Enquete 10/02/2009 à 20h00

La fille de Marleix recrutée à la Sorbonne : soupçon de copinage


L’arrivée de la fille du secrétaire d’Etat comme maître de conférences fait grincer des dents dans la prestigieuse université.


Détail d’un vitrail sur le toit de l’université de La Sorbonne, à Paris (Charles Platiau/Reuters)

Avec sa réforme très décriée ce mardi encore dans la rue, Valérie Pécresse accroît la marge de manoeuvre des présidents d’université. Au détriment de la communauté universitaire, qui voit notamment son rôle minoré dans l’évaluation et la nomination des enseignants.

Or un épisode récent à la Sorbonne fait craindre encore plus d’interventionnisme. Jusqu’au plus haut niveau, c’est à dire au ministère.

Que l’université soit un lieu où les réseaux, l’entregent et la cooptation fonctionnent à plein n’est pas un scoop. Mais, souvent, ce sont les dérives localistes qui sont dénoncées, nombre de postes semblant pourvus à l’avance, qu’importent les candidatures.

L’histoire se passe à Paris-IV, où l’on enseigne l’histoire, la géographie, les lettres ou les langues. Une fac dont on dit souvent qu’elle n’est pas connue pour son activisme frénétique. Pourtant, avant même de signer l’appel contre la réforme Pécresse, Paris-IV s’est distinguée par un courrier signé de la direction de l’UFR d’histoire.

L’enjeu : un poste de maître de conférences attribué à une jeune universitaire

Cette lettre, qui date de début décembre et que Rue89 a pu consulter, tranche avec le ton consensuel d’usage : Jean-Noël Luc, Alain Tallon et François-Xavier Romanacce, à la tête du département, dénoncent entre les lignes l’intervention du gouvernement sur un poste. En l’occurence celui qu’occupe Laurence Saint-Gilles, jeune universitaire, titulaire de l’agrégation du secondaire.

Si la procédure aboutit, elle qui officiait comme professeur agrégé dans le supérieur (Prag) à la Sorbonne devrait bénéficier à la rentrée prochaine d’un poste de maître de conférences pour enseigner l’histoire des relations internationales.

Sur le papier, elle y a droit : un poste de Prag est accessible aux enseignants du secondaire détachés dans le supérieur, lesquels représentent d’ailleurs un sixième des effectifs à la fac. Quant au poste de maître de conférences, toute personne titulaire d’une thèse ayant passé l’épreuve de la qualification peut y prétendre.

Laurence Saint-Gilles a bien soutenu une thèseen 2007, intitulée « La présence culturelle de la France aux Etats-Unis pendant la Guerre froide ». Or la direction du département se désolidarise nettement du choix ministériel, si l’on en croit le courrier qui précise :

« Cette transformation n’a pas été demandée par le précédent directeur de l’UFR. Elle n’a pas été demandée par la présidence de l’université. Elle ne figure pas dans la liste des besoins officiellement exprimés par la direction de l’UFR après consultation de chaque section. Elle diminue de 192 heures la capacité d’encadrement pédagogique de l’UFR assuré par les personnels titulaires. Elle ne s’inscrit pas dans la politique de conciliation et de transparence de la direction. »

Les responsables de son département n’avaient rien demandé

Luc, Tallon et Romanacce précisent même, histoire d’enfoncer le clou, que c’est par voie administrative qu’ils ont eu vent de ce qu’ils appellent une « initiative du ministère ». Autant dire qu’ils n’étaient pas franchement pour.

Pourquoi ? Parce qu’il est rarissime qu’on transforme un poste pour en faire un emploi sur mesure pour quelqu’un qui vient d’arriver. Et « parce que son arrivée à la fac d’Amiens où elle a démarré comme Prag en début de carrière était déjà largement entachée d’une intervention en haut lieu : l’université d’Amiens n’avait rien demandé non plus », ajoute un maître de conférences de Paris-IV qui a accepté de parler à Rue89 sous couvert d’anonymat.

Car il faut savoir que Laurence, épouse Saint-Gilles, est née Marleix. Qu’elle est la fille de son père, Alain (actuellement secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales), et la soeur de son frère, Olivier (conseiller technique à l’Elysée après un passage auprès de Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux).

Seule réponse de l’intéressée : « Laissez-moi tranquille »

Un peu gros, le procès en copinage ? Le son de cloche de l’intéressée aurait été précieux. Impossible de l’obtenir, malheureusement : Laurence Saint-Gilles s’est montrée peu bavarde, au téléphone. Premier coup de fil : « Rue89 ? Ca ne m’intéresse pas. Bip... bip... bip... » Deuxième appel dans la foulée, histoire de préciser qu’il ne s’agit pas de télémarketing mais d’une enquête en cours. Le ton n’est pas plus doux : « Madame, je vous ai dit que je n’étais pas intéressée, laissez-moi tranquille. »

A la Sorbonne depuis plus de quinze ans, le même maître de conférences, qui a déjà participé à des commissions de recrutement, explique quant à lui la levée de boucliers :

« Ça n’a rien de personnel, je ne la connais pas et je n’ai aucun compte à régler. Mais c’est une petite saloperie du ministère. Il faut savoir que pour un poste de maître de conf’ en Sorbonne, il y a entre 90 et 150 dossiers, dont vingt à trente normaliens, et des chercheurs issus de Sciences-Po.

Laurence Saint-Gilles a bien une thèse mais personne ne connait ses travaux et il est peu probable qu’elle aurait été ne serait-ce qu’auditionnée. »

Un concours taillé sur mesure pour l’impétrante

Depuis le départ de la bronca, le département a fait savoir à son équipe pédagogique, très remontée en off, qu’un concours aurait malgré tout lieu, pour éviter une simple nomination par « décision administrative ».

