09/02/2009 à 12h20

Overdoses en Ile-de-France : les rumeurs de « l'héroïne frelatée »

Michel Koutouzis | Consultant

Suite à une série d’overdoses fin janvier, beaucoup de choses ont été écrites à tort sur « l’héroïne frelatée ». Décryptage.


Héroïne saisie par la police américaine (DEA).

La presse joue une partition dangereuse. A l’occasion de la série d’ovredoses à l’héroïne, dont une mortelle, survenues fin janvier en Ile-de-France, elle a assèné des contre-vérités qui peuvent causer des dommages chez les consommateurs novices, les familles et l’opinion publique. Pires que la drogue sont les contre-vérités que l’on diffuse la concernant, la conscience tranquille, comme des apprentis sorciers. En commençant par la fin (le consommateur) et en remontant jusqu’à la source (la production), petit retour sur des faits établis.

Le consommateur doit diluer son héroïne

L’héroïne doit être coupée. Quiconque s’injecte de l’héro pure meurt de surdose.

A plus de 8-10% de pureté la dose peut être fatale. La coupe la plus anodine se fait avec du lactose, un produit contrôlé. C’est beaucoup moins le cas des autres produits de coupe, généralement issus de trafics illicites (anxiolytiques ou antidépresseurs), tout comme des benzodiazépines et autres produits de substitution (méthadone, buprénorphine). C’est ce qui nous amène aujourd’hui à cette vague d’overdoses.

L’achat d’héroïne aux Pays-Bas (où la tradition de fumer, sniffer ou « chasser le dragon » est la règle) et sa mise en vente en France telle quelle est aussi dangereuse. Dans notre pays on continue (comme au Portugal ou en Grande-Bretagne) à se l’injecter : il faut donc la diluer encore plus, car elle entre directement dans le système sanguin. C’est pour cette raison que la quasi-totalité des victimes de surdose aux Pays-Bas sont des touristes.

Il n’y a aucune différence quant aux risques entre la « White China » (blanche) et la « Brown Sugar » (marron). Ceux qui demandent de la blanche pour limiter les risques se font des illusions. Les pratiques de raffinage n’ont aucune incidence sur la dangerosité du produit.

Le deal s’est beaucoup « démocratisé »

Les filières de distribution au détail se sont « démocratisées ». Jusqu’au milieu des années 90, la distribution était contrôlée et horizontale. Les trois variantes de la criminalité turque (babas, Loups gris, Kurdes) tenaient encore la quasi totalité des filières issues de la « route des Balkans ». Depuis l’achat jusqu’à la distribution en passant par le raffinage, les filières étaient dans des mains concentrées. Ce n’est plus désormais le cas.

Le rôle très positif des politiques de substitution, les mutations géopolitiques et l’ouverture douanière de l’espace Schengen ont démultiplié les régions interface, les filières et leur composition sociale et ethnique.

Ainsi, les filières albanaises, kosovares, sri-lankaises, et surtout marocaines, sub-sahariennes et chinoises se sont multipliées tandis que les turques se sont, plus ou moins, reconverties dans la « distribution protégée », celle où le « client » (socialement intégré et quasi intouchable) devient un bouclier pour le dealer. C’est en général le profil de la distribution de cocaïne.

Par ailleurs, les micro-filières inter-Schengen se sont largement développées. En conséquence, nous ne sommes plus seulement en présence de « consommateurs novices » mais aussi de « trafiquants novices ». Le modèle du « consommateur-dealer » s’est transféré au niveau du « semi-grossiste-distributeur ». Il s’agit d’une évolution très dangereuse pour le consommateur.

Production : Afghanistan, Maroc, Russie, le nouveau triptyque

Tandis que la Birmanie (qui n’a jamais été une source très importante pour le marché français) s’est reconvertie aux drogues de synthèse, l’Afghanistan est devenu le plus gros producteur mondial.

Les filières classiques continuent à exister, en particulier celle qui, via l’Iran, approvisionne la route des Balkans. Mais à cette route se sont ajoutées bien d’autres. Les plus importantes étant celles qui, via Asie centrale, arrivent en Europe sous le contrôle des mafias issues de l’ex-espace soviétique et ses espaces de non droit (comme la Transnistrie ou l’Adjarie par exemple).

Ou celles, transitant par le Pakistan, de l’Afrique avec comme « hubs » la Tanzanie et l’Egypte, ou encore plus le Maroc qui, ayant testé l’étanchéité de ses filières avec le haschich, est désormais aussi une plaque tournante pour toutes les autres drogues et tous les autres trafics.

Les réseaux inter-Schengen sont alimentés par les pays lusophones africains et ceux du golfe du Gabon (Portugal, Espagne, Canaries), la Mauritanie et le Maroc (Espagne), l’Egypte, la Libye et l’Algérie (Italie, France), la Turquie (Grande-Bretagne, Pays-Bas, France, Espagne), et enfin ceux de l’Allemagne et de l’Europe centrale (Pologne, Hongrie, Roumanie, Slovaquie, etc.) par les routes de l’ex-Union soviétique et la mer Noire (Bulgarie et Roumanie en particulier).

Bilan : plus aucune garantie quant à la qualité du produit

Il s’est ainsi créé un maillage nouveau, bien plus complexe que par le passé, multipliant les interfaces, les lieux de stockage, les intermédiaires et les distributeurs.

Cela aussi comprend des risques pour le consommateur final : le fait que les réseaux ne sont plus linéaires et « compacts » fait qu’une grande partie des opérateurs sont payés en nature. Ces derniers multiplient les filières et le produit pur (souvent dans l’urgence) et parallèlement stimulent l’émergence de nouveaux consommateurs.

