A débattre 05/02/2009 à 22h22

Sarkozy-Obama : le match des gestes symboliques

François Krug | Journaliste Rue89



Nicolas Sarkozy et Barack Obama à l’Elysée le 25 juillet 2008 (Charles Platiau/Reuters).


Le premier gonfle sa fiche de paye et ne s’attaque qu’aux bonus des banquiers. Le second gèle son salaire et plafonne celui des patrons qu’il aide. Les deux multiplient les discours volontaristes. Entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama, qui est le champion des effets d’annonce anti-crise ?

La fiche de paye du Président

Obama a frappé fort dès son premier jour à la Maison-Blanche, en annonçant le gel de son salaire et de ceux de ses principaux collaborateurs :

« En cette période de difficultés économiques, les familles américaines sont obligées de se serrer la ceinture, et c’est aussi ce que Washington devrait faire (...). Certains dans cette pièce seront concernés par ce gel de salaire, et je veux que vous sachiez que j’apprécie votre bonne volonté. »

Ce gel concerne les fiches de paye supérieures à 100 000 dollars par an (78 000 euros), soit une centaine de personnes sur les 450 employées à la Maison-Blanche. Avec son salaire de 400 000 dollars (312 000 euros), Obama ne se serrera pas tant que ça la ceinture, mais le symbole est fort.

Sarkozy a lui aussi frappé fort, mais dans le sens inverse. Fin 2007, il a obtenu du Parlement une augmentation de 140% de son salaire. Pour justifier ses 20 000 euros mensuels, l’argument était tout trouvé : le Président français gagnait beaucoup moins que son homologue américain.

La crise et l’obligation morale de se serrer la ceinture n’étaient pas encore là, mais le geste était pour le moins maladroit. Résultat : Obama 1 - Sarkozy 0.

Le salaire des patrons

Là encore, Obama a été conforme à son image. Mercredi, il a posé ses conditions : les patrons bénéficiant d’une aide publique devront plafonner leurs salaires à 500 000 dollars. Ils pourront réclamer des suppléments à leurs conseils d’administration, mais sous la forme d’actions « restreintes ». Des titres dont ils ne bénéficieront qu’après avoir remboursé l’aide.

Le sacrifice est loin d’être symbolique. Selon Les Echos, les rémunérations annuelles (bonus et stock-options inclus) atteignent par exemple 70,3 millions de dollars pour le patron de la banque Goldman Sachs, et 15,7 millions pour celui du constructeur automobile General Motors.

Et en France ? L’Etat se porte au secours de nombreux secteurs d’activité, mais seuls les banquiers devront se serrer la ceinture. En octobre, ils avaient bénéficié d’une première aide de 10,5 milliards d’euros, sans impact sur leurs fiches de paie. Sarkozy est prêt à leur accorder une seconde aide d’un même montant, mais il pose ses conditions.

Les banquiers devront renoncer à leur bonus cette année. Exemple : Baudoin Prot, directeur général de BNP Paribas, avait obtenu une aide de 2,55 milliards d’euros en octobre. Pour que l’Etat se porte à nouveau à son secours, il devra oublier son bonus de 2,27 millions d’euros. Et se contenter de son salaire fixe de 900 000 euros.

Une décision frappant sévèrement tous les patrons aidés d’un côté, une mesure plus timide et ne concernant que les banquiers de l’autre. Résultat, donc : Obama 2-Sarkozy 0.

Le poids des mots

Fidèle à ses habitudes, Sarkozy est resté très pragmatique dans son discours de Vesoul, le 15 janvier. Pas d’envolée lyrique lorsqu’il s’agit d’expliquer la suppression des bonus des banquiers :

« L’Etat est intervenu pour éviter des faillites pour que les gens ne se pressent pas aux guichets pour chercher leurs économies. Mais ce n’est pas pour que l’on distribue les dividendes à tout va ou que l’on continue avec les bonus. Eux aussi doivent faire un effort. Il ne peut pas y avoir des efforts en bas et pas d’efforts en haut. Tout le monde doit faire un effort. Ce sont les Français qui jugeront. Moi, je le ferai dans la transparence la plus totale. »

Le discours d’Obama annonçant le gel des salaires des patrons, le 4 février, allait tout de même un peu plus loin :

« Nous devons être responsables. Ceci inclut les dirigeants des firmes financières qui se sont tournés vers le peuple, le chapeau à la main, quand ils étaient dans l’embarras, même lorsqu’ils se sont octroyé leurs habituels et somptueux bonus. J’ai dit la semaine dernière que c’était le summum de l’irresponsabilité. C’est honteux. C’est exactement cette sorte d’indifférence vis-à-vis du coût et des conséquences de leur attitude qui a déclenché la crise : une culture d’intérêt personnel étroit et un gain à court terme aux dépens de tout autre chose. »

Jeudi soir, pendant son interview à la télévision, Sarkozy n’avait pas changé d’avis. Difficile de critiquer ouvertement la mesure d’Obama. « Je suis en train d’y réfléchir, a assuré Sarkozy, mais je ne suis pas trop pour une règle générale. » Car un plafonnement des salaires les plus généreux ferait fuir les managers, et « l’intérêt de la France, c’est d’avoir les meilleurs managers ».

