A debattre 01/02/2009 à 11h28

Internet partout, tout le temps : et si on se débranchait ?

Internet Actu"
Hubert Guillaud | Journaliste, Rédacteur en chef d'InternetActu.net

La tentation de se déconnecter des réseaux, par lassitude personnelle ou conviction politique, grandit et intéresse les chercheurs.


Photo : Audrey Cerdan/Rue89 

Les initiatives pour nous amener à décrocher de nos écrans se multiplient. Que ce soit l’opération 10 jours sans écrans, menée auprès de 250 élèves d’une école alsacienne, le ShutDownDay qui consiste à passer une journée sans ordinateur, le zero e-mail Friday où des ingénieurs d’Intel avaient lancé en 2007 une journée hebdomadaire sans mails…

En 2002, déjà, le Forum des droits sur l’Internet, dans son rapport sur les relations de travail et l’internet, avait proposé l’idée d’un « droit à la déconnexion ».

Une initiative qui peut paraître saugrenue, quand beaucoup appellent au contraire à un « droit à la connexion », souligne la journaliste Caroline Broué, co-animatrice de Place de la Toile, sur France Culture (partenaire d’InternetActu.net), qui consacrait son numéro du 23 janvier 2009 à ce sujet.

Le harcèlement au travail n’a pas commencé avec Internet

Se déconnecter est-il un luxe de geeks, d’aficionados, de privilégiés ? La déconnexion rime aussi avec différence et désobéissance, rappelait l’animateur de Place de la Toile, Thomas Baumgartner. Elle est d’autant plus nécessaire que nos objets du quotidien sont appelés à se brancher à leur tour au réseau et plus encore à nous-mêmes. Nous permettra-t-elle d’échapper aux discours des machines, qui finiraient par nous assourdir ?

Pour Pierre Mounier, professeur certifié à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, responsable du Pôle formation et usages du Centre pour l’édition électronique ouverte (Cleo), fondateur de l’excellent site de référence Homo-Numericus, le droit à la déconnexion n’est pas spécifique au numérique : il évoque la protection de la vie privée, face aux pressions de l’environnement comme à celles du monde du travail.

Dans ce dernier, l’omniprésence des mails ou les téléphones mobiles offerts aux cadres pour être soumis à des astreintes souvent non formulées rappellent des formes de harcèlement plus anciennes, comme l’évoquait en 1981 le film de Pierre Granier-Deferre, « Une étrange affaire », dans lequel un faisait pression sur son employé avec un simple téléphone fixe et une voiture.

Précisons : le déconnecté n’est pas un non-connecté ou un non-usager, il refuse la technologie par choix. Un rejet qui nait d’un besoin de régulation par rapport à la saturation technologique que nous subissons, explique Véronique Kleck, auteure de « Numérique & Cie : sociétés en réseaux et gouvernance ».

Le déconnecté a envie de pouvoir à nouveau « faire » sans technologie, alors qu’Internet est devenu l’infrastructure de fonctionnement des activités humaines, souligne le sociologue Federico Casalegno, directeur du Laboratoire de l’expérience mobile du MIT.

Même si on suspend ses propres activités, même si on arrête ses outils, tout reste interconnecté. La déconnexion est donc une impression fugace, un temps, un répit, qui marque notre fatigue à maîtriser la connexion permanente.

Une envie qui s’explique par un manque de maîtrise des outils proposés

Mais qu’y a-t-il derrière cette radicalité du droit à la déconnexion ? C’est la question que pose Pierre Mounier. Ce besoin d’éteindre nos ordinateurs ou d’aller dans des zones de non-couvertures par les réseaux manifeste surtout un défaut de maîtrise de nos outils.

Si on savait mieux maîtriser nos interactions avec la machine, rien ne s’opposerait à ce que nos outils restent connectés. Dans le monde physique, nous avons construit un certain nombre de remparts pour délimiter et construire notre vie privée. La propriété privée, la limitation des horaires de travail en sont des exemples.

Ce n’est pas encore le cas avec les nouvelles technologies, d’autant plus que nous les maîtrisons encore assez mal. Or si nous nous sentons obligé de répondre à nos mails en pleine nuit, comme l’évoque Joanne Yates, professeur à l’école de management du MIT dans ses études sur l’addiction au Blackberry, n’est-ce pas parce que nous nous sentons submergés par la technologie ?