En conséquence, bien plus que par le passé, il n’y a plus aucune garantie quant au produit, mille fois manipulé, frelaté et coupé, non plus au seul niveau de la distribution au détail, mais dans l’ensemble du cycle.

Photo : héroïne saisie par la police américaine (DEA).

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
Chroniques de l’héroïne à Athènes
Les Etats-Unis désarmés face à l’opium afghan
Le trafic de drogues, y a pas d’âge pour en croquer

Ailleurs sur le Web
La récente série d’overdoses, signe alarmant du retour de l’héroïne en France, sur le site de l’AFP
Héroïne frelatée : deux nouvelles mises en examen à Bobigny, sur Nouvelobs.com
Héroïne frelatée : overdose mortelle dans le Val-d’Oise, sur Le Bien public

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  • marie 75
    • Posté à 12h29 le 09/02/2009
    • Internaute 3563

    (....)Le consommateur doit diluer son héroïne (...) »....

    Vous jouez à quoi ?
    Le prof bio de l’heroine ?
    Le cuisinier en chef ? ? ?
    Parlez nous de la Coke, consommée en très haut lieu !

    • unagi-
      unagi- répond à marie 75
      卑語
      • Posté à 12h35 le 09/02/2009
      • Internaute 24252
        卑語

      Je n’ai perdu aucun ami par la coke, tout conseil sur la maitrise du produit est le bienvenu.

      • dulconte
        dulconte répond à unagi-
        Mordu par un fachogarou
        • Posté à 12h44 le 09/02/2009
        • Internaute 250
          Mordu par un fachogarou

        Ne pas le consommer. Toute personne ayant des idées un tant soit peu sociales ou écologiques ne devrait absolument pas consommer ce produit qui a un impact social et écologique terrible.

        Je vous conseille en remplacement le mate de coca (je parle bien sur de la feuille), absolument délicieux et excellent pour le mal de l’altitude entre autre.

         
        • unagi-
          unagi- répond à dulconte
          卑語
          • Posté à 12h52 le 09/02/2009
          • Internaute 24252
            卑語

          Mais parfois les idées un tant soit peu sociales ou écologiques semblent à des années lumières d’une préoccupation immédiate.
          Les années 70/80 ont été dévastatrices.

          Le mate de coca semble absent de Paris.

          • dulconte
            dulconte répond à unagi-
            Mordu par un fachogarou
            • Posté à 12h57 le 09/02/2009
            • Internaute 250
              Mordu par un fachogarou

            oui hélas il est interdit d’importer des feuilles de coca.

      • chapolin
        chapolin répond à unagi-
        scoresdownload.com
        • Posté à 22h37 le 09/02/2009
        • Internaute 41320
          scoresdownload.com

        Il est très bien cet article ! ! !

        L’expérience montre que la répréssion à été jusqu’à aujourd’hui incapable de juguler éfficassement la consommation de la drogue.

        Ni la répression et ni l’inculture, au passage c’est très paradoxale ces mères de familles affolées par la drogue (à juste titre) au point de ne pas se renseigner sur le sujet et qui parallèlement se font prescrire des drogues par leurs médecins (neuroleptiques, tranquilisants, antidepresseurs, antidouleurs etc etc ), drogues de pharmacie familliales avec lesquelles leurs enfants peuvent s’initier à la consommation de drogue en toute inpunité sans parler d’encouragement ... donc ni la repression et ni rendre ce sujet tabou ne protège les gens de la drogue actuellement.

        Dans ces conditions je trouve qu’il est très important que les gens soient prévenus de la dangerosité réelle des produit qu’ils risquent, pour telle ou telle raison, de consommer.

        Ainsi d’ailleur, prévenus à juste titre par la vrai réalité, beaucoup s’abstiendraient surement ou seraient plus prudents.

        Quand à la cocaine c’est bien connu c’est une drogue pour les riches.

      • InitiativeDharman
        InitiativeDharman répond à unagi-
        Berger dans les nuages
        • Posté à 10h21 le 10/02/2009
        • Internaute 56651
          Berger dans les nuages

        Vous avez raison, on compte une overdose due à la coke par an et, en général, causée par une faiblesse physique, et un mode de prise en injection.
        Cependant, ne pas oublier que la coke est une drogue dure, terriblement addictive, autant que la cigarette.
        Pour en avoir consommé régulièrement pendant 4 ans, je peux vous assurer des effets néfastes de celle-ci sur la stabilité psychologique : troubles de l’humeur, irritabilité, agressivité sont des signes qui arrivent très vite et peuvent poser problème dans la vie sociale.
        Comme tous les produits psychoactifs, le mieux est encore de consommer avec modération, lors d’occasions exceptionnelles.
        Eviter les prises trop rapprochées.
        Eviter l’alcool avec celle-ci.
        L’aspect socio-culturel n’est pas à négliger : pour les cols-blancs et le milieu du spectacle : une coke de bonne qualité.
        Pour les autres : une coke médiocre.
        Ne pas se fier à l’impression de désensibilisation des lèvres : la coke est souvent coupée avec des produits anesthésiants et ce n’est pas un signe de qualité.
        Elle est coupée aussi avec des bouts de verre : erreur, si l’on saigne du nez, c’est qu’il y a du verre et pas qu’elle est bonne.
        Nuance.
        Maitriser sa consommation, tout dépend des gens que l’on fréquente et de la capacité à savoir dire non de temps en temps.
        J’insiste aussi sur le sentiment de maitrise de soi, totalement illusoire de la coke qui perdure si l’on consomme régulièrement, même entre les prises.
        Donc, essayer d’anticiper le moment où le produit va causer des problèmes de santé psychologique et de dépendance.
        Avoir toujours en tête le déni...