Résultat : Obama 3-Sarkozy 0. Mais une fois ces gestes symboliques accomplis, lequel de ces deux Présidents sera le plus efficace face à la crise ? Le match reste ouvert.

A lire aussi sur Eco89
A combien devront vraiment renoncer les banquiers ?

Ailleurs sur le Web
Le discours d’Obama sur les salaires des patrons, sur le site de la Maison Blanche (en anglais)
Le discours anti-bonus de Sarkozy, sur le site de l’Elysée

Photo : Nicolas Sarkozy et Barack Obama à l’Elysée le 25 juillet 2008 (Charles Platiau/Reuters).

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  • virginie78
    virginie78
    Éteignez votre TV et apprenez à (...)
    • Posté à 23h00 le 05/02/2009
    • Internaute 25883
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)

    fallait pas voter pour Sarkozy
    On vous avait prévenu

  • tox
    tox
    http://www.dessins-tox.com
    • Posté à 11h18 le 06/02/2009
    • Internaute 10208
      http://www.dessins-tox.com
  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 23h24 le 05/02/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Le pragmatisme de N.S.est à toute épreuve. Ce soir, il nous a abreuvé de preuves que la France résiste mieux que toutes les autres nations grâce aux efforts de ses dirigeants et surtout de N.S. soit même.
    A. Merkel, G. Brown, B. Obama ont tous fait des efforts en matière de relance de la consommation, notre omniprésident est le seul pour faire feurir la plaine des « mille chantiers » comme aurait pû le dire Kim Jong II, ou Mao Tsé Tong pour faire repartir l’économie du pays.
    Les responsables des collectivités locales seront certainement heureux de savoir que la taxe professionnelle sera supprimée prochainement.
    He viva El Président

    • pablico
      pablico répond à padiran
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 01h48 le 06/02/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      ce gars s’est construit pendant les 30 glorieuses, sa vision du monde, de l’économie etc, s’est faite avec les bases des 30 glorieuses.
      Il a créé son programme, avec les idéo libéraux des 30 glorieuses.

      au début de son mandat, il a un peu déroulé son programme, le paquet fiscal, loi sur l’héritage, commencer à déstructurer, loi sur la propriété etc, tout allait bien pour lui.

      et la crise vint.

      le programme des 30 glorieuses s’avère inadapté… et il n’a plus la vision du monde nouveau, dont personne ne sait ce qui va être.

      la cata..son logiciel n’est plus adapté, ni le notre non plus.

      Comme ce n’est pas un visionnaire…craignons le pire..

      il va diriger avec les paradigmes plus du tout adaptés à la nouvelle situation. Et il n’a plus aucun pouvoir sur l’avenir que personne ne comprend.

      osons une image :
      on a un bon capitaine de bateau à vapeur, qui se trouve aux manettes d’un bateau à propulsion nucléaire.
      Personne dans son entourage, ni lui ne savent le faire marcher, et ils savent que ça risque de péter..

      là il nous faudrait un visionnaire…et vite.

      • padiran
        padiran répond à pablico
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 14h34 le 06/02/2009
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        Cher Pablico, dont j’apprécie les interventions, je me permet néanmoins la remarque suivante
        Les « 30 glorieuses », donc l’après guerre 39/45 est une époque dont la période se situe « en gros » entre 1945 et 1975.
        Cette époque est marquée en France par 3 personnages De Gaule, Pompidou et VGE.
        Epoque bénie pour certains car elle correspond à une remise en état de la France de l’après guerre. Le travail ne manque pas, les revendications montent car les salaires ne sont pas à la hauteur du travail fourni et surtout l’inflation est galopante ; Mai 68 arrive et les accords de Grenelle (les vrais) permettent de recaler les revendications sur la réalité
        Le tournant idéologique de la droite, c’est l’arrivée de M. Tatcher en 1979 en Grande Bretagne. La dame de fer met ses troupes contre les mineurs en grève, la revanche est là et comme un malheur n’arrive jamais seul, R. Reagan est élu Président des USA en 1980
        N.S. est le fils spirituel (si j’ose dire) de ces deux personnages et est plus près de la phylosophie de Bush que de celle d’Obama.
        Les différents thuriféraires et zélateurs de l’UMP (F. Lefbvre, N. Morano, V. Pécresse,....) me font penser à la propagande de Fox News à l’époque des armes de destruction massive chers à G.W.B. que les citoyens Américains ont renvoyé jouer avec son cheval à bascule