Toutefois, ce concours, ouvert seulement aux Prag en histoire contemporaine titulaires d’une thèse depuis trois à cinq ans dans ce domaine, est tellement restreint qu’il semble taillé sur mesure pour Laurence Saint-Gilles.

Alors que plusieurs universitaires nous ont alerté à ce sujet, ni le ministère ni la Sorbonne n’avaient donné suite aux sollicitations de Rue89 à l’heure où cet article est publié. Alors, sur place, on attend de pied ferme l’annonce officielle -« à condition que l’appel à candidature ne figure pas au fin fond d’une annexe du bulletin officiel, qui vaut un affichage au fond du couloir, là où la lumière est cassée ». Et surtout les résultats du recrutement, dont nous vous donnerons des nouvelles.

Addendum mercredi à 17h44 : Le cabinet de Valérie Pécresse précisait, après la publication de cet article, que « ni la ministre ni son cabinet ne sont intervenus dans ce dossier ». Qui, alors ? « Aucune idée ».

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Photo : détail d’un vitrail sur le toit de l’université de La Sorbonne, à Paris (Charles Platiau/Reuters)

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  • kestiontoi
    kestiontoi
    travailleur forcé
    • Posté à 20h17 le 10/02/2009
    • Internaute 30798
      travailleur forcé

    Aurait-on affaire à un exemple de ce qui attend l’université après la reforme « Pécresse » ?

    • Di
      Di répond à kestiontoi
      • Posté à 20h21 le 10/02/2009
      • Internaute 8231

      Le problème, c’est qu’on SAIT à quoi s’attendre. ..

      • dalun
        dalun répond à Di
        • Posté à 20h31 le 10/02/2009
        • Internaute 29964

        il semble utile d’afficher cet article du coté lumineux du couloir !

         
        • PauLo anarcho-patriote
          • Posté à 09h26 le 11/02/2009
          • Internaute 38801

          Quels « concours de la fonction publique » ?

          Ces prétendus ’concours’ ne sont que COOPTATION...

          Filles et fils de MÉDECINS... reçus... Non ! cooptés... même nul(le)s...

          Filles et fils de PROFS... reçus... Non... cooptés... même délabré(e)s...

          Filles et fils de MAGISTRATS… reçus… Non bien sûr… Cooptés…

          Une vaste PLAISANTERIE… une vaste fumisterie… ces prétendus « concours de la fonction publique »…

          NÉPOTISME & COOPTATION des… médiocres… c’est ça le socialogaullisme !

          • Lugi
            • Posté à 14h50 le 11/02/2009
            • Internaute 28945

            On peut utiliser le « . » tout seul aussi.

            On peut faire des phrases sujet-verbe-complément (facultatif). C’est vraiment insupportable de vous lire, sans même encore s’attarder sur le contenu.

          • Zomenof
            • Posté à 15h23 le 11/02/2009
            • Internaute 20243

            Absolument d’accord avec vous. Car ce que vous dites est vrais mais ignoré des citoyens que nous sommes et je le prouve. Car que ce soit le concours de la magistrature, le concours de pharmacie et le concours de médecine tous ces prétendu examens ne sont pas fait avec une correction anonymes des copies. L’étudiant est obligé d’inscrire son nom et ses coordonnée au su et au vu des correcteurs. Ce qui signifie que si le fils ou la fille a un papa médecin, pharmacien ou magistrat il a toutes les chances de réussir le concours ou le départage se fait souvent au dixième de point. Seul point de divergence votre phrase de conclusion que je rectifie « c’est de l’UMP-Gaulisme

            • bibabouze
              bibabouze répond à Zomenof
              • Posté à 19h36 le 11/02/2009
              • Internaute 16767

              Vous le prouvez ? Rien du tout. Vous avez des sources pour prétendre ce que vous avancez ?
              J’enseigne dans un UFR d’odontologie et je peux vous assurer que les copies sont rendues anonymes avant d’être remises aux correcteurs.
              Chez nous au concours de première année de médecine il y a des candidats qui font des recours administratifs pour une virgule de travers. Vous imaginez bien que si ça n’était pas anonyme cela ferait bien longtemps que les journaux en aurait fait leurs gros titres.
              Après je ne connais pas la situation dans toutes les fac médicales ni dans les UFR de droit. Je suis par ailleurs persuadé que dans le monde universitaire comme dans l’administration en général, il existe des ponts d’or pour les fils à papa ainsi que des promotions canapé. C’est aussi le cas dans le privé. Mais là les exemples que vous citez me paraissent plus que farfelus.

            • Kara
              Kara répond à Zomenof
              Itinérante
              • Posté à 10h46 le 12/02/2009
              • Internaute 22837
                Itinérante

              Les copies sont anonymes (normalement). C’est l’administration qui décachète les copies. A moins que je ne sois trop naive ? ? ?

          • flavius-josephe
            flavius-josephe répond à PauLo anarcho-patriote
            universitaire
            • Posté à 12h18 le 12/02/2009
            • Expert 69780
              universitaire

            On peut être « anarcho-patriote » et ne pas véhiculer les clichés les plus éculés. Le fils d’ouvriers que je suis est aussi professeur d’université.

        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à dalun
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 15h01 le 11/02/2009
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « ...il semble utile d’afficher cet article du coté lumineux du couloir ! ... »

          ►...avec la photo de l’interessée,
          histoire de lui rendre la vie impossible ; ..

          ..Mais grace à des gens comme vous, on y est presque.

        7 autres commentaires
  • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
    • Posté à 20h24 le 10/02/2009
    • Internaute 21776

    Et Alain Bauer,ancien Grand Maître du Grand Orient de France obtient par décret sarkozyste,une chaire de professeur de « criminologie » ,qui lui est spécialement attribuée....