« L’initiative ’10 jours sans écrans’ initiée par un collège alsacien n’est pas pédagogique ! », s’emporte de son côté Pierre Mounier :

« Peut-on apprendre aux enfants que pour résister à l’attraction de l’écran, il suffit de les éteindre ? Je crois qu’il serait préférable de leur apprendre à mieux maîtriser l’outil, à mieux l’utiliser pour en rester maître. »

Déconnecter un jeune qui « vit sa vie » sur Facebook, c’est l’arracher à sa vie

La déconnexion, une simple manière de maîtriser sa connexion ? C’est ce qu’avance Thomas Baumgartner. Au début, nous pensions gagner du temps en étant connectés tout le temps. Mais la connexion permanente est un royaume sur lequel le soleil ne se couche jamais.

Rien ne nous oblige à être connecté, mais la pression sociale, la pression des pairs, de l’employeur et notre absence de maîtrise des technologies font que tout nous oblige à être connecté, rappelle Véronique Kleck.

Pour Francesco Casalegno, il faut distinguer ce qui est lié à un rapport de hiérarchie, où s’ajoute une pression psychologique. Déconnecter un jeune qui « vit sa vie » sur Facebook, c’est l’arracher à sa vie.
On en revient à l’articulation entre l’espace privé et l’espace public, explique Pierre Mounier.

Les outils numériques augmentent l’espace public physique que nous connaissons, et offre la possibilité de créer des espaces publics déconnectés de ceux que nous connaissons. C’est ce que montre les travaux de recherche de la sociologue Danah Boyd, qui vient de mettre en ligne sa thèse sur les pratiques des jeunes en ligne.

Ce travail, comme l’analysait récemment Pierre Mounier sur Homo-Numericus, montre l’imbrication, dans les réseaux sociaux, entre un espace public, un espace physique et un espace numérique. La chercheuse pointe l’effondrement, le brouillage de cette articulation.

Le flicage croissant ne nous pousse-t-il pas à nous déconnecter aussi ? , se demande Caroline Broué. Mais il faudrait pour cela que les gens connaissent bien quelles sont les traductions et les moyens utilisés par la surveillance, répond Véronique Kleck.

Or beaucoup ne connaissent pas les conséquences en terme de traçabilité de l’utilisation d’un téléphone mobile ou une carte bleue.

La déconnexion peut aussi être un geste politique

Oui, continue Pierre Mounier, la déconnexion peut être aussi politique. Elle n’a pas pour but que de préserver sa vie privée ou sa santé mentale, mais elle peut-être aussi un acte politique, pensé, voulu ou porteur de significations.

Participer à un espace public nous impose des normes, des règles de comportements, mais si on ne peut y résister ou y exister, on peut décider de s’en extraire ou de s’en exclure.

C’est le modèle de la déclaration d’indépendance du cyberespace de John Perry Barlow, cofondateur de l’Electronic Frontier Foundation, en 1996, à une époque où le gouvernement Clinton avait fait adopter une loi pour interdire les gros mots sur Internet, comme ils étaient interdits à la télévision ou à la radio.

Barlow s’appuie sur le réseau pour créer un nouvel espace public numérique déconnecté de l’espace public physique, en créant et revendiquant de nouvelles normes, et en utilisant le mythe américain de l’indépendance.

Le repli sur des réseaux privés, cryptés, sous contrôle

On pourrait même faire référence à l’utopie déconnexionniste pour faire référence à Hakim Bey, le théoricien des zones d’autonomies temporaires, qui développe l’idée que la dissidence et la résistance à l’oppression ne peuvent être que continûment temporaires, car si elles se perpétuent dans le temps, elles deviennent à leur tour répressives.

De même, quand un site devient trop contraignant, on le quitte, d’autant plus que sur les réseaux, le déplacement de l’utilisateur est instantané. Le principe de la déconnexion instantanée est consubstantiel au réseau.

La déconnexion massive d’un service, le boycott, sont des formes de résistances, à l’image des mobilisations éclair, des connexions rapides que sont les flashmobs par exemple. Et Frederico Casalegno d’évoquer les CarrotMob, ces groupes de pression de consommateurs qui s’organisent pour acheter un bien de manière groupé afin d’avoir une meilleure offre ou que leurs achats soutiennent des initiatives sociales ou de développement durable.