    • Airinys
      Airinys répond à padiran
      • Posté à 02h13 le 06/02/2009
      • Internaute 52467

      Ce qui me fascine c’est sa capacité à s’approprier la primeur des idées, alors que si Gordon Brown n’avait pas mis sur pieds toutes les solutions à la crise financière, Sarkozy en serait encore à multiplier ses discours accusatoires aussi stériles qu’insultants.

      Enfin là ce sont aussi les journalistes qui ne font pas bien leur job, par chauvinisme ? par ignorance ? par isolement culturel ? Certains le disent, mais leur voix ne porte pas très loin.

      On se demande même pourquoi sur la crise économique qui suit, il ne continue pas à s’en inspirer, car pour l’instant Brown reste le dirigeant qui réagit le mieux, Obama lui emboîtant également le pas sur pas mal de sujets.

      Même dans la rigueur (qui ne dit pas son nom), il me donne plus l’impression de copier coller Merkel en saupoudrant un peu de pseudo-social pour faire français

  • Jean_Chonot
    Jean_Chonot
    plébéien
    • Posté à 23h27 le 05/02/2009
    • Internaute 59786
      plébéien

    « Les uns naissent grands, les autres se haussent jusqu’à la grandeur, d’autres encore s’en voient revêtir. »

    William Shakespeare.

  • Airinys
    • Posté à 23h33 le 05/02/2009
    • Internaute 52467

    La pensée économique de Sarkozy est embryonnaire.

    Il pense comme les négriers, pour qui ce sont les patrons qui font l’économie. Il est totalement obtus, il n’arrive pas à se représenter la puissance financière qui réside dans les mains de 30 million de travailleurs/consommateurs.

    Il ne comprends pas que le chômage n’est pas le fait des entreprises, mais des consommateurs attentistes. Il ne comprends pas que sa rhétorique de la crise, dont il doit nous sauver, est anxiogène et pousse à l’épargne (moi compris).

    Il n’appréhendais le libéralisme que part le profit qu’il pouvait apporter à l’héritier Lagardère (son frère). A présent, il n’appréhende le keynesianisme que par ce qu’il coûte au budget de l’Etat.

    Bref, soit il consulte de vrais économistes, et rapidement, soit on va droit dans le mur en klaxonnant.

  • Filoulou
    Filoulou
    retraité
    • Posté à 23h36 le 05/02/2009
    • Internaute 61458
      retraité

    On peut être étonné de ce qui se passe aujourd’hui dans le milieu bancaire, malgré les apports successifs de l’Etat français pour améliorer leurs fonds propres.
    On nous a expliqué que la perte de confiance entre les banques, pour se prêter des crédits, tenait à leur crainte réciproque dans leur solidité financière. D’où les apports en capital (prêt ?) de l’Etat.
    On apprend ensuite, que pour reconstituer leurs fonds propres, les banques adoptent des marges très importantes sur les prêts qu’elles consentent tant aux particuliers qu’aux entreprises. Malgré la baisse des taux de la BCE, les taux des prêts consentis par toutes les banques aux clients restent très élevés.
    Enfin, tout cela ne les empêche pas de continuer à verser des salaires très importants à leurs traders et dirigeants, d’annoncer des bénéfices importants et de verser des dividendes à leurs actionnaires.
    Alors vient une question : est-ce que la crise (Dieu la préserve) ne serait pas un excellent argument pour maquiller ce qui pourrait avoir tous les aspects d’une entente entre les banques ? Comment se fait-il que toutes les banques fassent des difficultés aux candidats emrunteurs ? Comment se fait-il qu’aucune banque ne baisse sensiblement ses taux de prêts ?
    ESt-ce que dans la situation actuelle, la Direction Généralede la Con

    • yalienx
      yalienx répond à Filoulou
      • Posté à 11h41 le 06/02/2009
      • Internaute 66859

      Lol, très drôle !

      Il n’y a pas eu d’apport en capital de l’Etat aux banques (sauf Dexia), ni même de prêt, mais seulement des garanties sur les prêts (l’Etat est caution des emprunts des banques françaises).

      Les banques prêtent peu car leurs fonds propres sont peu élevés et elles n’ont pas le droit de prêter au-delà d’un certain pourcentage de leurs fonds propres (c’est la loi).

