a debattre 14/02/2009 à 15h25

Salaire, stock-options, bonus : comment payer les patrons ?

Guillemette Faure | Journaliste

Comment les rémunérations des dirigeants ont-elles pu autant déraper ? Michèle Remilieux qui dirige Hay Management France, groupe leader en ressources humaines, était ce vendredi l’invitée de Parlons Net, le club de la presse Internet de France Info, dont Rue89 est partenaire.

La dirigeante d’Hay explique comment fonctionne la structure de rémunération des salariés : salaires fixes, stock-options, bonus… Pour les dirigeants, elle prône 25% de fixe, 25% de bonus, 50% de stock-options. Pour les employés, 70% de fixe et 30% de part variable.

D’après elle, par exemple, le niveau anormalement bas du salaire fixe de Jérôme Kerviel (35 000 euros par an) peut en partie expliquer ses excès pour décrocher un bous maximal. Elle défend par ailleurs les « stocks », parce que « tout le monde (actionnaire, salarié) a intérêt à ce que le cours de l’action monte ».

Merryl Lynch, des millions de bonus distribués en pleine déroute

Michèle Remilieux justifie aussi le rôle des bonus « liés à la performance ». Les derniers mois ont pourtant montré que d’énormes bonus avaient pu être distribués sans lien aux résultats de personnes ou d’entreprises. La banque d’affaires Merrill Lynch par exemple, a distribué des bonus de plus d’un million de dollars à 700 personnes alors que l’entreprise a enregistré 27 milliards de pertes en 2008.

« Il y a des gangsters partout », répond Michèle Remilieux. « Il ne faut pas faire de Merrill Lynch une généralité. » Elle se dit d’ailleurs plutôt opposée à l’encadrement des rémunérations, préfère faire confiance aux « comités de rémunération » des conseils d’administration et au bon sens des entreprises. Mais ce n’est pas ce qu’on faisait jusque-là ? (Voir la vidéo)



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  • a déménagé le 4 février 2011
    • Posté à 15h28 le 14/02/2009
    • Internaute 51971

    « La grande masse du peuple, intellectuellement incapable de comprendre les formidables avantages que tire le capital du système, portera son fardeau sans plainte et peut-être sans s’imaginer que le système est contraire à ses intérêts » (lettre des frères Rothschild, adressée le 25 juin 1863 à Mrs Ikelheimer, Wall Street).

    • nada
      • Posté à 16h38 le 14/02/2009
      • Internaute 25026

      La grande masse du peuple est intellectuellement capable de comprendre que dorénavant, le fardeau qu’on voulait lui faire prendre sera le tombeau du système ! ! !
      Et quand on met à mort un système, les hommes en faisant partie finissent mal en général !

      • PauLo anarcho-patriote
        • Posté à 09h40 le 15/02/2009
        • Internaute 38801

        Regretteriez-vous le sort... ’prochain’... des « 68’tares » ?

        Ces 68’tares qui ont investi l’État… la haute fonction publique… les grandes entreprises… notamment le cac40…
        imposé leur « religion’ du “ tout-fric ”… le financiarisme…
        qui s’écroule aujourd’hui…

        Ces 68’tares… filles et fils de la bourgeoisie… “grands-prêtres’ du financiarisme… qui sont devenus apatrides… pour tenter de faire triompher le mondialisme… qui détruit les patries et leurs peuples…

        Leur mondialisme ’commence’ de s’écrouler… NADA...

        Cette crise-là… l’effondrement cataclysmique du financiarisme apatride n’en est qu’à ses débuts… Elle va tout dévaster sur son passage… Le tsunami arrive…

        Et ici chez nous en France, en Corse et Outre Mer… cette crise se double… que dis-je se décuple… de la crise ‘franco-française’ de leur R.F. ’… le ‘ Royaume des Fonctionnaires ’… mis en place par 50 ans de socialogaullisme… entretenu par les taxes et impôts volés aux travailleurs… qui suent sang et eau… pour entretenir… les kyrielles de fonctionnaires… suppôts du socialogaullisme…
        Et là… ici chez nous… ‘ les caisses sont vides ’…

        Bientôt… la banca rotta de l’État socialogaulliste…
        Ses Fonctionnaires… très bientôt… non plus ‘dans’… mais à la rue ’ !

