Tribune 30/01/2009 à 15h50

Debray muséifié dans « Che » : que reste-t-il de l'intellectuel ?

Nicolas Bauche | Journaliste et critique

Avec la sortie en salle de « Che : Guérilla », deuxième volet du portrait du révolutionnaire signé Steven Soderbergh, l’histoire et le cinéma se seraient-ils entendus pour jouer un mauvais tour à Régis Debray ? Chroniqueur au journal Le Monde, l’intellectuel se voit aujourd’hui pris au piège de ce qu’il dénonçait pour le général de Gaulle dans son billet d’humeur du 21 mars 2008 : la muséification sur grand écran. (Voir la bande-annonce)



Alors que le feu président de la République donnait son nom à une salle aux Invalides, Debray observait combien l’installation vidéo censée rendre hommage au grand homme le vidait au contraire de sa substance politique. Visiblement ulcéré, il écrivait :

« Dans cet espace dont le cœur est un film projeté sur cinq écrans et qui sert la gorge, l’homme de plume et de pensée […] a disparu derrière l’homme d’action et d’image. L’icône a gommé les mots. »

Aleida Guevara a accusé Debray « donné » le Che

Ces remarques ont maintenant valeur de prédiction de Cassandre : quelques jours plus tard, on apprenait par le menu le casting du « biopic » (le film biographique) sur Che Guevara de Steven Soderbergh, avec Benicio Del Toro dans le rôle-titre et l’acteur canadien Marc-André Grondin dans celui de… Régis Debray !

Sur ce choix, le père de la médiologie est resté muet mais, reconnaissons qu’il n’a pas à s’en plaindre, Soderbergh aurait pu choisir moins photogénique.

Reste ce silence entretenu, presque sourd, comme une blessure qui n’en finit pas de cicatriser. C’est que l’utopie allumée par El Commandante s’est terminée dans le sang et les larmes pour le jeune agrégé de philosophie qui prenait le maquis à ses côtés.

En avril 1967, Régis Debray est ainsi arrêté par la police bolivienne, la junte du Général Barrientos tentant de stopper une fois pour toute la propagation de la révolution cubaine en Amérique du Sud. Que s’est-il alors passé dans le poste de police de Camiri où il a été interrogé ?

On se rappelle encore des accusations d’Aleida Guevara, la fille du révolutionnaire, dans le quotidien argentin Clarin en 1996 : elle estimait que le Français aurait « donné » son père. « Che : Guerilla » ne met pas d’huile sur le feu.

Debray n’a pas réagi à la sortie du film

Le visage maculé de sang, passé à tabac, le double de Régis Debray regarde face caméra avec un désespoir à fendre l’âme. Passent sur son visage la fin d’un espoir politique, la peur de la mort et une angoisse que la libération ne viendra calmer que quatre ans plus tard.

Sans être un animal médiatique, le philosophe n’a jamais rechigné à s’exprimer par voie de presse. Pour le documentaire de l’ancienne militante de la gauche chilienne Carmen Castillo (Rue Santa Fe, 2007), il était d’ailleurs revenu sur la pérennité des idées du Che.

Mais, dans le cas de « Che : Guérilla », c’est le silence radio. On peut hésiter sur les interprétations de cette réserve mais, toutes sont contenues dans « La Guérilla du Che », le livre clinique qu’il publia sur l’action politique du Che en Amérique du Sud (éd. du Seuil) :

« Au fur et à mesure que cette que cette histoire s’enfonce dans le passé, et que le temps se creuse […], la silhouette du Che se détache et s’éclaire […], avec sa voix affilée qui […] brise ce rêve de fausse paix qui cherchera toujours à nous endormir. »

Une âme intranquille.

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  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 15h58 le 30/01/2009
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    T’inquiète , nous sommes bien réveillés.
    Le Che n’est pas mort !
    Lien

  • Camille Hérin
    Camille Hérin
    Dilettante
    • Posté à 16h10 le 30/01/2009
    • Internaute 54351
      Dilettante

    Est-il question dans ces films du Che tortionnnaire, bourreaux, exécuteur, initiateur de camps de travail ?
    Et accessoirement, chantre du communisme autoritaire ou dit encore « capitalisme d’Etat ». Est-ce qu’il en est question ou est-ce qu’on essaie de nous vendre encore ces vieilles idéologies rances et dévastatrices ?

    • fidesien
      fidesien répond à Camille Hérin
      ouvrier
      • Posté à 17h38 le 30/01/2009
      • Internaute 61414
        ouvrier

      Non dans ce film,ceux qui réécrive l’histoire,les Faurrisson n’ont pas droit au chapitre.Guevara a fait appliqué la justice sur les tortionnaires Batistiens,comme De Gaulle et les résistants à la libération sur les miliciens et Kollabos

      • Alexander Doria
        Alexander Doria répond à fidesien
        wikipédien…
        • Posté à 19h01 le 30/01/2009
        • Internaute 42699
          wikipédien…

        Il me semble que vous réécrivez vous-même un peu l’histoire. Batista n’étant pas vraisemblablement un Hitler, mais plutôt un révolutionnaire ayant mal tourné : il s’agissait au départ d’un social-démocrate, membre du parti révolutionnaire cubain, et plutôt hostile, au départ, aux Etats-Unis. Cependant, en 1954, les sondages sont défavorables, et Batista, pour rester au pouvoir fomente un coup d’Etat. De la sorte il s’attire l’opposition encore non politisée d’un avocat, Fidel Castro. Castro est d’abord soutenu par les milieux conservateurs, en premier lieu par l’archevêque de Cuba, qui le fera d’ailleurs libérer.

