Entretien 24/01/2009 à 13h57

Henri Vacquin : la gauche est morte, vive Sarkozy

David Servenay | Ex-Rue89

Ex-communiste, le sociologue du travail Henri Vacquin a voté Sarkozy à cause de l’impasse de la gauche réformiste.



Henri Vacquin en janvier 2009 (Audrey Cerdan/Rue89).



Jaquette de ’Mes acquis sociaux’ de Vacquin (DR).

Au premier tour, il a voté Bayrou. Au second, Sarkozy. Il faut attendre le dernier chapitre du livre d’Henri Vacquin pour y lire son aveu et comprendre la véritable raison d’écrire « Mes acquis sociaux ». Mélange d’autobiographie et de réflexions décapantes sur l’état de la gauche, des syndicats et du patronat « le plus con d’Europe ». Tout cela valait bien un entretien pour Eco89.

L’homme aux médailles de gauche qui vote Sarkozy

Il le dit en riant, comme pour s’absoudre d’une faute. Ex-militant de l’UEC (Union des étudiants communistes), ex-manifestant de Mai 68 devenu sociologue du travail, Henri Vacquin s’amuse du paradoxe :

« Un mec qui a plein de médailles à gauche, qui fait un parcours de quarante ans dans le monde de l’entreprise, avec les patrons, les syndicats, le champ politique à côté de lui et qui, à la fin, en vient à ça… c’était pour moi une manière de donner à penser. En fait, ça été l’opprobre de toute la presse de gauche et de tous les mecs de gauche : “Pas toi Henri… pour voter Sarkozy !” »



On est ici à l’opposé de l’évolution d’un Alain Badiou, fustigeant la « barbarie sarkozienne ».

La gauche est morte, faute d’inventaire

Sous la forme d’une adresse à son père décédé, militant CGTiste, Henri Vacquin veut faire toucher du doigt l’impasse intellectuelle dans laquelle s’est fourvoyée la gauche réformiste. Une impasse pour n’avoir pas su pousser la réflexion assez loin sur son abandon du dogme marxiste.

Derrière la pirouette, l’homme en profite aussi, à 70 ans, pour régler quelques comptes. D’abord avec sa propre famille politique : la gauche de « Bernard » (Kouchner), « Serge » (July)… et les autres. Une gauche qui est « morte », faute d’avoir su effectuer un « inventaire ». (Voir la vidéo)



A l’appui de sa démonstration, le sociologue s’aventure aussi sur le terrain des mentalités. Le jugement est sévère : notre génération, dit-il en substance, n’a pas su transmettre les valeurs de nos parents. Là encore, rupture :

« Notre génération de soixante-huitards dans son ensemble, à droite comme à gauche, n’a jamais surmonté cette carence de transmission des valeurs. Nous ne sommes pas pour rien responsables de leur débandade actuelle qui a fabriqué entre autres, et pour ne s’en tenir qu’à cela, le chômage des jeunes et des vieux : un même vœu de mort sociétale, non dit mais très réel, adressé aux uns comme aux autres. »

La démonstration n’épargne personne, pas même les (nombreux) patrons pour lesquels il a travaillé. Citant l’exemple d’Antoine Riboud, avant-gardiste dans les années 70 lorsqu’il mis en place un « management participatif », l’observateur écorne ce « patronat le plus con d’Europe », selon un représentant du patronat allemand. Le CNPF, précise Vacquin, mettra plus de dix ans à reconnaître l’intérêt des recettes de Riboud.

Un appel au rapprochement CFDT-CGT

Au-delà des désillusions, l’ancien des Vaillants (les jeunesses communistes) garde un attachement viscéral au dialogue social. Consultant spécialisé dans les analyses post conflits sociaux (il a d’ailleurs été mandaté par la direction de la SNCF pour décrypter le conflit de la gare Saint-Lazare), il dresse un panorama pessimiste du paysage syndical.

Mais, résolu à interpeller ses ex-camarades, il propose un pari aux leaders des deux grandes confédérations, CFDT et CGT. L’idée est d’élargir leur champs de réflexion à l’Europe et à la mondialisation, afin de rapprocher leurs mouvements. Objectif : mêler les vertus du syndicalisme de proposition à la force de la contestation. En commençant par défendre le droit de grève, souvent remis en cause ces derniers temps. (Voir la vidéo)



Devinez quoi ? Les syndicalistes ont lu l’ouvrage. François Chérèque (CFDT) a répondu « oui, mais sous conditions... » à cette proposition. Bernard Thibault (CGT) n’a pas encore pris sa plume et ça l’agace un peu, Henri Vacquin, le silence de ces « tas de vous autres » comme les appelait sa mère.

