28/01/2009 à 18h46

Cette semaine, à vous de mener « Le Bal des actrices »


Drôle, cruel et sans concession, à l’image de sa réalisatrice, le premier film de Maiwenn, « Pardonnez-moi », avait fait l’effet d’une petite bombe dans le cinéma français. Sorte de « Festen » à la française, Maiwenn y réglait ses comptes avec sa famille.

Dans son second film « Le Bal des actrices » qui sort en salle aujourd’hui, Maiwenn adopte un ton plus glamour et plus léger. Mais elle garde son style : caméra à l’épaule, elle filme la vie d’actrices françaises, Jeanne Balibar, Julie Depardieu, Karine Viard (entre autres), à la façon d’un documentaire avec en toile de fond la volonté d’évoquer la condition de la femme (des femmes).

On entraperçoit quelques hommes au passage, comme Yvan Attal, Pascal Gregory, Jacques Weber ou Joey Starr.

Mais est-ce un documentaire ? Evidemment non. C’est une comédie, l’histoire d’une réalisatrice qui veut faire un documentaire sur les actrices. Celles-ci s’amusent à jouer avec les clichés propres à leur profession, d’où quelques scènes grinçantes. (Voir la bande-annonce)

Vous connaissez le principe de la Bande du Ciné : nos riverains qui vont voir le film ce week-end ont la gentillesse de glisser leurs impressions sous ce papier-amorce. La synthèse est publiée lundi.

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Que vous inspire l’affiche du « Bal des actrices » ?

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  • 39 réactions
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  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 19h27 le 28/01/2009
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Festen à la française ? Comme vous y allez !
    C’est simplement le fait qu’elle règle ses comptes avec sa famille qui vous fait dire ça ?
    D’après la bande annonce j’ai de gros doutes. Je crois que ça n’a rien à voir avec Vinterberg.
    Nous verrons l’avis des riverains à condition qu’ils aient vu Festen de Thomas Vinterberg.

    • Amandine
      Amandine répond à Les Chats
      graphiste maquettiste freelance
      • Posté à 10h59 le 29/01/2009
      • Internaute 1609
        graphiste maquettiste freelance

      Comme indiqué dans l’article, c’est son premier film « Pardonnez-moi » qui était un peu dans la veine de « Festen », notamment une scène de repas de famille assez gratinée. De mon point de vue, la référence est plutôt pertinente.
      Lien

  • hassan
    hassan
    etudiant
    • Posté à 19h44 le 28/01/2009
    • Internaute 46150
      etudiant

    il y a des sujets grave c la fin de l’occident
    Rue89 europe1 ... ce groupe Lagardere vous.
    Journalistes vous avez endormis le peuple vous ne dénoncez plus rien pour votre confort perso mais vous etes dans le même bateau.

    Journalistes vous allez la vivre cette crise alors que votre patron Lagardere Bouygues ou Dassault seront dans une ile avec une coupe de champagne.

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à hassan
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 20h10 le 28/01/2009
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Je ne comprends pas votre message. Mon patron s’appelle Pierre Haski, il aime bien le champagne, mais à ma connaissance, il n’a pas prévu de partir sur une île. Pouvez-vous m’en dire plus ?

      • hassan
        hassan répond à Yann Guégan
        etudiant
        • Posté à 22h32 le 28/01/2009
        • Internaute 46150
          etudiant

        Votre patron est Pierre Haski et il boss pour Europe1 bref.Nous savons tous a qui les médias appartiennent simplement avec mon petit niveau je voulais dire qu’il faut lancer des debats d’actualité plus sérieux nous sommes entre dans une peridode de crise grave.

        Je sais qu’il ne faut pas affoler les gens mais il y a des limites par exemple des hopitaux de grande ville qui on perdu 45% de leur budget.
        Je m’attendais une reponse sur les sujets lancer sur rue89 que mon patron aime le champagne et que nous sommes libre.

         
        • newuser
          newuser répond à hassan
          • Posté à 23h41 le 28/01/2009
          • Internaute 25621

          C’est une chronique ciné comme toutes les semaines.

          Vous voulez pas qu’on aille tous se jeter sous un train parce qu’il fait pas beau dehors, que c’est la crise, qu’on nous prend pour des bêtes à bouffer du foin... ?
          De temps en temps c’est pas plus mal de lire des articles plus light, on est pas obligé de chercher absolument à vivre sous Prozac

          • Les Chats
            Les Chats répond à newuser
            En grève du zèle contre le (...)
            • Posté à 23h58 le 28/01/2009
            • Internaute 24526
              En grève du zèle contre le (...)

