A LA UNE 09/02/2009 à 16h08

L'Inde à son tour rattrapée par la crise économique

Aujourd'hui l'Inde"
Amanda Winguis | Aujourd'hui l'Inde



Un travailleur indien dans une usine de tuyaux à Bombay le 12 janvier 2009 (Punit Paranjpe/Reuters).



(De Delhi) Il y a quelques mois encore, le gouvernement indien clamait que la crise économique n’ébranlerait pas l’Inde. Aujourd’hui, une étude menée par le ministère du Travail et de l’Emploi révèle la perte de 500 000 emplois en trois mois. Le chiffre ne fait que confirmer les précédentes estimations des différents secteurs touchés.

Il n’est plus possible de se leurrer. Une perte de 500 000 emplois entre octobre et décembre ne peut pas passer inaperçue. Les résultats de l’étude du ministère du Travail et de l’Emploi mettent le doigt sur la crise que traverse actuellement l’emploi dans le pays.

L’enquête ne compte que des secteurs majeurs tels que le textile, la sidérurgie et ses dérivés, l’automobile, le bâtiment, la joaillerie, les transports, les industries minières ou encore les hautes technologies. Parmi eux, certains se portent plus mal que d’autres. Ainsi les secteurs de la technologie et du bâtiment ont connu une très légère augmentation de leurs embauches, de 0,33%, tandis que la joaillerie déplore une baisse d’emploi de 11,9%, suivie par l’automobile et les transports avec une perte de plus de 4%.

500 000 emplois perdus. Et ce n’est pas l’estimation la plus alarmante. « Les pertes d’emploi sont considérables et pourraient être de l’ordre de 700 000 à un million », estimait fin janvier G.K. Phillai, numéro deux du ministère du Commerce, à propos des emplois liés à l’exportation seule. Pour ce dernier, il est même fort probable qu’aucun rétablissement ne soit possible avant juin.

A la fin du mois dernier également, le site SiliconIndia notait une perte de 80 000 emplois pendant la seule journée du lundi 26 janvier. Une vraie chute libre.

Bien qu’il ait nié quelques temps l’impact de la crise dans le sous-continent, le gouvernement n’en a pas moins enchaîné les mesures pour soutenir l’économie indienne. Malheureusement, elles se sont avérées être moins de véritables aides que des béquilles dans l’attente d’une amélioration dans l’économie mondiale.

Devant cette crise de l’emploi, il est probable que la popularité du Premier ministre ne sorte pas indemne lors des élections générales, qui auront lieu au printemps.

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Photo : un travailleur indien dans une usine de tuyaux à Bombay le 12 janvier 2009 (Punit Paranjpe/Reuters).

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Aujourd'hui l'Inde
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  • jmax
    • Posté à 16h17 le 09/02/2009
    • Internaute 3111

    le titre serait orthographiquement plus correct en :
    L’Inde à son tour rattrapée par la crise économique

    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à jmax
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 16h40 le 09/02/2009
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      C’est corrigé, merci.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 16h55 le 09/02/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Il paraissait évident que l’Inde comme la Chine connaitrait des difficultés dans la crise actuelle.
    Ces deux pays sont exportateurs des biens de consommation que l’Europe et les Etas Unis achètent par cargos entiers.
    A partir du moment ou ne pouvons plus acheter correctement ces dits biens, il parait évident que les fournissezurs allaient trinquer.

    « Il y a quelques mois encore, le gouvernement indien clamait que la crise économique n’ébranlerait pas l’Inde. “ . Il faut croire que les analystes Indiens qui ont fait ces prévisions étaient en stage chez C. Lagarde, notre soeur Anne qui ne voit toujours rien venir

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h57 le 10/02/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    500 000 sur 1 000 000 000 c’est comme si en France il y avait 30 000 chômeurs en plus, ce qui ne fait pas grand chose si on compare ça aux 3 000 000 chômeurs de France.