19/01/2009 à 12h31

Fournir du sperme, c'est toute une affaire !

Camille | Mauvais genre

Récolter du sperme, c’est beaucoup plus complexe que je ne l’imaginais. Sur les dix donneurs préssentis pour l’article sur la cuisine naturelle, huit se sont débinés au dernier moment, arguant de leur peur de l’usage qu’il serait fait de leur production, expliquant que la testeuse pourrait avoir des maladies ou tout autre motif absurde (pourtant, si on les écoute, certains sont moins prudents d’ordinaire).

Les journalistes de rue89 n’ont pas non plus souhaité mettre leur personne à contribution. Pour des raisons de pseudo objectivité journalistique ou de réelle lâcheté humaine, je n’ai souhaité faire ni le don de sperme -qui aurait dévoilé mon genre- ni le test de goût.

Pour autant, j’ai joué les intermédiaires en tâchant de mettre en relation les donneurs et la testeuse. Et j’ai commencé à comprendre les affres de toutes ces femmes qui veulent un don du sperme : les hommes en général ne souhaitent pas donner leur sperme, et le prélèvement est plus complexe qu’il n’y parait.

On pourrait penser que la semence masculine est sacralisée et ne peut servir à la cuisine mais même pour concevoir des enfants, l’attente est de plus de trois ans, faute de donneurs ; les hommes n’ont pas envie de lâcher comme ça de quoi les cloner. L’inénarrable Stéphane Rose, fondateur de l’Autre Sexe, agréé fournisseur officiel de Rue69 se plaint :

« Me voilà donc réduit au rang d’animal anonyme exploité par l’industrie agroalimentaire productiviste... Je me console en me disant que ce foutre qui ne produira jamais d’enfant contribuera au moins à la réalisation d’une panacotta, excellent dessert s’il en est. »

Il est cuisinier à ses heures et sait apprécier un bon dessert, la légende veut que le prélèvement ait été fort comique à défaut d’avoir été érotique.

Quel que soit l’usage qui est fait de leur semence, les hommes font face à des multiples problèmes pratiques qui ne sont pas si négligeables :

  • comment récolter le sperme (s’exciter dans un laboratoire de prélèvement de fertilité sur des revues porno des années 1980 n’est pas forcément simple ; tout le monde n’a pas sous la main, comme l’un des fournisseurs, plusieurs partenaires susceptibles de renouveler l’excitation en peu de temps)
  • comment en avoir la quantité désirée (le témoignage repris par Hélène de cet homme capable de remplir une bouteille de lait tous les matins me laisse perplexe sachant que j’ai récupéré l’équivalent de trois cuillères à café avec deux donneurs et quatre éjaculations)
  • comment mettre la semence dans un récipient ad hoc (un des fournisseurs qui a perdu la moitié de sa précieuse production en tentant de viser un petit pot aurait dû prendre modèle sur l’autre qui s’est lâché dans un grand saladier puis a effectué un transfert à la pipette)
  • comment motiver les partenaires potentiels ? Une partenaire d’un des fournisseurs était très motivée à « faire avancer la science » et à participer à cette expérience insolite mais d’autres restaient interloquées.

Bref, on n’est pas prêt d’éradiquer la faim dans le monde à coup de substances naturelles si tout le monde n’y met pas un peu du sien.

Merci à la testeuse, aux préleveuses et à l’amie qui m’a précieusement aidé pour la récolte.

Lire aussi : Gastronomie : vous reprendrez bien un peu de sperme ?

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  • mar_le
    mar_le
    Ni oui, ni non
    • Posté à 13h20 le 19/01/2009
    • Internaute 30377
      Ni oui, ni non

    Je veux bien donner mon sang, mes cheveux, mon corps à la science (et quand on sait ce qu’en font les étudiants en médecine, y a de quoi hésiter) , mais... mon sperme,pffff !

    Je sais pas, c’est difficile à dire.. Il n’y a pas de miracle, on sait qu’il n’y a pas 36 méthodes pour y arriver : futal sur les chaussures, un bon bouquin porno dans une main et roulez jeunesse. Arriver au comptoir avec la petite bouteille et se dire que l’infirmière de l’autre côté vous imagine vous être astiqué le poireau il y a 5 minutes... c’est intimidant.

