Entretien 09/02/2009 à 20h27

« On classe les chercheurs comme Google classe les sites »

Julien Martin | Ex-Rue89

La philosophe Barbara Cassin, auteure de « Google-moi », dénonce un mode de notation au coeur de la grève de ce mardi.


Université de Nanterre, en novembre 2007(Audrey Cerdan/Rue89)

L’évaluation des enseignants-chercheurs, ou l’un des principaux motifs de la crise qui agite actuellement les universités. En cause, notamment, la méthode employée, qui devrait encore être renforcée par le projet de décret actuellement contesté. Philosophe et directrice de recherche au CNRS, Barbara Cassin dénonce sur Rue89 le « scandale » de cette méthode de notation qui, à l’instar de Google, fait que « la qualité devient une propriété émergente de la quantité ».


L’auteure de « Google-moi » (Ed. Albin Michel, 2007) souligne « l’analogie » entre « la manière dont Google fabrique ses réponses à vos questions, c’est-à-dire hiérarchise les items qui apparaissent dans une page » et « la manière dont on hiérarchise les chercheurs » :

« Pour Google, ce qui est mis au-dessus, c’est ce vers quoi le plus de sites renvoient, c’est-à-dire une pratique de citations. C’est comme ça que ça se passe pour les chercheurs. Plus vous écrivez de textes dans des revues répertoriées, plus ces textes sont cités, plus vous êtes bien classés. » (Ecouter le son)

« Ce que dit untel, c’est vraiment de la connerie »

Au coeur du problème, le « facteur H ». Cet indice développé en 2005 par le physicien américain Jorge Hirsch, visant à mesurer l’impact d’un chercheur en fonction de l’importance des citations de ses publications. D’où deux écueils majeurs, selon Barbara Cassin :

  • « Les revues anglophones sont les mieux classées, donc quand vous philosophez en français, par exemple, vous avez assez peu de chances d’avoir un bon facteur H. »
  • « Les recherches nouvelles sont hors de ce classement, puisqu’il n’y a aucune raison qu’elles soient immédiatement connues et citées. (Ecouter le son)

Jeunes chercheurs, écoutez bien la suite ! Barbara Cassin révèle “la meilleure façon d’avoir un très bon facteur H”. Quelques conseils caricaturaux pour montrer l’absurdité de l’indice de classement des chercheurs, qui “vous demande encore de faire du people” :

“Publiez ’dirty’, publiez sale, c’est-à-dire publiez vite, publiez en petits bouts, de manière à faire beaucoup d’articles dans les revues anglosaxonnes, même s’ils se ressemblent tous.

Et publiez un article absolument ’controversal’, c’est-à-dire très paradoxal et stupide, (...) tel que tous les gens du domaine seront obligés de prendre position, en disant par exemple ’ce que dit untel, c’est vraiment de la connerie’.” (Ecouter le son)

“C’est l’évaluation qui est en train de triompher”

Pécresse se prend
les pieds dans le décret
Les enseignants-chercheurs ont dû y croire pendant quelques minutes. Interrogée lundi après-midi sur France Info, la ministre a annoncé qu’elle repoussait l’entrée en vigueur du décret contesté à “la rentrée 2010”.
Mais leur soulagement n’aura été que de courte durée. Un instant plus tard, Valérie Pécresse a rectifié ses propos auprès de l’AFP : ladite date est bien toujours le 1er septembre de cette année.
Une chose est sûre, toutefois : une médiatrice a été nommée (Claire Bazy-Malaurie, présidente de chambre à la Cour des comptes) pour “retravailler” le décret, durant les deux mois supplémentaires donnés pour mener la concertation.

Le facteur H, “c’est l’évaluation qui est en train de triompher”, se désole la philosophe. A l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES), à l’Education nationale, à Bruxelles... En témoigne l’interview de Valérie Pécresse accordée en août dernier au Figaro.

Pour la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, qui réagissait à la mauvaise place de la France dans l’édition 2008 du top 100 des établissements supérieurs (avec trois établissements contre quatre en 2007) établi par l’université de Shangaï, hors de question de dénoncer la méthode, il convient plutôt de s’y adapter :

“Ce classement a des défauts mais il existe. Les chercheurs et les étudiants du monde entier le lisent attentivement. Nous devons le prendre en compte et faire en sorte de donner plus de visibilité aux universités françaises. (...)

Elles ont un déficit en matière de culture de recherche et d’insertion professionnelle, mais elles sont prêtes à se battre pour le rattraper. Elles veulent entrer dans la culture du résultat.”

Dans le décret contesté par les enseignants-chercheurs, la ministre entend en effet donner plus d’importance encore au facteur H. En faisant passer l’évaluation des mains des pairs à celle de leur hiérarchie administrative, elle favorise le poids des critères durs, donc de cet indice.

“C’est extrêmement angoissant et nocif”

Une “culture du résultat” qui constitue “un goulot d’étranglement pour obtenir de l’argent afin de faire des recherches”, déplore Barbara Cassin. “C’est extrêmement angoissant et nocif.”