    • dulconte
      dulconte répond à marie 75
      Mordu par un fachogarou
      • Posté à 12h36 le 09/02/2009
      • Internaute 250
        Mordu par un fachogarou

      Malheureusement Marie la cocaïne n’a pas provoqué de vague d’overdose dans les hautes sphères de l’état.

      • marie 75
        marie 75 répond à dulconte
        • Posté à 13h18 le 09/02/2009
        • Internaute 3563

        snif ! snif ! n’est pas overdose !

         
        • dulconte
          dulconte répond à marie 75
          Mordu par un fachogarou
          • Posté à 14h33 le 09/02/2009
          • Internaute 250
            Mordu par un fachogarou

          Qui sait il est p’tre possible de faire une overdose de suffisance non ?

          tous les espoirs sont donc permis :).

          • personne
            personne répond à dulconte
            • Posté à 16h26 le 09/02/2009
            • Internaute 21725

            Aux dernières nouvelles BHL se porte bien, je crois qu’hélas ce ne soit pas mortel.

            • dulconte
              dulconte répond à personne
              Mordu par un fachogarou
              • Posté à 16h48 le 09/02/2009
              • Internaute 250
                Mordu par un fachogarou

              ah oui merde, putain quel désespoir ! ! ! ! ! !

              Personne vous êtes un oiseau de mauvaise augure ! ! !

        3 autres commentaires
    • le soudanais
      le soudanais répond à marie 75
      ici et là
      • Posté à 12h50 le 09/02/2009
      • Internaute 16438
        ici et là

      la cocaïne est désormais une drogue largement démocratisée, et n’est plus depuis longtemps l’apanage d’une certaine classe sociale (politiques, show biz, finance, etc...). n’importe quel petit dealer de shit a désormais accès la cocaïne et en propose à ses clients. les prix ont en parallèle énormément baissés et pour peu que les consommateurs soient 3 ou 4, il ne leur en coutera pas tellement plus qu’une vingtaine d’euros pour passer une soirée.

      on peut même désormais l’acheter dans la rue comme le shit y’a 15 ans d’après les opj du commissariat de mon quartier.

      le produit est sans doute dangereux, mais n’entraine pas de dépendance physique et les cas de sur-doses me semblent rarissimes.

      • toots
        toots répond à le soudanais
        void
        • Posté à 13h33 le 09/02/2009
        • Internaute 15123
          void

        Mais ils existent.

        De ce que j’en vois effectivement la coke semble plus présente maintenant qu’il y a quelques années. Cependant je ne sais si il s’agit de mon expérience liée à mon age ou d’une réalité.

        Merci pour cet article. L’hypocrisie généralisée des pays occidentaux sur leur rapports à la drogue m’expaspèrent tous les jour. Cela fait plaisir quand on voit une approche pragmatique et réalistes des faits.

      • titeso
        titeso répond à le soudanais
        en marge d'un monde que je ne (...)
        • Posté à 14h52 le 09/02/2009
        • Internaute 64303
          en marge d'un monde que je ne (...)

        pardon de vous contre-dire, mais la cocaïne à partir d’une certaine dose déclenche elle aussi une dépendance physique importante...
        effectivement consommée occasionnellement pour des soirées, aucun risque de devenir accroc... mais pour des consommation plus importante, le risque est réel et la dépendance n’est pas une fable... ne parlons pas des dégâts sur le foie et le système digestif...

         
        • le soudanais
          le soudanais répond à titeso
          ici et là
          • Posté à 16h29 le 09/02/2009
          • Internaute 16438
            ici et là

          personne ne nie les effets d’une telle substance sur l’organisme humain.

          en revanche, je n’ai pas souvenir d’avoir vu d’étude qui concluait à une dépendance physique, avez vous des liens à partager ?

          tiré du site de la MILDT :

          La dépendance psychique

          La privation d’un produit entraîne une sensation de malaise, d’angoisse, allant parfois jusqu’à la dépression. Une fois qu’elle a cessé de consommer, la personne peut mettre du temps à s’adapter à cette vie sans le produit. Cet arrêt bouleverse ses habitudes, laisse un vide et permet la réapparition d’un mal-être que la consommation visait à supprimer. Cela explique la survenue possible de rechutes ; elles font partie du lent processus qui, à terme, peut permettre d’envisager la vie sans consommation problématique.

          La dépendance physique

          Certains produits entraînent une dépendance physique : l’organisme réclame le produit à travers des symptômes physiques qui traduisent un état de manque.

          La privation de certains produits tels que les opiacés, le tabac, l’alcool et certains médicaments psychoactifs engendre des malaises physiques qui varient selon le produit : douleurs avec les opiacés, tremblements majeurs avec l’alcool, convulsions avec les barbituriques et les benzodiazépines.

          L’arrêt progressif permet d’éviter ces troubles.

          La dépendance physique

          Ces symptômes peuvent être accompagnés de troubles du comportement (anxiété, irascibilité, angoisse, agitation...). Lorsqu’une personne arrête de manière brutale ou progressive la prise d’une substance psychoactive, on parle de sevrage.

          Pour libérer l’organisme du besoin de la substance sans les effets physiques du manque, les personnes pharmacodépendantes peuvent trouver une aide médicale et psychologique. Il leur est proposé un traitement approprié qui peut prendre la forme d’un sevrage sous contrôle médical ou d’un traitement de substitution.

        1 autres commentaires
      • libermind
        libermind répond à le soudanais
        étudiant
        • Posté à 15h42 le 09/02/2009
        • Internaute 45802
          étudiant

        « n’entraîne pas de dépendance »...on parle bien de drogue, là ? évidemment qu’il y a une dépendance ! tout comme la nicotine ! !