    Entre potes on se parle, on sait tous que l’on n’hésite pas de temps en temps (voire tous les jours) à se faire une transat en solitaire , mais je ne pense pas qu’on soit si nombreux que çà à l’avouer à nos femmes.

    Le branleur est souvent pudique et honteux, semble-t-il.

    Ce serait fait à la seringue, comme le sang, je serais preneur.

    • Guilain
      Guilain répond à mar_le
      salope éthique
      • Posté à 13h44 le 19/01/2009
      • Internaute 57330
        salope éthique

      Plus une personne se masturbe, mieux elle se connait, et mieux elle saura prendre du plaisir dans une relation sexuelle avec une autre personne.

      Donc c’est tout bénéf’, y’a pas de honte à avoir, les masturbateurs peuvent être fiers d’eux. A la limite, ils ont intérêt à ce que ça se sache ; -)

      • mar_le
        mar_le répond à Guilain
        Ni oui, ni non
        • Posté à 14h10 le 19/01/2009
        • Internaute 30377
          Ni oui, ni non

        « Plus une personne se masturbe, mieux elle se connait, “
        Pas de doute là-dessus. Je suis d’ailleurs avec le temps devenu un grand copain de moi-même.

        Il faut admettre que pas mal de femmes (pas spécialement coincées ), seraient embarassées de savoir que leur mec se tripote devant le PC. Pourquoi ? Je pense que cela n’a rien à voir avec le geste en lui-même,à partir du moment où dans les relations sexuelles elle est mutuellement pratiquée.

        C’est simplement un moment personnel d’intimité qu’on ne souhaite pas évoquer. Un secret, un phantasme .. Peut-être une version ’light’ de l’adultère.

        Je pense personnellement qu’il n’est pas absolument nécessaire de tout dire à l’autre. Comme quand je la regarde prendre sa douche dans l’entrebaillement de porte, sans qu’elle le sache, alors que 15 minutes plus tard elle se trimballe à poil dans la cuisine.. Je revis mes émois d’adolescent.

    • Captain Gregg
      Captain Gregg répond à mar_le
      Fantôme
      • Posté à 10h41 le 24/01/2009
      • Internaute 63882
        Fantôme

      T’inquiète qu’elles en font autant et qu’elles ne viennent pas nous le raconter. Tout dépend en fait du degré d’ouverture de son couple par rapport à ce que l’on estime être transgressif au regard d’une sexualité hétéro-type. Si on ne croit pas possible de partager avec l’autre un certain type de fantasme (bisexuel, fétichiste...), si on estime qu’une telle demande est de nature à déstabiliser l’autre, on préfère y répondre en comité restreint, soi avec soi. La sexualité c’est un jardin divisé en trois. Il y a ce qu’on cultive à deux, et il y a ce que chacun cultive dans son coin, pour sa consommation personnelle. A moins d’être assez libéré et mature pour cultiver un jardin sans clôtures et y ajouter des bancs publics... On en rêve tous mais pour la plupart on ne fait qu’en rêver.

  • Guilain
    Guilain
    salope éthique
    • Posté à 13h31 le 19/01/2009
    • Internaute 57330
      salope éthique

    Bonjour Camille,

    merci pour ces deux articles, c’est rigolo de voir tout ce que le sperme suscite comme réactions : -)

    > l’attente est de plus de trois ans, faute de donneurs

    Ah bon ? Pourquoi n’y a t’il que peu de donneurs ? C’est quoi les conditions pour donner ? Faut s’adresser à qui ? ; -)

    • Camille
      Camille répond à Guilain
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 13h38 le 19/01/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Bonjour Guilain, Et oui, on se doutait que le sperme était érotique, on ne savaitpas qu’il était débattogène ! Pour donner, en france, c’est assez compliqué, il faut être marié, avoir déjà au moins un enfant, et moins de 45 ans et une autorisation écrite de leur conjoint...Il y a peu de donneurs parce que c’set conrtaignant, que les conditions sont nombreuses, les motivations faibles et certains perçoivent cela comme humiliant (lisez le témoignage du gars qui fait son spermogramme et vous comprendrez en lien dans l’article)

