08/02/2009 à 18h44

A Rennes, cinéastes israéliens et palestiniens dos à dos

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

(De Rennes)

Le pari du festival de cinéma Travelling a été tenu : réunir à Rennes des films et des cinéastes d’Israël, de Palestine et d’ailleurs, autour du thème de Jérusalem. Signe des temps, Israéliens et Palestiniens sont bien venus, mais ils sont restés chacun sur sa planète, ignorant l’« autre ».

Le public est lui aussi venu très nombreux, voir des films souvent inédits en France, et rencontrer les cinéastes. Mais à aucun moment, il n’a pu les voir ensemble, discuter de manière directe et contradictoire, de cinéma ou de politique.

Le mur était invisible mais bien réel, même si la plupart des cinéastes israéliens appartiennent au « camp de la paix ». Certains réalisateurs palestiniens ont même exigé que leurs films ne soient pas programmés immédiatement avant ou après des films israéliens dans les salles.

Il fut un temps, dans les années 90 et au-delà, dans la foulée des accords de paix d’Oslo, où se tenaient d’innombrables conférences, colloques, réunions destinées à créer un climat de confiance entre Israéliens et Palestiniens. Cette époque est bien révolue : même si de telles rencontres se produisent encore, plus personne n’y croit, on ne crée pas de passerelles pour vivre ensemble, au mieux on apprend à s’ignorer pacifiquement...

Enas Muthaffar, une jeune documentariste palestinienne, confie à Rue89 qu’elle aurait boycotté le festival s’il n’avait pas été tenu sous le titre rassembleur de Jérusalem, sa ville natale :

« C’est un sujet important, et il était important d’être présent à un festival qui montre des films sur Jérusalem. Mais je ne veux pas donner l’impression que tout va bien parce qu’il y a de ’bons Israéliens’ avec lesquels nous pouvons parler. Sur un plan individuel c’est vrai, mais notre problème est avec l’Etat sioniste et l’occupation de notre pays, de notre âme, de notre vie. »

Cette position d’un bloc, claire et sans discussion, vient d’une jeune femme de 31 ans, éduquée au Caire et à Londres, une nouvelle génération sans complexes vis-à-vis des Israéliens, qui utilise la caméra comme une arme.

Dans l’un de ses documentaires, « East to West », Enas Muthaffar filme ses parents en train de déménager, la mort dans l’âme, leur grande maison de Jérusalem-Est, mais on ne comprend qu’à la dernière image la raison de ce nouveau déraçinement : le mur de séparation avec la Cisjordanie a été érigé devant leur maison, et ils se retrouvaient du jour au lendemain à changer de statut s’ils ne déménageaient pas dans l’enceinte de la ville sainte :

« Nous affirmons une position politique, même quand nous montrons la vie normale. »

Ce contraste entre les deux cinémas, ancrés dans deux réalités politiques et économiques bien différentes, pouvait être perçu en enchaînant les films, de salle en salle. Samedi après midi, Jackie Reem Salloum, une Palestinienne installée à New York, présentait « Slugshot Hip Hop », un documentaire long métrage, plein d’énergie et d’humour, sur la naissance du mouvement hip hop parmi les Palestiniens, de DAM par les « 48 », c’est-à-dire les Arabes israéliens, ou PR à Gaza. Avec un message identitaire profond, et un engagement sans failles contre l’occupation israélienne (Voir la bande annonce).


Les CD des rappeurs palestiniens se sont arrachés comme des petits pains après la projection dans une salle comble.

Quelques heures plus tard, un public tout aussi nombreux tombait sous le charme des « Méduses » du romancier israélien Etgar Keret et de sa femme Shira Gefen, Caméra d’or à Cannes en 2007. Un film poétique, mystérieux, subtil, sur les parcours de gens paumés dans la jungle urbaine (Voir la bande annonce).


