Question du jour 29/08/2007 à 21h57

Les abeilles sont-elles en train de disparaître ?



Abeille dans un glaïeul (Reuters).

Un article des Echos, puis un du Monde... La presse sonne le tocsin : les abeilles seraient en train de s’évanouir. Les témoignages d’apiculteurs s’accumulent, qui voient leurs colonies disparaître en quelques jours, sans qu’aucune abeille ne soit retrouvée morte au pied de la ruche pour autant. Elles ne sont donc pas victimes de pesticides. D’où vient ce mystère ? Le phénomène, connu aux Etats-Unis sous le nom de « colony collapse disorder » (maladie de la disparition), a été signalé l’an dernier par l’Académie des sciences américaine, qui s’inquiétait du manque de pollinisateurs et de sa répercussion sur l’agriculture. En effet, 80% des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Yves Le Conte, directeur du pôle abeille de l’Inra à Avignon, explique à Rue89 que les chercheurs américains peinent à trouver les causes de ce qui semble correspondre à une perte de mémoire, qui empêcherait les « mouches à miel » de retrouver leur ruche :

En France, le phénomène de la surmortalité des abeilles est aujourd’hui moins important qu’aux Etats-Unis, même si on a connu des précédents très graves, nous rappelle Yves Le Conte :

Les députés veulent enquêter sur ce mal mystérieux En février, une quarantaine de députés demandaient la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la surmortalité des abeilles. En faisant le point des recherches sur le monde apicole, ils soulignaient que la production de miel diminuait de 1 000 tonnes par an depuis dix ans. Dans la pétition, présentée par l’UMP Jacques Remiller, les députés s’inquiétaient des « emplois menacés » par la disparition de ruches. Mais aucune enquête n’a encore été initiée. Yves Le Conte affirme qu’il est pour l’instant difficile de tirer une conclusion définitive :

Les recherches les plus poussées, pour l’instant, sont celles réalisées par le centre apicole de Marchalamo en Espagne. Martin Higes, chercheur dans ce centre, avait constaté une disparition des abeilles dans de nombreuses colonies. Il s’est consacré à l’étude du phénomène pendant six ans. Après avoir analysé 6 000 abeilles mortes, l’Espagnol a mis en évidence en 2006, pour la première fois en Europe, l’existence d’un protozoaire appelé « nosema ceranae » transmis par une abeille asiatique, l’ » apis ceranae » . Ce protozoaire est un animal unicellulaire qui s’attaque à l’appareil digestif des butineuses. Celles-ci, désorientées, meurent dans les champs, loin de leurs colonies, qui se trouvent ainsi partiellement dépeuplées. La reine, seule abeille fertile, est mal alimentée. Peu à peu, la ruche se dégrade jusqu’à la mort de toutes les abeilles. Le « nosema apis » écarté de la liste des suspects Martin Higes explique dans ses recherches que ce phénomène n’est pas totalement nouveau. En Europe, un autre protozoaire, le « nosema apis » provoque des maladies chez l’abeille, et sévit par cycles de huit à dix ans. Ce phénomène est facilement maîtrisé avec des techniques apicoles. Le chercheur espagnol a rapidement exclu de ses recherches le « nosema apis », puisqu’il constatait une disparition exponentielle des abeilles, qui ne correspondait à aucun cycle. S’il est certain que le problème frappe les abeilles européennes, les scientifiques semblent s’accorder sur les difficultés à donner des chiffres de mortalité et surtout à en déterminer les causes. Changement climatique, pesticides, téléphones portables, transport des abeilles... ou un agrégat de tout cela ? L’Inra penche plutôt pour cette dernière réponse. Yves Le Conte insiste sur l’existence d’autres problèmes qui menacent les butineuses, outre celui de la disparition. Une dégradation générale du milieu Etienne Ceccaldi, ancien magistrat, aujourd’hui « lecteur de Rue89 » et « heureux apiculteur » , sans constater de phénomène aussi apocalyptique chez ses abeilles, nous fait part d’une dégradation générale du milieu. Il est passé d’une production de « 20 à 25 kilos de miel sans transport ni nourriture, ni transhumance » il y a une quinzaine d’années à seulement « 4 à 5 kilos par ruche » , sachant que maintenant ses abeilles doivent en plus être nourries « avant l’hiver et au début du printemps en leur fournissant une dizaine de kilos de sirop » . De son côté, Yves Le Conte est modéré sur le bilan à dresser sur la décadence des abeilles : « Il y a des cycles, des hauts et des bas, il faut être prudent avant de tirer des conclusions » , affirme-t-il.