            Faut pas lui en vouloir, moi aussi j’ai été comme lui au début de l’élection de sarko et j’ai fait un peu la même remarque sur l’importance de l’actualité politique et sociale.
            Le problème n’est pas qu’il y ait des sujets plus légers, si tout le monde était acteur de cette société ça donnerait plus d’espoir et on pourrait rigoler plus souvent, mais quand on prend à coeur la tournure de la politique en France, on voudrait que tout le monde se mobilise pour en finir une bonne foi pour toute et pas seulement les jours de manifestations.

        2 autres commentaires
  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 20h36 le 28/01/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    ça me branche pas et comme je jettes plus l’argent au cinoche....

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 20h58 le 28/01/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Le genre de film qui fait beaucoup trop de battage pour être honnête..

    Racoleur comme une boite de strip tease minable à Pigalle ..

    méfiance ..

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 21h46 le 28/01/2009
      • Internaute 61755

      toutafé cher riverain...et encore...« pigalle » était plutôt bien...plus j’écoute paris inter, plus je me sens auvergnat...une demi-vieille qui cachetonne pour les fenêtres alu, des demi-vieux qui causent avec « politiquement correk » à chaque fin de phrase...une bande de faux-culs qui s’exaltent parce qu’ils sont les plus écoutés à c’t’heure...
      quand je pense que d’aucun s’offusque qu’il y a entre 15 et 16 heures un autre son de cloche...

      • N.Ivanov
        N.Ivanov répond à A déménagé le 1-6
        flamme de chambre
        • Posté à 01h10 le 29/01/2009
        • Internaute 31200
          flamme de chambre

        Parfaitement d’accord, cette affiche, racoleuse, n’augure rien de bon.

    • PIT LE CHIEN
      PIT LE CHIEN répond à Numerosix
      Wouaooouh!
      • Posté à 22h39 le 29/01/2009
      • Internaute 25924
        Wouaooouh!

      Grave erreur N°6 !
      Se renseigner, voir... avant de critiquer.
      Ce film est salutaire. La salle était pleine à 13h mercredi. Les gens riaient, étaient émus. C’est un film sur « les gens », les femmes, les hommes, la lutte incessante, le besoin d’apparaitre autre que ce que l’on est, etc... un OVNI R E U S S I ! !
      Grâce à la formidable Maïwenn et tous ses acteurs qui ont joué le jeu.

  • bbflo3
    bbflo3
    maman poétesse débrouillarde
    • Posté à 23h35 le 28/01/2009
    • Internaute 67482
      maman poétesse débrouillarde

    Le propos est très égocentrique. Divertissant ? ? Un film formel avec des actrices qui apportent du fond (de commerce) ? Enfin des actrices avec un cerveau et des émotions : Julie Depardieu, Marina Foïs, Karin Viard, Muriel Robin et j’en passe.
    Parenthèse : ça me rappelle mes quinze années passées à fréquenter ce milieu -j’ai tenté, je suis fatiguée et dépourvue de tout...... pauvre avec un avenir hasardeux, juste appris la vie mais va dire ça sur un cv-.
    En bref, durant mon immersion avec les copines comédiennes en devenir le moindre évènement prenait des proportions pharaoniques. L’hystérie n’est jamais trop loin, les frustrations au quotidien, les désirs tous azimut, les jalousies viscérales, je drague ton mec son ton nez c’est drôle, les éviers bouchés vite trouver un chevalier servant dispo, les propos bien hypocrites, les sans-limites dans la folie du moment....
    Dans le film, les aventures ont l’air du même acabit.
    Pour ceux que les soucis trépidant de soi, de moi, sous-moi et sur-moi amusent.
    Par contre j’ai un profond malaise avec l’affiche. Aperçue dans la rue, ce tas d’actrices nues de loin m’a fait penser à...... Je préfère me taire, soit je suis la seule à avoir cette impression d’horreur soit vous comprendrez sans les mots, c’est mieux. Regrettable maladresse ?

