Enquete 27/01/2009 à 22h49

Les syndicalistes SUD-rail, des « irresponsables » ?

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89



A la gare Saint-Lazare à Paris le 13 janvier 2009 (Benoit Tessier/Reuters).

Un mois de conflit sur le réseau Saint-Lazare, achevé en apothéose avec la fermeture de la gare parisienne le 13 janvier : le syndicat SUD-rail s’attire les foudres de tous, usagers, syndicalistes, direction de la SNCF, et même du président de la République. Ceux que Nicolas Sarkozy a taxés d’« irresponsables », Eco89 les a rencontrés.

Pourquoi ce conflit ?

Il ne fait pas de doute, pour Jean-Marie Pernot, chercheur à l’IRES et auteur de « La Grève » (avec Guy Groux aux Presses de Sciences Po, 2008), que le mois de conflit des conducteurs du dépôt de Saint-Lazare « met en lumière le dialogue social impossible à la SNCF ». En regardant de près les tracts de l’intersyndicale, on s’aperçoit, comme l’affirme Jean-Marie Pernot, que « les revendications ne sont pas étroitement corporatistes mais axées sur la sécurité et les effectifs ». En outre, « 94% des arrêts de trains sont dus à des problèmes techniques et 6% à des grèves, les voyageurs le savent bien ».

Les « mécanos » (nom des conducteurs dans le jargon cheminot) de SUD insistent beaucoup sur les « problèmes de sécurité liés à la hausse de la productivité ». Ils témoignent :

« Les freinages d’urgence sont en forte hausse car il nous arrive de nous endormir en conduisant, et les “gares bouffées” (oublis d’arrêt) se multiplient aussi. Ca fait un moment que la cocotte minute menace d’exploser. Sur le réseau Saint-Lazare, on ne cesse d’ouvrir des lignes et d’augmenter le cadencement alors que le nombre de cheminots est passé entre 2004 et aujourd’hui de 750 à 700. Le sous-effectif est comblé grâce à du personnel volant venu d’autres régions et qui touchent des primes allant jusqu’à 1700 euros par mois. A cause d’eux, on nous refuse nos congés, notre avancement de carrière est bloqué et nos horaires se dégradent. Pepy ne cesse de promettre plus de régularité, nous, on dit juste que c’est impossible sans moyens supplémentaires ».

Notons que le conflit s’est terminé sur des promesses de mise en formation de 84 jeunes et non par des hausses de salaires. « Une grève altruiste » en somme, pour Christian Chevandier, auteur de Cheminots en grève ou la construction d’une identité (1848-2001) (Maisonneuve et Larose 2002). Cet historien a noté depuis la grève de novembre 2007 sur la réforme des régimes spéciaux que :

« Les cheminots se battent pour les générations futures, ont une conception moins virile qu’avant de la grève, d’où la nécessité de convaincre les non grévistes, notamment chez SUD. »

SUD est-il responsable de la fermeture de la gare Saint-Lazare ?

La fermeture de la deuxième gare de France, de 10 heures à 19 heures le 13 janvier, a suscité beaucoup d’émoi et fait remonter la ritournelle de la « prise en otage » des usagers par des syndicalistes extrémistes. La veille à 19h40, un conducteur a été tabassé en gare de Maisons-Lafitte. A la prise de service le lendemain matin, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre et rapidement, tous les conducteurs invoquent le « droit de retrait », prévu en cas danger grave et imminent, pour cesser le travail sans préavis. Plus aucun train ne circulant, la direction a craint un mouvement de panique de passagers mécontents et fait fermer la gare. SUD et la direction se renvoient la responsabilité de ce dénouement, mais pour SUD, une telle agression était inéluctable :

« On sentait monter le risque d’agression depuis un moment, la direction de la SNCF alimentait la haine contre nous, relayée sur des blogs et sur Facebook où s’est créé un groupe “Pour qu’on abatte les responsables syndicaux SUD-rail à Paris Saint-Lazare”. »

En assemblée générale, la reprise du travail est votée dès 14 heures, mais il a fallu attendre 19h10 pour que le premier train reprenne du service. Pour SUD, « la direction a fait traîner le stylo » mais pour cette dernière, il fallait simplement « le temps de réorganiser le trafic ».

SUD est désormais présenté comme seul responsable de la fermeture de la gare, mais c’est l’ensemble des conducteurs qui ont invoqué le danger grave et imminent pour se mettre en droit de retrait. La SNCF glisse qu’il n’y avait « pas plus de danger ce jour-là sur ces lignes qu’avant ». Dans un document interne de la SNCF qu’Eco89 s’est procuré, il est écrit :

« Cette coagulation du conflit, fondée sur l’amalgame d’un conflit long et de l’agression d’un conducteur, est inusuelle et a présenté un caractère tout à fait imprévisible. »

Une chose est sûre, la fermeture de la gare n’a pas seulement coûté cher à l’entreprise qui a promis d’indemniser les passagers, elle a durablement entamé l’image de SUD-rail. Et permis de réinterpréter le mois de grève précédent sous l’angle du « trublion anarcho-syndicaliste » dont l’objectif serait d’arriver en tête aux élections professionnelles de mars en montrant « ses muscles face à son puissant concurrent, la CGT. Et de se présenter comme le seul vrai syndicat contestataire capable de faire plier Guillaume Pepy, président de la SNCF », comme l’écrit Le Figaro dans l’article SUD-rail ou la stratégie du blocage.

La méthode de la grève courte est-elle scandaleuse ?

C’est une « faille » de la loi sur le service minimum de 2007 que ce syndicat a décidé d’exploiter habilement. Mais ce n’est pas la première fois et il ne l’a pas fait seul puisque, du 14 au 31 décembre, c’est l’Intersyndicale CGT CGT-FO SUD-rail et FGAAC qui donnait le mot d’ordre de grève. La CGT a négocié de son coté et s’est retirée du conflit le 31 décembre.

La « grève de 59 minutes » a des avantages : elle permet de limiter les pertes en salaire, de faire durer plus longtemps un conflit en coûtant moins cher aux grévistes. Mais contrairement à ce qui a pu être écrit, c’est une heure de travail qui est prélevée, soit 13,16 euros pour un cheminot en milieu de carrière. Un syndicaliste de SUD-rail témoigne :

« On a mené deux grèves en parallèle, des 59 minutes en prise de poste et des préavis de 24 heures pour pourrir le conflit. Les grèves courtes sont compliquées à organiser pour nous car il faut déclarer 48 heures à l’avance l’intention de faire grève et il faut être suffisamment nombreux pour que ça tienne. En tournant avec les autres syndicats et des non encartés, ça a marché. »

Le trafic n’a été que légèrement perturbé, mais suffisamment aux yeux de la SNCF pour qu’il faille déclencher le service minimum. Ce que conteste SUD :

« Si la SNCF déclarait au STIF, l’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France [qui est sa tutelle] qu’elle assurait un trafic normal et qu’elle ne le faisait pas, cela lui coûtait des pénalités. Elle a aussi fait ce choix pour monter les usagers contre nous. »

Problème, la direction avait fait appel à du personnel de remplacement et n’affectait pas de train aux grévistes à l’issue de leurs 59 minutes de grève. Une guerre des nerfs, pour SUD :

« On a passé des journées entières à ne rien faire et, vu qu’on ne roulait pas, on a été privés des primes qui constituent un tiers de nos revenus. C’est une discrimination. »

Contactée, la direction se défend en plaidant le fait qu’une « absence d’une heure en début de service nous désorganise complètement et on ne peut plus affecter de train car le train est parti ».