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  • Anonyme

    « Le pollen de la discorde » un film où les abeilles de Grézet Cavagnan ramenènent du pollen OGM dans leurs ruches...
    Et où l’on voit que la culture OGM a un aspect totalitaire et menace toute les production de qualité et la liberté de produire sans OGM...

    le lien est à faire circuler...

    Lien

    Beau et édifiant, donc oui, à faire circuler...

    bzzz

    • Moustache
      • Posté à 00h58 le 30/08/2007
      • Internaute 14906

      Merci pour le lien, la vidéo dure 28 minutes et vaut le coup d’être vue et diffusée largement..

      Via la citation d’Albert Einstein citée dans un des commentaires je tombe sur cet article suspectant les antennes relais :

      Lien

      (( petite parenthèse : je suis en train de lire le Petit Cours d’Autodéfense Intellectuelle de Normand Baillargeon et il y parle du pb d’associer le nom d’un spécialiste faisant autorité dans un domaine quelconque, mais parlant d’un tout autre domaine... Einstein était-il spécialiste des abeilles ?))

      • Anonyme répond à Moustache

        il semble que cette phrase n’a jamais été prononcée par le vieil Albert (voir les sites de citations)

    • Anonyme

      Encore du grand n’impporte quoi diffusé par les jeunes internautes trop débile pour faire la distinction entre la verité et le mensonge.
      Il ne s’agit aucunement des ogm ici.

      • Anonyme

        Hé bien, toi qui est si bien informé, de quoi s’agit il alors ?

        danzen

      • Anonyme

        Mon oncle m’a raconté que la plus part des apiculteurs prennent le miel, la cire... jusqu’à la lie. et en hiver remplace le miel par de l’eau sucrée dans les ruches, ce qui affaiblie les abeilles. le rendement, le profit sont des facteurs destructeurs. Il faut laisser le dernier miel aux abeilles afin qu’elles s’en nourrissent. De plus, les agriculteurs de notre région lorraine, font de plus en plus de colza. Comme le colza fleuri plutôt, les abeilles le butinent d’abord le colza, délaissant les autres fleurs. En plus, le miel de colza est bien moins riche que n’importe quel autre miel fait d’autres fleurs. regardez lorsque vous vous promenez, les champs de blés, orges... vous ne voyez plus les coquelicots, ni les bleuets dans ces champs pourtant se sont les compagnons idéaux pour le blé ou l’orge. Lorsque j’étais plus jeune dans n’importe quel champ, nous avions des marguerites, des coquelicots, des bleuets, des centaurées, des primevères... aujourd’hui quand je me balade avec les enfants on ne voit plus rien, ces fleurs, dans ces mêmes champs, ont disparu. On revient souvent déçu.
        A trop faire des sélections, pour un meilleur rendement, on voit disparaître de très belles plantes, d’insectes pollinisateurs...

        Si nous voyons moins d’abeilles, ou qu’elles meurent trop vite c’est de notre faute. Car nous n’utilisons pas la connaissance que nous avons sur la nature. Personnellement, dans mon potager, je mets beaucoup de fleurs (capucine, oeillets d’inde, camomille, tournesol, souci...), je les associe avec mes légumes. Et mon potager s’en porte mieux.

         
        • Anonyme

          ll semble que le problème n’est peut-être pas une seule cause mais une accumulation. Un dénominateur commun (pour aussi d’autres tragédies dans notre nature) l’homme, lui-même qui a tant besoin de la nature. Et pourquoi ?
          Bien plus que jamais pour du profit monétaire quoique les politicians nous disent.
          Ici en Californie, j’ai remarqué exactement la même chose. Mon petit coin de jardin est pour les oiseaux et les papillons. Cette année, j’ai vu moins d’une douzaine de haneton (désolée je ne sais pas l’écrire) pendant le mois de Juin.
          C’est déplorable la mauvaIse santé de notre terre.

