Enquete 30/01/2009 à 00h12

Affaire du 1% logement : Parisot murée dans le silence

David Servenay | Ex-Rue89



Laurence Parisot à Matignon en mars 2006 face à Borloo, Vilepin et Larcher (Charles Platiau/Reuters).

Avec la liquidation d’une association patronale aux activités confuses, l’AEL, Laurence Parisot peut de nouveau se présenter comme la Jeanne d’Arc du Medef, boutant les barons du patronat et leurs pratiques révolues. L’AEL, créée en 2007, était censée représenter les intérêts du patronat sur les questions de logement ; en réalité, personne ne sait trop ce qu’a fait l’association, financée par le 1% logement. Au point que Parisot considère qu’elle a été « abusée ».

Abusée par qui ? Et pourquoi ? Le dossier garde encore quelques mystères. Ce qui est certain, au terme de l’enquête d’Eco89, c’est que la patronne des patrons prend un grand risque en jouant les ingénues : selon plusieurs témoins, dont l’ancien DG du Medef, elle était parfaitement au courant de l’existence et du budget de ladite association.

Un projet de lobbying autorisé
par Borloo avant la présidentielle
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Une fin très discrète. Le 15 décembre 2008, au cours d’une ultime assemblée générale (voir le document ci-contre), l’association entreprises et logement a été dissoute. Cette association, financée sur les deniers du 1% logement, avait 1042 m2 de bureaux à Paris pour une équipe réduite à moins de dix personnes. Après un an d’existence, ses administrateurs (le Medef et la Confédération générale des PME) sont incapables de justifier la moindre activité réelle. Incapables aussi d’expliquer comment a été dépensé un budget de deux millions d’euros. Au Medef, on affirme même ne plus se souvenir d’un tel projet.

Laurence Parisot a la mémoire courte. Interrogée par Le Monde, qui révélait mardi la liquidation de l’association AEL, elle faisait déclarer par un porte-parole de l’organisation patronale :

« Nous avons été abusés. Le Medef n’a jamais été partie prenante de l’AEL. »

Assertion douteuse. L’histoire commence à la fin de l’année 2006. Les patrons, qui gèrent le 1% logement depuis sa création en 1953, sentent que l’Etat veut mettre la main sur ce trésor de 4 milliards d’euros par an. Pour défendre leur pré-carré, ils pensent à une structure de lobbying.

Janvier 2007 : Christian Baffy, président de la Fédération française du bâtiment (FFB) et vice-président trésorier du Medef, présente donc un projet à Laurence Parisot, qui donne son accord. Puis, il sollicite l’avis des pouvoirs publics.

Au mois de mai, dans une lettre aux représentants du Medef, Jean-Louis Borloo pose quatre conditions à la création de cette structure :

  • L’UESL pourra consacrer 3 millions d’euros supplémentaires aux partenaires sociaux
  • Ces 3 millions devront être affectés à des études ou à des actions de promotion du logement social
  • Il faut créer à cet effet une structure dédiée
  • La clef de répartition entre patronat et syndicats sera de 2/3 pour les premiers et 1/3 pour les seconds
Une association loi 1901
gérée par le Medef et la CGPME

Une association loi de 1901 est donc créée, financée par l’UESL, tête de pont des organismes collecteurs du 1% logement. Officiellement, il s’agit de faire en sorte que « les entreprises se dotent d’un outil pour faire entendre leur voix dans le logement, et notamment le logement social », précise son président Alain Sionneau dans Le Moniteur, lors du congrès des HLM de Lyon, le 19 septembre 2007. La date a son importance : Laurence Parisot était sur la liste des invités de la soirée de lancement, en présence de la ministre du Logement, Christine Boutin. Invitation qu’elle n’a pas honorée, retenue à Paris par un rendez-vous avec le Premier ministre.

Officieusement, les patrons savent qu’ils vont récupérer avec l’AEL une part supplémentaire des fonds du logement social et accroître les ressources du Medef, en mal d’argent. Un budget de 2 millions d’euros par an doit permettre de faire fonctionner l’association qui, une fois constituée, adhérera à l’organisation patronale. Le partage avec les petits patrons se fait sur la base des postes occupés à l’UESL (quatre au Medef, un à la CGPME) : 1,6 millions et 400 000 euros.