Pour Jean-Marie Pernot, il n’y a pas d’abus de la part de SUD, exploiter une faille dans la loi « prouve juste que la loi était mal ficelée. Elle prenait pour modèle l’alerte sociale de la RATP, mais on voit bien qu’on en est loin. »

Pourquoi tout le monde s’acharne contre eux ?

SUD est devenu un bouc émissaire bien pratique pour le gouvernement, qui profite de la campagne de sape menée par la direction de la SNCF contre ce syndicat. Mais il incarne surtout une nouvelle génération de syndicalistes, qui a refusé de s’institutionnaliser.

SUD (l’acronyme de solidaires unitaires démocratiques) est né après les grèves de 1995, d’une scission de la CFDT. Il a certes repris un héritage trotskyste de cette dernière, mais il n’a aucun lien avec le Nouveau parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot, outre le fait que ce dernier soit militant de base à SUD-PTT. Henri Vacquin remarque que :

« Ils sont en rupture avec les autres syndicats parce qu’ils sont bien plus proches de leur base, les militants sont mieux formés, et ils ont remplacé la CGT dans le rôle de syndicat qui fait peur au patronat, avec le couteau entre les dents. »

Leurs méthodes sont plutôt libertaires, avec un recours permanent à la base, un respect du vote en AG. Ce qui leur a permis de faire durer le mouvement de Saint-Lazare, c’est l’engagement des non-syndiqués et le refus de la direction d’entamer un dialogue jusqu’au moment critique de la fermeture de la gare Saint-Lazare. Pour Jean-Marie Pernot, il ne fait aucun doute que :

« Ce sont les agressés plus que les agresseurs, on leur attribue une tendance trotskiste, ce qui est ridicule et faux. Trouver des boucs émissaires est toujours un moyen facile pour les pouvoirs en place d’assurer leur tranquillité ».

Que va-t-il se passer après ?

Le gouvernement a annoncé des ajustements à la loi sur le service minimum selon la ritournelle droit à se déplacer qui ne doit pas être menacé par le droit de grève.

Or, selon les premières réflexions du député Eric Ciotti, qu’Eco89 s’est procurées, il est question d’instaurer un « droit de réquisition » du préfet en cas d’atteinte caractérisée et prolongée à la liberté de circuler. Une liste d’agents volontaires serait établie pour suppléer leurs collègues en cas de grèves spontanées. Ils toucheraient une prime incitative journalière. L’instauration de « jaunes » officiels, en somme. Pas sûr qu’il y ait beaucoup de candidats pour devenir « briseurs de grève officiels », malgré la prime. De toutes façons, un tel texte aurait de fortes chances d’être retoqué par le Conseil constitutionnel.

Article modifié le 28/01/2009 à 11h00. L’auteur de la proposition de loi n’est pas Jacques Kossowski mais Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes.

Photo : à la gare Saint-Lazare à Paris le 13 janvier 2009 (Benoit Tessier/Reuters).

  • 10594 visites
  • 54 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • EntreprendreKESSDONK
    EntreprendreKESSDONK
    Veilleur de Jours Meilleurs
    • Posté à 23h14 le 27/01/2009
    • Internaute 59268
      Veilleur de Jours Meilleurs

    dans le diktat ambiant des syndicats contre les patrons il est de plus en plus difficile d’y voir clair.
    Il me semble que dans cette recherche éperdue du pouvoir sur les masses 2 logiques s’affrontent c’est tout.

    Un des mes amis proche (très proche) représentant SUD dans une grande, très grande entreprise, ne me cachait pas que son mandat avait pour objectif
    1/ de les faire chier
    2/ d’être intouchable
    Disons que c’est une exception et que je dois mieux choisir mes amis ...
    Un autre ami (c’est vrai je le jure !) conseil en relation syndicale, me montrait un lettre d’info sur la nature anarchiste de SUD ...
    Décidemment, il faut que je sélectionne mieux mes potes
    et les articles de Eco 89 semble-t-il...
    Pour info, je ne suis ni patron (je l’ai été), Ni salarié (je l’ai été), aujourd’hui indépendant après dépot de bilan, et de surcroit engagé pour un développement durable des relations du travail.
    Là , je suis loin du bordel immédiat ...

    NB vous écrivez
    C’est une « faille » de la loi sur le service minimum de 2007 que ce syndicat a décidé d’exploiter habilement. Mais ce n’est pas la première fois et il ne l’a pas fait seul puisque

    Je me permet de relever que « habilement » est un jugement de valeur que je laisse à votre appréciation
    et que ..
    ce n’est pas parce que tout le monde fait une chose qu’elle devient juste et bonne
    (regardez la croissance de la clientèle MacDO !)

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à EntreprendreKESSDONK
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 10h11 le 28/01/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Quand je dis « faille » dans la loi, disons que c’est une subtilité, et j’écris en effet que ce n’est pas la première fois qu’elle est exploitée et qu’il n’a pas été le seul syndicat à le faire.

  • désinscrit-
    • Posté à 00h03 le 28/01/2009
    • Internaute 736

    Or, selon les premières réflexions du député Jacques Kossowski, qu’Eco89 s’est procurées, il est question d’instaurer un « droit de réquisition » du préfet en cas d’atteinte caractérisée et prolongée à la liberté de circuler. Une liste d’agents volontaires serait établie pour suppléer leurs collègues en cas de grèves spontanées

    Je suis un peu septique là dessus, par rapport à ce qui c’est passé à St-Lazare. C’était pas une grève (le jour de la fermeture) mais l’exercice du droit de retrait.

    En plus au regard de la chronologie donnée par SUD, préavis sur les grèves de 59min. en novembre pour décembre, interruption unilatérale des négociations par la direction du 23 déc. au 5 janvier (pour cause de vacances au ski surement ?), jusqu’à l’agression (Là SUD accuse le président d’une déclaration maladroite le 10 janvier mais bon, c’est leur point de vue), bref la direction n’a pas mis beaucoup de bonne volonté pour négocier avant la grève (en novembre). Facile d’accuser de tous les mots un syndicat qui a finalement obtenu gain de cause, après un mois de grève (qui aurait pu être évité), une agression (qui aurait pu être dramatique) et une fermeture de gare décidé par la direction.
    Le pourrissement c’est le sport national des patrons qui « prennent en otage » (pour reprendre leur tic de langage idiot) non seulement les clients mais aussi les salariés.

    Pour entendre les explications d’un responsable de SUD (peu à l’aise à la télé mais très clair et précis) regardez « mots croisés » (France2, Y. Calvi) de cette semaine ; -)
    Lien

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 23h22 le 27/01/2009
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    « Les freinages d’urgence sont en forte hausse car il nous arrive de nous endormir en conduisant, et les “gares bouffées” (oublis d’arrêt) se multiplient aussi. Ca fait un moment que la cocotte minute menace d’exploser. Sur le réseau Saint-Lazare, on ne cesse d’ouvrir des lignes et d’augmenter le cadencement alors que le nombre de cheminots est passé entre 2004 et aujourd’hui de 750 à 700. »

    Ils ont raison, c’est inadmissible de faire des économies sur le personnel et sur notre sécurité. Si ça continue ça va être comme au Royaume-Uni, il faut refuser la dégradation du service public.

