A la Une 26/01/2009 à 22h22

En France, les gens du voyage sont priés de circuler

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

En Charente, des panneaux d’interdiction de stationnement font l’objet d’une plainte pour discrimination déposée par une association.

Infosignalée par
un internaute


A l’entrée du parking du Carrefour de Soyaux, en Charente (DR).

Depuis des années, des panneaux de signalisation routière interdisant aux gens du voyage la libre circulation aux alentours d’Angoulême : « stationnement interdit aux gens du voyage », « interdit aux gens du voyage ». Un racisme ordinaire et courant qui, aujourd’hui, cristallise la colère des associations de défense des gens du voyages.


Promenade sur les sources de la Touvre, en Charente (DR).

Une plainte contre X pour discrimination a été déposée par l’association des gens du voyage du centre social des Alliers d’Angoulême. Elle vise quatre plaques, plantées dans plusieurs communes en Charente.

Habitués à être exclus ou laissés en marge des lieux publics, les gens du voyages réagissent aujourd’hui après un long travail de prise de conscience commune engagé par les associations. Michel Vaudon, directeur du centre social, explique avoir d’abord travaillé sur la sensibilisation des voyageurs aux discriminations dont ils étaient victimes avant de créer un collectif pour porter la plainte.

« On fait une différenciation entre des Français »

Il rappelle d’ailleurs que ces panneaux ne sont pas isolés et que d’autres actions sont à mener :

« On nous a signalé d’autres cas dans la région. Ces plaques visent des personnes. Elles sont discriminantes, on fait une différenciation entre des Français. »


Panneau ’Interdiction aux gens du voyage’ à Saint-Genis-d’Hiersac en Charente (DR).

L’intitulé des panneaux diffère d’un endroit à l’autre :

- « Interdit aux nomades et aux campeurs » sur le parking du Carrefour de Soyaux ;

- « Parking interdit aux gens du voyage » sur le parking du Géant de Champniers ;

- « Stationnement interdit aux gens du voyage » près d’une promenade menant aux sources de la Touvre ;

- « Interdit aux gens du voyage » sur une place à Saint-Genis-d’Hiersac.

« Il n’y a rien de discriminant, réplique le directeur du Carrefour de Soyaux. Ces panneaux sont là depuis des années et ils ne visent pas les gens du voyage mais les “nomades et campeurs”. D’ailleurs, l’interdiction ne concerne que la partie du parking qui sert aux livraisons etc. Nous ne discriminons personne ici ! »

Et « Interdit aux camping-cars » ?

Pour Michel Vaudon, interdire un parking aux « nomades » est aussi stigmatisant :

« C’est simplement l’ancienne appellation pour “gens du voyages”. On n’a rien contre les interdictions à condition qu’elles s’appliquent à tout le monde ou alors qu’ils mettent des pancartes “interdit aux camping-cars”. »


Panneau au Géant de Champniers (DR).

Au Géant Casino, on se décharge de toute responsabilité : « On ne s’occupe pas des parties communes des centres commerciaux. » Michèle Gaillard, maire de Saint-Genis-d’Hiersac, a refusé de répondre à nos questions.

Elle a déclaré à La Charente-Libre, qui a révélé l’affaire, que les panneaux ne la choquaient pas particulièrement, contrairement à Brigitte Baptiste, la maire de Touvre, qui a annoncé vouloir le retrait du panneau.

En juin dernier, SOS-Racisme avait porté plainte contre le village de Saint-Martin-la-Plaine, dans la Loire pour avoir planté un panneau « Interdit aux gens du voyage » à l’entrée de la commune. La préfecture avait finalement ordonné son enlèvement.

A lire aussi sur Rue89
 ? Tziganes : un maire donne des leçons d’illégalité à ses pairs
 ? Des gens du voyage déplacés avant la venue de Sarkozy

Ailleurs sur le Web
 ? Gens du voyage : la discrimination affichée, sur La Charente-Libre
 ? Centres d’information et associations dédiés aux gens du voyage, sur le site du Centre national de documentation pédagogique
 ? Documents législatifs relatifs aux gens du voyage, sur le site de la Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les Gens du voyage

Photos : en Charente, à l’entrée du parking du Carrefour de Soyaux. Promenade sur les sources de la Touvre. Panneau « Interdiction aux gens du voyage » à Saint-Genis-d’Hiersac. Panneau au Géant de Champniers (DR).

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  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 22h32 le 26/01/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    ouai ouai y’a des endroit ou y’a pas de panneaux mais une tite tranchée rendant innaçecible le terrain ou bien ni branchement electricité et eau , depuis les pourcentages de lepen les moches s’affichent sans vergogne et ils font même payer les panneaux à leurs administrés

  • A déménagé le 8-10-2011
    • Posté à 22h47 le 26/01/2009
    • Internaute 13512
      nc

    « Évènements consignés au registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Saint-Lambert »
    -En février 1921, le conseil légifère : aucun nomade soit à pied, soit avec sa voiture ne pourra séjourner sur le territoire de la commune sans autorisation écrite. Le commandant de brigade de Clécy est chargé de veiller à l’exécution.

    Donc les choses n’ont pas vraiment évolué depuis 1921 mis à part que les parkings des grandes surfaces ont remplacé les terrains des villages ...la bêtise est bien la même.

    [ Au cas ou la nazeuse par paquets de 25 lirait cette chronique,je lui souhaite néanmoins une bonne soirée. Raslacouette, Emma, Cosette, eelisa, Pseudo, Sinta, Fanta se joignent à moi . Top chrono ! ]

    • géantlunaire
      géantlunaire répond à A déménagé le 8-10-2011
      enseignant, étudiant, musicien
      • Posté à 23h29 le 26/01/2009
      • Expert 11887
        enseignant, étudiant, musicien

      Non, certes, ce n’est pas dans les faits qu’on verra l’évolution, et au-delà de cet exemple, combien de vexations, d’entourloupes administratives pour faire déguerpir une population majoritairement illettrée, donc facile à abuser avec des règlements.
      Ce qu’il faut surveiller, c’est le passage de pratiques honteuses à une politique à visage découvert, qui banalise l’inacceptable.
      Et c’est pour ça que cette initiative d’un centre social d’organiser la plainte des gens du voyage est très intéressante et prometteuse. Quand bien même ils n’obtiendraient pas gain de cause, car alors, ils auront au moins participé à l’ouverture d’un nouveau débat national, d’un nouveau front dans la lutte contre l’ignominie.
      Ne pas attendre, surtout, que des panneaux comme ceux-là soient entrés dans le décor quotidien de tous les Français !

