Temoignage 10/02/2009 à 16h42

WC bouchés et chauffage cassé : quotidien d'un lycée vétuste


Le 25 septembre 2007, Rue89 publiait un article sur le lycée de l’Enna, à Saint-Denis qui, trois semaines après la rentrée, attendait encore le recrutement de 12% de ses profs.

Un an et demi plus tard, deux enseignants de ce lycée de Seine-Saint-Denis ont repris contact pour raconter, avec moult témoignages de leurs collègues, la précarité des conditions dans lesquelles les cours se déroulent, et le délabrement de l’établissement.

Depuis le 3 février, les personnels du lycée Enna de Saint-Denis sont en grève, ils n’acceptent plus leurs conditions de travail. En effet, cet établissement a des locaux délabrés et souffre d’un manque de personnel et de moyens. Il ne fonctionne correctement que par la persévérance des équipes pédagogiques très investies.

Mme R., professeur de lettres, depuis quinze ans au lycée, constate que la situation dure depuis des années :

« Notre lycée possède un statut particulier, puisque nous partageons des locaux avec l’IUFM : les murs appartiennent à l’Etat tandis que le fonctionnement du lycée est assuré par la région. Depuis des années, ces deux instances se renvoient la responsabilité et laissent pourrir la situation.

Il y a six ans déjà, nous avions fait une grève de trois semaines pour réclamer des moyens pour le lycée. L’Etat et la région nous avaient promis de signer une convention. Mais les promesses n’ont pas été tenues. Suite à notre grève, nous n’avions obtenu que la mise aux normes du système incendie, alors inexistant ! »

Des examens par 5°C

M. R., professeur d’électrotechnique, s’indigne :

« Le chauffage du lycée est vétuste. Dans les ateliers, cet hiver, j’ai dû faire passer les examens pratiques de mes élèves par des températures inférieures à 5°C ! Pendant la vague des grands froids, les collègues de structures métalliques ont dû user de leur droit de retrait, car les élèves étaient engourdis et risquaient de se blesser ! »

« Dans nos salles », ajoute M. M., professeur de français, « la température ne dépasse pas 15°C, obligeant les élèves à garder leur manteau et même leur écharpe. »

M. T., professeur de structures métalliques, rappelle qu’il n’existe « aucun local pour que les élèves puissent se changer » :

« Ils sont obligés de mettre leur tenues de travail au milieu de l’atelier. Quant aux toilettes, elles se dégradaient tellement et dégageaient une telle puanteur qu’elles ont été condamnées l’année dernière. La plomberie est hors service. Les élèves sont obligés de traverser tout le bâtiment pour aller trouver des toilettes. »

Les fenêtres sont vétustes et dangereuses. Mme. K., professeur de lettres-histoire, précise :

« Au premier étage, nous sommes obligés de déplacer des élèves proches des fenêtres parce qu’elles s’ouvrent brutalement sous l’effet du vent. L’année dernière, l’une d’entre elles est tombée sur les tables, heureusement inoccupées à cette heure-là. La seule solution est de les sceller. Toute aération est alors impossible. »

M. J., CPE, insiste sur l’absence de salle de permanence :

« Les élèves n’ont pas d’espace pour travailler et pour préparer leur examen dans de bonnes conditions. De plus ils n’ont pas de foyer et donc aucun lieu de vie. »

Mme B., professeur de communication technique, regrette qu’il n’existe « aucun accès à un réseau Internet pédagogique. Les programmes insistent sur l’innovation. Or, nous travaillons dans des conditions archaïques ».

Les profs font eux-mêmes les travaux

Un exemple frappant du manque de moyens pour Mme L. :

« Dans notre salle d’arts appliqués, souvent, depuis trois ans, nous sommes contraints d’effectuer par nous-mêmes des travaux de réfection. »

D’une manière générale, tous les enseignants déplorent un manque de personnel d’entretien.

« Accompagnés de parents d’élèves », rappelle Mme R., professeur d’espagnol, « nous sommes allés au rectorat pour faire entendre nos revendications. Nous n’avons même pas pu entrer dans le hall et avons été contraints d’attendre dehors, dans le froid, une réponse méprisante : le refus de nous recevoir et de nous accorder la moindre attention ».

Malgré cette précarité matérielle, l’ensemble des professeurs et des personnels est loin d’être démotivé, comme le précise M. S., professeur d’allemand depuis sept ans dans cet établissement :

« Dans ces conditions difficiles, nous arrivons coûte que coûte à préparer les élèves aux examens. Ce lycée a une vraie dynamique, nous y restons attachés ainsi qu’à nos élèves. C’est précisément pour cela que nous réclamons des conditions d’enseignement dignes de nos élèves. »

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Lycée du 93 recherche profs désespérément

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  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 16h57 le 10/02/2009
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    « Un quotidien... riche » d’enseignements sur la priorité accordée à
    l’éducation !
    Lien

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 17h08 le 10/02/2009
      • Internaute 38801

      L’Educ’Nat’, c’est depuis longtemps... « service minimum » !