Avec Internet, les formes de revendication politiques peuvent être appliquées immédiatement. On dénombre de nombreuses pratiques de repli, de constitution de réseaux cryptés, privés… comme Freenet, ce réseau P2P de cryptage des communications.

Plus les adultes flippent, plus les ados se planquent

Freenet est à la fois un outil et une revendication politique. Le but : « sauvegarder une connectivité absolue, c’est-à-dire ouverte et universelle », expliquait déjà Pierre Mounier en 2003.

Aujourd’hui, la déconnexion politique s’étiole au profit de la reformation de sous-réseaux privés pour construire un « entre soi » sans revendication politique commune, à l’image des sites sociaux.

C’est le constat que dresse encore Danah Boyd dans sa thèse : on ne cesse de parler aux ados des dangers d’Internet, mais plus les adultes font pression au nom de la panique morale qui les affole, plus les adolescents ont tendance à cacher leurs propres pratiques.

On est encore une fois en train de mener une action qui est tout sauf éducative, conclut-elle et c’est une conclusion qu’on pourrait tirer avec elle.

A lire aussi sur Rue89 et Eco89
A la maison, peut-on se déconnecter du boulot ?
Panne massive et petite panique sur le Web : Google s’explique
Pour Finkielkraut, il faut supprimer le Net dans les écoles
Aujourd’hui c’est vendredi, je ne touche pas à mes e-mails !

Ailleurs sur le Web
Le Centre pour l’édition électronique ouverte
La déclaration d’indépendance du cyberespace de John Perry Barlow
La thèse de la sociologue Danah Boyd

Photo : Audrey Cerdan/Rue89

Publié initialement sur
Internet Actu
  • 30019 visites
  • 121 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • ZonZon la MouChe
    ZonZon la MouChe
    ni dieu ni maître !
    • Posté à 11h31 le 01/02/2009
    • Internaute 53182
      ni dieu ni maître !

    Et puis quoi encore ? J’ai payé ma connexion donc il est absolument hors de question que je me débranche.
    mouarf

    • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
      • Posté à 12h19 le 01/02/2009
      • Internaute 18202

      TOUT A FAIT D4ACCORD AVEC VOUS !

      Le problème c’est que, branché ou pas, le prélèvement de la fin du mois reste pareil....voir plus !

      Lien

    • 101.7
      101.7 répond à ZonZon la MouChe
      Promeneur
      • Posté à 13h48 le 01/02/2009
      • Internaute 59121
        Promeneur

      On peut le comprendre. :)

      Je me sens tellement mieux depuis que j’ai arrêté de fumer.
      On se sent libre, pas dépendant, maître de soi.

      Mais je vous laisse, ça fait déjà dix minutes que j’ai arrêté et il fait que j’aille tirer quelques goulées.

  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 11h31 le 01/02/2009
    • Internaute 5710

    Je suis déconnecté depuis hier soir et jusqu’à demain matin...et je tiens à ce que ça se sache.

    • caro
      caro répond à A déménagé le 9-8
      délinquante avérée
      • Posté à 11h53 le 01/02/2009
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      C’est pour rire ? comment avez-vous fait pour poster ce commentaire, ça m’intéresse.

      • A déménagé le 9-8
        • Posté à 12h03 le 01/02/2009
        • Internaute 5710

        je l’ai mis dans la boite aux lettres du coin de ma rue ce matin après la messe. Ce qui m’étonne, c’est qu’il soit déjà arrivé malgré la grève des Postes de Jeudi. Je ne vois plus que ma prière pour expliquer ce mystère.

         1 autres commentaires
  • tox
    tox
    http://www.dessins-tox.com
    • Posté à 11h46 le 01/02/2009
    • Internaute 10208
      http://www.dessins-tox.com

    Commençons par déconnecter la télévision ! ... on verra après pour internet. Le lien social brisé depuis des décennies par la boite à images commence à renaitre par le biais du réseau. Certes virtuel pour le moment, croyez moi ce lien social va devenir bien réel d’ici quelques temps !