    • Network 23
      Network 23 répond à A déménagé le 8-10-2011
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 11h53 le 27/01/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Salut l’orpheline, Cyp & La Morille !

      Seront réputés vagabonds et gens sans aveu, et condamnés comme tels, ceux qui depuis six mois révolus n’auront exercé ni profession ni métier, et qui n’ayant aucun état ni aucun bien pour subsister, ne pourront être avoués ou faire certifier de leurs bonnes vie et mœurs par personnes dignes de foi

      Déclaration royale du 3 août 1764 - c’est l’époque où il faut des « papiers », certificats de bonnes moeurs ou « passeports » pour pouvoir voyager à l’intérieur même de la France, dès qu’on change de commune. Bref, c’est l’époque où on invente le crime d’être « sans-papiers », assimilé à celui d’être « vagabond ».

      Mais après, quel casse-tête pour trier les « méchants vagabonds » des « bons pauvres », ou des voyageurs qui viennent vraiment travailler ! Aussi, la déclaration donne la durée limite de 6 mois : six mois sans travail, vous êtes un bon pauvre ; 6 mois de chômage, rayé des ASSEDICS et à l’Hôpital général !

  • Emma T.
    Emma T.
    Camille est sur SeXpress
    • Posté à 08h09 le 27/01/2009
    • Internaute 40366
      Camille est sur SeXpress

    Bonjour, je crois que dans les liens « A lire aussi sur Rue 89 », vous avez oublié le fil d’hier

    Lien

    Cela nous évitera de nous répèter. Peut-être : -)))

    Merci Zineb.

    *****
    [Au cas où la nazeuse par paquets de 25 lirait cette chronique, je lui souhaite néanmoins une très bonne journée. NomPasDéjaPris, Ellejo, Raslacouette, Pseudo, Félicité, Cosette, eelisa, Sitan et Fanta se joignent à moi. Top chrono.]

    • I.P
      I.P répond à Emma T.
      Flat4
      • Posté à 09h03 le 27/01/2009
      • Internaute 25391
        Flat4

      Mais qui est donc cette nazeuse, chère Emma T ?

      • jexiste
        jexiste répond à I.P
        si, si
        • Posté à 15h42 le 27/01/2009
        • Internaute 53099
          si, si

        Ce n’est pas moi. La preuve : je n’ai jamais été topée par paquets de 25.

        Pour revenir au sujet, ceux-ci n’ont pas vu le panneau, semble-t-il :

        Lien

         
        • Marie-France
          Marie-France répond à jexiste
          Toujours ailleurs
          • Posté à 20h13 le 27/01/2009
          • Internaute 4943
            Toujours ailleurs

          Tout le monde sait bien que le genre de faits divers indiqué par le lien ci-dessus ne concerne que les « gens du voyage » ( et aussi les Arabes, n’oublions pas !)

          • jexiste
            jexiste répond à Marie-France
            si, si
            • Posté à 20h45 le 27/01/2009
            • Internaute 53099
              si, si

            Faits divers, faits divers... c’est vite dit...

            Les règlements de comptes dans le « milieu » se multiplient.

            Le phénomène mériterait bien un papier, mais non, rien...

          • jexiste
            jexiste répond à Marie-France
            si, si
            • Posté à 16h54 le 28/01/2009
            • Internaute 53099
              si, si

            Tiens, l’avocat du milieu demande sa libération. Son mandat de dépôt serait un faux !

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            Voir aussi :

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            Egalement à lire ou à relire :

            Lien

            Avec ces commentaires d’internautes :

            Réglements de compte entre les flics et Karim Achoui, l’avocat du Milieu
            le mardi 23 septembre 2008 à 18 : 21, chris a dit :

            Hummm..Qu’il soit arabe m’en secoue une sans faire bouger l’autre : -)et est à l’heure actuelle, dans le monde de l’avocature (entre autres), un phénomène relativement banal..Ce qui l’est moins, c’est de se faire « accrocher » et de se retrouver aux « assiettes » pour une affaire du type Ferrara…et de faire l’objet depuis à minima une petite décennie (en éxagérant un peu)de..comment dire…d’un bruit de fond récurrent dans la maison poulaga concernant le caractère équivoque de ses relations avec le grand banditisme…parce qu’à la base Achoui tout le monde s’en foutrait, au regard de la banalité de sa profession (un avocat défend des voyous, pas de quoi fouetter un greffier), si ce n’était que : -))..Sachant enfin , l’argument est un peu spécieux je vous le concède, que le flic est en général un garçon pas mal renseigné..nonobstant une certaine propension à avoir la langue bien pendue….

            Réglements de compte entre les flics et Karim Achoui, l’avocat du Milieu
            le dimanche 21 septembre 2008 à 23 : 31, cluiquidit a dit :

            J’ai lu le livre de Karim ACHOUI. Les éléments concrets issus du dossier d’instruction établissent la proximité extrême entre le commissaire et l’indic immédiatement avant et immédiatement après l’attentat. Ces éléments s’ajoutent à d’autres qui crédibilisent la thèse de la commandite ou à tout le moins de la complicité entre les deux hommes. Mais qu’y a t-il de nouveau ? De quoi feint-on de s’étonner ou de s’indigner ? L’un des usages des indics peut-être celui-ci. L’indic est tenu par son policier traitant qui le protège avec le concours du Parquet de sanctions judiciaires qui peuvent parfois être lourdes. En contrepartie l’indic obéit au policier et execute les missions qui peuvent être de tous ordres qui lui sont confiées. Si l’indic venait à refuser il encoure le risque d’être lâché par son policier traitant et de finir en prison. On a vu même pire il y a quelques années. Un indic devant des juges qui dénonce l’absence de régularité à son endroit des RG qui l’employaient. Dans la soirée du jour de l’audience il est assassiné au 11,43 dans son canapé devant la télé et ses enfants. Dure, dure la condition d’indic… En conclusion il existe de nombreuses affaires, certaines en cours,ou les indics sont utilisés à des fins comparables. BAKCHICH ne peut et ne doit ignorer cela. La naiveté ou l’auto-censure c’est pour les autres en leur souhaitant de se ressaisir un jour.

