elia Kazan réalisait « A l’Est d’Eden », film culte avec James Dean à fleur de peau, en pleine révolte contre son père. Aujourd’hui Costa Gavras, en hommage, renverse la perspective dans « Eden à l’Ouest ».

Elias, jeune immigré clandestin, beau comme une statue grecque, traverse la Méditerrannée pour imaginer une nouvelle vie. Le réalisateur de « Amen » raconte un long voyage initiatique plein de métaphores. Le bateau rempli d’exilés, la fuite, l’arrivée sur la plage... dans un camp de nudistes et la fin, sombre, sur les Champs Elysées. Le jeune Elias, obsédé par Paris, avance toujours plus loin dans la désillusion.

Le réalisateur grec a choisi un héros, Riccardo Scarmacio, pur, candide et presque muet. Mais c’est une fable cruelle. Préjugés des riches contre les pauvres, surtout lorsqu’ils sont étrangers, peur devant l’horizon rempli de policiers. Même s’il y a parfois de bonnes surprises. (voir la bande annonce)

Voilà, vous connaissez le principe. Vous pouvez écrire vos (brèves) critiques dans les commentaires sous l’article jusqu’à lundi. Nous en publierons une synthèse, la plus fidèle possible.

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  • Benedicte.
    Benedicte.
    Jeune journaliste
    • Posté à 20h36 le 11/02/2009
    • Journaliste 62450
      Jeune journaliste

    Riccardo Scarmacio est déjà une star en Italie, on l’a vu tant dans des films niais pour adolescent(e)s tels « Tre Metri Sopra Il cielo », « Ho voglia di te »... que des films d’action comme « Romanzo Criminale »... Et sa fausse gueule d’ange rebelle m’a déjà forcément charmée. Je suis ravie de le voir jouer dans un film d’un tout autre style... Et espère pouvoir lui découvrir un vrai talent d’acteur confirmé ! Affaire à suivre !

    • mioumiou
      mioumiou répond à Benedicte.
      • Posté à 14h14 le 12/02/2009
      • Internaute 34943

      « Mon frère est fils unique » n’était pas un film niais !

  • TonyLibertaire
    TonyLibertaire
    Lycéen section littéraire
    • Posté à 21h35 le 11/02/2009
    • Internaute 61258
      Lycéen section littéraire

    intéressant, je vais essayer de voir ce film

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 23h09 le 11/02/2009
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    Vu. Hélas. Dommage. Regrets. Ai peut-être mis trop d’ espoir sur un sujet qui m’intéresse particulièrement et que je connais bien.
    Il y a tant de documents vrais, de peronnes concernées autour de nous, partout... On peut se passer de voir un film qui se noie dans ses (bonnes) intentions.

  • DIKIE
    • Posté à 23h44 le 11/02/2009
    • Internaute 36055

    Vous parlez d’Elia Kazan...Entre le nouveau Costa gavras et le film America America de l’immense Kazan, il y aurait beaucoup à mettre en regard

  • Thibaut SOLANO
    Thibaut SOLANO
    Journaliste
    • Posté à 01h11 le 12/02/2009
    • Journaliste 60311
      Journaliste

    Costa Gavras signe moins un film sur l’immigration que sur l’Europe d’aujourd’hui. Une Europe sombre ou plutôt bleue marine à l’image des flics omniprésents à l’écran, encerclée des barbelés qui la protège des immigrés mais certainement pas de la globalisation économique.

    Ouvriers qui ont peur de se faire piquer le boulot par les « chinetoques » (selon le mot utilisé), travailleurs qui dorment dans des tentes Quechua, sans papiers noyés échoués sur la plage...

    C’est un véritable panorama de la misère qui défile sous nos yeux et qui nous rappelle constamment les drames sociaux de ces dernières années. Costa-Gavras se fait journaliste de son temps.
    S’il se glisse dans cette fonction, c’est sans doute parce qu’il estime les médias trop complaisants ou à côté de la plaque. Ainsi, une image-gimmick ne cesse de revenir discrètement à l’arrière-plan tout au long du film : celle d’une meute de reporters, informe et risible, qui se masse péniblement autour d’une quelconque star, people ou politique.

    La charge est sévère, souvent forte, parfois caricaturale. Car s’il est difficile de désapprouver l’empathie que Costa Gavras manifeste à l’égard des plus faibles, le discours bascule de temps à autre dans l’angélisme et le cliché.

    Ainsi, au regard raciste de beaucoup de personnages qu’il dénonce, le réalisateur oppose parfois une vision diamétralement opposée mais pas moins stéréotypée. Difficile en effet de ne pas voir dans le bel Elias, immigré héros du film, le fantasme très occidental de l’aventurier « exotique », si beau, si bon, si pur. On ne traverse pourtant pas un tel océan de désespoir en gardant la mine aussi ensoleillée.