    Il est à la tête de la société conseil AB Associates(qui s’adrese au public et au privé)
    il est aussi le conseiller officieux de Sarko,auteur de divers rapports touchant à la sécurité(vidéos surveillances,fichiers police etc...),commandés directementpar l’Elysée ou le Ministre de l’intérieur.
    Il est également à la tête de l’Observatoire National de la délinquance....

    Mais il est surtout le pote du Président.....
    Et chacun sait que ce dernier n’est pas un ingrat envers ses amis !

    • heleor
      • Posté à 00h18 le 11/02/2009
      • Internaute 59226
        artiste

      sarkozy est un fran mac.
      à partir de là, imaginez ce qu’il doit à tout ces speudo intello blindé de tune.
      et qui se pavanent, tous les mardi et jeudi soir sous leur robe.
      voltaire rousseau et les autres doivent se retourner dans leur tombes

      • PauLo anarcho-patriote
        • Posté à 09h29 le 11/02/2009
        • Internaute 38801

        Une vaste PLAISANTERIE… une vaste fumisterie… les prétendus « concours de la fonction publique »…

        Les filles et fils... simplement coopté(e)s... Les copines et copains aussi !

        NÉPOTISME & COOPTATION des… médiocres… c’est ça le socialogaullisme !

         
        • Montauban
          • Posté à 12h29 le 11/02/2009
          • Internaute 19514

          socialogaulisme ? éclairez ma lanterne svp.

          • La Voix de son Maître
            La Voix de son Maître répond à Montauban
            Pas dans la cuisse de Jupiter.
            • Posté à 14h06 le 11/02/2009
            • Internaute 38992
              Pas dans la cuisse de Jupiter.

            Bah, laisse. C’est son refrain habituel d’anarchiste de droite. C’est un concept vide de sens qui n’est reconnu que par lui qui le clame à tout va.

          • PauLo anarcho-patriote
            • Posté à 14h15 le 11/02/2009
            • Internaute 38801

            @ Montauban,

            Pour comprendre ce qu’est le socialogaullisme... un bref rappel d’Histoire de France est nécessaire.

            C’est le dernier gouvernement de la Quatrième République, le gouvernement « De Gaulle - Guy Mollet » de juin 1958 à janvier 1959, qui a installé la Cinquième République.
            Charles De Gaulle était le chef du parti des « gaullistes » et Guy Mollet celui du parti des « socialistes » de l’époque appelé S.F.I.O. (section française de l’internationale ouvrière).

            Ce gouvernement « socialo-gaulliste » a présenté au peuple français une nouvelle Constitution. Celle-ci fut adoptée, lors du referendum de septembre 1958, par un score écrasant, du type de ceux constatés sous les dictatures « bananières » ou soviétique.

            Dans ce temps très court (6 mois), ce gouvernement se dépêchait d’installer, par une impressionnante série de décisions réglementaires conçues et rédigées par le socialiste André Boulloche et le gaulliste Michel Debré, et prises à l’insu du peuple français, la nouvelle « pratique du régime » destinée à asseoir durablement la répartition des rôles et fonctions accaparées par les seuls gaullistes et socialo-communistes.

            Leur mainmise politique sur le pays sera réalisée par :

            • instauration du scrutin uninominal de circonscription majoritaire à deux tours pour les législatives,

            • renforcement du scrutin de liste réservé aux « grands électeurs » pour les sénatoriales,

            l’ensemble assorti d’un découpage ciselé de circonscriptions électorales,

            de façon à garantir des « fiefs électoraux » tant aux gaullistes qu’aux socialistes et communistes, en veillant à la primauté politique des premiers mais en permettant aux autres d’être tout aussi massivement et durablement élus dans les circonscriptions qui leur étaient ainsi dévolues.

            Ces dispositions organiques permettaient aux socialo-gaullistes de verrouiller le système électif, en en excluant tout autre courant que leurs partis, afin de spolier le peuple français du choix véritable de ses gouvernants, en prédéterminant les résultats des élections.

            Mais cette mainmise socialogaulliste sur le fonctionnement du pays ne s’est pas limitée au seul domaine politique, aux seules deux Chambres du Parlement : tous les secteurs névralgiques ont été investis et verrouillés par les socialogaullistes !

            L’Éducation nationale, qui a remplacé et détruit l’Instruction publique, a été entièrement accaparée par les deux môles, gaulliste et socialo-communiste, avec, en contrepartie de la prééminence gaulliste au Parlement, la domination cette fois socialisante à l’Éducation.

            Tous les grands corps de l’État, justice, police, armées, mines, ponts et chaussées mais également l’agriculture et l’agronomie, les services publics et sociétés nationalisées de tous secteurs, les chambres consulaires, et, enfin, les médias, radio, télévision, presse, ont été finement répartis entre les tenants socialogaullistes du pouvoir. Jusqu’aux fédérations patronales et syndicales et aux organismes paritaires de sécurité sociale.

            Bref, non seulement le pouvoir politique stricto sensu était ainsi accaparé et verrouillé mais il en était de même de tous les autres pouvoirs, centres d’influence et contre-pouvoirs.

            Ainsi s’est installé durablement ce que certains ont appelé :
            la « république des copains et coquins ».

            Car cet accaparement socialogaulliste des pouvoirs et cette répartition ciselée des rôles respectifs se sont accompagnés d’un « clientélisme » généralisé et frénétique de la part de chacun des deux môles.
            Ainsi pour l’attribution des postes et les promotions dans l’État, les services publics et les sociétés nationalisées.
            Mais aussi par la distribution de généreuses subventions à toutes sortes d’associations et d’entreprises, et de terrains et d’habitations du domaine public et d’autres prébendes de toute nature à des groupes ou individus « amis ».

