Decryptage 29/01/2009 à 15h42

Comment le pape fait entrer un schisme au cœur de l'Eglise

Christian Terras | Directeur de Golias



Des cardinaux pendant la messe pour les malades célébrée par Benoit XVI à Lourdes le 15 septembre 2008 (DR).



Après avoir reçu Mgr Fellay, supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, en août 2005 dans sa résidence de Castelgandolfo ; après avoir, en décembre 2005 “relativisé” la tradition du concile Vatican II en lui contestant sa qualité d’“aggiornamento” et de “tournant”, Benoît XVI avait, pour réfléchir à la manière d’aborder la question du schisme intégriste lefebvriste, convoqué une réunion des cardinaux responsables des différents “dicastères” (ministères) du Vatican, le 13 février 2006.

Au cours de cette réunion au sommet, Benoît XVI avait largement évoqué la question de l’évolution des relations du Saint-Siège avec la Fraternité Saint-Pie X. Et d’envisager, déjà, la possibilité de lever l’excommunication des évêques lefebvristes. Rappelons pour mémoire les écrits du cardinal Ratzinger en 1985, à l’époque gardien de l’orthodoxie romaine sous le pontificat de Jean Paul II : “Nous devons tout tenter en vue d’une réconciliation autant qu’il est possible et, pour cela, profiter de toutes les occasions”, avait-il affirmé, dans son livre “Entretiens sur la Foi, à propos justement du mouvement lefebvriste qui devait devenir schismatique trois ans plus tard. Le cardinal Ratzinger avait cependant déclaré qu’il ne voyait ‘aucun avenir pour une position de refus fondamental à l’égard de Vatican II, en soi illogique’.

Une vision des choses qui transparaît parfaitement dans le protocole d’accord du 5 mai 1988 entre le Saint-Siège et la Fraternité, protocole rédigé par le même cardinal. Mgr Lefebvre rompra au dernier moment les négociations et ne signera pas ce document.

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts de la Rome pontificale. A l’automne 2006, le pape Ratzinger-Benoît XVI offre au transfuge de l’intégrisme lefebvriste -l’abbé Laguérie- un statut sur mesure avec son Institut (sacerdotal) du Bon Pasteur. En passant outre l’avis des évêques de France.

En juillet 2007, le pape publie son ‘Motu proprio’ (décision personnelle) ‘libéralisant’ la messe en latin qui, au passage, n’avait jamais cessé d’être célébrée.

De compromis en compromissions

En juin 2008, par l’intermédiaire du cardinal Castrillon Hoyos, en charge de la Commission ‘Ecclesia Dei’ qui gère les relations avec les traditionalistes, Benoît XVI pose cinq conditions aux responsables lefebvristes pour une réintégration dans la giron de l’Eglise. Or, pour ‘ménager’ ses interlocuteurs, dans les cinq points énoncés, l’adhésion au concile Vatican II n’est pas explicitement demandée. En revanche, sont exigés le fait ‘d’éviter toute intervention publique qui ne respecte pas la personne du Saint-Père et qui serait négative pour la charité ecclésiale’ et aussi ‘d’éviter la prétention d’un magistère supérieur au Saint-Père et ne pas proposer la Fraternité un magistère parallèle de l’Eglise’.

Il n’était donc pas explicitement demandé aux évêques intégristes de reconnaître le dernier concile et la validité de la messe selon le rite désormais ordinaire de l’Eglise.

Les ratés de la réconciliation : un problème d’agenda

Rome avait alors présenté ce geste comme une proposition de ‘retour dans la communion’. Les Lefebvristes refuseront cette ‘main tendue . Le Vatican avait fait l’erreur de faire ses propositions à l’occasion du vingtième anniversaire du schisme. Il n’était pas question pour la Fraternité Saint-Pie X d’accepter un tel accord en fidélité à la mémoire de Mgr Lefebvre.


Bernard Fellay, patron de la Fraternité Saint-Pie X.

Les ponts n’étaient toutefois pas coupés : il s’agissait d’un simple problème d’agenda. Ainsi, les négociations reprirent et au début de l’automne 2008, Mgr Fellay, patron de la Fraternité Saint-Pie X, demandait à ses fidèles de réciter un million de chapelets jusqu’à Noël pour le soutenir dans ses efforts.

Le 13 novembre 2008 dans Golias Hebdo n°54, nous annoncions que la levée des excommunications des évêques intégristes était imminente. C’était chose faite le 21 janvier 2009 par le décret signé par le pape et le cardinal Re, préfet de la congrégation pour les évêques. Un décret que ce prélat signera à contre-cœur et qui lui vaudra prochainement son déplacement’…

Or, force est de constater que dans ce document du 21 janvier levant l’excommunication, les termes à partir desquels le cardinal envisageait, en 1985 et 1988, un accord avec les Lefebvristes, ont complètement disparu. Seul est demandé aux évêque intégristes le fait de reconnaître la primauté du siège de Pierre.

Quant aux questions théologiques et doctrinales de fond, elles sont reléguées aux accessoires liturgiques sous forme de futurs ‘entretiens’ ; entretiens sur lesquels pèse le flou le plus complet. Aucune repentance des évêques intégristes, aucune parole pour les insultes et les procès en inquisition qu’ils n’ont eu cesse de prononcer contre les prêtres, les évêques et les laïcs qui ont donné leur vie pour mettre en œuvre les réformes de Vatican II. Au contraire, une posture arrogante et hautaine, comme le laisse transpirer le communiqué de Mgr Fellay du 24 janvier, communiqué où il indique ce qu’il a l’intention de faire entendre au pape dans le domaine de la vraie foi catholique.

En inscrivant un schisme au cœur de l’Eglise catholique, le pape Benoît XVI a pris une lourde responsabilité : celle de vouloir régler un schisme intégriste tout en en provoquant un autre.

Celui-là ne se mettra pas en scène, ne pratiquera pas le lobby incroyable que les intégristes n’ont eu de cesse de mener auprès du Vatican depuis vingt ans pour arriver à leurs fins. Ce schisme rampant sera celui des membres du Peuple de Dieu, qui, en partant sur la pointe des pieds, sans bruit, sans éclats, videront une dernière fois l’Eglise de sa substance la plus évangélique et la plus missionnaire, ne se reconnaissent plus dans une Ecclesia qui, pour ‘sauver’ moins de 100 000 personnes d’un schisme intégriste, en perdra dans les mois prochains dix fois à vingt fois plus…

Cette décision constitue un point de non retour dans la confiance que certains gardaient encore dans les responsables de l’Eglise catholique. En ce sens, Benoît XVI en cédant aux pressions des intégristes, engage désormais l’Eglise catholique sur une voie de division. En effet, la volonté du pape de favoriser l’unité au sein de l’Eglise catholique, que l’on peut considérer légitime en soi, s’appuie sur des bases tellement faussées qu’elles ne peuvent que provoquer de nouvelles déchirures ; déchirures beaucoup plus grandes et béantes que celles qu’il veut justement réparer. En l’espèce, la décision du pape de lever l’excommunication des Lefebvristes est d’abord une victoire posthume de Mgr Lefebvre.

En partenariat avec :


Addendum le 1/2 à 11h. Mgr Williamson a exprimé ce vendredi 30 ses ‘regrets sincères’ pour les ‘souffrances’ causées au pape pour ses ‘ remarques imprudentes’... On remarquera qu’il ne rappelle pas ses ‘remarques’, et encore moins ne les rétracte.

Photo : des cardinaux pendant la messe pour les malades célébrée par Benoit XVI à Lourdes le 15 septembre 2008 (DR). Bernard Fellay, patron de la Fraternité Saint-Pie X.

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  • A déménagé le 19 avril
    • Posté à 12h41 le 30/01/2009
    • Internaute 24605

    Le pape a précisé que la levée de l’excommunication pour les évêques de la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX) ne signifiait pas de soi le retour à la pleine communion du mouvement intégriste, et qu’elle ne pouvait se faire que dans le respect de l’enseignement du Concile.

    La levée du décret est un acte de « miséricorde paternelle » (le projet principal explicite du pontificat étant l’unité des chrétiens), mais, a bien précisé Benoît XVI, elle devra être suivie de gestes de la part des intégristes, qui ne peuvent remettre en cause ni l’autorité ni du pape, ni celle du Concile, mises donc au même niveau.