Lors du débat avec le public, Etgar Keret a été interrogé sur son « message ». Sa réponse, cinglante :

« Lorsque je veux faire passer un message, j’envoie un SMS. J’ai fait un film sur des sentiments qu’on ressent mais qu’on ne peut pas exprimer par des mots. »

Pour Rue89, Etgar Keret souligne que les cinémas israélien et palestinien n’en sont pas au même stade :

« En 1948 [à la naisssance d’Israël, ndlr], nous non plus nous ne pouvions pas faire de films comme ’Les Méduses’. Les Palestiniens en sont à cette étape de leur histoire où ils doivent affirmer leur identité. Mais aujourd’hui, les Israéliens ne se réveillent pas tous les jours en pensant au conflit. Le conflit est dans le décor, dans les têtes, pas forcément au centre de l’action. »

Etgar Keret souligne également que pour faire passer un « message », le style oblique est parfois plus efficace. Il a ainsi écrit un article dans la presse israélienne pour critiquer la guerre de Gaza, le mois dernier, sans provoquer de réactions.

Mais il y a quelques jours, il a écrit une courte histoire dans le New York Times, relatant une rencontre avec un ancien camarade de classe excentrique, qui lui faisait conclure que si la vie des Israéliens s’est améliorée au cours des vingt dernières années, il n’en allait pas forcément de même collectivement. Cette parabole littéraire lui a valu une avalanche de réactions : elle avait fait réfléchir.

Pour le public rennais, l’expérience fut riche, et a permis de toucher du doigt certains des aspects de cet interminable conflit dont les ressorts sont à la fois simples et visibles à l’oeil nu, mais aussi profonds et bien enfouis. Le cinéma, là encore, est un formidable révélateur.

► Rue89 est partenaire du festival Travelling, qui se termine le mardi 10 février.

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Ailleurs sur le Web
Le programme du festival Travelling, sur clairobscur.info
Matchstick War, par Etgar Keret, sur NewYorkTimes.com
Ancré dans une réalité difficile, le cinéma palestinien se bat pour exister , sur 24Heures.ch

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  • Maxfrerot
    • Posté à 18h56 le 08/02/2009
    • Internaute 23114

    La victoire pour tous arrivera le jour où les rabbins, les curés et les imams seront la risée de tous, leurs mensonges sectaires percés au grand jour.
    Religieux de tous bords, disparaissez de nos vies et tout ira mieux !

    • jean yves rosny-
      jean yves rosny- répond à Maxfrerot
      melomane
      • Posté à 12h14 le 09/02/2009
      • Internaute 69297
        melomane

      d’accord avec toi mexfrerto,
      ils ont joué à rennes dans le cadre de ce festival et c’etait d’une intensité folle :

      Lienpar Lien

    • hedona
      hedona répond à Maxfrerot
      retraitée
      • Posté à 21h21 le 09/02/2009
      • Internaute 49346
        retraitée

      En 48, les dirigeants du pays ont conclu un accord avec le rabbinat orthodoxe, qui lui ont confié le contrôle des lois sur le statut personnel, ainsi que le droit de définir qui est juif pour les fichiers publics. Il existe donc une coexistence entre halakha et lois laïques de la Knesset. Les Juifs ultra-orthodoxes sont fermement opposés au sionisme ; ils sont exemptés du service militaire et bénéficientde bourses spéciales de l’Etat pour suivre leurs études.
      Les seuls mariages autorisés en Israël, sont religieux.

      Mais même au sein du rabbinat, deux courants s’opposent : celui des ashkenazes et celui des sépharades. DOnc, la paix n’est pas pour demain.

  • Weatherboy
    Weatherboy
    v2=notes articles en moins...
    • Posté à 20h31 le 08/02/2009
    • Internaute 38063
      v2=notes articles en moins...

    Lien indique que se tiendra à Paris du 14 au 28 février, un festival « Cinéastes contre la guerre et l’occupation » Lien réunissant réalisateurs israéliens et palestiniens, avec en particulier « les origines du cinéma israélien contre l’occupation », ça m’étonnerai beaucoup qu’à ce festival, là, ils se retrouvent dos à dos.