      Qu’ils soient professeurs « des écoles », « des collèges ou lycées » ou « des universités », les profs ont... le moral... au minimum ! ..

      Pour bien comprendre, faut rappeler qu’ils ont investi l’ancienne « Instruction publique » et l’ont vraiment totalement transformée en ce que d’aucuns appellent « la fabrique de crétins ».

      C’est bien la seule « réussite » incontestée de la Vème République sous le régime socialogaulliste.

      En 50 années, environ 50 ministres de l’Éducation nationale, soutenus ou cornaqués par les enseignants et leurs puissants syndicats, ont totalement « déconstruit » l’instruction publique.

      Au point que nombre de diplômés, bacheliers ou issus des universités, ne savent pratiquement ni lire, ni écrire, ni compter. Et quand ils le savent, un peu, ont du mal à comprendre et maîtriser ce qu’ils font.

      Bien sûr lesdits « professeurs » ne sont pas les seuls fautifs : ils ont dérivé sous la férule des inspecteurs généraux et des fonctionnaires « assis » du ministère. Ces derniers, en psychologues, pédagogues et sociologues « avertis », leur ont imposé des méthodes actives et ludiques toutes aussi « performantes » et « efficientes » les unes que les autres. Le résultat est « incontournable », comme ils disent.

      Combien de générations françaises sacrifiées ? Sacrifiées par ces pédants et charlatans à leur idéologie et leurs mensonges.

      Des parents aidés de quelques enseignants, récalcitrants aux directives de ladite Éducation nationale et aux prouesses de ses fonctionnaires et professeurs, ont décidé de créer leurs propres écoles : des écoles libres, car « hors contrat » d’avec ce qu’un des nombreux ministres socialogaullistes qui se sont succédés, en responsabilité au moment de sa déclaration, a lui-même dénommé « le mammouth ». Cela donne le tournis à certains professeurs et fonctionnaires du ministère, lesquels cherchent bien sûr à torpiller ces initiatives citoyennes qui portent selon eux « atteinte » au monopole de leur « grand service public de l’éducation ».

      Cela démontre surtout qu’il est temps d’en finir avec le socialogaullisme et ses ravages commis contre la société et la République françaises.

      Lueur d’espoir ?

      De plus, ce qui n’est pas drôle pour certains professeurs mais reste symptomatique de la gangrène qui a atteint et corrompu ce « fleuron du système », c’est qu’ils commencent à recevoir personnellement en retour les fruits de leurs dérives : leurs élèves, collégiens, lycéens ou étudiants auxquels ils n’ont rien su enseigner, et surtout pas le respect, non seulement les méprisent depuis longtemps mais dorénavant les contestent, pire les agressent. Triste fin, pourtant annoncée.

      Enfin, ce qui est encore moins drôle pour ces professeurs (de même bien sûr que pour leur encadrement du ministère) et a de quoi leur saper définitivement le moral, c’est leur avenir.

      Les générations de Françaises et Français qu’ils ont sacrifiées sont dans l’incapacité physique et mentale de prendre la relève, de produire et de faire prospérer le pays. Incapables de créer la richesse, suffisante et, qui plus est, toujours croissante, nécessaire à la survie du système socialogaulliste. La prochaine faillite de l’État français, qui ne manquera pas d’être constatée dès le prochain « dépôt de bilan » du régime socialogaulliste ne permettra à aucun gouvernement, quel qu’il soit, de verser aux professeurs actifs et retraités de l’Éducation nationale leurs traitements ou pensions. La vente de tous les musées nationaux, Louvre compris, et des châteaux de la Loire n’y suffirait pas. Ils ne manqueront pas, comme co-auteurs du désastre, d’être sacrifiés par le peuple français. Peut-être même d’être traités en bouc-émissaire aux lieu et place de leurs amis, d’ailleurs souvent collègues : les politiciens socialogaullistes. Elles et ils seront tous logé(e)s à la même enseigne.

      Avenir bouché quoi qu’il arrive.

      Désespérant, non ?

      • guerzit-
        guerzit- répond à PauLo anarcho-patriote
        Incomprenant majeur
        • Posté à 17h14 le 10/02/2009
        • Internaute 28472
          Incomprenant majeur

        Socialogaulliste toi même ! ! !

         
        • Animateur
          Animateur répond à guerzit-
          Fondateur du Comité de (...)
          • Posté à 01h55 le 12/02/2009
          • Internaute 46593
            Fondateur du Comité de (...)

          SCOOP : dégoutés, les lycéens et leurs profs adhèrent au SPP (rien ne peut plus les sauver) !

          Lancement du Syndicat Pouet-Pouet (SPP), venez nous donner votre avis sur cette étrange initiative en vue du 19 mars prochain : Lien

          « Le Syndicat Pouet-Pouet c’est la crème de la crème du syndicalisme jaune ! Nous sommes le meilleur partenaire social du gouverne-ment-sarkozy, nous ne trahirons jamais Laurence Parisot notre mère, nous sommes le sponsor officiel du coiffeur de Bernard Thibault. La rumeur prétend que François Chérèque aurait pu adhérer au SPP. Avec le SPP, la non-satisfaction des revendications est assurée ! »

          Et pourquoi pas y prendre part ? Lien

          Et si on allait chercher la reconduction « avec les dents » ?