    Sinon, voici un extrait de la lettre Mgr Hippolyte Simon, vice-président de la Conférence des évêques :

    « … quoi que l’on pense des décisions du Pape, il faut dire, répéter et souligner que ces quatre évêques n’ont pas été réintégrés . Et donc, Mgr Williamson, dont les propos tenus à la télévision suédoise sont effectivement intolérables, n’est toujours pas revenu au sein de l’Eglise catholique et il ne relève toujours pas de l’autorité du Pape. Les informations qui parlent de réintégration reposent sur une confusion grave entre levée des excommunications et réintégration à part entière.

    J’accorde volontiers mon indulgence à tous les journalistes et à tous les commentateurs qui ont pu confondre, de bonne foi, la levée de l’excommunication et la réintégration pure et simple. Les catégories utilisées par l’Eglise peuvent prêter à équivoque pour le grand public. Mais la vérité oblige à dire que, selon le Droit de l’Eglise, ce n’est pas du tout la même chose. Si on confond les plans on devient victime de simplifications qui ne profitent qu’à ceux qui veulent faire de la provocation. Et on se fait complice, involontairement, de ces derniers. De façon habituelle, le grand public est en droit d’exiger d’un journaliste sportif qu’il sache distinguer, par exemple, entre un corner et un essai. Pourquoi l’Eglise n’aurait-elle pas le droit d’avoir aussi son vocabulaire “ technique ” et pourquoi devrait-on tolérer des approximations aussi graves simplement sous prétexte qu’il s’agit de religion ? »

    Lettre entière ci-dessous :
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  • Nanou-Tistou
    Nanou-Tistou répond à bidulbo
    Survie attentive
    • Posté à 14h41 le 31/01/2009
    • Internaute 64080
      Survie attentive

    Aller ailleurs je suppose ou faire la baston (comme disent les mangas et les jeunes de banlieue)

  • Chris du Fier
    Chris du Fier
    Chroniqueur
    • Posté à 19h58 le 29/01/2009
    • Internaute 51129
      Chroniqueur

    Christian Terras,

    Vous meriteriez un procès en diffamation.

    Pourquoi insulter les tenants d’ une orthodoxie catholique qu’ a reniée l’ Eglise de France et ses evêques depuis Vatican II ?

    Pourquoi parler d’ un schisme que Benoît XVI aurait provoqué avec son motu proprio ?

    Quand à votre affirmation concernant le ’lobby incroyable’ que les intégristes ; .etc.. Faites moi plaisir.. occupez vous donc de choses que vous comprenez : la politique.

    Vous appartenez à cette race de Merlin l’ enchanteur que je dénonçais il y a peu près des diocèses avachis devant la Res Publica de France.

    –––––

    ALLO ? .. MON FILS ? .. NE RACCROCHE PAS … Je voulais te dire que :

    Lors de mes lectures juvéniles au pensionnat des ces bons frères Dominicains, l’Iliade et l’Odyssée, mon héros n’était pas Ajax, Hector ou Achille, mais Ulysse. Je voulais tellement m’identifier à ce fier roi de la petite Ithaque qui savait allier courage et ruse, force et intelligence pour, d« une part abattre le siège de l“ immonde Troyes (refuge du pire des outrage : la séduction de la femme d‘autrui, Hélène) et, dautre part, reprendre ses droits sur son territoire et son épouse Pénélope sur des prétendants cupides.

    Las ! Les dieux de la sagesse ne m’ont pas entendu. En 1968 , lors de la mise en route de la cabale lancée par les ’penseurs’ de la gauche moderne à l’encontre de la société traditionnelle française et plus particulièrement envers sa jeunesse, je n’ai pas eu le courage , contrairement à Ulysse, de demander à mes compagnons de m’attacher au mat du navire et de me boucher les oreilles avec de la cire, afin de ne pas entendre les nouvelles sirènes de la modernité’ rationaliste nous louer les bienfaits du merchandising et du tout à l’égout des valeurs qui avaient permis de construire notre’ France.

    Les jeux du cirque ont été lancés avec une telle force et une telle détermination pas nos instances politiques dites ’populaires’ et démocratiques qu’il semblait vraiment suranné -voir même complètement réac - d’oser parler d’éducation chrétienne, d’efforts dans le travail, de respect des croyants, et de communauté spirituelle. J’ai eu peur de me faire traiter de facho’ par les bien-pensants.

    Après quelques décennies de déstabilisation, je commence - comme beaucoup de français - à revenir à un raisonnement plus sain des valeurs par lesquelles notre patrie a été construite, et dont tu es lhéritier. Celle de l’effort, en premier lieu, celle de la question de ce que nous sommes sur cette terre, et celle du retour à nos sources propres.. : l humilité, le courage et le respect de nos valeurs chrétiennes.

    Un père ne peut s’excuser auprès de ses fils, mais il peut tenter d’expliquer quelles ont été ses faiblesses devant un environnement politique et médiatique délétère et imposé’ par les princes de la république via ce qu ils appèlent les Média. Et il peut, et il se doit de tenter d’inverser la pente mortelle dans laquelle la classe politique de ce pays tente toujours de plonger toute une nouvelle génération.

    Je ne me suis pas assez méfié des Merlin l’Enchanteur’ de cette république. Celle qui, au travers d’un ministre de l’éducation nous annonçait : Il est interdit d’interdire, ou mieux, le Bac : pas de problème : on vous le promet pour tous…Et un autre, de nous annoncer : 35 heures de travail : ce sera le paradis pour les travailleurs, et une ministre nous clamer que l’avortement : c’est bien et c’est nécessaire. Que le porno est, somme toute un, amusement comme un autre, et ainsi de suite….. Ce n’est pas que j’y croyais vraiment, mais, l’ambiance aidant, j’ai lâchement fermé les yeux et bouché mes oreilles.

    Mon directeur de conscience m’avait dit : il n’y a rien de ce qu tu as défait que tu ne sauras reconstruire avec l aide de Dieu, si tu le veux.. Aujourd’hui, je le veux, pour toi et pour tes compagnons de cette France du Devoir. Je vais utiliser les dernières années qu’ Il voudra bien m’accorder pour t’aider à lutter contre ces sirènes du malheur et de la destruction de notre navire :

    - ces lobbies que dénonçait dernièrement Raymond. Barre avant de mourir
    - ces multinationales cosmopolites qui n’ont ni Dieu ni maître sauf celui du Pognon Roi
    - ces philosophes autoproclamés qui promettent des horizons radieux dans le stupre et le matérialisme
    - ces politiciens qui ont oublié q’un peuple, c’est d’abord une communauté de valeurs et de principes
    - ces cosmopolites qui prennent la France pour un laboratoire ethnologique et/ou ethnique
    - ces présentateurs de télés et autre média qui flattent les bas instincts pour justifier leurs émoluments

    - ces évêques qui confondent diocèses et expérimentations sociales et confessionnelles

    Toutes ces sirènes doivent être traînées aux gémonies. Nous allons y travailler dorénavant. Toi et moi, mon fils, et pour que ton fils puisse vivre et grandir sur une terre chrétienne : La France..

    Chris du Fier Nov. 2007

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 23h28 le 29/01/2009
      • Internaute 61755

      c’est ça tes chroniques christ de foire ? oh...pas de doute...l’église apostolique et machin-truc est bien à l’agonie...et le coup de « merlin l’enchanteur » est d’un savoureux...mais dis-moi mon foireux, comment peut-on croire à un dogme qui, par exemple, décrète que le purgatoire est un remède au pêché...au moyen-âge et pas avant ? un gimmick quoi ! comme au cinéma...

  • bleuet1
    bleuet1
    espère malgré tout
    • Posté à 20h31 le 29/01/2009
    • Internaute 65892
      espère malgré tout

    Je vous mets ici l’article de Koz Toujours, paru sur le site causeur.fr.

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    « Il y avait l’opposition à l’avortement. Il y avait la réprobation de l’homosexualité. Il y avait l’accusation de propagation du SIDA en Afrique. Il y avait l’interdiction du divorce. Et puis, il y avait le soupçon de refus du plaisir lors du zizipanpan. Autant de choses que la société ne saurait pardonner.