            Maître Karim ACHOUI : un avocat qui réussit là où les autres échouent !
            le dimanche 21 septembre 2008 à 15 : 00, Alain CAUGY a dit :

            Je viens de terminer la lecture du livre de Maître Karim ACHOUI : « Un avocat à abattre ». Il est absolument nécessaire et indispensable que ce livre puisse être publié et connu du grand public. En effet, le travail d’investigation fourni par Maître ACHOUI dans sa recherche de la vérité ne doit pas être ignoré. Je connais Maître Karim ACHOUI puisque je suis un de ses clients. Je lui ai confié la défense de mes intérêts dans deux dossiers politiques importants. Mon témoignage repose sur du vécu et sur les heures passées avec Karim ACHOUI ; mes propos sont donc empreints de justesse et de vérité. Pour avoir travaillé avec Maître ACHOUI de longues heures, je peux affirmer sans ambages qu’il s’agit-là d’un avocat pour qui le mot « Défense » prend toute son ampleur. Maître ACHOUI est un avocat qui réussit là où les autres échouent, parce qu’à force de travail et de persévérence, de sérieux et de minutie, il sait appréhender un dossier de fond en comble, fournissant un travail colossal empreint d’un professionnalisme hors du commun. Maître ACHOUI est un avocat doté d’une intégrité absolue. La tentative d’assassinat dont il a été victime en juin 2007 relève de la bassesse et de l’ignominie. Se faire tirer dessus uniquement parce que l’on est un avocat qui décortique ses dossiers et que l’on peut ainsi découvrir certaines fautes de procédure et certains abus m’interpelle grandement ! Les pouvoirs publics doivent impérativement s’émouvoir et reconsidérer très sérieusement le fonctionnement des institutions et le comportement de certains fonctionnaires de police ! Pour avoir personnellement vécu les affres de deux gardes-à-vue lorsque j’étais élu, j’ai pu constater que certains policiers avaient un comportement littéralement scandaleux et totalement dangereux ! Je ne pensais pas que de telles pratiques puissent exister. J’en ai d’ailleurs, à l’époque, directement saisi les plus hautes autorités de l’Etat. France, mon épouse qui se bat quotidiennement à mes côtés, se joint à moi pour apporter notre plus fidèle soutien à Maître Karim ACHOUI. Alain CAUGY

            Et enfin :

            Lien

          • jexiste
            jexiste répond à Marie-France
            si, si
            • Posté à 11h31 le 30/01/2009
            • Internaute 53099
              si, si

            Tiens, encore un :

            Lien

            Bandit de grand chemin : un métier de plus en plus risqué.

          • jexiste
            jexiste répond à Marie-France
            si, si
            • Posté à 11h39 le 30/01/2009
            • Internaute 53099
              si, si

            Et d’un autre :

            Lien

        5 autres commentaires
      • Cosette
        Cosette répond à I.P
        Délinquante amoureuse
        • Posté à 17h15 le 27/01/2009
        • Internaute 33774
          Délinquante amoureuse

        Bonjour,

        Je me permets de vous répondre puisque je suis concernée aussi.

        Pour les filles nazeuses : une banale histoire de jalousie.....

        Et pour les garçons ( j’en ai la preuve ) je pense qu’ils sont frustrés au niveau d’une certaine partie de leur corps, alors ils se vengent en mettant un max de boules que eux n’ont pas ........

        Pardon pour le hors sujet .

         
        • jexiste
          jexiste répond à Cosette
          si, si
          • Posté à 18h45 le 27/01/2009
          • Internaute 53099
            si, si

          Encore une histoire entre riverains ?

        1 autres commentaires
      • Emma T.
        Emma T. répond à I.P
        Camille est sur SeXpress
        • Posté à 19h47 le 27/01/2009
        • Internaute 40366
          Camille est sur SeXpress

        Sérial nazeuse niaise zet nain nazeur nauséeux... Miss Terre et Poule de Com nous font un numéro de duettiste.

        Cependant, tout va bien cher I.P. et vous-même ? ; -)))

        *****
        [Au cas où la nazeuse par paquets lirait cette chronique, je lui souhaite néanmoins une très bonne soirée hé hé. Nom pas déjà pris, Ellejo, Raslacouette, Pseudo, Félicité, Cosette, eelisa, Sitan et Fanta se joignent à moi. Les Chats et leconcombrevert aussi. Top chrono.]

         
        • leconcombrevert
          leconcombrevert répond à Emma T.
          La vraie vérité > : -))
          • Posté à 22h32 le 27/01/2009
          • Internaute 8843
            La vraie vérité > : -))

          J’en ai mis du temps ... : -))

          • Emma T.
            Emma T. répond à leconcombrevert
            Camille est sur SeXpress
            • Posté à 23h13 le 27/01/2009
            • Internaute 40366
              Camille est sur SeXpress

            Même pas nazée notre concomber ! Pure solidarité. Le record est à -75 dans la nuit. Etonnant non ? ; -)

            • I.P
              I.P répond à Emma T.
              Flat4
              • Posté à 09h19 le 28/01/2009
              • Internaute 25391
                Flat4

              -75 ? Les pollueurs de forums sont encore bien gentils sur rue89.
              Je suis certain qu’en se donnant un peu de mal on peut arriver facilement à automatiser plus de 1000 comptes.
              À part ça, pour vous répondre, tout va bien pour moi :)

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 22h49 le 26/01/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    LE CHANT DES PISTES

    Sur ce sujet de l’oppostion entre sédentaires et nomades, je ne saurais trop conseiller la lecture du chef d’œuvre de Bruce Chatwyn, Le Chant des pistes (éditions Stock).

    Ces pauvres sédentaires, rois des panneaux d’interdiction bilieux, s’en prennent plein la lampée !

    « Dans les régions où l’abondance est assurée, les animaux jalonnent leur territoire et le défendent en manifestant ouvertement leur agressivité ».