    • lesako
      lesako répond à bbflo3
      • Posté à 00h02 le 29/01/2009
      • Internaute 6479

      Vous avez parfaitement raison quand à cette affiche. Cette image de corps nus empilés, on l’a déjà vue, pendant et à l’issue des grands carnages du XXème siècle. Est-ce une maladresse ? Un acte manqué ? La réalisatrice y est-elle pour quelque chose ? Je ne sais qu’une chose, c’est que cette jeune femme est bien vulgaire.

  • Utilisateur désinscrit à sa demande le 2 janvier
    • Posté à 01h11 le 29/01/2009
    • Internaute 42903
      nc

    svp , pas ce type de film , je suis sur qu’il va faire un carton , avec tous les sinistroses , mais vous passez des freres coen a ce type de film , ca ne va plus etre RUE89 mais RUEquiez.

  • Sutpen
    • Posté à 01h18 le 29/01/2009
    • Internaute 34981

    Vous connaissez le principe de la Bande du Ciné : nos riverains qui vont voir le film ce week-end ont la gentillesse de glisser leurs impressions sous ce papier-amorce.

    Vous connaissez la réalité ? 5% des commentaires viendront de ceux qui ont vu le film

    • azerty69
      azerty69 répond à Sutpen
      ExecutieveBranleur
      • Posté à 08h47 le 29/01/2009
      • Internaute 42089
        ExecutieveBranleur

      Très exact. Petite suggestion pour Rue89 : sortir ce papier le lundi sur un film sorti le mercredi passé. Ça évitera les commentaires sans intérêts de présuppositions d’un film qu’on a pas vu. Parce que comme tout le monde je lis les comm’s de la première page d’abord et je me fatigue a lire des comm’s sans intérêt de gens qui n’ont pas vu le film, puis j’abandonne.

      2° suggestion pour Rue89 : viré les comm’s sans intérêts, hors sujets... même ceux pastillé 20 fois « top génial », parce que l’auteur fait partie d’une bande de copain qui s’auto congratule. ça ferait aussi de la lisibilité...

  • cefrandpt77
    cefrandpt77
    Retraité
    • Posté à 08h57 le 29/01/2009
    • Internaute 62588
      Retraité

    A RUE 89 ......je vous demande de me réattribuer sous mon pseudo « cefrandpt77 » les commentaires qui me concernent .... et non ceux d’un autre internaute ....ce qui est le cas en cliquant sur le pavé : à gauche « Bienvenue CEFRANDPT77 » Merci

  • groche
    groche
    chef de produit
    • Posté à 09h56 le 29/01/2009
    • Internaute 47842
      chef de produit

    Une réalisatrice qui fait un doigt d’honneur devant la caméra du Petit Journal de Canal + ne mérite pas la considération du public
    quelle que soit la qualité de son film .....
    Comme dit lesako , cette femme est bien vulgaire .

    • PIT LE CHIEN
      PIT LE CHIEN répond à groche
      Wouaooouh!
      • Posté à 22h31 le 29/01/2009
      • Internaute 25924
        Wouaooouh!

      Moins vulgaire que le guignol- sur- piles- en représetation- de président- de- la- France qui dit « cass’toi pauv’con » ! (entre autres grossièretés).

  • mioumiou
    • Posté à 10h40 le 29/01/2009
    • Internaute 34943

    Une expression qui énerve, usée jusqu’à la moelle qui apparaît dans votre article :

    « Drôle, cruel et sans concession » -> J’ai l’impression d’avoir lu cette phrase un millier de fois. Surtout le « Sans Concession » comme si elle devait concéder quelques chose !

  • Cedille
    Cedille
    a girl !
    • Posté à 11h00 le 29/01/2009
    • Internaute 67584
      a girl !

    Un peu de légèreté fait tellement de bien ! Ce film est rafraichissant, très drôle, ironique, tendre et cynique aussi. Les actrices sont épatantes et touchantes avec beaucoup d’autodérision et de recul sur leur métier, ses avantages et ses névroses. Les quelques acteurs aussi ! Je trouve dommage de juger ce film sur son affiche (que je trouve très belle par ailleurs) et avec des préjugés liés à sa réalisatrice. Allez-y, avec légèreté et l’envie de voir un film différent !