            C’est ainsi que, depuis plus de 48 ans, la République, la France, la Corse et l’Outre-Mer ont été mises en coupes réglées sous la férule des 2 partis socialogaullistes.

            Ces partis complices auraient pu accaparer tous ces pouvoirs pour le bien commun, le développement de la République française et de la francophonie, la sûreté et le bien-être de l’ensemble des habitants. Leurs dirigeants et leurs élus auraient pu se dévouer de façon exemplaire audit bien commun. Tout au contraire, peu d’entre eux ont été vertueux. La plupart ont été simplement et durablement avides et menteurs, corrupteurs et corrompus.

            Ce « régime » qui porte faussement depuis près d’un demi-siècle le nom de « république », a bradé l’espace francophone, pourrit la France, salit en fait la République, tant ses valeurs que sa vocation, et ruine les Françaises et Français et les autres habitants du pays.

            Le système socialogaulliste a dévoyé le respect, les valeurs et la culture françaises.

            Par son clientélisme, il a développé l’individualisme,
            les communautarismes et l’influence des « lobbies ».

            Pour son clientélisme, il a démesuré la pression fiscale
            et accumulé une dette publique et para-publique abyssale
            qui menace l’État, et les braves gens qui lui ont prêté
            leurs économies, de banqueroute et « faillite ».

            Le socialogaullisme a pourri la société française en y généralisant, comme règle unique de comportement, la triche, qui fausse tout et trompe toutes et tous.

            Non seulement a été constaté ce qui vient d’être brièvement rappelé mais ce régime a commis deux atteintes d’une gravité sans précédent historique contre le peuple français.

            1. Ce régime socialogaulliste a délibérément rétréci l’influence de la France dans le monde, et partant la francophonie. Pire, il s’est soumis à l’influence dominante du moment, l’anglo-saxonne.

            2. Ce régime socialogaulliste a entrepris de dissoudre la France dans une « Union européenne » sans fondement ni valeurs et, pire, construite sans les peuples et sur le modèle ô combien démocratique de l’ex Union soviétique.

            Ces deux atteintes au passé glorieux de la France et de la République et à l’héritage merveilleux du labeur et du sacrifice de centaines de générations de Françaises et de Français et de leurs alliés francophones sont deux véritables trahisons, commises en totale connivence par les socialo-gaullistes.

            Leur régime a, sciemment et délibérément, minutieusement « déconstruit » notre pays, une nation millénaire, ses valeurs, sa culture, son mode de vie.

            Les socialogaullistes ont mis en place, au long de ces 48 années et toujours d’un commun accord, tout ce qui a nui de façon épouvantable et irrémédiable au peuple français, à la République et à la francophonie. Et ils ont même, sans vergogne, « exporté » ces nuisances.

            En bref, et sans être exhaustif :

            • la TVA, qui pénalise le travail et tue les moyennes et petites entreprises, par la généralisation de la sous-traitance et la possibilité de délocalisation ;

            • l’avortement de confort, libre et gratuit, qui est un attentat à la nature et à toute morale, et détruit les familles en tuant les enfants dans le sein de leurs mères ;

            • le regroupement familial des immigrés, qui les plonge dans le dénuement, matériel et moral, et tue les initiatives de développement des pays pauvres notamment francophones ;

            • l’euro, dont la diffusion à la place du Franc français et des autres devises européennes a généré une inflation énorme mais sournoise qui tue le pouvoir d’achat des plus modestes ;

            • le président de la commission de rédaction du projet funeste de « Constitution européenne » destinée à tuer les États nations au profit d’une entité informe et de son système bureaucratique et totalitaire.

            La clé de voûte de tous les méfaits commis par ce régime reste l’accaparement et le verrouillage de tous les pouvoirs par les socialogaullistes, qui les ont conduits à traiter par le mépris le peuple français.

            Dernièrement, ils ont sans complexe refusé la décision du peuple, prétendument souverain : les tenants de ce régime, tant gaullistes que socialistes, ont décidé de concert de passer outre le NON des citoyennes et citoyens au referendum du 29 mai 2005.
            Or ce « non » avait été massif alors que les socialo-gaullistes avaient mobilisé tous les médias -qui leur sont inféodés- pour que l’assentiment du peuple ne soit qu’une formalité et qu’ils puissent continuer leur œuvre nocive de déconstruction de la République et de ses territoires.
            Face au refus pourtant clair du peuple d’entériner leur politique commune et conjointe de dissolution de la France dans l’Union européenne, les responsables de ce régime sont passés du mépris à l’insulte de leurs concitoyens : commentant et travestissant de façon grossière et mensongère la volonté populaire, ils sont convenus, gaullistes et socialistes, de n’en tenir aucun compte et de continuer comme si de rien n’était !

            Cela révèle au grand jour l’effondrement sans appel des vertus et pratiques républicaines.

            C’est ça le « socialogaullisme » :
            > un système totalitaire,
            > un régime pseudo-démocratique,
            > un principe d’action : sa devise « Mensonge & Vantardise ».

            Un coup d’arrêt s’impose.
            Faudrait en finir avec ce socialogaullisme !
            Le plus tôt possible...

        3 autres commentaires
  • Fini de rire
    Fini de rire
    Citoyenne
    • Posté à 20h26 le 10/02/2009
    • Internaute 49015
      Citoyenne

    On reste confondu de la généralisation et de l’impudence de ces pratiques, jusque dans le détail d’une transformation de poste ! Une des rares vérités de la comm du pouvoir est bien que la droite serait « décomplexée ».

    • Les Chats
      Les Chats répond à Fini de rire
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 22h12 le 10/02/2009
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Même le FN n’aurait pas fait mieux.