    Et puis celle-ci, s’inspirant d’un ornithologue nommé John Wiens, spécialiste en oiseaux chanteurs migrateurs :

    « Il y a une règle générale en biologie, les espèces migratrices sont moins “agressives” que les sédentaires. Il y a une raison évidente à ce phénomène. La migration en elle-même, comme le pèlerinage, est un voyage difficile, une épreuve de vérité au cours de laquelle les plus forts survivent et les traînards s’effondrent au bord du chemin. »

    • A déménagé le 8-10-2011
      • Posté à 22h52 le 26/01/2009
      • Internaute 13512
        nc

      Ô vie heureuse des bourgeois
      Qu’avril bourgeonne
      Ou que décembre gèle,
      Ils sont fiers et contents

      Ce pigeon est aimé,
      Trois jours par sa pigeonne
      Ça lui suffit il sait
      Que l’amour n’a qu’un temps

      Ce dindon a toujours
      Béni sa destinée
      Et quand vient le moment
      De mourir il faut voir

      Cette jeune oie en pleurs
      C’est la que je suis née
      Je meurs près de ma mère
      Et je fais mon devoir

      Elle a fait son devoir
      C’est a dire que Onques
      Elle n’eut de souhait
      Impossible elle n’eut

      Aucun rêve de lune
      Aucun désir de jonque
      L’emportant sans rameurs
      Sur un fleuve inconnu

      Et tous sont ainsi faits
      Vivre la même vie
      Toujours pour ces gens là
      Cela n’est point hideux

      Ce canard n’a qu’un bec
      Et n’eut jamais envie
      Ou de n’en plus avoir
      Ou bien d’en avoir deux

      Ils n’ont aucun besoin
      De baiser sur les lèvres
      Et loin des songes vains
      Loin des soucis cuisants

      Possèdent pour tout cœur
      Un viscère sans fièvre
      Un coucou régulier
      Et garanti dix ans

      Ô les gens bien heureux
      Tout à coup dans l’espace
      Si haut qu’ils semblent aller
      Lentement en grand vol

      En forme de triangle
      Arrivent planent, et passent
      Où vont ils ? ... qui sont-ils ?
      Comme ils sont loin du sol

      Regardez les passer, eux
      Ce sont les sauvages
      Ils vont où leur désir
      Le veut par dessus monts

      Et bois, et mers, et vents
      Et loin des esclavages
      L’air qu’ils boivent
      Ferait éclater vos poumons

      Regardez les avant
      D’atteindre sa chimère
      Plus d’un l’aile rompue
      Et du sang plein les yeux

      Mourra. Ces pauvres gens
      Ont aussi femme et mère
      Et savent les aimer
      Aussi bien que vous, mieux

      Pour choyer cette femme
      Et nourrir cette mère
      Ils pouvaient devenir
      Volailles comme vous

      Mais ils sont avant tout
      Des fils de la chimère
      Des assoiffés d’azur
      Des poètes des fous

      Regardez les vieux coqs
      Jeune Oie édifiante
      Rien de vous ne pourra
      monter aussi haut qu’eux
      {2x}

      Et le peu qui viendra
      d’eux à vous
      C’est leur fiante
      Les bourgeois sont troublés
      De voir passer les gueux

      Jean Richepin

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à A déménagé le 8-10-2011
        yetiblog.org
        • Posté à 23h14 le 26/01/2009
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        Ha ha, merci félicité-mafoi !
        Celui-là, de Richepin, je l’avais oublié !
        Oui, souvent nous brûlons d’être de ces oiseaux sauvages
        Qui partout « vont où leur désir le veut par dessus monts »
        Que nous empêche ?
        Pas ces merdeux, enfin ?

      • quetzal2012
        quetzal2012 répond à A déménagé le 8-10-2011
        enseignant précaire
        • Posté à 23h21 le 26/01/2009
        • Expert 26736
          enseignant précaire

        Très joli ! ! !

        En effet ça fait peur aux bourgeois, mais si ce n’était qu’eux... ils font peur parce qui’ils font partie de ces nouveaux boucs émissaires, les « anarcho-autonomes » zonards, « les roms » errants, les skyzophrènes échappés, les manouches « monte en l’air » autant de mythes, autant de masques sur la vérité, autant d’armes médiatico-terroriste pour effrayer à la fois le prolo et le bourgeois pour reprendre l ’optique de Richepin.

        rappelons nous cette phrase B. Franklin qui disait à peu de chose près qu’un peuple qui préfère sacrifier sa liberté pour la sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre.

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      • trobador
        • Posté à 01h32 le 27/01/2009
        • Internaute 29340

        C’est la version chantée de Georges Brassens ! (largement amputée)

        Celle de Richepin –>

        Jean RICHEPIN (1849-1926)
        (Recueil : La chanson des gueux)

        Les oiseaux de passage
        C’est une cour carrée et qui n’a rien d’étrange :
        Sur les flancs, l’écurie et l’étable au toit bas ;
        Ici près, la maison ; là-bas, au fond, la grange
        Sous son chapeau de chaume et sa jupe en plâtras.

        Le bac, où les chevaux au retour viendront boire,
        Dans sa berge de bois est immobile et dort.
        Tout plaqué de soleil, le purin à l’eau noire
        Luit le long du fumier gras et pailleté d’or.

        Loin de l’endroit humide où gît la couche grasse,
        Au milieu de la cour, où le crottin plus sec
        Riche de grains d’avoine en poussière s’entasse,
        La poule l’éparpille à coups d’ongle et de bec.

        Plus haut, entre les deux brancards d’une charrette,
        Un gros coq satisfait, gavé d’aise, assoupi,
        Hérissé, l’œil mi-clos recouvert par la crête,
        Ainsi qu’une couveuse en boule est accroupi.

        Des canards hébétés voguent, l’oeil en extase.
        On dirait des rêveurs, quand, soudain s’arrêtant,
        Pour chercher leur pâture au plus vert de la vase
        Ils crèvent d’un plongeon les moires de l’étang.

        Sur le faîte du toit, dont les grises ardoises
        Montrent dans le soleil leurs écailles d’argent,
        Des pigeons violets aux reflets de turquoises
        De roucoulements sourds gonflent leur col changeant.

        Leur ventre bien lustré, dont la plume est plus sombre,
        Fait tantôt de l’ébène et tantôt de l’émail,
        Et leurs pattes, qui sont rouges parmi cette ombre,
        Semblent sur du velours des branches de corail.

        Au bout du clos, bien loin, on voit paître les oies,
        Et vaguer les dindons noirs comme des huissiers.
        Oh ! qui pourra chanter vos bonheurs et vos joies,
        Rentiers, faiseurs de lards, philistins, épiciers ?

        Oh ! vie heureuse des bourgeois ! Qu’avril bourgeonne
        Ou que décembre gèle, ils sont fiers et contents.
        Ce pigeon est aimé trois jours par sa pigeonne ;
        Ca lui suffit, il sait que l’amour n’a qu’un temps.

        Ce dindon a toujours béni sa destinée.
        Et quand vient le moment de mourir il faut voir
        Cette jeune oie en pleurs : « C’est là que je suis née ;
        Je meurs près de ma mère et j’ai fait mon devoir. “

        Elle a fait son devoir ! C’est à dire que oncque
        Elle n’eut de souhait impossible, elle n’eut
        Aucun rêve de lune, aucun désir de jonque
        L’emportant sans rameurs sur un fleuve inconnu.

