A la une 31/08/2007 à 02h22

Sarkozy joue le jeu du Medef




Nicolas Sarkozy s’adressait jeudi à un auditoire gagné d’avance : les participants à l’université d’été du Medef. On attendait la liste des prochaines réformes économiques, il n’a donné que quelques coups de pinceau, dans un discours-leçon où il a expliqué aux patrons ce qui est bon pour eux. Il faut coopérer avec les salariés parce que les « destins sont liés », leur a-t-il ainsi enseigné :

« Je veux la rupture avec cette façon absurde de penser qui oppose les entreprises aux ménages, les entrepreneurs aux salariés, le secteur privé au secteur public »

Pour cela, un objectif : l’efficacité de l’Etat et des entreprises. Un ennemi : les spéculateurs. Peu de réformes économiques concrètes ont été annoncées, mais beaucoup de promesses. On allègera la taxation du travail, les 35 heures deviendront plus souples avec le développement d’accords de branche, les prélèvements obligatoires seront remis à plat. Plus concrètement, la réduction du nombre des fonctionnaires se fera par la réforme de l’Etat qui fusionnera des services. L’ANPE et l’Unédic devraient faire un avant la fin de l’année. Suivra aussi la fusion de la comptabilité publique et des impôts.

Autre mesure attendue, le crédit d’impôt recherche sera élargi, son taux sera triplé. Enfin, en terme de contrat de travail, l’idée de « séparation à l’amiable » entre le salarié et l’entreprise, si chère à la présidente du Medef, Laurence Parisot, sera mise en place.

Mais la véritable surprise n’est pas une mesure économique. Sarkozy a annoncé la dépénalisation du droit des affaires. Sans faire allusion à sa promesse de campagne de traque des « patrons voyous », Sarkozy veut réparer ainsi ce qu’il considère comme « une grave erreur » du système juridique français : l’inflation des mesures pénales dans le droit des sociétés. Très rapidement la garde des sceaux devrait faire des propositions pour mener à bien cette réforme. Autre nouveauté juridique, l’accusation de fraude, sous forme anonyme, sera irrecevable :

Et le PS ? Tout sauf tabou. Au contraire. A l’évocation du nom de Jacques Attali, a qui il a confié une mission sur « les freins à la croissance », le Président marque une pause qui fait rire son auditoire. Puis répond à ceux qui croient voir dans sa célèbre « ouverture à gauche » une tactique de destruction du Parti socialiste. « Dans une autre vie j’aurais pu faire directeur des ressources humaines » (du PS). L’auditoire s’esclaffe. Quelques minutes plus tard, le Président loue aussi les mérites du Small business act américain ; mais là, il se garde bien de rappeler que l’idée a été introduite dans le débat par Ségolène Royal ou encore François Bayrou.

Sur le terrain européen, Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il proposerait, avec les organisations agricoles, une « nouvelle politique agricole commune ». Un dossier qu’il pourrait porter à l’occasion de la présidence française de l’Union européenne, à l’été 2008. Puis il a insisté sur sa volonté d’ouvrir le débat, qui déplaît tant à la Banque centrale européenne, sur l’euro fort.

Tonalité dominante du discours : « Toutes les élites politiques vous mentent tout le temps, sauf moi. » Sarkozy a expliqué que si des Français s’opposent aux réformes, c’est en réalité parce qu’ils n’ont pas compris quel intérêt ils en tireraient -la faute aux technocrates. Il compte, lui, indiquer « simplement » à tout un chacun la direction :

« Il faut dire la vérité aux Français, si on taxe trop le travail, le travail se délocalise, si on taxe trop le capital, il s’en va. »

Aux patrons, maintenant, de « comprendre les salariés » et faire tout ce qui est « possible » pour augmenter les salaires. Sans définir ce qui est possible.

Fort de son parler « simple », Sarkozy ne s’encombre pas d’une théorie économique particulière. Favoriser la production ou le pouvoir d’achat ? Les deux sont liés, répond-il. La présidente du Medef, qui avait affirmé, au Monde daté de jeudi, qu’elle attendait du Président qu’il mise sur la production avec une politique de l’offre, en est pour ses frais. Elle se dit toutefois « convaincue » de la pertinence des propositions, et ravie du « geste » présidentiel que constituait sa présence devant les patrons.