        Ce n’est qu’après — et j’insiste bien — avoir renversé Batista que Fidel, envers lequel le gouvernement américain était plutôt bienveillant, va embrasser les idéaux révolutionnaires, influencé en cela par le Che. Ce n’est de fait qu’a posteriori que les événements de 1958 vont prendre sens.

        Par ailleurs, pour répondre à Camille Hérin, je ne pense pas que le Che ait été un froid dogmatique, et un bourreau calculateur. Il s’agissait plutôt d’un homme à la recherche d’autre chose, d’une manière différente de concevoir la vie en société. Il y a d’ailleurs quelque chose d’assez tragique et désespéré dans cette figure, qui ne transparaît pas du tout dans le film de Soderberg.

         
        • fidesien
          fidesien répond à Alexander Doria
          ouvrier
          • Posté à 21h01 le 30/01/2009
          • Internaute 61414
            ouvrier

          La dictature de Batista c’est 20 000 morts ,et la torture comme méthode(aucune comparaison avec Hitler ! ! ! c’est des procédès malhonete de faire dire ce que l’on ne dit pas),en 1953 Les frères Castro attaque la Moncada,Raul est déjà au PSP le PC cubain...
          Un autre chef d’oeuvre de désinformation c’est le livre de Raffy

          • Alexander Doria
            Alexander Doria répond à fidesien
            wikipédien…
            • Posté à 23h48 le 30/01/2009
            • Internaute 42699
              wikipédien…

            Sauf votre respect, en comparant les soutiens de Batista à des collabos, et les opposants au Che à des Faurrisson, votre métaphore nazie était bien filée.

            Reste que ma source en la matière est le manuel de référence d’Yves Lacoste, qui n’est pas, c’est le moins qu’on puisse dire, un extrèmiste de droite, sur la Géopolitique. Lacoste considère en effet, qu’au tout début, les rôles étaient plutôt inversés : Batista étant plutôt à gauche, cependant que Castro était plutôt à droite (ce qui explique le soutien de l’archevêque cubain). De telle sorte que Castro accède au pouvoir avec la bénédiction du gouvernement américain — l’un des premiers voyages extérieurs de ce dernier se déroulera d’ailleurs en Amérique. Seulement, entre-temps, Castro, influencé entre autre par le Che, a vu ses idées évoluer, et a commencé à se rapprocher de l’URSS (en 1959, encore, il déclarait officiellement ne pas être communiste).

            Je ne vise nullement à porter ici un jugement d’ensemble sur le régime cubain, comme le fait Camille avec quelque excès, seulement je tiens à rappeler que son avènement fut moins simple qu’on ne l’a dit.

        2 autres commentaires
      • Camille Hérin
        Camille Hérin répond à fidesien
        Dilettante
        • Posté à 19h50 le 30/01/2009
        • Internaute 54351
          Dilettante

        « les Faurisson », attention à vos allusions Fidesien, vous vous égarez comme ce stalinien de Che Guevara. Au passage votre héros est aussi responsable de la création d’un Etat bureaucratique.
        Che Guevara a commandé la prison de la Cabana :
        « De nombreux procès et exécutions y eurent alors lieu sous la supervision de Che Guevara. ».

        Et puis pour l’anecdote : « À une personne qui se plaignait à lui à Cuba qu’un de ses amis avait été exécuté parce qu’il distribuait des tracts anti-communistes, Guevara répondit :

        “ Écoute, les révolutions sont moches mais nécessaires, et une partie du processus révolutionnaire est l’injustice au service de la future justice”

        Un peu courte comme réflexion sur la peine de mort...

         
        • fidesien
          fidesien répond à Camille Hérin
          ouvrier
          • Posté à 20h45 le 30/01/2009
          • Internaute 61414
            ouvrier

          Les citations rapporté ne sont pas écrite ,ni enregistré donc SANS PREUVE et surement malveillante,imaginé par l’extreme droite cubaine de Miami sponsorisé par lle GVT américain à hauteur de 80 millions de $/an,rien que l’USAID a donné 16 milions de $ pour l’exercice 2008
          On peut aussi dire que le Che était zoophile,violeur de bonnes soeur au Congo....
          Trop facile la calomnie
          J’aimerais avoir votre point de vue sur les 11 000 fusillés de la libération ?
          Les résistants et De gaulle des tortionaires physcophates ?

          • Camille Hérin
            Camille Hérin répond à fidesien
            Dilettante
            • Posté à 22h30 le 30/01/2009
            • Internaute 54351
              Dilettante

            « les résistants et De Gaulle »
            Vous croyez vraiment que tous les résistants ont cautionné ces massacres ?