        1 autres commentaires
      • Asder
        Asder répond à PauLo anarcho-patriote
        des croissants actifs
        • Posté à 19h29 le 10/02/2009
        • Internaute 54451
          des croissants actifs

        C’est du copié-collé d’un post quasi identique de la semaine dernière.
        Renouvelle-toi, l’anarcho bougeois !

         
        • I.P
          I.P répond à Asder
          Flat4
          • Posté à 23h04 le 10/02/2009
          • Internaute 25391
            Flat4

          J’adore l’expression « anarcho bourgeois », merci, je note :)

        1 autres commentaires
      • kestiontoi
        kestiontoi répond à PauLo anarcho-patriote
        travailleur forcé
        • Posté à 20h29 le 10/02/2009
        • Internaute 30798
          travailleur forcé

        « Désespérant, non ? »

        Cet article traite -t-il de la compétence pédagogique ou de la compétence administrative de tenir des locaux en état pour permettre aux élèves de s’instruire ?
        Que doivent penser les finlandais avec leur système éducatif ?
        La France est-elle un pays développé ou sous-développé ?

      • A déménagé le 1-6
        • Posté à 20h30 le 10/02/2009
        • Internaute 61755

        question âneries....c’est service maximum...

         3 autres commentaires
      • la tite louloute
        • Posté à 11h40 le 11/02/2009
        • Internaute 60941
          précaire

        « Au point que nombre de diplômés, bacheliers ou issus des universités, ne savent pratiquement ni lire, ni écrire, ni compter. Et quand ils le savent, un peu, ont du mal à comprendre et maîtriser ce qu’ils font. »

        Sur ce point, je ne suis pas loin d’être d’accord avec vous.

      • fantome de la nuit
        • Posté à 20h18 le 11/02/2009
        • Internaute 50069
          insomniaque

        Encore un qui profite de n’importe quel article pour nous délivrer sa vulgate...

        Ah, le clergé...

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 16h59 le 10/02/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    A l’ENA, ils nont aucun souci...

    Chapeau-bas aux profs qui continuent à préparer les élèves aux examens... ! !

    Lien

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 17h11 le 10/02/2009
      • Internaute 38801

      > Le Gouvernement Provisoire socialo-gaullo-communiste avait ouvert l’E.N.A. et fermé les bordels…

      > Il faut tout au contraire FERMER... l’ÉNA... et ouvrir des maisons publiques d’hygiène !

      Ce ne sera possible qu’une fois les socialogaullistes et « l’énarchie », qui en est le support activiste, chassés du pouvoir qu’ils accaparent et ont verrouillé, à leur seul profit et au grand dam du peuple français, depuis près de 50 ans.

      Sinon ils mèneront la France et les Français à la ruine par leur perversité, leurs turpitudes et leurs « déviances » !

      • Piedo
        Piedo répond à PauLo anarcho-patriote
        Assis
        • Posté à 17h52 le 10/02/2009
        • Internaute 43246
          Assis

        Vous n’êtes donc jamais fatigué...

      • jabier
        jabier répond à PauLo anarcho-patriote
        consultant dans les Landes
        • Posté à 17h59 le 10/02/2009
        • Internaute 31087
          consultant dans les Landes

        « socialo-gaullo-communiste » +1 Là c’est du vice
        Maçono-communo-youpin 1943

  • bloozmarch
    bloozmarch
    indocile heureux
    • Posté à 17h03 le 10/02/2009
    • Internaute 15731
      indocile heureux

    On a vraiment envie de hurler : Darcos aux chiottes, et tout son gouvernement avec, et même au dessus !

    • jabier
      jabier répond à bloozmarch
      consultant dans les Landes
      • Posté à 18h02 le 10/02/2009
      • Internaute 31087
        consultant dans les Landes

      Seulement voilà les lycées sont, hélas, gérés par les régions

  • nilocas Zarkosy
    nilocas Zarkosy
    Âne à la retraite
    • Posté à 17h08 le 10/02/2009
    • Internaute 13422
      Âne à la retraite

    Sarko a résolu à lui tout seul avec ses petits bras , le tout à l’égout de sa belle doche ,.
    Faites donc appel à not’ omniprésident pour ce problème de chiotte bouchée ,

  • Phisines
    • Posté à 17h14 le 10/02/2009
    • Internaute 37645

    Cette article témoigne bien du peu d’importance accordé à l’Education nationale par ce Gouvernement. Ainsi, il donne de moins en moins d’argent pour les établissements scolaires et supprime des postes tout en accordant des cadeaux fiscaux au plus favorisés. Heureusement, en ce moment, a lieu un vaste mouvement des universités contre la politique de ce Gouvernement. Il faudrait que les professeurs, les élèves et les parents d’élèves assistassent à ces manifestations car les universitaires protestent aussi contre la politique menée par ce Gouvernement envers l’Education nationale (ils protestent contre la réforme du mode de recrutement des professeurs et contre les suppressions de postes). Soyez donc nombreux à descendre dans la rue !

