Eclairage 03/09/2007 à 18h56

L'essentiel de la fusion Suez-GDF en cinq questions

Pascal Riché | Redchef Rue89

S’agit-il d’une privatisation ? Pourquoi Sarkozy a-t-il changé d’avis ? Quelles conséquences sur les prix ? ... L’éclairage de Rue89.


Gérard Mestrallet (Suez) et Jean-François Cirelli (GDF) devant la presse hier (Benoit Tessier/Reuters)

Après des préparatifs mouvementés, le mariage entre Suez et GDF est donc désormais officiel. Il a été confirmé ce matin dans un communiqué commun des deux groupes, après avoir été approuvé dimanche soir par leurs conseils d’administration respectifs. L’Etat, avec 35% du nouveau groupe, conservera une minorité de blocage. De son côté, Suez a accepté de se séparer partiellement de son pôle environnement (eau et déchets) : le nouveau groupe détiendra 35% d’une nouvelle société, Suez environnement. Petit décryptage en cinq questions.

Quel est le sens de la fusion Suez-GDF ?

A l’origine de cette affaire, au début de l’année 2006, il ne s’agissait pas d’un grand projet stratégique, mais, plus prosaïquement, de protéger Suez contre les appétits de l’Italien Enel, qui avait lancé sur lui une OPA hostile. Dominique de Villepin, alors Premier ministre et héraut du « patriotisme économique », avait riposté en annonçant officiellement la fusion de Suez avec GDF.

L’idée de cette fusion n’était pas pour autant tombée de nulle part. Elle était étudiée depuis des mois en coulisse (y compris sous le gouvernement Jospin). Elle n’est pas dénuée de sens dans le contexte actuel, marqué par la hausse du prix du pétrole, les nouvelles normes environnementales et la libéralisation du marché énergétique européen.
Chacun des deux groupes espère résoudre ses difficultés stratégiques en s’adossant à l’autre : GDF, qui possède peu de gisements de gaz, a besoin, pour résister à la concurrence de l’Allemand E.ON et de l’Italien ENI, de s’appuyer sur Suez pour se renforcer à l’étranger et se diversifier.

Suez, de son côté, est au milieu d’une longue mutation : le groupe, dont les activités étaient dominées par l’eau et le traitement des déchets (héritage de la Lyonnaise des eaux), a mis le cap sur l’énergie, pariant sur une poussée de la demande. Mais Suez est encore petit dans ce secteur : son principal actif est aujourd’hui Electrabel, premier fournisseur d’électricité de Belgique.

La fusion des deux groupes donnera naissance à un groupe énergétique « complet » : gaz et électricité (à la fois hydraulique, nucléaire et gazière).

Ce qui motive la fusion, c’est enfin la simple course à la taille. Des investissements énormes sont à prévoir dans les années qui viennent, ce que ne pourront se permettre que les plus gros. Suez-GDF sera le quatrième groupe énergétique mondial, en valeur boursière.

S’agit-il d’une privatisation de GDF ?

L’Etat passe de 80% de GDF à 35% dans le capital du nouveau groupe. Difficile de ne pas y voir une privatisation. L’Elysée insiste toutefois sur le maintien d’une confortable minorité de blocage : avec d’autres actionnaires (Areva, Caisse des dépôts...), la sphère publique détiendra 40% du capital du nouveau groupe. « Nous avons le contrôle, nous gardons la stratégie », a assuré lundi le Premier ministre François Fillon...

Toute décision stratégique devra avoir l’aval de l’Etat. Au point que certains parlent d’une... nationalisation de Suez. « L’étiquette publique collera donc longtemps au nouveau groupe, détenu à plus d’un tiers par l’Etat français, et pourrait le gêner dans ses développements internationaux », lit-on ainsi dans le Figaro de lundi.

Pourquoi Sarkozy a-t-il changé d’avis sur le sujet ?

Regardez cette vidéo :

Amusant, non ? Pendant plusieurs mois, en 2006, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy s’était opposé au projet de fusion ; des parlementaires UMP s’étaient également arc-boutés, au nom de la défense des consommateurs (ils craignaient l’augmentation des tarifs du gaz).

A l’époque, il s’agissait surtout pour Sarkozy de mettre des bâtons dans les roues de son rival Dominique de Villepin, et accessoirement de respecter l’engagement qu’il avait pris en 2004 de ne pas privatiser GDF (voir la vidéo), alors qu’il était ministre de l’Economie.

Une fois Villepin éliminé du paysage présidentiel, Nicolas Sarkozy a retrouvé des vertus au projet, ce dernier étant jugé crucial par la plupart des analystes du secteur de l’énergie.

Pourquoi Sarkozy a-t-il demandé à Suez de céder partiellement sa branche environnement ?