      • jjhb
        jjhb répond à Les Chats
        cosmonaute
        • Posté à 03h48 le 11/02/2009
        • Internaute 44957
          cosmonaute

        quel euphémisme : des soupçons

        Elle aurait eu plus de mal à décrocher un poste de caissière dans le supermarché du coin.

        La droite décomplexée du coppé, qui indexe la poutre de son oeil à la largeur de ses bonimensonges, révélés par autant de mécanismes insipides de la rhétorique purement politicienne, et de lapsus, devrait plutôt jouer profil bas.

        Mais comment garder le profil bas quand on jouit d’avoir un ministère, quand on jouit d’avoir sa ville. Quand on bande, les voiles sont toutes sorties.

        Ils bandent le pouvoir, les costards gris et les cravates bleu chaussette. Ils sont répugnants et méprisables à souhaits, pis que des cafards.

        ce qui me fait le plus rigoler dans leurs discours, leurs prises de parole, c’est qu’il parle toujours du futur comme s’ils en revenaient...

        Qu’est-ce qu’ils y connaissent aux futurs ces donneurs de leçons ?

        sarkozy qui voulait encourager le peuple français à hypothéquer tout et n’importe quoi pour pouvoir consommer. La crise passe par-là, et le sarkozy qui revenait du futur ne l’avait pas vue.

        c’est pas une montre dont il a besoin (il a déjà l’heure sur son téléphone) c’est plutôt une paire de lunettes et accessoirement un cerveau plus évolué que celui d’un castor.

        Quelle merde. Mais dans quelle merde mondiale on est ?

        Tout le monde dans la rue le 19 mars par toutatix !

        Lien

         
        • PauLo anarcho-patriote
          • Posté à 10h25 le 11/02/2009
          • Internaute 38801

          « Gagner plus »… sans rien faire…
          à se répartir et à cumuler les « fromages » de l’État, des Régions, des Départements, des Communautés urbaines, des Communes de France, de Corse et d’Outre-mer…
          ou à arnaquer… en catimini… les « usagers » des services de l’État et des collectivités territoriales, autrefois « services publics » ! …

          Se distribuer les postes juteux… entre élus et, même, entre recalés du régime socialogaulliste… Président de ci… Directeur général de ça… aux frais des contribuables français…
          Mettre en place des taxations apparemment infimes… indolores…

          Ah là, sont très fortiches nos socialogaullistes ! … S’enrichir sur le dos du peuple : « gagner plus »… L’ont, elles et eux, « la culture de la gagne » !

        1 autres commentaires
  • rasdien
    rasdien
    pluréactif
    • Posté à 20h29 le 10/02/2009
    • Internaute 55864
      pluréactif

    Et ça continue...

    Cela me rappelle le pistonnage , d’un jeune de 21 ans aux plus hautes fonctions du plus riche département de France. Il est vrai que fils de président ça ouvre des portes !

    Moi qui pensai naïvement que les privilèges avaient été abolis en 1789.

    • jjhb
      jjhb répond à rasdien
      cosmonaute
      • Posté à 10h37 le 11/02/2009
      • Internaute 44957
        cosmonaute

      Je ne comprends pas comment on peut prétendre devant le peuple français « - je n’ai pas pour habitude de mentir »

      Et puis aussitôt, toujours devant tout le monde, asseoir sa progéniture ignare et sans projet à un siège de conseiller général.

      C’est sûr qu’avec un référendum il n’avait aucune chance le pauvre petit à son papounet, comme c’est mignon les liens familiaux...

      Sûrement, qu’après la décision du jury corrompu le fiston a du dire à papa chéri « - je t’aime pour la vie mon papa à moi »

      J’ai presque les larmes aux yeux tellement c’est touchant, et je suis actuellement déjà à la rédaction d’un roman politico-financier qui s’intitulera (c’est un scoop) « papa, j’en ai marre du scooter, je voudrais un chauffeur »

      Lien

    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 09h57 le 11/02/2009
      • Internaute 38801

      La substitution du « contrôle continu » aux examens... a été le ’cheval de bataille’ des... 68’tares !

      Ces « 68’tares » ont ’investi’ la haute fonction publique et les entreprises du ’cac40’... se sont cooptés dans tous les conseils d’administration... et de ’surveillance’... ont installé le « financiarisme » (qui s’écroule aujourd’hui)... se sont enrichis sur le dos des braves gens travailleurs...

      Vivement la prochaine... Nuit du 4 août ! ! !

      • PB2N
        • Posté à 19h08 le 11/02/2009
        • Internaute 41146

        Vouiiii, j’ai trouvé !

        Vous devez être Gastroantéritologue.

        Une purge, quoi !

  • Humain
    • Posté à 20h36 le 10/02/2009
    • Internaute 21387

    L’affaire Laurence Saint-Gilles ? ? En plus du reste !

    Mais il faut savoir que Dominique Roux, membre du Cercle des économistes, qui est le père de Valérie Pecresse, est nommé président de Bolloré Télécom en .... janvier 2007 ! !

    Auparavant il était professeur de Paris Dauphine... !

    Ceci pour dire que les hasard sont fréquents dans certains milieux !

    La Ministre déléguée l’Enseignement Supérieur est mariée avec un directeur général adjoint du groupe industriel Imerys dont l’activité de recherche et développement est importante,

    D’autre part, la fille de Marleix... Laurence Saint Gilles se prépare une place bien chaude quand son papa aura fini de travailler sur le découpage électoral pour lequel il a eté embauché en mars 2008.

    Quoi de neuf ! ! Hélas, pas grand chose, sinon tous ces gens qui pensent que tout leur est dû !

    • Les Chats
      Les Chats répond à Humain
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 22h16 le 10/02/2009
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Aucune commission ne peut s’élever contre ces procédés ?
      Comme le dit virginie78, ce n’est pas démocratique tout ça.