    • Kereven
      Kereven répond à tox
      • Posté à 12h51 le 01/02/2009
      • Internaute 29900

      Vous avez parfaitement raison. Je n’ai jamais eu la télé et n’en veut pas (tradition familliale) et j’ai pu rencontrer des gens passionants grâce à internet. Relations virtuelles devenant réelles et amicales aujourd’hui, voir plus si affinités.

    • DBL8
      DBL8 répond à tox
      Retraité
      • Posté à 14h27 le 01/02/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      Virez la boite à blaireaux par la fenêtre ! !
      Mieux n’en achetez pas !
      Que regardez-vous ?
      Des infos qui vous gonfle car en grande partie retravaillé ?
      Allez un bon livre, & si vous ne vivez pas seul....
      Passez un bon moment !

  • Guy Valte
    Guy Valte
    Parisien abonné au gaz
    • Posté à 11h56 le 01/02/2009
    • Internaute 24462
      Parisien abonné au gaz

    Internet est un fabuleux outil de communication, Je comprends que l’on se débranche de la télé, mais là je ne comprends pas, je sais que l’on est dans l’addiction mais faites le tour de vos addictions et choisissez celles qui valent le coup

    • tranchedefoie
      tranchedefoie répond à Guy Valte
      artiste
      • Posté à 12h17 le 01/02/2009
      • Internaute 64552
        artiste

      le tour est fait, je garde :

      -les clopes
      -internet
      -mon mari
      -le shit
      -l’alcool

      pas forcément dans cet ordre. Je suis d’accord pour renoncer à toutes les autres addictions.

      • Guy Valte
        Guy Valte répond à tranchedefoie
        Parisien abonné au gaz
        • Posté à 15h31 le 01/02/2009
        • Internaute 24462
          Parisien abonné au gaz

        elle n’est pas dans cette liste, mais de mon point de vue, la pire des addiction est celle au fric, puis au confort et au luxe qui sont des drogues dures, le pouvoir aussi. allez, un sondage sur la hiérarchie des addictions.

  • Weatherboy
    Weatherboy
    v2=notes articles en moins...
    • Posté à 12h34 le 01/02/2009
    • Internaute 38063
      v2=notes articles en moins...

    Ca semble devenir à la mode en ce moment ce sujet, il y avait Lien sur France Culture sur le droit à la déconnexion toute juste la semaine dernière.

    Ce que je retiens de cet article c’est cette phrase :
    « Si on savait mieux maîtriser nos interactions avec la machine, rien ne s’opposerait à ce que nos outils restent connectés »

    Parce qu’internet est peut être l’un des rares endroits où l’on peut trouver une structure complètement décentralisée, mais encore faut-il savoir l’utiliser. Car celà nécessite effectivement de changer de média, de sortir de ces groupes traditionels (Le Monde, TF1, France2, TNT, etc.) - vous savez ceux qui ont permis l’élection de sa sainteté-, pour se retrouver sur des sites infiniment plus libres, c’est à dire, peut-être le plus dur, changer ses habitudes, trouver un nouveau mode de fonctionnement.

    Mais croire qu’une « déconnexion » en soi règlerai le problème de l’aliénation, c’est se leurrer gravement.
    D’une part parce que les problèmes d’addiction et d’activités inutiles sur le net, ils se situent à un niveau plus personnel (besoin de « tuer le temps », « se perdre ») qui ne sont pas lié au réseau lui même mais plus à un mode de vie qui fait qu’on en perd la maitrise, et que l’on retrouverai vite ailleurs dans tout un tas d’activités tout aussi inutiles.
    D’autre part parce que l’emprise omniprésente de la publicité dans la rue, dans la boite aux lettres, aux marques omniprésente dans tout l’environnement, aux informations centralisées qui circulent par tous les autres canaux (radios, télévisions) que ce soient sur l’actualité ou les livres/musiques qui occupent le temps libre (et je dirai même surtout pour ces deux là avant même l’info ! ! !), non vraiment, autant je me passe très bien de la télévision, autant il n’est absolument pas question de me débarasser d’un outil pareil.

    Internet n’est que ce que chacun décide d’en faire, et peut-être que pour beaucoup il est difficile de sortir d’un apprentissage à la consommation. Il serait plutôt là le besoin d’un véritable droit à la déconnexion.