L’argument mis en avant, c’est de dessiner un groupe « plus cohérent », car « spécialisé dans l’énergie ». Mais la raison première de cette manoeuvre est un bête problème de calcul des valorisations des deux groupes. Initialement, il était question d’un échange d’actions sur la base d’une action Suez contre une GDF, assorti d’un versement d’un dividende exceptionnel d’un euro par action Suez. Problème : entretemps, l’action Suez a progressé, creusant l’écart avec GDF. Suez pesait lundi plus de 51 milliards d’euros, contre 35 milliards pour GDF.

Dès lors, il fallait soit se résigner à ce que l’Etat descende en dessous de 34% du capital du nouveau groupe, soit verser un énorme « dividende exceptionnel » aux actionnaires de Suez, soit demander à Suez de « maigrir ». C’est cette dernière solution qui a été retenue. Nicolas Sarkozy tenait à ce que l’Etat conserve la minorité de blocage, mais refusait de payer des fortunes pour parvenir à ce résultat.

Mais ce démantellement de Suez ne ravit pas tout le monde, à commencer par les 57000 salariés de sa branche environnement. La CFDT, qui soutenait jusque là l’idée du rapprochement avec GDF, proteste : « L’engagement qui avait été fait vis-à-vis des 60000 salariés de Suez, c’était qu’on ne couperait pas leur entreprise en morceaux, or c’est ce qu’on fait », a constaté son secrétaire général, François Chérèque, sur RTL. Selon lui, la cession de ce pôle de Suez (eau, déchets...) représente un enjeu énorme au niveau environnemental : « On va mettre ça à la Bourse, aux prédateurs financiers. »

Les architectes initiaux avaient pourtant imaginé des coopérations importantes entre GDF et la branche environnement de Suez. Ne serait-ce que parce que les compteurs d’eau et de gaz se trouvent au même endroit, et que les 116000 kilomètres de tuyaux de Suez courent le long de ceux de GDF...

Le consommateur va-t-il payer son gaz ou son électricité plus cher ?

Une partie de la gauche craint que la privatisation de GDF ne soit néfaste au consommateur. Ils jugent que cette opération accélèrera la fin des tarifs régulés. « Les prix resteront contrôlés par l’Etat », a répété hier Jean-François Cirelli, le patron de GDF.

Dans les négociations de contrats d’approvisionnement, arguent par ailleurs les pessimistes, l’Etat ne pourra plus peser comme il le faisait pour obtenir les meilleurs conditions, de longue durée, des pays producteurs. Les tarifs seront donc plus sensibles aux cours des hydrocarbures au jour le jour.

Les défenseurs de la fusion, à l’inverse, affirment que la concurrence avec EDF, à terme, profitera au consommateur d’électricité. Mais personne ne s’attend vraiment à une guerre des prix, tant les liens entre GDF et EDF restent forts.

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  • 56 réactions
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  • Anonyme

    « Toute décision stratégique devra avoir l’aval de l’Etat. Au point que certains parlent d’une... nationalisation de Suez. “L’étiquette publique collera donc longtemps au nouveau groupe, détenu à plus d’un tiers par l’Etat français, et pourrait le gêner dans ses développements internationaux”, lit-on ainsi dans le Figaro de lundi. »

    C’est un peu comme le 2eme tour des législatives :
    « L’Etat Français » perd 40 députés...( rire )

    • Anonyme

      Sarkozy était contre du temps de Villepin ..il est pour maintenant.
      Girouette toujours appréciée des connards à 71/100 ?
      Je voudrais voir.

    • Anonyme

      le problème c’est que sarko n’est ni CLAIR, ni SIMPLE, ni NET...

      sauf dans le figaro !

      • perso69man
        • Posté à 08h33 le 05/09/2007
        • Internaute 15227

        Avec quelques compétences, il est devenu en quelques années le plus décomplexé des menteurs. C’est le peuple et la république qui trinquent dit-on.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 20h53 le 03/09/2007
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    La fusion Suez-GDF : un exemple de plus, éclairant, de la formidable entreprise de démantèlement de nos services publics lancée sans le moindre scrupule par le nouveau régime en place.

    Syndicats et population semblent tétanisés, sans réaction, devant cette désintégration de leurs acquis sociaux. Pour combien de temps ? Nul ne le sait.

    En attendant, un désastre et une honte dont nous sommes TOUS responsables.

    • Anonyme répond à Le Yéti

      JE ne suis pas responsable. JE ne suis pas au PS et n’ai pas été signé au sommet européen de Barcelone pour un marché libéralisé de l’énergie.La défaite du PS c’est peut-être cela aussi : d’avoir pendant leur gouvernance dit blanc à Paris, à l’assemblée nationale.... et dit noir dans les rencontres européennes ! ! ! ! On a bien fait de voter NON à cette Europe là on le comprend maintenant.Odile

      • Le Yéti
        Le Yéti
        yetiblog.org
        • Posté à 07h04 le 04/09/2007
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        Une de nos principales responsabilités est de nous accrocher à ce NON au référendum sur le projet de Constitution européenne, comme si cette victoire était une fin en soi et valait quitus à chacun des « vainqueurs » de ce qui allait se passer ensuite. (On a vu ce qui en a été, à gauche, lors des élections présidentielles : un mauvais sketch comique !)