Mes acquis sociaux d’Henri Vacquin - Seuil, 2008 - 217p. - 15€.

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Ailleurs sur le Web
Sa notice sur Wikipedia
Quelques textes sur le site de son cabinet de consultants

Photo : Henri Vacquin en janvier 2009 (Audrey Cerdan/Rue89).

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  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 14h03 le 24/01/2009
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    A la soupe ! ! !

    Les anciens stals restent indécrottables.

    • greenworld
      • Posté à 16h30 le 24/01/2009
      • Internaute 29214

      Pas grand chose à rajouter, c’est un parfait résumer :)

      • Jonas2
        Jonas2 répond à greenworld
        Les mouches ne me trouveront (...)
        • Posté à 18h53 le 24/01/2009
        • Internaute 19359
          Les mouches ne me trouveront (...)

        SI.
        Juste une petite précision. Le 29 janvier 2009, partout en France, on fait une grosse teuf pour la « Vive Sarko ». Il n’y a pas besoin de s’inscrire et c’est gratuit.
        Ce serait bête de la rater car il va y avoir du monde. N’oubliez pas vos appareils photos pour aider les journalistes.
        Ils ne sont pas très bons pour les photos de foule. Ils ont même parfois du retard à l’allumage pour les compte-rendus comme en Guadeloupe par exemple.

  • Autka
    Autka
    voyageur au long cours
    • Posté à 14h07 le 24/01/2009
    • Internaute 50958
      voyageur au long cours

    Pôv vieux,

    Il est rassuré, c’est un grand besoin chez les personnes de cet âge

    • pablico
      pablico répond à Autka
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 15h41 le 24/01/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Il a fait un arrêt sur image pépé.

      le sarkoisisme ne durera pas mille ans.

      tout ce qui est mouvement de pensées, d’idéologies, et de je ne sais quoi, vit et meurt.

      il sera remplacé par autre chose. Le tout c’est que cet autre chose doit exister et être viable..c’est le plus dur.

    • le-temps-des-cerises
      le-temps-des-cerises répond à Autka
      Alter-Natif
      • Posté à 16h44 le 24/01/2009
      • Internaute 65166
        Alter-Natif

      MAIS QUI CONNAIT Mr Henri VACQUIN ? ....

    • Brédala
      Brédala répond à Autka
      NB : dernières lignes dans " (...)
      • Posté à 17h44 le 24/01/2009
      • Internaute 63792
        NB : dernières lignes dans " (...)

      Salut !

      Qu’est-ce que c’est donc que ce besoin quasi systématique quand on prend de l’âge, de se transformer en vieux con de droite ? !

      Je ne suis pas une perdrix de l’année, mais, malgré les bizarreries et autres trahisons que nous ont infligées les politiques de gauche, je ne pourrais pas voter Sarkozy !

      Voter à droite :
      On nous a fait le coup 1 fois avec Chirac / Le Pen...

      1 fois par vie, c’est déjà une fois de trop !

      • nilocas Zarkosy
        nilocas Zarkosy répond à Brédala
        Âne à la retraite
        • Posté à 18h25 le 24/01/2009
        • Internaute 13422
          Âne à la retraite

        Et je m’en mord encore les choses

    • Servais-Jean
      Servais-Jean répond à Autka
      43
      • Posté à 17h57 le 24/01/2009
      • Internaute 4591
        43

      Voter sarko pour donner à penser ?

      Ben moi j’ai pensé et le résultat de mes cogitations se résume en deux mots - Quel con.

      En effet si je me casse un bras accidentellement je ne vais pas me casser l’autre volontairement pour faire comprendre aux autres que ça fait mal.

    • Pierre-Guy-Raoul Namassepamousse
      • Posté à 16h45 le 26/01/2009
      • Internaute 10712

      Mais non, il a voté Sarko : c’est la politique du pire

      … ou du pitre.

  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 14h10 le 24/01/2009
    • Internaute 5710

    « c’était pour moi une manière de donner à penser »

    Et à votre avis, on pense quoi de quelqu’un qui vote Bayrou au premier tour et Sarkozy au second ? ? ? ? ?

    Moi, je pense que c’est à cause d’enfoirés comme ça qu’on en est là où on est.....

    Merci, Ganelon. Je pense qu’il est temps de postuler au secrétariat du cabinet de Besson.

    • pierre.reve
      • Posté à 14h43 le 24/01/2009
      • Internaute 34238

      Tout à fait d’accord, avec vous : si la gauche le rebutait pour des des raisons propres à lui, le vote blanc aurait été mieux accueilli.