    Depuis samedi, c’est du lourd : il y a la prétendue “réhabilitation” d’un évêque négationniste. Avouez que le catholique, pour être catholique, doit décidément avoir une paire de balloches bien accrochées. Ou être une fille.

    Après son arrestation par Vichy, Mounier appelait du fond de la Drôme à revitaliser, voire reviriliser, le catholicisme : “”qu’on ne fasse plus à nos jeunes chrétiens de ces regards sans acier dont on ne sait s’ils offrent ou s’ils mendient l’amour ou je ne sais quel sentiment qui reste entre l’offre et la demande, entre l’amour ou le néant, écrivait-il. Qu’ils apprennent à marcher dans le vent et seuls ». (L’affrontement chrétien)

    En l’occurrence, duc in altum, duc in altum : j’avance en eaux profondes, malgré le vent et la tempête, j’avance, j’ai confiance, j’ai confiance, j’ai confiance (il faut le répéter trois fois, sinon ça ne marche pas). Je suis dans le vent, et seul : quel bel exercice pratique que cette levée d’excommunication !

    Lorsque je lis, dans La Croix et dans Le Monde, que Matthieu Grimpret, auteur de Jeune, catholique et heureux de l’être, proclame sa « honte d’être catholique », je dis non ! Aujourd’hui encore, je suis jeune et catholique. Je suis surtout toujours heureux de l’être. Et, n’en déplaise, j’en suis même fier. D’ailleurs, on ne peut être fier que des choix difficiles : l’occasion est donc rêvée. Et puisque je ne voudrais pas donner raison aux intégristes, moi, je fais la preuve de mon obéissance filiale sans réserves… voyez l’acier dans mon regard.

    Pour autant, et toujours pour ne pas donner raison aux intégristes de tout poil, je sais que la disposition au martyr n’est pas une preuve suffisante de la pertinence d’une position. Alors tâchons de nous expliquer. Car, dans la précipitation habituelle, il est un mot que se renvoient les uns et les autres, de site à site, sans se soucier de sa parfaite inexactitude : le Vatican aurait « réhabilité » Richard Williamson. Selon Matthieu Grimpret, il s’agit même de « rendre toute sa place à un évêque qui nie la Shoah ». Au risque de lasser mon lectorat, je dis et je redis non !

    Le 7 décembre 1965, le Pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras lisaient une déclaration commune par laquelle ils levaient les excommunications réciproques prononcées par les deux églises chrétiennes. Quarante-quatre ans après, le dialogue se poursuit continue, franchit des étapes remarquables, mais les églises orthodoxes et catholiques sont toujours séparées. La Fraternité Saint-Pie X (ie les intégristes) en général et Richard Williamson en particulier n’ont donc pas, du seul fait de la levée de l’excommunication qui les frappait, rejoint le giron de l’Eglise catholique romaine.

    Le fait d’avoir levé les excommunications permet uniquement d’envisager un dialogue sur les divergences de fond.

    Richard Williamson n’est pas aujourd’hui un membre de l’Eglise catholique. Il n’en est pas un fidèle, il n’en est pas un évêque. Et, si le dialogue avec la Fraternité Saint-Pie X promet d’être ardu, avec Richard Williamson, cela promet d’être encore une autre paire d’étoles. Car ce bonhomme apparemment calme qui réussit le tour de force de considérer que le 11 septembre est le fait du gouvernement américain et de citer les Protocoles des sages de Sion, estime aussi que Vatican II est l’œuvre d’un complot judéo-maçonnique contre l’Eglise… Autant dire que, si l’Eglise peut l’endurer, il se montre également insultant à son encontre. L’heure de la « réhabilitation » de Richard Williamson n’a pas sonné. Et l’on peut penser qu’elle ne sonnera jamais.

    Williamson est d’ailleurs à ce jour toujours suspens a divinis : il n’est pas en pleine communion avec le Pape, ne peut prêcher dans l’Eglise catholique, ni donner la communion, ou aucun autre sacrement. Les prêtres qu’il ordonne sont toujours eux-mêmes suspens a divinis et les sacrements que donnent ces derniers donnent sont illicites.
    Williamson est toujours frappé de cette sanction, contre ce que l’Eglise considère comme un délit, et celle-ci l’empêche de se réclamer de l’Eglise catholique, la seule, la vraie, l’unique, la sainte, l’apostolique et romaine. Bref : la mienne.

    Voilà bien toute la quadrature du cercle car nous attendons tous confusément du Pape qu’il pose aujourd’hui un acte clair pour réaffirmer ce que seuls des esprits aussi affûtés que celui de Williamsom peuvent lui contester : son ferme rejet de tout ce que sous-tendent les propos de Willy, et ses propos mêmes. Bref, qu’il le sanctionne, qu’il le colle à Parthenia à la place de Mgr Gaillot, qu’il l’envoie comme le défunt fondateur des Légionnaires du Christ mener une vie de retraite et de prière dans un monastère isolé, où il devra assister chaque jour à la messe en langue vernaculaire, ceci à supposer bien sûr que la justice britannique ne s’en saisisse pas avant.

    Seulement voilà : Richard Williamson ne fait pas partie de l’Eglise catholique, et le Pape serait bien en peine de sanctionner. Tragique, non ?

    D’ailleurs, on notera que, le Vatican ne pouvant le faire, la Fraternité Saint-Pie X l’a fait et a demandé pardon au Pape et à tous les hommes de bonne volonté pour les propos tenus.
    Bref, je comprends parfaitement le trouble causé et l’incompréhension, d’autant que je ne me rencarde moi-même sur les sanctions canoniques que depuis vendredi dernier. Mais, si la tâche est rude, si la communication entre le Vatican et le monde - moins pressé de connaître les formules de l’Eglise que celles d’Harry Potter - est difficile, on ne peut renoncer à expliquer encore. Et l’on ne peut laisser croire, Matthieu, que les divorcés-remariés soient, eux, excommuniés, et que l’Eglise soit en train de négocier le retour d’un évêque qui nie la Shoah.

    Je n’ai pas honte d’être catholique car, bien comprise, la décision du Pape, solidaire des juifs, n’emporte évidemment aucune acceptation des « opinions négationnistes et des comportements à l’égard des juifs, inacceptables de la part de certains membres des communautés auxquelles l’évêque de Rome tend la main ».
    Je n’ai pas honte d’être catholique quand l’Eglise tente, au-delà de tel ou tel hiérarque, de rassembler les brebis plutôt que de prendre son parti, plus facile, de la division.
    Je n’ai pas honte d’être catholique car « les propos négationnistes ne sont pas ceux d’un chrétien ». Ils n’ont rien à voir avec ma foi. Ils ne sont que l’expression de la bêtise ordinaire dont le baptême pas plus que l’ordination ne protègent qui que ce soit.
    Je suis pour ma part toujours jeune, toujours catholique, toujours heureux de l’être.
    C’est quand le vent se lève qu’il faut tenir la barque.
    Les marins le savent.

    Alors, comme disent les Marines et Saint-Malo : Semper fidelis. »

    • unouveaucompte
      unouveaucompte répond à bleuet1
      • Posté à 21h26 le 29/01/2009
      • Internaute 39715

      Ils ne sont que l’expression de la bêtise ordinaire dont le baptême pas plus que l’ordination ne protègent qui que ce soit.

      voilà le résumé simplifié qui peut être entendu par tous

  • Bardamu
    Bardamu
    difficile
    • Posté à 21h31 le 29/01/2009
    • Internaute 25491
      difficile

    M. Terras est le « catholique » préféré des bouffeurs de curé et autres fanatiques d’extrême-gauche (pardon pour le pléonasme).

    On le sort de sa boîte chaque fois qu’il est question de vomir sur l’Eglise catholique, sport de combat présentant peu de risques, en tout cas beaucoup moins que s’en prendre aux juifs ou aux musulmans, ce qui explique le nombre élevé d’adeptes.

    Là où M. Terras se trompe lourdement, c’est quand il écrit :

    « Ce schisme rampant sera celui des membres du Peuple de Dieu, qui, en partant sur la pointe des pieds, sans bruit, sans éclats, videront une dernière fois l’Eglise de sa substance. »

    C’est tout le contraire : l’église catholique a perdu beaucoup de ses ouailles en raison de la veulerie et des pleurnicheries permanentes des « chrétiens de gauche » comme M. Terras, toujours prêts à s’agenouiller devant la moindre niaiserie pseudo-progressiste, et à renoncer à défendre les spécificités de la spiritualité catholique.