         
        • le soudanais
          le soudanais répond à libermind
          ici et là
          • Posté à 16h24 le 09/02/2009
          • Internaute 16438
            ici et là

          je parle là de l’absence de dépendance physique, comme la nicotine, l’alcool, l’héroïne ou le crack par exemple.

          la cocaïne développe majoritairement une dépendance psychique. merci de citer mes propos convenablement.

        • vakenat
          vakenat répond à libermind
          • Posté à 20h49 le 10/02/2009
          • Internaute 39622

          Attention, vous semblez là partager une idée reçue on ne peut plus fausse qui accole obligatoirement le concept de dépendance au vocable drogue.

          Quand on parle de drogue, si l’on veut être précis (et si l’on veut savoir si soi même on en utilise ou pas) je pense qu’il est préférable de bien définir ce dont on pare.

          Ainsi, la définition donnée par l’O.M.S de ce qu’est une drogue me semble la plus pertinente :

          DROGUE : Substance d’origine naturelle ou synthétique qui agit sur l’organisme d’un sujet en modifiant ses sensations et son comportement.

          Partant de là, certaines drogues peuvent ou non entrainer une ou deux formes de dépendance :

          DEPENDANCE : Fait pour l’individu de ne plus pouvoir se passer d’un produit ou substance considéré comme dangereux pour l’organisme.

          Il existe deux types de dépendance :

          DEPENDANCE PHYSIQUE : provoquée notamment par les opiacés et les barbituriques et qui entraîne l’apparition de signes cliniques qui constituent l’état de manque lorsqu’on cesse d’absorber le produit.

          DÉPENDANCE PSYCHIQUE : besoin psychologique de réitérer la prise du produit. Sa suppression entraine un sentiment de malaise ou d’angoisse.

          il est également bon, je pense de bien comprendre d’autres concepts qui peuvent êtres associés au mot Drogue :

          TOLÉRANCE : phénomène qui conduit à augmenter les doses d’un produit pour obtenir le même effet.

          ACCOUTUMANCE : Etat résultant de la consommation répétée d’une drogue et entraînant une certaine dépendance psychique.

          ASSUETUDE : dépendance physique et psychique entrainant un asservissement à la drogue.

          Ainsi ; n’en déplaise à un certain lobby et à quelques uns de nos députés et sénateurs

          Si l’on étudie un produit comme : le vin à la lumière de ces différentes définitions on se rend compte que :

          C’est une DROGUE.

          Qui provoque une dépendance physique et une dépendance psychique , dont l’usage répété induit uns certaine tolérance pouvant entrainer une accoutumance susceptible de se transformer à terme en assuétude.

          Il n’empêche que ce n’est pas parce qu’on consomme du vin que l’on est un toxicomane, un drogué ...

          Il en est de même pour les autres substances, alors attention aux assimilations désastreuses qui déservent complètement la prévention.

          Et, par la même attention à ce qu’est devenu la MILDT Sarkozienne qui à été vidée de sa substance le jour ou l’état à décidé de privilégier la répression à la prévention.

        2 autres commentaires
      • chocobon21
        chocobon21 répond à le soudanais
        papillon
        • Posté à 17h47 le 09/02/2009
        • Internaute 64989
          papillon

        suis d’ accord avec vous , la coke entraine une dependance , plus sournoise .... et beaucoup plus vite, si elle est fumee .....

      • Rahan FilsdeCrao
        Rahan FilsdeCrao répond à le soudanais
        (libre penseur)
        • Posté à 19h51 le 09/02/2009
        • Internaute 67504
          (libre penseur)

        Mouais... la cocaïne démocratisé. Moi je dirais que c’est plutôt le lactose, le bicarbonate et la caféïne qui se sont démocratisés. Quand on voit qu’un maffieux s’est fait arrété à Marseille avec 500gr de coco à 18%, le temps qu’elle arrive au consommateur finale, elle doit être tout au plus à 10%... les jeunes qui en consomment de plus en plus, se mettent en fait de la merde dans le nez. C’est clair qu’on n’en devient plus accro comme avant, et pour cause... Par contre c’est vrai que j’en croise un bon nombre souvent enrhumé

        Et puis moi, si vous me payez bien (et vraiment bien parce que ce n’est pas dans mes convictions) je vous pond une étude pour vous montrer que l’on peut être aussi accro au chocolat ;)

         1 autres commentaires
    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à marie 75
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 14h43 le 09/02/2009
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      On ne joue pas. On dit qu’il faut diluer. De même que lorsqu’on dit aux toxicomanes de n’utiliser que leur propre seringue, on n’encourage pas la consommation, on prévient le sida.

    • in girum
      in girum répond à marie 75
      • Posté à 15h02 le 09/02/2009
      • Internaute 8170

      je ne sais pas si se piquer tue, mais ça donne moins envie qu’avant ...

    • chapolin
      chapolin répond à marie 75
      scoresdownload.com
      • Posté à 22h36 le 09/02/2009
      • Internaute 41320
        scoresdownload.com

      **

    • InitiativeDharman
      InitiativeDharman répond à marie 75
      Berger dans les nuages
      • Posté à 08h31 le 11/02/2009
      • Internaute 56651
        Berger dans les nuages

      Dans les années 80 et jusqu’à ce qu’on découvre la méthadone, les overdoses d’héroine tuaient 2000 personnes. Aujourd’hui, moins de 30.
      Il est indéniable que pour sa santé, un malade toxicomane doit agir en conséquence. Pour cela, nombre de structures medico-sociales existent afin de lutter contre les overdoses.
      Quant à la coke, c’est une drogue de luxe, au sens baudelairien du terme, c’est pour çà qu’elle est consommée en haut lieu !
      L’héroine, c’est glauque et réservé aux pauvres.
      La coke, c’est raffiné (sans jeu de mot) et réservé aux riches qui se procurent un bon produit. Aujourd’hui, tout a changé.
      Le danger ? La démocratisation de la coke dans tous les milieux.
      Plus les prix baissent, plus la qualité est médiocre, plus les risques sont grands pour la santé.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h35 le 09/02/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    si l’on bouffe un truc légal frelaté on peut se retourner contre le vendeur...
    il y a la traçabilité.

    mais là... il faut être suicidaire.