      • -Candide-
        -Candide- répond à pierre.reve
        Jardinateur
        • Posté à 11h11 le 25/01/2009
        • Internaute 40778
          Jardinateur

        Il indique dans sa video qu’il se considère toujours à gauche, et que lors de la présidentielle il a voté Bayrou, puis Sarko comme un moindre mal.

        Maintenant, vous pouvez penser que même en considérant que Ségo était incapable (selon lui) il aurait du voter pour un autre candidat de gauche, puis s’abstenir au deuxième tour.

        Sans partager ses convictions, je peux comprendre qu’il ait préféré un vote « utile » à un vote blanc, même si c’est moins bien accueilli !
        à savoir
        Bayrou au premier tour pour essayer de barrer l’une ou l’autre,
        et Sarko au second en tant que « moindre mal ».

        Je le mets entre guillemet car ce sont ses propos, et ce n’est pas parce que je tente de les expliciter que je partage son point de vue...

  • Désinscrit le 18 mai
    • Posté à 14h12 le 24/01/2009
    • Internaute 39573

    je ne vois pas le rapport avec le fait de finir par voter tsar-kosy.

    « c’était pour moi une manière de donner à penser ». ? ? ?

    • Melinster
      Melinster répond à Désinscrit le 18 mai
      Pédant galvanisé
      • Posté à 16h53 le 24/01/2009
      • Internaute 61559
        Pédant galvanisé

      Désolé de vous dire ça comme ça, mais c’est pourtant pas bien compliqué.

      Ne vivons pas dans le pré-mâché prêt à digérer !

    • Désinscrit le 18 mai
      • Posté à 13h23 le 25/01/2009
      • Internaute 39573

      en remerciement pour votre don à penser, Monsieur l’ex, je vous donne à signer :

      Le 27 janvier prochain les députés examinent le projet de loi boutin, déjà adopté par le Sénat.

      LA LOI BOUTIN AUGMENTERA L APPAUVRISSEMENT. Ce projet de loi « réglera » le problème du logement de façon ARTIFICIELLE en (entre autres) réduisant à 1335 euros le salaire maximum pour accéder aux HLM et donc en diminuant largement le nombre de demandeurs, pour le plus grand bénéfice du privé.

      Par une politique agressive à l’égard des locataires actuels, ce projet rend les personnes qui vivent en HLM coupables d’y être et responsables du manque de logements HLM, quand bien des communes riches refusent de construire des logements HLM, préférant payer une amende qui ne représente pas grande dépense pour elles.

      Ce projet de loi marque le désengagement de l’Etat (baisse prévue de 7% du budget qui lui est consacré en 2009, diminution de 30% des crédits pour la construction de logements sociaux) et la ghettoisation du logement HLM.
      .
      NON A LA LOI BOUTIN ! Une nouvelle pétition est en ligne. Signer et faire circuler cette pétition, c’est agir contre ce projet de loi inique.

      Lien

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 14h13 le 24/01/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Voter Sarkozy, franchement c’est n’importe quoi. Il aurait pu rester chez lui ou inviter Cécilia... ! !

    Lien

  • CORTÉ
    • Posté à 14h14 le 24/01/2009
    • Internaute 23384

    On a d’un côté Eric Besson, de l’autre Jean-Marie Bockel. Pour vous, c’est du pareil au même, deux types qui ont laché leur camp en échange d’un salaire confortable et de leur nom sussuré par la bouche même du Président de temps en temps. Alors qu’en réalité, ils sont si différents !
    L’un abandonna le navire avant les rats pour aller grignoter au râtelier d’en face, tandis que l’autre fut choisi, quasi courtisé par l’élu du peuple afin de prendre place à ses côtés. Et tandis que l’un croque à présent du Ministère de la Honte vu par des yeux de gauche [et on peut souligner ici, convaincus qu’on est de sa connaissance des symboles qu’il manipule, de la grande perversité dans l’affichage qu’opère Nicolas Sarkozy], le deuxième, sous l’œil bienveillant de son chef, crée son propre parti.Et maintenant
    on parle de ce mr qu’ on ne connais même pas
    Ainsi le jeu des chaises musicales se poursuit en Sarkozye, ce jeu de maternelle laisse de plus en plus entrevoir la finalité du système de Nicoléons-le-très-petit.