    • Kereven
      Kereven répond à Weatherboy
      • Posté à 13h02 le 01/02/2009
      • Internaute 29900

      Vous avez raison lorsque vous dîtes qu’Internet permet aussi de se vider la tête par des conneries. la télé ne sert qu’à cela, d’où sa bêtise. Avant ces outils, les gens n’avaient pas que des activités cérébrales en dehors du boulot (si toutefois ils en avaient dans leur boulot). L’avantage de l’Internet, par rapport à la télé, c’est que l’on est maître de son programme. C’est interactif, et en ce sens, c’est le meilleur média. La télé, vous ne faîtes que recevoir ce que l’on vous donne, pour faire de votre cerveau un espace disponible à la publicité et à la propagande. Avec Internet, vous pouvez autant vous vider la tête, que consommer de l’information ou des conneries, qu’être vous-même acteur, puisque les solutions aujourd’hui sont suffisamment simples pour permettre à tout un chacun de faire exister ses passions, ses conceptions. Le barrage technologique à tendance à s’estomper. Plusieurs riverains ont leurs blogs et agissent, d’autres réagissent. La pluralité des sources, de l’information (même s’il faut rester prudent), permet à tout un chacun une réflexion qu’aucun autre média n’offre. A quoi bon quitter de telles possibilités. Couper sa télé est une mesure de salubrité publique, mais se déconnecter d’Internet, c’est une connerie à mon sens.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 12h09 le 01/02/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « ....et si on se débranchait ? .... »

    Ca dépend la branche où on travaille.

    • Thiery
      Thiery répond à Pierrrrre
      • Posté à 12h14 le 01/02/2009
      • Internaute 17021

      Avec un humour aussi lourdingue, tu devrais te méfier et t’assurer de la solidité de la branche... : -)

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Thiery
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 12h36 le 01/02/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        ► Vous n’avez jamais entendu parler de la flexibillité ?

    • pablico
      pablico répond à Pierrrrre
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 12h28 le 01/02/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Les nouveaux embauchés :
      on leur donne, un téléphone portable, un ordinateur portable, et une voiture de fonction (pas portable).

      bien sur c’est payer avec de la monnaie de « demi singe’.

      Tout cet argent, entre dans la comptabilité, sera amorti au point de vue comptable, mais n’ira jamais engraisser les diverses caisses sociales, la maladie, les retraites etc…
      le téléphone portable pour être joignable 24h/24 et 7j/7
      l’ordinateur portable pour travailler plus en gagnant pareil. 24h/24 et 7j/7
      La voiture, c’est un cadeau ….il faut dire merci (allégeance).

      qui gagne à court terme ?
      qui perd à long terme ?
      qui est le dindon (portable) de la farce ?

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à pablico
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 12h46 le 01/02/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « ....un téléphone portable, un ordinateur portable, et une voiture de fonction (pas portable)..... »

        ► la mienne est portante :
        ma fille m ’appelle sur mon portable de fonction,
        m’en vais la chercher avec la voiture, qui vue de dehors, ne fait pas voiture de fonction,
        et je l’attends dans la voiture en réglant mes comptes sur Rue89 grace à mon ordi du service qui a récupéré une connexion wifi d’un anonyme sympa.

        Pour ma sécu, suis suffisamment couvert, (pas fou, je fais des économies en ne cotisant à aucune mutuelle)
        et pour ma retraite, j’ai pris les devants par des placements pertinents.(grace à mes économies de téléphone, d’ordi et de voiture)
        Et pour les coups de fil de mon boss, lorsqu’il m’appelle, je le baratine tellement qu’il en oublie pourquoi il m’appelle.... c’est comme pour le jeu du ni oui ni non.. faut savoir causer tout le temps et ne pas attendre les questions.

         
        • pablico
          pablico répond à Pierrrrre
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 13h55 le 01/02/2009
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          mais tu es un horrible parasite ! ! ! ; -)

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à pablico
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 14h25 le 01/02/2009
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « ... parasite ! ! ! ... »

            ► un para-site, c’est bien quelqu’un qui se prémunit contre les sites et leurs dangers ?
            Vrai que je suis blindé.