        Ces 2 crises… l’écroulement du financiarisme des 68’tares… l’écroulement du Royaume des Fonctionnaires… vont se cumuler… se multiplier ici chez nous très bientôt… Vous verrez… vous vivrez… j’espère pour vous nada… ce désastre…

        Lueur d’espoir ! .. Nada... n’est-ce pas ?

    • antonh
      • Posté à 21h20 le 14/02/2009
      • Internaute 50096
        curieux

      qu’adviendra-t-il quand la grande masse du peuple se rendra compte que es interets sont spoliés ? ? ?
      serait-peut etre temps de montrer au capital que le peuple sait penser...

  • PhiPoePsy
    PhiPoePsy
    Etudiant-Chercheur
    • Posté à 15h33 le 14/02/2009
    • Expert 41171
      Etudiant-Chercheur

    La question n’est plus « comment payer les patrons ? » mais « faut-il encore payer les patrons ? »...

    Ou mieux : que faire avec l’argent des « patrons » ?

    • yapadebug
      yapadebug répond à PhiPoePsy
      • Posté à 15h36 le 14/02/2009
      • Internaute 840

      Ou encore mieux : que faire des patrons ?

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à PhiPoePsy
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 08h45 le 15/02/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      Et lorsque je lis :
      le niveau anormalement bas du salaire fixe de Jérôme Kerviel (35 000 euros par an)
      Me donne des envies de distribuer des tartes à 5 doigts.. ; au rab ! !

      Avoir (pour qui ce soit parmi eux) de tel revenus est très désobligeant pour les salaries d’en bas !
      Ne pas payer les dirigeants plus de 50 fois le salaire le plus bas !
      Comme ça ... les petits salaires augmenteront car en haut ils veulent avoir plus que nécessaire. Pourquoi avoir un salaire permettant d’acheter un véhicule tous les mois ? (ex. de comparaison)

      QUI parmi les politiques aura le « courage » de le dire ?
      Pas eux qui cumules les postes et délégations, et pour certains les postes dans le privé ! !
      Pas mal pour des citoyens qui veulent nous donner des leçons.

      Bientôt le lancé de pompes sera la norme... entrainons-nous, et stockons ! !

  • Bon Scott
    • Posté à 15h36 le 14/02/2009
    • Internaute 24531

    « Salaire, stock-options, bonus : comment payer les patrons ? “

    A la sueur de leur front ! ! !

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 15h54 le 14/02/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Une solution peut-être radicale ?

    Quoique...

    Lien

  • TARPON
    • Posté à 15h59 le 14/02/2009
    • Internaute 27263

    Hay management est bien placé pour connaitre cette inflation des revenus car ce sont eux,cabinets de recrutement,qui incitent les entreprises en recherche d’individualités performantes à offrir toujours plus.Avec raison,car leurs honoraires representent un pourcentage de la masse annuelle accordée au recruté.Cela a toujours été ainsi.On peut d’ailleurs s’interroger sur les bonus ou interessement perçus par les memes cabinets sur des recrutements qui ne perdurent pas.
    Ce sont ces cabinets qui ont conduit à cette inflation depuis les annees 80 en allant « piquer » dans les entreprises les cadres les plus performants.Il etait facile à cette epoque de pouvoir doubler son salaire en quelques mois car le marché n’avait pas la transparence qu’il a aujourd’hui.
    Il est evident que cette dame ne peut que dire le plus grand bien des comites de remunerations puisque ce sont eux qui la font travailler.Elle s’est d’ailleurs defaussé gentiment au club de la presse internet en invitant à aller constater les dix plus hauts salaires des entreprises cotees qui sont publics.A un journaliste qui me demandait naivement combien je gagnais il y a quelques annees je lui avait repondu « en page3 dans le rapport qu’on vous a fait parvenir le mois dernier ».
    Donc,les moyens d’information ne manquent pas pour les journalistes qui veulent faire(bien) leur travail.

  • Humain
    • Posté à 16h08 le 14/02/2009
    • Internaute 21387

    Ce dernier siècle nous sommes passés de la catégorie des « personnes », à l’état de « ressource ».

    Auparavant le responsable du personnel devait rendre compte des « personnes », et maintenant le DRH, gère les « ressources » que nous sommes, la différence est de taille.

    De « personnes » nous sommes devenus des « ressources » ! !

    Entre temps nos « métiers » sont devenus des « emplois ».