  • MLPR
    MLPR
    Enfin décontractée et sans (...)
    • Posté à 01h25 le 12/02/2009
    • Internaute 40363
      Enfin décontractée et sans (...)

    Costa Gavras fidèle à lui même filme en chocs et dans les coins, et c’est prenant.
    J’ai marché et en suis ressortie un peu bouleversée.
    Il est vrai que je suis une bonne spectatrice qui entre dans l’action sans se poser de question. L’analyse je ne la fait qu’après.
    Allez voir ce film !
    Une projection privée pour Sako et Besson serait la bienvenue.

  • jac le rat
    jac le rat
    aventurier
    • Posté à 02h22 le 12/02/2009
    • Internaute 29819
      aventurier

    En hommage à qui ? !
    à cette enflure d’E.Kazan ?

    les riches contre les pauvres....

    que mas ? ! ! ! !

    des couilles, les enfants, des couilles ! ! !

    jàc

  • Pharisien
    Pharisien
    Pas bien situé
    • Posté à 06h30 le 12/02/2009
    • Internaute 10799
      Pas bien situé

    À l’Ouest, c’est le mot juste.

  • ovni2
    ovni2
    parlà
    • Posté à 09h31 le 12/02/2009
    • Internaute 56436
      parlà

    Ces Occidentaux qui bandent devant les épidermes mélaninés sont des esclaves. En prétendant évacuer la race, ils ont créé la plus racialiste des époques. Ils ont jeté la croix gammée loin, très loin, elle leur est revenue en pleine gueule comme un boomerang. Ils ont mis sur pied la mécanique d’un suicide ethnique blanc. Un monde où le bronzé est la finalité de toutes les finalités. Il est ontologiquement supérieur. Il est ce vers quoi nous devons tous tendre, ce vers quoi l’univers lui-même doit converger. Il est l’idole ultime des nouveaux inquisiteurs.

    Ces gens ne sont en rien affranchis de la race, ils sont au contraire obsédés par elle. Ils se réjouissent ici et là de leur propre disparition. Très bruyamment qui plus est. Ils s’épanouissent dans un monde où la blancheur est une maladie. Cette parade, bien qu’elle ait quelque chose d’effrayant, est riche d’enseignements.

    • SuperAlAmAs-
      SuperAlAmAs- répond à ovni2
      Don Quichotte
      • Posté à 16h00 le 12/02/2009
      • Internaute 65608
        Don Quichotte

      Il est simplement de l’origine, et le souvenir inconscient de l’unique gène humain, de nous le rappeller à travers notre folie égocentrique de la blancheur de la raison et du pouvoir...

  • cekejendis
    cekejendis
    c'est pas forcément des (...)
    • Posté à 14h53 le 12/02/2009
    • Internaute 57951
      c'est pas forcément des (...)

    Costa Gavras devrait mieux s’entourer. Son projet est intéressant, généreux, ambitieux, mais le résultat est terriblement décevant, voir gênant. On a l’impression de voir le film d’un réalisateur patriarche,enfermé dans le cercle de ses proches, où personne n’ose vraiment le contredire, lui faire entendre que son scénario est un peu faible, qu’il se passe trop de facilités, de lieux communs, que ça manque de rigueur.
    Un exemple : l’ouverture. Un cargo bondé de clandestins en Méditerranée. A l’approche des côtes de l’UE, le navire est arraisonné et l’équipage se carapate. Quelques clandestins, dont le héros, sautent à la mer pour rejoindre la côte à la nage. On retrouve le jeune homme le lendemain matin, endormi sur une plage où il a échoué. Là déjà, on tique un peu, le procédé clichetonne vaguement, mais bon, on est dans une fable, alors on attend la suite. La suite, c’est des cris de baigneurs, le jeune homme est sur une plage de touristes. Pourquoi pas ? ça s’est vu. Mais en même temps ça tombe un peu bien, ça fait trop sens pour qu’on ne se dise pas que ça tombe bien. Mais bon, encore une fois, on est dans une fable... La suite : la plage s’avère être une plage de nudistes, le symbole est un peu lourd mais pas inintéressant, le « damné de la terre » confronté à l’hédonisme argenté, OK, mais la première rencontre qu’il fait n’est pas une grosse teutonne, c’est une belle jeune femme dont la plastique nous est complaisamment exposée. Là, je me sens mal dans la salle. ça sent le sexagénaire qui se fait plaisir sur le dos de son film. Malaise, malaise...
    Toute la suite est à l’image de cette première scène. Beaucoup de scènes démonstratives, de pédagogie soulignée à traits épais et de complaisance. On voit bien ce que Gavras veut faire de son personnage un Charlot d’aujourd’hui. Dans un Charlot, on surfe sur les lieux communs et tant mieux. Mais le film n’est pas assez drôle pour nous faire accepter l’épaisseur de la caricature. Reste juste la caricature, et la complaisance. Pas bien.