Pour ne pas faire de jaloux, les syndicats de salariés ont droit à une structure similaire, l’Association pour la promotion et l’étude du logement des salariés (APELS). Moins richement dotée : un million d’euros seulement, à partager entre les cinq confédérations (CGT, CFDT, FO, CFTC et CGC).

Une convention de financement
est passée entre l’AEL et le Medef
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(Fichier PDF)

En cette rentrée de septembre 2007, Daniel Dewavrin, alors président de l’UESL, envoie un courrier à son conseil d’administration. Dans cette lettre, le montage de l’AEL est parfaitement expliqué :

  • Un précédent conseil d’administration de l’UESL du 4 juillet 2007 (voir le document ci-contre) précise le « plafond de défraiement des organisations pour 2007 » (3 millions d’euros) et la clef de répartition entre patronat et syndicats
  • Le 17 septembre 2007, un autre conseil d’administration raconte par le menu les errements de la création de l’AEL qui, après avoir envisagé de louer des bureaux de 343 m2, a loué une surface de 1042 m2 pour un loyer annuel de 436 Keuros TTC charges comprises. Soit 418 euros du mètre carré.
  • Résultat : 176 Keuros sont partis en fumée, avant même que l’association n’ouvre son premier dossier

Malgré cette première erreur de gestion, une équipe est constituée, sous la direction de Valérie Fournier, la présidente des SA de HLM, une proche d’Etienne Guéna, le monsieur logement social du Medef depuis 1987.

« Toutes les informations
ont été données à la présidente »
Voir le document

(Fichier PDF)

n’est pas encore publique. Or, le Medef a signé pendant l’été une convention de financement type, signée par la secrétaire générale de l’organisation, Anne Valachs. Une convention jumelle de celle signée par la CGPME (voir le document).

Cette permanente du Medef (entrée en 1985 dans la maison et brutalement licenciée il y a quelques jours) a-t-elle pu prendre une telle initiative sans en référer à quiconque ? Son supérieur hiérarchique direct, Jacques Creyssel, ancien directeur général du Medef, licencié en juillet 2008, est formel :

« Tout ceci s’est fait dans une transparence absolue. Toutes les informations ont été données en temps utile à la présidente du Medef, notamment par le vice-président trésorier, Christian Baffy. »

Outre ce démenti, l’argument selon lequel « le Medef n’a jamais été partie prenante de l’AEL » ne tient pas. Un détail dans la chronologie des faits ne plaide pas en faveur de la thèse défendue par la présidente du Medef. Laurence Parisot dénonce le dispositif de l’AEL à partir de mars 2008, suite aux déclarations très offensives de Daniel Dewavrin sur l’affaire de l’UIMM, jugées en diffamation il y a quelques jours. A l’époque, l’homme fort de la métallurgie est aussi président de l’UESL. Parisot veut sa tête.

Sous la pression, Dewavrin finit par quitter ses fonctions au 1% logement début juillet 2008, après la publication de plusieurs éléments d’un audit de la Cour des comptes mettant en cause des coûts de fonctionnement trop élevés et des procédures de contrôle peu fiables. Puis Laurence Parisot se débarrasse de son directeur général, Jacques Creyssel, d’Etienne Guéna et enfin d’Anne Valachs. A-t-elle utilisé l’AEL comme prétexte à ces règlements de compte ? Difficile de le savoir, la présidente du Medef n’a pas répondu à notre demande d’entretien.

Nouvelle ligne de fracture
au sein du patronat

En septembre 2008, les événements s’accélèrent. Le 9, alors qu’il sent le vent tourner, Jean-François Roubaud, président de la CGPME adresse une lettre cinglante au président d’AEL, Alain Sionneau.