    Demain nous nous rapprocherons encore un peu plus des esclaves modernes...

    Faut-il donc maintenant diminuer nos emplois, (publics comme les emplois privés) pour plaire… Mais pour plaire à qui ?

    Même pas aux actionnaires, mais aux seuls tenants de groupes de plus en plus gigantesques !

    Le salaire des patrons... ! ! ! Est peut être fonction de la valeur des actions.

    Mais qui dit que les actions doivent augmenter ?

    Prenez l’exemple de « Total »... L’action a diminué depuis un an et les bénéfices ont explosés ! !

    • TARPON
      TARPON répond à Humain
      • Posté à 19h39 le 14/02/2009
      • Internaute 27263

      a propos de TOTAL ,n’oubliez pas les dividendes car une action« vaut » avec dividende.
      Lien

  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
    • Posté à 16h07 le 14/02/2009
    • Internaute 16256

    L’interview est rondement menée mais Mme Remilleux prend des longueurs pour nous expliquer ce que nous savons déjà, à savoir que les salaires font l’objet d’une grille de compétences et de performances.

    Là où je n’ai pas aimé son laïus, c’est qu’elle dit souvent « maintenant les salaires sont .... etc ». Mais c’est juste faux. Il y a longtemps que les salaires font l’objet d’intégration de certaines données, telles que la performance, l’autonomie, la prise de décision et de responsabilités, y compris pour l’assistante de direction. Du reste, ce que Mme Remilleux ne dit pas, c’est que c’est l’intérim qui a développé la grille de performances. En se monnayant, les personnels intérimaires sur le marché ont fait jouer la concurrence en vendant leurs compétences, notamment en outils bureautiques, en langues et en connaissance des benchmarks. Donc ça n’est pas nouveau.

    Ce qui est étonnant aussi, c’est qu’elle pense que Kerviel valait « plus ». C’est faux, j’ai travaillé en banque au back office, mais je connaissais bien les salaires des salles de marchés, Kerviel ne valait pas « plus ». Il se serait vendu « plus » hors de France peut-être, mais pas sûr.

    Elle avance beaucoup d’affirmations et curieusement sur un point qui ne peut pas faire débat puisque c’est son métier, elle se dit incapable de connaître les points qui feraient rémunération chez un chef d’état. Pourtant, on connait parfaitement les benchmarks du chef d’état, c’est la réussite des promesses électorales au moins sur une majorité de points et la maîtrise des déficits. Facile à déterminer puisqu’on connait les causes des évictions des chefs d’Etat français et on sait sur quoi repose l’alternance.

    Mme Remilleux est une gentille petite dame, mais tout ce qu’elle nous apprend d’intéressant c’est comment sont déterminés les salaires des chefs d’entreprises. En revanche, sur ce point qui fait débat elle penche pour l’autorégulation sachant parfaitement qu’il s’agit d’un voeu pieu et surtout ce qui me choque c’est qu’elle ne voit pas l’incidence entre la quasi absence de limite à la rémunération patronale et le salaire plancher dans l’entreprise. Elle répète que son entreprise a été créée il y a 60 ans environ. Elle devrait donc se rappeler que jusqu’à la fin des 30 Glorieuses et même jusqu’au début des années 80, l’échelle de salaire en France était de 1 à 10, et on trouvait déjà cela scandaleux. Ce qu’elle ne dit pas non plus, ou plutôt elle dit que ce n’est pas son métier, c’est que si la production française coûte cher vs la production des pays émergents, ce n’est pas parce que l’ouvrier coûte cher mais parce que la masse salariale de l’ouvrier jusqu’au patron coûte cher. Elle aimerait que les rémunérations patronales soient moralisées mais sans légiférer. Mais comment ferait-on ? !

  • eXistenZ
    eXistenZ
    Arracheur de dents
    • Posté à 16h07 le 14/02/2009
    • Internaute 67914
      Arracheur de dents
  • Al nasr al tair
    Al nasr al tair
    L'aigle en vol...
    • Posté à 16h19 le 14/02/2009
    • Internaute 69210
      L'aigle en vol...

    Comme les salariés : avec un lance pierre ..

    • antonh
      antonh répond à Al nasr al tair
      curieux
      • Posté à 21h22 le 14/02/2009
      • Internaute 50096
        curieux

      le 357 magnum me parait plus indiqué...
      une balle en argent, parcequ’ils le valent bien ! ! !