        Elle ne sentit pas lui courir sous la plume
        De ces grands souffles fous qu’on a dans le sommeil,
        pour aller voir la nuit comment le ciel s’allume
        Et mourir au matin sur le coeur du soleil.

        Et tous sont ainsi faits ! Vivre la même vie
        Toujours pour ces gens-là cela n’est point hideux
        Ce canard n’a qu’un bec, et n’eut jamais envie
        Ou de n’en plus avoir ou bien d’en avoir deux.

        Aussi, comme leur vie est douce, bonne et grasse !
        Qu’ils sont patriarcaux, béats, vermillonnés,
        Cinq pour cent ! Quel bonheur de dormir dans sa crasse,
        De ne pas voir plus loin que le bout de son nez !

        N’avoir aucun besoin de baiser sur les lèvres,
        Et, loin des songes vains, loin des soucis cuisants,
        Posséder pour tout cœur un viscère sans fièvres,
        Un coucou régulier et garanti dix ans !

        Oh ! les gens bienheureux ! ... Tout à coup, dans l’espace,
        Si haut qu’il semble aller lentement, un grand vol
        En forme de triangle arrive, plane et passe.
        Où vont-ils ? Qui sont-ils ? Comme ils sont loin du sol !

        Les pigeons, le bec droit, poussent un cri de flûte
        Qui brise les soupirs de leur col redressé,
        Et sautent dans le vide avec une culbute.
        Les dindons d’une voix tremblotante ont gloussé.

        Les poules picorant ont relevé la tête.
        Le coq, droit sur l’ergot, les deux ailes pendant,
        Clignant de l’œil en l’air et secouant la crête,
        Vers les hauts pèlerins pousse un appel strident.

        Qu’est-ce que vous avez, bourgeois ? soyez donc calmes.
        Pourquoi les appeler, sot ? Ils n’entendront pas.
        Et d’ailleurs, eux qui vont vers le pays des palmes,
        Crois-tu que ton fumier ait pour eux des appas ?

        Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages.
        Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts,
        Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages.
        L’air qu’ils boivent feraient éclater vos poumons.

        Regardez-les ! Avant d’atteindre sa chimère,
        Plus d’un, l’aile rompue et du sang plein les yeux,
        Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et mère,
        Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux.

        Pour choyer cette femme et nourrir cette mère,
        Ils pouvaient devenir volaille comme vous.
        Mais ils sont avant tout les fils de la chimère,
        Des assoiffés d’azur, des poètes, des fous.

        Ils sont maigres, meurtris, las, harassés. Qu’importe !
        Là-haut chante pour eux un mystère profond.
        A l’haleine du vent inconnu qui les porte
        Ils ont ouvert sans peur leurs deux ailes. Ils vont.

        La bise contre leur poitrail siffle avec rage.
        L’averse les inonde et pèse sur leur dos.
        Eux, dévorent l’abîme et chevauchent l’orage.
        Ils vont, loin de la terre, au dessus des badauds.

        Ils vont, par l’étendue ample, rois de l’espace.
        Là-bas, ils trouveront de l’amour, du nouveau.
        Là-bas, un bon soleil chauffera leur carcasse
        Et fera se gonfler leur cœur et leur cerveau.

        Là-bas, c’est le pays de l’étrange et du rêve,
        C’est l’horizon perdu par delà les sommets,
        C’est le bleu paradis, c’est la lointaine grève
        Où votre espoir banal n’abordera jamais.

        Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante !
        Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu’eux.
        Et le peu qui viendra d’eux à vous, c’est leur fiente.
        Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux.

         
        • Un compte supprime
          • Posté à 04h01 le 27/01/2009
          • Internaute 21837
            nc

          oui oui oui ! ! ! Brassens et Richepin, apotres des meteques... vivent les poetes et meurent les volailles...

          A lire ce Richepin, un grand poete pas tres connu...

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          • trobador
            • Posté à 05h52 le 27/01/2009
            • Internaute 29340

            Richepin c’est rien que du bonheur. Antiques, modernes ou décalés c’est de poètes qu’on a besoin !

            encore une pour la route...

            Nativité
            D’aucuns ont un pleur charitable
            Pour Jésus né dans une étable.
            Je sais un sort plus lamentable

            Je sais un enfant ramassé,
            Un jour de décembre glacé,
            Nu comme un ver, dans un fossé.

            Il est nuit. Pas une voisine
            N’offre à sa grange ou sa cuisine
            A la pauvre mère en gésine.

            Malgré sa mine et son danger,
            Qui donc voudrait se déranger ?
            Elle est en pays étranger.

            Donc, depuis l’étape dernière
            Se traînant d’ornière en ornière,
            Elle va, bête sans tanière,

            Bête hagarde qui s’enfuit
            Et cherche à tâtons un réduit,
            Les yeux grands ouverts dans la nuit.

            Ses reins lui pèsent. Ses mamelles
            Que gonflent des cuissons jumelles
            Sont pleines comme des gamelles.

            Son ventre, où flambent des chardons,
            Sent l’enfant, fils des vagabonds,
            Qui veut sortir et fait des bonds.

            Elle va quand même, plus lente,
            Tirant ses pieds lourds dont la plante
            Saigne. Elle va, folle, hurlante,

            Soûle, et, boule, roule au fossé ,
            Et maudit le mâle exaucé
            Par qui son flanc fût engrossé.

            La face au ciel, comme en extase,
            Elle se tord. Son cou s’écrase
            Sur les cailloux et dans la vase.

            Elle accouche enfin, en crevant ;
            Et le gueux nouvel arrivant
            Grelotte et vagit en plein vent.

            Le vent est dur, sa chair est nue.
            Aucune étoile dans la nue
            Ne vient saluer sa venue.

            Pas de mages, pas de cadeaux,
            De crèches, de bergers badauds !
            Il est seul, couché sur le dos,

            Comme un supplicié qui claime,
            Tout noir près du cadavre blême,
            Sans personne au monde qui l’aime ;

            Et, par sa mère au ventre ouvert
            Je jure, le front découvert,
            Que l’autre n’a pas tant souffert !

        • Un compte supprime
          • Posté à 04h03 le 27/01/2009
          • Internaute 21837
            nc

          et encore :
          Venez à moi, claquepatins,
          Loqueteux, joueurs de musettes,
          Clampins, loupeurs, voyous, catins,
          Et marmousets, et marmousettes,
          Tas de traîne-cul-les-housettes,
          Race d’indépendants fougueux !
          Je suis du pays dont vous êtes :
          Le poète est le Roi des Gueux.