      Les banques « font des difficultés » aux candidats emprunteurs car nous sommes en situation de crise et qu’elles cherchent à se protéger en prêtant uniquement aux candidats qui ont de bons dossiers. En période de forte croissance, elles prêtent un peu à n’importe qui, notamment pour de l’immobilier (car elles savent qu’elles pourront le cas échéant se rembourser sur la valeur de l’immobilier). En période de crise, elles font attention, prêtent seulement aux candidats solides financièrement... et c’est parfaitement logique ! C’est même leur métier ! ! !

      • Filoulou
        Filoulou répond à yalienx
        retraité
        • Posté à 13h47 le 06/02/2009
        • Internaute 61458
          retraité

        Je maintiens : les patrons des banques sont venus le 3 février expliquer aux députés qu’ils n’avaient pas besoin des prêts de l’Etat pour consolider leurs fonds propres (exemple : M. Pflimlin, patron du Crédit Mutuel : « les fonds de l’Etat nous ont permis de renforcer nos fonds propres au-delà de nos besoins... »).
        Dans ces conditions, les difficultés faites aux demandeurs de prêts sentent l’orchestration ; même si ce n’est pas encore une entente anti-concurrentielle, cela en a fortement l’odeur, et on peut continuer à espérer que la DGCCRF s’intéresse au sujet.

         
        • NicoloPicolo
          NicoloPicolo répond à Filoulou
          in Texas
          • Posté à 18h47 le 06/02/2009
          • Internaute 53125
            in Texas

          Je pense aussi que la limitation des salaires pour les patrons de banque permet de limiter les demandes d’aide pas vraiment utiles.
          Si il y avait eu ça en France il seraient moins venus pigner pour avoir des sous surement...

          En gros, le patron il va pas se lancer dans l’affaire si ce n’est pas vraiment nécessaire. Son intérêt personnel est dans la balance alors...
          Par contre le risque c’est que certaines banques n’aillent pas demander d’aide à cause de ça. Ce qui serait un comble mais bon, on n’est pas à l’abri.

        1 autres commentaires
  • ysengrimus
    • Posté à 23h39 le 05/02/2009
    • Internaute 12674

    Les deux ont un trait en commun

    Lien

    Ils se calment.
    Paul Laurendeau

  • Filoulou
    Filoulou
    retraité
    • Posté à 23h40 le 05/02/2009
    • Internaute 61458
      retraité

    La fin de mon intervention concernait la DGCCRF : est-elle mandatée pour examiner ce qui se passe dans le milieu bancaire ?

  • penabranca
    • Posté à 01h43 le 06/02/2009
    • Internaute 62583

    Obama a déclaré que les lobbys n’avaient plus droit de cité à la maison blanche.
    Sarkosy place les lobbys directement aux manettes de chaques poste clé pour leurs intérêts.

  • penabranca
    • Posté à 00h02 le 06/02/2009
    • Internaute 62583

    Obama met en oeuvre le grenel pour l’écologie.
    Sarkosy s’assoit dessus.

  • penabranca
    • Posté à 00h15 le 06/02/2009
    • Internaute 62583

    Obama regarde l’horizon quand il fait un discours.

    Sarkosy regarde ses pompes.
    (ses anti sèches, le discours qu’on lui a tendu 5mn avant et qu’il anone en le découvrant en même temps que nous. Le ponctuant d’hésitations, de tics nerveux et de gestes ridicules).

    • Guillemette Faure
      Guillemette Faure répond à penabranca
      Journaliste
      • Posté à 06h53 le 06/02/2009
      • Internaute 34
        Journaliste

      Et si on remettait le « z » à Sarkozy ?

      • penabranca
        • Posté à 08h54 le 06/02/2009
        • Internaute 62583

        Je vais y réfléchir... mais c’est pas gagné. J’ai si peu d’estime pour NS que je pense même remplacer le S par un N et le Y par un E.
        Je veux bien faire un effort mais vous me privez d’un petit plaisir mesquin...et c’est pas bien. Les plaisirs se font rares avec NS.

      • the cat
        the cat répond à Guillemette Faure
        étudiant
        • Posté à 14h49 le 06/02/2009
        • Internaute 54940
          étudiant

        Ouhla non ça pourrait être dangereux ! !
        Il pourrait prendre le z pour Zorro, ce qu’il n’est certainement pas !

        Non je préfère le s comme salaud...

    • Elle anonyme
      Elle anonyme répond à penabranca
      Béotienne
      • Posté à 12h24 le 06/02/2009
      • Internaute 24737
        Béotienne

      Bon, ça me coûte mais il faut reconnaître une qualité à Sarkozy, le courage :

      il se fait siffler à St Lô, Obama n’y va pas.