    Tout espoir n’est pas perdu, et comme pourrait le dire W. Saïd ou Barenboim : Et pourtant le Lien, il tourne

  • GoodGuy
    GoodGuy
    Chti
    • Posté à 21h01 le 08/02/2009
    • Internaute 59429
      Chti

    Superbe initiative que ce festival. Il faut espérer que d’autres suivront.
    Même s’il n’y a pas eu de véritable dialogue, avoir pu réunir, en ce moment de vives tensions, palestiniens et israéliens au sein d’un même événement c’est déjà une grande avancée.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 21h18 le 08/02/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    premier essai de réunion de cinéastes israéliens et palestiniens après « plomb durci ». Difficile, certainement.
    J’espère d’abord que la paix fasse des avancées au PO, pour que les gens puissent enfin se re-parler.
    Les rencontres de Rennes ont eu le mérite de pouvoir se tenir, il en faudra beaucoup d’autres, mais l’art peut être un vecteur de dialogue.

  • dulconte
    dulconte
    Mordu par un fachogarou
    • Posté à 00h53 le 09/02/2009
    • Internaute 250
      Mordu par un fachogarou

    J’ai plusieurs sentiments

    1- la richesse des deux cinémas, c’est une excellente chose

    2- les artistes ont aujourd’hui du mal à se parler, c’est assez terrible.

  • leconcombrevert
    leconcombrevert
    La vraie vérité > : -))
    • Posté à 01h01 le 09/02/2009
    • Internaute 8843
      La vraie vérité > : -))

    Encore une fois, bravo et merci aux organisateurs, à tous les participants d’avoir eu le courage de ne pas plier bagage malgré la guerre de Gaza !

    Et merci à rue89 de permettre aux déshérités de la géographie de « renifler » de loin et d’envier les nombreux spectateurs : -)).

    Vous m’avez fait envie d’aller voir « Méduses » de Etgar Keret et - vue le succès du cinéma israélien et la renomée de Keret - j’ai bon espoir de le retrouver en salle.

    Par contre, le cinéma palestinien est très mal distribué, du moins en province. Comment ferais-je pour voir « East to West » de Enas Muthaffar ?

    Rue89, ne pouriez vous pas le mettre en ligne ?

  • Louvois
    • Posté à 08h48 le 09/02/2009
    • Internaute 36794

    Enas Muthaffar dit que ses parents ont du demenager « pour ne pas changer de statut ». De quoi s’agit-il ? Veut-elle dire qu’ils auraient perdu leur carte d’identite israelienne et les privileges attenants ?

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à Louvois
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 08h58 le 09/02/2009
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Il s’agit du statut de résident de Jérusalem, qui leur permet une relative liberté de circulation. Les Palestiniens de Jérusalem-Est refusent la carte d’identité israélienne qui signifierait le renoncement à appartenir au futur ( ?) Etat palestinien. Mais ils ne veulent pas perdre ce statut de « privilégié » qui leur facilite la vie. S’ils le perdent, ils ne peuvent plus mettre les pieds à Jérusalem sans autorisation, ce qui, vous l’admettrez, serait un comble pour quelqu’un qui y est né, et qui a le tort d’habiter du mauvais côté du tracé du mur !

      • Louvois
        Louvois répond à Pierre Haski
        • Posté à 09h33 le 09/02/2009
        • Internaute 36794

        La carte d’identite « bleue » leur assure outre la possibilite de circuler dans tout Israel - et non pas seulement a Jerusalem - tous les droits des citoyens israeliens - securite sociale et acces aux services de l’etat compris. Par ailleurs il est faux de dire qu’etre titulaire d’une carte d’identite israelienne signifie renoncer a appartenir a un futur etat palestinien. Rien n’empeche les detenteurs de cette carte de choisir l’etat ou ils souhaitent vivre le moment venu.

         
        • Pierre Haski
          Pierre Haski répond à Louvois
          Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
          • Posté à 09h41 le 09/02/2009
            éditeur
          • Journaliste 9
            Cofondateur

          Vous savez très bien que les symboles ont leur importance et que les Palestiniens ne veulent pas donner le moindre signe d’abandon de leurs droits. C’est pour cette raison, par exemple, qu’ils ne participent pas dans leur très grande majorité, aux élections municipales de Jérusalem, alors qu’ils pourraient en influencer le résultat s’ils votaient.