        • Anonyme

          Il est vrai que certains apiculteurs peu scrupuleux et avides au gain traitent leurs butineuses comme vous le dites (prennent beaucoup trop de miel) mais pas tous, heureusement. Personnellement, j’ai commencé l’apiculture il y a 20 ans ; j’avais une vingtaine de ruche. La production était bonne (20kg par ruche en moyenne), mes colonies étaient en bonne forme et je leur laissais tous le corps de ruche en miel pour l’hiver. J’ai arrêté de nombreuses années et il y a trois ans me suis relancé dans l’aventure pour initier mes enfants.

          Et bien le résultat est dramatique.

          Sur trois ruches, j’en ai retrouvé une vide au début du printemps de la première année, sans aucune abeille alentours. Quel choc ! ! La seconde année j’ai dû nourrir une des deux ruches restante à la fin de l’été et pour qu’elle puisse passer l’hiver sans mourir de faim car il n’y avait aucun cadre de miel en sept ! ! ! Jamais vu ça avant. Au printemps de cette année la même ruche était vide d’abeille et aucune alentours pour prouver une maladie... Vide tout simplement.

          Je tombe aujourd’hui sur les articles parlant de ce phénoméne et ne peut que confirmer selon mon expérience. Le mal serait donc dans le sud de la France.

          Sur la côte d’azur, dans l’arrière pays, il n’y a pas de grande culture, juste les petites fleurs de jardin et le thym et la lavande sauvage du col de Vence ou de Coursegoule où je menais mes abeilles pour l’été. Et bien voyez vous, en m’occupant correctement de mes butineuses, les traitants contre le varoa, leur laissant le maximum de miel... c’est la catastrophe. J’ai arrêté cette année d’avoir des ruches c’est trop dur vraiment.

        • Anonyme

          on cultive du blé et pas des coquelicot ! alors c normal kon n’en voi pas dans les parcelles

        3 autres commentaires
    • Ferdinand.Bardamu
      • Posté à 11h51 le 16/09/2007
      • Internaute 2975

      Merci pour ce lien. Je suis un peu moins stupide : -)
      A diffuser à mon avis.

  • Anonyme

    les abeilles sont des victimes, mon rôle est d’être avec les victimes. moi, je dis que tous les encagoulés qui rackettent les abeiles doivent être arrétés. Je réunirai dès demain une réunion avec mon ministre de la justice, mon ministre de l’intérieur et mon ministre de l’identité nationale pour régler le problème.

    • Anonyme

      Tu te ramollis l’anonyme (on t’a reconnu). Tu aurais pu avoir DÉJÀ déposé une nouvelle loi !

      Pourquoi ne pas étendre le service minimum aux butineuses grévistes ! C’est normal d’arrêter son service pour un oui, pour non, et de laisser de pauvres petit enfants sans leur tartine de miel et sans préavis !

      Ou arrêter la politique d’expansion de l’ours. Hier ils se comptaient sur les doigts des deux mains, aujourd’hui, on a laissé faire, et qu’est-ce qui se passe quand on laisse faire, je vous le demande, nos prédécesseurs ont laissé faire et nous voilà avec un cheptel de 32 000 ours (32 000 d’après les décomptes de M. Darcos publiés ce jour-même ; il a dit que c’était autant que d’enseignants dans UNE académie !)
      Tous ces ours dévalisent les ruches logées dans les troncs creux, ils se jettent sur les réserves des abeilles, surtout à la veille de l’hiver, il prennent tout. Et qu’est-ce qui leur reste aux abeilles pour passer la mauvaise saison, je vous le demande !

  • Syl20
    • Posté à 22h38 le 29/08/2007
    • Internaute 10075

    Il y a déjà plusieurs mois, un article était publié sur le site de Radio Nova, pointant du doigt ce phénomène alors dénoncé par les scientifiques. C’est très inquietant, mais tant qu’il y aura encore 3-4 abeilles qui zigzagrons, gageons que les politiques continuerons de virvolter devant les caméras, sans s’occuper de la planète et de l’avenir...

  • Anonyme

    la disparition des abeilles...la disparition de l’homme ! ! ! ..ne serai-ce pas Albert Einstein qui disait que si celles-ci disparaitraient l’humanité n’aurait que 4 années à vivre ! ! ! ? ? ? ...rebelle

  • Anonyme

    Ne pas mettre en relation (au moins comme sujet d’étude serieux), la destabilisation de l’echo systeme en raison du réchauffement planetaire me semblerait pour le moins imprudent. Depuis quelques années, les floraisons sont anarchiques (plus précoces souvent, plus courtes, quand certains arbres ne connaissent pas deux cycles complets dans une année !). Il n’y a pas trés longtemps un ami apiculteur professionnel me disait que ces abeilles étaient « mortes de fatigue » a force de ne plus hiberner....Je ne dit pas que cette hypothèse est la bonne mais ne pas l’explorer (vite car sans abeilles plus de fleurs, et nous allons vers un bouleversement de l’ecosysteme sans précendent)
    releverait de l’inconsciente.

    plus d’infos en tapant dans google : « abeille rechauffement ».