    « Le sous-effectif est comblé grâce à du personnel volant venu d’autres régions et qui touchent des primes allant jusqu’à 1700 euros par mois. A cause d’eux, on nous refuse nos congés, notre avancement de carrière est bloqué et nos horaires se dégradent. »

    Mais c’est voulu pour diviser les gens, une façon indirecte de se débarrasser des fonctionnaires qui petit à petit deviendront minoritaire et ainsi privatiser la SNCF.

    « Leurs méthodes sont plutôt libertaires, avec un recours permanent à la base, un respect du vote en AG “

    Bravo Sud, ils font mieux que tous les autres syndicats, on attend que les administrations de gauche, pardon je voulais dire du PS, fassent rentrer Sud.

    Lien

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à Les Chats
      • Posté à 12h46 le 28/01/2009
      • Internaute 27384

      non non Sud n’est pas trotskiste ! suffit de voir la signature....

      • supprimé àlademandeduriverain
        • Posté à 13h52 le 28/01/2009
        • Internaute 60796

        Qu’il y ait des trotskystes (ou supposés tels) dans les différents syndicats Sud, est une évidence que personne n’a encore jamais niée. Tout comme celle qu’ils y sont bien moins nombreux qu’à Fo (Lo et Pt), à la Fsu (Lcr) ou à la Cgt (Lcr, Lo et Pt)...

        Salut & Fraternité.

        Lien

  • hedona
    hedona
    retraitée
    • Posté à 23h25 le 27/01/2009
    • Internaute 49346
      retraitée

    Il parait que dès que Sarko s’est exprimé dezs messages de soutien de non-militants ont afflué. Sud n’a obtenu que 4%, même pas d’ailleurs, aux élections prud’hommales.
    A Sud, ils savent que la crise ne fait que commencer.

  • hedona
    hedona
    retraitée
    • Posté à 23h33 le 27/01/2009
    • Internaute 49346
      retraitée

    Je suis peut-être stupide, mais je ne vois pas en quoi le fait de vouloir créer un « service minimum » est si intolérable. Ce sont quand même les travailleurs, qui à chaque qu’il ya une grève des transports sont pénalisés.

    A la radio, lorsque les journalistes ou autres catégories sociales font grève, un service minimum est assuré et certains sont « recquis ».
    J’estime que tout service public doit avoir un service minimu par respect des citoyens.

    • pablico
      pablico répond à hedona
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 23h54 le 27/01/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      ce que vous dites, fait penser au vieux débat :

      Pétain a-t-il sauvé la France en collaborant ?
      de Gaulle a-t-il sauvé la France en résistant ?

      vaste programme comme disait Charles de Gaulle...

      mais cela n’empêche pas de transposer cette réflexion sur les syndicats, le droit de grève etc...

    • Clem
      Clem répond à hedona
      Bobo sous nicotine.
      • Posté à 00h04 le 28/01/2009
      • Internaute 3295
        Bobo sous nicotine.

      comme si il y avait les grévistes et les travailleurs...
      on peut être les deux

    • désinscrit-
      désinscrit- répond à hedona
      • Posté à 00h17 le 28/01/2009
      • Internaute 736

      Si il y a un service minimum des transports (c’est à dire un service pas complet) il y en aura toujours qui ne pourront pas se déplacer, qu’est ce que ça changerai ?
      Tant mieux pour ceux qui en profiteront et tant pis pour les autres ? belle mentalité.
      Ou alors chacun (dans un soucis d’égalité) pourra demander un train à l’heure qu’il souhaite ?

      C’est comme les gardes d’enfants dans les écoles, c’est intolérable les jours de grève et suite à la malheureuse tempête dans le sud-ouest du week-end dernier (ou pendant les intempéries, neige, inondations,...) les écoles ont été fermées sans préavis et tout le monde s’en est accommodé (grâce à un peu de solidarité)

      On ne peut pas comparer des services public d’urgence (pompiers, hôpitaux,...) qui touchent à la sécurité des personnes, aux autres services.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à hedona
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 10h19 le 28/01/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Vous pointez là le coeur du débat : jusqu’où le droit de grève est une atteinte au droit des citoyens de se déplacer pour travailler ?

      • Naradamuni
        • Posté à 14h14 le 28/01/2009
        • Internaute 30050
          sans

        Vous pointez là le coeur, oui mais d’un faux débat, plutôt une manoeuvre de casse du droit (celui-ci étant actuellement attaqué sur tous les flancs, social, constitutionnel, etc...) celui de dresser les travailleurs entre-eux, les diviser...

        De plus les médias propagandistes entretiennent volontairement ce faux débat ! !

        – Lors du dernier Mots Croisés du 26 janvier 2009 , le débat était un faux débat, avec des personnes presque toutes du même bord, et deux syndicalistes, l’un, celui de la CFDT, choisi parce qu’il collabore avec le gouvernement, et donc avec un discours presque consensuel, l’autre, celui de Sud-Rail, sans doute parce qu’il a un look (cheveux et barbes longs) a faire frémir la France profonde et parce qu’il s’exprime mal, de façon empruntée, hésitante, face aux professionnels de la parole. Autant dire que le « pseudo débat » tourne à la gloire du gouvernement, d’autant qu’ensuite, le deuxième sujet est conçu de telle sorte qu’il met en valeur les intentions de Sarkozy en matière de contrôle des rémunérations des grands patrons, pour calmer l’ardeur revendicatrice des Français.
        En clair : « Français, ne manifestez pas contre le gouvernement, il travaille pour vous ». En oubliant de dire que les annonces médiatisées de Sarkozy sont rarement suivies d’effets, qu’elles sont de la poudre aux yeux, et qu’en définitive elles finissent toujours par consolider le Grand Capital qui broie les peuples.

        Cette seconde partie est en définitive destinée à désamorcer la colère des Français, en leur faisant croire que le gouvernement travaille en leur faveur, en faveur de la Justice sociale.

        Pire encore : Fort judicieusement, la Direction de FR2-télé propagande, qui doit chaque jour veiller à ce que chaque information serve en définitive les intérêts du gouvernement et de ses amis, programme un « Expression Directe » consacré à l’UMP, titre : « Ensemble pour faire gagner la France ». Quelques minutes pour démontrer que Sarkozy travaille pour les Français, qu’il tient ses promesses, que ses mesures vont dans le bon sens, et notamment celui de la Justice sociale. On se croirait revenus à la Campagne présidentielle, avec les mêmes slogans, les mêmes images, la même musique, de la propagande pure...

        Bref, du début à la fin, du lavage de cerveau en faveur d’une idéologie, celle de l’ultra-libéralisme, et le tout sous couvert d’information, de débat, de pluralisme.

        La France des Droits de l’Homme est confisquée par un clan,, au service de ses intérêts et de ceux de ses amis. L’information est une masacarade, une imposture, nous sommes obligés de subir une télévision que Berlusconi lui-même ne renierait pas.