          • clive
            clive répond à Pierre Haski
            • Posté à 09h57 le 09/02/2009
            • Internaute 27908

            Merci de nous faire comprendre à quel point les Palestiniens « ont tord » de s’obstiner à profiter du statut « privilégié » que l’Etat d’Israel leur propose, bien que certains déménagent, non sans quelque regrets, quand ils ont la malchance de se trouver du « mauvais côté du mur ».
            Et si de nouveaux quartiers sont créés dans Jérusalem-est, en sont-ils également responsables par leur refus de participer aux élections municipales ? .
            Les mots choisis, comme les symboles, ont aussi une importance.

            • Pierre Haski
              Pierre Haski répond à clive
              Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
              • Posté à 10h09 le 09/02/2009
                éditeur
              • Journaliste 9
                Cofondateur

              Merci d’avoir apprécié à sa juste valeur la part d’humour qui accompagne l’emploi des mots « privilégiés » et « malchance ».

            • hedona
              hedona répond à clive
              retraitée
              • Posté à 21h00 le 09/02/2009
              • Internaute 49346
                retraitée

              Aucun parti arabe n’a jamais été admis à siéger à la Knesset.
              Personne n’a évoqué cette loi de 2003 qui interdit à tout Palestinien de vivre légalement avec un ou une Palestinien(ne) d’un territoire occupé.
              Quant à Jerusalemem-Est, elle fut occupée pendant la guerre de 67 par Israël en même temps que les territoires palestiniens de Cisjordanie et de Gaza : ce que l’on a appelé unification des deux moitiés de Jerusalem.
              Petit rappel : Il existe plusieurs dizaines de communautés arabes qu’Israël refuse de reconnaître depuis 48 : soit 1/10è de la population palestinienne. Selon laloi, ces vilages ne portent pas e nom, n’ont pas l’eau ni électricité, pas de réseaux d’égoût, pas de téléphone.

              • leconcombrevert
                leconcombrevert répond à hedona
                La vraie vérité > : -))
                • Posté à 23h32 le 09/02/2009
                • Internaute 8843
                  La vraie vérité > : -))

                Erreur, hedona.

                Bien sûr qu’il y a des partis arabes qui siègent actuellement à la Knesset. Et pas pour la première fois.

                Je ne sais pas où vous vous informez, mais vous devriez demander qu’on vous rende votre argent !

          • Louvois
            Louvois répond à Pierre Haski
            • Posté à 09h59 le 09/02/2009
            • Internaute 36794

            Cher monsieur je ne veux pas polemiquer mais il me semble que voter aux elections de Jerusalem et oeuvrer a l ; amelioration des services a Jerusalem Est ne signifie en rien l’abandon de quelque droit que ce soit. Mais nous sortons sans doute du propos et restons en la si vous le voulez.

            • colyz
              colyz répond à Louvois
              psy
              • Posté à 07h22 le 10/02/2009
              • Internaute 64697
                psy

              Louvois, quelques autres questions :

              Est-ce qu’un réalisateur palestinien domicilié à Jérusalem Est peut aller à la cinémathèque et jouir après de la vue merveilleuse et prendre un bon café sur la terrasse avec ses amis poètes et cinéastes israéliens ?

              Peut-il aller ensuite marcher avec ses amis dans la colline jusqu’au moulin de Montefiore et s’arrêter un moment à Miskenot Shaanamim qui est la Villa Médicis de Jérusalem ?

              Peut-il aussi prendre l’avion à l’aéroport Ben Gourion ? Faire le tour du monde et revenir ? Jouit-il des libertés de tous ceux qui ont un passeport israélien (arabes et juifs et autres ?).

              Peut-il assister à un concert de yéhudah poliker en plein air dans le jardin du sultan ?

              Je vous pose ces questions pour savoir, c’est-à-dire sans arrière pensée cynique ou critique. Merci de répondre.

          • Rick75
            Rick75 répond à Pierre Haski
            restaurateur
            • Posté à 13h52 le 10/02/2009
            • Internaute 65599
              restaurateur

            Ben voyons !
            MERETZ dépose une plainte devant la Commission centrale des élections. Dans le bureau de vote de Arnona à Jérusalem, le nom de Lieberman (parti Israel Beitenou) a été ajouté à l’arrière des bulletins de Meretz. Craignant un phénomène plus généralisé, Meretz a demandé à tous ses membres de vérifier leur bulletin de vote.

