A la Une 30/08/2007 à 18h48

Mère Teresa n'avait pas (toujours) la foi

Christian Terras | Directeur de Golias

La nouvelle suscite un certain émoi. Mère Teresa de Calcutta doutait cruellement de l’existence de Dieu.


Mère Teresa au Vatican, en 1997 (Paolo Cocco/Reuters).



Dix ans après la mort de celle-ci, plus de quarante de ses lettres, jusqu’alors tenues secrètes, ont été divulguées. Le grand public devrait en prendre connaissance dans un livre à paraître dès cette semaine aux Etats-Unis, et dont le magazine américain Time vient de donner de larges extraits.

Décédée en 1997, la “ Madre” sentait sa foi défaillir : “ Je regarde et je ne vois pas ; j’écoute et je n’entends pas.” Elle écrivit un jour :

“ Où est ma foi ? Tout au fond de moi, où il n’y a rien d’autre que le vide et l’obscurité... Je n’ai pas la foi.”

Béatifiée en 2002, Mère Teresa pourrait être canonisée comme grand mystique. Le postulateur de la cause, le Père Brian Kolodiejchuk, a été profondément troublé par ces lettres. Il était lui-même un proche de la religieuse et ne se serait jamais douté, pas même un instant, de ses tourments. “ Je n’ai jamais lu la vie d’un saint où le saint vivait dans une obscurité spirituelle si intense” , confie-t-il à Time.

Ces révélations ne s’opposent pas pour autant à l’avancée de la cause de Mère Teresa. En effet, des doutes lancinants, même aussi intenses, ne constituent pas un péché puisqu’ils ne sont pas volontaires, enseigne la théologie romaine. Au contraire, ils sont souvent considérés comme l’expression redoutable d’une épreuve mystique propre à des âmes vraiment exceptionnelles et très avancées dans la vie spirituelle.

On peut évoquer la nuit de la foi de Saint Jean de la Croix (1542-1591) ou de Thérèse d’Avila. On peut également songer à la petite Thérèse de Lisieux, qui était convaincue d’avoir perdu la foi, et qui est aujourd’hui docteur de l’Eglise !

Les tourments secrets de la Mère de Calcutta ne rassureront pas les fidèles, mais sont comme un camouflet à ceux qui présentent la foi de façon trop arrogante.

“ Si un jour je deviens une sainte, je serai sûrement celle des ténèbres”

L’avancée de la cause de Mère Teresa peut rencontrer d’autres obstacles. Il existe en effet à Rome un soupçon selon lequel la religieuse albanaise aurait considéré les autres religions comme canaux de grâce et de salut, et aurait minimisé le caractère exclusif de la vérité chrétienne.

Du vivant même de la religieuse, le cardinal Pietro Palazzini, qui avait justement été préfet de la Congrégation pour les causes des saints, ne faisait pas mystère de ses réticences.

Si cela se confirme, une accusation de “ relativisme” au sujet des religions non chrétiennes pourrait lui valoir bien plus d’ennuis post mortem que l’évocation de ses doutes. Il faut savoir que la Curie romaine s’opposa toujours avec la dernière énergie à l’élévation au cardinalat de Monseigneur Henry D’Souza, archevêque de Calcutta et proche ami de la religieuse, accusé de relativisme dans le champ interreligieux.

En tout cas, Mère Teresa écrivait en 1982 :

“ Si un jour je deviens une sainte, je serai sûrement celle des ténèbres, je serai continuellement absente du paradis.”

Plus que de simples moments de doute, un malaise récurrent

La quarantaine de lettres, dans lesquelles la religieuse ouvre son coeur, permettent d’exclure la simple crise spirituelle passagère, la simple dépression face aux difficultés et aux tensions que traversait son ordre des Filles de la charité. Mère Teresa était torturée par le doute de façon récurrente, sinon continue.

Ce sont des lettres que la religieuse n’aurait pas voulu voir diffusées au grand jour. Elle avait en effet demandé la destruction de sa correspondance. L’autorité ecclésiastique s’y est opposée, sans doute justement en prévision du procès en canonisation.

Ces lettres établissent que durant au moins un demi-siècle de sa longue vie, Mère Teresa ne ressentait plus la présence de Dieu. Dieu était absent et laissait la place au grand vide. Aussi bien dans son coeur que dans l’eucharistie.