       ; -)

      ok je sors...

      • penabranca
        • Posté à 15h06 le 06/02/2009
        • Internaute 62583

        Pour un américain, St Lô est une banlieue de Strasbourg, et
        Obama viens à Strasbourg où pecresse vient de se faire huée !
        Alors ? pas courageux Obama ?
         ; -)
        ...si tu reviens, j’annule tout.

         
        • Elle anonyme
          Elle anonyme répond à penabranca
          Béotienne
          • Posté à 17h27 le 06/02/2009
          • Internaute 24737
            Béotienne

          Bien vu, un point de plus pour Obama ! Il est vraiment très fort. Quoique face à Sarkozy, c’est assez facile d’avoir la classe.

          Cécilia xxx

        1 autres commentaires
  • Servais-Jean
    • Posté à 00h24 le 06/02/2009
    • Internaute 4591
      43

    . » Car un plafonnement des salaires les plus généreux ferait fuir les managers, et « l’intérêt de la France, c’est d’avoir les meilleurs managers ».

    Le même argument a été utilisé par les banquiers suisses et certainement que les banquiers américains l’ont servi à Obama.
    Mais tous ces braves gens qui se croient irremplaçables où iraient-ils, en Chine, en Russie, en Angleterre ? Il n’y a aucun pays dans le monde qui échappe à la crise.

    Quand on voit les députés de la commission des finances faire le dos rond devant les banquiers on peut se demander s’ils ne doivent pas leurs postes de députés à ces mêmes banquiers. J’ai honte d’avoir de tels représentants.

    La déclaration d’Obama est venue à point nommé pour soutenir l’opposition à la politique de sarco et pour lui fausser son intervention télévisée où il a été incapable de présenter une position ferme « Je suis en train d’y réfléchir » a-t-il dit.

    Ben on attend les résultats de pied ferme. J’espère, pour lui, qu’il réfléchisse correctement car maintenant que nous avons un modèle sur lequel nous appuyer les partis politiques d’opposition et les syndicats avec le peuple derrière ou devant eux sauront le lui dire.

    • supprimé à la demanande du riverain 23 avril
      • Posté à 16h47 le 06/02/2009
      • Internaute 45369
        ...

      « nous avons un modèle sur lequel nous appuyer les partis politiques d’opposition et les syndicats avec le peuple derrière ou devant eux sauront le lui dire. »
      Oui, sauf qu’en France, nous n’avons QUE des politiques (de tous bords) démagogues et dénués de la moindre éthique. Ça fait plus de 40 ans...
      Où est il, l’homme politique qui aura les couill..s de dire : « J’abolis tous les privilèges liés à la politique Française ! “.

      Cet homme là sera érigé plus haut qu’Obama, c’est une certitude.
      Mais ne rêvons pas éveillés, trop d’intérêts sont en jeux, et malheureusement, je pense à regret que seule la violence de la rue saura leur faire comprendre les choses puisque jusqu’à aujourd’hui nous allons d’humiliation en humiliation de moins en moins dissimulée.

  • penabranca
    • Posté à 00h26 le 06/02/2009
    • Internaute 62583

    Avec les critères d’Obama, la moitié du gouvernement sarkosy serait obligé de démissioner ou ne serait même pas là.

  • Jovan
    Jovan
    Nouille Orquee
    • Posté à 00h47 le 06/02/2009
    • Internaute 8380
      Nouille Orquee

    « Je suis en train d’y réfléchir, a assuré Sarkozy, mais je ne suis pas trop pour une règle générale. » C’est exactement le discour de L. Parisot plus tot dans l’epres midi « “C’est typiquement de la responsabilité du patronat et non de l’Etat d’encadrer si nécessaire les rémunérations des dirigeants ‘

    Et comme par hasard, L. Parisot de pointer également les grilles de rémunération des traders’, puis N. Sarkozy qui en remet une couche : ‘Je suis plus choqué par le système de rémunération des traders que des présidents de banque’....

    • yalienx
      yalienx répond à Jovan
      • Posté à 11h35 le 06/02/2009
      • Internaute 66859

      C’est logique, car Sarkozy parle du système de rémunération, pas du montant. La rémunération des traders étant dépendantes de leurs résultats et donc du niveau de risque pris, l’appétit de certains pour l’argent peut amener des situations « à la Kerviel ». C’est effectivement choquant et devrait être amendé.

      Le système de rémunération des patrons des banques n’est pas choquant car plus classique.