        FR2 ? La télé poubelle dans toute sa splendeur. Je vous conseille de lui réserver le sort qu’elle mérite : La poubelle. En la boycottant, au nom de la France, de la liberté, de la démocratie. En écrivant à ses promoteurs, pour leur dire tout le mépris qu’ils nous inspirent.
        Lien

        Quant au service minimum Miss Lagarde n’a qu’à proposer des vélos aux citoyens-travailleurs-otages, comme elle l’a suggérer aux citoyens-travailleurs-automobilistes, otages eux aussi, mais de la hausse des carburants !

        Mais il est vrai que *$t Nervis en 1973 marchait déjà en tête de cortège des manifestations anti-grêve, ; Maintenant qu’il est sur le trône jusqu’où poussera-il... ?

         
        • désinscrit-
          • Posté à 17h08 le 28/01/2009
          • Internaute 736

          D’accord sur le casting de ’Mots croisés » par contre je trouve que le syndicaliste s’en est plutôt bien sorti. Il a bien coincé l’idiot du Fig. et le député... En plus il a fait passer son message, je trouve.
          Pareil dans la deuxième partie avec la porte parole du PT. La condamnation de tout les revenus des dirigeants et des actionnaires était assez claire (avec un grand patron faux cul en direct, c’est rigolo. Il était moins condescendant que ceux qui s’exprimaient il y a une petite année).

          Bon j’ai toujours une oreille complaisante pour les syndicalistes et les élus de la vrai gauche aussi (je suis peut être pas très objectif : -D)

        1 autres commentaires
  • Naradamuni
    Naradamuni
    sans
    • Posté à 00h23 le 28/01/2009
    • Internaute 30050
      sans

    En 1973 $t Nervis l’élyséen entalonné et son clan et leurs milices d’occident allias la france afrique, étaient déjà en tête de cortège des manifestations anti-grèves, et depuis la manipulation médiatique agrémentée des reptations et combines des syndicats légalisés par le patronat et ses sbires à la gouvernance de l’État, ne fait que s’amplifié !

    Bientôt un droit de grève positivé à la sauce république démo-crétinisée « banania-light » ou chili-con-carne !

    . Gauches droites confondues occultant la réalité qui est et a toujours était la lutte des classes (Haut et bas non pas gauche et droite !), la rendant voire même « politiquement incorrect », comme la grève bientôt légalisée Démocratiquement correcte ou pas ! !

    Le terrain pourtant, depuis longtemps est en préparation..
    * Destruction de la culture et de l’histoire (culture bling bling Disneyland & Co)
    * Destruction de la nature (Promotion du nucléaire et autres...)
    * Destruction du tissu communautaire (Scandale Alliot-Marie de Tarnac, scandale du nettoyage ethnique au karsher...)
    * Destruction de la culture organisationnelle (Casse de la constitution, « une grêve en france, on la voit plus »)
    * Mépris pour les personnes âgées (Minimum viellesse non revalorisé, retraite à 70 ans)
    * Mercantilisation de l’enfance (Supression de la maternelle programmée)
    * Criminalisation de la jeunesse (Emprisonnement dés 12 ans, suspect dès deux ans, eugénisme UMPS)
    * Privatisation de l’enseignement moyen et supérieur (Casse Pecresse des universités)
    * Démantèlement du système éducatif primaire et secondaire (Casse Darcos du lycée). Démantèlement de la sécurité sociale (privatisation Bachelot vers une medecine payante)
    * Destruction et recomposition des conditions de travail pour les faire régresser (Casse du code du travail par sarkozy)
    * Marginalisation du commerce ambulant et asphyxie du petit et du moyen commerce, au profit du grand capital commercial étranger. (Augmentation des grandes surfaces, lois dictées par E. Leclerc).
    * Autisme pervers des grands moyens de communication. (Charly Hebdo, Liberation, TF1, Le Figaro, M6, Yves Calvi etc...)

    « La faim vous jette à terre, mais la dignité indigène vous met debout », nous disait une femme indigène, chef des Kumiai (groupe appartenant au peuple yumana de Basse Californie, comptant 400 000 personnes, réparties entre le Mexique et les USA, NdT).

    Au Mexique, on travaille pour ne pas mourir et on meurt au travail. (Travailler plus) (...)

    Tandis que ceux qui ont le regard fixé vers le haut retournent à leur quotidien et au thème à la mode, l’Autre Campagne se regarde, se définit elle-même et se prépare.

    En haut, ils parlent et s’interrogent déjà sur 2012 (Ségolène Royal, Le roquet Copé). En bas, l’Autre Campagne continuera de demander qui et quoi dans son Programme national de lutte, puis comment et quand. Ce jour-là le calendrier d’en haut sera brisé et en suivra un autre, celui d’EN BAS et à gauche.

    L’heure est venue. Nous serons ce que nous sommes, mais autres et meilleurs.
    Lien

  • Airinys
    • Posté à 01h54 le 28/01/2009
    • Internaute 52467

    Alerte à la manipulation sarkozyste !

    Pour ceux qui l’ignorent, SUD c’est le syndicat auquel appartient Olivier Besancenot. Ce n’est pas leur seul point commun, ils sortent de nulle part tous les 2 et connaissent un succès grandissant. Sans verser dans la paranoïa, je pense que chez SUD ils savent très bien où ils vont. Leur argument de vente, est qu’ils sont indépendant des centrales syndicales inféodées au PS, et qu’ils sont donc plus radicaux.

    Comme chacun le sait, Sarkozy est particulièrement hypnotisé par les grandes manoeuvres de Mitterrand avec le PCF et le FN. Il a symétriquement asphixié le FN, il lui faut à présent renforcer l’extrême gauche. En professionnel de la communication, Sarkozy sait très bien qu’en faisant front contre SUD, il fait sa pub et renforce Besancenot.

    Le sujet même de cet article est à mes yeux la preuve que l’Elysée souhaite voir émerger un syndicat « irresponsable ». Ce serait du pain bénit. D’autant que ça s’inscrit dans une campagne de diabolisation de Besancenot qui dure depuis la libération de Rouillan d’Action Directe.

    • Kereven
      Kereven répond à Airinys
      • Posté à 07h43 le 28/01/2009
      • Internaute 29900

      Il n’a pas asphyxié le FN, il l’a absorbé, comme Mitterrand l’a fait pour le PCF.

    • jexiste
      jexiste répond à Airinys
      si, si
      • Posté à 18h20 le 28/01/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      Il est certain qu’on ne plaisante pas plus avec Besancenot qu’avec Sarko :

      Lien

      Lien(gid)/65610/

      Ses plans médias semblent aussi de la même veine :

      Lien

      Lien

      Lien

      Lien

      Lien

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 05h52 le 28/01/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Erreur d’analyse concernant la prétendue impopularité de SUD. Ce n’est pas parce que de nombreuses personnes sont mécontentes, que certains ont même agressé des cheminots, que ces gens sont représentatifs. Beaucoup parmi ces mécontents seront d’aiilleurs grèvistes jeudi. Tout au contraire, en cette période de tension, SUD « fait le plein » du côté des cheminots, et est en passe de supplanter la CGT.
    C’est un peu ce qui s’est passé en Guadeloupe où les « voyous » de l’UGTG ont fait plus de 51% aux élections prudhommales, les salariés se détournant des syndicats traditionnels.
    Les médias, comme toujours, retardent d’un wagon ou appréhendent les problèmes par le petit bout de la lorgnette qui les intéresse.
    Non, Sud-Rail n’est ni trotskyste ni dirigé par des trotskystes. Ce sont plutôt des libertaires qui en sont ici à l’origine. Tout le monde - enfin ceux qui s’intéressent à la chose - sait cela.