    • Coldo
      Coldo répond à Phisines
      pas là
      • Posté à 17h39 le 10/02/2009
      • Internaute 40715
        pas là

      Pourtant le budget de l’éducation nationale n’a cessé d’augmenter, et plus vite que les autres, depuis des décennies...

      Où va l’argent ? ! ! !

      • Piedo
        Piedo répond à Coldo
        Assis
        • Posté à 17h56 le 10/02/2009
        • Internaute 43246
          Assis

        Dans le cas présent, cette situation est surtout liée au fait que l’Etat (propriétaire des murs) et la Région (qui en assure le budget de fonctionnement) refusent de s’entendre et se renvoient la balle.

        Suffirait d’établir une simple convention entre ces entités, mais faut croire que ça ne fait pas partie de leur objectifs prioritaires. L’Etat peut utiliser cet exemple pour montrer l’incurie de la gestion socialiste et la Région pouvant s’appuyer sur ce lycée pour dénoncer le désengagement de l’Etat.

        C’est con comme la Lune et ça fait des années que ça dure...

         
        • Freeeman
          Freeeman répond à Piedo
          Informaticien
          • Posté à 10h14 le 11/02/2009
          • Internaute 31745
            Informaticien

          Si vous cherchez un peu des infos sur cet établissement vous verrez que les problèmes durent depuis 1986. Les gouvernement furent socialiste pendant plusieurs années au dela de cette date non ? ?

        • guerzit-
          guerzit- répond à Piedo
          Incomprenant majeur
          • Posté à 16h07 le 11/02/2009
          • Internaute 28472
            Incomprenant majeur

          L’Etat n’est pas propriétaire du tout... C’est bien la Région qui l’est.

          Quand au désengagement de l’Etat, comptez 4-5 ans avant l’entrée en vigueuer de la loi de décentralisation. Pour les cas particluiers, l’Etat est à mon sens le seule coupable en ne réglant pas les problèmes adminisatrtifs qu’il à lui meme contribué à créer.

        2 autres commentaires
  • punky
    punky
    ni jah ni maitre
    • Posté à 17h51 le 10/02/2009
    • Internaute 47624
      ni jah ni maitre

    Ben les minots sont dans la « merde » et se les gèlent......Oh moins eux seront pas surpris quand ils sortiront du lycée....ça s’appelle de la mise en situation.... ; que le plus fort survive...ça fait du p’tit gars bien costaud ! ! !
    aî ! ! aî ! ! ! aî ! ! !
    Tous dans la rue...pas dans 1 mois.... « maintenant » ! ! !

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    - Gone fishing !
    • Posté à 17h53 le 10/02/2009
    • Internaute 12434
      - Gone fishing !

    Sortez tous de cette école et foutez y le feu.....ça tiendra chaud un moment. Ils sont malades d’attendre si longtemps !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h06 le 10/02/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Je remarque qu’ils se plaignent de tout sauf de la cantine et des dortoirs...
    toujours les internes qu’on oublie, snif !

  • ninas
    ninas
    retraitée
    • Posté à 18h27 le 10/02/2009
    • Internaute 65791
      retraitée

    Voilà une belle illustration de l’attribution des budgets ; c’est à l’état que va l’argent de nos impôts donc s’il y a une dotation qui devrait revenir aux régions pourquoi ne le fait-il pas ? si pour les régions riches pas de problème il faut distribuer autrement car dans les quartiers dits sensibles il faut employer d’autres moyens que ce qui se fait actuellement, faire savoir pourqu’elle raison un collège ou un lycée se dégrade et chercher les responsabilités ce serait bien, faire entendre et faire savoir c’est ce qu’il faut faire car beaucoup se dédouanent en rejetant la faute aux autres qui sont-ils ?

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 18h39 le 10/02/2009
    • Internaute 47359
      Retraité

    Si l’instruction coûte trop cher essayez l’ignorance.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 18h41 le 10/02/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    C’est vrai que des WC bouchés, c’est chiant,
    et ça n’arrange pas le problème.

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à Pierrrrre
      • Posté à 19h27 le 10/02/2009
      • Internaute 27384

      euh ! un chiotte bouché ? ça se bouche pas tout seul un chiotte ..

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 20h44 le 10/02/2009
      • Internaute 61755

      votre sel est toujours aussi indubitable...j’attends la suite avec impatience (selles, étron, lunettes, canard, jacob et delafon, tartre, destop....) ...

      edit : évitez le pol pot de chambre...trop polysémique...

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à A déménagé le 1-6
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 23h32 le 10/02/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        ▒▒
        ░░
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        ░░
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        ░░
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  • virginie78
    virginie78
    Éteignez votre TV et apprenez à (...)
    • Posté à 20h41 le 10/02/2009
    • Internaute 25883
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)

    On ne peut que saluer le courage des profs, la volonté des élèves de croire encore à quelque chose.