La seule lueur d’espoir, pour la directrice de recherche au CNRS, provient de “très bonnes revues anglosaxonnes, comme Nature ‘, qui ont demandé de sortir du pool des revues qui servaient à l’évaluation’, ‘considérant qu’il est absolument stupide d’évaluer de cette manière-là’. (Ecouter le son)

Photo : université de Nanterre, en novembre 2007(Audrey Cerdan/Rue89)

A lire aussi sur Rue89
Les articles de Rue89 sur la mobilisation des les universités
Panne massive et petite panique sur le Web : Google s’explique

Ailleurs sur le Web
La biographie de Barbara Cassin, sur Wikipedia
Interview de Barbara Cassin sur l’hégémonie de Google, sur le site de France Info

  • 27165 visites
  • 163 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 20h33 le 09/02/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « On classe les chercheurs comme Google classe les sites »

    ► Je croyais que c’était justement ce que les enseignants faisaient avec leurs élèves...

    • Animateur
      Animateur répond à Pierrrrre
      Fondateur du Comité de (...)
      • Posté à 21h42 le 09/02/2009
      • Internaute 46593
        Fondateur du Comité de (...)

      Ha... et vous étiez classé dernier, d’où votre éternelle frustration ( !).

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Animateur
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 21h48 le 09/02/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « ....et vous étiez classé dernier..... »
        ► Mais j’essayais de me rapprocher de vous, Sylvain....

      • in girum
        in girum répond à Animateur
        • Posté à 22h19 le 09/02/2009
        • Internaute 8170

        j’adore le lapsus 2010 de cette pécresse (du verbe pécrir)

         
        • Animateur
          Animateur répond à in girum
          Fondateur du Comité de (...)
          • Posté à 22h37 le 09/02/2009
          • Internaute 46593
            Fondateur du Comité de (...)

          Ce matin sur France Info elle a encore une fois dû penser à son collège Darcos et l’ajournement (tout relatif) de sa réforme du lycée.

          Pour ma part, je vous propose la lecture de ce message qui tourne actuellement dans les boîtes mails :

          « Objet : Recrutement par substitution

          Chers collègues

          Derrière la réforme des concours de l’enseignement (la masterisation) surgit, comme vous le savez, un problème extrêmement grave, qui lui est intimement lié, et que nous ne faisons qu’effleurer en considérant la situation des “reçus-collés” : toutes les “réformes” en cours visent de fait la disparition des titulaires bien formés, à tous les étages, de la maternelle à l’université.

          Vous trouverez confirmation de cette politique parfaitement assumée, sur le site du rectorat de Versailles, site qui avoue ouvertement recruter “toute l’année” des “enseignants non titulaires” dans toutes nos disciplines, au moment même où le nombre de postes au concours fond dramatiquement, et où l’on supprime des postes de titulaires, au prétexte qu’il y aurait trop d’enseignants en France (13500 cette année, etc.) : Lien

          Divers collègues de Nanterre ont été contactés le mois dernier par les “ressources humaines” du rectorat pour inciter leurs étudiants “bac + 3” à postuler, “en urgence”. Je viens d’apprendre que la même chose a eu lieu dans l’Académie d’Orléans. Oseront-ils bientôt nous proposer des “primes” pour cela aussi, afin de nous faire passer du statut de juré de concours à celui de sergent recruteur ?

          - Pour devenir prof de collège, aujourd’hui, il suffit donc d’être “étudiant bac +3”. Il est simplement demandé d’avoir un casier judiciaire vierge. Il y a plus de postes que de candidats.
          - Le salaire est de 34,5 euros bruts par heure de cours effective devant les élèves (soit environ 8 euros bruts de l’heure “réelle”, si l’on considère que l’étudiant-enseignant doit quand même préparer son cours, corriger ses copies, recevoir les parents, etc.). A charge pour les collègues, bénévolement et en plus de leurs charges toujours accrues, de l’encadrer comme ils pourront. Mais prof, au fond, est-ce vraiment un métier ? ...

          Il s’agit donc bien de remplacer des enseignants formés, par des “étudiants-enseignants” appelés à faire un petit boulot pour payer leurs études. Quid de l’engagement, du professionnalisme, de l’expérience, de l’investissement personnel, etc. ?

          En affaiblissant ainsi le service public sous couvert de “bonne gestion”, en mettant devant des élèves des enseignants de plus en plus nombreux sans formation, sans motivation, et sans avenir, le gouvernement a l’ambition de favoriser une migration encore plus rapide des élèves vers les établissements privés. Parallèlement, l’Etat pourra se désengager d’écoles de plus en plus “autonomes”, dans lesquelles il n’y aura de toute façon que des enfants de pauvres - autant dire personne. Il sera bientôt possible de laisser pourrir, encore plus (si la chose est possible), les écoles ghettos, tandis que prospèreront les officines privées et autres institutions respectables - mais payantes...

          Avec un salaire d’enseignant titulaire en fin de carrière, on peut recruter deux gardiens de prison : opération blanche.

          L’opinion doit être informée du carnage qui est en marche. Rapidement.

          Cordialement
          François Regourd, Université Paris Ouest Nanterre “

          Lien - Lien

          • nelmezzodelcamin
            nelmezzodelcamin répond à Animateur
            di nostra vita
            • Posté à 23h03 le 09/02/2009
            • Internaute 3956
              di nostra vita

            c’est une situation que je connais aussi

            actuellement une de mes collègue est en arrêt long pour essayer de soigner une grave maladie.

            On nous envoie une jeune femme pour la remplacer, intelligente, avec des diplômes, et pleine de bonne volonté, mais qui n’a jamais fait un cours de sa vie.

            Elle a des classes de la 4° à la terminale (elle doit donc préparer des élèves au bac) sans avoir reçu aucune formation.