Concernant son absence aux réunions d’autres collectifs, Sarkozy avait coupé court dès le début de son discours : « Pour que je vienne, il faut m’inviter. »

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  • Anonyme

    « Autre nouveauté juridique, l’accusation de fraude anonyme sera irrecevable : »

    Tiens c’est marrant ça, un chef d’état qui s’amuse à concocter des mesure juridiques là où ne l’attends pas..

    Mais, attendez, ferai-t-il réference aux dénonciations dont il jouait pendant les années Balladur pour faire des chantages fiscaux ?

    Ou alors peut-être pense-t-il aux dénonciation « anonymes » que l’on pourait faire à propos de son partimoine ?
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    Un coté « Berlusconi » dit-on...

    • Anonyme

      Je pense que vous avez raison de pointer précisément celà, les dénonciations que lui, mais aussi sa demi soeur et ses amis ont fait ( et ont bien profité), ils ne veulent pas en être « victimes » à leur tour. Maintenant leur credo ( j’en ai la preuve), c’est TOUT A UN PRIX.

    • Anonyme

      Heureusement que le Canard a eu le courage de publier la fraude à l’ISF de NS, sinon nous n’aurions jamais su.

      Ces jours-ci, les agents impôts rendent visite aux gens à domicile pour voir s’ils ont une télé lorsque la redevance n’est pas payée.
      Est-ce que les agents de la fiscalité immobilière ont les mêmes instructions pour les patrimoines des pauvres soumis à l’ISF ?

      • Anonyme

        très pertinent

         
        • Anonyme

          Juste comme ça, je me demandais dans quelle mesure la déclaration, et surtout l’honneur engagé par le président sur sa déclaration avaient des conséquences ?

          Aller, on pourrai rever à rendre invalide son éléction pour déclaration frauduleuse au fisc, ça lui ferai au moins un rapport avec al capone :)

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      sarkozy joue son jeu un jeu qu il maitrise tres bien , lui a compris le francais qui n apprecie pas ses réformes n a rien compris... euh bon il comprendra bien un jour la forme de rupture du president ! !
      comme le president veut que l action menée soit irréprochable tt comme le comportement des citoyens j ai crée un site ou je tente de récolter un max d infos sans aucune censure , pour avoir en un clic tte les infos et permettre aux internautes de réagir donner leurs avis ! !
      merci dd avance d aller vous y ballader et donner votre avis
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      merci
      syl

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 03h11 le 31/08/2007
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Du grand sarko...
    Rien de nouveau
    Bienvenue en Berluskozy !

  • Anonyme

    Ah bon, c’est une nouvelle ?

  • Anonyme

    Il jongle. Il surfe. Et il affirme ! ! !
    C’est la campagne permanente.

    2 choses à mettre en face à chaque fois : Fond et forme.

    Le fond, je parle des entreprises : pas de rupture de fond mais un appel aux « changements de comportement » : forme.

    Il s’attaque à la BCE mais ne s’attaque pas aux « problèmes » liées aux établissements financiers français et à celui de l’investissement.
    Il suggère, avec le verbe, tel un Benini dans « la Vie est belle ».

    Devant un parterre de sympathisants : « le spectacle ne prête qu’à l’applaudissement... »

    Sur le fond : 0 pointé.

    Par contre sur l’armement, les sans-papiers, les fous, les chiens, les nouvelles bagnoles de police,
    le paquet fiscal, le service minimum et j’en passe :
    C’est pied au plancher.

    Donc, revoir copie rapidos.
    Sous peine de grosse descente dans les Sarko-sondages sauce Medef et les copains...
    TF1, France Television et autres...qui vendent magnifiquement bien : La Rupture.

    Un chef d’entreprise non sondé.
    Membre des 47%.
    (J’avais le choix entre « le mur » et le « je sais pas ».
    Aérien comme je suis : j’ai choisi je sais pas.

