Temoignage 29/01/2009 à 15h59

Quand mes élèves sont bourrés en cours d'histoire-géo

nimenoii | Prof

Sous une vigie consacrée à l’alcool chez les ados, Rue89 a repéré la courte réaction d’un certain Nicolas, prof trentenaire dans un lycée près de Marseille. Il a accepté de rédiger un témoignage à ce sujet, constatant être régulièrement confronté au problème dans l’enceinte de son établissement scolaire.

« Laissez-le m’sieur, il est bourré ». La phrase m’est à peine destinée, elle est lancée du fond de la classe. J’entends des murmures et des rires d’élèves entre eux. Qu’est-ce qu’il a ? Il est bourré.

Effectivement, malgré une engueulade sur mesure, l’élève assoupi dans ses bras croisés, peine à relever la tête. On est en cours et il est dix heures du matin. Je ne sais pas trop quoi faire. D’abord parce que je ne suis même pas sûr qu’il a bu et que je vais avoir du mal à le vérifier : je tente de renifler, je crois percevoir une odeur d’alcool.

« Qu’est-ce qu’il a ?
- Il est fatigué m’sieur, me répondent des élèves hilares.
- Emmenez-le à l’infirmerie. » Un copain l’emporte et je ne le reverrai pas de la journée. Il reviendra le lendemain comme si de rien n’était. Pas de nouvelle de l’infirmière ni de l’administration. Fin de l’histoire.

Je suis prof d’histoire géo dans un lycée de la région marseillaise. J’ai 36 ans et cela fait sept ans que j’y enseigne. La population n’y est ni pauvre ni riche, nous ne sommes pas en ZEP, mais elle reflète les difficultés quotidiennes d’une classe un peu moins que moyenne. Un niveau scolaire assez faible, un peu de violence, un peu de racisme, pas mal d’absentéisme. Mais des élèves globalement gentils. Et parfois, de l’alcool.

Quand j’étais élève, j’ai moi-même été un peu cancre, c’est assez rare chez les profs, et oserais-je l’avouer, je me suis déjà présenté au lycée en état d’ébriété, voire même, crime odieux, en ayant fumé du cannabis. Je devrais donc avoir une certaine compréhension du phénomène. Ce n’est pas le cas.

Chaque nouvelle confrontation me laisse perplexe mais surtout démuni. J’ai l’impression, peut-être à tort, que les pratiques actuelles diffèrent de ce que j’ai pu connaître à la fin des années 80. Et j’éprouve les pires difficultés à trouver la réponse appropriée entre la sanction, forcément lourde, et l’omission, forcément coupable.

Bonne élève et puant l’alcool

L’an dernier c’est deux filles, qui n’étaient, je crois, même pas copines avant ce jour-là, et dont l’une était plutôt une bonne élève, qui se sont présentées hoquetant de rire, bras dessus bras dessous. Elles puaient l’alcool. Avant les vacances de Noël, des dizaines d’élèves se sont promenés dans les couloirs le vendredi après midi, visiblement bourrés.

Parfois un collègue évoque un cas : un élève qui s’endort, un autre qui vomit, seul ou à plusieurs… Ce n’est pas tout le temps, ce n’est même pas fréquent, mais c’est régulier. Et puis il y a ceux que l’on ne voit pas mais dont on attrape l’évocation dans un couloir.

Des filles, des garçons, bons ou mauvais élèves, de toute origine sociale, de toute origine culturelle, qui se saoulent vite et mal, à n’importe quelle heure de la journée, sans avoir toujours de motif ou d’occasion. Et qui ensuite vont en cours. Vodka-Red Bull à la récré. Plus rapide et plus fort qu’un pétard. C’est pas festif, c’est utilitaire.

Dialogue au point mort

Il est très compliqué d’établir un dialogue sur ce sujet avec les élèves. A une classe à qui je demandais, dans le cadre de l’éducation civique, s’ils consommaient de l’alcool, je me suis entendu répondre un unanime et magnifique non. Dix-huit élèves de première et aucun consommateur d’alcool. « L’alcool, c’est pas bon, le coca c’est meilleur, l’alcool c’est mal. »

Leur rapport à l’alcool est moderne : dénigré et considéré, sans doute à raison, comme une drogue, ils l’appréhendent comme une drogue : illégal mais pratique pour ses effets psychotropes. Il ne s’agit plus d’aller s’en jeter un au bistrot après la classe, pas de plaisir dans l’alcool, mais bien de se défoncer le plus vite possible, pour aller en cours, pour aller en boite, pour rien.