            Résultat des courses : au moins avec les collégiens elle est en train de se faire complètement bouffer. Les plus grands sont peut être un peu plus matures et responsables (enfin, les terminales, j’espère) mais cela ne se passe pas super bien. Pour les examens blancs nous sommes deux à nous répartir son travail (elle n’est pas en mesure de préparer un sujet de bac blanc, ni de corriger les copies qui vont aller avec)

            Et bien sûr notre cher proviseur est venu nous voir tout penaud pour nous demander de soutenir la collègue, de lui expliquer comment ça marche, de l’aider à préparer ses cours et corriger ses copies.... total moi je me retrouve avec l’équivalent d’une stagiaire à ma charge (sans avoir la moindre rémunération pour ça, faudrait voir à pas exagérer).

            ça va se généraliser.

            • elLolo
              • Posté à 00h02 le 10/02/2009
              • Internaute 27714

              J’ai du mal à te suivre là. Ce que tu décris, c’est quelqu’un qui sort des études et qui, donc, a plus un bagage théorique que pratique. Dans n’importe quelle entreprise, on va généralement donner des tâches simples au nouvel arrivant pour le jauger et lui apprendre le terrain. Dans un labo, on fait essaie de faire de même. En fait, on fait ça partout en principe.

              Toi, tu es en train de nous dire qu’il faut qu’elle apprenne tout toute seule en se payant en plus ta mauvaise humeur. Si je devais m’en prendre en quelqu’un, ça serait d’abord à toi.

              • Network 23
                Network 23 répond à elLolo
                identité perdue dans mes papiers (...)
                • Posté à 00h23 le 10/02/2009
                • Internaute 23367
                  identité perdue dans mes papiers (...)

                Non, ça dépend de combien d’heures elle a. Normalement y a une année de formation à l’IUFM et l’enseignant « stagiaire » a moins de cours qu’un prof titularisé. Bref, ça permet un contact un peu plus en « douceur ».

                • nelmezzodelcamin
                  nelmezzodelcamin répond à Network 23
                  di nostra vita
                  • Posté à 08h28 le 10/02/2009
                  • Internaute 3956
                    di nostra vita

                  En effet
                  jusqu’à présent les stagiaires avaient de 6 à 8h de stage « en responsabilité », c’est-à-dire de cours à assurer, avec les visites de leur tuteur pour les aider, en plus de la formation plus théorique de l’IUFM et d’autres stages « de pratique accompagnée » dans les classes d’un prof titulaire (quelques semaines dans l’année)
                  A partir de l’an prochain les stagiaires sont balancés quasi directement sur le terrain, en ayant fait un peu de pratique accompagnée en fin d’année précédente, avec un temps plein soit 18 heures de cours (pour un agrégé seulement 15)
                  Je n’ai pas fait le calcul mais ça va permettre d’économiser un paquet de postes.

                  Je veux bien aider les collègues (la nana qui arrive elle est bien contente de trouver un peu de boulot), et je le fais, vous pouvez me croire, mais qu’on ne me demande pas d’encenser le système qui veut ça ! ! ! !

              • Xa_chan
                Xa_chan répond à elLolo
                (nippon ni mauvais)
                • Posté à 01h54 le 10/02/2009
                • Internaute 23695
                  (nippon ni mauvais)

                sauf que dans l’enseignement, y a pas de « tâches simples » ! Y a pas « d’emploi photocopieuse ». Les étudiants ainsi recrutés sont balancés directement devant les élèves, à eux de se débrouiller. Ben oui, faut bien faire le travail de la personne absente. En face, il s’agit d’élèves, pas de pièces de voiture qu’on pourra toujours usiner plus tard en attendant que le « nouveau » se soit adapté.

                Là, c’est « marche ou crève ».

              • nelmezzodelcamin
                nelmezzodelcamin répond à elLolo
                di nostra vita
                • Posté à 08h22 le 10/02/2009
                • Internaute 3956
                  di nostra vita

                rassurez vous, ma mauvaise humeur je vous la réserve

            • -Candide-
              -Candide- répond à nelmezzodelcamin
              Jardinateur
              • Posté à 11h49 le 10/02/2009
              • Internaute 40778
                Jardinateur

              hum....

            • -Candide-
              -Candide- répond à nelmezzodelcamin
              Jardinateur
              • Posté à 11h57 le 10/02/2009
              • Internaute 40778
                Jardinateur

              nelmezzodelcamin, votre post qui commence par
              « c’est une situation que je connais aussi.. “ est assez surprenant.

              Vous seriez Patron d’entreprise que vous utiliseriez sans-doute les mêmes arguments en disant qu’il faut éviter d’embaucher des jeunes car ils n’ont pas d’expérience.

              Sauf erreur, en tant qu’enseignant vous avez eu vous aussi votre ‘ première fois ’. Il m’est difficile de comprendre comment une profession dont le métier est de faire passer du savoir à des élèves puisse avoir autant de difficulté (ou de réticence) à faire passer aussi son expérience à une jeune collègue.

              Vous semblez interpréter la demande de soutien à votre collègue comme une demande de faire son travail à sa place. Je doute que ce soit ce qui est attendu par le proviseur, et encore moins par la jeune enseignante. Il est vrai qu’en présentant les choses de cette manière il est plus facile d’argumenter pour réclamer une rémunération pour travail supplémentaire.