  • ZonZon la MouChe
    ZonZon la MouChe
    ni dieu ni maître !
    • Posté à 06h59 le 28/01/2009
    • Internaute 53182
      ni dieu ni maître !

    SUD est-il responsable de la fermeture de la gare Saint-Lazare ?
    Bin oui et même la clef c’est leur chef qui l’avait dans sa poche.
    Dans SA poche.
    Je dirais même plus : dans la poche de Besancenot ! ! ! Et en plus c’est un Facteur. Même pas un Cheminot. Rendez-vous compte s’il l’avait mise dans une boite aux lettres ! Et qu’il ne se souvienne plus dans laquelle. A cette heure-ci la gare serait toujours fermée.
    C’est un scandale.
    Rendez-nous la clef.

    • la champenoise
      • Posté à 09h04 le 28/01/2009
      • Internaute 27942

      Sauf que c’est la direction de la SNCF qui a décidé de ferme la gare... rendons à César ce qui est à césar.
      Par ailleurs la grève, d’une heure ou plusieurs sans être d’une journée, a toujours existé. Auparavant, dans les entreprises privées, on appelait cela la grève perlée (ne me demandez pas la raison de cette appellation).

      • ZonZon la MouChe
        ZonZon la MouChe répond à la champenoise
        ni dieu ni maître !
        • Posté à 18h29 le 28/01/2009
        • Internaute 53182
          ni dieu ni maître !

        Il semblerait que personne n’ait compris mon second degré
        snif

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 07h22 le 28/01/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    UNE PETITE ANECDOTE EN PASSANT

    Rappelons juste un petit fait de rien du tout que l’on oublie parfois de mentionner quand on parle de cette grève de Sud à la gare St Lazare :

    Les grévistes ont obtenues satisfaction sur la plupart de leurs revendications !

    Derrière le paravent commode du « mécontentement des usagers » et du « service minimum » qu’il convient bien sûr de garantir, gageons qu’il y a pour les pouvoirs publics et la direction de la SNCF, la rage bilieuse d’avoir dû pour une fois céder sur toute la ligne ; -)

    • rahelita
      rahelita répond à Le Yéti
      • Posté à 07h50 le 28/01/2009
      • Internaute 20366

      Céder veut dire quoi ?
      Il suffit de voir ces gens qui ont du travail et qui sont invirables empêcher toute une population et leurs enfants d’aller travailler et de vivre.
      On en vient à souhaiter la fin du service dit public.
      Qui représentenr ces gens ?

      • ZonZon la MouChe
        ZonZon la MouChe répond à rahelita
        ni dieu ni maître !
        • Posté à 08h13 le 28/01/2009
        • Internaute 53182
          ni dieu ni maître !

        Il y en a beaucoup demain qui défileront parce qu’ils n’ont plus de job. Alors oui ça va déranger quelques travailleurs et alors ?
        La diminution du temps de travail, les congés de maternité, les congés payés, le droit d’élire des délégués, les augmentations de salaires, les journées fériées payées, la dignité humaine, l’interdiction du travail pour les enfants etc, tout cela fut arraché par la GREVE.
        Faire grève à l’époque était comme certains le disent « Une attitude irresponsable et dangereuse » ...
        Ces gens comme vous dites, ont la possibilité de faire remonter le mécontentement d’une majorité de la population.
        Si ça ne vous plait pas, pétez un grand coup : ça vous fera du bien et ça vous calmera.

        C’est comme pour l’école : les mémères sont les premières à gueuler pour que l’école organise une garderie en cas de grève, mais ne disent rien alors que les élèves ne vont plus en classe le samedi matin ! Apparemment le samedi matin ça ne dérange pas quand c’est M. Darcos qui impose le temps libre mais quand ce sont les grévistes là ça ne va plus.

  • Kereven
    • Posté à 07h41 le 28/01/2009
    • Internaute 29900

    Les directions laissent pourrir les conflits pour ne faire porter la gêne que sur les syndicats.
    Les jours de grèves ne sont plus payés.
    Le service minimum est adpoté.
    Les syndicalistes vont être pénalisés.

    C’est le droit de grève qui disparait.

    Or, sans droit de grève, il n’y a plus d’avancées sociales, mais un recul permanant.
    Vous pourrez prendre votre train, certe, mais ne venez pas pleurer si vous perdez tous vos autres droits.

  • mon petit doigt
    • Posté à 08h27 le 28/01/2009
    • Internaute 64887
      sans

    C’est qui les irresponsables ceux qui nous gouvernent ou ceux qui se battent pour une vie meilleurs.Ceux qui restent les bras croisés et qui regardent la société se délitée sont autant responsables .ceux qui pensent que en cirant les bottes du patron on va s’en sortir se trompent ils ont un porte-monaie à la place du coeur.il faut rétablir un équilibre des forces entre patronnat et salariés.Les usagés de la sncf se trompent en s’attaquant aux syndicalistes, ils feraient mieux de s’unirent à eux plutot.Il parait que tolérer l’intolérable c’est de la lachetée.

  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 10h30 le 28/01/2009
    • Internaute 29766
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    J’ai la preuve que Julien Coupat avait le numéro de téléphone d’un membre de SUD, donc SUD est complice de ses agissements, donc SUD sont des terroristes : les membres de l’organisation pourront donc être arrêté, interrogés et ce pendant une durrée indéterminée, et tenu au secret.
    Ils seront aussi encagoulés, parceque leurs bour... pardon interrogateurs ne veulent pas de représailles de ces dangereux anarcho-autonomo-syndicalisto-communistes !

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Hatamoto
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h08 le 28/01/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Si vous avez la preuve, donnez la nous donc ! vous savez comment nous écrire

  • vero87
    • Posté à 10h35 le 28/01/2009
    • Internaute 40938

    j’ai du mal à comprendre ces gens qui fustigent les grevistes :
    en effet ce sont souvent des personnes qui sont OBLIGEES d« aller travailler ( situation tres precaires , secteurs impitoyables pour des grevistes etc ) mais au final , les mobilisations les plus récriées sont celles qui permettent à ces memes raleurs d’obtenir ce pour quoi ils n’ont pas pu (ou pas voulu) se battre ...
    un peu d’honneteté intellectuelle serait de mise , surtout au regard de ce qui se passe aujourd’hui
    et puis une galère de qq heures -ou qq jours - a souvent été un bénéfice pour plusieurs années
    il faudrait peut-etre analyser les choses un peu plus loin que le bout de sa situation personnelle et avoir une vision globale de la société qu’on nous propose .....
    ces memes raleurs contre la greve se retrouvent à la poste qd il n’y a plus qu’un guichet ouvert au lieu de trois , 32 élèves ds la classe de leur gamin au leu de 25 avant fermeture , aux urgences
    qd ils ont une arête en travers du gosier et ds le train qd celui-ci est coincé pour machine en panne sans plus de technicien pour assurer la maintenance ......... etc

    alors ! faut PENSER un peu .... et éteindre la TV !