      • PhiPoePsy
        PhiPoePsy répond à Camille
        Etudiant-Chercheur
        • Posté à 18h48 le 19/01/2009
        • Expert 41171
          Etudiant-Chercheur

        C’est surtout ça le problème : quel pourcentage dans la population masculine de marié-ayant-moins-de-45-ans ? Un pourcentage faible, et de plus en plus faible... Alors que la demande augmente... Si je me souviens, dans un reportage au Danemark, il était dit que c’était surtout les étudiants qui donnaient... Bref, la législation (l’une des plus contraignantes au monde) est à revoir.

         
        • Guilain
          Guilain répond à PhiPoePsy
          salope éthique
          • Posté à 00h41 le 21/01/2009
          • Internaute 57330
            salope éthique

          C’est clair, elle est révoltante, cette loi : -(

        1 autres commentaires
    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à Guilain
      journaleux - blogueur
      • Posté à 14h51 le 19/01/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Guilain,

      par exemple, dans mon cas, j’ai eu un enfant alors que j’avais 24 ans. je n’ai jamais été marié. à l’époque (il y a 21 ans et quelques), il fallait l’être, la notion de « conjoint » n’ayant été introduite que très récemment, alors que je n’étais plus en couple.
      maintenant, j’ai passé les quarante-cinq ans.
      la « banque du sperme » se passe donc de moi, la législation est ainsi faite.

    • stpatrickun
      stpatrickun répond à Guilain
      Informaticien
      • Posté à 17h43 le 19/01/2009
      • Internaute 24782
        Informaticien

      Bonjour ,
      je fus donneur .
      Cegos Hopital Cochin .
      Les conditions : avoir eu des enfants (non ’tarés’ ...), l’accord du conjoint n’est pas nécessaire ...
      Prise de sang afin de détecter toute anomalie (MST ) , Bilan chromosomique ( je suis sur d’être XY maintenant ...)
      UN entretien .

      Ensuite , RV pris pour le don : 3 jours d’abstinence sexuelle ..
      Youpi youpi dans un petit salon , éprouvette à portée de main ...
      Seulement 5 dons sont autorisés.

      Il ya effectivement une très longue attente pour les malheureux récipiendaires ...Trop peu de donneur (culpabilsation masturbatoire par ex ...) , peur de se voit trouver une maladie inconnue ...
      Perso, je n’ai pas eu de pb psycho . J’ai fait 5 dons.

      • Camille
        Camille répond à stpatrickun
        Auteur(e) de l'article Mauvais genre
        • Posté à 19h48 le 19/01/2009
        • Internaute 48427
          Mauvais genre

        et qu’est-ce qui vous a motivé ? (l’accord du conjoint, je l’ai lu sur un site d’information sur le don du sperme, ce serait faux donc...)

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 17h41 le 19/01/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    ° .Une brève :

    Deux jeunes femmes sont dans un ascenseur.

    « Tu ne trouves pas que ça pue le sperme là dedans ? » dit l’une.
     » Escuse moi, c’est moi qui ai rôté ! » répond l’autre.

    Alors là....non....non....et non !
    Ce n’est pas demain que les gens normaux (je dis bien normaux) consommeront les fluides corporels, quels qu’ils qoient !
    ....même si j’ai vu l’autre jour un reportage qui relatait les travaux d’un médecin Japonais sur la fabrication de hamburgers avec des excréments humains (encore chargés de protéeïnes paraît il)...Beurrrk !

    • Camille
      Camille répond à Yvon le Zébulon
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 19h46 le 19/01/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Ah oui... et vous êtes contre le lait maternel ? Mais si vous définissez la norme comme étant « ne pas manger de sperme », forcément, votre définition impliquera que personne « normale » ne mangera de sperme. Pour autant, si vous changez votre définition, ça pourrait arriver.