              J’ose espérer que d’autres enseignants sauront ici relater leurs expériences en ce qui concerne ‘ l’aide ’, ‘ le soutien ’, ‘ le coaching ’, ou le ‘ parrainage ’ de jeunes collègues.
              La solidarité ne doit pas se réduire à une affaire de porte-monnaie

            • Pierrrrre
              Pierrrrre répond à nelmezzodelcamin
              → → → → → → → le marché autant (...)
              • Posté à 19h31 le 10/02/2009
              • Internaute 23078
                → → → → → → → le marché autant (...)

              « ....l’équivalent d’une stagiaire à ma charge (sans avoir la moindre rémunération pour ça, .... »
              ► Mais il y en a, ils paieraient pour être à votre place ! ☺

        10 autres commentaires
    • padiran
      padiran répond à Pierrrrre
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 21h50 le 09/02/2009
      • Internaute 5159
        Chroniqueur Grolandais

      Mon Pierrot, tu es comme moi, tu interviens dans tous les domaines (scientifiques, religieux, politiques, philosophiques, sociétaux, artistiques, érotico pornographiques).
      Je suis seul devant mon clavier ( pas christian) mais je ne m’ennuie jamais à te lire. Tu es prévisible, souvant risible.
      Un régiment de bras , un bataillon de mains , une brigade de doigts et un seul cerveau.
      Bonjour le pool d’intervention de l’UMP.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à padiran
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 21h54 le 09/02/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « ....Bonjour le pool d’intervention de l’UMP..... »
        ► Vous devriez mieux me lire.... et ne padiran-l’air n’importe quoi.

         
        • padiran
          padiran répond à Pierrrrre
          Chroniqueur Grolandais
          • Posté à 21h59 le 09/02/2009
          • Internaute 5159
            Chroniqueur Grolandais

          Force de réaction rapide, l’astreinte de l’UMP est efficace Chapeau les gars, j’espère que vous êtes payé à la hauteur de vos réflexes

        1 autres commentaires
    • bjone
      bjone répond à Pierrrrre
      dev 3D
      • Posté à 23h42 le 09/02/2009
      • Internaute 62791
        dev 3D

      Non les élèves sont classés par la qualité des réponses.
      Pas par la quantité de réponses.
      Vous n’avez pas bien compris comment Google fonctionnait.

      • TARPON
        TARPON répond à bjone
        • Posté à 23h51 le 09/02/2009
        • Internaute 27263

        Dire qu’on passe notre temps à chercher sur google et on n’est pas reconnus comme chercheurs.Tandis que nos chercheurs cherchent à en faire le moins possible.

  • den
    den
    • Posté à 20h36 le 09/02/2009
    • Internaute 6292

    Bof, les chercheurs évaluent bien leur sous fifres... Eux devraient vivre sans soucis dans leur super géniale recherche. Leur mépris condescendant pour la menu piétaille qui se situe dans les strates inférieures. Et bien moi je pense qu’il est normal qu’ils rendent des comptes.

    • SiDi
      SiDi répond à den
      En état de choc
      • Posté à 21h07 le 09/02/2009
      • Internaute 24795
        En état de choc

      Il y a une différence entre l’évaluation des compétences et de la recherche.

      Quand tu apprends, tu peux prouver que tu comprends ce que tu apprends par une évaluation.

      Quand tu cherches, soit tu découvres soit tu continues de chercher.

      Le système proposé par la fofolle est d’évaluer en fonction du nombre d’articles publiés et des magasines dans lesquels ils sont publiés. C’est une double erreur parce que :

      - les « grands » magasines n’acceptent pas forcément les papiers des courants de pensées minoritaires, ou certains papiers de jeunes chercheurs méconnus, même s’ils sont talentueux.
      - certains chercheurs publient peu : Einstein par exemple, et ça ne veut pas dire qu’ils sont forcément mauvais.

      Amusez-vous donc à compter le nombre d’articles du dernier prix Nobel (ou Fields ou Turing) et comparez-le à la moyenne, on verra s’ils sont franchement au dessus, et si la méthode d’évaluation est pertinente.

      • Yawn
        Yawn répond à SiDi
        amateur d'eau
        • Posté à 04h24 le 10/02/2009
        • Internaute 35717
          amateur d'eau

        Une question peut alors être de savoir comment évaluer les chercheurs. Car ceux qui protestent donnent un peu l’impression de refuser toute évaluation. Et ça, ce ne serait pas normal.
        Que suggérez-vous ?

         
        • Marx_attracts
          Marx_attracts répond à Yawn
          Intermittent de la recherche
          • Posté à 04h43 le 10/02/2009
          • Internaute 67086
            Intermittent de la recherche

          Il y a déjà des évaluations. C’est peut-être le métier le plus évalué qui soit. Un chercheur qui refuse l’évaluation, ça n’a pas de sens.

          • Yawn
            Yawn répond à Marx_attracts
            amateur d'eau
            • Posté à 03h38 le 11/02/2009
            • Internaute 35717
              amateur d'eau

            Pouvez-vous expliquer comment et sur quelle base se fait l’évaluation des chercheurs ? J’avoue ne rien en savoir et je pense que ce serait un post instructif pour tous les riverains qui ne sont pas de ce milieu.

        • OISANS38
          OISANS38 répond à Yawn
          retraitée
          • Posté à 11h22 le 10/02/2009
          • Internaute 47327
            retraitée

          Vous répéter ce que le gouvernement (je persiste bêtement à croire que nous sommes encore en République) et la presse à l’échine souple veulent nous faire avaler. Je ne suis pas dans ce système, mais je sais que tous les fonctionnaires sont évalués. Bien ou mal, là est la question. Mais aucune question ne peut accepter une réponse a priori (sinon, je vous fiche mon billet que la terre est plate, et le soleil lui tourne autour).
          Trouver une réponse suppose qu’on se réunisse, discute, et non pas qu’on prenne des oukazes.