« A ce jour, et en dépit de plusieurs appels téléphoniques infructueux, la CGPME n’a en aucune façon été tenue informée de l’état d’avancement des actions engagées par l’AEL.
Plus étonnant encore, aucune convocation, à une quelconque réunion d’ordre statutaire ou autre n’a été adressée à la Confédération. »

Pas de réponse. Un mois plus tard, les petits patrons dénoncent la convention qui « n’a pas été respectée ». Après l’affaire de l’UIMM, où la présidente du Medef s’est fait de nombreux ennemis chez les grands patrons, voici qu’elle se met à dos les petits entrepreneurs. Commentaire laconique de Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la CGPME :

« Nous avons été associés à cette initiative par le Medef. Ensuite, on s’est étonné de n’avoir été tenu au courant de rien, ni sur l’activité ni sur le fonctionnement. Et de n’avoir été associé à aucune instance statutaire, alors que nous figurions dans le conseil d’administration. Détail important : pas un euro n’est passé dans les caisses de la CGPME. »

A lire aussi sur Rue89
Les articles sur l’affaire de l’UIMM
L’article sur le récent procès en diffamation opposant Laurence Parisot aux barons de l’UIMM
Les articles sur Laurence Parisot

Ailleurs sur le Web
L’article du Monde sur l’AEL
L’article du Moniteur sur le lancement de l’AEL
Les différents acteurs du 1% logement

Photo : Laurence Parisot à Matignon en mars 2006 face à Jean-Louis Borloo, Dominique de Villepin et Gérard Larcher (Charles Platiau/Reuters).

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  • 26 réactions
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  • hervé_
    hervé_
    en couple
    • Posté à 00h54 le 30/01/2009
    • Internaute 58065
      en couple

    Arrêtons de jouer les étonnés, car tout le monde sait que les fonds gérés par les organisations syndicales servent à tout sauf ce à quoi ils sont destinés. S’il n’y avait que le 1% logement... Quel cynisme de leur part !

    Il faut confier cet argent à des organismes indépendants, mais évidement, personne n’y a intérêt.

    • tipoux
      tipoux répond à hervé_
      écocitoyen
      • Posté à 13h34 le 30/01/2009
      • Internaute 56930
        écocitoyen

      Vous allez un peu fort tout de meme ,pas de faux proccés ,le 1% fonctionne tout de meme.

      Mais par expérience Je suis à 200% pour une réforme du syndicaliste et de la cogestion à la française.
      Pour commencer on doit creer des gestions indépendantes dans un élan salvateur pour la collectivité et pour les organismes paritaires (Sécu,CRAM,logement etc.
      Pour une gestion indépendante et public avec le droit de regard des élus des collectivités et des syndicats et donc des citoyens ce qui serait plus sain pour la collectivité.

    • supprimé à la demande du riverain 25 mai
      supprimé à la demande du riverain 25 mai répond à hervé_
      Les politocrates a la lanterne
      • Posté à 13h51 le 30/01/2009
      • Internaute 8994
        Les politocrates a la lanterne

      commentaire falacieux !
      Méfiez-vous d’après ce commentaire l’on pourrait croire que les escrocs sont les organisations syndicales. Tel n’est pas le cas.
      Le MEDEF arrose, pour établir son racket !

  • globüz
    globüz
    cavernicole
    • Posté à 01h43 le 30/01/2009
    • Internaute 65517
      cavernicole