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 00h13 le 30/08/2007
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      Je crois savoir que l’abeille est l’insecte le plus réussi pour la pollinisation. Et que sa disparition serait une catastrophe plus grave que la fin du pétrole si on n’a pas vraiment trouvé un moyen de substitution. Allez savoir si cela ne plairait pas à ces grosses boîtes… de l’agro alimentaire.

      Bon, mais on ne peut rien affirmer ! Toutes les idées qui passent sont des idées qui passent.

      Il faut que la RECHERCHE puisse marcher à fond ! ! ! !
      Au fond c’est la seule chose que je (tu, il, elle) puisse faire :
      demander des fonds spéciaux !
      Pour le reste, pour le diagnostic, ce n’est pas aux clients du bistroit du coin (que nous sommes) de faire marcher la machine à bon sens.

      Pour le bon sens on a déjà une pointure à la Présidence. IL pourrait même se passer de ministres. Et de tous les rouages institutionels……

    • Maria Mancilla
      Maria Mancilla
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 10h03 le 30/08/2007
      • Internaute 8733
        Rue89

      Je me suis d’abord intéressée au réchauffement, en réfléchissant à cet article. Comme vous, c’est la première chose à laquelle j’ai pensé. Puis, en lisant les travaux de recherche, je me suis rendue compte qu’on n’était pas sûr qu’il s’agisse de cela, mais on n’a pas de preuve définitive.
      Ce que M. Le Conte m’a expliqué à ce sujet, notamment, est qu’il y a deux et trois ans, la récolte des butineuses dans les champs de lavande était plutôt mauvaises et que les apiculteurs ont alors pensé au changement climatique. Cette piste était en train d’être étudiée, puis... cette année la récolte est plutôt bonne ! Cet exemple illustre bien que cette hypothèse reste une hypothèse comme les autres. Dans les travaux de recherche que j’ai lus, les scientifiques insistent sur l’explication multifactorielle.

  • Anonyme

    Franchement, vous ne lisez que les Echos et Le Monde ou quoi ?
    Ca fait au moins un an qu’il y a des articles beaucoup plus poussés sur le Web anglophone. Avec beaucoup plus d’éléments scientifiques, des symposiums mondiaux et la fameuse citation d’Einstein en cerise sur le gâteau, qui donne en gros ceci : « Quand les abeilles disparaîtront de la terre, l’homme ne tardera pas à les suivre »
    Le plus important dans tout cela est que les éléments scientifiques disponibles sont beaucoup plus précis et connus depuis un moment : les fameux protozoaires existent depuis toujours, simplement les abeilles ne développent plus les anticorps pour les limiter naturellement. Et cela est vraisemblablement dû aux pesticides / OGM. Quant à l’impact des ondes d’antennes-relais de portables sur leur orientation, il est également prouvé mais comme d’habitude, vu les milliards de $ en jeu, toute info là-dessus est rapidement étouffée.

    Eh, il y a une vie au-delà des infos francophones !

    • Anonyme

      Comme d’habitude, tous les scientifiques sérieux sont prudents, montrent que la cause n’est pas simple et simpliste (scientique français et internationaux) et il faut que certains rammenent leur fraise en affirmant qu’ils savent mieux que les autres. Les grands méchants phytosanitaires et OGM (ces derniers ne représentant rien en surface en France) sont à nouveaux montré du doigt. Et si l’on suit ce genre de raisonnement idiot, on va à nouveau faire perdre du temps à la recherche en lui demandant d’étudier les réponses toutes faites comme celle-ci plutôt que de chercher des causes multifactorielles. C’est dur de comprendre que les phénomènes biologiques ne sont pas noirs et blancs, qu’ils sont plein de nuance ? Il serait temps de voir que le monde biologique en couleur et pas en noir et blanc niveau 6ème.