Je ne suis pas sociologue, mes connaissances sur le sujet ne sont que le produit d’une faible expérience et j’aurais beaucoup de mal à expliquer cela, hors poncifs sur la désespérance d’une génération. Aucun élève n’est venu me voir pour me dire « voilà, je vais vous expliquer comment et pourquoi on se défonce ». J’entends des phrases, je reconstitue en pointillé. Mais l’impression que cela laisse est amère. Ces comportements ne semblent pas potaches, mais tristes. Ce n’est même pas de la révolte. C’est de la défonce. Et ça fait un peu peur.

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  • Thufir
    Thufir
    Consultant Communication Web
    • Posté à 16h16 le 29/01/2009
    • Internaute 67641
      Consultant Communication Web

    Bon, ce témoignage personnel, histoire de vous mettre du baume au coeur : je me suis personnellement défoncé et bourré la moitié des samedis matins de 8 à 9 pendant mon année de terminale. J’ai fini à Bac +5

    A l’adolescence, on découvre son corps. Je pense que la défonce fait partie du truc. C’est vrai que c’est un peu navrant mais globalement à mettre au même plan que l’acnée, les virées en boites débiles ou autres comportements un peu déviants, certes, mais temporaires.

    • geff
      geff répond à Thufir
      www.ecapote.com
      • Posté à 18h58 le 29/01/2009
      • Internaute 17855
        www.ecapote.com

      Et pourquoi ne pas parler des profs bourrés ? car les cours de 14h n’étaient en général pas tristes ! Le prof qui s’emporte pour un rien, le regard vague, etc etc.

      Blague à part, je me suis bourré la gueule une fois en cours de philo avant des vacances, en terminale donc.

      attitude de jeune, qui aimait effectivement expérimenter les effets de ce psychotrope. je ne regrette pas, et aujourd’hui je ne bois plus une goutte d’alcool, par choix, car expérimenter s’est bien, devenir dépendant ca l’est moins. Le discours hypocrite sur le plaisir de boire pour les qualité gustatives de l’alcool me fait un peu rire jaune.

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 16h19 le 29/01/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Tu m’étonnes que lorsqu’on étudie l’histoire contemporaine, y a de quoi se bourrer la gueule !

    Sinon, ben Nicolas, on était dans la même classe (d’age au moins), il y a quinze ans et moi c’était en cours de maths que je buvais ou que je fumais des pétards...

    Je n’étais pas le seul du lycée, dans ma classe on était deux, mais aux inter-cours on était parfois plus nombreux....

    Ah les flasques d’alcool pâtissiers, facile à voler et à planquer...

    La jeanlain, c’était le midi ou à la place ou après les cours, ça se planquait moins facilement...

    Et puis, il date de quand ce slogan ?

    Lien

  • désinscrit à sa demande
    • Posté à 16h24 le 29/01/2009
    • Internaute 65988
      Entrepreneur

    Ah ! Je comprends maintenant pourquoi les profs se plaignent que les classes sont complètement bourrées....

    • kebra
      kebra répond à désinscrit à sa demande
      Bisounours killa
      • Posté à 20h14 le 30/01/2009
      • Internaute 8550
        Bisounours killa

      L’alcool inspire Frère Tagada. J’ai souri donc cinq boules pour encourager la reconversion du troll en déconnologue révolutionnaire.

  • Jambalaya-
    Jambalaya-
    Le contenu de ce champ apparaît (...)
    • Posté à 16h35 le 29/01/2009
    • Internaute 25992
      Le contenu de ce champ apparaît (...)

    Quand j’étais au lycée, donc il y a moins d’une dizaine d’années, un bon quart de la classe était complètement défoncée à la superskunk. Surtout pour les cours après le déjeuner...tous les gros foncedars au fond de la classe endormis sur leur bureau. Les profs n’y prêtaient plus attention, chacun est libre de se pourir sa scolarité et une partie de son avenir. Bon la plupart ont décroché leur bac quand même, parce que le Bac ça s’achète...

    Par contre très peu d’alcool voire pas du tout.

    Et ce n’était pas dans une ZEP du 93, c’était au Lycée Pasteur de Neuilly !