          • DBL8
            DBL8 répond à pablico
            Retraité
            • Posté à 14h31 le 01/02/2009
            • Internaute 19562
              Retraité

            Parasite OU qui utilise le système en ne le niant pas comme le font beaucoup ?
            Au moins il le dit, alors que d’autre s’en offusque en allant à la soupe !

            • Pierrrrre
              Pierrrrre répond à DBL8
              → → → → → → → le marché autant (...)
              • Posté à 14h22 le 02/02/2009
              • Internaute 23078
                → → → → → → → le marché autant (...)

              « ....qui utilise le système en ne le niant .... »

              ► Je reconnais bénéficier autant que je le peux du statut de foinctionnaire,
              mais tout en dénonçant ce statut dont je reconnais profiter,
              et qui m’apparait complètement inadapté aux principes de transparence et d’équité par rapport aux autres travailleurs.

              S’il est dans la fonction publique des gens dévoués,
              des postes de travail ingrats,
              ils se noient dans un océan de bras cassés, de planqués et de placards à brasser du vent.

              De plus, la fonction publique se permet d’exploiter la précarité par des postes de vacataires, dotés de statuts sans protection et de salaires minables que même le privé ne pourrait se permettre sans enfreindre la loi.

        4 autres commentaires
  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 12h11 le 01/02/2009
    • Internaute 5710

    C’est ce que montre les travaux de recherche de la sociologue Danah Boyd, qui vient de mettre en ligne sa thèse sur les pratiques des jeunes en ligne.

    De mon temps, on appelait ça « un monôme », mais je n’aurais jamais pensé que ça aurait fait un jour l’objet d’une thèse.

    A part ça, mettre en ligne sa thèse sur les jeunes en ligne, ça laisse présager une future mise en ligne d’une thèse sur les thèses en ligne.

  • N.MARECHAL
    • Posté à 13h27 le 01/02/2009
    • Internaute 9175

    Je reste connecté parce que c’est le dernier endroit ou il existe encore un espace de liberté

    • Captain Gregg
      Captain Gregg répond à N.MARECHAL
      Fantôme
      • Posté à 09h27 le 02/02/2009
      • Internaute 63882
        Fantôme

      Moi je reste connecté parce que c’est le dernier endroit où il y a des gens. Dans la vie courante, tu as beau habiter en ville, tu es dans le désert. On ne se parle pas, on ne se regarde pas en figure, on n’a rien à se dire, rien à échanger, à part de la thune contre n’importe quoi qui se vend tant qu’on peut encore l’acheter. C’est triste à dire mais c’est comme ça.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 12h12 le 01/02/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    pour paraphraser Esope

    Internet est la pire et la meilleure des choses

    Alors, plutôt que se déconnecter, ne serait-il pas plus productif d’apprendre, notamment aux jeunes, à s’en servir à bon escient ?
    On ne peut pas agir sur la télé, à part balancer le poste, quand aucun programme d’aucune chaine ne nous convient. Mais sur internet, on peut trouver tout ce qu’on veut et même créer site, blog, forum...
    Apprendre à se servir d’internet, c’est apprendre à préférer le libre, à décrypter ce qui se cache derrière un site, à refuser le secteur marchand non sollicité, apprendre qu’on peut aller voir dehors ce qu’il se passe et qu’il attendra notre retour etc
    Internet peut être un merveilleux outil de communication pour tous et surtout ceux qui sont géographiquement isolés.

    Maintenant, pour internet au travail ... ce serait « rigolo » de se déconnecter quelques jours, histoire de bloquer le système ; -)))))

    • Kereven
      Kereven répond à caro
      • Posté à 13h07 le 01/02/2009
      • Internaute 29900

      Je rajouterai qu’Internet est l’une des seules possibilités pour le télétravail. Soit pour se garantir le meilleur cadre de vie (ne pas avoir à supporter physiquement ses collègues !)...

      • DBL8
        DBL8 répond à Kereven
        Retraité
        • Posté à 14h34 le 01/02/2009
        • Internaute 19562
          Retraité

        MOUAI ... le télétravail c’est avoir une chaine assez longue pour rester chez soit.
        Le boulet de patron est toujours au bout.

        Mais il faut bien manger.