Pendant un demi-siècle, la religieuse a vécu dans un état intense et tragique de déréliction spirituelle, et même de vraie détresse. Elle parle volontiers de “ torture” intérieure. Elle compare son expérience à celle de l’enfer et se sent gagnée par l’inquiétude, au point de ne plus croire au ciel, ni même à Dieu. Son sourire, dit-elle, n’est qu’un “ masque” . Plus encore, elle se sent hypocrite, n’éprouvant aucun amour pour Dieu. L’historien jésuite James Martin, spécialiste éminent de la vie des saints est lui-même étonné et déclare n’avoir jamais lu l’histoire d’un saint avec de tels tourments intérieurs, et sur une si longue durée.

Une forme particulière d’auto-destruction narcissique

Le Père Brian Kolodiejchuk, postulateur de la cause, aussi bien que le Père James Martin notent que le fait de ne pas sentir la présence du Christ ni l’amour à son endroit ne veut pas dire qu’il ne soit pas présent et qu’on ne l’aime pas. Au contraire, cette sécheresse intérieure si douloureuse est le signe d’une vie mystique intense et donc de sa présence mystérieuse.

Des psychanalystes devinent en elle une forme particulière d’auto-destruction narcissique contre-balancée avec un certain succès par son contraire : une offrande positive et “ affirmative” aux autres lui assurant une survie à long terme mais sans lui éviter un déchirement épouvantable. Les plus chrétiens parlent d’une humilité inconsciente. D’autant plus que son succès médiatique et sa notoriété mettaient cette humilité à fort rude épreuve.

Son tourment connut une parenthèse plus sereine de cinq semaines en 1958, comme une pause miséricordieuse accordée par le Seigneur avant de nouveaux tourments.

Le Docteur Richard Gottlieb, professeur à la société de psychanalyse de New York, livre une analyse assez fine et convaincante de la personnalité de mère Teresa. Il y avait en elle une profonde tendance à la démesure : “ Je veux aimer Jésus comme personne ne l’a jamais aimé auparavant.” Une sorte d’incapacité à accepter ses propres limites et ses propres faiblesses empêchait Mère Teresa de trouver la paix. Il y avait en elle une sorte de déséquilibre, de perfectionnisme absolu, qui lui rendait impossible un chemin d’acceptation de soi et explique les oscillations entre des ambitions exaltées sans limites et des crises de profond découragement, de désespoir et de haine de soi (comment accepter sa propre humanité dans une telle perspective ?). Si cette analyse se révèle juste, c’est une pierre jetée dans le jardin de la théologie spirituelle.

Un certain dédoublement de la personnalité

Il y a certainement des figures spirituelles humainement épanouies, mais un sens de la perfection qui ne serait pas tempéré fait de la vie intérieure d’une personne un tourment intérieur parfois dévastateur. Cette névrose de perfection surdétermine la rhétorique chrétienne de la culpabilité et de la faute, de l’humilité et de l’humiliation.

Paradoxalement, elle n’empêche pas des fruits extérieurs multiples et admirables, mais au prix d’un certain dédoublement de la personnalité, entre une face offerte à tous, souriante et sereine, et un arrière-fond douloureux et même perpétuellement crucifié. Elle était en permanence obsédée par le péché et les ténèbres. Cet aspect indubitablement névrotique (de grands saints ont été névrosés, à commencer par Thérèse de Lisieux !) n’explique cependant pas tout : nous entrons de plain-pied dans une dimension “ théologale” qui va bien au-delà de ce qu’un état spirituel peut avoir de profondément malsain.

La lumière de la foi relève sans doute d’un clair-obscur plus que d’un éblouissement. L’entrelacs subtil et mouvant qui tisse l’expérience spirituelle peut sans doute associer des éléments très contrastés et sans doute contradictoires à bien des égards. Cette complexité de l’esprit humain, surtout lorsqu’il s’agit de personnalités d’exception comme l’était sans l’ombre d’un doute Mère Teresa, nous interdit tout jugement rapide, tout diagnostic simpliste, tout portrait superficiel. La coexistence en nous d’opposés est peut-être ce qu’il y a en nous de plus humain.



A lire :
Les manques de jugement d’une sainte
Retour sur la pensée tourmentée de Mère Teresa.


En partenariat avec :


  • 33772 visites
  • 119 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Anonyme

    Paix à son âme

  • Anonyme

    Pourquoi faire écrire Golias sur Rue 89 ? Vous nous aviez habitués à moins de partis pris. C’est dommage.