  • Rahan FilsdeCrao
    Rahan FilsdeCrao
    (libre penseur)
    • Posté à 16h28 le 29/01/2009
    • Internaute 67504
      (libre penseur)

    Hé oui notre société fabrique un peuple tellement heureux et épanoui qu’il ne faut pas trop s’étonner de paradis artificiels recherchés. Bon dans la région marseillaise, si c’est au Pastis, c’est culturel, sinon c’est inquiétant lol
    En attendant ce n’est pas non plus trés grave vu que cette drogue est « légale ».
    Bien sûr mes 2 dernières phrases sont de l’humour... je préfère préciser.

    Ce qui me navre le plus, c’est quand je vois que vous n’avez aucune nouvelle de l’infirmerie et/ou l’administration et que vous ne savez même pas si les parents ont été prévenus et convoqués. Peut être devriez-vous en faire la demande à la vie scolaire.
    Sinon j’avais un prof qui, devant la difficulté d’établir un dialogue sur certains sujets, comme vous le soulignez, utilisait la provocation. ça marchait du tonnerre !
    genre « tous les jeunes qui boivent de l’alcool avant 18 ans sont des petits cons »... vous verrez il y aura automatiquement des réactions dont vous pourrez vous servir pour reformuler et faire avancer le débat. ;)

  • ShredBluZ
    ShredBluZ
    Ingénieur Agronome
    • Posté à 16h35 le 29/01/2009
    • Internaute 50286
      Ingénieur Agronome

    Ce rapport à l’alcool est quand même plutôt extrême ... J’étais en première il n’y a même pas 10 ans, ça m’arrivait de boire beaucoup en soirée, mais JAMAIS je n’aurais osé aller en cours bourré ... et dans le paysage lycéen de l’époque, c’était presque impensable ... J’ai un souvenir de terminale où des potes s’étaient ruinés juste avant d’aller en sport, j’en rigole maintenant mais j’avais très peur et très honte pour eux à l’époque. Et en 3 ans de lycée, je n’ai entendu que deux histoires de ce type. Les gens avaient beaucoup moins de scrupules à aller en cours défoncé que bourré.

    • malatrie
      malatrie répond à ShredBluZ
      Distraite
      • Posté à 16h54 le 29/01/2009
      • Internaute 26407
        Distraite

      Lorsque j’étais au lycée, c’était la grande mode chez les internes mâles (et un mode de vie chez les sports-études rugby, à part 2 ou 3 originaux) : tous les mercredis après-midi, descente au centre-ville et bourrage de gueule systématique (très très dur, la remontée vers l’internat !).
      D’ailleurs, lorsque j’ai appris que la mairie avait décidé de déplacer la fac au centre ville, c’est la seule raison valable que j’ai trouvée : rapprocher nos joyeux étudiants des troquets (et leur éviter les rues en pente) !

    • A déménagé le 19-12-2011
      • Posté à 17h26 le 29/01/2009
      • Internaute 48453

      Oui mais il y a 10 ans, c’est déjà la préhistoire. Le phénomène d’alcoolisation pour l’alcoolisation, l’utilitarisme décrit par l’auteur, ou le binge drinking dont parlent de plus en plus les médias, est un phénomène que l’on observe depuis 2 ans tout au plus

      Un exemple de veille de fête de la musique : Lien

      Et je ne parle même pas de la nuit de la fête de la musique...

      • mad
        • Posté à 17h30 le 29/01/2009
        • Internaute 2629

        Tu parles.
        j’ai pas mis les pieds à Bezier ces douzes dernières années, et ça se pratiquais déjà là bas quand j’y étais.

        Que ça prenne de l’ampleur et que ça change de public peut être, mais ça a toujours existé.

      • Brédala
        Brédala répond à A déménagé le 19-12-2011
        NB : dernières lignes dans " (...)
        • Posté à 17h58 le 29/01/2009
        • Internaute 63792
          NB : dernières lignes dans " (...)

        oui, tout à fait Noftal...

        j’ai cette impression aussi...
        Disons que même si cette défonce existait « avant », c’était plus rare, et ça concernait surtout les gars du Lycée Technique...

        Maintenant, même les petites nanas se démattent la tronche comme des marins revenant au port !

        ça s’est généralisé, on ne peut pas le nier.

      • Missa
        • Posté à 21h16 le 29/01/2009
        • Internaute 17795

        Chaque nouvelle génération croit réinventer l’eau chaude, et chaque vieux oublie ses conneries de jeunesse.