    • désinscrit à sa demande
      désinscrit à sa demande répond à CORTÉ
      Entrepreneur
      • Posté à 15h24 le 24/01/2009
      • Internaute 65988
        Entrepreneur

      Vous êtes aveuglé par votre fanatisme de gauche, mais je suis persuadé que Monsieur Besson aussi bien que Monsieur Bockel sont des hommes politiques très compétents et hautement respectables, qui contrairement à ce que vous écrivez ne courent pas après les places. Ils ont d’ailleurs expliqué abondamment pourquoi ils avaient fait ce choix. En revanche, une sainte-nitouche comme monsieur Hamon, que tout le monde encense, me paraît être le type même du petit arriviste à deux balles, qui vient réciter sa leçon sur les ondes comme un petit perroquet insipide.

      • A déménagé le 9-8
        • Posté à 15h36 le 24/01/2009
        • Internaute 5710

        Olè ! ! ! ! ! !

      • CORTÉ
        • Posté à 20h30 le 24/01/2009
        • Internaute 23384

        Vous êtes aveuglé par votre fanatisme de droite

        Je vous rappel comment procéder. Vous avez deux possibilités : soit vous faites vos promesses de dons directement sur le site de l’UMP - et pour ceux qui n’ont toujours pas adhéré, c’est l’occasion de le faire... 
 Il n’est jamais trop tard pour bien faire ! 
 Tout à fait, Jean-Marc. Soit vous vous rendez au commissariat le plus proche de votre domicile et vous versez vos dons dans l’urne tricolore prévue à cet effet... 
 Vous pouvez alors en profiter pour dénoncer un sans-papiers ou un voisin que vous soupçonnez d’être à l’ultra-gauche... 
 Parfaitement, Jean-Marc... 
 Je crois qu’il est temps de retrouver Jean-Pierre Ilrabach, le président d’Occident 1, pour faire un pointage sur les promesses de dons. Jean-Pierre, vous nous entendez ? 
 Oui, je vous entend Laurence et Jean-Marc. Bonsoir à la France qui souffre ! Bonsoir à la France qui se lève tôt ! Le montant actuel des promesses de dons s’élève à seulement à 997 euros. À peine un SMIG. C’est très décevant ! Alors je veux dire aux Françaises et aux Français : osons ! Osons donner à Notre Président ! Montrons-nous dignes de sa magnifiscence ! Osons chers compatriotes ! Osons !
        Merci, Jean-Pierre. Nous allons ouvrir notre première parenthèse musicale. Nous accueillons sur le plateau Didier Barbelébien (applaudissements nourris des 26 spectateurs présents). Didier, bonsoir ! 
 Bonsoir Laurence ! 
 Alors vous allez nous chanter votre dernier tube, « Électeur d’élite ». C’est une chanson qui a une particularité... 
pense que la principale qualité de la chanson française, quand elle est de qualité, c’est la simplicité. J’ai fait le pari de composer une chanson avec seulement trois notes... 
 Quel exploit ! 
 Oui, je crois qu’on peut le dire ! 
 Eh bien nous vous écoutons Didier !

  • TARPON
    • Posté à 14h18 le 24/01/2009
    • Internaute 27263

    il faut avoir le courage de le dire,devant la nullitté crade de segolene royal et du parcours ministeriel peu convaincant de Bayrou ,on avait le choix de s’abstenir ou de voter sarkozy.
    Quant au chomage qui touche toutes les generations depuis 1975 ,elle est le fruit de la betise des syndicats ,du jusqu’auboutisme des fonctionnaires ,des « toujours plus » .
    Les greves de la poste et des cheminots ont coute des centaines de milliers d’emplois sur les 30 dernieres annees et uniquement pour en faire le moins possible .

    • blablablaetblablabli
      blablablaetblablabli répond à TARPON
      patati et patata
      • Posté à 14h32 le 24/01/2009
      • Internaute 38523
        patati et patata

      écoute Tarpon les excommuniste ou les cocos ont toujours eu besoin de totalitarisme ,tu t’imagine du communisme passer à Sarkozy ? Alors en ce qui concerne les syndicats si ils n’étaient pas là à une époque he bien ça se trouve que tu serait entrain de travailler 14 heures par jours et pas de congés payés alors stp arrête de cracher dans la soupe.

    • mongarsrikou
      mongarsrikou répond à TARPON
      • Posté à 14h41 le 24/01/2009
      • Internaute 27719

      on t’a reconnu, Nicolas !

      • Ckoicebordel
        Ckoicebordel répond à mongarsrikou
        Conseil en Com'
        • Posté à 18h36 le 24/01/2009
        • Internaute 35373
          Conseil en Com'

        On voit bien que beaucoup profitent autant de Sarkon que lui profite d’eux pour faire du business et essayer d’exister. On est tombé bien bas. Au canard enchainé il est dit que Péant va sortir un livre sur Kouchner, le titre de l’article c’est « un sac de riz contre un sac de blé. »
        Moi qui suit un homme de Gauche, j’ai vraiment mal à ma Gauche. C’est très dur quand on parle politique avec un sarkozyste de base (oups, j’ai commis un pléonasme !)
        E. TODD a raison, les sarkozystes sont des incultes. C.Q.F.D.