  • Anonyme

    Séparation à l’amiable... ha ha ha ha, hi hi hi ho
    ho ho hoooooo ! qu’ils sont cons ! ! !
    Sarkosy y nous f’rait scier l’chataîgner avec une scie musicale ! !

    • leo.artaud
      leo.artaud
      homme de l'être
      • Posté à 06h34 le 31/08/2007
      • Internaute 14765
        homme de l'être

      pour le courageux anonyme de 5h00 (...y nous f’rait scier l’chataîgner...) C’est moi !

      J’avions oublié de me signaler... Et mon papa, éprit de justice, (qui fut gréviste en 68) m’a enseigné qu’il faut toujours assumer !

      • Anonyme répond à leo.artaud

        « (qui fut gréviste en 68) »

        C’est sur que c’est un acte de bravouve à noter !

        comique et ridicule !

  • Anonyme

    Les patrons doivent comprendre les salariés et faire tout ce qui est possible pour les salaires, dit N.S. aux patrons, il est fort probable qu’à tout moment toutes les pistes auront été explorées, « malheureusement compte tenu de la conjoncture..... » sera la réponse donnée par les patrons et à quelques exceptions liées à la courbure particulièrement accentuée de l’échine, la grande majorité des salariés devront revoir le réglage de la ceinture !
    C’est ça la rupture !

    julius

  • Anonyme

    Il aurait été souhaitable que le Chef de l’Etat utilise son charme réthorique et sa fermeté pour faire comprendre au MEDEF qu’il fallait arrêter de licencier les salariés âgés qui ne pourront plus cotiser jusqu’à 60 ans, car ils ne retrouveront pas de boulot. Car lorsqu’on prétend vouloir tout remettre à plat, il faut aussi oser faire face à la réalité des choses : or là, Sarkozy comme tous ceux qui l’ont précédé, occulte la réalité. Mais c’est tellement plus simple de plaindre les pauvres entreprises et de qualifier les chômeurs de fainéants.

    • Anonyme

      Je souscris totalement et j’en suis une preuve vivante et non un cliché à 45 ans je suis considéré comme un sénior ! ! ! ça va être dur de pouvoir travailler jusqu’à 62 ans - 65 ans ...

    • isadora78
      • Posté à 12h10 le 12/09/2007
      • Internaute 16505

      Entièrement en accord, suis la chomeuse fénéante type, liciencié écomonique en 2004, agée au jourd’hui de 45 ans, l’argument le plus entendu lors d’entretien d’embauche sont « vous êtes trop agée vous comprenez si nous devons former quelqu’un autant qu’il soit jeune »
      Alors que dans le même temps on nous abreuvent de
      « il va falloir apprendre à changer de métier être polyvalent » et quand vous l’êtes cela ne va pas. Mais aujourd’hui les personnes polyvalentes ne sont-elles pas celles qui ont quelques années de travail chercher l’erreur.

  • Anonyme

    Qui se ressemble s’assemble, Parisot la représentante des bonimenteurs, Sarko le roi des menteurs !

  • Bebert Cassandre
    • Posté à 08h53 le 31/08/2007
    • Internaute 11910

    Sarko ! Parisot !
    Quelle rencontre ! Quel couple !
    Ah ! Si j’osais !
    Je peux ?
    Vrai ?
    Qu’on me garde un petit ? C’est possible ?

  • Anonyme

    Lien

    Allé Nanard, te laisse pas faire, le problème, c’est que tu as contre toi certains syndicats patrons...nous savons tous qui ils sont ! honte aux syndicats patrons !

  • Anonyme

    Fatigué qu’on m’explique à nouveau que si je pense différemment c’est parce que je n’ai pas bien compris, et qu’il faut que je soie soumis à la « pédagogie ».
    Désolé de ne pas croire aux vertus de progrès du projet du grand libérateur.
    Inquiet de voir la surface des mots de certains s’éloigner de plus en plus de la réalité vécue par les autres.