          Indépendamment de la méthode du chef qui sait tout, et qui est à l’oeuvre dans tous les domaines, sur ce point il y a un élément qui devrait tous nous mettre d’accord. Comment quelqu’un pourrait-il croire qu’un administratif puisse évaluer de façon pertinente des chercheurs ?
          Mais je crois que je suis trop optimiste, car trop d’entre nous ont très bien appris à courber l’échine. Comment comprendre alors que d’autres se révoltent ?

        3 autres commentaires
      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à SiDi
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 10h13 le 11/02/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « ....Le système proposé par la fofolle ..... »

        ► Vous ne savez que reprendre à votre compte les poncifs éculés des organisations syndicales,
        en y rajoutant quelques insultes personnelles.

        ..je suppose que vous devez programmer en faisant du copié/collé de lignes de codes pompées ailleurs, et en jurant contre cette fofolle de machine qui ne roule pas comme vous aimeriez ?
        Apprenez d’abord la correction,
        et vous vous perfectionnerez en approche objet ensuite... vous essayerez alors d’y encapsuler la classe politesse. Vos instances s’en trouveraient améliorées.

    • Compte supprimé le 17 novembre
      Compte supprimé le 17 novembre répond à den
      observatrice hilare
      • Posté à 21h13 le 09/02/2009
      • Internaute 59030
        observatrice hilare

      Et il est normal de lier un certain domaine de la recherche à l’industrie.
      L’état investit et attends un retour sur investissement.
      L’argent public jeté par la fenêtre, c’est fini. Il faut rendre des comptes maintenant.
      Il y a enfin un capitaine à la barre du bateau France.
      Les dilettantes resteront à terre.

      • Network 23
        Network 23 répond à Compte supprimé le 17 novembre
        identité perdue dans mes papiers (...)
        • Posté à 21h21 le 09/02/2009
        • Internaute 23367
          identité perdue dans mes papiers (...)

        On n’a pas attendu Sarko pour lier « un certain domaine de la recherche à l’industrie », vous inquiétez pas...

        mais il y en a, à l’UMP, qui ont vraiment l’impression d’inventer l’eau chaude...

         
        • OISANS38
          OISANS38 répond à Network 23
          retraitée
          • Posté à 11h26 le 10/02/2009
          • Internaute 47327
            retraitée

          J’ai mis TOP, mais je ne suis pas d’accord avec vous. Vous vous trompez : c’est l’eau tiède !

        • OISANS38
          OISANS38 répond à Network 23
          retraitée
          • Posté à 13h16 le 10/02/2009
          • Internaute 47327
            retraitée

          La citation juste est : « la racaille, j’en suis ».

          Correction : pas une réponse à Netwok, mais à un billet qui disait : la canaille, j’en suis.

      • in girum
        • Posté à 22h13 le 09/02/2009
        • Internaute 8170

        et le bateau, hilare ami, il a une fuite (vers l’avant) il est en train se casser en deux... le truc c’est que pendant ce temps là le capitaine qui ne voit rien et n’entend rien fait le mariole dans son beau nuniforme de chef de l’ aculture.

      • yomgui
        • Posté à 23h23 le 09/02/2009
        • Internaute 12300

        La recherche fondamentale coute 0,38% du PIB en France (selon l’OCDE, 2007), soit un peu plus de 7 milliards d’euros.
        Les chercheurs rendent (déjà) des comptes précis, des rapports détaillés, doivent justifier les dépenses, leur adéquation au projet proposé, etc.

        Les entreprises (petites, grosses, très grosses, et même multinationales) reçoivent 65 milliards d’euros d’aides publiques, et rendent beaucoup moins de comptes (le rapport de l’Inspection Générale des Finances de décembre 2006 le déplore, même).
        Souvenez vous : cela avait pas mal embarrassé le gouvernement Villepin, quand Hewlett Packard, grassement aidée, licenciait des centaines de ses employés en France...

        Bref, les chercheurs-qui-gaspillent-les-sous-du-contribuable-sans-rendre-de-comptes est un cliché, doublé d’une contre-vérité.

         
        • karlM
          karlM répond à yomgui
          Précaire
          • Posté à 09h51 le 10/02/2009
          • Internaute 21378
            Précaire

          la recherche gâche mes sous sur le nucléaire (promesse non tenue, mensonge, délire du futur ITER), sur les gênes (avec son télé thon), avec ses vaccins tueurs, ses nanos toxiques, ses armes de folies, ses psycho_socio qui rendraient heureux un travailleur,mineur de l’enfer.
          OUI a un contrôle citoyen (pas étatique) dans une véritable démocratie humaniste non obsédée du toujours plus

          • Autre raleur
            Autre raleur répond à karlM
            • Posté à 22h14 le 10/02/2009
            • Internaute 39310

            J’attend avec impatience que vous me proposiez une piste de recherche intéressante en mathématiques.

        • Azza
          Azza répond à yomgui
          Ingénieur en informatique (...)
          • Posté à 17h29 le 10/02/2009
          • Internaute 25467
            Ingénieur en informatique (...)

          Quand j’etais en These, j’ai du reparer mon PC moi meme, chercher les pieces les moins cheres sur le WEB et les payer de ma poche tant il etait difficile et complique de justifier une depense d’equipement. Dans le monde de la recherche, l’essentiel du travail est fait par des thesards sous payes (5 ans a moins de 1000 euros par mois, dont la derniere annee avec un chomage de 750 euros, ce qui m’a bouffe mes droits et m’a fait me retrouver en fin de droit 10 mois apres ma soutenance).