    Cà mériterait bien une manifestation. !

  • survivant
    • Posté à 21h31 le 10/02/2009
    • Internaute 25864

    Encore des profs victimes et perdus dans le monde crapuleux des administratifs. Un peu d’eau au moulin pour y voir plus clair dans vos démarches et revendications ? Depuis 1982 loi Mauroy dite 1ère loi de décentralisation la gestion des bâtiments des lycées sont à la charge des régions ceux des collèges sont à la charge des départements. Jusque là tout va bien ? Depuis le 13 Août 2004 2ème loi de décentralisation votée en force par l’article du 49.3 avec le ministre d’alors le très regretté raffarin. Les TOS ( techniciens, ouvriers, santés) personnels non enseignant qui s’occupent de l’entretien des locaux des cuisines ect. sont transférés pour les derniers le 1er janvier 2009, comme les bâtiments aux régions pour les lycées au département pour les collèges. C’est là que les profs patinent dans la choucroute grâce bien évidemment aux démagogues de l’éducation nationale. Lors des transferts des personnels des conventions devaient être signées entre l’état et les collectivités territoriales. Hors ces conventions n’ont pas été signées par les présidents de régions. Récapitulons, les profs doivent se diviser en 2 groupes. 1 groupe qui va hurler sous les fenêtres de huchon si ils veulent du personnels non enseignant supplémentaires (tos). Et 1 groupe qui va hurler dans les oreilles du recteur pour qu’il remette les chauffages en route. Oui soyons clair la région entretien les bâtiments mais le locataire de ces bâtiments c’est l’éducation nationale le chauffage est à la charge du locataire. « Avez-vous déjà entendu un locataire demander à son bailleur de lui casquer son chauffage et l’entretien qui va avec ? ». C’est plus clair comme ça ?

    • Intendant Zonard
      • Posté à 00h33 le 11/02/2009
      • Internaute 26612

      Désolé, c’est faux, l’utilisateur d’un lycée, bâtiment fourni par un Conseil Régional, c’est un Etablissement Public Local d’Enseignement, qui dispose de l’autonomie juridique, et est financé par... le Conseil Régional !

      Dans un lycée normal, les bâtiments appartiennent à la Région, sont entretenus par des agents de la Région (depuis deux ans), et sont occupés par un établissement bien distinct de l’Education Nationale, disposant d’un budget dont l’essentiel provient de la Région. Et dans presque tous les cas, ça se passe assez bien. Et pas vraiment moins bien dans le fin-fond du 93 que dans le 16e arrondissement parisien.

      Si quelqu’un allait crier aux oreilles du Recteur pour obtenir du chauffage, il aurait vraiment du temps à perdre ! Mais, c’est un cas presque unique en France, c’est justement le problème du lycée de l’ENNA de Saint-Denis, décrit dans cet article. C’est un des derniers établissements qui devrait être co-géré entre une Région et l’Etat. Lesquels, avec une formidable constance, et quelle que soit la configuration politique à la Région comme au Gouvernement, sont incapables de faire avancer ce dossier.

      Les trois autres lycées de Saint-Denis, et les 80 lycées de Seine-Saint-Denis, avec diverses fortunes, sont correctement tenus et les conditions de travail y sont honorables voire bonnes. Il y aurait énormément à dire sur les truands qui construisent les établissements en employant de la main-d’oeuvre clandestine pour truffer les locaux de matériels de contrefaçon, mais c’est un autre sujet...

      • survivant
        • Posté à 09h59 le 11/02/2009
        • Internaute 25864

        Il n’y a pas de quoi être désolé seulement vous ne connaissez pas le fonctionnement des EPLE. Vous redites la même chose décrit dans mon post précédent. Les TOS si vous aviez suivi le dossier on eut un choix d’option. Soit ils demandaient leur rattachement aux collectivités territoriales dont ils dépendaient (collèges /départements, lycées /régions) 57 654 TOS sur 92000 ont signés leur rattachement et sont intégrés complètement à la collectivité. Les autres les 34 346 restant ont pris le choix d’option de détachement sans limitation de durée de fait ils sont toujours payés par leur administration d’origine dans le cas présent l’éducation nationale et leur permettent de conserver leur retraite de l’état (pension civile et militaire). En revanche ils sont comme les rattachés gérer sur le plan de travail par les régions ou départements selon les cas. La dernière vague des TOS des détachés sans limitation de durée a eu lieu le 1er janvier 2009. Jusque là tout va bien ? Concernant les enveloppes budgétaires. Les collectivités depuis 1982 (rapport Mauroy) ont à leur charge les bâtiments et depuis le 1 er janvier 2005 1 ère vague des transferts de TOS les personnels. L’éducation nationale dans son enveloppe budgétaire à désormais à sa charge 1. Les frais d’eau, d’électricité, de gaz, de chauffage, de personnels non enseignant dépendant de contrats privés ( CAE, surveillants ect.) les voyages culturels sont et restent à la charge du locataire dans le cas présent l’E.N. Les collectivités et c’est bien souvent le cas participent aux frais de matériels (ordis, tables chaises ect.) Mais ce n’est pas une obligation. Alors comme il est notifié dans mon post précédent. Les profs de l’ENNA doivent 1 : si ils veulent du matos attention du matos servant aux usagers si un prof veut une armoire dernier cris de la roche bobois il faudra qu’il s’adresse à son intendant pour lui quémander le fric qu’il devra sortir de l’enveloppe budgétaire de l’E.N. Donc pour le chauffage les profs doivent prendre un énorme mégaphone quelques lycéens et des parents devraient faire l’affaire pour aller briser les tympans du ronfleur qui dirige l’académie de créteil. Que les profs ne s’inquiètent pas avant qu’ils aient commencés leurs démarches l’intendant qui est le représentant local de l’état va vite remédier à ce problème. Pour le reste, matos, personnels(tos) c’est chez huchon qu’il faut se rendre avec les tambours et trompettes. O.K camarade zonard ?