    • dulconte
      dulconte répond à pablico
      Mordu par un fachogarou
      • Posté à 14h45 le 09/02/2009
      • Internaute 250
        Mordu par un fachogarou

      légalisons donc.

      En tout cas les pays producteurs devraient le faire pour ne plus être la cible des trafiquants.

      Boliviens, Péruviens, Colombiens pour les pays producteurs, Argentins et Mexicains pour les pays de transfert (même s’ils produisent des drogues chimique ou du cannabis) payent très cher une guerre contre la drogue inefficace et qui n’a de raison d’être que pour protéger l’occident de ses propres vices.

      • Hatamoto
        Hatamoto répond à dulconte
        Vendeur de temps de cerveau (...)
        • Posté à 16h31 le 09/02/2009
        • Internaute 29766
          Vendeur de temps de cerveau (...)

        Pour quelqu’un comme Uribe en Colombie, je penses que la seule raison d’être de sa « Guerre » est de continuer à exercer le pouvoir et à le renforcer.
        Les milliards de dollars investis par les Américains en Colombie pour la « guerre contre la Drogue » permettent aux colombiens (enfin au pouvoir colombien) de supprimer toute forme d’opposition par les armes (et je ne parles pas là de l’élimination physique des FARC, mais celle des syndicalistes, élus etc ...).
        Comme ici en France, plus il y a d’hommes armés dans les rues, plus les gens ont peur, donc plus ils demandent d’hommes armés ... ce qui permet en retour au gouvernement d’accroitre son pouvoir, et donc de renfocer les craintes des citoyens, qui demandront plus de sécurité, donc d’hommes armés etc ...
        En bref, toute cette supercherie sur la guerre contre la drogue est clairement intégré à la stratégie impérialiste américaine et autres.
        Amusant comme toute l’amérique du sud est passé à gauche, sauf la colombie, qui est centrale, et qui possède la plus grosse armée de la région ...

         
        • dulconte
          dulconte répond à Hatamoto
          Mordu par un fachogarou
          • Posté à 16h50 le 09/02/2009
          • Internaute 250
            Mordu par un fachogarou

          Bien au nord pour être centrale !

        1 autres commentaires
      • valentin59
        valentin59 répond à dulconte
        étudiant
        • Posté à 00h24 le 10/02/2009
        • Internaute 44730
          étudiant

        C’est justement la politique bolivienne d’evo morales. La feuille de coca étant la résultante d’une consommation traditionelle et héritée d’un passé culturel lourd (cette consommation daterait d’une époque encore antérieure à celle « des incas », désolé je n’ai plus le nom du peuple qui vivait à cette époque dans la région de la Bolivie), la culture du coca a été légalisé. Cette légalisation s’est accompagnée d’une institution étatique protégeant les petits producteurs face au narcotrafic et permettant ainsi l’épanouissement d’une tradition ainsi que la sauvegarde de plusieurs agriculteurs boliviens en danger face à la répression faite à la plante autour du monde.
        Aujourd’hui les andins essaient de faire accepter la feuille de coca comme étant un patrimoine au niveau international. C’est dans cette optique et grâce à un controle de l’Etat qu’une partie de l’Amérique latine tente de controler le narcotrafic.

      • Rahan FilsdeCrao
        Rahan FilsdeCrao répond à dulconte
        (libre penseur)
        • Posté à 09h32 le 10/02/2009
        • Internaute 67504
          (libre penseur)

        Attention toutefois à ce genre de discours qui laissent sous-entendre qi’il y a des pays producteurs (hou les méchants) et des pays consommateurs (Oh les pauvres), laissant en plus supposer que les paysans qui cultivent légalement des plantes médicinales et culturelles sont des narcotrafiquants, alors que c’est leur seul moyen de survivre. je pèse mes mots j’étais en 89 en Bolivie dans le Chapare aux cotés d’Evo Morales pour rendre hommage à une douzaine de paysans massacrés l’année d’avant par les « leopardos », les UMOPAR, groupe payé et entrainé par la DEA (les ricains) pour soi-disant lutter contre le narcotrafic, et dont le manuel d’instruction s’appelait « comment lutter contre les insurgés en Amérique latine »... tout un programme.
        Ceci dit il est tout autant lamentable de la part des occidentaux d’avoir reconnu seulement en 87 que la coca était une plante médicinale. La législation répressive que nous héritons de celle des américains mis en place au début des années 70 est une législation hypocrite et menant à tout un lot de préjugés et de clichés absurdes.

        heu.. et pour info ce n’est pas dans les andes qe se cultive la coca mais dans les vallées subtropicales ;)

        et on peut appliquer ce même genre d’argument au pavot dans le Triangle d’or
        Avec un élément en plus et pas des moindres, l’état français vendait de l’opium en 58.

        Bien sûr qu’il faut légaliser l’usage en l’encadrant, c’est le seul moyen de contrôler la qualité des produits et par conséquent la façon de les utiliser. On aurait pas eu droit à ce genre d’article.
        De plus, cela fait des millénaires que l’homme se drogue. Vouloir enrayer l’usage me parait bien présomptueux, même si l’usage « culturel » se perd un peu. A croire que le maintien d’une législation répressive hypocrite arrange bien certains.