    En pleine crise financière le patronat en remet une couche...
    Laurence Parisot a été abusée,la pauvre chérie,et je suppose aussi que les méchant cachotiers de l’UIMM lui ont tout caché et qu’elle ne savait absolument rien de ce qu’il se passait.
    Au fait,elle fait quoi dans la vie déjà cette Laurence Parisot ? Parceque si c’est la « patronne des patrons » on se demande bien à quoi elle peut servir si elle ne sait rien de ce qu’il se passe au sein de sa propre organisation.
    Je sais pas mais j’ai la forte impression qu’on nous prend encore ouvertement pour des abrutis.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 03h31 le 30/01/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Parisot devait déjà passer devant les prudhommes quand elle était directrice de l’Ifop, à propos des stagiaires qu’elle employait illégalement dans la filiale PhoneCity. Où en est cette affaire ?
    D’autre part elle a été à l’origine d’un étrange contrat, à caractère maffieux, signé avec monsieur Gauthier-Sauvagnac où celui-ci accepte d’endosser toutes les sanctions pénales qui pourraient survenir dans le cadre de « l’affaire de l’UIMM ». En contrepartie monsieur Gauthier-Sauvagnac se verrait rembourser tous les frais de justice et de condamnation.
    Monsieur Gauthier-Sauvagnac a t-il été sanctionné au sein de l’UIMM ?
    Il n’est plus, c’est vrai, que simple délégué avec un salaire « misérable » de 20 000 euros par mois.
    Contrat qui a semble t-il suscité l’admiration de monsieur le Procureur de la République de Paris qui a vu là une entente « admirable ».(Emission « Là-bas si j’y suis » de la semaine dernière)

  • Jibus
    Jibus
    citoyen du vaste monde
    • Posté à 06h48 le 30/01/2009
    • Internaute 34102
      citoyen du vaste monde

    Et voilà où passe une partie des charges sociales qui enchérissent le coût du travail.... Dans les poches des organisations syndicales, qui louent plus de 1000 m carrés de bureaux pour 10 gugusses qui n’ont rien à faire. 3 millions d’euros, qui seraient aujourd’hui bien utiles pour aider à contrer les effets nocifs de la crise.
    Et il y a fort à parier, qu’il ne s’agit là que de la partie émergée de l’iceberg ! ! !
    Quand on pense que Sarkosy veut dépénaliser le droit des affaires... On se dit que quelque part, on marche sur la tête.
    Il faut au contraire renforcer les contraintes sur les fonctionnements déviants, c’est une question de salubrité nationale.
    Si on fait le compte avec les valises de l’UIMM, on est à près de 30 millions d’euros....

    • nemo3637
      nemo3637 répond à Jibus
      Déchoukeur
      • Posté à 13h10 le 31/01/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Il manquait 20 millions d’euros dans la « caisse noire » de 600 millions de l’UIMM. C’est ce qui a déclenché en fait le scandale deladite UIMM. Ils auraient servi à « fluidifier » les rapports sociaux, pratique qui consiste en fait à corrompre des syndicalistes et des délégués du personnel. Cela a été confirmé par l’ancien président du CNPF, ancêtre du MEDEF.
      On aurait pu, si on était dans un système de démocratie directe, pratiquer une rotation des délégués, Oui mais justement : dans un tel système de représentation la corruption est plus difficile à pratiquer que lorsqu’on a une potiche qui, une fois élue, n’a même plus de comptes à rendre à son organisation syndicale.
      Qui s’est « sucré » ? C’est ce sur quoi tous les acteurs politiques et sociaux institutionnel sont bien d’accord pour faire le « black-out ». No comment.

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 07h17 le 30/01/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    C’est bien connu :

    Mais ce n’est pas sûr qu’on y mette le même sens qu’elle !

    Lien

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 08h36 le 30/01/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    REPAIRE DE VOYOUS

    Il y a quelques années, un tel qualificatif aurait été considéré comme une outrance verbale d’opposant enfiévré. Aujourd’hui, c’est une triste et banale réalité : le MEDEF est bien un vrai repaire de voyous. Et uniquement de cela. Non plus des « entrepreneurs », mais de perverses courroies de transmission vers leurs comparses des milieux financiers, ceux-là même qui viennent d’indigner Obama au point de se faire qualifier de « honteux ».

    À l’image des augmentations gargantuesques que TOUS s’auto-accordent chaque année quel que soit la situation économique et sociale du pays, à l’image des centaines d’années de SMIC (soit autant de centaines d’emplois sacrifiés) qu’ils empochent sans vergogne pour les enterrer dans des paradis fiscaux receleurs. À l’image de ces faux-cul de politiques au pouvoir qui leur dégagent soigneusement et sournoisement le chemin des coffres. À l’image de leurs chantres médiatiques, ces onctueux ampoulés qui leur tissent des lauriers en espérant profiter des miettes.