         1 autres commentaires
    • Network 23
      Network 23 répond à TARPON
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 14h53 le 24/01/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      T’as rien compris Tarpon, comme le dit notre cher « sociologue », c’est la « crise des valeurs » qui a fabriqué le chômage des jeunes et des vieux, pas la « bêtise » du secteur public et de l’Etat (qui assures à 99% les profits de l’hyperbourgeoisie)...

      On se demande ce qu’un sociologue comme ça, qui attribue aux « valeurs » et à une « pulsion de mort sociétale » une telle efficacité causale, foutait au PC.

    • pierre.reve
      pierre.reve répond à TARPON
      • Posté à 14h55 le 24/01/2009
      • Internaute 34238

      Ah que j’aime toujours les propos completement aberrants des gens qui se fient aux préjugés. J’aimerai que vous me donniez un exemple sur la glande des fonctionnaires.
      Ensuite comme la dit la précédente personne, heureusement qu’il y a des gens qui justement manifestent, sinon des couards comme vous serait en train de bougonner dans leur coin en se disant qu’ils sont exploités. Quoique cela est surement déjà le cas, les réformes actuelles aident à cette idée.
      Aussi, parce que je sais que vous me repondrez que vous connaissez un ami d’un ami, d’un ami qui connait un gars qui a un ami, qui est fonctionnaire est qui en branle pas une.
      Donc je vous cite l’exemple de mon père, vous en serez ravi, ou sur le cul : 7h-20h, 5 jours sur 7, pause déjeuner de 1h, gardes toutes les deux semaines.
      Enfin, parce que je suis statisticien, connaissez vous la loi normale ? Il a été sociologiquement prouvé que les francais, (car la critique inconstructive est franco-francaise) que nous jugions des phénomènes « normaux » au sens statistique du terme uniquement par ses extrêmes négatifs qui sont par distribution normale, très rare.
      Voiléa, allez, je vous laisse regarder le journal de tf1.

      • pierre.reve
        • Posté à 17h18 le 24/01/2009
        • Internaute 34238

        La loi normale tient aussi pour les patrons, ils sont très loin d’être tous des enfoirés. La loi normale encore et toujours...

    • A déménagé le 9-8
      • Posté à 15h05 le 24/01/2009
      • Internaute 5710

      « la nullité crade de Ségolène Royal »......parce que Sarkozy, c’est mieux ? ? ? ? ? ? ?

      Quant aux raisons du chômage depuis 1975, chacun appréciera la pertinence de l’analyse .......du Poujade pur fruit, pur sucre, des élucubrations post-bistrot.

    • A déménagé le 9-8
      • Posté à 15h06 le 24/01/2009
      • Internaute 5710

      double-post

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 15h07 le 24/01/2009
      • Internaute 33755

      Analyse policée et à côté de la plaque : le chomage.
      Que ce soit pour taper sur les fonctionnaires, les syndicats, les 68-tards, les patrons, ce n’est plus d’actualité. Taper sur un rouage doit revenir à remettre en cause tout le système. Ces coup de sang creux découlent de l’électoralisme et de ses dérivés.

      Donnez aux gens de peu les moyens d’entreprendre, la nature humaine déborde d’imagination. Arrêtons l’apartheid bancaire. Chacun y trouvera son compte.

    • alano
      alano répond à TARPON
      • Posté à 14h37 le 25/01/2009
      • Internaute 23155

      Cher TARPE,

      Vous avez raison, mais vous trop timoré sur un site pro-fonctionnaires grévistes : les grèves de la poste et des cheminots ont couté beaucoup plus : des millions d’emplois depuis MITTERAND : je chiffrerais personnellement le chiffre à 30 ou 40 millions (peut être plus) et seulement en région parisienne dans les départements communistes. Alors imaginez pour la France entière !
      Dès fois ça fait peur, tiens !