  • AlexG2008
    AlexG2008
    temporaire
    • Posté à 00h58 le 06/02/2009
    • Internaute 62913
      temporaire
  • Mamz
    Mamz
    Etudiante
    • Posté à 01h11 le 06/02/2009
    • Internaute 50318
      Etudiante

    Obama et Sarkozy ont ce trait commun qu’ils sont des hommes de communication. Mais Obama lui, semble savoir ce qu’il fait... Ce qui n’est pas le cas de notre président (surtout lorsque l’on écoute son dernier monologue diffusé gracieusement par quasiment toutes les chaines du pays, du vent et puis c’est tout).

  • penabranca
    • Posté à 01h41 le 06/02/2009
    • Internaute 62583

    Obama parie sur la jeunesse, la recherche scientifique, les brevets technologiques, les nouvelles technologies.

    sarkosy taille dans les budgets de l’éducation, de la recherche, des universités.

  • super_newbie_pro
    super_newbie_pro
    Autoentrepreneur
    • Posté à 06h19 le 06/02/2009
    • Internaute 68879
      Autoentrepreneur

    << sarkosy taille dans les budgets de l’éducation, de la recherche, des universités. >> Et je rajouterais ; établi un plan de relance économique en retapant une prison, une cathédrale, une route etc... Super... Avec ma famille on s’est longuement interrogé sur la question de savoir comment une prison pouvait aider à la relance économique à moyen et long terme... Certes ça peut peut être créer des emplois à court terme mais après ? Pareil pour une route... Elle rapporte des revenus à l’état ? On s’est demandé si c’était une blague... On pourrait en rire si on ne se disait pas que ces « mesures » contribuaient, en plus, au déficit : -/

    Il nous faudrait un Barack Obama comme président en France ! Merci rue89 pour cet article qui est fort intéressant... Quelle désillusion ce sarkozy... Parfois on aimerait bien que la machine à voyager dans le temps puisse exister, ça permettrait d’aller nous convaincre de ne pas mettre ce bulletin dans les urnes pour contribuer à faire élire Sarkozy. Mais avait-on vraiment le choix étant donné ce qu’il y avait en face et qui était, de mon point de vue, encore pire ? Non décidément, il nous faut de nouveaux hommes politiques et pour une fois, je pense qu’on a une personnalité exemplaire qui nous vient des USA ! Barack Obama pourquoi n’es tu pas Français bon sang ! ! : -/

    Jovan ; Laurence Parisot a critiqué la décision d’Obama de limiter les salaires des patrons aidés par l’Etat... Voir la new AP ==> Lien

    • the cat
      the cat répond à super_newbie_pro
      étudiant
      • Posté à 14h59 le 06/02/2009
      • Internaute 54940
        étudiant

      Et ouais c’était avant qu’il fallait réfléchir ! !
      A cause de gens comme vous, on se retrouve dans la merde, et profond.
      C’est votre droit d’avoir jugé Sarko moins pire que Royal, mais dans ce cas-là il fallait voter blanc. Car son programme de droite décomplexée, il ne l’avait pas caché, loin de là...

      C’est promis en 2012, je fous plein de bulletins dans mes chaussettes et je bourre les urnes pour ne plus jamais revoir Sarko, jamais ! !

  • johnGalt
    johnGalt
    libre penseur
    • Posté à 06h27 le 06/02/2009
    • Internaute 44458
      libre penseur

    President Obama :

    « This is America. We don’t disparage wealth. We don’t begrudge anybody for achieving success. And we certainly believe that success should be rewarded. But what gets people upset – and rightfully so – are executives being rewarded for failure, especially when those rewards are subsidized by U.S. taxpayers, many of whom are having a tough time themselves. »

    Lien

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 07h25 le 06/02/2009
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    ethique et toc... :

    Obama ferme Guantanamo et suspend la caricature de justice version Bush-Cheney
    Lien

    Sarkozy s’attaque aux fondements de la Republique, laicite et justice
    Lien

    ...

  • Eliott
    • Posté à 08h41 le 06/02/2009
    • Internaute 24550

    Ce qui me choque ce ne sont ni les rémunérations des grands patrons, ni celles des traders, mais les conditions miséreuses dans lesquelles vivent de plus en plus de personnes.

    Ce qui me choque c’est que ce sont systématiquement ceux en bas de l’échelle qu’on vire, car les directions de groupes se sont plantées dans leur décision.

    Une fois de plus on donne quelques proies pour occuper l’espace public, mais on apporte aucune solution concrète.

    Ce qu’il faut c’est augmenter les salaires tous, le plus rapidement possible. Sécuriser l’emploi etc...

    Après si ces décisions diminuent le salaire de ces délinquants de traders ou de patrons pourquoi pas ? mais avant arrêtons de verser des dividendes à des personnes qui ne font que faire fructifier leur argent en ignorant les conséquences de leurs actions sur la population.

