Les journalistes du JDD s'indignent dans leur journal
Une semaine après la censure de l’article sur Cécilia Sarkozy, révélée par Rue89, les journalistes du Journal du dimanche ont obtenu de faire connaître leur mécontentement dans les colonnes de leur journal. Une procédure extrêmement rare dans une publication du groupe Lagardère, mais qui montre à quel point cette affaire, coïncidant avec l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, proche d’Arnaud Lagardère, a choqué les journalistes.
Dans un texte court mais incisif, la Société des journalistes du JDD exprime son « indignation » et dénonce cette « ingérence, qui a gravement nui à l’indépendance et à la crédibilité de notre journal, comme de ses journalistes ». Le texte sert d’introduction à une tribune de Dominique Wolton, directeur de l’Institut des sciences de la communication du CNRS, intitulé « La presse doit rester un contre-pouvoir ».
Sans faire référence directement à l’affaire Cécilia/JDD, Dominique Wolton écrit : « il faut être lucide. De tout temps, pressions économiques et politiques ont pesé sur les médias. Mais dans nos sociétés de communication, il faut être beaucoup plus vigilant. Avec la concentration des groupes de communication, la presse doit, plus que jamais, rester un contre-pouvoir et ne pas tenter de s’ériger en quatrième pouvoir. Son rôle n’est pas de faire de la politique mais d’informer et de commenter. »
Il ajoute : « rappeler aussi la leçon de l’Histoire : ce n’est pas parce que l’on tient les tuyaux et les supports que l’on contrôle les consciences. Attention, dans la durée, à la résistance des récepteurs et à l’effet boomerang. Reste un problème : la perte de crédibilité qui frappe aujourd’hui la presse. Elle est aussi le résultat des liens qu’entretient la hiérarchie médiatique, l’élite de ce métier en quelque sorte, avec les pouvoirs. C’est vrai dans tous les pays. On ne voit plus que cette minorité et non plus le reste de la classe moyenne journalistique, renforçant une perception discutable de ce métier dans les opinions publiques. Résultat d’autant plus paradoxal que la culture journalistique est aujourd’hui beaucoup plus consciente de l’importance des libertés et du pluralisme. Défendre la liberté d’expression dans un monde ouvert, saturé de médias et de pressions, est un combat qui est loin d’être terminé. Une bataille qui n’est jamais vraiment gagnée. »
Le numéro du JDD de ce dimanche ne risquait en tout cas pas d’être censuré : il titrait « La France bouge », avec la énième photo de Nicolas Sarkozy en jogger, une interview d’Alain Juppé expliquant « comment je suis devenu écolo », mais aussi, en contrepoint, une autre de François Hollande.
MISE A JOUR : Daniel Schneidermann pointe sur son blog en direction d’un article de Patrice Trapier, sur le site du JDD (mais non publié dans le journal), qui réplique à Plantu pour sa caricature sévère pour le journal dominical du groupe Lagardère. Schneidermann fait remarquer que l’article frappe Plantu « sous la ceinture » en rappelant son dessin du juge Boulouque, en 1988, référence douloureuse puisque le juge s’est suicidé trois ans plus tard. « Inqualifiable », accuse Schneidermann.
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Si Cécilia Sarkozy n’a pas voté le 6 mai ce n’est pas par néglience.
C’est parce qu’elle est fidèle à son mari. C’est tout !
En effet, le candidat people a tellement rétissé large que sa femme a finit parr s’emmeler les crayons et qu’elle a vot » Le Pen au second tour. Or Le Pen avait tout bonnementdemandé aux électeurs de « rester chez eux » Cécilia Sarkozyn’a fait que suivre le même conseil que moi. Et je ne vois pas ce que les « démocrates forcenés “ que sont les journalistes aujourd‘fui, trouveraient à redir à cette liberté là !
Evidemment Cécilia a un peu vieilli depuis qu’elle a quitté la cuisine et le lit de Jacques Martin. Mais c’est la vie ! et je ne vois pas pourquoi l’age ne rendrait pas les peoples aussi séniles que les pauvres, surtout lorsqu’ils votent pour le Conte de de Naggy Bocsa.




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