        Une autre de nos responsabilités est de nous défausser sur un autre, le PS en l’occurrence, bouc émissaire facile (et un peu niais) de nos démissions.

        La responsabilité ultime, quand on arrive à un tel état de désagrégation de la société dans laquelle nous vivons, à laquelle nous prétendons participer, c’est de ne pas se sentir responsable.

         
        • Anonyme répond à Le Yéti

          machin
          re-regarde la vidéo

        • Anonyme répond à Le Yéti

          Est ce que le non répondait à la question posée de la constitution ?
          Le non ne répondait-il pas au contenu du traité de maastrich appliqué ! ...
          à la concurrence effrénée et au loi du marché.
          Beaucoup de votants n’aient compris qu’il contenait cela , on les avait (PS compris )berné comme beaucoup tentait de le faire pour le vote de la constitution européenne. En votant oui chaque fois c’était qu’on était pour la construction de l’Europe pas pour le contenu des textes présentés.
          Quant à l’exploitation du succès du non à la constitution comment en tirer partie ?
          Quant au raccourci de Sarkozy c’est pour ne pas poser le vrai problème aux citoyens européens

        2 autres commentaires
      • Anonyme

        Le président de la république, c’est-à-dire Chirac, était aussi à Barcelone et signataire de l’accord concernant la libération du marché de l’énergie.

    • Anonyme répond à Le Yéti

      Tu as mal lu, la fusion était déjà en projet sous Jospin...

    • Anonyme répond à Le Yéti

      Tu as mal lu, la fusion était déjà en projet sous Jospin...

  • fleur
    • Posté à 19h52 le 03/09/2007
    • Internaute 14974

    Habitant en Allemagne, où les groupes gaz/électricité/eau sont tous privatisés, je peux vous affirmer que c’est une catastrophe ! Nous avons eu des hausses soudaines de 14% sous des prétextes fallacieux ! Il a fallu que des milliers de consommateurs montent sur les barricades, forment des associations de défense qui refusent de payer l’augmentation (aidés en cela par des avocats bénévoles) pour que le gouvernement se mette à « recommander » (et non interdire) aux groupes de ne plus augmenter autant les prix. Car des membres de la commission de contrôle fédérale des « cartels » (Kartellamt) et certains juges étaient achetés par ces groupes (ils y ont eu plus tard debeaux postes !). Le capitalisme sauvage est une réalité ! Alors, bon courage pour l’avenir en France

    • Anonyme répond à fleur

      Même chose en Belgique.

    • Anonyme répond à fleur

      > Habitant en Allemagne, (...) Il a fallu que des
      > milliers de consommateurs montent sur les
      > barricades,

      C’était dans les années 30 ?
      Sinon, je n’ai rien de vu de tel récemment en Allemagne...

      • spin590
        • Posté à 10h14 le 04/09/2007
        • Internaute 12856

        Bonjour bel(lle) anonyme. Commencez-vous à comprendre à quoi peuvent servir les « amis » de la presse et des médias ? Allez sur des sites allemands ou belges et vous constaterez que les années 30 peuvent parfois être de retour, et ceci sans qu’à votre porte vous n’en ayez la moindre idée. Ceci sans porter d’avis sur cette « privatision » du pôle environnemental de Suez.

      • Anonyme

        « vous n’avez rien vu de tel récemment »
        A la télé ? ? ? ?
        Si vous parlez de la télé n’oubliez pas que l’on vous montre ce que l’on veut vous montrer tout simplement... et plus ça va pire c’est.
        En effet, je pense qu’il faut naviguer sur le web pour s’informer. Ce n’est pas TF1 ou France 2 qui font du vrai journalisme d’investigation.

  • Anonyme

    De fait, cela signifie la privatisation de GDF. Ce sont les consommateurs qui vont être contents !
    Où je me félicite d’être au tout électrique !
    « Les prix resteront contrôlés par l’Etat. » Mais bien sûr !

    Thomas GREDAT

    • Anonyme

      « Où je me félicite d’être au tout électrique »

      Avec une éolienne et des panneaux photovoltaiques sure toit ?
      Parce qu’EDF a aussi été en partie privatisé non ?

      • Anonyme

        Ces deux projets n’étant pas d’actualité, je ne paie que ce que je consomme : peu.
        A part ça : si je me félicite d’être au tout électrique, ce n’est pas CONTRE ceux qui ne le sont pas. Si c’était EDF qui avait fusionné avec une autre entreprise, je me féliciterais moins.
        Du reste, qui nous dit qu’un tel projet n’est pas à l’étude ? L’électricité est privatisée aux States, non ? Donc, le Rase-moquette de La Lanterne fera pareil en France. Avec les mêmes beaux résultats qu’aux Etats-Unis.