    • traitdunion
      traitdunion répond à Cedille
      raleur
      • Posté à 11h48 le 29/01/2009
      • Internaute 67600
        raleur

      Pas d’accord du tout pour la comparaison avec Vinterberg. « Festen » était une oeuvre remarquable, inventive et forte. « Pardonnez-moi » était un exercice de nombrilisme gênant et mal foutu. N’oubliez pas que les lecteurs payent leur place de ciné (ou leur abonnement). J’ai sincèrement regretté les 7 ou 8 euros que m’a coûté le premier film de Maïwenn. Elle ne m’aura pas une seconde fois.

      • PIT LE CHIEN
        PIT LE CHIEN répond à traitdunion
        Wouaooouh!
        • Posté à 22h28 le 29/01/2009
        • Internaute 25924
          Wouaooouh!

        Dommage, « Le bal des actrices » est pour un cinéphile, une oeuvre
        inoubliable. (et j’en ai vu...)

  • vivamaria
    vivamaria
    rien
    • Posté à 11h58 le 29/01/2009
    • Internaute 67597
      rien

    je suis tout à fait d’accord avec Anne Sophie, je voudrais ajouter que Maiwen aborde des sujets très intéressants, comme par exemple les cours de théâtre, Carole Rocher est vraiment convaincante.
    Et puis on rit de bon coeur, sans malaise, même quand elle se fout des gens ça reste digne. Je trouve qu’elle joue franc jeu.
    Je ne sais pas à quoi ça tient mais on sort du film plus léger.
    Bon sinon oui aujourd’hui y’a grève ! ! !

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 13h38 le 29/01/2009
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    UN REGAL !
    Un film singulier, unique, à l’image de Maïwenn, révélée à l’âge de 15 ans, sur M6 dans la première sitcom française mettant en scène une famille maghrébine : « La famille Rhamdam ».
    Elle est lumineuse, brillante et son film lui ressemble.
    Toutes les actrices ont joué le jeu et sont drôles ET émouvantes... Les acteurs dont, Joe-Didier Star-Morville, parfaits.
    De grands éclats de rires dans la salle et de des moments d’émotion aussi.
    Maïwenn , sous l’angle de la condition des actrices et du cinéma, traite de celle, universelle, de toutes les femmes et des hommes,
    lorsque pouvoir, devoir, jeux, apparences, se confrontent.
    JUBILATOIRE ET GRAVE et vice-versa.

  • Bnn
    Bnn
    Bnn
    • Posté à 13h50 le 29/01/2009
    • Internaute 67608
      Bnn

    Commentaires pathologiques... Comme sur le Monde.fr et autres sites d’informations, je ne suis pas sur que tout ces commentaires pathétiques de gens aigris et mal dans leur peau apportent vraiment quelque chose au contenu... Quand à ceux qui en voyant des femmes nues ne peuvent pas voir autre chose qu’un camp d’extermination, il faut vite leur conseiller d’aller voir un psy !

    • bbflo3
      bbflo3 répond à Bnn
      maman poétesse débrouillarde
      • Posté à 16h53 le 29/01/2009
      • Internaute 67482
        maman poétesse débrouillarde

      Vous avez tout à fait raison, un psy au plus vite ! Mais quand on n’a pour la première fois sur une photo de groupe de nue cette vision même esthétisante d’un « vague chanier ». Au moins de loin (au volant de ma caisse en l’occurence) c’est grave ! Surtout quand on n’est pas seul à y avoir songé. Et je ne crois pas que cela ait échappé à ceux qui ont conçu cette affiche.
      Sinon perso je dessinais déjà des hommes et des femmes nues aux Art Déco en cours du soir quand j’avais 15 ans et j’ai toujours adoré ça, merci.

      • Khelben
        Khelben répond à bbflo3
        Alpha & Omega
        • Posté à 09h53 le 30/01/2009
        • Internaute 64206
          Alpha & Omega

        Tant que vous n’entrainez pas la terre entière dans vos pensées coupables, nous vous laissons bien volontiers à vos expiations.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 14h58 le 29/01/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Un peu hors sujet mais pas trop :
    quelqu’un a-t-il lu le génialissime roman Choke du divinissime Chuck Palahniuk, et vu le film du même nom qui est au ciné en ce moment ?
    Est-ce mieux que le livre (pas possible), aussi bien (tout le monde ne s’appelle pas FInsher...), au moins à moitié aussi bien et donc un grand film, un truc à regarder parce qu’on est fan du bouquin ou alors une daube sans nom qui n’a rien de la substance originale qui me fera souffrir intensément ?