    Le syndrome « télérama » en quelque sorte.

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 00h33 le 30/01/2009
      • Internaute 61755

      bardatruc lit télérama ? moi non plus...mais la démonstration est intéressante...« m. terras est... »...là où m. terras se... » et on finit par(t’aimes bien le « on » non ?) les spécificités de la spiritualité catholique...
      pfff..les spécificités de la spiritualité catholique...dis nous en plus...

  • tandaba
    tandaba
    citoyen
    • Posté à 21h41 le 29/01/2009
    • Internaute 41996
      citoyen

    respecter la vie, c’est accepter la mort ; et non faire croire à un au-delà. Ces querelles sont très importantes, car elles déterminent l’évolution de notre culture chrétienne. Pour ma part, j’aimerai une vraie place pour nous, les catholiques non-croyants, au sein de l’Eglise.

    • Endymion
      Endymion répond à tandaba
      • Posté à 23h39 le 29/01/2009
      • Internaute 67716

      Catholique non-croyant ? C’est un nouveau concept intéressant.

      Dadaïste comme l’escalier qui monte en bas ?

      Ou poétique comme « l’obscure clarté qui tombe des étoiles » ?

      • Nanou-Tistou
        Nanou-Tistou répond à Endymion
        Survie attentive
        • Posté à 13h28 le 31/01/2009
        • Internaute 64080
          Survie attentive

        J’ai lu récemment que Charles maurras n’était pas croyant mais qu’il voulait l’ordre catholique comme élément d’ordre social et de culture français. Peut-être que Tandaba tient ce genre de raisonnement ?

  • TonyMo
    TonyMo
    hummm
    • Posté à 21h38 le 29/01/2009
    • Internaute 22269
      hummm

    Les enchers continuent entre les trois grands religions monothéismes.
    Qui va gagné ? Qui sera le plus sans pitiés avec ses croyants et ses ennemis ?
    « Seigneur Dieu »

    • Nanou-Tistou
      Nanou-Tistou répond à TonyMo
      Survie attentive
      • Posté à 13h33 le 31/01/2009
      • Internaute 64080
        Survie attentive

      Lire ce que je disais hier. Le problème n’est pas entre croyants modérés de quelque religion ou confession que ce soit mais entre intégriste de tout poil de quelque religion ou confessions qu’ils soient. Ils sont la honte des religions qui elles prônent la paix. J’ai dit un jour à un ado (d’une religion non chrétienne) : vous reconnaîtrez un homme (ou une femme) de Dieu ce qu’il prêche paix, tolérance et respect. Les autres évitez les absolument. Il en était soulagé et m’a remercié. Vu comme cela, c’est tout simple !

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 22h09 le 29/01/2009
    • Internaute 45067
      Littéral

    Le XIVe siècle n’est pas pour rien le siècle de la peste noire, effrayante épidémie qui a décimé les deux tiers de la population européenne.
    La crise est si profonde que l’église de Rome (pour la distinguer de l’église chrétienne de Constantinople) se déchire lors de ce qu’on a appelé le Grand Schisme d’Occident.

    Les états féodaux extrêmement affaiblis déclenchent des luttes féroces de pouvoir et placer un pape acquis à la cause d’un de ces états à la tête de l’église de Rome devient un enjeu capital. Plusieurs papes et antipapes se disputent très violemment le trône du pontife.

    Cette période de division dans l’église de Rome est une des pages les plus noires de l’histoire du clergé pontifical.

    Mais quand les clercs réduits à une poignée de vieillards séniles et à de rares soixantenaires qui représenterons des congrégations de laïcs plus ou moins diaconisés, la lutte pour prendre la tête de l’État du Vatican relèguera à une plaisante bouffonnerie le schisme du XIVe.

    Alors le Vatican deviendra la première théotechnocratie.

    Là, il n’y aura pas de Dieu pour nous protéger.
    Qui nous gardera de cette néo Jérusalem, ce cyber-Léviathan ?
    Adam Smith, reviens ! J’ai peur !

  • olivier_lefébure
    • Posté à 22h42 le 29/01/2009
    • Expert 50266
      avocat

    Plus je lis d’articles sur le sujet, moins je comprends : quelqu’un peut-il me dire si la levée de l’excommunication des évêques lefebvristes met fin au schisme, ou si elle est un « simple » geste en direction de la fraternité Saint-Pie X qui ne met toutefois pas un terme au schisme (ce que je croyais jusqu’à présent) ?

    • Endymion
      • Posté à 23h10 le 29/01/2009
      • Internaute 67716

      Elle n’est qu’un geste du Pape en direction de 4 « évêques ». Elle n’est en aucun cas une reconnaissance de la théologie sous-jacente à la Fraternité Saint Pie X.

      Car il faut lever une erreur. Benoit XVI n’a jamais réhabilité la messe en latin : elle n’avait jamais été condamnée. La liturgie établie par Paul VI après Vatican II autorisait simplement la célébrationde la messe en langue locale et cette formule a connu un immense succès.

      La messe qu’a autorisée Benoit XVI est une messe sur l’ancien rite de Saint Pie V qui est aussi différente de la messe actuelle qu’une messe orthodoxe. Ceci n’est pas grave en soi car l’Eglise Catholique admet en son sein une multitude de rites (uniate - orthodoxe -, melkite, maronite, chaldéen, etc ...). Il l’a autorisée ne rappelant que deux choses de bon sens :
      1/ la messe normale (ordinaire) est la « nouvelle » messe post Vatican II. Point à la ligne.
      2/ pour ceux qui ne se sont jamais habitués au changement de rite, il leur reconnaît le droit de continuer l’ancien rite. Il le justifie en disant qu’après tout, la nouvelle liturgie est celle de notre temps mais qu’on ne peut pas retirer tout mérite à l’ancien ce qui supposerait que les catholiques ont fait n’importe quoi pendant 5 siècles (je sais que de mauvais esprits anticléricaux façon XIXe siècle me diront que c’est le cas - au fait, j’ai une bonne nouvelle pour eux, l’Affaire Dreyfus s’est fini dans le triomphe de la justice -)

      Il faut cependant reconnaître que Benoit XVI a une nostalgie avouée de la beauté des rites anciens. Beauté purement formelle.

      Personnellement, le chant grégorien m’ennuie. Mais je dois avouer que les chants d’Eglise modernes ressemblent parfois à du mauvais (pléonasme) Céline Dion, les décibels en moins. Et que pour assister à une messe dans une église moche avec des chants nuls et un sermon terne, il faut vraiment avoir la foi. Mais que néanmoins je préfère le nouveau rite à l’ancien : j’ai essayé une foi pour voir. Pour moi, la messe de Saint Pie V, non merci mais je m’interdis de l’interdire à d’autres.

      Pour conclure, il est vrai que ceux qui se rattachent à cette messe traditionnaliste sont souvent conservateurs avec les conséquences que cela suppose au niveau politique. On l’a vu avec les déclaration négationnistes de Williamson. Mais ne mélangeons pas tout.

    • A déménagé le 19 avril
      • Posté à 11h18 le 30/01/2009
      • Internaute 24605

      autre explication (bien écrite) ici :

      Lien

    • Nanou-Tistou
      Nanou-Tistou répond à olivier_lefébure
      Survie attentive
      • Posté à 13h22 le 31/01/2009
      • Internaute 64080
        Survie attentive

      Voir l’hebdo « La vie de cette semaine N°3309 P22
      Il est dit que ces 4 évèques ont été sacrés sans mandat pontifical d’où l’excommunication. Mais qu’ils n’auront pas besoin d’être réordornés au sein de l’eglise romaine“en cas de rétintégration complète. A priori, pour revenir à ‘la pleine communion’ avec Rome, lever ‘la suspense a divinis’, ils devraient néanmoins prononcer devant les autorités compétentes de l’Eglise la profession de foi dite par les évèques le jour de leur ordination. Cette ‘pleine communion’ n’étant pas encore réalisée, on peut considérer que le shisme intégriste n’est pas résorbé ;

  • Endymion
    • Posté à 22h54 le 29/01/2009
    • Internaute 67716

    Plusieurs remarques sur cette article. Golias est une revue qui se prétend catholique mais manifestement ne connaît rien au fonctionnement de l’Eglise et au droit canonique.