    • Pascal Riché
      Pascal Riché
      Redchef Rue89
      • Posté à 22h11 le 30/08/2007
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Golias, c’est « l’empêcheur de croire en rond », une approche qui nous plaît plutôt. Même si notre rue est 100% laïque, l’actualité de la religion nous intéresse.
      (Lorsqu’on demandait à Maurice Clavel si des athées pouvaient s’intéresser à la religion, il répondait avec justesse, et drôlerie : « pas besoin d’être un cheval pour jouer au tiercé »).

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à Pascal Riché
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 07h52 le 01/09/2007
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        Un vrai chrétien devrait faire le bien et fermer sa gueule.
        Lien

        Pierre JC Allard

      • Anonyme répond à Pascal Riché

        Golias, plus qu’un « empêcheur de croire en rond », c’est surtout la figure médiatique de l’insider qui débine, quelqu’un qui « fait église »... tout seul. Une figure qui plait beaucoup, que ce soit dans l’Eglise ou en politique. Quand le membre d’un « camp » commence à dauber sur les siens, les medias trouvent ses propos si intéressants...

        Arrive-t-il seulement à Golias et à son directeur de se montrer positifs ? On ne les entend que lorsqu’ils remuent la boue...

        Au passage, Christian Terras pourrait faire l’effort de se référer au véritable texte de Mère Teresa, même si la presse l’a bêtement tronqué.

        Voir l’article de Time, et sa traduction.

        « If I ever become a Saint — I will surely be one of “darkness.’ I will continually be absent from Heaven — to [light] the light of those in darkness on earth,”

        “Si un jour, je deviens une sainte, je serai sûrement celle des ‘ténèbres’, je serai continuellement absente du paradis pour éclairer la lumière de ceux qui sont dans l’obscurité sur la Terre”

        Les lettres étant inédites à ce jour et Time étant le premier à en publier des extraits, la recherche eût été judicieuse, car elle apporte du sens. Je n’ai toujours pas été convaincu, à ce jour, que ce soit véritablement la motivation de Christian Terras.

  • lucky_luke
    lucky_luke
    informaticien
    • Posté à 19h27 le 30/08/2007
    • Internaute 14212
      informaticien

    Une grande névrosée dont l’amour pour les hommes n’était pas très catholique ?

    « Il y a quelque chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, le subir comme la passion du Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance. » disait-elle ! ! !

    De même elle prenait parti contre la « théologie de la libération »

    Voir l’article qui suit :

    Lien

    • jul.f
      jul.f répond à lucky_luke
      • Posté à 21h10 le 30/08/2007
      • Internaute 1248

      >« Il y a quelque chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, le subir comme la passion du Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance. » disait-elle ! ! !

      cette jolie phrase resume bien (une partie) de ce qui ne va pas dans le catholiscisme

    • Anonyme répond à lucky_luke

      « Des psychanalystes devinent en elle une forme particulière d’auto-destruction narcissique contre-balancée avec un certain succès par son contraire : une offrande positive et “affirmative” aux autres lui assurant une survie à long terme mais sans lui éviter un déchirement épouvantable. »

      ...des psychanalystes qui « devinent » ? c’est assez intéressant aussi ! non ?

      ...Le Christ aurait été également « deviné » comme un sujet auto-destructeur ?

      ...Ne pouvons-nous pas à la fois « espérer » , « donner » , et « douter » ? Il me semble intéressant de souligner que le doute peut amener vers une espérance , qu’elle soit Christique ou Bouddhiste .... Aussi , qu’est-ce que le Nirvana ? la destruction de la « flamme » ...
      Destruction...les pratiquants Bouddistes seraient ils tous « atteints » par l’auto-destruction ?

      Ou bien , le « pratiquant » cherche-t-il tout simplement une voie de mieux-être ? pour lui même et pour l’humanité ?

      Alors , Mère Térésa était elle en chemin ? avec ses propres doutes , ses peurs , sans doute...

      Je n’aime pas ces clichés de « psy » qui ne font pas avancer la réflexion.

      jean-yves METAYER
      MEMBRE DU CONSEIL DE L ASSOCIATION EUROPEENNE DE PSYCHANALYSE

      • Anonyme

        que des questions et pas une seule affirmation - sauf celle qui dit que tu n’aimes qu’on parle de toi : pas de doute, tu es bien psychanalyste !