  • jo l_artiste
    jo l_artiste
    nainformaticien
    • Posté à 10h39 le 28/01/2009
    • Internaute 67459
      nainformaticien

    Bonjour,

    Je me demande juste si, parmi tous ces grevistes, il y en a pas qui ont voté Sarko ? :)
    Je voulais juste dire un mot sur cette grève. Je pense qu’il ne faut pas mélanger cette grève d’une journée (exceptionnelle donc) au mois de grève précedent qui s’est déroulé à Saint Lazare.
    Autant , je soutiens le mouvement du 29 janvier, autant je conspue les micro-grévistes qui ont généré plus de mal que de bien parmi les passagers quotidiens de Saint-Lazare.
    Plus je me renseigne et plus j’ai des témoignages de gens ayant perdu leur emploi (parfois 4 d’affilée, non vous ne rêvez pas) à cause de ces micro-grèves...
    Je n’en dirai pas plus, pour l’instant .... Si SUD n’est pas irresponsable, il est au moins un peu rustre, ou bourrin danbs ses actions (sans doute voulu comme tel).Cette viloence là est inacceptable et très mal vécue.
    Si SUD, aux yeux de la plupart des fraçais passe pour un ramassis de cancre c’est vraiment bein fait ....

  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 12h53 le 28/01/2009
    • Internaute 31199
      Enterré vivant

    Voilà où mène la stratégie qui consiste à diviser, voire à exciter les usagers contre les grévistes, les salairés du privé contre les fonctionnaires. Bien courte vue que celle de ceux qui ne savent pas que lorsque l’exaspération est à son comble, tout le monde se rassemblera. Contre ceux qui nous ont mis dans cette situation. Ensemble tout est possible qu’il disait ...

  • bjpsm
    bjpsm
    Profession libérale
    • Posté à 13h17 le 28/01/2009
    • Internaute 67478
      Profession libérale

    Bonjour
    En ma qualité d’usager je n’accepte pas d’être instrumentalisé. Je refuse d’être manipulé pour faire pression sur les syndicats dans leur conflit avec la direction de la SNCF. Si conflit il y a, c’est à la direction de la SNCF de le gérer avec les partenaires sociaux. Cette attitude des politiques et de la direction de la SNCF de systematiquement prendre à témoins les usagers est un peu trop facile. Qu’ils fassent d’abord la preuve d’un vrai dialogue sociale et cesse de vouloir tout gèrer par la loi et le décret.
    Bonne journée à tous

  • marie 75
    • Posté à 13h24 le 28/01/2009
    • Internaute 3563

    irresponsables ?
    QUI ?
    On précise .....

    La crise pourrait mettre 51 millions de personnes au chômagemercredi 28.01.2009, 13 : 12, écho (belge)

    La crise économique mondiale pourrait mettre au chômage jusqu’à 51 millions de personnes « si la situation continue de se détériorer », a averti mercredi le Bureau international du travail (BIT) dans son rapport sur l’emploi en 2009

    • jo l_artiste
      jo l_artiste répond à marie 75
      nainformaticien
      • Posté à 13h47 le 28/01/2009
      • Internaute 67459
        nainformaticien

      Bonjour Marie,

      Je crois que les financiers et autres « troufiniols » avides d’argents le sont , eux aussi, et à une echelle mondiale.
      Mais ne doit on pas trouver une solution au mal être plutot que de se taper dessus et de revenir à un combat de cour d’école.

      Et là, hélas, les représentants de SUD et les dirigeants de la SNCF sont tout aussi crétins..malheureusement.

      J’en prendrais bien un pour taper sur l’autre étant moi-même client d’une des lignes les plus touchées par les micro grèves du mois dernier....

      Et pour terminer, je prendrais bien les deux pour taper sur les financiers de Wall Street ...

      Ca serait idiot et stupide mais ça me ferais un bien fou !

  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 14h18 le 28/01/2009
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    La seule chose qui m’inquiète dans l’action de Sud (je ne dirai pas irresponsable en tout cas) c’est que cela sert de prétexte à nos maîtres pour restreindre encore plus le droit de grève.

    Et à leur décharge : Lien
    Sud et d’autres gueulent depuis des lustres sur l’état du matériel de la ligne A. Bingo !

    • jexiste
      jexiste répond à flixp
      si, si
      • Posté à 18h42 le 28/01/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      « La seule chose qui m’inquiète dans l’action de Sud (je ne dirai pas irresponsable en tout cas) c’est que cela sert de prétexte à nos maîtres pour restreindre encore plus le droit de grève. »

      Qu’est-ce qui vous dit que ce n’est pas précisément le but de ce syndicat ou de ses dirigeants ?

      A lire :

      Lien

      En complément, je rappelle que SUD-Police se confond pour ainsi dire avec la section extrême-gauche des anciens RG.

      Voir aussi :

      Lien

  • éternellerebelle
    éternellerebelle
    enragée !
    • Posté à 14h34 le 28/01/2009
    • Internaute 22982
      enragée !

    A lire quelques commentaires contre SUD,ne seraient responsables que les syndicats collabos ! dont les techniques d’action (sic) à base de non coordination des luttes et d’isolement des grévistes aboutissent dans la majorité ses cas à une défaite laissant les grévistes écoeurés par des négociations bidons ramasse-miettes,ces fédérations vendues ne servent plus qu’à canaliser la révolte ,et briser les gréves

    Ce n’est pas pour rien qu’ils perçoivent des subventions et du gouvernement et du patronat, ,avec pléthore de permanents syndicaux que j’ai toujours vu débouler dans les assemblées générales pour précher la reprise du travail(il faut savoir terminer une gréve camarade !)ou encore : les masses ne sont pas prétes !
    souvenir.....souvenir......
    A propos enterrée l’affaire du financement de ces syndicats par Gautier de Sauvignac !

    SUD est un syndicat différent,présent sur tous les terrains de lutte
    il s’appuie sur les décisions des assemblées générales,trés peu de permanents bureaucrates à vie planqués
    Ce syndicat est pour la gréve reconductible ,et en cas de gréve des transports pour la gratuité
    Ce n’est pas pour rien que ce syndicat est pris pour cible par ce pouvoir qui voudrait bien le soumettre
    Merci aux SUD,respect et solidarité avec vos militants
    Ne lâchez rien ,vous étes l’espoir de tous ceux qui veulent résister vraiment

  • marie 75
    • Posté à 14h53 le 28/01/2009
    • Internaute 3563

    répondez au sondage bidon de bfmtv contre la grève

    répondez à leur soit disant sondage du jour ! ! ! ! Ils veulent qu’il y ait une majo qui disent que la grève ne sert à rien ! ! ! ! !

    copé-collé : Pensez-vous que la grève de jeudi va servir à quelque chose ?