          Vous que la bise des matins,
          Que la pluie aux âpres sagettes,
          Que les gendarmes, les mâtins,
          Les coups, les fièvres, les disettes
          Prennent toujours pour amusettes,
          Vous dont l’habit mince et fongueux
          Paraît fait de vieilles gazettes,
          Le poète est le Roi des Gueux.

          Vous que le chaud soleil a teints,
          Hurlubiers dont les peau bisettes
          Ressemblent à l’or des gratins,
          Gouges au front plein de frisettes,
          Momignards nus sans chemisettes,
          Vieux à l’oeil cave, au nez rugueux,
          Au menton en casse-noisettes,
          Le poète est le Roi des Gueux.

          ENVOI

          Ô Gueux, mes sujets, mes sujettes,
          Je serai votre maître queux.
          Tu vivras, monde qui végètes !
          Le poète est le Roi des Gueux.

        • hedona
          hedona répond à trobador
          retraitée
          • Posté à 11h10 le 27/01/2009
          • Internaute 49346
            retraitée

          Vous avez oublié la chanson de Ferrat qui rend hommage aux « Nomades ».

          Que ce soit les Nomades du désert ou ceux que l’on connait qui depuis toujours ont choisi de ne pas vivre sédentarisés, ils ont toujours été maltraités (pays de l’Est), calomniés et embêtés.
          On nous parle d’Europe, mais chaque pays ayant ses tziganes, aucune politique concrète n’a été prise pour ces familles qui veulent vivre « libres ».
          Et comme d’habitude l’être humain au lieu de chercher à connaître « cet autre » pour mieux le comprendre, préfère l’oublier ou le parquer pour quinze jours maxi sur un terrain en bordure de route. Il me semble qu’il serait assez simple de prévoir des terrains aménagés (ils ont la télé) et ne vivent pas comme des hommes préhistoriques, pour les accueillir dans chaque pays : sortes de relais.
          « On aime » la musique tzigane, on aime la musique des Noirs, mais dès qu’il s’agit de ceux qui créent cette musique, on ne veut pas les connaitre davantage.
          On oublie aussi que « les gens du voyage », sont de familles qui ont toujours choisi la France comme terre d’accueil et ne la quittent pas depuis des siècles.
          J’ai entendu dernièrement qu’en Roumanie, je crois, une journaliste a fait pour la première fois, un reportage sur les Roms et a essayé de convaincre ses confrères d’en faire autant, plutôt que de les ignorer et refuser d’aller dans leurs camps.
          C’est toujours « répression » avant de comprendre l’autre et de trouver une solution qui puisse satisfaire nomades et sédentaires.
          Idem pour les jeunes qui prennent leur voiture et utilisent des nationales le samedi soir pour faire de la vitesse. Alors qu’il suffisait d’utiliser des circuits inutilisés pour les laisser se défouler, ou du moins d’en créer. Mais c’est tellement mieux de faire bâtir des musées où pas beaucoup de citoyens mettent les pieds, mais cela permet à certains maires d’avoir laissé leur empreinte et satisfait leur vanité.

        • hedona
          hedona répond à trobador
          retraitée
          • Posté à 11h10 le 27/01/2009
          • Internaute 49346
            retraitée

          Vous avez oublié la chanson de Ferrat qui rend hommage aux « Nomades ».

          Que ce soit les Nomades du désert ou ceux que l’on connait qui depuis toujours ont choisi de ne pas vivre sédentarisés, ils ont toujours été maltraités (pays de l’Est), calomniés et embêtés.
          On nous parle d’Europe, mais chaque pays ayant ses tziganes, aucune politique concrète n’a été prise pour ces familles qui veulent vivre « libres ».
          Et comme d’habitude l’être humain au lieu de chercher à connaître « cet autre » pour mieux le comprendre, préfère l’oublier ou le parquer pour quinze jours maxi sur un terrain en bordure de route. Il me semble qu’il serait assez simple de prévoir des terrains aménagés (ils ont la télé) et ne vivent pas comme des hommes préhistoriques, pour les accueillir dans chaque pays : sortes de relais.
          « On aime » la musique tzigane, on aime la musique des Noirs, mais dès qu’il s’agit de ceux qui créent cette musique, on ne veut pas les connaitre davantage.
          On oublie aussi que « les gens du voyage », sont de familles qui ont toujours choisi la France comme terre d’accueil et ne la quittent pas depuis des siècles.
          J’ai entendu dernièrement qu’en Roumanie, je crois, une journaliste a fait pour la première fois, un reportage sur les Roms et a essayé de convaincre ses confrères d’en faire autant, plutôt que de les ignorer et refuser d’aller dans leurs camps.
          C’est toujours « répression » avant de comprendre l’autre et de trouver une solution qui puisse satisfaire nomades et sédentaires.
          Idem pour les jeunes qui prennent leur voiture et utilisent des nationales le samedi soir pour faire de la vitesse. Alors qu’il suffisait d’utiliser des circuits inutilisés pour les laisser se défouler, ou du moins d’en créer. Mais c’est tellement mieux de faire bâtir des musées où pas beaucoup de citoyens mettent les pieds, mais cela permet à certains maires d’avoir laissé leur empreinte et satisfait leur vanité.

        • A déménagé le 8-10-2011
          • Posté à 12h55 le 27/01/2009
          • Internaute 13512
            nc

          Merci Le troubadour, je ne connaissais, en effet, que la version de Brassens...
          L’original est magnifique

          [Au cas où la nazeuse par paquets de 25 lirait cette chronique, je lui souhaite néanmoins une très bonne journée. Nom pas déjà pris, Ellejo, Raslacouette, Pseudo, Emma, Cosette, eelisa, Sitan et Fanta se joignent à moi. Top chrono.]

          • trobador
            • Posté à 22h11 le 27/01/2009
            • Internaute 29340

            Merci à vous. Le plaisir fut pour moi de relire Jean Richepin et de fil en aiguilles me replonger toute une soirée dans une saine révolte !

            PS : je vois de temps en temps le terme « nazeur » - C’est quoi ? (ça fait plus de 15 ans que je ne vis plus en france, avec les néologismes c’est pas toujours facile)

            • A déménagé le 8-10-2011
              • Posté à 22h59 le 27/01/2009
              • Internaute 13512
                nc

              Non, non, c’est moi qui vous remercie, en effet, comment ai-je pu m’en passer avant ?