         
        • Intendant Zonard
          • Posté à 01h05 le 12/02/2009
          • Internaute 26612

          « Il n’y a pas de quoi être désolé seulement vous ne connaissez pas le fonctionnement des EPLE. »

          Zut, il va vite falloir que je démissionne de mes responsabilités de gestionnaire-comptable en EPLE du 93, alors ! Ou bien c’est parce que mon cher département n’est pas dans la même République que vous.

          « L’éducation nationale dans son enveloppe budgétaire à désormais à sa charge 1. Les frais d’eau, d’électricité, de gaz, de chauffage, de personnels non enseignant dépendant de contrats privés (CAE, surveillants etc.) les voyages culturels sont et restent à la charge du locataire dans le cas présent l’E.N. »

          Très drôle. La vérité dans le budget d’un EPLE en 2009, c’est que les fonds d’Etat représentent, bourses non comprises, de l’ordre de 2 à 5 % de la masse budgétaire. Et que la viabilisation (les fluides), c’est souvent proche de la moitié des besoins.

          Ensuite les CAE non pris en charge par la collectivité de rattachement sont financés à 80 % par le Ministère du Travail, l’Education Nationale ne faisant que le complément. Les surveillants sont financés par le Rectorat, mais ça ce n’est pas nouveau. Simplement l’EPLE est désormais l’employeur, et les salaires versés par un lycée mutualisateur, mais ce sont là des détails techniques.

          Les voyages ne sont financés par personne sauf les familles, à moins que l’équipe de direction ne décide de sacrifier autre chose, en prenant sur les fonds propres ou les crédits de projets pédagogiques. Pour obtenir un seul centime de l’EN aux fins de financer un voyage pédagogique, je vous souhaite bien du plaisir !

          « Les collectivités et c’est bien souvent le cas participent aux frais de matériels (ordis, tables chaises etc.) Mais ce n’est pas une obligation. »

          C’est vraiment énorme. Si vous êtes en établissement, rapprochez-vous de votre gestionnaire afin de réviser un peu. Les conseils généraux et régionaux prennent en charge l’essentiel des besoins des établissements secondaires, et pour l’informatique qui est coûteuse et n’a pas toujours dans le passé été considérée comme essentielle, voilà longtemps qu’aucune collectivité ne mégote plus sur les dotations.

          « l’intendant qui est le représentant local de l’état “

          C’est mon proviseur qui sera déçu, lui qui avait toujours cru... Allons cher survivant, reprenez-vous et ne diffusez pas sur un site d’information des approximations aussi énormes. Mon site ou le forum des gestionnaires d’EPLE, trouvables en deux clics, vous pemettront de mettre à jour vos connaissances, j’espère de manière distrayante. Sans rancune ; -)

          • survivant
            • Posté à 13h26 le 12/02/2009
            • Internaute 25864

            Je me disais bien aussi que j’avais à faire à un de ces démagogues de l’E.N qui sait si bien manipuler la langue de bois. Un petit rappel pour te rafraîchir la mémoire ? C’est drôle pourtant avec les stages mensuels qui coûtent la peau du cul aux contribuables pour vous endoctriner sur les bienfaits de la LOLF à la sauce sarkozienne entrée en vigueur le 1 er janvier 2006 tu aurais expliqué clairement aux profs qui ont eu l’occasion de te lire tes post que tu es désormais le seul maître de ton budget évidemment si tu es comptable. Pour l’embauche avec l’effet pervers que tu connais( tu peux prendre du fric servant à embaucher pour acheter du matériel en revanche et ça c’est tout bénef pour l’E.N tu ne peux pas prendre du fric servant à acheter du matériel pour embaucher). Remarque c’est bien ce que tes copains du gouvernement font, des économies sur les dépenses publics sur le dos des fonctionnaires. Et tout ça évidemment si tu respectes ton enveloppe budgétaire, des primes somptueuses te sont reversées. Il faut le dire ça coco pourquoi tu le caches ? . Autre effet pervers de la LOLF la suppression de la notation en la remplaçant par l’évaluation encore une économie supplémentaire sur le dos des fonctionnaires. Plus besoin d’embaucher puisque le fonctionnaire est responsable des tâches qui lui incombent en clair : si un fonctionnaire est absent ou malade les autres doivent se charger de son boulot. Et tout ça sous couvert de la prime au mérite où comment mettre la carotte devant le baudet pour le faire avancer puisque cette prime sera révisable chaque année ce qui veut dire en clair : Si le fonctionnaire te lèche bien ton cul la prime pourra être versée mais si il y a un refus la prime saute. C’est un plaisir de débattre avec un jaune qui comme ses pairs cherchent à briser les services publics. Sans rancune coco la prochaine fois affûte ta langue de pute avant de venir te la raconter avec moi.