        Et puis si la société dans laquelle nous vivons était un peu plus juste et moins stressante, l’homme n’aurait pas tant besoin de s’évader. Mais c’est tellement plus simple de s’attaquer aux effets plutôt qu’aux causes, n’est ce pas ? %/

        Pour ceux que ça intéresse je vous conseille les livres d’Alain Labrousse, « Coca coke » et « Le réveil indien en Amérique andine »

    • vakenat
      vakenat répond à pablico
      • Posté à 21h20 le 10/02/2009
      • Internaute 39622

      Pablico, j’apprécie souvent vos commentaires mais là ...

      La loi, je vous le rappelle protège Mac Donald, et bien d’autres empoisonneurs du genre. (graisses en veux tu en voilà, sel et sucres à gogo...)

      La loi protège Ricard et bien d’autres empoisonneurs du genre, au nom de la santé publique, elle leur accorde même un certain monopole d’empoisonneurs,

      La loi malgré toute une gesticulation pseudo moralisatrice protège les fabricants et vendeurs de tabac.

      La loi provoque le dés remboursement de nombre de médicaments de base mais continue à encourager la délivrance tout azimut d’anxiolytiques tranquillisants, barbituriques...par des médecins non psychiatres soucieux de conserver leur clientèle.

      Les suicidaires dans notre société ultra libérale sont légions et tous ne sont pas des drogués officiels s’alimentant sur le marché clandestin.

  • Aiguille
    Aiguille
    Journaliste Freelance
    • Posté à 12h36 le 09/02/2009
    • Journaliste 67074
      Journaliste Freelance

    « Cela aussi comprend des risques pour le consommateur final ».... « En conséquence, bien plus que par le passé, il n’y a plus aucune garantie quant au produit »

    Qu’est ce que vous préconisez ? Un « label qualité » ? Une étiquette de « commerce équitable » ?

    Je ne veux pas jouer au vieux con mais

    1. L héroïne « coupée » ou pas : TUE

    2. Un dealer n’est pas un pharmacien, ni un commerçant consciencieux : il veut de l’ ARGENT. Si pour cela il doit vendre du ciment pillé, coupé au sucre en poudre il le fera.

    3. Le vrai problème c’est la démocratisation de l’héroïne, notamment chez les plus jeunes.

    Lien

    • Ludik69
      Ludik69 répond à Aiguille
      toxico de l'info
      • Posté à 13h19 le 09/02/2009
      • Internaute 48785
        toxico de l'info

      « Qu’est ce que vous préconisez ? Un “ label qualité ” ? Une étiquette de “ commerce équitable ” ? “ Non, juste une meilleurs information et du testing, le principe même de la réduction des risques lié a la drogue.

      1. ‘L héroïne coupée ’ ou pas : TUE”
      l’héroïne pur tue beaucoup plus. Un consommateur qui ne le sait pas est un consommateur qui a plus de chance d’en crever.

      2.“Un dealer n’est pas un pharmacien, ni un commerçant consciencieux” Comme l’explique cet article, il y a une nouvelle vague de revendeur “novice” ayant beaucoup moins de scrupule que dans les années 90 ... mais autant pour le pharmacien que pour le dealer un mort n’est pas un bon consommateur.

      3. “Le vrai problème c’est la démocratisation de l’héroïne, notamment chez les plus jeunes. ‘ Le vrai problème est que les pouvoir public ne sont pas capable d’informer la jeunesse sur la drogue sans la diaboliser complètement, cela ayant pour conséquence la méconnaissance total des produits et de leur utilisation ..

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à Ludik69
        journaleux - blogueur
        • Posté à 13h33 le 09/02/2009
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        c’est du commerce étiquetable, le point n°1…

         
        • Ludik69
          Ludik69 répond à FabiendeMénilmontant
          toxico de l'info
          • Posté à 13h39 le 09/02/2009
          • Internaute 48785
            toxico de l'info

          Pourquoi ?

          • FabiendeMénilmontant
            FabiendeMénilmontant répond à Ludik69
            journaleux - blogueur
            • Posté à 09h00 le 10/02/2009
            • Internaute 14145
              journaleux - blogueur

            Parce que tu écris ceci :
            1. « L héroïne “ coupée ” ou pas : TUE »
            l’héroïne pur tue beaucoup plus. Un consommateur qui ne le sait pas est un consommateur qui a plus de chance d’en crever.

            Ce qui pour moi signifie qu’une information est utile, voire nécessaire (ce dont j’étais persuadé depuis longtemps, même si je n’ai jamais consommé de drogues dites « dures », à part le tabac et l’alcool, qui sont licites dans nos contrées).

            • Ludik69
              Ludik69 répond à FabiendeMénilmontant
              toxico de l'info
              • Posté à 09h18 le 10/02/2009
              • Internaute 48785
                toxico de l'info

              ok ^^ j’avais lu équitable en diagonal ...
              Autrement oui c’est bien là ou je voulais en venir.

              • FabiendeMénilmontant
                FabiendeMénilmontant répond à Ludik69
                journaleux - blogueur
                • Posté à 14h03 le 10/02/2009
                • Internaute 14145
                  journaleux - blogueur

                ach…
                si on ne peut plus jouer avec un mot que tu avais pourtant développé ! où s’arrête l’étiquette ? l’éthique vire à l’étique (et toc).