  • Koomo
    Koomo
    Tokyo
    • Posté à 10h25 le 31/08/2007
    • Internaute 13793
      Tokyo

    Patrons...tous des pourris. Trop facile.
    Creer une boite et travailler avec ses employes...la peur au ventre en fin de mois, par crainte de ne pouvoir tout payer, les payer, se payer apres s’etre fait saigner par les charges...plus dur, n’est ce pas messieurs.
    Ces charges pour qui ? ? ? « le retard français de croissance est d’abord une affaire culturelle, de mentalites » Jacques Attali (socialiste non ?)
    Il n’y a qu’a en lire certains ici, pour la connaitre cette mentalite.

    • gargamelle
      gargamelle répond à Koomo
      • Posté à 11h23 le 31/08/2007
      • Internaute 14123

      Entre le salaire brut et le salaire net il me semble qu’il y ait une légère différence pour les salariés. Cette différence ne s’appelerait-elle pas charges sociales ? Il n’y a pas que les patrons qui mettent la main au portefeuille. Bon, ils ont un hérisson dans la poche... soit. Mais dites moi, depuis le temps que les différents gouvernements font des cadeaux et des allègements de charges, j’ai pas remarqué que cela ait favorisé l’embauche, la hausse des salaires ou la réduction des licenciements.
      Et n’oublions pas que sans salariés, ouvriers, cadres.... et bien il n’y a pas d’entreprises !
      Il se peut cependant qu’il y ait de bons chefs d’entreprises, c’est marrant mais en général ceux là ne râlent pas ou peu, j’en déduis donc que....
      Bonne journée

      • Prolo du livre
        • Posté à 16h17 le 31/08/2007
        • Internaute 12784

        Merci de ne pas confondre, et utiliser, indifféremment « charges » et « cotisations »...

        Une cotisation est reversé (si si si) indirectement, sous forme d’école, d’hôpitaux, de musée, de moins en moins...
        Mais aussi sous formes de nouvelles tutures de police (qui ne font pas tout le temps pinpon), de nouveaux tasers, porte-avions nucléaire, de plus en plus.

        Et pour répondre au tokyoite précédent, l’ulcère du patron est il plus préoccupant que l’arthrite d’un ouvrier de trente cinq ans ?

    • Anonyme répond à Koomo

      Koomo vous avez affaire ici à une petite bande de gens qui ont été congelés en 1917, déconglelés en 68 et dont la rupture de la chaine du froid ( la chute du mur) n’a pas vraiment arrangé la qualité de la « pensée » !

    • Anonyme répond à Koomo

      concrètement, les conditions de travail ne s’améliorent pas.

      je n’ai guère de sympathie pour votre discours larmoyant. S’il ne paye pas, si sa boite n’est pas rentable et bien c’est un échec pour le patron et ses employés.

      vous n’allez pas me faire pleurer.

      la seule chose qui compte, c’est qu’alors que le pays fonctionne et qu’il existe bon nombre d’entreprises qui fonctionnent en FRance, le train de vie ne s’améliore pas et il y a une accentuation sur les discours misérabilistes, paupéristes et aggressifs.

    • Anonyme répond à Koomo

      parfaite illustration de l’intox du medef qui essaye de nous faire croire que l’entreprise de peinture du coin et Bouygues, c’est la même chose.

      vous oubliez les 200 familles dans l’histoire ; les wendel, les lagardere, les rotschild...tout ceux qui font le pouvoir de ce président aux ordres. Voilà pourquoi « Sarkozy joue le jeu du Medef ».

      Je vous rappelle de plus que seulement 8% des patrons sont « syndiqués » au Medef.

  • Anonyme

    Séparation à l’amiable ! Mieux vaut se faire virer, on touche des indemnités et le droit au chomage, éventuellement un bon prud’homme. Prendre un mois de salaire comme idemnité et filer sa démission, faut vraiment être con, au s’appeler sarkosy (qui n’a jamais bossé) pour y croire !

    • Anonyme

      « au s’appeler sarkosy (qui n’a jamais bossé) »

      Non , vous devez confondre avec Marie George Buffet... vrai la coco qui « defend » les travailleurs ( 1,5%) n’a jamais travaillée...magnifique non ?

      Sarko lui a crée un cabinet d’avocats et donc crée richesse personnelle et collective ainsi que crée de l’emploi !

      Mais on sent chez vous le dynamisme , la volonté qui va vous faire reussir...à moins qu’une « alloc » vous suffise ?