    • foue
      foue répond à TARPON
      • Posté à 14h40 le 26/01/2009
      • Internaute 39306

      Segolene etait d’une nullite crasse. Pour avoir vecu sa campagne en tant que militant socialiste : son programme etait tout simple : je suis une femme, j’amene le changement. Rien sur le fond - que de la communication. Sur le point de la nullité du PS, il a raison et j’en suis parti dégouté. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Le syndrome Balladur « l’udf l’a supporé parce qu’il peut gagner » a joué à plein : le ps a désigné Sego parce qu’elle peut gagner - en perdant de vu son programme, son ame. le ps est encore au fond du trou, et il creuse.
      Coté UMP, le petit excité a gagné faute d’adversaire de qualité - ça n’en fait pas un bon président. Ca en fait le moins mauvais des 2 qui restaient (meme si je n’ai pas voté pour lui)
      Et en ce qui concerne la crise actuelle, la betise generale de la classe dirigeante : financiers qui ont evincé les entrepreneurs, investissements demandés aux sous-traitant chinois poru mieux remunerer les actionnaires, politiciens incapables de réagir (la droite, c’est role, la gauche aux abonnés absents), media incompétents ou à la botte, les inegalités qui explosent : en 1980 un PDG du CAC 40 gagnait 20 à 40 SMIC. en 2000 c’est 300 à 600 fois le SMIC - avec des primes quand il licencie et crée donc des emplois à l’etranger pour ameliorer le retour sur capital des actionnaires. La crise, c’est cet ensemble d’oeillères « le marché est divin » aussi bornées que les coco sous staline. Ca se voyait venir, mais les politiciens et les medias ne voulaient pas donner la parole à ce qu’ils qualifiaient les cassandes. Allez voir Lien. ils ont annoncé la crise à venir en fevrier 2006. regardez la suite

  • Hugues Serraf
    Hugues Serraf
    Chroniqueur
    • Posté à 14h18 le 24/01/2009
    • Internaute 26641
      Chroniqueur

    On sent bien que Vacquin va se faire pourrir en commentaires comme un vulgaire Besson. Ses points de vue sont pourtant extrêmement intéressants, même si l’on a parfaitement le droit de ne pas les suivre jusqu’à leur aboutissement (ce qui est mon cas puisque j’ai roulé pour Ségolène tout au long de la campagne présidentielle et que je laisse une veilleuse allumée pour un ou deux éléphants). Une suggestion aux spécialistes de la petite phrase qui tue : pourquoi ne pas écouter ce que le bonhomme a à dire, y réfléchir quelques instants, et lui répondre avec des arguments plutôt qu’avec des slogans ?

    • Désinscrit le 18 mai
      • Posté à 14h22 le 24/01/2009
      • Internaute 39573

      je le redis : je ne vois pas le rapport avec le fait de finir par voter tsar-kosy.

      « c’était pour moi une manière de donner à penser ». ? ? ?

      • Hugues Serraf
        Hugues Serraf répond à Désinscrit le 18 mai
        Chroniqueur
        • Posté à 14h38 le 24/01/2009
        • Internaute 26641
          Chroniqueur

        Je l’entends comme un refus de la paresse intellectuelle qui amène tant de gens à ne plus questionner leurs réactions (ou les réactions de leur camp) à tout et n’importe quoi. Si quelqu’un dont le parcours est celui d’un homme de gauche intègre mais préférant l’analyse au déballage de sentiments en vient à voter Sarkozy au nom du pragmatisme, c’est à dire au nom des moyens qui permettront de faire avancer les choses dans le sens qui lui semble le bon, ça doit interpeller.Prenons l’exemple de la dernière crétinerie en date : l’appel à la « résistance » (la Lien !) contre les évaluations des élèves de CM2 : comment soutenir une intiative aussi vide de sens, aussi grotesque ? Si demain un appel à la résistance au jogging est lancé parce Sarko aime courir, ça ne sera pas moins grotesque. Mais Vacquin évoque ici les régimes spéciaux, sachant que personne de sérieux au PS ne pensait qu’il était possible ou même légitime, de les conserver en l’état. Il ne fait pas non plus d’angélisme sur les motivations stratégiques de Bernard Thibaut. Bref, il enlève le oeillères et regarde à quoi le monde ressemble en homme intelligent. Là où j’achoppe, c’est qu’il perd de vue que la gauche aussi peut se convertir au pragmatisme sans perdre son âme. Mais aussi lorsqu’il laisse entendre que Sarkozy est la solution. A la limite, Sarko n’ayant pas vraiment d’idéologie, pourquoi pas ? Mais derrière Sarkozy, il y a la droite, la vraie, celle dont le pragmatisme est loin d’être placé au service des mêmes projets.

         
        • Alain Provist
          • Posté à 15h12 le 24/01/2009
          • Internaute 19517

          Les « intellectuels » da gauche seront plus utiles en ouvrant la voie à la gauche (à la machette parfois en débarrassant les ronces) qu’en donnant leurs voix à la droite (à coups de manchettes pour masquer leur honte)

          • Lairderien
            • Posté à 16h15 le 24/01/2009
            • Internaute 22751

            Bien dit ! !