        T. G.

         
        • Anonyme

          Ne vous réjouissez pas trop vite d’être au tout électrique Thomas. L’ouverture à la concurrence de l’électricité est une réalité et les tarifs régulés d’EDF ne le seront pas éternellement.

          A court ou moyren terme, le marché de l’énergie sera complètement « libéré » en Europe. Les consommateurs vont trinquer et seuls une petite minorité s’en mettra plein les poches.

          Comme d’hab !

          • Succédané
            Succédané
            Qui n'est pas mais pourrait l' (...)
            • Posté à 13h12 le 04/09/2007
            • Internaute 13938
              Qui n'est pas mais pourrait l' (...)

            Ce schéma risque bien de se produire.
            Aujourd’hui on nous dit que le courant français est le moins cher d’Europe grace au nucléaire mais demain quand EDF sera privatisé on commencera à inclure dans les coûts de production le démantèlement des vieilles unités et le stokage des déchets, c’est peut être alors que l’on aura le courant le plus cher d’Europe....

            • Servais-Jean
              Servais-Jean répond à Succédané
              43
              • Posté à 03h42 le 06/09/2007
              • Internaute 4591
                43

              Le démantèlement des centrales nucléaires ainsi que la gestion des déchets ainsi que la recherche pour résoudre le problème des déchets sont, depuis le début de la constroction de ces centrales, inclus dans le prix de reviens donc dans le prix de vente du Kwh.
              S’informer avant de parler !

              • michelle_billaud
                • Posté à 09h01 le 07/09/2007
                • Internaute 15989

                bonjour, je vous trouve bien démoralisant ! ! ! certes nous perdons nos valeurs françaises au détriment de l’europe, mais qui va pouvoir me dire combien coute net un kw en Espagne en Italie, bien entendu en France « tarif standard » car la France a bien des tarifs. Quant au Gaz idem combien coute t-il chez nos voisins ? Et puis si nous devons en arriver aux extrêmes, combien coute les panneaux solaires et peut on chauffer une maison de cette façon. merci et bonne journée.

          • Anonyme

            Vous m’avez mal lu, ou quoi ?

            T. G.

        5 autres commentaires
  • Anonyme

    « Le patriotisme économique ». Cet argument me hérisse le poil. En quoi ca nous concerne qu’une entreprise privée comme Suez soit rachetée par des italiens, des américains ou des japonais ? De toute facon elle est privée cette entreprise. Si on veut du vrai patriotisme économique, on a qu’à nationaliser ! Là, on fait le contraire, c’est quand même incroyable.

  • Choucroute
    • Posté à 21h29 le 03/09/2007
    • Internaute 13844

    Assurément non, de la même manière que GDF n’a pas été privatisé. Les promesses de N. Sarkozy c’est bien connu sont toujours tenues. C’est clair, c’est net, c’est précis. Bon courage à tous les abonnés qui ont déjà subi récemment une hausse importante des tarifs.

  • Anonyme

    Franco-Français à l’heure ou l’Europe ne joue pas particulièrement collectif.

    Il aurait été beaucoup plus judicieux de voir ce qui pouvait être fait avec nos collègues Européens plutôt que de recourir à notre sport national :
    le meccano industriel.

    Lien

  • Anonyme

    Depuis des années, les fonds de pension US actionnaires de Suez demandaient la cession du pole Environnement. Mestrallet s’y était toujours refusé.

    Parce que pour des raisons bassement politiciennes on a temporisé, ca coute plus cher. L’Etat n’a pas les moyens de sa politique, on va exaucer un voeux des fonds de pension. Merveilleux...

    • spin590
      • Posté à 12h25 le 04/09/2007
      • Internaute 12856

      Vous avez vu le vrai « fond » du problème. Une entreprise énergétique au niveau de ses concurrents internationaux, pourquoi pas, si nos services publics peuvent continuer à « regarder ». Par contre que notre bannière environnementale passe sous le contrôle de fonds dont le seul objectif est la rentabilité de l’action, c’est grave. Pourquoi ne pas faire de même avec la santé. L’euthanasie deviendrait vite, et comme par miracle, tout à fait légale.
      Toujours agiter visiblement la main droite, pour que la gauche puisse tranquillement et d’une façon quasiment invisible nous asséner la claque que nous méritons de par notre approbation à tout ce qui flatte notre démagogique égoïsme.

      • Anonyme répond à spin590

        « Toujours agiter visiblement la main droite, pour que la gauche puisse tranquillement et d’une façon quasiment invisible “

        Tu aurais du inverser : ‘ agiter la main gauche, pour que la droite .....’
        Et c’est ce qu’il se passe ! ! !