        ...et le titre ronflant en majuscule ? t’en déduis quoi ?

  • Anonyme

    Les Cathares avaient sans doute raison.

    Eux qui disaient : comment un ETRE de bonté a t’ il put créer le mal ? .

    Pourquoi, ne parle t’ il pas ? .

    • Anonyme

      De T.Flaman, Montréal

      Il parle, c’est clair qu’il parle.
      Mieux : il nous fait parler. Mais, savons-nous seulement percevoir et distinguer sa voix de notre inextricable imbroglio acoustique ? Et une fois que nous avons entendu, quel choix faisons-nous et pourquoi ?

      Ma réponse peut vous paraître vague. Mais j’ai l’impression que de divulguer ma foi dans notre contexte socitéale passe toujours pour du prosélytisme malvenu.

      • Anonyme

        Je suis, monsieur, un homme de foi et qui doute. Mon doute vient beaucoup de ceux et de celles qui parlent en Son nom. Alors, s’Il parle, si c’est clair c’est bien Lui qui parle il ferait mieux de fermer sa gueule.

         
        • Anonyme

          Votre réaction est un peu étrange. Comme une sorte de piège. « Pourquoi ne parle-t-il pas ? Ah oui, il parle ? Hé bien, qu’il ferme sa gueule ! ».

          Vous dites que votre doute vient de ceux et celles qui parlent en Son nom, mais vous terminez en disant que Lui devrait fermer sa gueule. Honnêtement, ce n’est pas d’une cohérence absolue. Qu’en pensez-vous ?
          Êtes-vous fâché avec Dieu ?

          • Anonyme

            Ce n’est pas à moi que vous posez la question mais j’y réponds quand même : oh oui, Il parle mais Il parle bas pour que nous tendions l’oreille.

            Je vous assure qu’Il parle, et ça fait (tant pis si l’on se moque) comme un petit grelot joyeux à l’intérieur de soi. Mais après Il dit que l’entendre ne suffit pas : il faut que l’on agisse, même humblement selon nos capacités, un sourire, un geste... et puis, à force de s’exercer...

            Un peu comme le tennis, en somme. Nous ne serons pas tous des Noah mais on peut devenir de bons joueurs du dimanche. Il faut s’exercer.

            • Anonyme

              le petit grelot intérieur et joyeux me fait bien rire. En tout cas elle ne l’entendait pas souvent semble-t-il, elle qui fréquentait plutôt des enfants grelottant de faim tristement dans ses ténèbres à elle.

              « Je vous assure qu’Il parle, et ça fait (tant pis si l’on se moque) comme un petit grelot joyeux à l’intérieur de soi. Mais après Il dit que l’entendre ne suffit pas : il faut que l’on agisse, même humblement selon nos capacités, un sourire, un geste... et puis, à force de s’exercer... »
              C’est exactement ce genre de phrase qui me fait douter de l’existence d’un Être capable de créer « à son image » ( !) des hommes s’exprimant de la sorte.

              C’est Cioran qui disait « Dieu doit tout à Jean Sebastien Bach ». C’est sûr.

        3 autres commentaires
    • JRCW
      • Posté à 08h16 le 31/08/2007
      • Internaute 14108

      Je ne peux qu’approuver ces questions et j’aimerais avoir des réponses.

      • Anonyme répond à JRCW

        Des réponses, à quoi exactement ? Puis-je vous aider ?
        Il y a 2 jours j’ai rencontré un homme dans mon quartier qui voulait des réponses à certaines questions spirituelles. Mon plaisir et surtout mon devoir de donner les réponses qui se trouvent dans la Bible, aucun mots de mes pensées ou déductions. L’ajoute que oui, il faut faire comme on entend.

  • Rayves
    Rayves
    Retraité en Provence
    • Posté à 19h40 le 30/08/2007
    • Internaute 14214
      Retraité en Provence

    Les papes, engoncés dans leurs certitudes et repus dans l’opulence de leurs palais, sont sans doute moins sujets au scepticisme. Ils sont l’antithèse des mère Theresa et des abbé Pierre et la honte de l’église.