      • Anonyme

        un engagement politique n’est pas un « travail » ?

        alors Sarkoze est à l’image d’un patron ? un gros feignant à gros cigare ?

        (ben vi , un « patron » ca ne bosse pas,c ’est pas « ouvrier »)

        HAHAH que le monde est simple.

  • Anonyme

    Quelqu’un peut-il m’expliquer ce que sous-entend la « dépénalisation du droit des affaires » ? Ca signifie que tout ce qui concerne les affaires ne passera plus au pénal mais dans des juridictions plus « gentilles » ?
    J’aimerai vraiment savoir...

    • Anonyme

      Je suis comme vous, je ne comprends pas ce que signifie cette « dépénalisation du droit des affaires ».

      Un juriste peut nous éclairer ?

    • Anonyme

      mais exactement, c’est ça, vous avez bien lu : les magouilles, modestement renommée « erreur de gestion », dépénalisées, c’est en marche !

      La justice, c’est bon pour les américains.

      Lien

  • Anonyme

    Un discours assez creux sans véritable proposition concrète efficace.
    J’ai particulièrement apprécié le passage sur les spéculateurs (opposé aux entrepreneurs). C’est assez démago et ça ne signifie pas grand chose.

  • Anonyme

    Ubu président est allé cherché sa feuille de route ?
    En échange d’un yacht pour ses prochaines vacances, ou d’un chalet en Suisse pour cet hiver ?
    Ahhh l’ambition minable des petits parvenus aux forceps (trahison, mensonge, manipulation et non au mérite)...

    Au fait, Mme Parisot n’est-elle pas présidente d’un institut de sondage ? Les mêmes (avec Cayrol et d’autres) qui créditent NS de 70% d’opinions positives... De là à penser qu’il s’agit de manipulation et de propagande...

  • Anonyme

    Dépénalisation du droit des affaires veut dire exactement ça : les « délits » (ça ne s’appellera plus comme ça évidemment) commis par les entreprises ne sont plus considérés comme des troubles qui affectent la société dans son ensemble.
    Si une entreprise vole, pollue ou je ne sais quoi, seules les personnes directement touchées par le préjudice pourront saisir une juridiction civile pour être indemnisée... puisqu’on considère qu’il n’y a plus de préjudice général fait à la société.

    Deux autres remarques :
    * Le lien entre patron et salarié est forcément un lien de subordination. Dans ce contexte, il ne peut y avoir « séparation à l’amiable » puisque les deux parties ne sont pas sur le même pied d’égalité.
    * Intéressant cette interdiction des dénonciations dans le cadre fiscal... j’avais compris que dans d’autres domaines (l’immigration, les délits « communs »...) cela était de plus en plus encouragé et que des systèmes avaient été mis en place pour recueillir les « témoignages » anonymes.
    Mais dire « deux poids deux mesures » sera surement considéré comme une atteinte inacceptable à la compétitivité économique de nos chèrs entrepreneurs et autres professions libérales (c’est quand même beaucoup plus dur de frauder le fisc quand on est salarié...).

    • Anonyme

      « Dans ce contexte, il ne peut y avoir “séparation à l’amiable” puisque les deux parties ne sont pas sur le même pied d’égalité. »

      Enfin du juste chez les gauchos ! Exact il n’y a pas et il ne doit pas avoir égalité entre dirigeants et salariés.

      Neanmoins vous avez peut-être remarqué quand dehors de votre « brain » ce n’est pas forcément la guerre dans les entreprises.Que dirigeants et salariés constructifs peuvent se retrouver sur des projets communs avec des responsabilités, des risques, des visions et logiquement des gains... différents.

      Oui il y a une hiérarchie qui favorise la qualité de l’organisation, la prise de décision et qui reflète que l’entreprise créer de l’emploi, de la richesse collective et non le cgtiste de base !

      • Anonyme

        C’est drôle, de tout mon post vous ne vous attachez qu’à la phrase « pas sur le même pied d’égalité »...
        J’aurais donc du préciser « au sein de l’entreprise »... en dehors, nous sommes tous des citoyens (eh oui, désolé de vous décevoir).