    Le problème est le modèle libéral, et son fonctionnement qui est opportuniste et qui crée de la misère.

  • ceRf
    • Posté à 09h08 le 06/02/2009
    • Internaute 23115

    Ce n’est pas pour être chafouin, mais faudrait voir à inverser Obama et Sarkozy dans le titre, parce que le premier est le deuxième et le deuxième est le premier.

  • penabranca
    • Posté à 09h29 le 06/02/2009
    • Internaute 62583

    Républicains et démocrates ont finit les élections et passent à l’action.
    Socialistes et sarkozy sont encore en gue-guerre de campagne.

  • Susanna
    Susanna
    Individu
    • Posté à 09h37 le 06/02/2009
    • Internaute 10099
      Individu

    Il semble bien que chez Obama, l’affichage de la vertu entre dans le cadre d’un contrat social réactivé. Ce qu’il nous donne à voir, c’est avant tout une conscience.
    Rien de tel chez notre président, qui exhibe plutôt une liste sans fin de symptômes, s’étonnant qu’on n’en ait rien à faire.
    Non seulement cet homme n’a aucune vision, mais ses mouvement se font avec un coup d’avance, pas plus : il réagit, en permanence, comme si ce déploiement d’énergie absurde lui garantissait la reconnaissance et l’admiration.
    « Ce sont précisément les traits pathologiques de leur caractère, l’asymétrie de leur développement, le renforcement anormal de certains désirs, l’abandon sans réserves ni discernement à un but unique qui leur donne la force d’entraîner les autres à leur suite et de vaincre la résistance du monde » - Freud sur Wilson.

    • penabranca
      penabranca répond à Susanna
      • Posté à 10h03 le 06/02/2009
      • Internaute 62583

      Improvisation, absence de conscience, de vision, de culture.
      NS n’est pas l’homme de la situation. Clairement. Il y a imposture. Il n’a pas le niveau qu’exige la situation. C’est dramatique cette carure sous dimensionnée. Cécilia l’avait signalé avant les élections. Pourquoi 53% ne l’ont pas cru ? C’est ballot.

  • yalienx
    • Posté à 11h31 le 06/02/2009
    • Internaute 66859

    Cet article est vraiment très drôle : totalement à charge et d’une certaine malhonnêteté intellectuelle !

    D’abord, sur le salaire ! Il est évident qu’il est très facile pour Obama de geler son salaire : il gagne tout de même 312 000 euros par mois ! Soit 30% de plus que Sarkozy après son augmentation ! ! ! Sans compter que Sarkozy prend à sa charge certaines dépenses qui étaient auparavant supportées par le budget de l’Elysée...

    Ensuite, sur les salaires des patrons, la situation est très différente entre la France et les Etats-Unis ! Aux USA, l’Etat a donné de l’argent aux banques, dans des proportions colossales ! Il est donc normal qu’il exige des contreparties fortes ! En France, on n’a pas donné d’argent aux banques (hormis Dexia), mais seulement garantit leurs emprunts ! Ca n’a strictement rien à voir !

    Enfin, l’argument sur les managers est pour moi recevable ! Les managers américains sont par nature moins enclins à « voyager » que les français. Nous savons bien que les managers français, et notamment les top managers, sont souvent désireux de « faire un bout de chemin » à l’étranger... pour l’argent, mais pas seulement : également pour l’expérience et la reconnaissance que cela leur apporte. Le risque de départ étant beaucoup plus élevé en France qu’aux USA, il n’est pas étonnant que l’on n’essaie pas de freiner trop leur rémunération.

    Bref, la prochaine, essayer les articles moins bidons et ouvrez-vous l’esprit ! Obama n’est pas un Dieu, loin de là, et lorsqu’il vous aura bien déçu par sa politique économique très pro-US, on reparlera !

    • Ryuu
      Ryuu répond à yalienx
      Informaticien parisien
      • Posté à 16h08 le 06/02/2009
      • Internaute 28569
        Informaticien parisien

      Et vous, vous êtes bête :
      -le salaire du président américain est de 312000 par AN. Mince, notre président gagne plus que le maitre du monde, maintenant.

      -La situation est peut-être différente pour les banques, mais :
      -Obama annonce qu’il limite les salaires
      -Parisot dit qu’en France ce serait inacceptable
      -Sarkozy dit comme Parisot. Mince, un président aux ordres du MEDEF ? noooon

      -Si les managers français veulent partir parce qu’on ne les paye pas assez, mais qu’ils s’en aillent ! Ce n’est pas aux US ou en UK qu’il trouveront du travail en ce moment. Et en plus, ça permettrait peut-etre a de meilleurs managers de prendre la place...