      • Adarshini
        Adarshini
        Idéaliste
        • Posté à 09h40 le 30/08/2007
        • Internaute 14044
          Idéaliste

        [seconde degré] Oui, tu as raison, c’est comme ces scientifiques pas sérieux qui alertaient du réchauffement climatique... tout va bien pourtant, non ? ! on a pas eu trop chaud cet été ! ... [/seconde degré]

        Parler des OGM, des produits phytosanitaires, des antennes relais, et des protozoaires, c’est ce que j’appelle des causes multifactorielles...

        Mais bon, c’est sûr que tu as sûrement un excellent niveau scientifique (4ème ?) pour dire aux scientifiques comment bosser avec des jolies photos polychromes...

      • Anonyme

        T’AS PAS SIGNé , MAIS ON T’A RECONNU, Claude Allègre !

      • Anonyme

        excellentes remarques

      • Anonyme

        C’est justement ce que disent ceux qui se méfient des ogm : tout n’est pas blanc ou noir, d’où le principe de précaution.
        De plus les ogm relèvent d’une manipulation mercantile (les fameuses graines stériles). Mais c’est un autre débat.

    • Maria Mancilla
      Maria Mancilla
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 10h17 le 30/08/2007
      • Internaute 8733
        Rue89

      J’ai lu le web anglophone, dans lequel, il me semble que justement les scientifiques eux-mêmes disent que rien n’est concluant pour l’instant. Les hypothèses que vous présentez, apparaissent dans l’article. Je commençais celui-ci par citer la presse française, parce qu’il me semble que de nombreux journaux ont traité le sujet cette semaine comme s’il y avait une actualité, alors que comme le signalent l’article, les commentaires, et les scientifiques, ce sujet est « d’actualité » depuis longtemps.

      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à Maria Mancilla
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 10h32 le 30/08/2007
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        .Il faudrait lancer une étude sur « ceux qui en savent toujours un peu plus que les autres et surtout qui le disent, qui le clament ». Comme j’en suis atteint, je vais vous dire pourquoi, et l’étude sera devenue inutile et ce sera toujours cela d’économiser.

        Voilà, nous on ouvre notre gueule très grand quand il y a conjonction d’OGM allergisants, de réchauffement globulaire par microondes et une pincée d’enzymes bougons. On aime bien gueuler quand quelqu’un a déjà commencé, on aime bien être dans la foule et de la foule. Surtout on ne doit pas laisser beaucoup de temps entre le moment où une idée nous vient et celui où l’on a fini de l’exprimer. Les phenomènes de meute c’est sympa.

        La solution : nous prier de nous taire poliment mais avec insistance !

  • Anonyme

    bon alors ça n’a rien de scientifique, mais un jardinier avec qui je discutais, dans l’est de la France, m’a assuré que les moineaux puis les merles avaient disparu dans sa région. Quelqu’un à de l’info la dessus ?

    • Anonyme

      Habitant dans le nord de l’Alsace, je n’ai pas constaté ces disparitions. Moineaux joueurs et merles chanteurs sont toujours là.
      Heureusement.
      Val

      • Anonyme

        Ici, en France aussi, dans les Pyrénées, plus d’hirondelle ou peu, si peu... !

        Et s’il s’éloignait, le temps des cerises ?

        Et Val quand cesseras-tu d’être dormeur ?

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 10h37 le 30/08/2007
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          Il habite dans un trou,
          du côté droit !
          Dans mon Sud Est à moi, l’arrière-pays de la Côte dite d’Azur,
          à la campagne, on en voit,
          mais il parait que les gardes forestiers n’arrêtaient pas de ramasser
          des cadavres de petits animaux au début de l’été
          pour cause de sécheresse. Et comme on n’a pas eu de pluie !

        • Anonyme

          Finies les grasses mat’ quand le merle flûte...
          Plus sérieusement, si je n’ai effectivement pas constaté de raréfaction des moineaux et merles, les hirondelles ne sont plus très nombreuses et les corbeaux pullulent.
          Val

        • Anonyme

          D’accord avec toi, les hirondelles sont moins nombreuses, également en Lozère et dans l’Hérault (ma région d’origine). Pour les abeilles c’est tellement évident qu’il faut être aveugle pour ne pas constater qu’on n’en rencontre plus une seule quand on se promène en campagne. C’est la même chose pour les papillons aussi, au passage.
          Tout cela, sous diverses formes, n’a qu’une seule cause : l’expansion disproportionnée et incontrôlée de l’espèce humaine. Et quand il n’y aura plus d’animaux ni de plantes, les humains se mangeront entre eux. Bonne chance aux prochaines générations...
          Audrey - Pau 64