        Bien sûr que le « binge drinking » existait déjà il y a 10 ans mais c’était normal et personne en parlait. Je le faisais régulièrement, beaucoup de personnes de mon lycée le pratiquaient aussi.

        Je suis même à peu près sûr que ça se fait depuis une éternité.

        Allons, il ne faut pas gober tout ce que les médias racontent ; o)

         
        • A déménagé le 19-12-2011
          • Posté à 22h50 le 29/01/2009
          • Internaute 48453

          Bon, ben alors tout va bien puisque cela existait « avant » : -))

          Je peux aller me recoucher sereinement...

        1 autres commentaires
    • shillom
      shillom répond à ShredBluZ
      • Posté à 12h31 le 02/02/2009
      • Internaute 22134

      J’étais au lycée il y a un peu plus de 10 ans, mais ça ne devait pas être le même... C’était courant dans le notre, un lycée moyen de petite ville d’Ile de France, au proviseur porté sur l’autoritarisme.

      Pour résumer, nos cours de prédilection pour arriver saouls ou cannabisés étaient la philo (on « s’ouvrait l’esprit ») et l’anglais (classe de scientifiques).
      Par contre, on évitait pour toutes les matières à fort coefficient.

      Je ne m’attarderait pas sur les barbecue du vendredi qui devaient laisser le pauvre prof d’anglais qui nous donnait le seul cour de l’après midi, avec les mêmes questionnements que le rédacteur de cet article... Mais il était pas bête, il nous faisait faire des exposés ce jour là ;)

      Cependant, on cherchait essentiellement la détente et le côté sympa de picoler entre amis (je choisis bien le mot picoler, car c’était quand même ça). Pour les bangs par contre, on cherchait l’efficacité et l’effet rapide, j’avoue...

  • I.P
    I.P
    Flat4
    • Posté à 16h42 le 29/01/2009
    • Internaute 25391
      Flat4


    Avant les vacances de Noël, des dizaines d’élèves se sont promenés dans les couloirs le vendredi après midi, visiblement bourrés.

    Dans le supérieur la plupart de mes élèves sont bourrés de la veille le vendredi matin avant les vacances, enfin ceux qui sont là.
    Et quand j’étais au lycée il m’arrivait aussi d’aller bourré en cours, ça ne m’a pas empêché de faire des longues études, qui ne servent à rien quand je vois le coût horaire du moindre artisan.

    • chrisreal
      chrisreal répond à I.P
      Prof Université
      • Posté à 19h12 le 29/01/2009
      • Internaute 10866
        Prof Université

      bonjour
      Moi aussi je suis dans le supérieur (Perpignan)...et après 35 ans de carrière je n’ai jamais vu d’étudiant-e-s bourré-e-s pendant mes enseignements ! ! ! d’où ma surprise à la lecture de votre mail.
      Moi, jeune étudiant, quand j’avais trop abusé de la dive bouteille,je n’allais pas en cours ! ! ! Il semble que trente ans après, dans le sud au moins, cela reste la règle ! !
      Chris

      • kastorrr
        kastorrr répond à chrisreal
        Etudiant-stagiaire
        • Posté à 19h38 le 29/01/2009
        • Internaute 61071
          Etudiant-stagiaire

        Et bien tout dépend de vos horaires très cher professeur, et de votre cours, il faut savoir que l’étudiant est un fin stratège.

        En effet sûr que l’étudiant lambda ne va pas picoler a 8h du matin un lundi (quoi que en Espagne où j’étudie en ce moment ça se fait pas mal, surtout après la cuite du dimanche qui est une tradition...). De plus, l’étudiant sélectionne ces cours en fonction de la difficulté ou de l’intérêt qu’il lui porte : suive un cours d’histoire du cinéma bourré, c’est drôle et ça ne pose pas de problème à sa conscience personnelle même si on en retient pas grand chose (oui il y a du vécu...), mais un cours de physique quantique là ça pose un peu plus de soucis à mon avis, puis c’est surtout beaucoup moins drôle.

        Bref il faut déjà savoir que les fêtes étudiantes se déroulent le Jeudi soir généralement, d’où des vendredi assez rudes... quand à cet article, quelqu’un de bourré a 10h du matin n’est sûrement passer par la casse du bar avant le cours, mais décuvait de la veille !

        C’est peu être d’ailleurs sur ces soirées étudiantes en pleine semaine qu’il faudrait pointer du doigt. (ce n’est d’ailleurs que dans un but commercial, puisque de nombreux étudiants rentrent chez eux le vendredi soir...)