    • NicoloPicolo
      NicoloPicolo répond à yalienx
      in Texas
      • Posté à 17h23 le 06/02/2009
      • Internaute 53125
        in Texas

      C’est vous qui êtes très drôle.

      Aux « super » patrons de banque français, moi je dis chiche, allez à l’étranger.
      Les traders sont déjà tous à Londres.

      Concernant Obama :
      Mais bien sûr qu’il est pro-US. Il manquerait plus que ça qu’il ne le soit pas...

      Donc ce qui est drôle, c’est que vous ne parvenez même pas à comprendre la comparaison.
      La comparaison vient du fait que N. Sarkozy s’est souvent référé au modèle US. Mais en fait avec Obama, on se rend compte qu’il se référait plutôt au modèle Bush. Cet article tend à le montrer.
      Mais bon vous devez penser que N. Sarkozy est une sorte de Dieu... (le votre)

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h47 le 06/02/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Un autre point :
    Obama prend des types comme Steven Chu dans son gouvernement.
    Sarkozy prend des types comme Bachelot...

  • marie 75
    • Posté à 13h00 le 06/02/2009
    • Internaute 3563

    RDV le 18 avec le ci-devant Sarkozy de nagy bosca UMP :

    Appel des appels pour l’appel au rendez-vous du 18 février 2009

    Merci de noter ici ce que vous souhaitez que nos organisations syndicales négocient avec le patronat et le gouvernement...

    De : Appel des appels pour l’appel du 18 février 2009

  • 101.7
    101.7
    Promeneur
    • Posté à 13h33 le 06/02/2009
    • Internaute 59121
      Promeneur

    Puisqu’on parle de symboles :

    Il y en a un qui fend les vagues :

    Un autre qui rame, mais alors qui rame...

    Et nous on coule.

  • viva zebda
    viva zebda
    Ni maître, ni croquettes
    • Posté à 13h36 le 06/02/2009
    • Internaute 25029
      Ni maître, ni croquettes
  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 14h01 le 06/02/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Si l’on accepte le principe de cet article, il ne fait pas de doute qu’Obama l’emporte. Mais pourquoi opposer Sarkozy à Obama ? Et Merkel ? Et Gordon Brown ? Et Berlusconi ? Et peut-être surtout, Zapatero ?

    Par ailleurs, il ne faut pas gonfler artificiellement la signification de l’annonce d’Obama : seuls seront concernés les patrons des entreprises (banques, automobile) ayant sollicité une aide de l’Etat fédéral. Elles ne représentent AUJOURD’HUI que 5% (au mieux, ou au pire) des entreprises américaines.

    Cela dit, en matière de symbole, il n’y a pas photo. Mais il faut attendre la suite, comme le dit la fin de l’article. Si Obama échoue, ce sera sur deux plans : l’efficacité des mesures (plan de relance) et le symbole. A priori, Sarkozy ne me paraît pas devoir sortir ’vainqueur’ sur quelque plan que ce soit.

    • yalienx
      yalienx répond à Jaycib
      • Posté à 15h05 le 06/02/2009
      • Internaute 66859

      C’est vrai qu’il ne s’agit là que de symboles ! De politique politicienne, et non de véritables mesures fortes pour ce qui concerne la relance de l’économie. Je préfère pour ma part juger sur les faits et les résultats que sur les symboles...

      La difficulté que va rencontrer Sarkozy, et la raison pour laquelle à mon sens Obama l’emportera également sur les aspects concrets, tient à une chose très simple : les américains sont beaucoup plus courageux que les français ! Ils sont prêts à accepter des réformes, prêts à se battre pour redresser leur pays, prêts à travailler plus... pour simplement gagner la même chose ! ! !

      Si Sarkozy a tenté depuis la campagne électorale de remettre le travail au centre de notre société, c’est qu’il a parfaitement compris qu’on ne peut pas s’en sortir sans cette mentalité-là, cette mentalité qui existe naturellement dans la société américaine.

      On peut dire ce que l’on veut, et par exemple que la productivité horaire est plus élevée en France que dans beaucoup de pays concurrents, mais c’est un faux sujet : la productivité horaire est bonne, mais la productivité globale d’un salarié est moins bonne et le constat est que l’on travaille moins qu’ailleurs.

      Les américains n’ont pas ce handicap et pourront rebondir plus vite que nous !

  • penabranca
    • Posté à 14h53 le 06/02/2009
    • Internaute 62583

    Obama est souple, intelectuellement swelte
    sarkozy est dogmatique et psycho-rigide.

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