  • Anonyme

    J’avoue etre assez perplexe face à toutes ces réactions pele mele, quelques précisions

    -oui les tarifs sont fixés par l’Etat,comme c’était le cas il y a peu encore pour EDF, mais plus pour longtemps puisque la France est en retard dans le processus communautaire de libéralisation

    - il faut arrêter de croire que les énergies fossiles vont pouvoir demeurer à un niveau de prix raisonnable : ce qui est rare est cher et pour trouver de nouveaux gisements il faut investir plus et donc au final augmenter les prix
    c’est toute la structure de notre consommation énergétique qu’il faut revoir !
    - le vrai pb de ce nouveau groupe c’est surtout la faiblesse actuelle des énergies renouvelables

    - le maintien des tarifs régulés en Espagne est une catastrophe et provoque un déficit de plus en plus important
    - que les malins qui pensaient à une fusion avec EDF n’ont vraiment rien compris à la politique européenne de la concurrence
    - que mine de rien avoir 4 grands énergéticiens en France n’est pas si mal
    - les employés de GDF en France sont protégés par leur statut, par contre, ce sont les contractuels en particulier dans les filières à l’étranger qui vont faire les frais de la fusion

    quelques mots pcq il ne faut pas croire tout ce que dit le 20h !

    bonne soirée

    • Anonyme

      « -oui les tarifs sont fixés par l’Etat,comme c’était le cas il y a peu encore pour EDF, »

      Non, c’est fini. Il est déjà aujourd’hui assez difficile d’obtenir le tarif réglementé, et ce sera impossible dans 2 ans.

      « la France est en retard dans le processus communautaire de libéralisation »

      Et c’est un mal ?

      « c’est toute la structure de notre consommation énergétique qu’il faut revoir ! »

      Ca, c’est exact mais c’est un autre problème...

      « - le maintien des tarifs régulés en Espagne est une catastrophe et provoque un déficit de plus en plus important »

      Quel rapport ? On nous vante la seconde place mondiale d’EDF et la quatrième du nouveau groupe, places acquises avec des tarifs régulés...
      Les tarifs régulés n’ont jamais signifié déficit pour l’opérateur, mais simplement garantie pour le consommateur. Et dans le cas d’une entreprise nationalisée, ça signifiait en plus que le tarif tenait compte des 15 à 20% de dividendes aux actionnaires économisés (soit non versés, soit versés aux caisses de l’état, et donc récupérés par la bande par les citoyens).

      Les tarifs dérégulés aux Etats-Unis, en Allemagne, en Angleterre, etc. sont une catastrophe, et provoquent de très gros bénéfices pour les fonds de pensions américains. Sur le dos des consommateurs.

      « quelques mots pcq il ne faut pas croire tout ce que dit le 20h ! »

      Le Figaro et Les Echos, c’est mieux ?

      • Gabin2012
        • Posté à 11h33 le 04/09/2007
        • Internaute 15798

        Intéressant ce petit débat, notamment sur 2 points :

        « la France est en retard dans le processus communautaire de libéralisation »
        Et c’est un mal ?

        « c’est toute la structure de notre consommation énergétique qu’il faut revoir ! »
        Ca, c’est exact mais c’est un autre problème...

        Alors :
        1) Oui c’est mal, dans le sens où c’est obligatoire puisque légiféré au niveau Européen, à moins que la Loi soit une vilaine notion bourgeoise et son respect une vilénie.

        2)Non, ce n’est pas un autre problème ! ! On est en plein dedans au contraire. Le prix de l’énergie en France est trop bas, et il est inéluctable (et souhaitable pour l’environnement et donc pour l’homme à long voire moyen terme, même si ça cause un problème à court terme) qu’il remonte. Lier cette fusion à l’augmentation des prix est une ânerie.
        Il serait en tout cas temps qu’on réalise qu’à court terme, protection de l’environnement et prix bas de l’énergie (fossile) pour tous sont incompatibles. Il va donc falloir faire un choix.

        Lien

  • Anonyme

    N’oublions pas que le 116000 Km de tuyaux présentés ici comme appartenant à Suez appartiennent en fait aux collectivités donc à nous.

    Ils ne sont que des gestionnaires de réseau via des contrats de délégation de service public.

  • Servais-Jean
    • Posté à 01h56 le 04/09/2007
    • Internaute 4591
      43

    Les liens entre EDF et GDF sont tellement forts que les agents EDF et GDF sont comptabilisés au pourcentage de ce qu’ils font pour l’une ou l’autre entreprise. Un agent peut-ètre 60%EDF et 40%GDF. La question qui se pose, et dont personne ne parle, est, que vont devenir ces parts d’agent ? Qui déterminera celui qui partira. Car bien sûr qu’au moins 30% d’agents actuellement mixtes devront partir chez Suez, la charge de travail ne permettant plus de les garder à EDF.