    Benoit XVI répond à la demande individuelle de prétendus évêques (car schismatiques) qui veulent rester catholiques et reconnaître l’Eglise : tout le contraire d’un schisme.

    Cette levée d’excommunication est une mesure individuelle qui permet de participer aux sacrements de l’Eglise (celle de Vatican II). Comment réintégrer des gens dans une communauté si vous leur interdisez de partager ses droits et devoirs ?

    Maintenant, le Pape (voir ses déclarations) et l’Eglise (voir les déclarations des évêques de France) apprécieront si ces « évêques » jouent le jeu.

    Certes, çà démarre mal avec la déclaration stupide d’un négationniste. Mais la levée d’excommunication est un point de doctrine religieuse mais pas de doctrine politique. Si on peut parler de doctrine.

    De toute manière, j’accorderai un moment d’écoute à un négationniste le jour où il m’expliquera où sont passés les millions de Juifs manquants après 1945. Si l’écart de plusieurs millions de Juifs entre 1945 et disons 1933 est un trucage statistique,bravo aux auteurs. En attendant, laissons les négationnistes éructer dans leur coin, personne ne les croit.

    Mais il permettent à ceux qui découvrent en 2009 les vertus de l’antinazisme le luxe de se donner une bonne conscience pour pas cher.

    Enfin, s’il fallait virer tous les abrutis de l’Eglise, il y aurait encore moins de monde à la messe. De la même manière, s’il fallait virer tous les abrutis de chaque communauté humaine qu’ils infestent, il n’y aurait plus de communauté humaine. Y compris celle des internautes qui laissent des commentaires sur Rue89.

    Alors un peu d’esprit critique mais moins d’anathèmes faciles qui permettent de se hausser du col du type « qu’est-ce que je suis bien comme mec ou nana ! ».

    Après tout l’Eglise prône le pardon des offenses et des erreurs à ceux qui reviennent dans le droit chemin. Je demande donc aux journalistes de Golias s’ils rejetteraient un assassin qui sort de prison et qui décide de se réintégrer dans la société. A les lire sans doute. Belle leçon de tolérance ! Ou alors certains méritent l’indulgence et pas d’autres ? Mais qui les a institués juges suprêmes de la juste pensée ?

    Amicalement

  • lorans
    lorans
    heureuse expat
    • Posté à 23h07 le 29/01/2009
    • Internaute 67724
      heureuse expat

    Merci Benoît, ça fait quelques temps que j’hésitais, mais maintenant ma décision est prise : je quitte l’église catholique !

    • Endymion
      Endymion répond à lorans
      • Posté à 23h14 le 29/01/2009
      • Internaute 67716

      Ce n’est pas un peu extrême comme décision ?

      Avez-vous quitté la France parce que Réné Bousquet était un ami de Mitterrand ?

      Avez-vous cessé d’écouter Bach parce qu’il est allemand comme Hitler ?

      Avez-vous arrêté la vodka parce que Staline en buvait ?

      L’indignation n’est pas en soi une vertu.

      Amicalement

    • A déménagé le 19 avril
      • Posté à 11h18 le 30/01/2009
      • Internaute 24605

      Bon vent !

    • Humain
      Humain répond à lorans
      • Posté à 13h02 le 30/01/2009
      • Internaute 21387

      Vous quittez l’Eglise Catholique... ! ! !

      Ha ?

      Et allez-vous quitter la France parce que Sarko est comme Sarko ?

      Quittez vous votre téléphone parce que sa fabrication exploite les pauvres de l’Afrique ?

      Arretez-vous d’acheter des baskets parce qu’elles sont fabriquées par des enfants en Asie ?

    • Nanou-Tistou
      Nanou-Tistou répond à lorans
      Survie attentive
      • Posté à 13h38 le 31/01/2009
      • Internaute 64080
        Survie attentive

      Suggestion sans frais : Vous pouvez essayer l’église réformée de France ERF. Il sont modérés, il y a des femmes pasteurs et vous resterez chrétien. (mais le culte est parfois long, c’est la Parole de Dieu en premier !)

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 00h11 le 30/01/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    VOUS VOUS RENDEZ COMPTE ?

    Non mais vous vous rendez compte, ces grands benêts, à leur âge, sur la photo, tous un jour sortis du ventre d’une femme ? Imaginez-les, des années plus tôt, à la maternité, suçant innocemment leur pouce... Et les voilà aujourd’hui, nourrissons mal dégrossis, avec leurs chapeaux si lamentablement ridicules (des bonnets d’âne mis de traviole) !

    Je vous salue, Marie, mère de Dieu, pleine de grâce
    Priez, oh oui priez de toutes vos forces
    Pour le salut de ces imbéciles...

  • wulfranc
    wulfranc
    retraité
    • Posté à 23h56 le 29/01/2009
    • Internaute 67368
      retraité

    Il faudrai organiser un mouvement un sondage en forme de pétition exigeant la démission de Benoit 16 sous peine de faire un shisme créant une Eglise de l’ouverture et de continuité du concil vatican 2.Je suis sur qu’il y aurai certainement beaucoup plus de fidéles dans cet objectif que les quelques 150.000 Tradits fachistes qui désirent reprendre le pouvoir d’une Eglise du passé.

    • Nanou-Tistou
      Nanou-Tistou répond à wulfranc
      Survie attentive
      • Posté à 00h50 le 30/01/2009
      • Internaute 64080
        Survie attentive

      Je ne sais pas. Il y a de moins en moins de croyants chrétiens en France , et c’est les tradis qui vont à la messe tous les Dimanches poussés par une fidélité très extérieure à une foi profonde mais ils y sont, eux ! Chez les Protestants, c’est les évangélistes qui vont au culte tous les dimanches ! Je caricature un peu mais à peine.
      La majorité silencieuse devrait se montrer un peu plus combative mais ... ! Je sais nous avons tous tant de choses à faire (moi la première) et tant d’autres soucis. Mais... (Cf « Matin brun “Quand ils sont venus frapper à ma porte, il n’y avait plus personne pour protester ;” car j’avais fais l’autruche jusque là quand ils arrêtaient les autres)
      Vous autres cathos, vous avez une hiérarchie écrasante, un refus maladif des femmes prêtres et maintenant des intégristes revanchards et négationnistes soutenus par le pape ! Bref, c’est la Totale !

      • bleuet1
        bleuet1 répond à Nanou-Tistou
        espère malgré tout
        • Posté à 13h58 le 30/01/2009
        • Internaute 65892
          espère malgré tout

        Dans une société civilisée, nous devrions discuter avant de nous battre. ; -)

         
        • Nanou-Tistou
          Nanou-Tistou répond à bleuet1
          Survie attentive
          • Posté à 13h47 le 31/01/2009
          • Internaute 64080
            Survie attentive

          Je parlais au sens figuré, combat politique. Mais méfiez vous des intégristes. Ils ont le plus souvent la haine des autres dans le coeur. (Un peu comme les sectes qui se croient aussi les meilleures) Amicalement (Tiens moi aussi je suis capésienne mais 1991 !)
          Et puis pour l’oeucuménisme, si cher à mon coeur ayant des cathos, des athées et des protestants dans ma famille, avec des intégristes cathos, c’est fini et bien fini. D’ou ma hargne pugnace !

        1 autres commentaires
    • Endymion
      Endymion répond à wulfranc
      • Posté à 00h59 le 30/01/2009
      • Internaute 67716

      Je ne suis pas tradi et je ne souhaite pas la démission de Benoit XVI.

      « Tout ce qui excessif est insignifiant »

  • Nanou-Tistou
    Nanou-Tistou
    Survie attentive
    • Posté à 00h40 le 30/01/2009
    • Internaute 64080
      Survie attentive

    Actuellement le problème des religions est surtout celui des intégristes de chaque religion (ou confession). Il ya plus de différence entre un intégriste (croyant empli de la haine des autreset même de lui même finalement) et un croyant modéré de la même religion qu’entre un athée et un croyant en général. Chaque religion devrait dénoncer publiquement ses propres intégristes et voila que le pape catholiquefait l’inverse, il les réconcilie. Je ne le portais pas en grande estime mais là c’est fini. Je suis très contente de ne pas être catholique parce que je n’aimerai pas être à leur place !