  • azerty69
    azerty69
    ExecutieveBranleur
    • Posté à 15h19 le 12/02/2009
    • Internaute 42089
      ExecutieveBranleur

    Costa Gavras est l’un des rares cinéastes a faire du VRAI cinéma humaniste. Trop souvent l’excuse du film a « message humaniste » sert a palier les carences, lacunes et piètre qualité de cinéaste dénué de tout talent.

    Donc c’est un film avec des qualités de mise en scène, d’action, de montage...de données technique. Sans être extraordinaire, c’est de bonne facture.

    Sur le fond, j’ai trouvé qu’on parlait bien plus des européens que de cette odyssée de clandestin. Solitude, embourgeoisement, repli sur soi même... Le peu d’amitié et de solidarité ne viennent que des européens pauvres. Les riches, désespérément seuls, sont tous individualistes. C’est un point de vue que je ne partage pas du tout, mais bon...

    Elias a de la chance d’être beau. La vie est plus facile quand on est beau ! ! sans cela, il serait déjà mort 10 fois...

    Je n’ai pas été surpris par les critiques presse. Les journaux de droite (figaro, express, la croix...) n’ont pas aimé. Les journaux de gauche ont aimé (libé, nouvel obs, inrock...). Cette faculté qu’ont les journaux a écrire ce que leur lectorat demande... Cette faculté qu’ont les lecteurs a s’ouvrir...

    Petite question pour ceux qui ont vu le film : c’est quoi tous ces arrières plans de tournage en court avec caméra et perche de micro... Au moins une dixaine éparpillée dans le film. Y’a une métaphore, un jeu ?

    • lAbrUtE
      lAbrUtE répond à azerty69
      • Posté à 16h57 le 13/02/2009
      • Internaute 1116

      A mon avis les arrières de plan de tournages en court sont une représentation des médias. Cela veut dire que les médias passent à côté du problème des clandestins sans ne jamais les voir. Peut être une autre explication ?

    • hedona
      hedona répond à azerty69
      retraitée
      • Posté à 23h07 le 13/02/2009
      • Internaute 49346
        retraitée

      Quand je décide de voir un film, je vais sur « allociné » et je regarde les critiques des spectateurs, jamais celles des critiques, représentant un journal, ou magazine.

  • mathieu tuffreau
    mathieu tuffreau
    (cinéaste)
    • Posté à 11h31 le 14/02/2009
    • Internaute 66304
      (cinéaste)

    En 1907 parait le roman L’invasion de Louis Bertran, qui présente les immigrés italiens de Marseille comme une menace pour l’emploi et la sécurité. Il est donc normal que l’honneur des immigrés soit aujourd’hui défendu par un Italien, le superbe Riccardo Scamarcio dans Eden à l’ouest, à l’heure du centenaire de cet ouvrage célébré par l’indigne lapsus du Ministre français de l’Immigration et de l’Identité nationale Eric Besson, présentant l’immigration africaine comme une invasion.

    Les espaces se sont élargis, mais la phobie de l’Occident reste identique : l’immigré, à la recherche de « Schengen mon amour », comme dit l’humoriste Fellag dans son dernier spectacle Tous les Algériens sont mécaniciens.

    Le film de Costa-Gavras est tout d’abord un hommage au plus illustre des cinéastes d’origine grecque, Elia Kazan, dont le héros porte le prénom du personnage de son film, et qui est l’auteur du plus grand film sur l’immigration et le désir d’Amérique, America America, et de l’un des trois chefs-d’oeuvre interprété par James Dean, A l’est d’Eden, qui donne son titre au film qui vient de sortir sur les écrans.

    Contre le misérabilisme, l’odyssée d’Elias parle du courage que le sans-papier doit avoir pour affronter la violence du départ, de la perte, de la violence et des humiliations. Le cinéaste engagé prend clairement le parti de ce sans-papier qui relève toujours la tête malgré les viols, les vols et les mille péripéties qui parsèment son chemin. Certaines scènes diminuent légèrement le propos, notamment quand le cinéaste et son scénariste Jean-Claude Grumberg insistent un peu trop sur le fait que leur héros est devenu une proie sexuelle pour tous ceux qu’il rencontre, mais Eden à l’ouest est un hommage au courage des clandestins et de ceux qui leur tendent la main. On célèbre depuis plus de 2000 ans un héros grec qui a fait le tour de la Méditerranée pour retrouver sa femme. Il est temps de changer de héros.