        Enfin si ça n’arrive pas trop trop souvent, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Vous jeter la pierre sur les élèves, mais je ne pense pas que les professeurs soient exent de tout reproche... heum heum, cela pourrait faire un bon article....

         
        • deecurl
          deecurl répond à kastorrr
          • Posté à 11h31 le 30/01/2009
          • Internaute 13077

          je pense sincèrement qu’il faudrait séparer les lycéens et les étudiants, ce n’est pas tout à fait la même mentalité ni le même contexte.

          quant aux soirées étudiantes elles ont lieu le jeudi non pas pour faire plus d’argent mais pour que tout le monde puisse y participer et rentrer chez soi le WE.
          beaucoup sont organisées par les élèves eux-mêmes via les associations et l’intérêt commercial est somme toute limitée puisque les bénéfices alors engrangées servent au fonctionnement et à l’organisation d’autres évenèments (pas que des soirées, d’ailleurs : tournois, festivals...)

          • kastorrr
            kastorrr répond à deecurl
            Etudiant-stagiaire
            • Posté à 12h36 le 30/01/2009
            • Internaute 61071
              Etudiant-stagiaire

            A ma fac il n’y a pas cours les vendredi sur tout le campus, en voilà une solution ! (viva la Universidad Autonoma de Madrid ! !)

        2 autres commentaires
      • I.P
        I.P répond à chrisreal
        Flat4
        • Posté à 20h46 le 29/01/2009
        • Internaute 25391
          Flat4

        Attention, je ne dis pas qu’ils ont bu dans le but de venir bourrés en cours, je dis simplement que les vendredis avant les vacances ils ont beaucoup trop bu la veille et ne sont pas sobres en arrivant.

    • yoruk
      yoruk répond à I.P
      au fil de l'eau
      • Posté à 19h34 le 29/01/2009
      • Internaute 57383
        au fil de l'eau

      Cher LP, vious faites un métier merveilleux, malheureusement gâché par des élèves.Sans élèves, ce seraient le bonheur parfait n’est ce pas ? ? ?
      Et puis celà vous laisseraient du temps libre pour faire quelques travaux à la maison, vous libérant de « moindre artisans »....
      Savez vous combien d’électeurs ont voté Sarko en subissant une telle suffisance ? ? ?
      Yoruk « manuel à jeun »...

      • I.P
        I.P répond à yoruk
        Flat4
        • Posté à 20h42 le 29/01/2009
        • Internaute 25391
          Flat4

        Mais quel est le sens de votre commentaire ?

         
        • yoruk
          yoruk répond à I.P
          au fil de l'eau
          • Posté à 21h13 le 29/01/2009
          • Internaute 57383
            au fil de l'eau

          Si la suffisance de votre propos vous échappe, je ne peux rien pour vous.

          Vous annoncez froidement :

          « faire des longues études, qui ne servent à rien quand je vois le coût horaire du moindre artisan. »

          Cà veux dire quoi « moindre artisan »… Pour qui vous prenez vous ? ? ?

          • I.P
            I.P répond à yoruk
            Flat4
            • Posté à 21h25 le 29/01/2009
            • Internaute 25391
              Flat4

            Ca veut dire que même le plus mauvais artisan a un tarif horaire hallucinant et qu’un bon est hors de portée du commun des mortels.

            Faudrait arrêter l’agressivité gratuite.

            • yoruk
              yoruk répond à I.P
              au fil de l'eau
              • Posté à 21h37 le 29/01/2009
              • Internaute 57383
                au fil de l'eau

              indécrotable... et sectaire

              • I.P
                I.P répond à yoruk
                Flat4
                • Posté à 21h40 le 29/01/2009
                • Internaute 25391
                  Flat4

                C’est toujours mieux que hargneux.

                • yoruk
                  yoruk répond à I.P
                  au fil de l'eau
                  • Posté à 21h46 le 29/01/2009
                  • Internaute 57383
                    au fil de l'eau

                  Permettez moi de vous dire, que chez le plus mauvais artisan, quel qu’il soit, jamais, vous m’entendez , jamais un apprenti n’arrivera « bourré » comme vous le dites. Le maître d’apprentissage se fera respecter, Et c’est ce qui semble vous manquer.
                  C’est tout bonnement du néo du poujadisme : mes élèves ne me respectent pas et je suis moins bien payé que mon plombier ! ! !
                  Voilà pourquoi ce type de comportement a fait le succès du slogan de Sarko sur la France qui se lève tôt. Et tant que vous n’aurez pas compris cela, on aura encore à supporter le nain arrogant qui nous télé préside

                  • I.P
                    I.P répond à yoruk
                    Flat4
                    • Posté à 21h58 le 29/01/2009
                    • Internaute 25391
                      Flat4

                    Faudrait arrêter de délirer, je n’ai aucun problème avec mes élèves et j’ai même dit avoir fait la même chose qu’eux à leur époque.