          Quand on voit les moyens dont dispose la recherche a l’etranger, on est eberlue d’entendre parler de gaspillage d’argent public !

        3 autres commentaires
      • Beleys
        Beleys répond à Compte supprimé le 17 novembre
        Ingénieur recherche
        • Posté à 09h42 le 10/02/2009
        • Internaute 67216
          Ingénieur recherche

        Il faut quand même savoir qu’une grande partie de la recherche publique est à fond perdu pour la recherche et rempli les caisses de entreprises privés .. ;

        Je schématise et j’exagère mais par exemple dans la recherche médicale, l’essentielle des résultats et des travaux amonts proviennent de la recheche publique.
        Les privés ne s’investissent que quand le résultat est là.
        Pour ne pas les cités, un grand fabriquant d’outil et de logiciel pour la radiothérapie nous a clairement dit :
        « Pour avoir un financement par nous, il nous faut un livrable tous les 6 mois ... Sinon, on peut participer symboliquement à votre projet pour que vous ayez un partenaire privée avec vous »

        Elle est où la recherche là, 6 mois c’est quoi, elle où la prise de risque de l’entreprise privée ?
        D’un autre coté, cette entreprise a réussi à avoir une subvention colossale de la part de l’europe pour concevoir, en gros, un cluster amélioré de 100 machines ... Un projet somme toute bidon, quand on voit des projets types grid 5000 par exemple ...

        Il faut savoir qu’aujourd’hui quasiment seule la part du budgert publique allouée pour la recheche privée augmentent ... ;

        Donc oui à une évaluation de la recherche .. Elle est déjà en place dans la recheche publique, à quand pour les subvention pour la recherche privée ?

      • Les Chats
        Les Chats répond à Compte supprimé le 17 novembre
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 20h49 le 10/02/2009
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        « L’argent public jeté par la fenêtre, c’est fini. »

        C’est fini ? Depuis quand ?

        Lien

        la cour critique des « coûts de fonctionnements élevés et croissants », portant sur la période 2006-2007.

        la Cour des comptes a limité son étude aux services administratifs, pour épargner la susceptibilité des élus...

        Une prévision budgétaire médiocre
        Malgré la crise, les députés n’ont pas réduit le train de vie de leur maison, bien au contraire ! Au cours des dix dernières années, les dépenses totales de l’Assemblée ont progressé de 47%, soit de près de 10 points de plus que les dépenses du budget général de l’Etat et près de 30 points de plus que l’inflation !

        Les magistrats pointent les frais de personnels (156 millions d’euros) et l’évolution des charges parlementaires (quelque 280 millions d’euros), c’est-à-dire les indemnités des élus, leurs frais de représentation, les crédits dévolus à leur secrétariat et aux salaires de leurs collaborateurs...

        L’Assemblée utiliserait une dizaine de comptes bancaires, gérés de manière totalement cloisonnée.
        En outre, l’« insuffisance de méthode » dans la politique des placements -d’une cagnotte évaluée à 302 millions d’euros en 2007- aurait occasionné « un manque à gagner de 1,8 million d’euros » depuis 2001.

        Un million d’euros dépensé pour rien
        L’absence d’évaluation des besoins d’achat coûte cher à l’Assemblée. Les services ne disposent pas d’« une compétence éprouvée d’acheteur ».

        Les magistrats ont analysé quelques grands postes ………..Ils évaluent à plus de 1 million d’euros les dépenses qui auraient dû être évitées ! Il s’agit par exemple de chambres d’hôtel réservées et jamais annulées en cas de désistement.
        Dans le domaine informatique, la Cour critique des dépenses d’équipement et de maintenance informatiques -6,5 millions d’euros en 2007- sans programmation cohérente. Elle relève que les services de la paie ne disposent toujours pas d’un logiciel de gestion fonctionnel. Pourtant, l’Assemblée a investi 4,3 millions en 2003 dans l’achat d’un logiciel et d’un système d’applications dédié... à la paie !

        Les FRAIS de PERSONNEL LES PLUS IMPORTANTS D’EUROPE

        A en croire la cour, la rémunération des fonctionnaires de l’Assemblée serait supérieure de 75% à 150% à celle de la fonction publique.
        Ces fonctionnaires coûtent aussi beaucoup plus cher que leurs homologues européens.
        La part des frais de personnel dans le budget global est beaucoup plus élevée à Paris (25% au Palais Bourbon) qu’à Londres (15% à la Chambre des communes britannique) ou à Berlin (10 à 12% au Bundestag).

        Les magistrats épinglent un empilement d’indemnités qui représenteraient 58% des traitements bruts !
        Les 24 hauts fonctionnaires les mieux payés de la maison perçoivent une rémunération brute moyenne annuelle de 213.000 euros, jugée dans le rapport « particulièrement élevée compte tenu des avantages matériels et sociaux ».

        Le rapport cible les prêts consentis au personnel et aux élus (pour l’acquisition d’un logement ou d’une permanence), à des taux faibles (3% en moyenne) et au fondement juridique fragile. Au printemps 2008, ces prêts entraînaient l’immobilisation de 122 millions d’euros.

        Des travaux deux fois plus coûteux que prévu

        L’Assemblée occupe une superficie de 130.600 m2 dans le 7e arrondissement parisien, l’un des plus chers de la capitale.