  • spin590
    • Posté à 16h29 le 14/02/2009
    • Internaute 12856

    Du PDG au simple ouvrier, il est facile de rémunérer avec une partie variable qui est fonction du résultat.
    La problématique vient ensuite de la mesure du résultat rapporté aux objectifs fixés.
    C’est là que les Athéniens s’atteignirent. Si le résultats est facile à mesurer, c’est dans la définition des objectifs que l’on retrouve la « farce » et ses dindons.
    Pour les productifs directs c’est simple, on peut mesurer des cadences ou de la productivité (haro sur les baudets).
    Pour des traders, on peut mesurer le volume des affaires, quelle que soit la qualité de l’affaire.
    Ne vous est-t-il pas arrivé d’avoir à régler des commissions pour des achats et ventes d’actions alors que « vous » vous y avez perdu de l’argent.
    Pour les dirigeants, les astuces de la comptabilité anglo-saxone, permettent d’atteindre voire dépasser « des objectifs » même si le résultat de l’entreprise est mauvais. Certains ratios interressent plus les actionaires que le résultat en lui même.
    Ceci explique le pourquoi, et explique également pourquoi ça va continuer malgré les gesticulations de nos politiques.
    La seule solution, serait de plafonner à x fois le plus bas revenu de l’entreprise les revenus des dirigeants.

    • Dominique52
      Dominique52 répond à spin590
      • Posté à 17h36 le 14/02/2009
      • Internaute 53166

      « La seule solution, serait de plafonner à x fois le plus bas revenu de l’entreprise les revenus des dirigeants. »
      –––––––––-
      ... et de faire figurer de manière automatique les « à côtés » : voiture de fonction (et tout ce que cela implique « hors service » !) logements de fonction, personnel mis à disposition, frais de réception, etc... plus ou moins importants selon le poste occupé.
      Rien que la voiture : faites le compte de TOUT ce que vous coute la votre et intégrez ça à votre salaire.... et refaites la même chose avec le coût d’une grosse berline.

      • jmax
        jmax répond à Dominique52
        • Posté à 08h28 le 15/02/2009
        • Internaute 3111

        totalement négligeable en rapport avec les sommes perçues par les grands patrons. Quand on parle de plusieurs centaines de SMIG par mois, une voiture de fonction représente peanuts

         
        • Dominique52
          Dominique52 répond à jmax
          • Posté à 11h56 le 15/02/2009
          • Internaute 53166

          Si on parle de l’échelle des salaires, l’écart le plus important est évidemment entre le plus bas et le plus haut, il n’empêche qu’entre les deux il y a aussi des différences bien cachées : quand arrivé à une certaine position on bénéficie de ces divers avantages cela accroit bien les écarts DANS l’échelle, et pas besoin pour cela d’être « grand patron » Nombre de conseils d’administration procèdent également ainsi pour rémunérer certains leurs membres, et il y en a... !
          J’avais lu qu’à Londres la quasi totalité des voitures « haut de gamme » appartiennent en fait à des sociétés qui les mettent à disposition de leurs cadres : ça met du beurre dans les épinards ce genre d’avantages.
          La fiche de paye c’est une chose, mais pas tout, et si l’échelle des salaires est sacrément dissymétrique entre ses deux bouts, elle l’est également à l’intérieur !

        1 autres commentaires
  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 17h09 le 14/02/2009
    • Internaute 31199
      Enterré vivant

    Il faudrait peut-être penser à réduire l’échelle des rémunérations entre les plus basses et les plus hautes, tous éléments confondus, y compris les avantages en nature tels que logements de fonction, voiture, téléphone, etc ... Ainsi que les notes de frais de déplacements et de réceptions dont les montants ne sont pas tristes. Et quid de la sanction pour mauvais résultats ? Et il y à sûrement encore d’autres éléments quelquefoir occultes, mais chut : il faut « dépénaliser » le monde du business.

  • parousnik
    • Posté à 17h17 le 14/02/2009
    • Internaute 18991

    Selon la Cour des comptes, les autoroutes ont été bradées
    Marianne l’avait écrit, mais aujourd’hui la Cour des comptes le confirme : les autoroutes françaises ont été vendues à un prix inférieur de 10 milliards d’euros à sa véritable valeur.
    Lien

    • antonh
      antonh répond à parousnik
      curieux
      • Posté à 21h24 le 14/02/2009
      • Internaute 50096
        curieux

      vendu par de robien à de robien...