                    Et oui, je suis moins bien payé que mon plombier, mon électricien, et mon garagiste, quand au CDI j’en rêve même pas. Et comme en prime la direction nous explique que de toute manière ils s’en fichent parce que les meilleurs sont faits pour s’en aller, j’ai décidé d’écouter leur conseil.

                    Faut pas se demander ce qui fait que les études scientifiques n’ont plus le vente en poupe et pourquoi la recherche en général se casse la figure en France.

                    • Adéménagé le 3 janvier 2011
                      Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à I.P
                      menuisier
                      • Posté à 22h47 le 29/01/2009
                      • Internaute 29846
                        menuisier

                      « longues études, qui ne servent à rien quand je vois le coût horaire du moindre artisan. »

                      Parceque vous croyez que le « moindre artisan » a acquis son métier sans effort et sans talent ? .

                      pfffffffff...... !

        8 autres commentaires
    • Bernard 75010
      Bernard 75010 répond à I.P
      Salar ! é
      • Posté à 22h21 le 29/01/2009
      • Internaute 46837
        Salar ! é

      @Flat4

      Ben ouais mais artisan c’est pas le cul sur sa chaise toute la journée ! c’est largement aussi compliqué, créatif que prof, sans compter qu’être artisan cela veut dire être bon sinon pas de taf (c’est à dire clients par bouche à oreille).
      C’est quoi cette histoire que les bac+++++ devraient gagner plus que ceux qui ont de fait payé les études de ces gens (les++++). Non mais ! !

      • I.P
        I.P répond à Bernard 75010
        Flat4
        • Posté à 22h32 le 29/01/2009
        • Internaute 25391
          Flat4

        On pourrait commencer par gagner autant, ça serait pas mal.
        Enfin non tiens, si on était augmenté aussi vite que l’inflation ça serait déjà super bien.

      • kastorrr
        kastorrr répond à Bernard 75010
        Etudiant-stagiaire
        • Posté à 12h19 le 30/01/2009
        • Internaute 61071
          Etudiant-stagiaire

        ba disons que c’est pas le problème d’avoir des artisans qui gagnent plus ou moins que les gens qui ont des bac + 5, je comprends, par exemple je me fou de savoir que mon charpentier ou garagiste gagne plus que moi, tant mieux pour lui et il l’a sûrement mérité, il ne faut pas se comparer aux autres.
        Par contre, ce que I.P pointe du doigts je pense (même s’il s’est empêtrer dans de sales draps justement en comparant !) c’est plus LA rémunération des hautes études.
        Je m’explique : Je suis actuellement en Bac +5 environnement, niveau ingénieur, et si je commence en bureau d’étude l’année prochaine, je ne devrais pas toucher plus de 1200 euros, et dans le public un peu moins... Avouez qu’il y a un problème. D’où une motivation au plus bas... et un taux d’alcoolémie souvent élevé, tout s’explique !

  • tecole74hs
    tecole74hs
    passe repasse trépassera...
    • Posté à 16h43 le 29/01/2009
    • Internaute 59167
      passe repasse trépassera...

    De mon temps... non je ne peux pas démarrer ma réflexion comme mes parents le faisait, alors je regarde aujourd’hui, pour comprendre, et je vois mon fils, 20 ans, qui ne boit pas, qui ne se drogue pas,qui ne sort pas, mais qui déprime devant la télé ou l’ordi, et je vois son frère, lycéen, qui se bat et qui me raconte comment il a travaillé dans la grande distribution le 14 juillet payé comme un jour normal à cause du lundi de pentecôte travaillé et déplacable à souhait même pour un jeune en travail d’été. Vous ne voyez pas oú je veux en venir ? moi non plus, qui ne peut soutenir l’exploitation de mon fils travailleur, ni ne veut déprimer avec l’autre... De mon temps, (aïe, je l’ai dit) il y avait de l’espoir, Aujourd’hui, le jeune lucide ne perçoit pas le moindre espoir à travers la société... Sa réponse ? La défonce.