        Indépendemment du lien juridique de subordination créé par le contrat de travail (tout ce qu’il y a de plus normal), force est de constater que souvent certaines entrepreneurs fairaient mieux d’écouter un peu plus leurs salariés pour assurer la bonne marche de leur entreprise.

        Et en effet, il n’y a pas de guerres au sein de toutes les entreprises (et on peut dire cerveau à moins que la hype « moderne » nous oblige à utiliser une terminologie anglo-saxonne ?). Mais quand il y a des conflits, ça vient souvent de l’attitude des dirigeants, non ? (à la, ça se casse la gueule, j’me barre avec la caisse).

        Enfin, il ne me semble pas que c’est la hiérarchie qui favorise la qualité de l’organisation, etc... c’est juste la personnalité du patron qui décide à un moment donné de travailler en bonne intelligence avec les gens qui lui permettent de mener son projet à bien cad ses salariés.

        signé : un entrepreneur gauchiste, c’est dingue ça , hein ? ;)

         
        • Anonyme

          Chic, z’êtes un gauchiste ?
          Alors, z’allez ptêt pouvoir me dire, à moi pauvre bas de plafond maintes fois qualifié de « gaucho », ce que c’est justement qu’un gauchiste.
          Pasque les mecs qui vous traitent de « gaucho » ou « gauchiste » (y’a une différence ?) dans leurs commentaires, si vous leur demandez ce que c’est un « gaucho » ou un « gauchiste », y vous répondent jamais. On se demande pourquoi, d’ailleurs (ptêt qu’y savent pas ce que ça veut dire, finalement...).
          Donc, m’sieur le patron gaucho, tu peux me dire ce que c’est un gaucho, hein, dis ? ? ? ?
          Dans l’attente de vous lire, je vous prie d’agréer, monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

          Otto Naumme

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        le cgtiste de base te dit m.....
        quant les salariés sans en conflit avec leur patron,c’est la premiere personne qu’ils appellent..
        et là le salarié concérné ce met a vomir toutes les frusrations cumulées depuis des années et le cinéma qu’il a due faire chacque jour pour garder sa place jusqu’à la dernière minute..
        alors les relations positives et constructives pour moi sa va direct dans la meme corbeil que sarko
        ps : je suis syndiqué et productif sauf que contrairement a mes colègues mes heures supp je me les fait payer et la oui je suis certainement moins produtif qu’eux puisque je refuse de me faire voler mon travail.

         
        • Anonyme

          « e salarié concérné ce met a vomir toutes les frusrations cumulées depuis des années et le cinéma qu’il a due faire chacque jour pour garder sa place jusqu’à la dernière minute.. »

          cher ami cgtiste...si le salarié a des véléités de créations décisionnelles...etc il est libre de créer son entreprise, d’affirmer sa vision, son talent, son dynamisme, son savoir faire, son désir de liberté et par la même créer de la richesse personnelle et collective ainsi qu’accéssoirement offrir des emplois a ceux que cela n’interresse pas !

          Alors soignez votre frustration avec autre chose que de la haine dont votre responsabilité personnelle est en grande parti à l’origine !

          • Prolo du livre
            • Posté à 16h58 le 31/08/2007
            • Internaute 12784

            « Oui il y a une hiérarchie qui favorise la qualité de l’organisation, la prise de décision et qui reflète que l’entreprise créer de l’emploi, de la richesse collective et non le cgtiste de base ! »

            Que la hiérarchie favorise la qualité de l’organisation, de la prise de décision est un point de vue subjectif que d’autres exemples peuvent contredire : La commune de paris, les villes autogérées comme Christiana (Danemark), sont des entités qui fonctionnent sans hiérarchie et dans lesquels d’autres « valeurs ajoutées » sont créés : bien-être, écologie, cultures, etc.