              Pour répondre à votre question, vous savez que les petites pastilles rouges en bas à droite de chaque post servent à évaluer ledit post, hé bien la première pastille en partant de la gauche équivaut à un vote « naze » et celui ou celle qui en abuse en utilisant de multiples comptes est un nazeur ou une nazeuse, c’est selon.
              C’est un peu puéril, je vous l’accorde, mais d’aucuns n’ont apparemment rien d’autre à faire ; -))

              [Au cas où la nazeuse par paquets de 25 lirait cette chronique, je lui souhaite néanmoins une très bonne soirée. Nom pas déjà pris, Ellejo, Raslacouette, Pseudo, Emma, Cosette, eelisa, Sitan et Fanta se joignent à moi. Les Chats et leconcombrevert aussi. Top chrono.]

        8 autres commentaires
  • loeau
    loeau
    petit homme parmi les petits (...)
    • Posté à 22h49 le 26/01/2009
    • Internaute 65682
      petit homme parmi les petits (...)

    Bien triste. Malaise de certain fasse à la différence des autres.

    Les gens qui ont posé ces panneaux me répugnent. Comment ? ! OUI COMMENT ? ! Après un génocide, il y a seulement 60 ans ! ! ! , il est possible de voir des choses comme celles-ci ? !

    Les humains n’apprennent pas les leçons du passé...

    La Peste revient en force. Elle revient plus forte qu’avant, malheureusement.

    Changeons vite ou nous disparaitrons bientôt...

    • Orageon
      Orageon répond à loeau
      Rejeton cyclonique
      • Posté à 00h32 le 27/01/2009
      • Internaute 55236
        Rejeton cyclonique

      Tu sais des génocides ils y en a eu plusieurs depuis 60 ans... en effet les humains n’apprennent pas les leçons du passé.

      • DBL8
        DBL8 répond à Orageon
        Retraité
        • Posté à 11h42 le 27/01/2009
        • Internaute 19562
          Retraité

        Non seulement il y en a eu plusieurs, mais il y en a en ce moment !
        Inutile d’écrire où, tous les continents sont concernés à plus ou moins grande échelle.
        Ce qui diffère, c’est que pour certains ils y en a de mieux que d’autres, surtout plus acceptable suivant les idées.

        Si nous avions tiré les leçons du passé nous serions au paradis !

  • féric
    féric
    entre 40 et 41
    • Posté à 22h55 le 26/01/2009
    • Internaute 58677
      entre 40 et 41

    De deux choses l’une, soit l’on interdit tout stationnement dans ces lieux, soit on supprime ces panneaux remplis de préjugés derrière leur esthétisme froid. Au mieux, on interdit le stationnement s’il dépasse une certaine durée. Comment peut se manifester ce genre de stigmatisation ? Encore une fois on s’attaque à une minorité qui a simplement choisi de vivre différemment. Mais bordel ! Quand les gens cesseront-ils d’être aussi intolérants ? Si un problème se manifeste dans un de ces lieux de stationnement prolongés, faisons comme partout ailleurs, laissons la justice s’appliquer. Pour le reste, il faudrait simplement de la confiance et du respect. Il faudrait que cesse la peur de l’autre, celle qui nait de divisions factices, celle qui ne reconnait plus en l’autre un alter égo mais un étranger…

    • Melinster
      Melinster répond à féric
      Pédant galvanisé
      • Posté à 18h44 le 27/01/2009
      • Internaute 61559
        Pédant galvanisé

      Je suppose que vous n’avez pas remarqué que la justice et les forces de l’ordre ne peuvent strictement rien faire lors de « dérapages » ou d’abus divers.

  • A déménagé le 1-6
    • Posté à 23h03 le 26/01/2009
    • Internaute 61755

    quant à la piteuse dénégation du patron du supermarché...elle en dit long sur son « courage »...

  • groscontre64
    • Posté à 23h09 le 26/01/2009
    • Internaute 35536

    Ce sont quand même des gens qui se placent volontairement en dehors de la société. lls s’installent où ils veulent, « prennent » l’eau et l’électricité, et apparemment les petits boulots permettent de se payer des mercedes...

    • patrick du 14-
      patrick du 14- répond à groscontre64
      de plus en plus naze
      • Posté à 23h15 le 26/01/2009
      • Internaute 40667
        de plus en plus naze

      t’a jamais entendus parler du crédit

      • pedro66
        pedro66 répond à patrick du 14-
        informaticien bon à rien
        • Posté à 11h02 le 27/01/2009
        • Internaute 25616
          informaticien bon à rien

        Et le crédit , il faut bien le rembourser ! ! !

        Et quand on veut vivre nomade, libre, on en assume les conséquences, et surtout on ne réclame les avantages des sédentaires sans les inconvénients (Impôts et taxes diverses ) pour financer les aires d’accueil pour les nomades, régulièrement saccagées et les factures d’eau et d’électricité non réglées également ...

        Il faut arrêter l’angélisme et ne considérer ces gens que comme des victimes !

         
        • Anonyme répond à pedro66

          Il se sent étouffé par les remboursements, Pedro le bon à rien (mais le bien-nommé) ? Il a pris un écran plat trop cher ? Une bagnole trop gourmande ? Il est toujours en règle avec la loi, l’informaticien ? Pas de travail au noir ? Il paie bien ses impôts, ses contredanses ? Jamais d’excès de vitesse ? Je suppose qu’il ne fait pas partie des beaufs, bien blancs, bien honnêtes, qui saccagent les aires d’accueil en allant y déverser leurs saloperies, les vieux pneus de bagnoles trop gourmandes, les téléviseurs sans écran plat...
          Écoutez-moi le philosophe à deux balles : ce « Quand on veut vivre libre » qui sonne comme un reproche, comme si l’aspiration à la liberté n’était pas une caractéristique fondamentale de l’être humain. Certes, chez certains, l’idée se résume à un écran plat (réglé en permanence sur TF1, de préférence) et à une bagnole trop gourmande, mais je parlais des vrais humains.
          Ah, mon pauvre Pedro, vous serez toujours un bourgeois condamné à regarder passer les gueux...

          • A déménagé le 1-6
            • Posté à 11h45 le 27/01/2009
            • Internaute 61755

            faut absolument qu’il aille se ressourcer sur le fil de serraffin lampion...il y trouvera, n’en doutons pas, de la bonne compagnie !