  • affreuxjojo
    • Posté à 12h17 le 01/02/2009
    • Internaute 29421

    Le droit à la connection (demandé par ceux qui n’ont pas accès) et le droit à la déconnection (que souhaitent ceux qui sont saturé d’internet) ne sont absolument pas contradictoires. Pouvoir faire une chose un jour et une autre le lendemain, ça s’appelle la liberté. Je crois.

  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
    • Posté à 12h19 le 01/02/2009
    • Internaute 16256

    Hum

    Si j’ai envie de me déconnecter, c’est un réflexe assez récent dû à la surdose de news pas très fraîches, qui n’apportent rien en terme de business et de sites mal conçus où la navigation reste aussi fastidieuse qu’au temps héroïque des frames instables.

    Trop de pubs, trop de videos, le surf n’est plus aussi agréable qu’il y a 5 ans. J’y trouve moins ce que je veux. Il n’y a plus d’innovation, c’est de la technologie pure.

    Par ailleurs, le réseau très haut débit n’est jamais arrivé chez moi, en dépit de l’assurance que je pouvais recevoir 24 meg. Je fais parfois du surplace à 5 meg annoncés qui me donnent souvent l’impression d’être encore à l’époque du RTC.

    Dans l’ensemble, Internet devient une escroquerie.

  • marie 75
    • Posté à 12h18 le 01/02/2009
    • Internaute 3563

    Quand la France aura une presse libre... je me déconnecterai : j’aime trop la presse papier...
    Mais pour l’instant (sans me faire de gdes illusions sur la presse web... but ... c’est tt ce qui reste)... Je ne me déconnecte pas !

  • Vuedechezmoi
    Vuedechezmoi
    utopiste
    • Posté à 12h19 le 01/02/2009
    • Internaute 63037
      utopiste

    OUI, NOUS POUVONS changer toutes nos habitudes ! ! !

    Relisez « Ravage » de René Barjavel... à l’époque ça faisait livre d’anticipation romanesque, aujourd’hui, avec notre totale dépendance au flux vituel et aux connexions, on est en plein dedans ! !

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 12h30 le 01/02/2009
      • Internaute 29846
        menuisier

      Mouais, je ne suis VRAIMENT pas technophile, mais « Ravage » sent bon son Maréchal et « la terre ne ment pas », les supposées vertues de la campagne et de la ruralité opposées aux supposées vices de la ville...

      Et à la fin, le héros devenu patriarche défonse le crâne d’un de ses petits enfants qui avait redécouvert la machine à vapeur..

      • A déménagé le 9-8
        • Posté à 15h45 le 01/02/2009
        • Internaute 5710

        ça n’est pas un de ses petits enfants, mais un forgeron d’un village lointain venu apporter son offrande.....et (après vérification ), c’est ce forgeron, Denis, qui fracasse la tête de François le Patriarche.

        Mais on est d’accord, Barjavel est un réac absolu

  • gargamelle
    • Posté à 12h27 le 01/02/2009
    • Internaute 14123

    Depuis quelques années que j’ai internet ....je me suis goinfrée comme une dingue de choses diverses et variées......mais depuis quelques temps j’utilise ce truc comme bibliothèque...je cherche, je vadrouille je commande les livres et...................je lis du soir au matin dès que je le peux.....donc presque plus d’internet pour moi.....juste le minimum pour mes recherches de bouquins et un oeil sur quelques sites que j« aime, et quelques machins en plus....mais pour le reste j’achète mes lectures presse et bouquins....le plaisir est énorme, personnel, intérieur et enrichissant, disons moins évaporé, moins dans tous les sens, plus mémoriel, tellement plus jouissif ! Parfois il m’arrive de me re-goinfrer……je retombe avec gourmandise dans les méandres de l’engin………mais je n’arrive pas à quantifier la proportions des infos lues et retenues…de celles lues et oubliées…..la quantité est telle….au bout du compte, j’en suis arrivée à me dire que la recherche travaillée et attendue est plus enrichissante que les infos qui tombent d’un coup de clic…pour aller encore plus vite voir ailleurs….Je ne parlerai pas du côté inconnu et inquiétant du rayonnement du bidule sur la santé….alors oui, la déconnection warum nicht ? Mais comme tout, il faut doser au plus juste, et le juste est justement difficile à évaluer….alors la question posée dans l’article est bonne, posons nous là !