            • fidesien
              fidesien répond à Camille Hérin
              ouvrier
              • Posté à 07h26 le 31/01/2009
              • Internaute 61414
                ouvrier

              Les 11 000 fusillé à la libération ont quand même été jugé par des tribunaux mis en place par DE GAULLE pour les Brasillac,Deat,LAVAL...un parti comme l’UMP ainsi que d’autres se réclameraient-ils d’un criminel
              Merci de confirmer pour les Faurisson,ceux qui réécrivent l’histoire car les idées,le symbole du Che font encore peur

              • Les Grands Champs
                Les Grands Champs répond à fidesien
                Retraité, le doigt là où ça (...)
                • Posté à 08h43 le 31/01/2009
                • Internaute 61722
                  Retraité, le doigt là où ça (...)

                Les 11 000 fusillés ne sont pas TOUS passé par la case tribunal, beaucoup sont allé directement dans la case trou, tout simplement parce-qu’il ne plaisaient pas OU possédaient des biens convoités ! !

                La libération n’a pas été juste, loin de là ; renseignez-vous.
                C’est édifiant ce qu’il c’est passé en son nom.

                • fidesien
                  fidesien répond à Les Grands Champs
                  ouvrier
                  • Posté à 09h53 le 31/01/2009
                  • Internaute 61414
                    ouvrier

                  Mon pére m’a dernierement parlé d’un ENCHERI du marché noir qui à la libération arborait le bleu blanc rouge à sa fenêtre,puis il a rapidement déménagé....des abus en 1945 sur qu’il y en a eu alors faisons aussi le procès de DE GAULLE et des résistants ! ! ! ... les pétainistes seront content d’avoir élargi leur base....PROPOS CONSTERNANT

        5 autres commentaires
  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h20 le 30/01/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Ce n’est pas la peine de lui jeter la pierre même s’il a fini par cracher le morceau. Quand on est torturer, la question n’est pas de savoir si on va parler, mais quand.

    Bon bin maintemant que les deux morceaux sont sortis, je vais enfin pour le voir. Sacré Soderbergh, maintenant je me demande quel sera son prochain film de merde qui financera son prochain film génial : D

    Et au fait, ce Debray c’est quand même pas le pote à Chirac ?

    • les nouveaux sans culottes
      les nouveaux sans culottes répond à Keldan
      sans illusions
      • Posté à 01h04 le 31/01/2009
      • Internaute 60682
        sans illusions

      ne confond pas avec Debré le fils de Michel Debré ministre de De gaulle et qui faisait assassiner les algeriens du FLN.

  • EclipsO
    EclipsO
    human beeing
    • Posté à 16h24 le 30/01/2009
    • Internaute 63242
      human beeing

    Que reste-t-il du « Che » après ces 2 épisodes de spectacle ?
    Une caricature qui s’ennuie dans la jungle. Soderbergh, aurait mieux fait de filmer les casinos cubains, avec les onze stars qui débarquent pour faire la Révolution !
    L’histoire de cette révolution ne tiendra jamais dans un écran si large qu’il soit. « Carnets de voyage » de Walter Salles évitait l’écueil et nous transportait dans une possible essence poétique et politique du futur personnage du Che.
    « Dans cet espace dont le cœur est un film projeté sur cinq écrans et qui sert la gorge, l’homme de plume et de pensée […] a disparu derrière l’homme d’action et d’image. L’icône a gommé les mots. » Régis debray s’est, comme vous le citez, déjà exprimé à propos de toute tentative de pressuriser les grands hommes. Qu’on lui foute la paix !

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à EclipsO
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 08h45 le 31/01/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      Il reste aussi les marchands du temple qui ce font du fric avec son image ! & tout ça sans ce rendre-compte de son idéologie, sans ça porteraient-ils son effigie sur leurs vêtements ?

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 16h54 le 30/01/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Chroniqueur au Monde, Régis Debray ? Une tribune de loin en loin ne fait pas une chronique, pas plus que les affabulations occasionnelles de BHL. Je ne me prononcerai pas sur la culpabilité alléguée du personnage dans l’affaire de la mort du Che, n’étant pas suffisamment informé des tenants et des aboutissants de l’affaire. Mais il me paraît pour le moins exagéré d’exciper de son silence actuel pour lui reprocher quoi que ce soit. Quant à déduire une conscience « intranquille » persistante d’une fiction cinématographique soulignant la crainte de la mort, c’est un procédé qui ne paraît pas moins excessif.

  • Newborn Minnesotan
    • Posté à 17h00 le 30/01/2009
    • Internaute 51353
      perplexe

    Article intéressant qu’une regrettable erreur vient malheureusement entacher : vous avez qualifié Régis Debray d’« intellectuel ».
    Merci de rectifier.
    Bien cordialement,
    NM

  • johanjohan
    johanjohan
    johan
    • Posté à 17h11 le 30/01/2009
    • Internaute 58574
      johan

    Dans la biographie du Che de Pierre Kalfon, l’une des plus complètes et mieux documentée, Debray est mis hors de cause dans la délation des guérilleros restés dans la montagne. Il est possible que Kalfon ait entretenu une certaine proximité avec Debray, il aurait donc souhaité le laver de l’ignominie.