      • malatrie
        malatrie répond à Les Chats
        Distraite
        • Posté à 22h47 le 10/02/2009
        • Internaute 26407
          Distraite

        Bonsoir Les Chats,
        Le recrutement à l’université est tout, sauf démocratique. Magouilles et copinage sont plus souvent les critères habituels de sélection.

         
        • Les Chats
          Les Chats répond à malatrie
          En grève du zèle contre le (...)
          • Posté à 23h43 le 10/02/2009
          • Internaute 24526
            En grève du zèle contre le (...)

          Ils le reconnaissent et sont d’accord pour modifier la sélection.

          J’ai entendu un débat intéressant hier soir vers 01h du matin sur BFM
          Leur site est nul et je ne sais si vous allez vous y retrouver pour éventuellement écouter, je crois que c’est dans le podcast de nuit

          Lien

        1 autres commentaires
      • Les Grands Champs
        Les Grands Champs répond à Les Chats
        Retraité, le doigt là où ça (...)
        • Posté à 06h44 le 11/02/2009
        • Internaute 61722
          Retraité, le doigt là où ça (...)

        Comment pourraient-ils « s’élever » contre de tels procédés puisque cela a toujours été de la sorte que cela a fonctionné ?
        Certains poussent des cris d’orfraies devant de tels pratiques, mais avant ? Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ?

        Le copinage est de mise même dans nos communes, alors au niveau national ...
        Grattez un peu les embauches & promotions, mais vous le savez peut-être déjà sans vouloir l’admettre.

        Ce n’est pas pour ça qu’il faut faire profil bas devant de telles pratiques, mais « TOUTES » les dénoncer ! !
        Et là c’est pas gagné.

    • violeta
      violeta répond à Humain
      psy
      • Posté à 23h26 le 10/02/2009
      • Internaute 34895
        psy

      la « France bannière » peut de jour en jour se féliciter de voir son honneur sali et ce genre de corruptions « élégantes » gagner du terrain.
      Comment en est-on arrivés là ? .........
      Sans la complicité de tous ces yeux affamés de prestige et de notoriété personnelle, voire télévisuelle, notre monde « kolantesque » dérisoire, superflu et grotesque n’aurait jamais atteint ces sommets d’indécence.

      Mais nous y voilà dans la bassesse et l’ignominie réunies ! Qui va s’élever assez haut pour arrêter cette braderie de tout ce qui a fait la GRANDEUR de la France ?

      Les forces vives de ce pays n’étant pas encore suffisamment convaincues qu’il faille mettre un terme à cette « économie de marché » où TOUT EST A VENDRE y compris votre âme, cela risque de durer encore un bon moment, jusqu’à ce que....

      • Les Chats
        Les Chats répond à violeta
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 01h01 le 11/02/2009
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        Lien

        Lien

        Mobilisons nous !

        Appel des appels : Lien

        « Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des Pouvoirs Publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.

        A l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.

        Au nom d’une idéologie de “l’homme économique”, le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois “naturelles” du Marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.

        Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en “faillite” le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture.

        Aujourd’hui 10 février 2009, il y a 68656 signatures électroniques enregistrées depuis le 9 janvier 2009 

         
        • Jean-Luc LUMEN
          Jean-Luc LUMEN répond à Les Chats
          en invalidité
          • Posté à 01h55 le 11/02/2009
          • Internaute 47198
            en invalidité

          qu’est ce qui est sorti du meeting nuit sécuritaire de Samedi, à La Parole Errante à la Maison de l’Arbre, à Montreuil-sous-Bois,

          Jean-Luc LUMEN

        • marie 75
          marie 75 répond à Les Chats
          • Posté à 10h05 le 11/02/2009
          • Internaute 3563

          cet art. est la preuve de la volonté de main-mise sur les universités.
          Paris IV est un fac de droite...
          Mais pas encore une fac « total UMP »...

          Hier, ils étaient dans la manif.
          Paris IV et Assas en manif : du jamais vu ! ! ! ! !
          L’UMP devrait réféléchir à son clientélisme en déroute.

        2 autres commentaires
      • Les Grands Champs
        Les Grands Champs répond à violeta
        Retraité, le doigt là où ça (...)
        • Posté à 06h46 le 11/02/2009
        • Internaute 61722
          Retraité, le doigt là où ça (...)

        Votre âme peut-être, mais laissez-nous la disposition de la nôtre ! !

  • virginie78
    virginie78
    Éteignez votre TV et apprenez à (...)
    • Posté à 20h35 le 10/02/2009
    • Internaute 25883
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)

    ce n’est pas très démocratique tout çà !

    • Humain
      Humain répond à virginie78
      • Posté à 23h27 le 10/02/2009
      • Internaute 21387

      Pas démocratique ?

      Vous riez ! !

      Tout le monde politique se moque bien de la démocratie... Tant ils cherchent à se partager le gateau ! !

      Demain on vote pour les Européennes... Et pour élire des gens qui feront quoi ?

      Non tout cela n’est pas vraiment démocratique.

      • PauLo anarcho-patriote
        • Posté à 09h42 le 11/02/2009
        • Internaute 38801

        Mais... savez pas Humain ? .. y’a 50 ans qu’on n’est plus en démocratie !

        Sommes en DÉMOCRATURE... une dictature aux ’apparences’ démocratiques...

        C’est ça le socialogaullisme !

         
        • Montauban
          • Posté à 12h35 le 11/02/2009
          • Internaute 19514

          socialogaullisme ? ? késako ? (bis)

          • PauLo anarcho-patriote
            • Posté à 14h20 le 11/02/2009
            • Internaute 38801

            Oui... le socialogaullisme ((voir ci-dessus)) est... à l’agonie.

            Combien de militants socialo-gaullistes, MONTAUBAN ?