    Un autre problème encore plus inquiétant : Les concessions gaz et électricité sont gérées par les communes ou les syndicats intercommunaux. Ce sont eux qui choisissent le concessionnaire et ils peuvent ètre eux mêmes leur propre concessionnaire par le biais de régies (Bordeaux...). Cela provoquera une atomisation de la distribution d’énergie, comme c’était avant la nationalisation il y a 60 ans.

  • LB
    LB
    • Posté à 02h41 le 04/09/2007
    • Internaute 12995

    Coucou,
    L’Europe demande une « concurrence »... La France était en retard a ce sujet... Malheureusement c’est nous qui allons trinquer...

  • Anonyme

    C’est un peu facile de taper sur la droite quand la gauche a, elle aussi, largement privatisé (quand Jospin était aux commandes).

    Ceci dit dans le cas de l’énergie, on peut se demander si les privatisations seront bénéfiques : on a vu les dégâts causés par la dérégulation aux Etats-Unis et au Canada - les black-out -.

    Le problème est structurel : à l’heure où on essaye de faire des économies d’énergie et de promouvoir les énergies nouvelles, la mise en concurrence de réseaux multiples risque de multiplier les infrastructures, très coûteuses, et de louper des économies d’échelle : autant d’argent perdu pour d’autres alternatives. Le manque de synergie entre réseaux pourrait être néfaste pour le consommateur.

    En tout cas, si ça part en couille, un pas de plus aura été fait contre l’idée européenne : la facture d’électricité, c’est sacré.

    • Cirdec
      Cirdec
      Cadre qui commence à comprendre (...)
      • Posté à 18h08 le 04/09/2007
      • Internaute 8798
        Cadre qui commence à comprendre (...)

      Le problème de l’impossibilité de privatiser un service de l’énergie, vient aussi du fait qu’il est impossible de la stocker ; en conséquence, il est nécessaire de disposer de capacités de production largement supérieures, afin de faire face à une demande plus forte que la normale. Or, qui dans le privé va se permettre de garder des capacités de production inutiles ?

  • adaunis
    • Posté à 07h47 le 04/09/2007
    • Internaute 4255

    Et oui, ça gaz ! Tout en 100 jours.
    De mensonges en mensonges, dénis divers, reniements successifs, le petit Nicolas ajoute a son palmarés de grimaces le « nez » de Pinocchio.

    Comme le dit très justement CA de 00h33 :
    « 116000 Km de tuyaux d’eau en fait aux collectivités donc à nous. Suez et ses filiales ne sont que des gestionnaires de réseau via des contrats de délégation de service public. »

    Et Jean Servais dans la nuit, rappelle les difficultés de gestion des personnels EDF GDF, (un peu électicité, un peu gaz). Un grand « bordel » en devenir, et de la « casse » une fois de plus.
    En résumé on peu en déduire qu’il y a : « DE L’EAU DANS LE GAZ ».

  • nathalie.ohana
    nathalie.ohana
    (tant de choses)
    • Posté à 08h09 le 04/09/2007
    • Internaute 13690
      (tant de choses)

    Je remercie encore une fois Rue89 et Pascal R. pour cette clarification qui, comme il y a quelques semaines avec « l’injection de liquidités » nous permet de mieux comprendre un sujet généralement par trop obscur.

  • Anonyme

    moi tout ce que je connais de Suez dans ma peteite commune rurale c’est qu’il a troqué avec l’autre croquemitaine Véolia les marchés de l’eau et des ordures. En fait l’un a repris le marché de l’autre et inversement. Résultat énormes augmentations de l’eau délire des investissements choix des solutions les plus onéreuses pour véolia. Pour Suez encore plus grand délire, la facture des ordures a été multipliée par quatre, de plus les propriétaires sont transformés contre leur gré en percepteurs pour environ 50% de la facture de leur locataire, sous prétexte écolo on nous oblige à trier de façon très contraignante et ainsi nous devenons des fournisseurs de matière première pour les industries de la récupération. En Bref ces boites qui vivent de la commande publique enrichissent induemment leurs actionnaires ont des croissances démesurées et aucune considération pour le citoyen, pourquoi sont-elles toujours aussi favorisées ?

  • Anonyme

    Signez la pétition du syndicat CGT contre la fusion gaz de France/Suez :

    Lien

    Lien

    • Anonyme

      Fainéant !

      Il y a tellement de clichés et de fantasmes dans ces commentaires qu’un de plus...

    • Anonyme

      Fainéant !

      Il y a tellement de clichés et de fantasmes dans ces commentaires qu’un de plus...