    Internet et la jeunesse ? Disons que là encore ….on peut se poser pas mal de questions…..étant instit en école primaire, j’ai découvert l’autre jour qu’en classe de CE 2 une bonne part de mes élèves ne savaient pas lire l’heure correctement……..et oui, les montres et les horloges fonctionnent différemment de nos jours….c’est fini la vieille pendule comtoise, fini la montre classique…vive le numérique….et voilà…on ne sait plus lire l’heure. Avec internet dès le plus jeune âge….je crains le pire pour la formation du cerveau….ils sauront plein de trucs dans un sens et dans l’autre….que perdront-ils ? Le pire et le meilleur…c’est Net et internet !

    • Kereven
      Kereven répond à gargamelle
      • Posté à 13h26 le 01/02/2009
      • Internaute 29900

      Ce qu’ils perdent d’un côté ils le gagneront de l’autre.
      Si l’école ne sert pas vraiment à apprendre (sauf à lire, écrire et compter), elle sert à former l’esprit à reflechir et à s’ouvrir au savoir (qu’il faut chercher par soi-même) et c’est primordial. Le clivage entre les cons et les autres restera le même. Ceux qui auront la chance de naître du bon côté sauront faire la part des choses, pour les autres, comme avant, comme aujourd’hui, demain ne les aidera pas plus.
      C’est pourquoi il est indispensable que l’éducation (familliale et nationale) soit la meilleure pour tous. Et aujourd’hui, c’est cela qui est mal barré, en raison des politiques de destruction massive de l’apprentissage du savoir.

  • Un vieux
    Un vieux
    retraité
    • Posté à 12h27 le 01/02/2009
    • Internaute 38946
      retraité

    Ben... Rue89 par transmission de pensée, ça pourrait peut-être le faire...

  • Charles SABATIER
    • Posté à 12h28 le 01/02/2009
    • Internaute 3499

    Mais, que je sache PERSONNE n’est O B L I G E d’être devant INTERNET.........
    Encore une manip insidieuse pour tenter de culpabiliser les gens qui sont trop caustiques.
    Pourquoi pas un sondage et une réglementation sur l’utilisation du « JAUNE » ?

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 12h34 le 01/02/2009
      • Internaute 29846
        menuisier

      Il y a au contraire une foultitude personne qui de par leur métier sont obligés d’être connectés.

      Et en ces temps de pressions économiques, internet est utilisé également comme moyen de pression, voir de harcèlement.

      Il y avait eu ici un article il y a quelques mois où une représentante était « obligée » de retour chez elle de répondre aux mails de son employeur qu’après 21h, car le faire avant aurait signifié qu’elle ne se donnait passez à son entreprise.

      • Charles SABATIER
        • Posté à 15h48 le 01/02/2009
        • Internaute 3499

        S’ils sont « obligés de par leur métier », ils faut qu’ILS fassent avec.
        Je ne les vois pas renonçant à leur voiture de fonction, (s’ils en ont une) pour aller à pied.
        Il faut être de son temps, mais LES AUTRES, ceux qui n’ont pas de manière implicite dans leur « contrat de Travail » l’obligation d’être sur internet, ne le font que PARCE QU’ILS LE VALENT BIEN !

  • Pseudo
    Pseudo
    Enfin libre : -)
    • Posté à 12h31 le 01/02/2009
    • Internaute 25947
      Enfin libre : -)

    Moi, je me suis déconnectée jeudi dernier du net, mais pas de la réalité.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 12h34 le 01/02/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    Rester branché
    est la seule solution,
    pour ceux qui sont durs de la feuille..

    enfin, j’ai ouï dire.
    A bon entendeur...

    • Kereven
      Kereven répond à Pierrrrre
      • Posté à 13h31 le 01/02/2009
      • Internaute 29900

      Tu es bientôt prêt pour un one-man-show.
      Je ne sais pas qui viendra t’écouter, mais avec de telles blagues, tu peux te lancer.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Kereven
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 14h20 le 01/02/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « ....tu peux te lancer..... »
        ► Oh que non, je n’imiterai pas la feuille qui se détache de sa branche,
        croyant trouver la liberté,
        mais sans pouvoir choisir l’endroit où le vent la posera.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3