  • trobador
    • Posté à 02h20 le 30/01/2009
    • Internaute 29340

    Lo grand masèl...
    En juillet 2009 cela fera 800 ans. (en français, le grand massacre, le sac de Béziers...)
    2000 ans de massacres et y’en a qui en veulent encore ! Et nous on pleure notre culture morte.

    • Calamantran
      Calamantran répond à trobador
      Espincheur
      • Posté à 18h34 le 30/01/2009
      • Internaute 66857
        Espincheur

      Oui, tu as raison de rappeler le grand massacre de Béziers, il y a bientôt 800 ans. Mais quoiqu’ils nous imposent, notre culture n’est pas morte. Elle ne mourra jamais parce que des gens comme toi le rappelleront.

  • cathocaro
    cathocaro
    maître d'école
    • Posté à 07h17 le 30/01/2009
    • Internaute 67749
      maître d'école

    il serait peut-être judicieux de vous demander simplement qui est Mr TERRAS, et quelle publication est Golias, pour vous rendre compte que les buts- avoués ou non- de cette « revue » sont simplement la destruction la plus systématique de l’Eglise Catholique.
    Monsieur TERRAS se présente sûrement comme un esprit ouvert et éclairé, mais je doute que beaucoup de véritables cathos se reconnaissent réellement dans ses prises de positions outrancières....

  • Putt Bill
    • Posté à 11h47 le 30/01/2009
    • Internaute 30603

    La religion ou le meilleur moyen de s’atrophier le bulbe !
    Pour s’en guérir, lire (ou relire) « Le crépuscule des idoles “...
    Merci qui ? .. Merci Friedrich ! ! !

    • Nanou-Tistou
      Nanou-Tistou répond à Putt Bill
      Survie attentive
      • Posté à 13h50 le 31/01/2009
      • Internaute 64080
        Survie attentive

      Réponse typiquement athée. Mais merci de participer au débat. En terminale philo F Nietsche est le seul qui m’est fait profondément douter de ma foi pendant 3 longs jours. Son père était pasteur, sans doute plus rigoriste que croyant positif.

  • A déménagé le 19 avril
    • Posté à 13h03 le 30/01/2009
    • Internaute 24605

    Lettre ouverte de Mgr Hippolyte Simon,
    vice-président de la Conférence des évêques de France

    Le 29 janvier 2009

    ***

    Lettre ouverte à ceux qui veulent bien réfléchir…..

    Je ne sais pas si je suis en colère ou si je suis malheureux : la vérité tient sans doute des deux. Mais trop, c’est trop, alors je dis : ça suffit ! Le déchaînement médiatique contre le Pape Benoît XVI, qui aurait réintégré quatre évêques intégristes, dont un négationniste avéré, ne relève pas de la critique, mais de la calomnie et de la désinformation. Car, quoi que l’on pense des décisions du Pape, il faut dire, répéter et souligner que ces quatre évêques n’ont pas été réintégrés . Et donc, Mgr Williamson, dont les propos tenus à la télévision suédoise sont effectivement intolérables, n’est toujours pas revenu au sein de l’Eglise catholique et il ne relève toujours pas de l’autorité du Pape. Les informations qui parlent de réintégration reposent sur une confusion grave entre levée des excommunications et réintégration à part entière.

    J’accorde volontiers mon indulgence à tous les journalistes et à tous les commentateurs qui ont pu confondre, de bonne foi, la levée de l’excommunication et la réintégration pure et simple. Les catégories utilisées par l’Eglise peuvent prêter à équivoque pour le grand public. Mais la vérité oblige à dire que, selon le Droit de l’Eglise, ce n’est pas du tout la même chose. Si on confond les plans on devient victime de simplifications qui ne profitent qu’à ceux qui veulent faire de la provocation. Et on se fait complice, involontairement, de ces derniers. De façon habituelle, le grand public est en droit d’exiger d’un journaliste sportif qu’il sache distinguer, par exemple, entre un corner et un essai. Pourquoi l’Eglise n’aurait-elle pas le droit d’avoir aussi son vocabulaire « technique » et pourquoi devrait-on tolérer des approximations aussi graves simplement sous prétexte qu’il s’agit de religion ?

    Reprenons donc exactement ce qui s’est passé. Suite à l’élection du Pape Benoît XVI, en Avril 2005, les évêques de la Fraternité Saint-Pie-X, fondée il y a plus de trente ans par Mgr Lefebvre, ont demandé à reprendre le dialogue avec Rome, mais ils avaient mis deux préalables : premièrement, la libéralisation du Missel de 1962, ce qui a été fait par le motu proprio, en juillet 2007 et, deuxièmement, la levée des excommunications.

    Que signifie la levée des excommunications ? Pour prendre une comparaison familière, je dirai ceci : quand Mgr Lefebvre est sorti, c’est-à-dire quand il a désobéi en ordonnant quatre évêques malgré l’avis formel du Pape, c’est comme s’il y avait eu, automatiquement, une barrière qui était tombée et un feu qui s’était mis au rouge pour dire qu’il était sorti. Cela voulait dire que si, un jour, il voulait rentrer, il faudrait qu’il fasse d’abord amende honorable. Mgr Lefebvre est mort. Paix à son âme ! Aujourd’hui, ses successeurs, vingt ans après, disent au Pape : « Nous sommes prêts à reprendre le dialogue, mais il faut un geste symbolique de votre part. Levez la barrière et mettez le feu au clignotant orange ! » Le Pape, pour mettre toutes les chances du côté du dialogue, a donc levé la barrière et a mis le feu au clignotant orange. Reste à savoir maintenant si ceux qui demandent à rentrer vont le faire. Est-ce qu’ils vont rentrer tous ? Quand ? Dans quelles conditions ? On ne sait pas. Comme le dit le cardinal Giovanni Battista Re [préfet de la Congrégation des évêques], dans son décret officiel : « il s’agit de stabiliser les conditions du dialogue ». Peut-être que le Pape, dans un délai que nous ne connaissons pas, leur donnera un statut canonique. Mais pour l’instant, ce n’est pas fait. Le préalable au dialogue est levé, mais le dialogue n’a pas encore commencé. Nous ne pouvons donc pas juger les résultats du dialogue avant qu’il n’ait eu lieu.

    Là-dessus, la veille du jour où devait être publié le décret du Cardinal RE, voici qu’une télévision suédoise publie ou republie les propos clairement négationnistes de l’un des quatre évêques concernés, Mgr Williamson. Le Pape, quand il a donné son feu vert à la signature du décret par le Cardinal pouvait-il connaître les discours de Mgr Williamson ? Très honnêtement, je crois pouvoir dire que non. Et c’est en un sens plutôt rassurant : c’est le signe que le Vatican n’a vraiment pas les moyens de faire surveiller tous les évêques et toutes les chaînes de télévision du monde ! C’est donc ici qu’il ne faut pas se tromper d’interprétation : que signifie cette coïncidence entre la signature d’un décret, prévue pour le 21 Janvier, et donc connue de Mgr Williamson, et la diffusion des propos télévisés du même personnage ?

    Que chacun se demande : à qui profite le crime ? A qui profite le scandale provoqué par des propos d’une telle obscénité ? La réponse me semble limpide : à celui ou à ceux qui voulaient torpiller le processus inauguré par la signature du décret ! Or, pour peu que l’on suive un peu ces questions et les différentes interventions de Mgr Williamson depuis quelques années, il est clair que lui ne veut à aucun prix de la réconciliation avec Rome ! Cet évêque, dont je répète, qu’il n’a encore aujourd’hui aucun lien de subordination canonique vis-à-vis de Rome, a tout simplement utilisé la méthode des terroristes : il fait exploser une bombe (intellectuelle) en espérant que tout le processus de réconciliation va dérailler. Il fait comme tous les ultras de tous les temps : il préfère laisser un champ de ruines plutôt que de se réconcilier avec ceux qu’il considère comme des ennemis.