            (Guysen.International.News / 2009-02-10 12 : 56 : 00 ISRAEL)

        • colyz
          colyz répond à Louvois
          psy
          • Posté à 21h16 le 09/02/2009
          • Internaute 64697
            psy

          Merci Louvois de vos précisions, c’est très important.

          Comme on le voit une forme de propagande journalistique s’instaure en comptant sur l’ignorance de l’occidental moyen (je me range là).

          Donc ces palestiniens de Jérusalem ont un passeport israélien et circuler partout, donc c’est une sorte de luxe d’être un palestinien de Jérusalem.

          Ainsi les artistes palestiniens de Jérusalem qui ont le passeport israélien sont des sortes de bobos, gauche caviar par rapport à d’autres.

      • hedona
        hedona répond à Pierre Haski
        retraitée
        • Posté à 21h56 le 09/02/2009
        • Internaute 49346
          retraitée

        Petit élargissement sur la citoyenneté des Arabes israéliens : elle est établie par un ensemble de droits individuels inscrits dans la législation israélienne. Mais les droits fondamentaux, tels que l’égalité des chances, la liberté religieuse, n’en font pas partie.
        Pour les tribunaux, les les Arabes israéliens ne bénéficient pas toujours de leurs droits individuels. Ils n’ont pas le droit de contester les discriminations en matière d’allocations, d’emplois, de logements. Autrement dit, il n’existe aucune législation en Israël pour protéger la minorité arabe.
        De plus, on évite toujours de parler des « présents absents » : Palestiniens présents avant 48, mais absents lors de la guerre de 48. Et, il serait bien qu’un cinéaste israélien fasse un jour un film sur ce qui est la vraie racine du conflit qui se perpétue. Il faut quand même rappeler qu’en 48 ? Israël s’est enmparé de 78 % de la Palestine (sous mandat britannique), ne perdant alors que Gaza et la Cisjordanie. 80 % des 900 0000 Palestiniens ont été chassés (’une terre sans peuple ? ? ?). Maisons, terres et comptes en banque des Palestiniens réfugiés dans les camps dispersés dans tout le M.O (ils existent encore !) ont été saisis par « le gardien des biens des absents » - et aujourd’hui toujours pas restitués.
        Tant qu’aucun journaliste, diplomate ou intellectuel ne rappellera cela et n’en débattera avec des Palestiniens, il n’y aura aucune paix possible en Israël.

      • assemalin
        assemalin répond à Pierre Haski
        • Posté à 22h24 le 09/02/2009
        • Internaute 64313

        Le comble pour un Palestinien serait d’avoir la carte d’identité nationale israélienne et d’avoir le « privilège » de servir 36 mois (durée du service militaire) dans l’armée et pourquoi pas être envoyé dans une de ses missions punitives à Gaza !

        Il n’est pas interdit de penser qu’à la sortie des élections présidentielles, le futur gouvernement s’attaquera à ce statut de résident pour des raisons évidentes d’exclusion des Palestiniens !

         
        • Louvois
          Louvois répond à assemalin
          • Posté à 07h48 le 10/02/2009
          • Internaute 36794

          Les citoyens arabes israeliens ne sont pas tenus a faire le service militaire en Israel. Ils ont le droit de se porter volontaires ce que font un grand nombre de Bedouins et de Druzes. Par ailleurs la Cour Supreme d’Israel a interdit d’accorder la reduction de frais de scolarite dans les universites aux etudiants ayant effectue leur service militaire et ce pour ne pas discriminer les etudiants palestiniens qui ne sont pas appeles a ce service.

          • Rick75
            Rick75 répond à Louvois
            restaurateur
            • Posté à 14h32 le 10/02/2009
            • Internaute 65599
              restaurateur

            Ont-ils le droit de porter une arme comme tout citoyen de l’entité sioniste ?