    Sauf qu’il est très convainquant lorsqu’il dirige ses soupçons sur l’artiste argentin Ciro Bustos qui a délivré à la CIA et à l’armée bolivienne des portraits-robots de tous les guérilleros qui accompagnent le Che. Ce document, preuve accablante contre Ciro Bustos, est reproduit dans l’ouvrage de Kalfon.

    Rappelons que Bustos et Debray sont arrêtés ensemble, en tentant de rejoindre la ville après avoir passé un temps avec le groupe guérillero. Si on en croit Kalfon, Debray a bien été torturé, mais pas Bustos qui fut intimider par la menace de s’en prendre à sa famille. Il aurait alors tout déballé, les pseudo de chacun, les portraits, et même l’organisation dans la ville (Tania en particulier).

    • fidesien
      fidesien répond à johanjohan
      ouvrier
      • Posté à 17h45 le 30/01/2009
      • Internaute 61414
        ouvrier

      Régis Debray a beaucoup de relations en France,le livre de John Lee Anderson une référence comme bio du CHE n’a pas trouvé d’éditeur en France,le documentaire Suédois « Sacrificio“disculpe Bustos et accable Debray.Récament un journaliste bolivien a sorti une lettre qui montrait que Debray avait collaboré avec l’armée bolivienne

      • johanjohan
        johanjohan répond à fidesien
        johan
        • Posté à 18h17 le 30/01/2009
        • Internaute 58574
          johan

        Vous en savez plus sur les documents des Suédois et la lettre du journaliste bolivien ? Personnellement j’étais persuadé que Debray était le délateur jusqu’à ce que je vois les dessins de Bustos, c’est tout de même très convaincant, j’ai du mal à concevoir comment on peut réfuter ce document.

         
        • fidesien
          fidesien répond à johanjohan
          ouvrier
          • Posté à 18h26 le 30/01/2009
          • Internaute 61414
            ouvrier

          Sur You tube en tapant sacrificio tu tombes sur la bande annonce,personnellement j’ai le docu en Français qui est passé sur planete,sur Emule tu peux telecharger le film mais en Suedois,en faisant des associations dans google tu dois pouvoir y arriver pour la lettre de debray,il y a aussi le site amnistia.net

        • fidesien
          fidesien répond à johanjohan
          ouvrier
          • Posté à 18h46 le 30/01/2009
          • Internaute 61414
            ouvrier

          En faites pour les dessins Bustos s’explique,il dit avoir utilisé des méthodes de contre interrogatoire,il a dilvugué certains pour couvrir d’autres,certains des personnages dessinés ne correspondaient à personne,pour moi c’est pas très clair
          Le docu disculpe aussi le guerrillero Camba capturé quelques jours avant la mort du Che ; mal noté par le Che dans son journal,il n’aurait rien dit,il est mort en Suede ou il s’était réfugié avec sa famille

        2 autres commentaires
      • Cratère
        Cratère répond à fidesien
        • Posté à 20h55 le 30/01/2009
        • Internaute 19638

        Le film se montre de toute façon assez magnanime avec Debray, moins avec Bustos qu’on voit esquisser les portraits des révolutionnaires.

        La scène est plutôt bien rendue, on voit Del Toro commenter la capture des deux intellectuels par quelquechose de laconique comme « Ils seront torturés et vont parler ».

        J’ai du mal a voir dans le silence de Debray un incomfort.

  • pierrox
    • Posté à 18h02 le 30/01/2009
    • Internaute 13797

    C’est pas Fidel qui l’a balancé ? Peu après la disparition de Camillo dans un étrange accident d’avion (sans avion...), il ne restait que Che pour faire de l’ombre à celui qui était sur le point de créer l’une des dictatures qui tiendrait jusqu’au 21ème siècle...

    • fidesien
      fidesien répond à pierrox
      ouvrier
      • Posté à 18h54 le 30/01/2009
      • Internaute 61414
        ouvrier

      Le CHE et Camillo était comme deux frères,si Fidel avait fait disparaitre Camillo en 1959,le CHE ne serait pas resté à Cuba.
      Distiller tous les bobards de l’extreme droite cubaine PAS LOL
      Tape plutot le nom de l’un de leur héros Posada Carriles qui fit sauter en plein vol un avion civil de cubana de aviacion,ça c’est la réalité

  • désinscrit à sa demande
    • Posté à 19h03 le 30/01/2009
    • Internaute 65988
      Entrepreneur