        Le rapport s’attarde sur les travaux de rénovation engagés par l’Assemblée en 2004 dans deux de ses immeubles,
        - au 101 rue de l’Université et au 32 rue Saint-Dominique,
        qui sont en cours d’achèvement.
        Il s’agissait de réorganiser quelque 280 bureaux de députés (afin que ces derniers disposent sur place d’un lit et d’un cabinet de toilette), de la rénovation du restaurant et de salles de conférence. Le coût de cette opération devrait dépasser 125 millions d’euros, soit le double du montant prévu à l’origine.

        Les budgets 2009 de l’Assemblée, du Sénat et de l’Elysée seront examinés vendredi 7 novembre en commission, puis discutés le 13 novembre en séance publique par les députés.

         
        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à Les Chats
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 23h20 le 10/02/2009
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          Ce n’est que partie visible d’un immense iceberg d’inertie et de fonte du glaçon, s’appelant l’administration française.

          C’est dans cette inertie là,
          et dans la taille de l’iceberg
          que se situent les causes des problèmes spécifiques à notre pays,
          touché par une artrose foncti’honnéreuse aigue.

          Aujourd’hui même, une manif dont même une tempète n’a pu secouer la lourde et longue marche de conservation des acquis... à qui ? mais à moi.....

          • Les Chats
            Les Chats répond à Pierrrrre
            En grève du zèle contre le (...)
            • Posté à 00h54 le 11/02/2009
            • Internaute 24526
              En grève du zèle contre le (...)

            Pierre il s’agit là de hauts fonctionnaires et pas du fonctionnaire présent pour servir le citoyen et défendre une qualité du service public.

            • Léonard
              Léonard répond à Les Chats
              chercheur (errer humanum est)
              • Posté à 17h46 le 12/02/2009
              • Expert 24584
                chercheur (errer humanum est)

              Entièrement d’accord avec vous. Pierre a déjà été épinglé plusieurs fois précisément sur ce point. Voulez-vous faire un petit pari : à votre avis, combien de temps lui faudra-t-il pour comprendre (ou arrêter de faire semblant de ne pas comprendre) que les hauts fonctionnaires ou les administrateurs d’empire ne jouent tout simplement pas avec les mêmes règles que nous ?

              L’âge de la retraite ? Celui du capitaine ? Ou davantage ?

        3 autres commentaires
    • Network 23
      Network 23 répond à den
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 21h20 le 09/02/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Oui, je suis d’accord, « il faut réhabiliter le lyssenkisme » !

      De façon peu étonnante, en googlant « lyssenkisme » (ça pourrait vous être utile, en évitant tout « mépris condescendant »), on tombe sur...

      Lors d’un débat public qui a eu lieu le 13 janvier [2006] à Strasbourg [1], Mr Bur, député UMP du Bas-Rhin et vice-président de l’Assemblée Nationale a fait un diagnostic très intéressant. Un problème majeur, a-t-il dit, vient du fait que les chercheurs ont la prétention déraisonnable de vouloir s’autogérer et s’autoévaluer.

      « Ce qui est demandé est de bénéficier d’un statut comme il en existe pour la justice où l’Etat apporte des moyens et la justice les utilise comme un peu bon lui semble. C’est un modèle qui n’est pas très bon quand on regarde le fonctionnement de la justice ».

      Monsieur Bur a raison. L’indépendance de la justice est incompatible avec le fonctionnement correct d’un Etat qui souhaite tout contrôler, depuis la méthode de lecture à l’école jusqu’aux thèmes de recherche des chercheurs. Les choses seraient beaucoup plus claires avec une justice aux ordres, des professeurs et des chercheurs dociles.

      Il faut reconnaître que les chercheurs font parfois n’importe quoi. Certains ont travaillé pendant des années sur cette question dérisoire : la nature de la lumière est-elle ondulatoire ou corpusculaire ? , question dont tout le monde se moque (...)

      Certes, bien des années plus tard, leurs travaux ayant débouché sur le principe du laser, des centaines d’applications technologiques en ont découlé.

      Mais il est tout de même irritant de constater qu’au départ ces chercheurs ont contribué à dépenser le budget de l’Etat, donc les deniers des contribuables, en travaillant sur une question que personne ne leur avait dit d’étudier, qui ne correspondait à aucun des programmes prioritaires doctement élaborés au ministère de la recherche.

      Cela fait désordre. Il serait indiscutablement préférable que nous ayons en France une science officielle, dont les axes seront déterminés par un Haut Conseil aux ordres, formés de vieux scientifiques politiquement corrects.

      On sait que ce système a été très efficace en d’autres temps. C’était à l’époque stalinienne, la science biologique officielle s’appelait le lyssenkisme. Rappelons que Trophim Lyssenko était un généticien soviétique défendant l’idée qu’il était possible de modifier les caractéristiques génétiques d’une plante en agissant sur son environnement. Cette théorie résolument erronée convenait bien à certains aspects de la politique agronomique du pouvoir soviétique. Elle fut donc promue science officielle. Certains de ceux qui s’y sont opposés sont morts au goulag. »

    • Léonard
      Léonard répond à den
      chercheur (errer humanum est)
      • Posté à 22h04 le 09/02/2009
      • Expert 24584
        chercheur (errer humanum est)

      En réponse à den :

      Encore un commentaire basé sur le ressentiment. Mais je vous prends au sérieux. Après tout, moi aussi, comme tout le monde, j’ai éprouvé du ressentiment pour d’autres catégories sociales. Et puis, j’ai arrêté. C’est un peu comme la cigarette. D’abord on vit mieux sans. Et puis quand on arrête de compter les défauts des autres, la vie devient passionnante....