          • Anonyme

            D’accord avec toi,meme si je vois ici en ardeche encore des papillons ! Cela fait maitenant des annees que je me casse la tete pour savoir comment nous, l’espece superpredateur,allons diminuer notre deçendance (comme ils se doit pour un superpredateur consçiente de la degradation de son environnementet de sa nourriture ) d’une maniere paisible .
            A l’echelle planetaire ,je reve d’au moins d’une generation d’etre humains qui decident d’eux meme de ne pas faire d’enfants !
            Mais cette decision ne devra jamais venir d’un gouvernement d’etat( ça sera horrible !)
            Si nous, notre generation a l’echelle planetaire, pourrait consciament apprendre a nos enfants de ne pas faire d’enfants,pour le bien-etre des future generations et de la planete ,la terre se trouvera d’ici 25 ans avec une population d’humains diminue sans passer par des scenarios de geurre ou des maladies graves organises.
            Je sais que je touche un sujet sensible ,mais il faut bien le dire :
            il est peut etre possible de vivre sur cette planete avec 10 millard d’etre humains mais il faudrait tellement se serrer la « ceinture » q’on aura du mal a respirer !
            J’aspire mille fois vers une vision du future avec une population mondiale diminue a 2millard d’etre humains « sans se serrer la ceinture » mais en decidant , chaqun de son plein, gré de ne plus faire q’un enfant par couple .
            En diminuant la population mondiale , ça sera moins de pollution, moins de guerre d’espace, de guerre de petrole , de guerre l’eau etc.etc. etc. et plus d’abeilles JONAS

          • Anonyme

            Je suis allé à une conférence au conseil général de l’Isère sur l’apiculture durable. Lors des débats, j’ai appris que le nombre de papillon a diminué de 50 % en 14 ans !
            La cause est la disprition de l’habitat des chenilles ( tout est tondu, fauché, nettoyé...) et en particulier la diminution de zones où les orties ne sont pas systèmatiquement fauchés.

            Il faut laisser un peu de nature sauvage et ne pas la vouloir formatée comme une tomate OGM.

            Christophe

      • Anonyme

        ça se passait dans le Haut-Rhin, limite Vosges/Sundgau.

    • Yémanja
      Yémanja
      Dans l'eau
      • Posté à 11h36 le 03/09/2007
      • Internaute 15640
        Dans l'eau

      Les hirondelles aussi.
      Regardez il n’y en a presque plus, seul subsistent les martinet et uniquement en ville.
      Dans le sud ouest (et à Toulouse) il n’y a plus aucune hirondelle.

  • Anonyme

    Le communisme eut les purges de Staline, le capitalisme, celles des abeilles. O tempora ! o Mores !

  • Anonyme

    Que la réponse à la question posée demande un travail de spécialistes est une réalité, que la disparition des abeilles ait un effet catastrophique sur la nature est une autre réalité, que les gens qui nous gouvernent soient plus pressés de gesticuler et de brasser de l’air que de s’occuper des problèmes urgents comme celui-ci est une troisième réalité, de mon point de vue, la plus grave. Combien faudra-t-il de disparitions pour que l’on prenne enfin la mesure. Et je ne suis pas un bobo qui fait de l’écologie de salon. Non, juste un pêcheur (celui qui fait rigoler au moment des élections pour son abstention supposée) et qui constate depuis 40 ans au bord de l’eau que la nature crève de toutes les agressions que nous lui faisons subir ! Nous sommes pitoyables.

    • Adarshini
      Adarshini
      Idéaliste
      • Posté à 09h50 le 30/08/2007
      • Internaute 14044
        Idéaliste

      S’ils gesticulent, c’est que le problème ne les interessent pas, puisque les causes sur lesquelles on peut agir sont le fait de l’activité humaine ; l’intérêt qui prime est toujours celui des lobbies.
      Loin d’y voir une catastrophe, ils trouveront à y voir un intérêt industriel, encore... ils pourront alors nous breveter de nouvelles plantes, des arbres fruitiers, autofertiles ! ... quelle aubaine que le délabrement de l’écosystème.

      C’est comme pour le pôle nord :
      Lien

  • Anonyme

    Elles se cassent car elles savent quelque chose que nous les humains denudes de sens s’efforcent a ne vouloir voir (ou comprendre).