    Les manifestants du 29 janvier doivent le savoir : tous ces gens-là au pouvoir, RIEN ne saurait changer, AUCUNE négociation ne saurait aboutir. Et les populations marries continueront à boire leur bouillon saumâtre.

    Oui, je sais, ça en fait du sale monde à virer. Mais à deux millions cinq, ça devrait être possible. Indispensable en tout cas.

  • Eliott
    • Posté à 08h15 le 30/01/2009
    • Internaute 24550

    Elle n’est jamais au courant de rien à se poser la question si sa fonction n’est pas fictive.

    Et puis sa coach à 300 000 euros/an , si on prend une dizaine de personnes plus les locaux finalement 2 millions d’euros c’est une bonne affaire.

  • heleor
    heleor
    artiste
    • Posté à 08h34 le 30/01/2009
    • Internaute 59226
      artiste

    a qui appartenait le logement ?
    qu’elles sont les sociétées qui ont bossé avec cette association
    ont elles un lien de parenté ou de copinage ?
    car le pognon est parti mais chez qui ?
    cela serait bien de le savoir.
    qu’ils magouillent on le sait, mais à qui cela profite voilà ce qui doit etre étudier.

  • désinscrit à sa demande
    • Posté à 09h06 le 30/01/2009
    • Internaute 65988
      Entrepreneur

    On continue de diaboliser nos élites : c’est facile, c’est pas cher et ça peut rapporter gros. Et puis c’est assez populiste, ça, c’est du fascisme soft... Mais le jour où nous n’aurons plus d’élites, ou les institutions seront à terre, alors ce sera le règne de la barbarie... On la voit la Bête revenir tout doucement... La Bête Rouge Brun !

    • Asder
      Asder répond à désinscrit à sa demande
      des croissants actifs
      • Posté à 09h18 le 30/01/2009
      • Internaute 54451
        des croissants actifs

      C’est à dire que pour conserver des élites et lutter contre la « bête rouge », vous êtes prêt à accepter TOUTES les magouilles, TOUS les détournements de fonds, TOUS les excès de ces gens là ?
      Belle conception de la République et de la démocratie ! La barbarie que vous redoutez est déjà à l’oeuvre pour beaucoup : le patronat nous vampirise.
      Continuez à les soutenir sans faille et la réaction sera un jour plus bien plus dure que le rouge brun !

    • jeffouletofou
      • Posté à 09h40 le 30/01/2009
      • Internaute 43444
        cddiste

      « on continue a diaboliser nos elites »
      lol de lol

      c’est qui ce troll ? ? ? ? ?

    • mhaut
      mhaut répond à désinscrit à sa demande
      ni dieu ni maitre
      • Posté à 11h15 le 31/01/2009
      • Internaute 66688
        ni dieu ni maitre

      des élites comme ça, j’en ponds tous les matins !
      Hérituère de la 40 eme fortune de France, patronne de l’IFOP, officine de désinformation quasi officielle, Mme Parisot n’a surement pas grand mérite à occuper sa fonction...
      Quand à son employé Sarkozy, il a bien du mal à faire le boulot...
      De véritables élites se mettent au service de leur pays et non à l’asservir à leurs sinistres intérêts.
      Ce sont les enseignants, les éducateurs sociaux, tous ceux qui écopent pour éviter que la galère ne sombre du fait des technocrates qui enlisent le pays dans le marasme chaque jour un peu plus.

  • karghyl
    karghyl
    informaticien, Paris
    • Posté à 10h11 le 30/01/2009
    • Internaute 17757
      informaticien, Paris

    Elle n’était pas au courant ?
    Elle préfère passer pour quelqu’un d’incompétent plutôt que malhonnête, qui ne sait pas ce qui se trame dans son syndicat ?
    Enfin là, ça commence à faire beaucoup d’incompétence, à chaque fois qu’il y a un truc louche, elle n’est pas au courant.
    Qu’on arrête de tout lui cacher ! !