        2 autres commentaires
  • andelle
    • Posté à 22h00 le 10/02/2009
    • Internaute 1104

    C’est consternant de voir cette situation et c’est vraiment important de nous informer. J’admire les profs qui ont continué à travailler dans ces conditions. Et les parents d’élèves n’ont-ils rien fait ?
    Merci maintenant de nous informer sur les budgets. Qui est responsable de cet état de fait ? Pourquoi ça se passe ainsi à Saint-Denis et pas au Lycée Molière ou Janson de Sailly ? (question hyper naïve ! !) Qui tient les cordons de la bourse pour l’entretien des locaux des établissements scolaires et les frais de fonctionnement des bâtiments ? L’Etat ? la région ? la commune ?
    Excusez mon ignorance, mais je ne dois pas être la seule.
    En tous cas, les élèves de cet établissement doivent avoir bien intégré la haute estime dans laquelle on les tient ! Est-ce les mêmes qui brûlent les voitures ?
    Au lieu des faire une évaluation du niveau des élèves, on devrait peut-être déjà faire une évaluation de l’état des établissements scolaires.
    L’europe nous condamne pour l’état de nos prisons. Allons-nous être condamnés pour l’état de nos écoles ?

  • newuser
    • Posté à 22h44 le 10/02/2009
    • Internaute 25621

    Et parfois on nous fait tout un discours sur la violence qui monte chez les jeunes à cause d’un faux sentiment d’injustice

    Mais quand on va dans un lycée comme ça et que ces gamins supposent que dans certains quartiers bien comme il faut ils ont des PC tout neufs, des batiments tout propres, rénovés, chauffés, forcément ça met en rage.
    Je cautionne pas les dégradations et violences mais j’avoue bien les comprendre
    Rien que dans mon cas, les locaux étaient pourris (début 90). J’ai eu le plaisir de retourner dedans presque 20 ans après. Ca a pas bougé, ce qui en terme de constructions collectives veut dire « c’est pire, c’est dégradé ».

  • Intendant Zonard
    • Posté à 00h22 le 11/02/2009
    • Internaute 26612

    Attention, pour être bien réel, le cas du lycée d’application de l’ENNA est très particulier. L’histoire de cet établissement à moitié lycée, à moitié école normale, l’a placé au milieu d’une bisbille stupide entre la Région et l’Etat.

    En aucun cas un tel naufrage ne se rencontre, à ce degré de concentration, dans un autre lycée géré par la Région Ile de France, ni probablement aucune autre collectivité territoriale. Ca nous ramène 25 ans en arrière, quand les bahuts étaient dans l’état où l’Education Nationale les a légués aux régions et départements.

    Plutôt que l’incompétence ou le mépris de telle ou telle institution, la situation ahurissante du lycée de l’ENNA reflète les conséquences d’une gué-guerre sans intérêt entre deux institutions qui auraient du coopérer dès le début.

  • jos ferrer
    jos ferrer
    magasinier
    • Posté à 10h28 le 11/02/2009
    • Internaute 67632
      magasinier

    on se croirait au moyen age !
    je me demande comment les élèves voyent-ils ses dégradations et comment sont-ils motivés ?
    ces élèves doivent vivre dans des tours d’immeubles plus ou moins en bon états ? et ces élèves se retrouvent dans un établissement de « l’état abandonné » dans tout les sens du terme...
    comment voulez-vous faire avancé les choses ? ? ? quand rien de là haut ne bouge !
    une seul chose est sûre, c’est tant qu’il n’y aura pas un accident nos politiques ne bougeront pas...
    c’est con à dire mais là, faut aller plus loin et trouvé des autres idées de manifestations... (facile à dire aussi ?).

    courage...

  • setori
    setori
    retraité
    • Posté à 11h40 le 11/02/2009
    • Internaute 43503
      retraité

    il appartient aux responsables des établissements scolaires d’attirer l’attention de leurs autorités de tutelle (rectorat et région dans le cas des lycées) sur leurs conditions de fonctionnement .Généralement elles obtiennent satisfaction tout autant que leur cause soit juste et bien argumentée .Malheureusement la situation d’inféodalisation dans laquelle ces autorités maintiennet les établissements ne permet pas toujours un bon dialogue et bon nombre de chefs d’établissements rechignent à les affronter .