            Il est frappant de n’avoir aucune indication sérieuse sur le nombre de « militants » socialistes ou gaullistes. Rien d’étonnant pourtant.

            > Ces partis ne sont en fait constitués que d’élus et d’aspirants à l’élection, tous -à quelques exceptions près- fonctionnaires, et de leurs principaux clients contraints d’adhérer par le « pacte clientéliste » dont ils bénéficient ; les autres clients, la plupart fonctionnaires, les plus nombreux, ne s’avouent que sympathisants.

            > Ces partis n’ont de vie démocratique qu’en apparence, leurs dirigeants se cooptant. Leur fonctionnement est par essence anti-démocratique puisque « du haut vers le bas ».

            > Les sympathisants peuvent coller des affiches mais le plus souvent ceci se fait contre rémunération.

            > Leurs réunions sont peuplées de simples « figurants » comme dans les émissions télé.

            > Les dirigeants eux gèrent le fric du contribuable, qu’ils ont décidé, sans vergogne, de s’approprier par une loi inique de financement de leurs partis, soi disant pour mettre fin aux financements occultes issus de la corruption.

            Le militantisme socialo-gaulliste consiste en fait à rejoindre telle ou telle « écurie présidentielle » (sic) en espérant bénéficier en retour d’un poste, d’un siège ou d’une prébende quelconque, aux frais des contribuables.

            La concurrence interne est féroce entre les dirigeants et candidats pour décrocher la « timbale » et la conserver.

            Et ceci se reproduit, toujours de haut en bas et par cooptation, aux échelons régionaux, départementaux et communaux.

            Dans ces conditions, le nombre de tels militants ne serait éventuellement important qu’en raison du grand nombre de sièges à pourvoir, n’était sa réduction du fait du « cumul des mandats ».

            Cette pratique stupéfiante - anti-démocratique et anti-républicaine - demeure à l’évidence indispensable eu égard au fonctionnement tout sauf démocratique, tout sauf républicain des partis socialo-gaullistes.

        2 autres commentaires
  • guarana
    • Posté à 20h36 le 10/02/2009
    • Internaute 21719

    La reproduction des élites par le capital et le copinage ne se dément pas ! Ils ne reculent devant rien pour les passes droit et les délits d’initié de tout genres...
    Tout va bien, circulez, travaillez, ramez, chômez, manifestez bien ! ! !
    La France d’en haut s’en fout et nous emmerde......

    • Lucius Sergius
      Lucius Sergius répond à guarana
      Citoyen
      • Posté à 00h36 le 11/02/2009
      • Internaute 28239
        Citoyen

      Ca n’est malheureusement pas bien nouveau, c’est même une tendance de plus en plus lourde depuis fort longtemps. J’aimerais me tromper, mais...
      Les initiés savent très bien que pour certains postes convoités dans certains centres de recherche ou certaines administrations particulières (pour rester très vague), mais il faut se rassurer, dans le privé ça fonctionne exactement de la même manière à un niveau comparable, on précise dans les critères de recrutement l’année (ou une période très brève) pendant laquelle a dû être obtenu tel ou tel diplôme, une liste ultra-précise de certificats universitaires ou de diplôme d’« écoles », d’« expériences », voir de tel ou tel hobby « apprécié », y compris parfois le sport pratiqué pour une future activité qui n’a strictement rien de sportif ! Le niveau ou le mérite n’ont absolument rien à avoir là-dedans : les profils sont la plupart du temps simplement fabriqués sur mesure...

      Personnellement, heureusement lorsque j’étais plus jeune, à la recherche de renseignements, une « mise au placard », dont j’avais frappé la porte à la suite d’une erreur de bureau pour retirer un dossier, m’a « brieffé » et a pris le temps de décrypter certains appels à candidature pour que je comprenne vite et très bien, histoire de m’ouvrir les yeux et de m’éviter de trop perdre de temps... Je l’en remercie encore. Ca m’étonnerait fort que les basses pratiques se soient modifiées d’une quelconque manière.

      Sans juger du cas présenté dans l’article, il semblerait que partout les postes vraiment intéressants sont la plupart du temps « réservés » ou « pressentis ». Par contre, c’est curieux, pour ceux où on est relativement mal payé et écrasé d’un boulot monstre (donc parfois bien payé, mais à condition d’y laisser sa vie), la sélection est paradoxalement très rigoureuse et basée sur la polyvalence en plus de quelques compétences précises. Normal, ceux-là sont réellement utiles et importants. Je dirais, en étant un brin pessimiste, que presque tout le pays fonctionne comme ça, sur un mode d’Ancien Régime qui aurait survécu de manière souterraine. Il faut être naïf ou avoir bien peu vécu pour ne pas s’en rendre compte. A se demander même si tous les cris d’orfraie sont bien sincères...

      Là où ça reste relativement démocratique dans la sélection par le cursus (et encore, depuis quelques années ce n’est même plus vrai du fait du coût exorbitant des études interdisant certaines filières aux boursiers et aux modeste non-boursiers) c’est pour devenir médecin, infirmière, prof, soldat, policier, etc... Ou n’importe quoi demandant des qualités et de vraies compétences au contact de réalités parfois très chaudes dans des coins insoupçonnés, après études et concours la plupart du temps bien costauds (infiniment plus qu’un recrutement à la tête du client). Et c’est pour se coltiner ce que les « autres », « là-haut » ou « sur les bords » ne pourront même jamais imaginer, pour un salaire ou un traitement qu’ils refuseraient même pour buller. Mais évidemment, sur les fonctionnaires ou les métiers qui assurent ces tâches « on » aime à l’occasion cogner médiatiquement, évidemment. Moins d’« entrées », moins de « protections »...