          • pedro66
            pedro66
            informaticien bon à rien
            • Posté à 15h46 le 27/01/2009
            • Internaute 25616
              informaticien bon à rien

            Mon cher Quinine,
            pour vous répondre, je n’ai toujours pas d’écran plat et ce n’est pas prévu pour après demain.
            Mes voitures, 2 , chacune plus de 200.000 km .
            Pas de black, pas le temps.
            Pas d’excès de vitesse , trop besoin du permis pour vivre .
            Quant aux aires d’accueil, bien que téméraire je ne m’y aventurerai pas de crainte de coup de fusil de la part des nomades qui s’y sentent un peu trop chez eux, au point de refuser l’entrée aux autres nomades, parce que pas de leur tribu ! ! !

            Pas d’écran plat, pas de TF1, pas de bagnole gourmande...
            Un pauvre diable qui galère, mais qui n’a droit a rien
            Je ne rentre pas dans ton cliché ....

            Par contre viens vivre au contact de tes chers « gens du voyage » et on en reparlera .
            Parles en aussi à leurs voisinage ! ! !

            • Anonyme répond à pedro66

              Deux choses avant de vous claquer plus à mon aise tout à l’heure :
              1) Je vous prie de me vouvoyer.
              2) Caramba, encore raté ! Il y en a dans mon voisinage, des « gens du voyage », et c’est tant mieux : ça fait des humains dans le paysage. Ce n’est pas votre entourage qui peut en dire autant.
              À tout à l’heure pour la piqûre de rappel ?

            • GGGG
              GGGG répond à pedro66
              (r)
              • Posté à 16h30 le 27/01/2009
              • Internaute 49060
                (r)

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              ou plus simplement

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              Attention Gros, prochain panneau :
              INTERDICTION aux Gens d’UMP

        • Azza
          Azza répond à pedro66
          Ingénieur en informatique (...)
          • Posté à 13h59 le 27/01/2009
          • Internaute 25467
            Ingénieur en informatique (...)

          Parce que les nomades, ils ne paient pas la TVA (qui represente tout de meme largement plus de recettes pour l’etat que l’impot sur le revenu, que plus de 50% des francais ne paient d’ailleurs pas, vous en conviendrez) ?

          Quand aux « mercedes », il ne faut pas oublier que l’argent qu’ils mettent dedans, ce’st celui qu’ils ne mettent pas dans une maison ou un loyer d’appartement.

          Si on suit votre argument, n’importe quel smicard proprietaire de son logement paye a credit est tout aussi suspect d’etre un mauvais citoyen que les gitans que vous pointez du doigt.

        • patrick du 14-
          patrick du 14- répond à pedro66
          de plus en plus naze
          • Posté à 14h40 le 27/01/2009
          • Internaute 40667
            de plus en plus naze

          ben oui faut le rembourser , pourquoi ils vivent sur une autre planète

        • Anonyme répond à pedro66

          Je me permets de reproduire ici deux commentaires qui ont fait les frais d’une modération brouillonne et mécanique, malgré les efforts de Mademoiselle Corinne Antoine, « qui fournit un gros travail de modération » (dixit ce pince-sans-rire de M. Riché) : l’un était de Déluge et disait à peu près ceci : « Pedro66 nous a lâché sa belle perlouze, et maintenant, il va rentrer au chenil. » ; l’autre était de moi et disait : « Ils n’en veulent plus, au chenil : trop puant, trop méchant*... S’il y retourne, c’est la piqûre. Il ne lui reste plus qu’à errer par monts et par vaux.
          __________________
          *Je sais que c’est hors sujet, mais c’est pour l’édification des riverains : Pedro66, qui donne des leçons d’honnêteté et de morale, est celui qui a écrit ici, à propos de sans-papiers en grève de la faim, que, pour régler le problème, il fallait que la grève se poursuive et que la nature suive son cours. »

          Voilà. Le commentaire de Nompas ci-dessus est un peu plus clair, maintenant.

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      • brouillaxc
        brouillaxc répond à patrick du 14-
        chomeur en freelance
        • Posté à 11h42 le 27/01/2009
        • Internaute 42425
          chomeur en freelance

        C’est connu, ces gens la sont de grands consommateurs de crédits, il parait même qu’ils ont perdu beaucoup en bourse...

         
        • Network 23
          Network 23 répond à brouillaxc
          identité perdue dans mes papiers (...)
          • Posté à 12h16 le 27/01/2009
          • Internaute 23367
            identité perdue dans mes papiers (...)

          Réponse du Ministère délégué aux anciens combattants, publié dans le Journal Officiel du Sénat, en 2005 :

          Je souhaite appeler l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés que rencontrent les gens du voyage pour souscrire ou renouveler certaines polices d’assurance et pour accéder aux crédits auprès des organismes bancaires.

          Les difficultés d’accès aux dispositifs assurantiels concernent trois types de police : la garantie des véhicules, la garantie caravane-véhicule roulant et la garantie multirisque habitation.

          Or il ressort principalement que les difficultés signalées pour l’accès aux assurances et aux crédits relèvent non pas d’une problématique tarifaire, mais d’un refus de garantie.

          En outre, elles ne relèvent pas uniquement d’une aversion au risque plus important de la part des mutuelles et des sociétés d’assurances vis-à-vis d’assurés ayant un mode de vie particulier, ni d’une enquête de sinistralité connue permettant de quantifier le risque et de rattacher les personnes itinérantes à un tarif spécifique. Les refus allégués visent les gens du voyage quelles que soient leurs conditions matérielles d’existence, qu’ils soient itinérants, semi-itinérants ou sédentaires.

          Les principaux critères de différenciation semblent tenir à des signes distinctifs d’appartenance aux gens du voyage : détention d’un carnet de circulation, mention « sans domicile fixe » sur les cartes grises ou adresse de domiciliation.

          Les publics autres que les gens du voyage, mais placés dans des situations objectivement identiques, ne rencontrent pas de problèmes de garantie, qu’il s’agisse des particuliers assurant leur caravane ou des commerçants ambulants et professions itinérantes assurant leurs véhicules.

          Il pourrait s’agir d’un problème de domiciliation, puisque les sociétés d’assurances motivent leur attitude par le fait que les gens du voyage ne pourraient justifier d’un domicile fixe. Elles ne reconnaissent pas l’adresse de la commune de rattachement - et, par voie de conséquence, la loi du 3 janvier 1969 - ni celle de la domiciliation - c’est la loi du 29 juillet 1998 -, qui sont couramment usitées par les administrations publiques.

          Cependant, au-delà de la question de l’accessibilité aux assurances et aux crédits, et alors que l’instauration d’une taxe d’habitation pour les résidences mobiles dès le 1er janvier 2007 est envisagée, que devient le principe républicain d’oeuvrer par et pour le droit commun ?

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