    • JRCW
      JRCW répond à Rayves
      • Posté à 08h26 le 31/08/2007
      • Internaute 14108

      Entièrement d’accord avec vous.
      Amicalement

  • Anonyme

    Explication hagiographique d’un côté (le doute comme ultime épreuve d’un saint), psychologique de l’autre....
    Et si mère Thérésa n’était pas tout simplement devenue athée au fil des années... son malaise était peut-être alors dû à sa difficulté de l’accepter, du fait de ses origines culturelles, de sa stature sociale et médiatique. De ses attentes vis-à-vis d’elle même, des attentes des autres telles qu’elle se les représentaient.

    • leo.artaud
      leo.artaud
      homme de l'être
      • Posté à 22h25 le 30/08/2007
      • Internaute 14765
        homme de l'être

      On ne devient pas... On naît athée !

      Au mieux, dans sa vie, on retrouve la raison.

      • Anonyme répond à leo.artaud

        Alors là, je ne suis pas du tout convaincue de l’innéisme de l’athéisme !
        J’ai dans l’idée que le plus fervent athéisme nait d’une volonté de croire en Dieu qui à force de s’exercer et de vouloir se manifester dans l’action, se heurte à la raison : « Hors de l’homme, point de Salut » !

        Ena

         
        • Anonyme

          donc un athé croit en dieu, c’est ça ?

          quelles circonvolutions !

          • Anonyme

            Pfff...je ne connais pas grand monde qui n’ait pas voulu croire un jour en Dieu.
            Bon bref : plus on agit (concrêtement) au nom du Bien, plus on a la possibilité de réaliser que l’on agit qu’en son nom propre !

            Et ça c’est juste mon propre avis personnel à moi...c’est pas une vérité !

            Ceci dit, ça veut dire quoi circonvolutions ?

        2 autres commentaires
      • Anonyme répond à leo.artaud

        Curieux d’allier l’irrationnel a la raison .....serait ce celle du plus fort ?

    • Anonyme

      Sans oublier que le doute est la plus grande source de création. Merci de votre réponse nuancée offerte à tous !

  • Anonyme

    Jesus lui meme n’a t il pas dit
    « Pere pourquoi m’as tu abandonné »

    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 22h17 le 30/08/2007
      • Internaute 12542
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      Jésus lui même n’a t’il pas dit
      « Père pourquoi m’as tu abandonné ? ».
      A ce qu’il parait , son pater n’a pas apprécié du tout les paroles du fiston.
      Illico presto , il a fait rédiger un nouveau testament !

      • Anonyme répond à Charles Mouloud

        C’est bien joli de faire le ...Malin !
        Pouvez vous nous donner le nom de son nouvel héritier ?
        Ceci dit, je vous salue, Charles Mouloud... ;))

  • sumacel
    • Posté à 19h52 le 30/08/2007
    • Internaute 14251

    Pourquoi faudrait-il s’émouvoir de ces doutes ? Il me paraît parfaitement sain, lorsque l’on est plein d’une absolue certitude, d’en douter parfois, voire souvent, afin de considérer cette certitude sous un angle nouveau. C’est une démarche scientifique. Mais la foi, pourra-t-on objecter, ne s’appuie sur rien de scientifique. Soit. Mais alors ? L’histoire comme l’enseignement catholiques (puisque c’est de catholicisme qu’il s’agit), regorge de personnages ayant douté de leur foi, à un moment ou l’autre, et de manière plus ou moins intense, voire durable. Jésus lui-même, avant d’accepter son sort, s’en est pris à Dieu (qu’il est par ailleurs lui-même dans la doctrine chrétienne) : « Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

    Ceci posé, il faut bien admettre que s’il est une doctrine particulièrement propice à générer le doute, c’est bien le catholicisme, ses dogmes absurdes et ses croyances imbittables.

    Il est déjà bien difficile de croire en Dieu, alors y ajouter des concepts aussi peu abordables que le dieu en trois personnes (dont les deux dernières apparaissent tout d’un coup d’un seul, au milieu de l’histoire), d’un pape infaillible qui ne fait rien d’autre, à travers les siècles, que contredire son prédécesseur, de l’immaculée conception d’une vierge qui enfante, et j’en passe, ce n’est tout de même pas très malin. En tous les cas, douter, en l’occurrence, reflète une certaine clairvoyance d’esprit.

    Décidemment, Mère Térésa était quelqu’un de bien.