        4 autres commentaires
      • Aiguille
        Aiguille répond à Ludik69
        Journaliste Freelance
        • Posté à 13h44 le 09/02/2009
        • Journaliste 67074
          Journaliste Freelance

        1. OK

        2. J’ai de sérieux doutes sur les « scrupules » des dealers mais bon pourquoi pas...

        3. Ils informent mal (avec des pubs souvent d’un ringard pathétique) ou pas du tout.

         
        • Ludik69
          Ludik69 répond à Aiguille
          toxico de l'info
          • Posté à 13h57 le 09/02/2009
          • Internaute 48785
            toxico de l'info

          2. Pas de scrupules sur l’état de santé et la dépendance au drogue du consommateur.. juste des scrupules a le tuer alors qu’il aurait pu consommer encore quelques années ..

        1 autres commentaires
      • aquoiboniste
        aquoiboniste répond à Ludik69
        • Posté à 17h49 le 09/02/2009
        • Internaute 1765

        3) C’est vrai que les systèmes de préventions sont pourris, tout du moins il y a encore 7/8ans.

        Au lycée/collège j’ai eu le droit à un gendarme antipathique qui donnait envie de faire tout le contraire de ce qu’il nous disait (genre caricature moustachue qui a montré du doigt tous les courageux qui avaient osé dire avoir consommé du hash) et un ancien tox branchouille qui avait encore des étoiles plein les yeux quand il nous parlait de l’effet de certaines drogues... qui me rappelle certains messages postés ici d’ailleurs.

         
        • vakenat
          vakenat répond à aquoiboniste
          • Posté à 21h47 le 10/02/2009
          • Internaute 39622

          Attention le duo classique du gendarme et du camé s’auto proclamant acteurs de prévention c’est nul ridicule et dangereux, c’est vrais mais de là à généraliser en affirmant que tous les systèmes de prévention sont pourris il y a une marge que vous franchissez allègrement, et, ça aussi c’est dangereux car c’est la porte ouverte au tout répressif prôné par la droite Sarkozienne et par l’extrême droite.

          « En matière de toxicomanie, le seul véritable fléau est l’ignorance, d’autant plus grande qu’elle résulte de la peur. » c’est sur cette base que je travaille depuis 15 ans en service de prévention des toxicomanie, à des lieux de la pseudo prévention moralisatrice à des lieux de ce que vous avez vécu comme expérience du bourrage de crâne qui ose se baptiser prévention avec le gendarme et son discours répressif et bien pensant stigmatisant les vilains consommateurs de shit et du camé et de son discours fascinant, non moins bien pensant et moralisateur.

          Faire de la prévention, c’est mettre en œuvre des moyens pour essayer de devenir plus intelligent ENSEMBLE.

          ainsi cher ou chére aquaboniste, dénoncez les abus mais ne jettez pas le bébé avec l’eau du bain

        1 autres commentaires
    • TH.
      TH. répond à Aiguille
      multicontractuel flexisécurisé
      • Posté à 13h08 le 09/02/2009
      • Internaute 34927
        multicontractuel flexisécurisé

      Je ne suis pas de votre point de vue Aiguille, car il est très subjectif et ne prend pas en compte l’EVOLUTION des consommations et des marchés. Si, dans le domaine de la désintox’, on ne s’intéressait pas aux modèles de consommation, et à leur influence relative sur les statistiques de mortalité, nous perdrions toute efficacité, tout simplement parce que, entre autre, les personnes qui viennent nous voir nous prendrait pour des billes ignorantes.
      Les dealers n’ont pas nécessairement la mort de leurs clients en tête. Certains sont mêmes très consciencieux, car souhaitant fidéliser le chaland. Or, un dealer précaire aura peut-être davantage intérêt à tirer à hue et à dia pour s’y retrouver, y compris en coupant le produit n’importe comment ; le dealer « installé », quant à lui, pourra davantage anticiper son budget et viser sur le long terme.
      Je n’ai jamais apprécié les gens qui parlaient « du vrai problème », de « la seule solution », etc. Cette rhétorique politique tend à simplifier le monde, et c’est d’autant plus horripilant quand c’est un journaliste qui s’exprime. L’article peut tout à fait aborder une autre question que celle de statistiques en regard de la jeunesse sans pour autant être inintéressant : certes la question est importante, mais il n’y a jamais de « vrai problème », surtout sur des questions aussi complexes. Par exemple, je pourrais très bien vous rétorquer : non, le « vrai problème », c’est la poly consommation récréative chez les jeunes, etc.
      Bien à vous.

      • Aiguille
        Aiguille répond à TH.
        Journaliste Freelance
        • Posté à 13h34 le 09/02/2009
        • Journaliste 67074
          Journaliste Freelance

        Ns sommes d’accord. Il n’y a pas en effet de « vrai problème »...Disons que c’est celui auquel je suis le plus sensible....

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor répond à TH.
        - Gone fishing !
        • Posté à 14h08 le 09/02/2009
        • Internaute 12434
          - Gone fishing !

        Le dealer qui sent que son client va le vendre aux flics, et ça arrive souvent, n’a pas grand chose à faire pour s’en debarrasser. Une dose plus forte, et le témoin prend un coup de vieux rapidement. Les overdoses font souvent suite aux descentes de flics.

    • toots
      toots répond à Aiguille
      void
      • Posté à 13h37 le 09/02/2009
      • Internaute 15123
        void

      Je suis désolé, c’est cliché, mais c’est aussi vrai.

      On a bien des labels qualité pour l’alcool. Et l’alcool tue. Et le problème c’est aussi la consomation d’alcool par les jeunes. etc..

      Derrière les problèmes de drogue, il y a aussi la question du libre arbitre. Vous pensez que d’un coté on doit interdire aux gens malgré eux de consomer de l’héroïne parce que vous jugez cela néfaste pour eux-même, mais dans le même temps ces mêmes personnes sont libres de consomer de l’alcool qui leur fera tout autant du mal ?