    Pas très sympa, cet article. Admirateur inconditionnel de régis Debray et de son oeuvre, je suis peiné en lisant ce texte malveillant. Vous avez dû en fouiller des poubelles pour l’écrire, votre article, si glauque, pour en extraire ces glaviots, ces vomissures, ces excréments. Moi je retiens deux choses de Régis Debray. Lorsqu’il a appris qu’il avait été libéré des geôles boliviennes grâce aux interventions répétées du Général de Gaulle, qu’il avait toujours âprement combattu et qui avait agi en toute discrétion, sans forfanterie, il a pris conscience de l’admirable grandeur d’âme du Général et s’est littéralement « converti » au gaullisme. Il a d’ailleurs écrit sur lui un livre magnifique : « A demain, De Gaulle ! » Plus récemment, j’ai appris qu’il allait régulièrement rendre visite à ce géant de l’intelligentsia française qu’est Claude Lévi-Strauss, que les intellectuels ont consciencieusement oublié et mis de côté, sans doute parce que ce grand ethnologue centenaire n’est pas assez médiatique. J’admire là encore la capacité de reconnaissance de Debray et sa volonté de continuer d’apprendre de cet « ancien » génial ! Plus récemment, dans un livre admirable,« Un candide en terre Sainte », il a alerté l’opinion publique occidentale sur le sort qui était fait aux Chrétiens ( descendants des premiers Chrétiens ) dans les pays musulmans. Il s’est souvenu, sans doute, qu’il avait été élevé dans la foi catholique. Et ça, ça laisse des traces indélébiles !

    • Boris Carrier
      Boris Carrier répond à désinscrit à sa demande
      cogito ergo sum
      • Posté à 19h05 le 30/01/2009
      • Internaute 67367
        cogito ergo sum

      d’accord en ce qui concerne la qualité des écrits de Régis Debray.

      Pas d’accord en ce qui concerne les traces indélébiles de l’éducation catholique...sauf en ce qui concerne les trop nombreuses victimes d’abus en tous genres.

      • Éric  Perrin
        Éric Perrin répond à Boris Carrier
        Ginkonaute
        • Posté à 19h27 le 30/01/2009
        • Internaute 51185
          Ginkonaute

        Sauf en ce qui concerne les trop nombreuses victimes d’abus en tous genres. Et ça, ça laisse des traces indélébiles ! Mais ou ça ?

         
        • Boris Carrier
          Boris Carrier répond à Éric Perrin
          cogito ergo sum
          • Posté à 20h38 le 30/01/2009
          • Internaute 67367
            cogito ergo sum

          bon : je suis passé deux ans par les Jésuites et, sincèrement, je n’ai pas à m’en plaindre si ce n’est le fait de ne pas avoir vu un être de sexe féminin pendant ces deux années.

          Quant aux abus, je pensais evidemment aux abus sexuels, aux USA et ailleurs. Les traces profondes sont dans la chair et le coeur.

          Pour ce qui est de Regis Debray en fait, je ne vois pas le rapport...

        1 autres commentaires
  • zorbeclegras
    zorbeclegras
    enluceur de chemou
    • Posté à 19h57 le 30/01/2009
    • Internaute 63984
      enluceur de chemou

    Quand je vois le nombre de trouduc se trimballer avec le t.shirt a l’effigie de cette ordure ¸ça me désole..

    • Boris Carrier
      Boris Carrier répond à zorbeclegras
      cogito ergo sum
      • Posté à 20h39 le 30/01/2009
      • Internaute 67367
        cogito ergo sum

      sincèrement, je trouve que le crocodile sur le sweat fait encore plus ringard...

      • zorbeclegras
        zorbeclegras répond à Boris Carrier
        enluceur de chemou
        • Posté à 20h50 le 30/01/2009
        • Internaute 63984
          enluceur de chemou

        et que dire de la rose a la boutonniere...

  • Hulk -bloqué-
    Hulk -bloqué-
    Gros con de droite
    • Posté à 21h03 le 30/01/2009
    • Internaute 65737
      Gros con de droite

    Un criminel psychopate avant tout, ce che. Il n’y a pas à se glorifier de l’avoir suivi...

  • Sissi of Marseille
    • Posté à 21h19 le 30/01/2009
    • Internaute 62815
      Rebelle

    Et si on se calmait un peu ?
    Le film de Soderberg sur le « Che » est documenté, soigné et intelligent. Ni hagiographique, ni hostile.
    Pour le compléter utilement, la lecture de la biographie du « Che » par Paco Ignacio Taibo II. ( Et pour les plus tenaces, celles de tous les ouvrages cités dans la biblio de cette biographie...)
    Quant au rôle de Régis DEBRAY dans la mort du « Che », à quoi servirait qu’il s’exprime ? La lecture des commentaires sur votre site, et ailleurs, donne à comprendre que, lorsqu’il jurera une nouvelle fois n’être pour rien, ou peut-être par bien involontaire maladresse, dans la mort du « Che », ceux qui n’aiment pas DEBRAY hurleront au mensonge.
    A chacun ses convictions : il y a si peu d’entre nous qui peuvent parler de cette histoire là autrement qu’au travers de leurs lectures, leurs convictions politiques ou leurs délirantes certitudes...