    • Anonyme répond à sumacel

      La definition du concept « FOI » etant de croire comme certitude a la réalité d’une chose , evenement ou concept que l’on ne peut démontrer,le débat , avec ce genre de (psychopathe) ne presente aucun interet .
      Seul le doute permet au mysthique ou a l’irrationnel de se sauver et a donner au débat quelqu’interet .
      On peut meme dire que seul , le croyant qui doute , est mysthique , puisque son doute , acceptant vos contradictions , trouve un appui pour faire progresser son raisonnement et ses méditations plus avant .
      Alors que celui qui a « la foi » , se réfugie ds une certitude protectrice mais stérile .
      B Kercos

      • Anonyme

        Tous les croyants doutent ! La foi c’est la confiance : malgré les doutes qui vous assaillent et/ou vous torturent, vous choisissez de ne pas abandonner... votre prochain. Et c’est ce qu’a fait Mère Thérésa tourmentée. Et c’est ce qui fait sa grandeur : le doute et l’action.

        Le film (tiré du roman de K.) « la dernière tentation du Christ » est admirable parce qu’il nous montre Jésus avoir peur, douter, abandonner, regretter... et finir par accepter son destin.

        Les seuls qui ne doutent pas sont les athées (je sens que je vais me faire taper sur la tête), les vrais, les purs, les durs : ô bienheureux, aussi confiants que les enfants de cinq ans devant les cadeaux laissés sous le sapin par le Père Noël. Nous, les croyants, sommes-là pour leur faire prendre un peu de distance envers leurs certitudes rigoristes. Lol

         
        • Anonyme

          Pourquoi une symetrie ?
          Douter de l’irrationnel me parait sain
          Douter du rationnel l’est moins.
          En general le terme de ce genre de débat butte sur l’eternité , l’infini , ou le debut des temps.
          Borges ds un admirable petit « que sais-je » dis que pour le boudhiste :
          affirmer que le monde est infini est sacrilège
          affirmer que le monde n’est pas infini est aussi sarilège

          Le dernier refuge de l’irrationel semble etre le déterminisme.
          Il est amusant de decouvrir avec la« theorie du CHAOS », une possibilité de « liberté » de petite « autonomie » dans cette fatalité desesperante.
          B Kercos

        1 autres commentaires
  • lucky_luke
    lucky_luke
    informaticien
    • Posté à 19h52 le 30/08/2007
    • Internaute 14212
      informaticien

    A lire aussi :

    Lien

  • Ehim
    Ehim
    http://ehim.over-blog.com
    • Posté à 20h47 le 30/08/2007
    • Internaute 9598
      http://ehim.over-blog.com

    Que le directeur d’une revue chrétienne puisse écrire « de pleins pieds » au lieu de « de plain-pied » montre, soit qu’il en a plein les bottes, soit qu’il ne sait pas qu’on peut accéder d’un plan (peut-être celui d’être humain) à un autre (peut-être celui de saint) sans monter ni descendre.
     ; -)

    Lien

    • Anonyme répond à Ehim

      ite missa est

      • Ehim
        Ehim
        http://ehim.over-blog.com
        • Posté à 21h29 le 30/08/2007
        • Internaute 9598
          http://ehim.over-blog.com

        Et ce n’est pas peu dire, comme me disait un ami Anglais en croyant dire « Trente-deux ».

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Ehim
      Redchef Rue89
      • Posté à 22h06 le 30/08/2007
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      C’est corrigé, merci. Pour n’avoir pas repéré la faute, je m’inflige une heure de plain-chant.

      • Anonyme répond à Pascal Riché

        Essayez les chants grégoriens Pascal au lieu de faire le malin : si vous aimez la musique vous serez étonné. :)

  • puerta13
    • Posté à 20h45 le 30/08/2007
    • Internaute 10678

    Allons bon ! Les cathos vont finir comme les socialos, dans la panade.

    Aprés mon pote, l’abbé Pierre qui a avoué avoir niqué à droite à gauche, voila Mére Térésa qui finalement c’est rendu compte que tout ça c’était du pipeau.

    Quelques instants de lucidité, sans doute.

  • Anonyme

    Un peu de raison dans la foi ?

    Certains croyants se cachent derrière les bonnes actions des personnages célèbres. Des mères Thérésa, etc. Mais ces gens là n’ont pas affaire avec Dieu, ils oeuvrent avec la misère humaine.

    • Anonyme

      Dieu c’est aider son prochain, c’est ça Dieu, pas Djôni qui veut qu’on l’adore.