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 17h19 le 14/02/2009
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    en psycho,ça s’appelle du déni de réalité...Le chaos que ça génère,lui,il est très réaliste...la colère aussi...

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 18h13 le 14/02/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    changer les règles actuelles sera aussi difficile que de changer les ailes d’un avion en vol.

    • antonh
      antonh répond à pablico
      curieux
      • Posté à 21h25 le 14/02/2009
      • Internaute 50096
        curieux

      autant l’abattre donc...

  • nada
    • Posté à 18h17 le 14/02/2009
    • Internaute 25026

    un coup de pied dans le cul ! ! ! !

  • framboise92
    framboise92
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 18h25 le 14/02/2009
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    Comment payer les salariés ?
    J’aurais préféré !

  • N.MARECHAL
    • Posté à 18h42 le 14/02/2009
    • Internaute 9175

    C’est amusant car quand les affaires vont bien on ne parle pas de variable pour le petit monde... Au contraire on parle de la prochaine baisse d’activité possible et du poids des investissement pour faire face a la concurrence.

    Quand les affaires vont mal, alors on parle d’ouvrir le variable. C’est pitoyable !

  • FaDiTo
    FaDiTo
    Professeur
    • Posté à 18h49 le 14/02/2009
    • Expert 66083
      Professeur

    Que pouviez vous attendre d’autre de la part de Madame Remilieux qu’une défense d’un système dont son entreprise profite directement et elle-même indirectement ?
    Si vous attendez que ces gens-là « crachent dans la soupe », alors vous attendrez longtemps et vous serez déçus.
    Ils ne proposent que de petites corrections à un système qui leur est favorable.
    Pourquoi ne pas légiférer pour encadrer les très hauts revenus, les bonus et les parachutes dorés ? Ne serait-ce pas là une manière de rendre la situation plus claire ?
    Il me semble quand même normal qu’un chef d’entreprise soit compétent, c’est-là la moindre des choses. Ce n’est pas un miracle. D’ailleurs si une entreprise réussit, ce n’est pas uniquement par la grâce de ce patron. Derrière lui, il y a toute une équipe et plus bas encore il y a des hommes et des femmes compétents dont la compétence est considérée comme un dû.

  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 21h17 le 14/02/2009
    • Internaute 50096
      curieux

    comment payer le patron ?
    j’en dors plus la nuit tellement ça me tracasse ! ! !
    mort aux rat peut être ? ? ?

  • Toby E
    • Posté à 21h55 le 14/02/2009
    • Internaute 24834

    De l’art d’enfumer.
    Les « bonnes pratiques » existent, expérimentées depuis fort longtemps. La première est l’imposition progressive des revenus, avec des taux élevés pour les tranches les plus hautes (jusqu’à 90%, comme aux Etats-Unis dans les années d’après-guerre.

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 23h27 le 14/02/2009
    • Internaute 29846
      menuisier

    « Salaire, stock-options, bonus : comment payer les patrons ? »

    A COUP DE POMPE DANS L’ CUL ! ! ! !

  • bidonleon
    bidonleon
    baltringue
    • Posté à 00h39 le 15/02/2009
    • Internaute 57426
      baltringue

    Il y a quelques années on a justifié pour nous les hauts revenus en nous disant que , sinon, les meilleurs allaient partir. Baliverne. Que ceux qui pensent qu’ils ne sont pas assez payés se tirent. Bon débarras. Il y a du monde derrière qui n’attend que ça. Le problème c’est que les chasseurs de tête cherchent toujours dans le même périmètre, tous comme les agences de casting au cinéma. Résultat : même tête même profil, une belle grande famille de jocrisses.
    Il est urgent que le revenu global des dirigeants soit rebasé sur Salaire Minimum de la boite multiplié X fois. Urgentissime même.
    Et qu’on foute en l’air ce bouclier fiscal qui n’est qu’une vaste entourloupe. Et qu’on taxe monstrueux tous les héritages au dessus de 500 000 Euros.
    Le jour où on cherchera du fric là où il y en a plutôt que dans les poches des pue-la-sueur, on en trouvera.