  • Anonyme

    Signez la pétition du syndicat CGT contre la fusion gaz de France/Suez :

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  • Anonyme

    Signez la pétition du syndicat CGT contre la fusion gaz de France/Suez :

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  • Anonyme

    Ben au moins on peut être contents, la privation ça fait baisser les impôts non ? (mdr)

  • Anonyme

    A DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE
    Quelques petits conseils pour éviter les surprises à
    partir du 1er juillet 2007
    En effet, à cette date le marché de l’électricité et du gaz sera ouvert à la concurrence de part la
    volonté de nos « dirigeants » et de Bruxelles et beaucoup de monde risque de se faire piéger.
    Un premier conseil : ne cédez pas aux sirènes téléphoniques et autres démarchages, même et
    surtout de la part d’EDF et/ou de Gaz de France.
    Pour info
    Les fournisseurs Electricité :
    - ALTERNA
    - COMP. NAT. DU RHONE (SUEZ)
    - DIRECT-ENERGIE SA
    - EDF
    - ELECTRABEL France (SUEZ)
    - ELECTRICITE DE STRASBOURG
    - ENDESA ENERGIA
    - ENERCOOP
    - GAZ DE France
    - GAZ ELECTRICITE DE GRENOBLE
    - OUEST ENERGIE
    - POWEO
    - SIGEXY
    - SOREGIES
    - USINE ELECTRIQUE DE METZ
    Les fournisseurs Gaz :
    - ALTERGAZ
    - BP GAS & POWER
    - DISTRIGAZ
    - EDF
    - ELECTRABEL
    - ENI
    - E.ON GROUP
    - GAS NATURAL
    - GAZ DE FRANCE
    - GAZ DE PARIS
    - HYDRO ENERGY
    - IBERDROLA
    - POWEO
    - SOTEG
    - TOTAL
    - WINGAS
    Listes mises à jour régulièrement à consulter sur Lien
    1) TARIF REGULE, ELIGIBILITE ET TARIF
    CONCURRENTIEL
    Au 1/07/07, vous aurez le choix entre :
    - le tarif régulé (comme aujourd’hui) où l’Etat fixe les prix (peu de fluctuation car suit
    en général le coût de la vie),
    - faire jouer votre « éligibilité », c’est à dire choisir le marché, faire jouer la concurrence.
    Si vous faites jouer votre éligibilité, donc vous choisissez
    de faire jouer la concurrence, vous ne pourrez plus jamais
    revenir au tarif régulé.
    Faites surtout attention aux offres EDF ou Gaz de France car ces 2 entreprises, étant
    opérateur historique, sont les seules (avec Elec. de Strasbourg et de Grenoble, Usine de Metz)
    à conserver 2 types de tarifs, le régulé et le concurrentiel. Alors il se peut que vous soyez
    contactés par EDF ou GDF (surtout GDF) pour vous entendre dire :
    - « venez chez nous, on vous fera un contrat unique, vous n’aurez qu’une seule facture,
    vous aurez des avantages (diagnostics gratuits d’installation, l’énergie moins chère,
    une cafetière offerte, …) et dès la signature, votre facture baissera de X %… »
    Aujourd’hui, EDF et Gaz de France sont devenues des Sociétés Anonymes (merci Nicolas),
    avec des actionnaires à rétribuer. Vous comprendrez donc aisément qu’elles ont intérêt à ce
    qu’un maximum de leurs clients quittent le tarif régulé.
    Programme ou offre alléchants, mais danger, même en
    choisissant un contrat de type concurrentiel d’EDF ou de
    GDF, vous faites jouer votre éligibilité, donc, FINI le tarif
    régulé. Et à titre d’exemple, si pour vous appâter on vous offre un diagnostic de votre
    installation et qu’on trouve des défauts, vous serez obligés d’y remédier à titre onéreux.
    Qu’arrivera-t-il si vous quittez le tarif régulé ?
    Un seul exemple, celui de l’hôpital de Besançon.
    En 2004, le directeur, envoûté par les sirènes d’ENDESA, quitte EDF et le tarif régulé.
    Première année, pas de problème, - 10% sur la facture d’électricité, on se frotte les mains, y a
    pas à dire, la concurrence et le marché ç’à a du bon.
    2ème année, patatras, + 70% sur la facture ENDESA (comme pour les assurances et tout le reste,
    il faut lire les petites lignes).
    Notre directeur d’hôpital, se disant que l’on ne l’y reprendrait pas de sitôt, demande son retour
    à EDF.
    Mr EDF lui répond : « volontiers Monsieur, nous vous faisons une offre à 10% de moins que
    ENDESA »
    - « Quoi ? mais avant je payais tant ! ! ! »
    - « Oui mais cela, c’était le tarif régulé. Et comme vous avez fait jouer votre éligibilité,
    vous ne pouvez pas revenir au tarif régulé ! »
    - donc résultat des courses, + 50% en 2 ans.
    Pour la petite histoire, qui a subi les conséquences de la décision du directeur ?
    - les usagers car on a du fermer des lits,