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à tecole74hs
      • Posté à 19h37 le 29/01/2009
      • Internaute 27384

      la défonce ? avec quel argent ? vous faites quoi ?

      un de mes fils aussi a voulu jouer de la pipe à eau. probleme vite réglé. sinon je me serais fendu d’une descente chez le fournisseur de daube sans passer par la case gendarmerie

      • caliban
        caliban répond à jean.pierre
        précaire
        • Posté à 13h11 le 30/01/2009
        • Internaute 49476
          précaire

        « sinon je me serais fendu d’une descente chez le fournisseur de daube sans passer par la case gendarmerie »
        un coup d’épée dans l’eau il est tellement facile de se procurer de la « daube »

  • pouette
    pouette
    étudiante
    • Posté à 16h45 le 29/01/2009
    • Internaute 31130
      étudiante

    Bonne question ! pourquoi les jeunes boivent ?

    Au lycée, je pense qu’on a dépassé le stade « adolescent mal dans sa peau », on arrive bientôt à la majorité, à l’âge du « tout est possible » et c’est « tellement fun de boire comme des grands alors que c’est interdit ». On découvre de nouvelles sensations, on passe outre sa timidité, on découvre le sexe, on rêve d’un meilleur avenir... [joli parallèle avec les manifs d’en ce moment]. Un ensemble de perspectives qui font assez peur, mais l’alcool permet peut être aussi de le prendre à la rigolade et d’avoir des choses à dire à la récré « ah ah t’étais dans un de ces états hier ! ! ! ».

    C’est plus un effet de mode en ce moment...
    Que ce soit au lycée ou en soirée étudiante... Juste qu’au lycée, on n’a pas d’appart à soi, et que le seul moment où l’on peut boire avec ses amis... c’est au lycée : s

    Peut être est-ce aussi une façon de dire « je n’appartiens pas à votre moule, et je fais ma vie comme je l’entends », chacun ses motivations. A mon avis, il y a surtout un effet de groupe : celui qui ne boit pas, c’est celui qui ne s’amuse pas... Et je dois dire que faire la fête, sobre, avec des potes bourrés, c’est assez nul...

    NB : je fais en ce moment un projet bio dans mon école sur le Red Bull. Vous pouvez signaler à vos élèves que la combinaison Red bull/vodka est très très mauvaise pour l’organisme (et pas qu’à cause de la taurine ! ! !). Encore un effet de mode assez débile, Red Bull sait très bien pigeonner les lycéens/étudiants...

    • dodu
      dodu répond à pouette
      Slow burn
      • Posté à 00h20 le 30/01/2009
      • Internaute 67365
        Slow burn

      Bon courage pour votre projet bio car la socièté qui fabrique et distribue le « redbull » fait une campagne ahurissante et j’ai entendu une interview de Madame bachelot expliquant en substance que bien sûr c’était pas une bonne idée de permettre l’introduction de cette boisson mais comme la Commission Européenne avait fait les gros yeux et que l’on avait pas l’intenntion de donner un sou pour vérifier scientifiquement les faits et bien...on attendra qu’il y ait des dégats flagrants avant de s’inquièter

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 16h47 le 29/01/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Ce qui fait peur c’est de voir des jeunes alcoolisés prendre la voiture avec les dégâts que l’on peut connaître...

    Sinon, je ne suis pas sûr que le phénomène soit plus fréquent à l’école qu’il y a une quarantaine d’années...En effet, le passage de l’adolescence reste un passage difficile, mais en 2012, ces jeunes seront en âge de voter et de dégager la chappe de plomb sarkosyste sécuritaire afin d’avoir des perpectives meilleures qu’aujourd’hui... !

    Lien

    • dodu
      dodu répond à Phil2922
      Slow burn
      • Posté à 00h29 le 30/01/2009
      • Internaute 67365
        Slow burn

      Il y a quarante an l’alcool était moins facilement accessible aux lycéens, les profs et les pions étaient plus autoritaires et ,quand un jeune faisait ce genre de connerie et se faisait prendre, s’il était viré, il était rare que la famille conteste ce genre de décision . Ce qui ne veut pas dire que l’alcool n’était pas déjà un problème pour certains ados mais en général c’était plutôt hors du lycée .