  • toffee44
    toffee44
    Ingénieur TP
    • Posté à 15h52 le 29/01/2009
    • Internaute 55812
      Ingénieur TP

    Juste quelques mots pour fustiger un film qui ne fait que parler du nombril d’un petit potentat showbiznaitique. j’ai vu la bande annonce, ce sera sans moi.
    Leurs états d’ame à toutes ces dames ne m’intéressent pas.
    Qu’il soit véridique ou fictionnel.
    A quand un film sur le nombril du nombril.
    Nos chères actrices peuvent très bien se soigner sans nous.
    Nous leur en serons pleinement gré.
    Vivement Cameron, ca nous changera ! ! !

  • Benoit Mariage
    Benoit Mariage
    Etudiant
    • Posté à 09h40 le 30/01/2009
    • Internaute 66172
      Etudiant

    Un petit article qui mérite d’éveiller notre curiosité... Et puis, tous ces commentaires inspirés...j’adÔre !

  • Roger Suchard
    Roger Suchard
    Président d'honneur de l' (...)
    • Posté à 09h46 le 30/01/2009
    • Internaute 66167
      Président d'honneur de l' (...)

    Echange lance-pierre en bois de peuplier du Loiret contre affiche du film « Le bal des actrices »...C’est juste pour décorer ma cabane, hein !

    grummfff

  • Chloe75
    Chloe75
    artiste
    • Posté à 17h16 le 30/01/2009
    • Internaute 67851
      artiste

    Très bon film.

    Témoignages d’actrices et d’acteurs lors de l’avant-première du film :

    Lien

  • Mahee
    Mahee
    Etudiante
    • Posté à 15h23 le 31/01/2009
    • Internaute 58122
      Etudiante

    Dans ce film, onze actrices se dévoilent devant la caméra de Maïwenn. Des débutants, des connues, des pas connues, des has been, des sex symbol. Toutes avec plus d’humour et d’autodérision les unes que les autres. Les scènes sont à la fois hilarantes et tristes. Et d’autant plus captivantes que l’on ne sait jamais quelle est la part de réalité et la part de fiction. De sorte que le doute entretient l’intérêt et l’amusement.

    Je suis par contre un peu sceptique sur la légitimité à prétendre réaliser un film alors que l’on n’est jamais derrière la caméra. Maïwenn n’est assurément pas la première à arborer une triple casquette, mais dans Le Bal des actrices, elle est réellement de tous les plans ! La mise en scène s’en ressent : les plans sont très classiques. Certains bougent même et présentent une qualité d’image douteuse. Par contre, les interludes de comédie musicale, où les actrices interprètent une chanson avec des danseurs, des décors et costumes extravagants et des couleurs acidulées, sont drôlement originaux et décalés !

    Bref, un film assez inégal, mais qui vaut vraiment le détour par curiosité, pour les actrices, l’originalité de l’histoire et l’autodérision qui y règne.

  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 01h32 le 01/02/2009
    • Journaliste 7922
      journaliste, auteur

    Un joli film qui sans être un chef d’œuvre ne mérite pas de commentaires aussi aigris que certains.. Un intermède souriant qu’il n’y a pas lieu de conspuer avec des actrices qui se révèlent aussi narcissiques et exaspérantes qu’attachantes (elles le jouent avec humour, leur narcissisme). Quant à ceux qui trouvent le sujet trop futile pour Rue 89.. Je ne suis pas sûre que le refus de l’intime et de la légèreté servent les causes militantes, sauf à vénérer la figure du moine soldat, un peu trop proche de la martyrologie à mon goût.

  • valzeur
    valzeur
    quidam
    • Posté à 13h26 le 01/02/2009
    • Internaute 54353
      quidam