            • Rick75
              Rick75 répond à Rick75
              restaurateur
              • Posté à 18h27 le 10/02/2009
              • Internaute 65599
                restaurateur

              Ont-ils le droit d’occuper un poste de fonctionnaire comme tout citoyen de l’entité sioniste ?

        3 autres commentaires
  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 11h25 le 09/02/2009
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    Comprendre grâce au cinéma. Se divertir et rire aux larmes. Poésie et burlesque mêlés. Voir « INTERVENTION DIVINE » du réalisateur (et acteur Buster Keatonien) ELIA SULEIMAN (primé à Cannes pour ce film) ou« CYBER PALESTINE » du même.

    Ecouter les trois rappeurs de DAM : « ... Nos paroles sont des pierres... »
    et CHEEKPOINT 303 mais aussi le groupe ancêtre SABREEN de Jérusalem.

    Cinéma, musique et littérature, vecteurs de compréhension parfaits mais tellement insuffsamment diffusés et connus.

    Félicitations au Festival de Rennes !

  • luganys
    • Posté à 07h09 le 10/02/2009
    • Internaute 4682
    • Dik
      Dik répond à luganys
      Retraité
      • Posté à 22h50 le 10/02/2009
      • Internaute 63654
        Retraité

      Mille fois merci pour cette vidéo : Etant francophone, je râtais rarement une des multiples chaïnes de France TV qui présente tant de choses que j’apprécie. Mais, depuis l’attaque de Gaza, je n’ai plus eu le coeur à ouvrir une chaine française, à ce jour ! Je vous assure que j’ai essayé plusieurs fois depuis, mais mon mépris de la désinformation est si profond que j’ai vite fait de zapper, même face à un doc sur les animaux ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

  • chlefien
    chlefien
    NO ONE IS INNOCENT
    • Posté à 23h38 le 10/02/2009
    • Internaute 64325
      NO ONE IS INNOCENT

    le cinéma c’est trop tôt et indécent pour en parler
    il y a encore des morts qui n’ont pas été enterrés à GAZA ! ! !
    Il y a aussi des criminels de guerre qui n’ont pas été jugés ! !

    tant que l’état Palestinien n’existera pas l’état israélien subsistera
    et donc nous souffrirons ensemble pour une date déterminée ou pour toujours
    Pour les uns un semblant de bonheur masqué par la haine vengeresse et pour les autres un semblant de haine nourri par le bonheur de résister et l’espoir de vaincre
    Nous étions un seul peuple mais les croyances nous ont divisés, les errances nous ont mélangés aux cultures des pays visités, à chaque fois que le diable nous a tiré par la queue nos bourreaux se sont régalés
    Aujourd’hui encore ce satané diable déguisé en diaspora a tissé sa toile immense sur nos âmes
    Aujourd’hui encore ce satané diable déguisé en sémite nous poursuit même au delà des frontières de 47
    Aujourd’hui encore ce satané diable déguisé en apôtre de l’axe du bien contribue à notre perte
    Tu m’a cherché m’a tu trouvé ? Ou vais je m’arrêter !
    Resterais je citoyen du monde ou bourreau d’un peuple ?
    Allons nous cultiver des olives ou construire des armes ?
    Vais je un jour devenir arabo-juif ou juif arabe et faire disparaitre ce complexe absurde de l’élite ?
    Je ne me souvenait plus d’où je venais mais j’existai la ou j’étais comme l’émigré qui fuit sa terre ensanglantée
    Ce satané diable m’a encore tiré la queue pour que j’oublie cet héritage si durement acquis par des siècles de voyages et de fuites
    Aujourd’hui je vais tenter d’ouvrir les yeux et de me dire que j’appartiens à l’humanité toute entière et non pas à l’élite de l’axe du bien car je suis moi même devenu le mal qui a poursuivi mes ancêtres
    Je dirai à mes voisins qu’ils ne s’enfuient plus ainsi ils n’aurons pas à refaire mon destin puisque je suis censé être un témoignage de l’absurdité de ce siècle
    Je dirai haut et fort à mes voisins que je reconnais leur souffrances
    et que je ne chercherais plus à les nier
    Je dirai à mes faux amis que vos faux prétextes m’ont fait perdre mon âme
    Plus jamais………………………