    Elles ont tout a fait raison d’ailleur...

  • Leclere gérald
    Leclere gérald
    paysagiste
    • Posté à 10h13 le 30/08/2007
    • Internaute 9130
      paysagiste

    C’est comme même bizare que ce soit les mêmes industriels qui fabriquent les insecticides et les graines de semence généralement OGM. On connait les tueurs d’abeille et l’on fait rien contre eux. Quand on sait que pour le Grenele de l’environnement, on as dit aux apiculteurs qu’il n’y avait pas de place pour eux autour de la table. C’est un vrai scandale. Je l’ai entendu sur RMC chez BOURDIN par le représentant des apiculteurs français. Borloo bouge toi le c.. ; Profites en ton patron est à l’écoute des moindres problèmes en ce moment.

  • Anonyme

    Une etude a ete faite aux USA et a explore de nombreux facteurs (ogm, engrais, pesticides). Un facteur nouveau a ete trouve : les antennes relais pour telephone portables. Les ondes emises par les telephones portables, les relais, connexions internet wi-fi ... sont responsables dans la desorientation des abeilles. Une fois sorties de leurs ruche, les abeilles ne retrouvent plus leur chemin de retour car elles sont deboussolees par les ondes emises par les multiples relais telephoniques. Et du coup les abeilles meurent d’epuisement.

    • Anonyme

      dans l’article du Monde, ils signalent que la piste des ondes électromagnétiques a été écartée.

      • Adarshini
        Adarshini
        Idéaliste
        • Posté à 16h47 le 30/08/2007
        • Internaute 14044
          Idéaliste

        J’étais dans une coppérative agricole la semaine dernière, et un apiculteur racontait que ses abeilles avait été toutes désorientées par son téléphone portable. Quand il l’a rangé plus loin, ses abeilles allaient normalement.

        Ce n’est peut-être pas un scientifique, mais personnellement, j’aurai plutôt tendance à le croire, et à me demander qui sont ceux qui ont écarté cette piste (et s’ils sont susceptibles de faiblir face aux pressions...)

    • Micozeman
      • Posté à 11h16 le 30/08/2007
      • Internaute 9986

      Lien piqué à un(e) intervenant(e) sur l’article du Monde :
      Lien
      En espérent qu’il/elle ne m’en voudra pas.
      C’est en anglais, il y a six pages, ça vaut son pesant de cahuète et la conclusion est légerement différente. Ce qui n’exclue pas que tout le reste concourt à la catastrophe qui s’annonce...

    • systemdyne
      • Posté à 13h12 le 30/08/2007
      • Internaute 13122

      Cela me fait penser à un ami qui avait du déplacer sa ruche car elle était trop proche d’une maison. Il n’avait trouvé qu’une clairière sous une ligne haute-tension (seule pollution). Dans ce nouvel environnement, ses abeilles dépérirent.
      Les pollutions electromagnétiques antennes relais peuvent s’ajouter aux pollutions chimiques (pesticide, regent, gaucho, roundup, ogm, boues de décantation, métaux lourds, dérèglements climatiques, etc ...

      Il peut y avoir aussi des interactions entre les différentes intoxications et on ne peut pas dans ce cas là ajouter les effets pris indépendamment les uns des autres (autrement dit, 1+1 peut valoir 3).

      Les causes de la disparition des abeilles :
      - ondes électromagnétiques ? Peut être.
      - responsabilité de l’homme : très certainement.

  • Anonyme

    Ne vous inquiétez pas pour les abeilles. Elles ne disparaîtront pas aussi vite que le P.S.

    • Anonyme

      tu confonds avec les éléphants

  • Anonyme

    Méfiez-vous, la société des abeilles est de type soviétique.

    • Anonyme

      Utiliser ainsi la métaphore, ne peut que donner le bourdon.

  • Anonyme

    Antennes relais, téléphonie mobile, wifi...
    Il a déjà été prouvé que les abeilles, soumises au rayonnement micro onde pulsées, ne retrouvent plus le chemin de leur ruche et meurent...
    Et ça n’est qu’un des nombreux problèmes de ces technologies... Mais voilà, le lobby des télécommunications et le marché du GSM sont tellement puissants qu’on préfère cacher ou nier tous ces dangers.

    Des infos sur le sujet :
    Lien
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