            Je deteste les abandons de postes devant l’ennemi, même avec le ridicule pretexte de vouloir « donner à penser »

          • framboise92
            framboise92 répond à Alain Provist
            je choisis la campagne, la (...)
            • Posté à 07h27 le 25/01/2009
            • Internaute 24519
              je choisis la campagne, la (...)

            Bien vu ! ! Je le pense aussi !

        • A déménagé le 9-8
          • Posté à 15h20 le 24/01/2009
          • Internaute 5710

          Vous avez parfaitement raison, quand je vois un homme « de gauche » ( les guillemets sont intentionnels, cet homme A ETE à gauch, il ne l’est manifestement plus) voter Sarkozy « au nom du pragmatisme », donc « au nom des moyens qui permettront de faire avancer les choses dans le sens qui lui semble le bon », ça « m’interpelle » ( je n’ajoute pas « quelque part », un tic de langage suffit )

          Et le résultat de « l’interpellation » ? ? (HA, HA rire grinçant )...non, ce n’est pas le passage au dépôt, ni l’emprisonnement sans pruves pour motifs imaginaires....

          Le résultat, c’est que si cet homme a pu penser UN SEUL INSTANT, connaissant Sarkozy et ayant suivi sa campagne, qu’il allait « faire avancer les choses dans le bons sens », c’est qu’ou bien
          - Il a perdu tout sens du bons sens
          - Il a mal compris
          - Il a complètement viré casaque et il se cherche de mauvaises raisons pour justifier sa trahison, car c’en est une.....
          Pour moi, c’est la trois.

          Résumons :
          1) il est devenu de droite et il a voté pour son camp
          2) il continue à s’affubler du faux-nez d’homme de gauche, ça permet de brouiller le message

          C’est aussi simple que ça..

          • blablablaetblablabli
            blablablaetblablabli répond à A déménagé le 9-8
            patati et patata
            • Posté à 16h09 le 24/01/2009
            • Internaute 38523
              patati et patata

            Tu as bien cerné le personnage Tigerbill complétement d’accord avec toi.

            • framboise92
              framboise92 répond à blablablaetblablabli
              je choisis la campagne, la (...)
              • Posté à 07h33 le 25/01/2009
              • Internaute 24519
                je choisis la campagne, la (...)

              Bjour, D’accord avec vous deux. J’ajouterais que l’intelligence est une forme d’adaptation et non de négation. Ne pas voir la destruction que représentait son vote, c’était manquer d’analyse objective. C’est pour moi un non sens dépourvu de responbabilité, une erreur grave, c’est bête, finalement.

        • Désinscrit le 18 mai
          • Posté à 16h11 le 24/01/2009
          • Internaute 39573

          « un homme de gauche intègre mais préférant l’analyse au déballage de sentiments au nom du pragmatisme » . Mais pragmatisme ne signifie pas immoralité politique, dont sarkosy est quand même l’archétype.

          Je me souviens du dernier débat entre lui et Royal ; il s’est quand même permis de dire qu’il aiderait les femmes prises en charge par une association de sa connaissance, au motif qu’il avait de l ’estime pour la responsable de cette association. Il annonçait clairement la couleur quant aux faits du prince.

          Sauf à ce que l’intégrité consiste à se mettre des bouchons dans les oreilles ...

        • Network 23
          Network 23 répond à Hugues Serraf
          identité perdue dans mes papiers (...)
          • Posté à 16h30 le 24/01/2009
          • Internaute 23367
            identité perdue dans mes papiers (...)

          Bonjour Hugues, merci de nous rappeler à l’exigence intellectuelle.

          Mais d’abord, le cas de Vacquin est loin d’être isolé - ce qui, en effet, nous interpelle, mais ça fait depuis la présidentielle qu’on est « interpellé ».

          Ensuite, Sarkozy a bien une idéologie ; la « vraie droite » n’est pas seulement « derrière » lui : il la représente sans états d’âme. Du discours de Dakar au bouclier fiscal, au « travaillez plus pour gagnez plus » (sic), en passant par les réformes destructrices de l’université, du CNRS, et de l’école, sans parler de son appui total à la théorie policière de la « chaîne pénale » (selon laquelle le juge doit « valider », c’est-à-dire sanctionner, le « coupable » qui lui est présenté par la police - la présomption d’innocence ainsi que l’indépendance du pouvoir judiciaire étant jeté aux orties - cf. (1) ), son programme est loin du « pragmatisme ».

          Là où on peut parler de « pragmatisme », c’est lorsqu’il jette aux orties le dogme néolibéral pour répondre à la crise des subprimes.