  • philippe19
    philippe19
    c'est long 5 ans !
    • Posté à 21h00 le 30/08/2007
    • Internaute 1384
      c'est long 5 ans !

    Heureux celui qui ne croit pas ! En vérité je vous le dis, la paix sur terre est pour lui.
    Heureux celui qui sait que la vie n’a pas de sens ! En vérité je vous le dis, la mort ne lui fera pas peur.

    Heureux celui qui n’implore pas le ciel les yeux levés ! En vérité je vous le dis, il regardera ses chaussures et ne tombera pas.

    Dieu n’est pas mort, car il n’est jamais né.

  • Anonyme

    Si plus nous nous approchons de la vérité, plus elle s’éloignait ? , pour disparaitre ! ! .

    Au sujet du Jésus, pensez , ? ! ; ceux qui l’adorent aujourd’hui, l’ont crucifié hier ! .

  • jul.f
    • Posté à 21h31 le 30/08/2007
    • Internaute 1248

    le plus interessant dans tout ca n’est pas l’apparente lucidite de Teresa (puisqu’il faut peut etre ne plus l’appeler Mere), mais ce que l’eglise va en faire et comment elle va communiquer.

    Le doute comme element intrinseque de la foi des mystiques est peut etre un argument interessant pour les theologiens et quelques courageux anonymes ici, mais bon, dans le monde reel, ca veut rien dire.

    Malgre cela, l’Eglise va probablement l’utiliser pour essayer de convaincre les croyants que plus ils doutent, plus ils croient. De plus, Rome fera tout pour preserver ses revenus et les royalties de Teresa.

    • Anonyme répond à jul.f

      Je ne sais pas ce que l’Eglise va faire de tout ça, mais moi croyante, je sais ce que je vais faire de tout ça : je vais méditer sur la foi, le doute qui torture et qui, au lieu d’immobiliser, n’arrête pas une femme dans le don qu’elle a fait de sa vie aux plus misérables d’entre les hommes.

      Je vais méditer sur la Passion du Christ, sur l’oeuvre difficile de cette femme et sur le désespoir qui devait l’habiter.

      Et moi, qui ne suis pas cardinal et tutti quanti, qui n’ai pas d’actions dans l’Eglise, juste mon espérance en Dieu, je vais tirer la conclusion que cette femme était un Christ parmi les plus rejetés de la planète. Et je vais relire le Sermon sur la montagne. Et aussi l’épitre aux Corinthiens de Saint Paul, vous savez celle qui dit : « S’il me manque l’amour, je ne suis rien. » Et je vais essayer, avec mes pauvres moyens de feignasse égoïste, de prendre exemple sur cette femme.

      • Anonyme

        Si tu veux , je te prete un martinet .
        Qd tu liras ts ça , pense a ceux qui ne savent pas lire .
        Les religions n’ont fait que squatter et utiliser les « rites » et autres règles « de moralité » qui ont toujours gérer le relationnel de l’individu et du groupe .
        Ce relationel est du « pouvoir » pur jus .
        Le reste c’est du pipeau .

         
        • Anonyme

          « Le reste c’est du pipeau » dit-il en résumant d’une phrase l’aventure de la spiritualité du genre humain.

          Moi, historienne des religions, ça m’fait rire une phrase comme celle-là.

          • Anonyme

            Ce qui sauvait religion et spiritualité, jusqu’à présent , c’est leur apparente nécessité comme « ciment social ».
            Il est de plus en plus évident que les « rites », lois, morales , règles , qui régissent les relationnels entre individus , ansi qu’entre groupe et individu, sont antérieurs aux religions. Meme si elles les ont squatté , exploité, sans vergogne.
            Ces rites sont des « languages “ invariants , chez ts groupes humains , et pour une grande part , chez ts les groupes non humains .

            Malheureusement, le besoin d’irrationnel , si rassurant , semble aussi un invariant chez sapiens.
            Camus (peut etre) disait que l’on remplacait nos dieux par des idoles aux pieds d’argile

            B Kercos

        • Anonyme

          quelle méchanceté envers une personne qui pour une fois ne se dépéche pas de salir les autres
          je ne suis pas particulierement croyante mais ras le bol des athés qui debinent la foi à tout propos
          c’est leur droit de croire en Dieu et il est normal d’avoir des doutes.

        3 autres commentaires
  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3