    - le personnel soignant car on a du supprimer des postes suite à l’augmentation des
    dépenses budgétaires que l’opération a entraîné.
    ALORS CONSEIL :
    - si on vous appelle d’EDF ou de Gaz de France pour
    vous faire une offre commerciale, c’est NIET. « MOI,
    JE RESTE AU TARIF REGULE ».
    - Si c’est les autres, la décence minimum
    m’empêche de vous suggérer une des multiples
    réponses possibles bien senties !
    2) LA NOTION DE POINT DE LIVRAISON
    ATTENTION, jusqu’à aujourd’hui, un abonnement à l’électricité et au gaz était contracté par une
    personne physique ou morale. Demain, c’est à dire le 1er juillet, c’est la notion de point de livraison qui
    prévaudra.
    Ça veut dire quoi ?
    - Après le 1er juillet, vous décidez d’acheter une maison ou un appartement. Si le vendeur était
    resté à EDF et/ou GDF régulé, pas de problème. Par contre, si votre vendeur avait fait jouer
    son éligibilité, donc qu’il a quitté EDF et/ou GDF tarif régulé, vous ne pouvez pas prétendre au
    tarif régulé, car c’est la notion de point de livraison qui est prise en compte.
    - Plus grave, idem pour le locatif. C’est à dire que si vous déménagez et que vous êtes en
    locatif (OPAC, privé…), vérifiez bien où votre prédécesseur dans le logement se fournissait
    car la aussi, si un locataire décide de quitter le tarif régulé, c’est le logement qui quitte
    définitivement ce tarif (attention encore, s’il vous dit qu’il était à EDF et/ou GDF, cela ne dit
    pas à quel tarif il était).
    - Cela vaut pour le bailleur de logement qui risque d’avoir des difficultés ultérieures à louer ses
    logement qui ne seront plus au tarif régulé (d’autant plus qu’actuellement la loi sur la
    concurrence libre et non faussée lui interdit d’imposer à un de ses locataires de se fournir ici
    plutôt que là).
    3) LE 1er JUILLET 2010
    ET ENFIN POUR TERMINER, LE COUP DU CHAPEAU.
    A compter de cette date, que vous accédiez à la propriété ou que vous changiez de résidence
    en locatif, vous n’aurez plus droit au tarif régulé.
    4) LES COUPURES POUR IMPAYES
    Que vous choisissiez n’importe quel fournisseur et n’importe quel tarif, c’est une nouvelle entreprise,
    filiale commune à EDF et Gaz de France, qui s’appelle depuis 2004, EDF-Gaz de France Distribution,
    EGD en abrégé interne, qui est en charge de :
    - la construction du réseau et du branchement pour vous raccorder,
    - l’entretien et le renforcement de ce même réseau,
    - le dépannage aussi bien électrique que gaz,
    - le relevé des consommations, facturé au fournisseur,
    - et toutes les interventions annexes tel augmentation de puissance sur les disjoncteurs,
    coupures pour impayés, facturés au fournisseur.
    Et la, de par ma position professionnelle, j’assiste à des trucs pas piqués des hannetons. Je vous prie
    de me croire que certains fournisseurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère envers leurs clients
    mauvais payeurs.
    5) EN GUISE DE CONCLUSION
    Vous pouvez le constater, c’est un « beau » service public de l’énergie que nous ont concocté
    Bruxelles, le Gouvernement et la majorité de l’Assemblée et du Sénat sortants. Et encore, grâce à
    l’action des agents d’EDF-GDF et d’un petit nombre de parlementaires, vous avez évité le pire.
    Mais le pire est peut-être à venir car rien n’est acquis définitivement. Il n’y a pas non plus à se résigner
    à cette casse, il y aura du grain à moudre avec le mécontentement qui va naître.
    Petite anecdote : en 2006, devant le tollé soulevé auprès des industriels et professionnels, mais aussi
    des communes qui elles aussi sont de ce cas, par l’augmentation de près de 70% du prix de
    l’électricité dérégulée et à l’injonction du MEDEF et de la CGPME, le Gouvernement Villepin a mis en
    place un truc dégueulasse. C’est à dire que pendant 2 ans, EDF rembourse, aux fournisseurs
    indélicats, 30% des 70% d’augmentation qu’ont subi ces patrons. En clair, cela signifie que vous,
    petits usagers, payez par l’intermédiaire de votre facture EDF, à des sociétés comme POWEO, Suez
    et autres, la différence entre les rabais qu’elles consentent à leurs gros clients pour ne pas les perdre.
    ETONNiFIANT NON ?

    • Anonyme

      Bravo, je n’aurai pas pu l’expliquer d’une meilleure façon, si ce n’est : encore une fois on c’est bien fait avoir, et merci Mr Sarkozy ! !

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