    • hedona
      hedona répond à Sissi of Marseille
      retraitée
      • Posté à 21h57 le 30/01/2009
      • Internaute 49346
        retraitée

      Il faut voir ou revoir « Carnets de voyage » qui retrace le parcours effectué par Guevara avec un ami, devenu médecin par la suite. Il a traversé l’Amérique Latine et c’est en voyant et interrogeant les gens lors de ce voyage qu’il a pris conscience de l’extrême misère des Boliviens et autres peuples, de leur isolement et de leur abandon par les présidents de l’époque. C’est donc à la suite de ce voyage d’un an, je crois, qu’il a quitté la médecine et a préféré se lancer dans une autre voie.
      Quant à Battista, il était aux mains de la maffia américaine qui avait fait de Cuba un grand lupanar ; il ne faut pas l’oublier. Et la CIA qui a essayé je ne sais combien de fois d’assassiner Castro, l’a toujours fait pour satisfaire la mafia, furieuse d’avoir perdu ses casionos, salons et bordels.
      Je ne vois rien de choquant en ce que de nombreux jeunes l’aient pris comme modèle. Ils pouvaient au moins s’identifier dans quelqu’un qui avait un idéal, celui de rendre des gens moins pauvres et plus heureux.

      • Sissi of Marseille
        Sissi of Marseille répond à hedona
        Rebelle
        • Posté à 22h05 le 30/01/2009
        • Internaute 62815
          Rebelle

        Moi non plus je ne vois rien de choquant...
        Et je crois qu’il faut lire et relire les écrits de Guevara lui-même pour comprendreque sa seule passion, c’était la Liberté pour l’Homme...
        On peut toujours débattre du prix de la Liberté.
        Pour moi, elle n’a pas de prix.
        Et je demeure une rebelle (bobo) guevariste ! ! ! LOL

  • Zibel
    Zibel
    (soulagée mais vigilante depuis (...)
    • Posté à 21h22 le 30/01/2009
    • Internaute 4355
      (soulagée mais vigilante depuis (...)

    Debray, Vacquin, Kouchner... on dirait que les soixante-huitards sexagénaires se rappellent à notre souvenir sous des prétextes bien divers...

    Bizarre, malgré leurs déboires, je ne parviens à détester vraiment aucun de ces « papys ». Ils ont quand même participé à une tranche d’histoire dont j’aimerais que nous puissions écrire un nouvel épisode aujourd’hui...

    • les nouveaux sans culottes
      les nouveaux sans culottes répond à Zibel
      sans illusions
      • Posté à 00h53 le 31/01/2009
      • Internaute 60682
        sans illusions

      il y a des personnages historiques qui ont du sang sur les mains mais qu il est difficile de detester car qu aurions nous fait à leur place à leur époque dans le meme contexte......
      robespierre saint just napoléon etc....
      d autres nous paraissent définitivement détestables : hitler staline...
      Lénine je me pose encore la question bien que plutot libertaire....
      guevara je sais pas non plus.

      • Alexander Doria
        Alexander Doria répond à les nouveaux sans culottes
        wikipédien…
        • Posté à 11h41 le 31/01/2009
        • Internaute 42699
          wikipédien…

        Oui, tout-à-fait, c’est très bien vu : il est toujours facile de juger a posteriori, de critiquer untel pour ne pas avoir été résistant pendant la guerre, ou le Che pour avoir commis un certain nombre d’exactions. Un jugement c’est gratuit, et ça n’engage à rien.

        Comme le notait fort justement Péguy, les hommes de haute moralité « ont les mains pures, mais ils n’ont pas de mains ». L’action moralement pure n’existe pas, et lorsqu’on se décide à agir, il est inévitable que l’on se risque à commettre des actes regrettables. Mais bon, si l’on ne fait rien, l’on ne risque rien.

      • Zibel
        Zibel répond à les nouveaux sans culottes
        (soulagée mais vigilante depuis (...)
        • Posté à 20h14 le 02/02/2009
        • Internaute 4355
          (soulagée mais vigilante depuis (...)

        Bien entendu je ferai mon tri un peu différemment du vôtre (je n’ai aucune difficulté à détester napoléon, et je me pose plus de questions quant à la personnalité de Robespierre que celle de Lénine ou Guévara...).

        Mais je ne place pas du tout « nos » soixante-huitards sur le même plan, d’abord parce qu’aucun d’eux n’a atteint cette envergure de chef d’état, ensuite parce que leurs engagements, passions, détours, retours et faiblesses est au contraire ce qui me les rend si sympahiques.
        Je m’en veux donc parfois de (presque) leur pardonner leurs trahisons...

  • Alex Engwete
    Alex Engwete
    Consultant
    • Posté à 00h41 le 31/01/2009
    • Internaute 45440
      Consultant

    Il faut d’abord souligner qu’à l’époque bolivienne du Che, Régis Debray, comme Marc-André Grondin, était beau et photogénique.

    L’article et le film ne mentionnent pas le pamphlet désarticulé de Debray « Révolution dans la révolution ? », qui l’a fait connaître au Che et qui lui a valu d’être invité à Cuba où il a très vite intégré le cercle fermé des dirigeants révolutionnaires cubains (Raoul, Fidel, etc. où on l’appelle affectueusement « El Francés » = Le Français) sous la couverture de professeur à l’Université de La Havane.

    Le film, bâclé sur le plan de la vérité historique, ne mentionne pas non plus que Debray n’était pas n’importe qui pour Che Guevara en Bolivie — il y a été personnellement envoyé par Fidel Castro pour servir de liaison entre la guérilla qu’essayait d’y allumer le Che et l’arrière-base cubaine.