    Alors je le dis avec tristesse à tous ceux qui ont relayé, - avec gourmandise ou avec douleur-, l’amalgame entre Benoît XVI et Mgr Williamson : vous avez fait le jeu, inconsciemment, d’un provocateur cynique ! Et, en prime, si j’ose dire, vous lui avez offert un second objectif qui ne pouvait que le ravir : salir de la pire des manières la réputation du Pape. Un pape dont il se méfie plus que de tout autre, car il voit bien que ce Pape ruine absolument tout l’argumentaire échafaudé jadis par Mgr Lefebvre. Je ne peux pas développer ici ce point. Je ne fais que renvoyer à un article que j’avais publié dans les colonnes du journal Le Monde, l’an dernier, au moment de la publication du Motu Proprio : « Quand je lis, un peu partout, que le Pape accorde tout aux intégristes et qu’il n’exige rien en contrepartie, je ne suis pas d’accord : il leur accorde tout sur la forme des rites, mais il ruine totalement leur argumentaire sur le fond. Tout l’argumentaire de Mgr Lefebvre reposait sur une prétendue différence substantielle entre le rite dit de Saint Pie V et le rite dit de Paul VI. Or, réaffirme Benoît XVI, il n’y a pas de sens à parler de deux rites. On pouvait, à la rigueur, légitimer une résistance au Concile si l’on pensait, en conscience, qu’il existait une différence substantielle entre deux rites. Peut-on légitimer cette résistance, et a fortiori un schisme, à partir d’une différence de formes ? »

    Pour un fondamentaliste, et qui plus est, pour un négationniste forcené comme Mgr Williamson, Benoît XVI est infiniment plus redoutable que tous ceux qui font l’apologie de la « rupture » introduite par le Concile Vatican II. Car s’il y a rupture, alors il est conforté dans son opposition à la « nouveauté ». Mais celui qui démontre paisiblement que le Missel de Paul VI, la liberté religieuse et l’œcuménisme font partie intégrante de l’authentique Tradition Catholique, celui-là lui enlève toute justification.

    J’ai bien conscience qu’il faudrait développer mon argumentation. Que chacun veuille bien me pardonner de renvoyer aux sites internet où tout ceci est visible. Mais je souhaite surtout que chacun veuille bien se méfier des provocations trop bien montées. Quant à ceux qui s’obstinent à répéter que Joseph Ratzinger a servi dans les Jeunesses hitlériennes, qu’ils veuillent bien relire le témoignage qu’il a donné à Caen, le 6 Juin 2004, pour le soixantième anniversaire du Débarquement en Normandie, et qu’ils se demandent ensuite ce qu’ils auraient fait à sa place. ..Quand on hurle un peu trop fort avec les loups d’aujourd’hui, on ne fait pas bien la preuve que l’on eût été capable de se démarquer des loups de l’époque…

    Reste un point qui est second mais cependant très grave : il faudra tout de même s’interroger sur la communication des instances romaines lorsqu’il s’agit de sujets aussi sensibles. Après la polémique de Ratisbonne (qui mériterait elle aussi d’être démontée attentivement..), j’espère – mais je me réserve d’en parler plutôt en interne - que les responsables de la Curie vont procéder à un sérieux débriefing sur les ratés de leur communication. Pour le dire d’un mot, voici comment j’ai vécu les choses : Mercredi 21 janvier, les milieux intégristes italiens, qui croyaient triompher, « organisent une fuite » dans « Il Giornale ». Aussitôt le tam-tam médiatique, se met en route. Mais nous, membres des conférences épiscopales, nous ne savons absolument rien ! Et pendant trois jours les nouvelles – erronées, qui parlent à longueur de journée de réintégration – prolifèrent dans tous les sens comme un feu de brousse. Tout y passe. Arrive alors la « bombe » de Mgr Williamson… Et c’est seulement samedi matin, - trois jours trop tard ! -, que nous recevons le communiqué officiel du Cardinal RE. Comment voulez-vous que nous puissions remettre le débat sur des bases correctes ? Le Cardinal Ricard s’y est employé, de très bonne façon, mais le feu était parti, et plus personne ne pouvait alors entendre une parole raisonnable.

    Maintenant que la poussière commence à retomber, essayons de reprendre calmement nos esprits. Comme disait ma Grand-mère : d’un mal Dieu peut faire sortir du bien. Le mal c’est que le Pape Benoît XVI a une nouvelle fois été traîné dans la boue par une majorité de grands médias, excepté, Dieu Merci, La Croix et quelques autres. Beaucoup de catholiques, et beaucoup de gens de bonne volonté, sont dans l’incompréhension et la souffrance. Mais le bien, c’est que les masques sont tombés ! Si le dialogue continue malgré tout avec les évêques de la Fraternité Saint Pie X, - sous réserve, bien sûr, qu’ils passent la barrière maintenant levée- , le discernement pourra se faire, car tout le monde sait un peu mieux ce qu’ils pensent les uns et les autres.

    Pour conclure, j’ai envie de m’adresser aux fidèles catholiques qui peuvent, non sans raison, avoir le sentiment d’être un peu trahis, pour ne pas dire méprisés, en cette affaire : méditez la parabole du Fils prodigue, et prolongez-la. Si le Fils aîné, qui avait d’abord refusé d’entrer dans la fête, dit qu’il veut rentrer, allez-vous le refuser ? ? ? Ayez suffisamment confiance en vous-mêmes et en l’Esprit qui conduit l’Eglise, et qui a aussi guidé le Concile de Vatican II, pour penser que la seule présence de ce fils aîné ne suffira pas à étouffer la fête. Donnez à ce dernier venu un peu de temps pour s’habituer à la lumière de l’Assemblée où vous vous tenez…

    + Hippolyte Simon,
    Archevêque de Clermont.
    Vice-président de la Conférence des évêques de France

    • cathocaro
      cathocaro répond à A déménagé le 19 avril
      maître d'école
      • Posté à 13h40 le 30/01/2009
      • Internaute 67749
        maître d'école

      merci de mettre les points sur les I
      pour poursuivre la lecture, ou lire autrement...
      Lien

    • egide
      egide répond à A déménagé le 19 avril
      Littéral
      • Posté à 23h17 le 30/01/2009
      • Internaute 45067
        Littéral

      La rhétorique simpliste de Mgr Simon n’est pas suffisante. Il existe un droit ecclésiastique.

      Eu égard au fait que les membres de la fraternité professent sans sourciller un anti-judaïsme certain qui est d’ailleurs rattaché au rite tridentin que les pape Jean XXIII et Paul VI avaient rendu caduque et désuet en raison même de cet anti-judaisme explicite dans le rituel même.
      Même Jean Paul II dont on ne peut douter de la mansuétude à l’égard des intégristes n’avait pas levé cette restriction quand à la réactualisation de ce rite violemment antiœcuménique.

      Au moins, ce pape savait-il les ravages dans son église d’origine de l’antijudaïsme et de l’antisémitisme.
      Car on a pas oublié et on ne l’oubliera jamais la violence odieuse d’avoir tenté d’installer un carmel dans l’enceinte du camp d’extermination nazi d’Auschiwtz-Birkenau.

      Il suffit donc d’expliquer en terme de droit canonique quelle est la situation des clercs de la fraternité St Pie X vis à vis de l’église catholique.

      Faire une analogie entre la levée des excommunications mutuelles entre églises chrétiennes d’Orient et l’église catholique romaine d’Occident et la levée de l’excommunication frappant les évêques et peut-être les prêtres de la fraternité St Pie X me parait un effet de communication.

      Les membres des clergés catholiques des pays de l’Union Européenne doivent se rendre compte qu’ils ne représentent qu’une minorité de croyants dans la plupart de ces nations complètement déchristianisées à part 4 ou 5 et encore cela pourrait se discuter de ce qu’il en est vraiment (Irlande, Espagne, Italie, Autriche, Pologne). Ils ne peuvent plus s’adresser à l’opinion européenne dans son ensemble depuis la chaire.

      Lors d’une décision papale, il faut cesser cette hypocrisie de considérer qu’il ne s’agit que d’affaires religieuses. On ne peut dissocier le pape du pontife. Chaque déclaration du pape est aussi un acte proprement politique puisqu’il est de jure un chef d’État.

      Cette nature politique de l’administration catholique, il est temps qu’elle soit assumée.

      Le clergé catholique européen s’est marginalisé en ne rénovant pas la figure du clerc telle qu’elle a été formulée par l’école française de spiritualité au XVIIe siècle et renforcé au XIXe par le piétisme doloriste prôné plus que théorisé par le curé mystique Jean-Marie Vianney.