      1) « Bof, les chercheurs évaluent bien leur sous fifres… » : je suppose que vous avez un exemple concret, du vécu peut-être ? De quoi parlez-vous ?

      2) « Eux devraient vivre sans soucis dans leur super géniale recherche » : très intéressant, car vous affirmez ainsi par antiphrase que « leur » recherche est probablement médiocre et qu’ « ils » devraient vivre avec des soucis. C’est à peu près du niveau de la poupée vaudou.

      3) « Leur mépris condescendant pour la menu piétaille qui se situe dans les strates inférieures » : si vous parliez d’un groupe humain, votre commentaire, du fait de sa généralité sans la moindre once de modération, passerait presque pour du racisme, non ? « Les chercheurs », « eux », « leur mépris condescendant ».... Vraiment tous dans le même panier, n’est-ce pas ? (Non, non, inutile de m’assurer que parmi vos meilleurs amis, vous avez des chercheurs...)

      Je préfère, à nouveau, sentir le vécu affleurer sous votre commentaire.

      4) « Et bien moi je pense qu’il est normal qu’ils rendent des comptes » : mais à ce degré de généralité, tout le monde est d’accord ! Le problème est qu’il n’y a guère de consensus sur ce « rendre compte ». En fait, comme je l’ai écrit ailleurs (ainsi que quelques autres, en dehors des circuits habituels), tout consensus est une construction habillée par le politique servant un intérêt d’empire. (Il n’y a pas de jugement de valeur là-dedans, c’est un fait social). Voilà pourquoi le pouvoir politique, périodiquement, va « demander des comptes » à telle ou telle catégorie sociale plutôt que telle autre, pour justifier sa politique. Mais nul ne peut faire abstraction ici de la sociologie : le rôle du politique est d’exiger une justification sociale à 99% de la population pour que le 1% restant puisse poursuivre librement ses intérêts. (Les chercheurs n’y sont pour rien. Les chauffeurs de taxi non plus.)

      Etant donné le ton de votre commentaire, je présume que vous ne faites pas partie de ce 1%...

  • les nouveaux sans culottes
    • Posté à 20h43 le 09/02/2009
    • Internaute 60682
      sans illusions

    Barbara Cassin.
    vous etes sue qu il s agit d un ( D UNE PHILOSOPHE) ? ?
    alors heureux de l apprendre ( ON EN APPREND TOUS LES JOURS )
    le terme n est il pas galvaudé ?
    IL PARAIT AUSSI QUE MR bhl EN EST un...(DE PHILOSOPHE)..meme mr Michel Onfray que j apprécie énormément comme disons essayiste...mais j ai du mal à admettre comparé aux géants du 18 eme qu il y ait aujourdh ui en france (et à mon grand désespoir) un seul encore vivant ( car la 1ere moitié du 20 eme en a fourni quelques uns) un seul ecrivain ou essayiste méritant ce qualificatif..... c est comme le vin faut attendre pour savoir....

    • les nouveaux sans culottes
      • Posté à 20h44 le 09/02/2009
      • Internaute 60682
        sans illusions

      qui cherche trouve....

      hé con...même pas vrai.

      • les nouveaux sans culottes
        • Posté à 20h51 le 09/02/2009
        • Internaute 60682
          sans illusions

        la grande et bonne réforme ne serait elle pas plûtot ou plutôt tiens à force de lire des fautes j en perds mon français de dispatcher quel mot de merde mais y en a t il un autre nos géniaux chercheurs réduits donc à n etre que pour nos liberaux et ultras de minables fonctionnaires dans le monde merveilleux de L ENTREPRISE PRIVÉE.. ? ? ? ? ? ?

         1 autres commentaires
      • les nouveaux sans culottes
        • Posté à 14h57 le 11/02/2009
        • Internaute 60682
          sans illusions

        meme pas le sens de l humour ces chercheurs
        j en ai cotoyé quelques uns pas du tomber sur des bons car pas loin de l inadaptation sociale
        surement des surdoués peut etre mais rarement chaleureux et méprisants envers les ouvriers

    • Network 23
      Network 23 répond à les nouveaux sans culottes
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 21h24 le 09/02/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Si vous doutez que Mme Cassin soit une philosophe, pourquoi ne googlez-vous pas son nom ?

      Il paraît qu’avec Internet, les capacités de lecture et d’attention sur un texte sont en dégringolade brutale.

      On nous fabrique une génération de « post-alphabétisés », des quasi-illettrés... ah ! mais on saura lire les images... ah bon ?

      En fait, plutôt que de googler « Barbara Cassin », faites-donc un tour dans une librairie de philosophie, lisez les titres des bouquins, par exemple au rayon « Antiquité »...

    • Un compte supprime
      • Posté à 02h52 le 10/02/2009
      • Internaute 21837
        nc

       ? ? ? ?
      Pas de philosophe donc pas d’enseignement de la Philosophie ?

      • les nouveaux sans culottes
        • Posté à 15h03 le 11/02/2009
        • Internaute 60682
          sans illusions

        quelle drôle de question comme s il fallait par exemple être historien pour enseigner l histoire ou mathematicien pour les maths
        ou être académicien pour tenter d enrayer l analphabètisation généralisée ? ? ? ? ?

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4