      Les chantres de la décadence ou de la chasse au Gaspi, toutes tendances confondues, pourraient facilement creuser du côté de cette « élite choisie », et de son coût moral et financier pour la société, pour apporter de l’eau à leur moulin. Mais je crains qu’ils évitent cette démarche de peur d’aller contre des intérêts qui leur sont très chers...

      Il ne faut pas rêver, quand les « réformes » seront passées un peu partout, tout ne sera plus que le fait de quelques petits satrapes ou de quelque grand sachem, on pourra toujours alors faire de grands rêves démocratiques... C’est le sens de leur histoire. Ca sera encore plus que maintenant courtisanerie et chasse au passe-droit (ponctués d’une dose d’« affirmative action » pour acheter une vague paix sociale ?) pour caser sa progéniture.
      Et malheur aux « petites gens » et aux « simples âmes » honnêtes ou aux incorruptibles : alors sera venu le temps de la grande décadence, la vraie, celle du pouvoir de la médiocrité bête et méchante. Ce qui restera de réelle « élite » honnête, fossilisée et vieillissante, sera en voie d’extinction pour laisser la place à une authentique barbarie imposant son modèle népotique à tout le reste de la société... Si vous êtes de « simples citoyens », évitez d’avoir une descendance, c’est bien plus sûr pour elle en temps de cette « crise » qu’on va bien installer tant elle est pratique pour faire accepter les « réformes » voulues.

      Delenda Carthago

      • Les Grands Champs
        Les Grands Champs répond à Lucius Sergius
        Retraité, le doigt là où ça (...)
        • Posté à 06h52 le 11/02/2009
        • Internaute 61722
          Retraité, le doigt là où ça (...)

        Pour les postes dans le privé, il faut que la tête qui émerge soit celle qui est voulu !
        Sans ça... clac ... elle tombe.
        Qui ne l’a pas vue, des personnes qui ont des capacités mais ne sont pas dans les papiers de ceux du dessus ?
        Ringardisé, incapable (subitement) et bien sûr... si il insiste... fautes graves, dehors le stressant ! (vécu)

         
        • PauLo anarcho-patriote
          • Posté à 09h43 le 11/02/2009
          • Internaute 38801

          Le ’socialogaullisme’ a substitué le « Corps des Magistrats » à la Noblesse... et le « Corps des Professeurs » au Clergé... mais c’est toujours le même système... les mêmes tares... le même mépris pour le Tiers-État... les Travailleurs...

          Magistrats et Professeurs vivent ’en circuits fermés’... autistes... à la misère des Travailleurs, dont ils sucent et pompent l’énergie ! .. Sont « solidaires » mais... entre-eux seulement... ces ’corps constitués’ !

          Magistrats et Professeurs... comme tous les Fonctionnaires... ne pensent... n’agissent qu’à PRÉSERVER... SAUVEGARDER LEURS PRIVILÈGES... sur le dos... aux frais des Travailleurs !

          Seule une nouvelle NUIT DU 4 AOÛT... DÉLIVRERA les Travailleurs des « privilèges des corps constitués »...

          • elLolo
            • Posté à 10h26 le 11/02/2009
            • Internaute 27714

            Et est-ce qu’une baffe pourrait délivrer ce site de tes délires ?

            • PauLo anarcho-patriote
              • Posté à 10h54 le 11/02/2009
              • Internaute 38801

              C’est le... débat version TOTALITAIRE... que vous aimez pratiquer... n’est-ce pas elLolo ?

              C’est vrai qu’en 50 ans, le socialogaullisme a fait de notre pays un vaste ASILE... non ?

            • Sébastien Guittard
              Sébastien Guittard répond à elLolo
              Auvergnat exilé en Champagne
              • Posté à 12h09 le 11/02/2009
              • Internaute 19693
                Auvergnat exilé en Champagne

              C’est vrai qu’il devient pénible le troll avec son délire mystique sur les socialogaullistes...
              Un petit temesta et au lit ?

          • La Voix de son Maître
            La Voix de son Maître répond à PauLo anarcho-patriote
            Pas dans la cuisse de Jupiter.
            • Posté à 14h11 le 11/02/2009
            • Internaute 38992
              Pas dans la cuisse de Jupiter.

            Sauf que, pour ta gouverne, la nuit du 4 août qui vit l’abolition des privilèges de la noblesse fut initiée par les tenants de la révolution d’alors : la bourgeoisie.

            Dans le genre corporation qui défend ses intérêts, ou cherche à augmenter les siens, on a rarement vu mieux...

            La preuve en est : c’est l’argent qui distingue bientôt le citoyen de celui qui ne l’est pas, et ce autrement que par le suffrage censitaire : les vagabonds n’avaient pas le droit de vote, et ce parce qu’ils n’avaient pas de domicile fixe. Quand on connaît le taux de vagabondage de l’époque, c’était tout une frange de la population la plus misérable qui s’est vu tout bonnement refiler une citoyenneté tronquée.

            Alors avant de balancer comme un vieux disque de pasqua des refrains périmés, vaut mieux réfléchir à quoi ils renvoient dans leur totalité.

        5 autres commentaires
      • gotjy
        gotjy répond à Lucius Sergius
        • Posté à 16h35 le 11/02/2009
        • Internaute 19716

        Excellent,jai moi-même été recruteur et effectivement les pressions étaient nombreuses tous les candidats à cursus égaux ne bénificiaient pas de la même « attention » beaucoup de critères extra professionnels venaient parasiter mon activité etant moi-même salarié au sein de cette entreprise donc par conséquent beaucoup de postulants ont été rejetés pour des raisons tout à fait arbitraires et non objectives hélas !

  • Joojo
    • Posté à 20h44 le 10/02/2009
    • Internaute 36506

    On ressort la guillotine ? ; D

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