  • Livia.
    Livia.
    lycéenne
    • Posté à 19h35 le 15/02/2009
    • Internaute 70163
      lycéenne

    Malgré quelques lourdeurs (scène d’arrivée au début, c’est vrai...), malgré le fait que l’on puisse décrocher dans certains passages du film, le choix du sujet qui peut sembler trop récurent pour certains, Costa Gavras signe un film beau, simple (il parle d’un sujet houleux comme l’immigration clandestine mais je pense qu’il faut le voir sans idées préconçues, sans attente de la part du réalisateur et/ou du thème, sans rien, la tête vide et l’esprit vierge pour pouvoir l’apprécier). Bien que toutes les critiques (négatives) au sujet du film m’aient fait réfléchir, je reste fidèle à ma première impression et persiste à dire que ce film est beau et touchant. Costa Gavras m’a tout simplement transportée dans ce périple. On aime ou on aime pas.

  • valzeur
    valzeur
    quidam
    • Posté à 01h05 le 16/02/2009
    • Internaute 54353
      quidam

    A lire certains posts ici et pas mal de critiques ailleurs Eden à l’Ouest serait un film vaguement honteux, nageant sous les bons sentiments et pratiquement irrecevable.
    On voit donc le film et, arrive ce qu’on n’osait plus croire à la Bande du ciné, c’est une bonne surprise !
    On est peut-être un peu trop cinéphile pervers, mais si EALO a rappelé quelque chose, c’est certains scénarii de Gérard Brach notamment, dans la partie club de vacances, Quoi ! de Polanski, film autant méprisé que celui-ci. Bon, ce rapprochement est un peu fort de café, Polanski, c’est - normalement - le nihilisme absurde et Costa-Gavras, la fiction de gauche déjà infléchie par un comique ricanant dans son précédent et peu réussi Couperet.
    Il y a plusieurs hypothèses pas forcément développées dans EALO dont le burlesque - Elias, corps en trop, sursaute, se faufile, tombe, se cache, emprunte mille identités au gré des vêtements volés, trouvés, perdus (Elias aux 1000 tenues comme on dit Ulysse aux 1000 ruses). Il y a aussi la satire - et, sur ce plan, le film a parfois la main lourde notamment dans la partie ouvrière de l’usine à télévisions. Le choix de fond est celui d’un comique décalé qui, allié à l’absence revendiquée de réalisme, permet de tenir en respect le pathos qui ne pointe jamais le bout de son nez.
    La troisième hypothèse est la plus curieuse - et si EALO était un film sur le désir ? On tique sur la beauté de Riccardo Scarmacio - quelque part entre Jude Law et Tony Curtis - sans remarquer que c’est la réactualisation d’une figure pasolienne, le sous-prolétaire surbandant. Elias a le sex-appeal tout terrain de Terence Stamp dans Théorème et la naïveté du bouclé Ninetto Davoli, lui-même cousin lointain de Charlot qu’il imitait dans les Contes de Canterbury. Cette généalogie cachée fait l’intérêt du personnage - enfantin mais complètement sexué, bon gars limite niais mais capable de mauvais gestes à l’occasion.
    Le lien avec Théorème parcourt d’ailleurs tout le film ; Elias est un révélateur, mais un révélateur à blanc, purement immanent ; personne ne changera à le croiser, mais le spectateur apprendra ceci ou cela sur untel ou une-telle. Ce changement d’optique évacue la transcendance chrétienne à l’œuvre chez Pasolini, remplacée ici par de la basse magie - et tout le film montre clairement que l’illusion est mauvaise conseillère. La mise en scène de CG agit comme une loupe et grossit certains effets d’observation. Il y a un sens du détail - notamment psychologique - qui permet à certains personnages d’exister au-delà de la figure plus ou moins cernée - tel plan un peu trop long sur le camionneur bear allongé sur sa couchette, telle inflexion d’Anny Duperey (interrogation personnelle : pourquoi a-t-elle une copie d’un tableau de Vélasquez, le Triomphe de Bacchus, dans son entrée ?)
    En l’état, le film a énormément de charme, mais un charme un peu fuyant à l’image de sa fin enchantée/désenchantée. Il y a du moraliste chez Gunberg et Gavras, ce qui peut agacer, mais les fables sont rarement autre chose que morales.
    Il serait en tout cas dommage a) de reprocher à EALO son manque d’âpreté alors que tel n’est pas son sujet, b) de faire la fine bouche pour des raisons d’ « éthique de cinéma “ après s’être extasié sur le nettement plus douteux Slumdog Millionnaire.
    On le conseillera donc franchement (uh ! , ça n’est pas tous les jours ici)

    Une réponse lue dans la presse à la question des micros en arrière-plan : il s’agirait en fait des hordes de journalistes suivant Sarkozy à certains moments-clé de sa campagne. A mon humble avis, la journaliste a trouvé l’information dans le dossier de presse, le film ne mettant jamais les points sur les i à ce propos. Le parcours croisé d’Elias et du petit Nicolas n’est en tout cas pas la meilleure idée d’Eden à l’Ouest.