    • OISANS38
      OISANS38 répond à setori
      retraitée
      • Posté à 14h51 le 11/02/2009
      • Internaute 47327
        retraitée

      Hein ? ; ; ! ! Tous mes bras m’en sont tombés ! « il suffit de demander », gentiment, je suppose.

      N’avez-vous pas lu ce post de quelqu’un qui est retourné 20ans après dans son lycée et qui a été épaté, tant tout avait changé ?

      C’est bizarre que personne n’ait écrit « bien sûr, c’est dans un département ou ces sauvages bousillent tout ». D’aucuns ont tout de même dû le penser très fort ; alors une anecdote. Faisant un remplacement d’administratif, j’ai dû assister à une grand’messe dont nos politiques, de tous bords, ont le secret. En l’occurence, la Région souhaitait mettre le paquet sur l’écologie, et les lycées devaient devenir des « éco-lycées ». On nous a parlé de projets mirifiques, de certaines réalisations admirables. Comme par hasard, beaucoup de lycées techniques (taxe d’apprentissage) avec des collaborations avec des industries locales. Obligation de choisir un cabinet d’audit parmi ceux présentés, qui coûtaient la peau des fesses, consommant ou dépassant la subvention allouée par la Région. Il faut les avoir entendus au téléphone, mettant la pression, menaçant de n’importe quoi les chefs d’établissement rétifs à engager leur responsabilité dans un contrat privé ! ! Je reviens à la grand’messe : alors que des établissements se gargarisaient de leurs projets, j’ai jeté un froid en disant que j’aimerais que dans mon établissement les élèves
      puissent faire « pipi-caca ». Dans un établissement calme en Rhone-Alpes.
      Pour la bonne utilisation des sous pour promouvoir l’instruction, le conseil Général (chargé des collèges) a promu la vente de’ fruits bio à la récréation. Que la Drôme veuille soutenir sa filière bio, d’accord, mais vendre une pomme à 40centimes, dans les établissements SCOLAIRES, m’a fait hurler.

      Biensûr, il y a des situations plus insupportables (comme celle du lycée en question) mais les milliers d’exemples qu’on pourrait additionner renvoient à une seule et même politique de discrimination et de casse des services publics.

      • setori
        setori répond à OISANS38
        retraité
        • Posté à 16h48 le 11/02/2009
        • Internaute 43503
          retraité

        Il ne suffit pas de demander :
        il faut argumenter
        il faut se bouger le cul
        ne pas avoir peur de frapper aux portes
        j’ai plus de 30 ans de métier derrière moi et vous prie de croire que ça marche
        De plus les établissements ont des fonds propres (c’est le cas de le dire ) dans lesquels ils peuvent puiser pour parer au plus pressé.

         
        • OISANS38
          OISANS38 répond à setori
          retraitée
          • Posté à 23h15 le 11/02/2009
          • Internaute 47327
            retraitée

          Seulement trente ans ? Mais vous êtes un jeunot !

          Quant à se bouger le cul, comme vous le dites élégamment, cela ne fonctionne que s’il y a un intérêt en face. C’est fou ce que certains croient facilement qu’ils ont du pouvoir (sans doute parce qu’ils sont mieux que les autres).

          • setori
            setori répond à OISANS38
            retraité
            • Posté à 15h19 le 12/02/2009
            • Internaute 43503
              retraité

            Je n’avais strictement aucun pouvoir ni ne souhaitais en avoir . J’étais simplement animé par la volonté de rendre service à la communauté scolaire et c’était donc ma seule motivation .Cela peut vous paraître étrange qu’il y ait eu des fonctionnaires de mon acabit mais ce fut le cas et dans ma petite tête ça marche trés bien et suis content d’avoir pu « demerder » certaines situation sans arrières pensées .Un de mes amis avait comme maxime (que j’ai adoptée) : bien faire et laisser braire ! ! !
            A méditer .....

  • survivant
    • Posté à 14h20 le 11/02/2009
    • Internaute 25864

    Autre piste pour les profs de l’ENNA. Mettre un grand coup de pied au cul a leur hiérarchie qui ne sert à rien (tout comme les étagères plus c’est haut moins ça sert) et faire un bahut autogéré. Si si ça existe monsieur le ministre allez faire un tour au LAP (lycée autogéré de paris) créé en 1982. Le pire pour tous les pédagogues de tous poils qui n’ont que d’yeux pour leur système à broyer les laissés pour compte en les formant sur des voies de garage c’est que le LAP ça marche. Bon c’est vrai il faut se retrousser les manches car chacun apporte sa contribution dans les tâches journalières nettoyer les chiottes la cuisine ect. Et puis ce qu’il y a de bien dans ce système c’est que les notes ont disparues fini la discrimination place à la transmission du savoir. Certes les grands penseurs du formatage du cerveau humain vous dirons il n’y a que 34% de réussites au bac c’est moche, seulement les étudiants qui sortent de là ont pour la plupart des métiers artistiques et ils sont libres et indépendants n’est-ce pas le plus important de savoir se démerder sans avoir obligatoirement recours à un esclave ?

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