    Le film ignore aussi le fait que le Che voulait mettre en pratique sa théorie de la guerre révolutionnaire appelée « théorie des foyers » : en allumant des foyers insurrectionnels (« un, deux, plusieurs Vietnam ») à travers le monde, Guevara pensait pouvoir mettre à genou l’« impérialisme yankee »…

    Le film passe d’ailleurs sous silence tout un pan de cette praxis de Guevara : son passage en 1965 à l’est du Congo-Kinshasa, avant son départ pour la Bolivie, dans le maquis anti-Mobutu de Laurent-Désiré Kabila…

    Ceci étant dit, pour nombre d’intellectuels et de militants de la gauche latino-américaine, Debray est pire que Brasillach : un spécimen infrahumain de traître et de collaborateur avec l’ennemi.

    Ils notent d’abord l’insistance couarde de Debray de sortir du maquis, que Guevara note dans son journal à peu près en ces termes que je paraphrase : « Avec chaque jour qui passe, Le Français se transforme en une poule mouillée. Son insistance à sortir de la jungle va nous perdre ».

    Et comme on pouvait le craindre, dès son arrestation à Camiri, après quelques gifles bien administrées, Debray a tout de suite révélé la présence du Che dans la région. Contrairement à ce que montre le film, Debray n’a pas été démoli par les tortionnaires du président bolivien, le Général René Barientos.

    Debray n’avait absolument rien à craindre des autorités boliviennes : celles-ci savaient qui il était et surtout qui était sa mère : une élue du conseil municipal de la ville de Paris !

    C’est d’ailleurs Mme Debray, aussi photogénique que son fils, qui a si bien médiatisé l’arrestation de Debray au point d’en faire une cause célèbre, débarquant à Washington, où elle était apparue, éplorée, sur les écrans de télé, aux côtés du Sénateur Ted Kennedy…

    Il est donc normal qu’on puisse sérieusement parler de la responsabilité directe de Debray dans la mort de Guevara…

    Mais ce qui diminue surtout Debray aux yeux des Latino-Américains, ce sont les mensonges qu’il débite dans ses textes autobiographiques sur le Che et sur la dureté supposée de ce dernier envers ses hommes.

    Dans son texte autobiographique « Loués soient nos Seigneurs : Une éducation politique », Debray insère ce mensonge que tous les Cubains qui avaient accompagné le Che au Congo démentent véhémentement : ayant interdit à ses hommes de coucher avec les Congolaises sous peine de les épouser sans autre forme de procès, Guevara découvre que malgré son injonction l’un de ses hommes a couché avec une Congolaise ; il ordonne au guérillero d’épouser son amante ; puisque le Cubain était déjà marié à Cuba, l’homme se suicide !

    • Alexander Doria
      Alexander Doria répond à Alex Engwete
      wikipédien…
      • Posté à 11h55 le 31/01/2009
      • Internaute 42699
        wikipédien…

      Je ne connais pas suffisamment la biographie du Che ou de Debray, pour vous répondre de manière argumentée. Toujours est-il, que je vois mal en quoi la dureté supposée du Che envers ses hommes, ait quoique ce soit de répréhensible, étant donné les conditions. Il est évident que lorsqu’on envisage sérieusement à faire la révolution, la discipline absolue des troupes engagées est rigoureusement nécessaire. Si tant est qu’un homme ne suive pas les consignes émises, il est évident qu’il menace à terme la survie du groupe entier.

      Bref, les « mensonges » de Debray me semblent assez probables, et ne noircissent en rien, selon moi, la statue du Che : à circonstances extraordinaires, actes extraordinaires.

    • johanjohan
      johanjohan répond à Alex Engwete
      johan
      • Posté à 15h54 le 31/01/2009
      • Internaute 58574
        johan

      Je ne me souviens plus très bien de ce que raconte Debray sur le Che, cependant sa « dureté » ne fait aucun doute.
      Outre les situations de guerre extrêmement éprouvantes que rappelait un autre commentaire, le Che considérait les guérilleros comme l’incarnation ou les prémices de l’Homme nouveau. L’exigence morale ou éthique (discussion un peu byzantine à mon avis entre l’éthique et la morale) du Che envers les guérilleros et lui-même était absolue, car ils devaient constituer une preuve tangible d’un être humain perfectible à l’infinie, un homme arraché de toutes ses tares qui soit l’exemple pour l’ensemble de la société, doté d’une volonté de fer et prêt à tous les sacrifices.

      Toute la problématique du guévarisme est de transposer l’éthique du combattant guérillero dans un monde (socialiste) en paix, c’est très explicite dans ses textes. Il y aurait des valeurs exacerbées en temps de guerre qu’il faut réussir à imposer en temps « normal ». Dans ce sens, le Che comme ministre de l’économie de Cuba, moins spectaculaire que le guérillero ( et dont le bilan est considéré comme catastrophique ), est bien plus intéressant : il tente alors de mettre en oeuvre une économie où le gain moral est plus important que le gain matériel.