    Petite bricole mal fichue, sur-vendue et tête à claques, Le Bal Des Actrices sidère par l’indulgence générale dont il fait l’objet. Construction erratique, comique faisandé, mise en scène repliée sur deux pauvres idées (le vrai-faux docu, la DV), la franchise Maiwenn a du plomb dans l’aile sans avoir jamais volé bien haut. Enlevons à Pardonnez-moi le côté « souffert pour de vrai “, il ne restait qu’un psychodrame revanchard à gros sabots, soit pas grand chose ascendant rien. Enfin, on n’a rien contre l’art-thérapie et si Maiwenn a gagné deux années d’analyse grâce à son premier film, on est très content pour elle. Reconnaissons-lui depuis une certaine prise de conscience. Comme on ne bâtit pas une carrière cinématographique sur la résilience, Maiwenn s’est tournée vers les Actrices, ces autres si proches et pourtant si lointaines. Manque de pot : elle n’y a trouvé que le reflet de ses rancoeurs qui débordent saynète après saynète. Le film est clair sur un point : Maiwenn n’aime pas les actrices qu’elle réduit façon Jivaro à quelques travers génériques montés en épingle. Si Maiwenn était un homme, on pousserait les hauts cris en hurlant au misogyne, mais Maiwenn est une femme et l’on s’extasie devant ce regard prétendument ‘ sans concession . Il faut s’y faire, la goujaterie n’a pas de sexe, ni la vulgarité de pensée. LBDA n’a, de ce point de vue, rien à envier à tant de comédies mâles obsédées par la notoriété, l’argent et le petit bout de la lorgnette - le cinéma s’y réduit à de petits trafics d’ego et de gros biffetons. On n’aime pas spécialement les grands mots, mais il est bon de rappeler ici que le cinéma, c’est aussi du désir, du don et du partage - toutes notions absentes de l’horizon de Maiwenn.
    Ce qui le fait le plus mal dans LBDA, c’est de voir des actrices pour certaines à haut pedigree se prêter aux inepties d’une seconde classe spécialisée dans les panouilles et l’exhibition du moi. Aucune n’en sort grandie et le sort réservé à la merveilleuse Christine Boisson - humiliée dans une silhouette ridicule de théâtreuse - nous a presque donné envie de quitter la salle. C’est que - il faut le répéter, c’est le nerf du film - Maiwenn hait les actrices et plus généralement le talent, affection qui la touche heureusement peu. Il est pour le moins effarant que la seule émotion vraie ressentie dans le film par son avatar - Maiwenn avec DV - soit le fait d’Estelle Lefébure, tout ce que l’on veut mais certainement pas une actrice au sens Charlotte Rampling-Karin Viard du terme ! Il est vrai qu’Estelle Lefébure est une sorte de double glamour, vilain petit canard racheté par le regard enfin aimant de Maiwenn qui sauve aussi l’impayable Joey Starr, plutôt une bonne surprise (son duo hors-champ dans le clip Rampling est l’un des seuls moments amusants avec la scène de lit à la Gazon Maudit).
    Ne filmer correctement, dans un film centré sur les actrices, qu’un rappeur et une ex-mannequin n’est pas spécialement une preuve de réussite artistique. Aïe, on vient de lire un vilain mot, ARTISTIQUE ? Késako ? Maiwenn s’intéresserait-elle à l’Art ? (elle lit ou plutôt feuillette les Cahiers du Cinéma dans le premier plan de son film). Ouf, non ! , fausse alerte, ce qui l’intéresse tient plutôt dans la poche sans fondre dans la main. LBDA pose au petit film sympa-fauché regarde ma caméra bouge parce que je n’ai pas d’argent mais c’est une production opulente comme l’attestent :
    a) son plan-média parfaitement huilé
    b) son casting invraisemblable jusque dans les seconds rôles (de Maryline Canto à Charlotte Valandrey)
    c) l’intermède indien à la nécessité dramatique rien moins qu’évidente : je me filme devant un éléphant, trop sympa !
    d) le mépris porté aux films d’art et d’essai tellement prise de tête (le Balibar-film à l’intérieur du film) ou cradingue (la saillie très conne sur Catherine Breillat)
    On est certainement un peu fragile, mais ce mélange d’auto-dépréciation, de malveillance agressive et de pleurnicheries nous porte sur l’estomac. Une scène-symptôme pour finir : lors d’un dîner, une amie a une réflexion qui déplaît à Maiwenn-Zorro, ni une ni deux la malheureuse est aussitôt crucifiée verbalement en deux répliques. On retrouve là cette signature’ propre à Maiwenn déjà discernable dans Pardonnez-moi : ‘ J’ai souffert donc j’ai tous les droits, notamment celui de dire à quel point tu es une merde . Et hélas, aussi celui de faire des films minables.