    • Asder
      Asder répond à karghyl
      des croissants actifs
      • Posté à 10h53 le 30/01/2009
      • Internaute 54451
        des croissants actifs

      Comme M.de Lagardère dans l’affaire EADS ! ! !

    • yakusa
      yakusa répond à karghyl
      bretagne
      • Posté à 13h43 le 30/01/2009
      • Internaute 46972
        bretagne

      faudrait peut-etre la prévenir des 2,5 millions de personnes qui ont manifestés ce jeudi dont beaucoup ont envie de lui botter l’arriere-train. elle ne doit pas etre au courant non plus.

  • Désinscrit le 18 mai
    • Posté à 10h26 le 30/01/2009
    • Internaute 39573

    dégoût sur dégoûts.

    Et pendant ce temps là, la loi boutin va empecher les gens qui gagnent + de 1335 euros d’ acceder à une hlm ; elle va virer les vieux (en dessous de 70 ans hein ! c est qu elle est humaine madame boutin) de l’appartement familial pour les parquer dans des studios, après tout les gens des hlm c’est du betail, n’est ce pas madame boutin.

    MARRE.

    • airlane
      • Posté à 12h07 le 30/01/2009
      • Internaute 28372

      Qu’à cela ne tienne elle ira se confesser, dira 2 Pater et 3 Ave et sera absoute !

      C’est le genre de système qu’on connaît bien qui va créer des guettos et après on sera étonnés des échecs successifs de la diversité.

    • tooms4444
      tooms4444 répond à Désinscrit le 18 mai
      p'tit con
      • Posté à 13h56 le 30/01/2009
      • Internaute 41634
        p'tit con

      J’ai été TRES surpris, récemment, d’apprende que la même Mme Boutin a fait une proposition de loi concernant le revenu minimum d’existence (cf. Lien).
      C’est ça qui est terrible, avec les extrémistes : tout peut arriver !

  • paysan2
    paysan2
    retraité actif
    • Posté à 13h08 le 30/01/2009
    • Internaute 35514
      retraité actif

    Je voudrais dire à Luis Miguel Dominguin, entrepreneur, que ne méritent d’être considérés comme élites que des gens irréprochables. Il semblerait que cette qualité soit devenue facultative dans certaines sphères des pouvoirs, et que tant qu’il y aura des raisonnements comme le sien, ils portent l’entière responsabilité de voir surgir cette bête brune. Il ne faut pas inverser les rôles, et hurler avec les loups.

  • Charles SABATIER
    • Posté à 14h11 le 30/01/2009
    • Internaute 3499

    Murée, dites-vous ?

    ENVOYEZ les BULLS.........

  • Sybille
    Sybille
    Interimaire
    • Posté à 15h48 le 30/01/2009
    • Internaute 54060
      Interimaire

    « Après l’affaire de l’UIMM, où la présidente du Medef s’est fait de nombreux ennemis chez les grands patrons, voici qu’elle se met à dos les petits entrepreneurs. “
    Non seulement Parisot, ‘gentille patronne des gentils patrons’, ne sais rien, ne connaît rien, n’est au courant de rien, mais elle se fait des ennemis en jouant les Mme Propre effarouchées, outrées en découvrant les écuries d’Augias laissées en l’état par le bâron Séllière,
    Il serait bien venu qu’elle use de ses capacités professionnelles pour sonder en profondeurs le rectum du corps patronal en plus des 1% déjà exploré….

    • globüz
      globüz répond à Sybille
      cavernicole
      • Posté à 16h21 le 30/01/2009
      • Internaute 65517
        cavernicole

      Bravo pour votre analyse,j’ai particulièrement aprécié le « sonder en profondeurs le rectum du corps patronal » particulierement croquignolet...

  • tranber
    • Posté à 17h13 le 30/01/2009
    • Internaute 30657

    Je sais même pas si elle sait qu’elle est présidente du MEDEF. Elle est jamais au courant de rien, ne sait rien et ne se rappelle de rien...

    Tout compte fait, l’ont peut-être pas élue par hasard les patrons, z’avaient peut-être besoin d’un trou noir à leur tête ?