  • bonbon rose
    bonbon rose
    à croquer
    • Posté à 07h51 le 15/02/2009
    • Internaute 52604
      à croquer

    Comme disait Corylus sur son blog :
    « Il faut goinfrer les grands patrons (pardon les dirigeants à haut potentiel) à coups de parachute doré, stock-option, bonus d’arrivée, prime de départ, retraite chapeau, qui les transforment en parvenus des temps modernes.
    Ceci sous prétexte que la loi de la concurrence leur offre la possibilité d’aller exercer leurs talents sous d’autres cieux.
    Parallèlement on explique aux salariés qu’il est impossible d’augmenter les salaires puisque la loi sur la concurrence permet de trouver des salariés moins payés sur d’autres continents »

    Pour ma part j’ajouterai : Il y a une différence entre être bien payé et être trop payé !

  • luganys
    • Posté à 08h32 le 15/02/2009
    • Internaute 4682

    Quand nous fûmes petit, on nous bassinait les oreilles « que l’homme cherche l’appât du gain », autour de moi ni même moi nous l’avons trouvé ce gain. Ceux qui trouvent les gains on les connaissait ils avaient souvent les bras longs comme les alliens . Maintenant on nous dit ce n’est plus valable car c’est un peu immoral (moraliser la vie financière). L’arbre quand on le plante de travers, il pousse de travers. Maintenant il est trop tard pour le remettre droit.

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 10h15 le 15/02/2009
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    Je suggere de considerer la remuneration de facon plus globale. Dans la mesure ou l’on s’y interesse dans le cadre de la reforme des institutions financieres, il serait possible de revoir les faiblesses du couple dirigeants-actionnaires pour les entreprises cotees en Bourse.

    Pour une societe cotee, les regles du jeu devraient etre totalement transparentes vis a vis des actionnaires (ex pour toute partie non fixe les objectifs fixes sur des criteres... objectifs et mesurables).

    Le systeme de remuneration de l’actionnaire me semble aussi sujet a caution. Le maintien de dividendes en periode de grosses pertes revient a compenser artificiellement une perte de valeur de l’action : quelque part, le management s’est trompe, l’actionnaire s’est trompe sur le jugement du management, mais la fine equipe poursuit sa fuite en avant sans etre franchement punie au niveau personnel.

    Trop de cadeaux mutuels s’accordent en fin d’exercice, au vu des resultats. La motivation a tenir les objectifs serait renforcee si les regles etaient figees en debut d’exercice, les depassements ayant alors plus de chance de profiter a l’entreprise et a la communaute (ie + d’investissements productifs).

    Il existe sans doute d’autres pistes moins naives et plus actionnables, mais a mon sens, il serait utile de profiter de la relative desaffection de la Bourse (bien avant la crise, son poids dans l’economie avait nettement chute) pour la recentrer sur son objet originel, sur les investissements productifs / structurants, moyen-long terme, tout en dissuadant les investissements speculatifs a court terme.

    Un moyen comme un autre de reduire les risques sur l’economie reelle.

    • Guillemette Faure
      Guillemette Faure répond à Stephane MOT
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 20h04 le 15/02/2009
      • Internaute 34
        Journaliste

      La défense des pratiques actuelles passe souvent par « si on n’offre pas ça, les meilleurs vont travailler ailleurs ». Il faudrait donc que ces nouvelles lignes de conduite soient adoptées collectivement.

  • expat
    • Posté à 14h03 le 15/02/2009
    • Internaute 25627

    On peut parler des remunerations de chacun a l’infini, il reste une chose evidente, contrairement a ce qu’on nous serine a longueur d’article, la plupart d’entre nous sont contents d’avoir un travail qui paie les factures et la nourriture, si le travail est interessant c’est un plus, par contre du moment que ces conditions sont remplies, aucun d’entre nous ne va travailler plus ou mieux si son salaire est 10 fois plus eleve, pourquoi ? Parce qu’aucun d’entre nous n’est en mesure de moduler sa perfomence sur un tel registre !
    par contre la demotivation est rapide lorsque certains gagnent des fortunes et d’autres pas assez pour vivre alors qu’ils sont chacun indispensable a la bonne marche de l’entreprise. Bien sur on nous dit les ouvriers sont interchangeables, mais c’est aussi vrai pour les cadres et pour les cadres superieurs (ceux qui se font appeler patrons, mais ne sont apres tout que des employes !).
    Alors pourquoi creer une societe qui favorise les comportements anti-sociaux ?