  • Génisse Zépeline
    Génisse Zépeline
    Chanteur-sur-le-retour
    • Posté à 20h01 le 01/02/2009
    • Internaute 68072
      Chanteur-sur-le-retour

    Cris et faux-semblants...

    C’est le second long-métrage de Maïwenn Le Besco, et il s’inscrit dans la droite ligne de son premier film, Pardonnez-moi (2006). Un écho prolongé de sa problématique initiale : qui suis-je ? auquel elle tente de donner une légitimité nouvelle en renvoyant le miroir à d’autres actrices.
    Le film imbrique deux espaces narratifs : celui du documentaire, c’est à dire, des images saisies par la caméra DV de Maïwenn, et celui de la fiction, majoritaire : Maïwenn Le Besco filmant filmée.
    Le Bal des actrices est un film choral : Maïwenn, en chef d’orchestre, s’échine à montrer l’envers du décor d’une condition minée par le rapport à l’image, à la mémoire médiatique.
    Chaque actrice joue son rôle (censé illustrer une facette stéréotypée du métier) manifestement inspiré d’éléments biographiques, au sein d’une séquence voulue exemplaire des contradictions qui l’animent, mais, il semble se greffer au tableau initial une large part d’improvisation, dont on ne sait si elle faisait partie de la scène, ou si elle a débordé le scénario prévu.
    Et, c’est là que le film de Maïwenn convainc le plus : dans la capacité de Maïwenn à générer, par ses questions, son regard, sa présence, un débordement dans le self-control qu’on impute aux actrices, dont le métier serait essentiellement celui de la maîtrise, de la capitalisation optimale de leur image.

    Ce qu’elle cherche à saisir, dans chaque plan, chaque scène de son film, c’est cette « authenticité » qui fait tellement défaut au cinéma, comme un corps sans organe, lisse...artificiel.
    Son film se conçoit donc comme un work-in-progress : un programme esthétique conçu comme une enquête (interventionnisme du documentaire) dont la finalité serait l’avènement d’un cinéma-vérité. On sent la jubilation de Maïwenn à construire des séquences de cinéma qui seraient comme autant d’instantanés brutaux du travail à la source de l’être-actrice.
    Dans les cadres de la fiction, contrôlée par un scénario, des directives précises, Maïwenn condense sa vision de l’intensité dramatique : faire advenir, dans une brutalité inouïe, accentuée par une prise de son réaliste, ce qui va déborder de la trame initialement prévue.
    Comment ? par une réduction des séquences à la logique de l’hyper-réaction : acculer les actrices à la faille égotique, traquer l’explosion. Le cinéma-vérité de Maïwenn, c’est la logique du spectacle poussé à son paroxysme : le culte de l’émotion comme seule image digne d’être portée au cinéma.
    C’est un piège grossier, auquel ont succombé toutes les actrices sauf une : Charlotte Rampling, qui refuse d’être assimilée à cette substance pathétique dans laquelle l’actrice se définirait essentiellement.
    En refusant la logique du cri, de la réaction disproportionnée à laquelle la pousse Maïwenn, elle offre une perspective différente du métier d’actrice, dont le travail est avant tout une progression silencieuse, intérieure. Pas une boursouflure névrotique ravivée à chaque obstacle de carrière.

    Au fond, Maïwenn cherche une réponse identitaire à ce qui ne l’est probablement pas : est-elle meilleure actrice que réalisatrice ? est-elle vraiment une artissssse, malgré son dilettantisme ? ! Le film répond surtout à cette angoisse personnelle qu’est la remise en question permanente de l’identité d’actrice : qu’est-ce qu’une actrice qui ne joue plus ou pas encore ? est-on actrice, ontologiquement (une névrose, un destin) ou est-on actrice d’abord parce que l’on fait des films (travail, labeur) ?
    Tous ces portraits d’actrices débouchent sur un kaleïdoscope plutôt réussi des clichés et préjugés qui circulent sur le milieu fermé de l’Arrrrt. Jamais analytique, la caméra de Maïwenn se contente de monter une succession de séquences qui se voudraient révélatrices des mécanismes du travail de création. Elle réussit une fiction troublante, connectant la double-image de l’actrice à la ville à la scène pour suggérer encore et toujours la part de jeu irréductible de la comédie sociale dans laquelle elles sont engluées. Pas de vérité de l’actrice qui tienne, hormis les faux-semblants de ce bal masqué que Maïwenn a orchestré avec brio.