            « véléités de créations décisionnelles[...]libre de créer son entreprise, d’affirmer sa vision, son talent, son dynamisme, son savoir faire, son désir de liberté et par la même créer de la richesse personnelle et collective »
            Ce sont des qualités selon vous ? Pourquoi cette idéologie libérale et économiste (la nouvelle religion dominante) doit elle être imposé à tous (et pas qu’en france) ; alors qu’elle ne profite qu’a une faible minorité à laquelle nous devrions dire amen avec l’espoir d’un nouveau paradis dans lequel nous serions tous chefs d’entreprise avec une croissance à deux chiffres ?
            Penser que la création de richesses d’une entreprise crée de la richesse collective est aussi une croyance religieuse d’économiste, aucun système économique n’étant capable de garantir une auto-redistribution des richesses, ou alors vous êtes un grand communiste.
            Vous pensez réellement que la liberté c’est ça ? Travailler jusqu’à soixante dix ans ? Travail : trepalium : torture et je rajouterais asservissement...
            A voir « Attention Danger travail » de Pierre Carles.

            Sans salutations à quelqu’un à qui je souhaite un jour d’avoir à aller à la chaine ou au charbon...

            • Anonyme répond à Prolo du livre

              « les villes autogérées comme Christiana (Danemark), »

              Vous plaisantez je suppose ? ? ?

              « d’affirmer sa vision, son talent, son dynamisme, son savoir faire, son désir de liberté et par la même créer de la richesse personnelle et collective »

              Ce sont des qualités selon vous ? « 

              Oui assurément, et au dela, vous ètes même en droit de ne pas nous abreuver de votre bile haineuse, car sans ces qualités vous auriez bien du mal a percevoir vos différentes allocations. Celle-çi sont au coeur de la redistribution qui existe trés bien en france, soyez réaliste sur vous même et sur la réalité de l’économie française !

              “une faible minorité ‘

              vous avez du rater les dernières élections !

        3 autres commentaires
      • ras-la-patience
        • Posté à 16h05 le 31/08/2007
        • Internaute 10027

        il y a des gens comme vous qui pensent à droite, je ne les appelle pas forcément « fachos »
        pour ceux qui pensent à gauche, le mot « gauchos » dans votre intervention hargneuse parait des plus méprisant, vous etes pitoyable.

         
        • Anonyme répond à ras-la-patience

          Pourquoi « gauchos » = « fachos » pour vous ? Peut-être aprés tout, vous n’avez pas tord !

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    quelle poilade ! mais malgré cela Sarko reste l’homme dangereux et l’on risue de ne pas trop se poiler à l’avenir. Il est malin ! attention ! ! !

  • guyome
    • Posté à 11h37 le 31/08/2007
    • Internaute 11884

    Le jeu est simple, N. Sarkozy commence une phrase, vous trouvez la fin :
    NS :
    « Il faut dire la vérité aux Français, si on taxe trop le travail, le travail se délocalise, si on taxe trop le capital, il s’en va. »

    La suite :

    « si on taxe trop les ménages, ils restent quand même. »

    NS parle « simple » mais s’arrête trop top pour « dire la vérité aux français »

  • Anonyme

    ben dis donc, Rue 89 n’a que des journalistes omnicients capables d’être spécialistes, au choix, des rapports entre Sarko et le MEDEF, les abeilles et l’environnement, les controverses constitutionnelles vénézueliennes et les sans papiers dans le Nord (et dans ce cas-là on se demande pourquoi on n’a pas entendu parler avant de ce génie appelé Marie Mancilla), ou alors c’est vraiment la dèche chez Rue 89.
    Difficle de croire qu’une stagiaire puisse apporter de l’info de qualité sur TOUS ces sujets. Alors si c’est pour réécrire de la dépêche...

    Je doute que ce commentaire soit publié.

    Bien à vous,

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    • Anonyme

      Mais oui, mais oui...
      Mieux vaut regarder TF1, lire le Parisien et Le Point et se masturber en regardant son maitre vénéré LE GRAND NICOLAS, GUIDE SUPREME !
      Avant de parler d’info de qualité, il faudrait parler de la qualité des cerveaux qui la reçoivent, cette info...
      Enfin, quand je dis cerveaux, cela ne préjuge en rien de la bouillie putride qui en fait office, dans ce gouvernement comme chez ses electeurs...

      • Anonyme

        rien compris. quel est le rapport entre un site qui n’a que 5 « journalistes » pour couvrir l’actualité mondiale et SArko ?

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