  • krista
    krista
    école de la vie
    • Posté à 16h53 le 29/01/2009
    • Internaute 66337
      école de la vie

    J’étais en terminale l’année derniere, et Nicolas expose la situation telle qu’elle l’est, celon moi.

    Ne consommant pas d’alcool personnellement (pas comme un trou du moins), j’ai occasionellement vu des ami(e)s venir dechirés en classe, s’endormant ou tombant de leur chaise.

    Le probleme, celon moi, est profond et est le fruit de la réalité des jeunes de cette époque : il savent qu’on leur ment tout le temps, beaucoup sont mal dans leur peau (ou dans leur famille, dans leur contexte social, dans leur vie), et ils se rendent compte, au fond, on joue avec eux comme des petits pionts. Bien sur ils ne le disent pas comme ça. Mais c’est une façon de fuir, et d’enfin se marrer, d’arreter d’avoir peur, de devoir bien se tenir, de dire « oui monsieur ».

    • Jambalaya-
      Jambalaya- répond à krista
      Le contenu de ce champ apparaît (...)
      • Posté à 17h00 le 29/01/2009
      • Internaute 25992
        Le contenu de ce champ apparaît (...)

      C’est surtout une attitude tout à fait irresponsable et complètement débile !

      • Piedo
        Piedo répond à Jambalaya-
        Assis
        • Posté à 17h37 le 29/01/2009
        • Internaute 43246
          Assis

        Et ça c’est un commentaire aussi pertinent qu’utile.

      • kastorrr
        kastorrr répond à Jambalaya-
        Etudiant-stagiaire
        • Posté à 19h19 le 29/01/2009
        • Internaute 61071
          Etudiant-stagiaire

        En voilà un qui aime réfléchir sur les problèmes de la vie, ça me rappel un ptit bonhomme avec des talonnettes : « alcool pas bien, drogue pas bien, réprimons ces rejetons de la société ; travaille bien, toi petit étudiant, et tu gagneras plein de sousous si tu fais tout ce que je te dis »
        elle est pas belle la France ? !

        Du coup je vais m’en jeter un petit moi tiens, ça va me détendre

         
        • deecurl
          deecurl répond à kastorrr
          • Posté à 11h33 le 30/01/2009
          • Internaute 13077

          en même temps picoler entre les cours, parce que « ça fait bien » et qu’il faut suivre le groupe c’est un bel exemple de moutonnerie aussi.

          • shillom
            shillom répond à deecurl
            • Posté à 12h43 le 02/02/2009
            • Internaute 22134

            vaut il mieux être mouton dans la rébellion ou bien mouton dans l’asservissement ?

        2 autres commentaires
    • ramassis
      ramassis répond à krista
      (ch'tite racaille)
      • Posté à 20h02 le 29/01/2009
      • Internaute 53313
        (ch'tite racaille)

      « il savent qu’on leur ment tout le temps, beaucoup sont mal dans leur peau (ou dans leur famille, dans leur contexte social, dans leur vie), et ils se rendent compte, au fond, on joue avec eux comme des petits pionts. Bien sur ils ne le disent pas comme ça. Mais c’est une façon de fuir, et d’enfin se marrer, d’arreter d’avoir peur, de devoir bien se tenir, de dire “ oui monsieur ”. »

      Alors peut-être serait-il bon d’apprendre à nos jeunes à se rebeller, à contester, à être vrais plutôt que de les laisser devenir de petits toutous qui fuient et se défoncent en silence.

      Allez, les jeunes, vous n’êtes pas finis. Affirmez-vous !

      • shillom
        shillom répond à ramassis
        • Posté à 12h36 le 02/02/2009
        • Internaute 22134

        Exactement ce que je pensais, mis à part qu’on apprend pas à se rebeller. On apprend à réfléchir par soi même, et bien souvent ça permet de prendre conscience des abbérations de ce monde, et de son injustice. Souvent on l’apprend par l’exemple de ses parents quand ils ont un esprit critique et ouvert. Par contre imaginez si ils passent leur soirée sur TF1 !

        Et dire qu’on s’en aperçoit tant d’années après...

  • CRB
    CRB
    Retraité
    • Posté à 17h03 le 29/01/2009
    • Internaute 55659
      Retraité

    C’est inquiétant, un peu effrayant.
    Peut-être devriez-vous prendre contact avec l’infirmière, le CPE et/ou le Proviseur pour leur faire part de vos observations. En particulier s’il entre de l’alcool dans l’établissement ?
    Que l’établissement « ne semble pas ne pas voir ».

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