      C’est ce genre d’incohérence qui rend tout discours sur la drogue dans les bahuts completement à coté de la plaque. Le problème n’est pas ce que la loi va interdire ou autoriser, mais ce que chacun estime mauvais ou mal pour lui-même, en tout connaissance de cause.

      • DathanL
        DathanL répond à toots
        prof/ecrivain
        • Posté à 20h17 le 09/02/2009
        • Internaute 69371
          prof/ecrivain

        « Derrière les problèmes de drogue, il y a aussi la question du libre arbitre. »

        Toute comme la liberté de détruire l’environnement ou pas, gagner des millions aux marché capitaliste du monde pendent que les gens crève, ou pas, enseigner les mêmes hypocrisies a l’école enfin que l’on peut continuer comme on était…

    • jahman_72
      jahman_72 répond à Aiguille
      gestionnaire de campagne
      • Posté à 14h53 le 09/02/2009
      • Internaute 58590
        gestionnaire de campagne

      Ce qui peut vous paraître comme totalement incongru est effectivement une des seules solutions honnêtes à appliquer si on veut enfin commencer à se sortir la tête du sable et de regarder la réalité en face.
      Légaliser l’héroïne devient effectivement une urgence en terme de santé publique. L’article que nous commentons ici l’explique d’ailleurs très bien. Avec la mondialisation tous les commerces existants, et pas seulement le commerce des produits comme l’héroïne ou la cocaïne, a créé de nouvelles niches de marché, de nouveaux réseaux de production et de distribution, ce qui rend la prohibition de ces produits de plus en plus illusoires.
      Il serait intellectuellement honnête de reconnaître que l’interdiction de ces produits et surtout la criminalisation de ses consommateurs, nos fils et filles, cousins, amis, connaissances n’ont jamais fait diminuer ni l’offre et encore moins la demande, si on ne raisonne qu’en terme de commerce et cela n’a jamais incité aucun dépendant à se responsabiliser et à se poser les questions justes sur les véritables raisons de sa concommation et de la désocialisation qui va de pair.
      « Un label de qualité » serait tout du moins une garantie en terme de santé publique. Est-ce que l’Etat ne contrôle pas le pinard, le whisky et autres produits qui tuent bien plus de personnes et détruit bien plus de familles que les produits auxquels on fait ici référence ?
      Un label « de commerce équitable » ? Poussons la logique au bout...On légalise ces produits, ce qui aura comme premier impact, de donner la possibilité aux Etats de maïtriser la production (l’offre et la demande), tout en se donnant les moyens d’enfin détruire les réseaux financiers qui y sont liés et qui génèrent des centaines de milliards d’euros, financant au passage toutes sortes de régimes, légitimant des guerres contre la drogue, qui elles légitmeront la guerre contre les affreux terroristes...enfin bref, je vous parle ici de sortir d’un système complètement hypocrite qui ne fait qu’entretenir les bénéfices mirobolants que génère le trafic illégal de produits stupéfiants.

      L’héroïne « coupée » ou pas : Tue ! Elle tue comme chaque produit qui est consommé de façon irresponsable, à forts dosages ou lorsqu’elle est effectivement coupée ou frelatée. Mais l’héroïne tue surtout lorsqu’on décide de l’utiliser pour se tuer et voilà bien le noeud du problème. La désocialisation, la prison, l’asile, l’hôpital ou la secte sont à peu près les seuls « remèdes » à disposition des dépendants (donc malades, à comparer avec des diabétiques). La solitude tue plus qu’autre chose et aujourd’hui on condamne chaque consommateur à une double voire une triple peine et c’est à proprement parler scandaleux et complètement inhumain et rétrograde si on affirme le contraire. Combien de gens que nous connaissons se sont retrouvés enfermés dans cette logique destructive qu’est la dépendance à un produit, à une personne, au jeu, au sexe...car toutes ces dépendances là tuent aussi et le sexe n’est pas frelaté, ou coupé (désolé ; -) ) , mais aussurément la logique d’enferemement et la solitude qui en résulte amènera les pesonnes qui en souffrent vers l’unique porte de secours efficace, à savoir la mort ( le suicide), sauf si on leur permet d’aborder leur problématique de façon à les responsabiliser. Et puis chacun a le droit de vivre sa vie comme il veut, comme il peut !
      Les « dealers » sont effectivement aujourd’hui de plus en plus protégés par le système existant. Que faire pour les empêcher de nuire ? Construire encore plus de prisons ? Créer encore plus de délinquants forts ? La seule, l’unique façon d’aborder cette problématique est la légalisation et le contrôle de la vente par des strucutures étatiques ou para-étatiques. Des expériences pilotes ont été menées à Liverpool et à Marseille et croyez-moi les résultats, surtout en termes de santé publique ( baisse du taux de prévalence VIH-SIDA, baisse du nombre d’hépatites, meilleur état sanitaire des utilisateurs), tout comme de sécurité (baisse de la criminalité lié à l’obtention du produit, baisse des toxicomanes enffermés pour cause de leur maladie).
      . Le vrai problème c’est la démocratisation de l’héroïne, notamment chez les plus jeunes.
      C’est effectivement le problème. Mais là de nouveau on ne s’attaque absolument pas à la racine de ce problème en continuant de criminaliser des jeunes en manque de repères et qui sont attirés par le monde « irréel » et surtout « sans émotions négatives ». La clé à mon humble avis serait tout du moins la responsabilisation de ces jeunes adultes en devenir. En le criminalisant, on leur enlève la possibilité de se poser les bonnes questions et résultat des courses on aura non seulment des jeunes qui continueront à se camer la gueule, mais qui en plus seront sur le bon chemin pour devenir criminels. Bravo la prohibition, bravo pour l’infantilisation de nos populations ! !

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