    Oui 39 % Non 61 % Nombre de votes : 854

    ––––––––––-

    Depuis ce matin, BFM tv fait du tam tam anti-grève du 29

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 15h11 le 28/01/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Je veux bien qu’on dise que les gens de Sud ne sont pas des irresponsables, mais le syndicat lui-même s’inscrit sans rechigner dans la tradition anarcho-syndicaliste, à savoir celle qui vise à établir un « rapport de forces » avec le patronat, ce qui veut dire se rapprocher de la ligne qui fut celle de la CGT dans les années 50 : on n’obtient de résultats qu’en contraignant les patrons à accepter les revendications des travailleurs quand il n’existe aucune autre solution pour le patronat. C’est une politique du jusqu’au-boutisme à laquelle la CGT a renoncé depuis l’effondrement du PCF, une politique qui s’inscrit dans le vieux contexte de la lutte des classes. La seule différence notable est qu’en 1950, le PCF dictait sa conduite à la CGT, alors que Sud donne la primeur aux AG, ainsi que le dit l’article, conformément à la thèse de la démocratie directe.

    Il n’empêche. La « stratégie » de Sud consiste à s’affronter à la direction de l’entreprise chaque fois que cela est possible, quelles que soient les intentions de réduction des acquis de ladite direction, alors que la CGT s’inscrit désormais résolument dans une politique de négociation préalable.

    Le problème est que Sud ne s’appuie pas sur un mouvement revendicatif politique crédible. C’est bien pourquoi il s’efforce de se constituer une telle assise, par delà ses rangs, au sein d’une gauche encore inorganisée mais dont il espère qu’elle verra bientôt le jour, à force d’affrontements, grâce à Besancenot et d’autres (vestiges du PCF, Parti de Gauche, etc.) à la gauche du PS « réformiste ». C’est un vieil espoir qui n’a jamais triomphé des circonstances dans le passé.

    Il est quand même intéressant que le meilleur allié « objectif » de Sud soit Sarkozy, qui n’a pas cité le nom de Sud par accident ! Sarkozy fait le pari que la lutte des classes, c’est fini, et qu’il ne se trouvera pas grand monde pour rallier les rangs d’un syndicalisme de contestation et de « pourrissement » en période de crise. Ca, c’est la réalité, quelle que soit la légitimité du combat mené par Sud-Rail contre la direction de la SNCF.

    • General Subverciòn
      General Subverciòn répond à Jaycib
      viva Makhnovchtchina
      • Posté à 20h45 le 28/01/2009
      • Internaute 47117
        viva Makhnovchtchina

      « Je veux bien qu’on dise que les gens de Sud ne sont pas des irresponsables,mais le syndicat lui-même s’inscrit sans rechigner dans la tradition anarcho-syndicaliste »
      Quelle mansuétude Monseigneur ! ! !
      Ben ouais,mais c’est quoi le problème ? C’est quoi cette manie de considérer tous ceux qui ne sont pas d’accord avec le discours dominant comme des pestiférés et des irresponsables ? ? ? Alors d’après le discours qu’on devrait avaler sans rechigner,tout ce que fait l’autre bord avec l’économie,c’est vachement « responsable » et « novateur »,Baisser son froc,c’est tendance ? ? ? ? Les patrons du 19ème siècle ne renieraient pas ceux de maintenant,et les banquiers de maintenant ont le même comportement que ceux de 29,et la droite parlementaire pliera comme celle de ses prédécesseurs de la 3ème république en 40.Mêmes causes,mêmes effets,alors il faut arrêter d’ emmerder le monde avec cette rhétorique de propagandiste de merde qui parle de modernité ou d’archaïsme en fonction de comment ça l’arrange.Beaucoup de gens sont à gauche,voire encore plus à gauche que ça semble convenir à Vôtre Suffisance, n’en n’ont pas honte et ont bien raison.
      Et si contester,se défendre sans devenir des « Jaunes » complaisants,obéissants,fatalistes et mous,c’est « pourrir en période de crise“(dont ils ne sont en rien responsables,en plus...),et bien qu’ils ‘pourrissent’,on est quand même pas mal à les soutenir sans les juger,n’en délplaise à vôtre Boursouflure .
      Honte aux läches qui se couchent devant l’adversité !

      • Jaycib
        Jaycib répond à General Subverciòn
        Désagrégé de l'Université
        • Posté à 10h41 le 29/01/2009
        • Internaute 37053
          Désagrégé de l'Université

        M. General Subvercion, vos injures ne me concernent pas (je suis prêt à comparer mes états de service aux vôtres quand vous voudrez). La seule question que je soulève est : quand l’anarcho-syndicalisme a-t-il triomphé de quoi que ce soit ? Se faire l’interprète de la rage du peuple en espérant que les choses changeront par enchantement et sans souci de l’organisation qui doit la sous-tendre ne mène pas très loin. Nota : vous aurez remarqué que je n’insulte pas Sud. Prenez-en de la graine, SVP.

    • mick69
      mick69 répond à Jaycib
      • Posté à 22h47 le 28/01/2009
      • Internaute 2907

      Les medias mettent le paquet depuis 25 ans pour qu’on ne parle plus de la lutte des classes et pour brouiller les pistes avec des leurres, mais en fait la lutte des classes n’a jamais cessé. Au point que le milliardaire Warren Buffett a déclaré :

      « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner »

      Après la crise certains commencent peut-être à comprendre que le but unique des riches et des dirigeants est de plumer les pauvres. Pourquoi donc les milliards couleraient-ils à flots pour les banquiers et les guerres alors que les caisses sont vides pour les salaires, les retraites, la sécu, les services publics ?

      • Jaycib
        Jaycib répond à mick69
        Désagrégé de l'Université
        • Posté à 10h46 le 29/01/2009
        • Internaute 37053
          Désagrégé de l'Université

        Qui nie que la lutte des classes existe ? Et qui soutient le politique des capitalistes aujourd’hui ? Pas moi.

         
        • mick69
          mick69 répond à Jaycib
          • Posté à 12h07 le 29/01/2009
          • Internaute 2907

          C’est juste que votre dernière phrase est ambiguë. Elle commence par un pari de NS et se termine par « Ca, c’est la réalité... » :

          « Sarkozy fait le pari que la lutte des classes, c’est fini, et qu’il ne se trouvera pas grand monde pour rallier les rangs d’un syndicalisme de contestation et de “ pourrissement ” en période de crise. Ca, c’est la réalité, »

          • Jaycib
            Jaycib répond à mick69
            Désagrégé de l'Université
            • Posté à 14h34 le 29/01/2009
            • Internaute 37053
              Désagrégé de l'Université

            La réalité est POLITIQUE. La lutte des classes existe dans le concret des luttes sectorielles ou partielles, mais s’il n’y a aucun leadership collectif clair qui s’affirme, Sarko l’emportera. Je voulais simplement dire que le syndicalisme à la Sud n’augure l’émergence d’aucun leadership susceptible de faire reculer le gouvernement « sur toute la ligne ». Telle est la rançon de l’anarcho-syndicalisme – sa radicalité se perd dans les méandres d’une contestation non structurée (je me fonde sur tous les exemples historiques qui me sont connus de luttes anarcho-syndicalistes finalement vaincues : UWW, Allemagne (1918), Espagne (1936), etc.).

        2 autres commentaires
  • marie 75
    • Posté à 15h16 le 28/01/2009
    • Internaute 3563

    Lien ! -ou-comment-l-UMP-se-lache-_a174451.html
    tb papier sur cde sujet !