      C’est peut-être dingue comme conception, mais si les traders avaient une once de guévarisme (d’éthique) nous ne serions pas dans un tel merdier.

  • Susanna
    Susanna
    Individu
    • Posté à 10h39 le 31/01/2009
    • Internaute 10099
      Individu

    Votre article est particulièrement confus et me laisse la désagréable impression d’être manipulée - de manière peu soignée qui plus est.
    La première piste explorée, qui donne le ton général, n’est pas poussée à son terme et repose sur des bases peu convaincantes. Que la comparaison soit cruelle, c’est un fait, mais la vidéo de de Gaulle est un outil hagiographique voulu et conçu, sinon par le général, du moins par des affidés.
    Par comparaison, le cas Soderbergh est d’une tout autre nature, puisque les choix effectués échappent totalement à la volonté de Debray, y compris celui d’un acteur photogénique - mais je note que là encore, vous ne vous gênez pas pour glisser un point d’ironie.
    Le reste de votre texte est aussi peu franc du collier. S’il vous dit de rappeler les soupçons ayant pesé sur Debray, libre à vous. L’affaire reste mystérieuse et elle est dans le domaine public.
    Il semble que le statut d’habile utilisateur des médias acquis par Debray vous irrite. Vous n’êtes pas le seul.
    Très bien, donc.
    Mais quand je lis : « Le visage maculé de sang, passé à tabac, le double de Régis Debray regarde face caméra avec un désespoir à fendre l’âme », je me dis que le foutage de gueule est un peu facile, qu’il pourrait même être réjouissant, mais que ce mélange désinvolte de soupçons et d’hypothèses mal étayées tire plutôt ce texte du côté de la malhonnêteté.

  • l irlandais
    l irlandais
    a dublin depuis 2004
    • Posté à 12h22 le 31/01/2009
    • Internaute 67736
      a dublin depuis 2004

    hasta la victoria siempre

  • harnayd
    harnayd
    artiste
    • Posté à 13h45 le 31/01/2009
    • Internaute 53504
      artiste

    une biographie cinématographique du Che ? par une industrie du cinéma qui engrange des millions ? avec ces recettes, on pourrait en nourrir du monde...
    a quand un cinéma respectueux des individus ?

    de toute façon, qui va encore au cinéma ? ?

    société bien pathétique, qui ne tourne pas rond et a laquelle on ne veut en rien contribuer...

    Meriadec, de Lien

  • brazz
    • Posté à 17h43 le 31/01/2009
    • Internaute 40271

    Bon, je ne vois pas trop ce qu’il y a à rajouter à ce pan de l’histoire. Pour le moment, le Che a été usé et surusé, tant par les castristes bien entendu, que par tous les gaucho-bobos de la planète.
    Bien sur Debray... bon, c’est ma jeunesse, ça nous a toujours fait sourire, cet agrégé de philo avec sa peau d’âne toute fraiche en poche qui se précipite, fort de son succès d’édition, à Cuba pour leur apprendre à faire la révolution. Moins drôle, l’équipée et la fin du Che avec toutes ses zones d’ombre. Dur le procès et la détention avec le background. Gonflant, cette course à la soupe dans la camarilla d’intellos pour toutes occasions qu’a suscité Tonton. Puis la soupe, comme tout le monde, enfin presque.
    Tout ça pour nous expliquer que tout va mal en Europe (je caricature à peine) depuis qu’on a évacué dieu (la minuscule est de moi, je ne peux pas faire plus petit).
    Itinéraire d’un privilégié qui a confondu la révolte des oppressés avec le romantisme teinté de mysticisme, mais y a gagné un fond de commerce...
    A venir, les angoisses du docteur qui s’aperçu (pas encore...) que, comme on le disait naguère, les vertus se perdent dans l’intérêt (lire le désir du pouvoir) comme les fleuves se perdent dans la mer !
    On n’a finalement pas trop bien vieilli !

  • FSALD
    • Posté à 20h11 le 31/01/2009
    • Internaute 10917

    Ainsi donc le cinéma délivrerait la « vérité » et la caméra le témoin irréfutable de l’histoire, mais la preuve également que Nicolas Bauché est un bon spectateur au cinéma.
    La preuve également qu’on ne touche pas à un mythe, le « che » a eu l’immense malheur de mourir en martyr et Regis Débray d’être toujours là et d’avoir apporté durant ces 40 dernières années un travail philosophique et médiologique important contrairement à des types comme BHL .
    Mais Regis Debray avait l’immense mérite d’être là bas au coté des péonnes et du « Che » alors que ses congénères de l’époque écumaient St germain des près et les caveaux de jazz.
    Que c’est-il passé lors de sa capture et son interrogatoire musclé ? lui seul le sait, mais croire que le « che » soit tombé parce qu’on la trahi est encore un mythe ajouté au mythe et vous Nicolas qu’auriez vous fait à sa place ?

  • A déménagé le 6-2
    • Posté à 13h13 le 01/02/2009
    • Internaute 24833

    j’ai pas compris grand-chose à cet article très mal écrit (« Alors que le feu président de la République »
    non : « alors que feu le président de la République »)