          En fait, l’erreur est d’opposer « idéologie » et « pragmatisme », comme si un (bon) politique ne pouvait pas allier les deux. De Gaulle, dont vous n’allez pas me dire qu’il manquait d’idées et de « vision de la France », a bien eu le flair pragmatique de négocier l’indépendance de l’Algérie, au grand dam de ses supporters à qui il doit pourtant le retour au pouvoir en 1958.

          Au final, la conversion de nombreuses personnes ayant historiquement voté à gauche à Sarkozy lors de ces présidentielles (un certain nombre d’entre eux s’en mord les doigts aujourd’hui) nous apprend plus sur la dépolitisation massive, la paresse - peut-être le manque de temps ? - et le refus (passif ou actif) de s’informer de façon efficace de la part de gens occupant des positions de responsabilité dans de nombreux secteurs, publics ou privés.

          On assiste à un éclatement de la vigilance et de l’expertise politique : alors que nombre de citoyens, toutes classes confondues, s’informaient auparavant, aujourd’hui le dégoût prime, et chacun juge de la lutte politique en fonction de sa position particulière dans le système - non pas uniquement en fonction de ses « intérêts » personnels, mais surtout de sa vision - partielle - de la totalité. Pour donner un exemple, un cadre hospitalier va juger des propositions politiques non pas en fonction d’une vision globale de ce qui se passe, mais uniquement en fonction des problèmes qu’il rencontre sur son terrain professionnel.

          (1) Le concept de chaîne pénale, selon lequel la police et la justice ne sont en définitive qu’une seule usine à interpeller les délinquants, à les juger et à les punir , résulte de cette immixtion dans la justice des paradigmes de la concurrence économique, nécessitant résultats, vitesse et mécanisation des décisions .

          L’objectif est la recherche du risque zéro quant à la prévention de la délinquance, la détention provisoire et la récidive.

          La peine n’a plus d’autre sens que celui de contenir et d’éliminer des populations à risques, en état de grande fragilité sociale (chômeurs, jeunes des banlieues...) ; les autres objectifs de la sanction pénale, dont la réinsertion du condamné, sont donc totalement oubliés.

          La justice est intégrée dans une chaîne de production de sanctions, selon une circulaire de N Sarkozy du 4 février 2004  adressée aux directeurs des services de police départementaux : « il vous appartiendra, dans le cadre de réunions avec le parquet, d’attirer l’attention des magistrats sur les cas où les poursuites pénales seaient insuffisantes ou inappropriées ».

          Evelyne Sire-Marin, « LA CHAÎNE PENALE ou COMMENT la JUSTICE AMPLIFIE la SEGREGATION SOCIALE “

          Lien

        • M. de Wolmar
          M. de Wolmar répond à Hugues Serraf
          explorateur
          • Posté à 17h33 le 24/01/2009
          • Internaute 59614
            explorateur

          Mais de quel pragmatisme parlez-vous ?
          Celui de la gauche état providence, celui des régimes spéciaux, et du déficite ?
          Celui de la droite libérale, des « entrepreneurs » et de la minimisation du rôle de l’état ?
          La gauche est un échec, elle est écrasée par la compétitivité des pays ayant une politique plus libérale.
          La droite est en échec, voir les pays anglo saxon, et en déficite (étonnant, comme dans un système de gauche).
          Aucune de ces visions ne fonctionne, l’histoire nous le rappelle et l’actualité nous jette ce constat à la figurine.
          Même un pays qui allie ces deux pensées (la chine, dans ce qu’elles ont de plus extrême) fonce vers le gouffre.
          Pourquoi ?
          Le pragmatisme voudrait plutôt qu’on revienne aux sources, à la raison des effets. Qu’est-ce qu’ont en commun les pays libéraux et les pays plus à gauche, qu’ont en commun les Etats-unis, la France, le Venezuela et même la Chine ? ? ? ?
          Je vais vous aider, tous ces pays partagent le même système économique à l’échelle mondiale, ils jouent tous aux mêmes jeu.
          Le pragmatisme voudrait qu’on ne se déplace même pas pour voter pour quelqu’un qui ne désire pas réformer ce système économique pour son pays et pour le monde (que ce soit les Le Pen, les Royales, les Sarkozy et même les Besancenot, ils sont tous dans le même sac).
          Mais j’ai confiance en l’humanité, les catastrophes monumentales qui s’annoncent peuvent nous aider à évoluer, à modifier notre conscience, notre rapport aux objets (quand les libéraux bobos partageront le sort des plus pauvres, de la majorité, quand la condition humaine ne sera pas un vain mot et sera véritablement universellement partagée, les mentalité ne peuvent qu’évoluer ou mourir)

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