      Il ne tient qu’à ce clergé en renouvelant sa posture de retrouver une portée à sa parole, en acceptant d’intégrer enfin l’humble place qui lui est acquise d’être un courant spirituel, culturel et religieux minoritaire parmi des peuples majoritairement incroyants aux seins d’états laïcs et neutre en matière religieuse.

      En ne trichant pas sur la nature politique attachée exclusivement à la situation particulière des clergés catholiques du monde entier soutenus diplomatiquement par le Vatican, unique état clérical reconnu dans le monde.

      A moins qu’on nous rétorque qu’il s’agit d’affaire intérieure de l’église catholique et qui ne regarde qu’elle ?

      • Bardamu
        Bardamu répond à egide
        difficile
        • Posté à 18h08 le 31/01/2009
        • Internaute 25491
          difficile
      • Bardamu
        Bardamu répond à egide
        difficile
        • Posté à 18h08 le 31/01/2009
        • Internaute 25491
          difficile
      • Bardamu
        Bardamu répond à egide
        difficile
        • Posté à 18h08 le 31/01/2009
        • Internaute 25491
          difficile
      • Bardamu
        Bardamu répond à egide
        difficile
        • Posté à 18h21 le 31/01/2009
        • Internaute 25491
          difficile

        Parler de « rite violemment antioecuménique » à propos de la messe de Saint Pie X n’a pas de sens.

        L’oecuménisme désigne la volonté d’unir les différentes confessions chrétiennes, et n’a donc rien à voir avec les rapports du catholicisme avec le judaïsme ou l’islam.

        Rappelons par ailleurs aux malcomprenants chroniques que le « perfidus judaicus », par exemple, désigne en latin d’église le juif en tant qu’il embrasse la « mauvaise foi » en ne reconnaissant pas le Christ...

        Ecrire de plus « Car on a pas oublié et on ne l’oubliera jamais la violence odieuse d’avoir tenté d’installer un carmel dans l’enceinte du camp d’extermination nazi d’Auschiwtz-Birkenau. » est assez confondant.

        La « violence odieuse » consistant à établir un lieu de prière à côté d’un lieu de souffrance, non, je ne vois pas.

        Sauf à considérer que des catholiques n’ont pas le droit de prier pour des Juifs ? Etrange !

  • rastapopoulos
    • Posté à 15h54 le 30/01/2009
    • Internaute 38953
      bonne

    ils sont tout beaux avec leur petit chapeau ! ! ! ! ! ! !
    mais les bonnets d’ane sont pas dans le bon sens

  • ovni2
    ovni2
    parlà
    • Posté à 17h11 le 30/01/2009
    • Internaute 56436
      parlà

    La critique que l’on peut faire sur la tragédie de l’Holocauste est qu’on lui donne la suprématie par rapport aux autres génocides. Si Mgr Williamson avait nié à la télévision le génocide de 1,2 million d’Arméniens par les Turcs, je ne pense pas que les journaux auraient parlé de ses déclarations de la même manière »

  • Chris du Fier
    Chris du Fier
    Chroniqueur
    • Posté à 23h26 le 30/01/2009
    • Internaute 51129
      Chroniqueur

    Ben David...

    Vous vous faites le porte parole de Mgr Hippolyte Simon en rapportant sur ce forum sa lettre ouverte.

    Permettez moi de mettre en doute la sincérité de cet évêque qui s’ inscrit totalement dans la mouvance faiblarde qu’ a adopté l’ ensemble de l’ épiscopat de France vis à vis de Vatican II pour se conformer au ’politiquement correcte’ depuis Mai 68 et ont renié de ce fait leur vocation première.

    Que Mgr Williamson ait prononcé des paroles malheureuses concernant la Shoa n’ engage que lui, et en aucun cas l’ Église catholique dans son ensemble. Qu’il ait raison ou tort ne nous regarde pas. Seule l’ histoire le démontrera. Pour l’ heure celle-ci est toujours écrite par les vainqueurs de la dernière guerre.

    Et je ne comprend pas les explications douteuses de Mgr. Simon qui voudrait faire croire que Mgr Lefebvre a été une ’brebis’ perdue qu’ il voudrait comparer à l’ aîné de la parabole du fils prodigue... lequel était le cadet par ailleurs.

    Celui-ci ne s’ est pas élevé contre les nouveaux rites imposés que proposait Jean XXIII mais contre l’interdiction qui a été faite au clergé par le Vatican d’ utiliser le rite romain habituel.

    Il n’ y a pas eu ’rupture’ (schisme) il y a eu maintien du rituel. Cette différence d’ appréciation est d’ importance. Celle-ci n’ est pas relevée par Mgr. Simon dans sa lettre ouverte.

    Pour ce qui concerne l’ oecuménisme universel dont fait un usage intensif la Conférence des Évêques de France, il faudra me dire alors, ce que voulaient dire les épîtres de St. Paul et autres évangélistes si ce n’ est autre que d’ aller porter la parole du Christ à toute l’ humanité.

    Si c’est pour venir nous dire au XXIème siècle que la parole du Christ ne concerne pas les musulmans, les hébraïques, les hindouistes, les bouddhistes, les animistes, etc... alors.. à quoi ont servis tous nos martyrs qui ont tenté de porter la parole du Christ dans toutes les parties de ce monde depuis Saint-Pierre.

    Mr. David... Portez donc ce message à votre évêque préféré. Merci.

    • A déménagé le 19 avril
      • Posté à 09h37 le 31/01/2009
      • Internaute 24605

      Très sincèrement je ne connais pas ce Mgr Hippolyte Simon. J’ai juste lu cette lettre qui me paraissait apporter un éclairage nouveau et intéressant sur l’affaire.

      Je ne suis pas croyant mais ça ne m’empêche pas de bondir quand j’entends des erreurs ou carrément des mensonges.

      Ce Mgr Williamson et sa clique sont hyper malsains. Soit. Mais dire que le pape entérine leurs délires antisémites - alors qu’il pense d’abord au futur de son église et au devenir des 150 000 fidèles (pêcheurs) qui ont suivi ce mouvement - je ne peux pas laisser passer ça. Il fait tout pour éviter un nouveau schisme avec des conséquences potentielles sur des siècles et on lui répond « celui là, il a une grosse tâche ». Comme si le Vatican ne se battait pas contre Radio Marya en Pologne et son antisémitisme avéré. C’est de l’amalgame niveau collège. C’est trop facile de lire les faits hors contexte.

      Et franchement j’en ai marre du bas niveau intellectuel qui sévit depuis un certain nombre d’années (et que notre président s’arrange pour faire plonger encore plus). J’essaie de me renseigner avant de juger d’une affaire.

  • Nanou-Tistou
    Nanou-Tistou
    Survie attentive
    • Posté à 14h02 le 31/01/2009
    • Internaute 64080
      Survie attentive

    Cela regarde aussi les juifs, les diverses confessions chrétiennes autres catholiques, les musulmans, du fait de la remise en cause par les intégristes de l’oeucuménisme , du dialogue anti religieux et de la liberté religieuse prônée par Vatican 2.
    En tant que protestante, je reçois cela comme un coup de poignard face à l’oeucuménisme vécu toute ma jeunesse entre protestants et catholiques. (Je me sens à ce sujet plus proche de vieux prêtres très oeucuméniques que des jeunes prêtres plus en retrait.)
    Nous sommes en Europe très peu de chrétiens, et peu de chrétiens modérés. Il faudrait nous serrer les coudes. Benoît 16, je ne le porte pas dans mon coeur et je ne lui dis pas merci.

    • ovni2
      ovni2 répond à Nanou-Tistou
      parlà
      • Posté à 14h40 le 31/01/2009
      • Internaute 56436
        parlà

      en tant que protestante, vous êtes issue d’un schisme. Le catholicisme n’est pas votre religion, alors ne vous mêlez pas des décisions du pape, que vous ne reconnaissez pas.

      • egide
        egide répond à ovni2
        Littéral
        • Posté à 16h34 le 31/01/2009
        • Internaute 45067
          Littéral

        Où étiez-vous la nuit du 24 août 1572 ?
        A Paris peut-être ?

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