  • adamet
    adamet
    travailleur social
    • Posté à 15h39 le 28/01/2009
    • Internaute 29449
      travailleur social

    Merci pour cet article qui va plus loin que les à-peu-près des grands médias

    Ceux ci ont confondu la stratégie syndicale de SUD (dont on ne dit à peu près rien de concret sur les revendications) les mouvements de grève -dont il est opportunément rappelé qu’ils ne sont pas le fait de meneurs Sudistes mais des salariés et des autres syndicats-... et le droit de retrait qui a conduit directement à la fermeture de la gare St Lazare.

    Ce droit de retrait permet à des salariés en situation de danger imminent de se « mettre en sécurité » en quittant leur poste de travail.
    Il s’agit donc d’un droit pour chaque salarié de refuser de voir sa santé ou sa sécurité mises en cause dans le travail. C’est hélas un droit qui n’est pas assez utilisé quand on voit le nombre de victimes d’accidents du travail.

    En fermant la gare la direction de la SNCF a tiré les conclusions qu’elle a estimé nécessaires pour la sécurité des passagers et des personnels menacés par des « passagers otages vengeurs ».

    Mais en engageant des négociations et satisfaisant les revendications, qui depuis plusieurs semaines faisaient l’objet d’un conflit social, elle a :

    - jusitifié, validé la procédure de droit de retrait exervée par les cheminots, ce d’autant plus que la montée de la tension contre les salariés de la SNCF avait fait l’objet d’alertes. La direction en laissant pourrir la situation, le gouvernement et l’UMP en faisant monter la tension, ont eux mêmes créé le piège qui s’est refermé sur eux ... mais dont les usagers ont fait les frais

    - cherché à masquer derrière un faux débat sur « service minimum- syndicalistes irresponsables » les problèmes de fond que posaient les actions syndicales : l’état du service public de transport.

    L’Etat et la SNCF laissent se dégrader le service rendu aux usagers des transports. Pire ils se moquent ouvertement des collectivités locales qui paient pour améliorer le transport en commun et le service offert à leur concitoyens : quand les régions demande une augmentation du nombre de trains, la SNCF répond à moyens constants en personnel et en matériel, avec les risques que cela comporte. Au final ce sont les usagers qui subissent ! plus de trains mais moins de voitures par train, donc moins de place...

    Comme usager du rail je subi les retards pour manque ou panne de machine ou autres sur la ligne Paris Caen où il faut aujourd’hui autant de temps qu’il y 30 ans pour faire le trajet !

    Ce sont ces problèmes là que posaient les cheminots en grève. Il est légitime de se demander si la chasse au SUD désigné comme bouc émissaire de tous les problèmes des usagers n’était pas surtout faite pour masquer les responsabilités des années de politiques libérales de transport.

    Quant au service minimum, serait-il jusitifié d’avoir recours à la réquisition en cas de grève, c’est déjà ce qui se fait dans les hôpitaux. Mais pour ces derniers l’encadrement du droit de grève a pour fonction d’éviter la mise en danger de la vie des personnes. Est-on vraiment dans le même cas avec la mise en cause d’un droit fondamental. Ceci devrait faire l’objet d’un débat de fond au lieu de cultiver la colère de certains : l’usage des transports publics est-il constitutif de la liberté d’aller et venir. Cette liberté est elle réservée à celles et ceux qui vont travailler et réfusée à ceux qui veulent circuler dans d’autres horaires ? Sur quoi peut on fonder cette différence dans les droits ? Dans ce cas le service minimum n’est il pas obligatoirement permettre à tous les trains de circuler empêchant ainsi l’exercice d’un droit constitutionnel ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h53 le 28/01/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Alors juste parce qu’un type à taper sur un cheminot, ils ont décidé de se venger sur tout le monde ?
    Mais ça va vraiment plus dans leur tête...
    On leur a jamais dit que les punitions collectives c’était immorales ?
    S’ils voulaient se défouler, ils avait qu’à s’en prendre au coupable !

    Danger imminent mon oeil, ils savent très bien sur quelles lignes ils sont, c’est comme ça en permanence et encore c’est pas eux les plus exposés mais ceux dans les stations, et il faudra bien plus qu’une grève organisée par une poignée de monopolistes pour régler l’éternel problème de l’insécurité en banlieue.
    Là tout ce qu’ils ont gagné, c’est de créer un nouveau candidat à l’agression.
    Non mais ils imaginent quoi, que la direction va foutre encore plus de flics et de caméras à St Lazare ? Pas possible, c’est arrivé à saturation !

    C’est toujours la même histoire, syndicat et patronat se foutent sur la gueule, mais comme d’hab il faut qu’ils mettent le client entre les deux et c’est lui qui se prend tout par la gueule.

  • Grandloup74
    • Posté à 19h25 le 28/01/2009
    • Internaute 34650

    Le droit de grève que les usagers critiquent leur a permis d’obtenir la plupart des avantages qu’ils ont actuellement, que ce soit sur les salaires, les congès, les conditions de travail ou le social. Il est facile, une fois tous ces bienfaits acquis, de critiquer ceux qui se battent pour ne pas reculer pour pouvoir aller travailler et ne rien perdre en salaire. Bien entendu, le mouvement qui a provoqué la fermeture de la gare St Lazare a mis beaucoup de monde dans de très grandes difficultés et ce genre de manoeuvre est à éviter. Mais il faut savoir que :
    - 1 - Ce n’était pas un mouvement de grève mais lusage du droit de retrait qui permet au personnel de se retirer d’une situation qu’il estime raisonnablement dangereuse, suite à l’agression d’un conducteur qui risquait fort de se reproduire.
    - 2 - La condition nécessaire à la cessation du danger invoqué dans ce droit de retrait était la mise en place de personnel suffisant pour éviter une grande partie des incidents de conduite et des surveillants supplémentaires.
    - 3 - En cédant à ces exigences sécuritaires, la direction a par la même occasion a satisfait en grande partie aux revendications (qui demandaient les mêmes choses en termes d’emplois de fonctions et de sécurité) qui étaient cause des grèves d’une heure elles mêmes causes de l’agression en question.
    - 4 - Sans cette action les grèves perlées dureraient encore, au détriment des usagers et surtout les conditions d’insécurité feraient encore courrir des risques à tous.
    - 5 - Pour avoir réussi là où les autres syndicats n’avaient pu le faire (devant l’intransigeance de la direction SNCF) SUD s’est attiré une forme de jalousie mais surtout de crainte de voir ce syndicat devenir plus crédible et de le concurrencer encore plus. D’où des formes diverses et variées de désaveu...

    En conclusion et comme pour beaucoup de grèves, les directions jouent le pourrissement en espérant que la grève devienne impopulaire et que les grèvistes cèdent.
    Tout gouvernement libéral (et même socialiste) désireux de privatiser a tout a gagner en laissant les services et infrastructures se dégrader, car les usagers en ont marre tot ou tard et souhaite la privatisation (qui agravera les pbs et augmentera fortement les prix, voir les chemins de fer anglais...) et si le personnel fait des grèves pour défendre le service public, le résultat est le même. Heureusement, une grande partie (silencieuse) des usagers comprend et soutient les mouvements, mais il en soufre... Il convient donc de se concerter et s’entendre avec les associations d’usagers et parfois trouver d’autres formes d’actions...
    Mais ne jamais perdre de vue que le seul responsable est le gestionnaire, à savoir les orientations gouvernementales.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2