  • ramassis
    ramassis
    (ch'tite racaille)
    • Posté à 23h48 le 19/01/2009
    • Internaute 53313
      (ch'tite racaille)

    M’enfin, faut le comprendre qu’un type normalement constitué hésite ou refuse à donner son sperme, comme ça, de façon artisanale.

    Les risques ?
    L’utilisation.

    Et si jamais tout ou partie servait à la conception d’enfant.
    Facile, de donner dans un centre officiel pour un don anonyme : on n’est responsable de rien.
    Sinon, donner artisanalement à une fille, c’est courir un risque (d’être confronté à une naissance, et tout ce que cela implique).
    Sans compter, effectivement, le risque de plainte en cas de transmission de maladie, même involontaire.

    Reste la solution d’un don totalement anonymisé, certes.
    Mais comment être sûr de l’anonymat ? De plus, avec les progrès de la science, comment être sûr de n’être jamais retrouvé ; jamais inquiété ?

    Les filles eraient-elles prêtes à refiler illico des ovules au premier venu ? ? ?

    • Camille
      Camille répond à ramassis
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 09h17 le 20/01/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      En l’occurence, le don n’était pas direct, je servais d’intermédiaire et la personne récipiendaire ne connait pas les donneurs donc n’avait aucun moyen de les retrouver. Accessoirement, il suffit de lire rue69 pour se douter que le test ne porte pas sur la fécondation artisanale ! Le risque de plaintes me reviendrait a priori...

    • Guilain
      Guilain répond à ramassis
      salope éthique
      • Posté à 00h39 le 21/01/2009
      • Internaute 57330
        salope éthique

      Tiens ! Je n’avais pas pensé à ça ! Merci : -)

      Il faut donc avoir confiance dans la personne à qui on donne son sperme. Pour cela, je dirais à l’inverse de Camille qu’il vaut mieux qu’il n’y ait pas d’intermédiaire...

  • oui ben non
    • Posté à 06h49 le 20/01/2009
    • Internaute 41968

    Il y a plusieurs façons de faire « don » de sa personne. Le maréchal l’a fait à l’eau de Vichy, d’autres le font au petit bonheur la chance, dans des waters closed, d’autres dans des draps de soie etc...etc...
    Le petit N le fait tous les jours en nous les cassant, ce qui n’est pas la meilleure des façons.
    En ce qui me concerne, j’aime rendre service en faisant un don ....plus profond.... à une belle qui aura eu la gentillesse de m’offrir sa couche.
    Donner, c’est aussi recevoir...Les homos l’ont compris.
    Bref, il y en a pour tout le monde et tous les goûts, et comme tous les goûts sont dans la nature, vouloir cuisiner ce don reste un don que je n’ai pas et ne désire pas.
    Sur ce, je vais donner de mon temps à une charmante personne qui me le rendra bien...

  • oui ben non
    • Posté à 07h18 le 20/01/2009
    • Internaute 41968

    Plus sérieusement...
    « Pour donner, en france, c’est assez compliqué, il faut être marié, avoir déjà au moins un enfant, et moins de 45 ans et une autorisation écrite de leur conjoint »

    Comme si être marié était une preuve d’efficacité... ! Comme si le fait d’avoir déjà eu un enfant était une preuve de capacité à engendrer. Quand on voit le nombre de tarés sur le parcours politicien, on se réjouit qu’ils ne soient pas donneur, du moins je l’espère...
    Seule, la qualité du sperme, au niveau sanitaire, devrait être prise en compte.La richesse en spermatozoïdes est une question de « stock ».
    Le peu de donneurs s’explique par un fond judéo-chrétien (le « i » est
    facultatif).Le sperme est compris comme un « don » de dieu. Et celles qui ne peuvent enfanter « nor mâlement », n’ont qu’à attendre que se fasse l’oeuvre de dieu. Les voies du seigneur....
    Un grand coup de pied dans la fourmilière.
    Cela dit, je respecte tout à fait les croyances de chacun.
    La production inconsidérée d’aviateurs peut nuire à l’audition...
    Manger du sperme, c’est un peu manger son fils, son neveu, sa nièce, ou ce qui aurait pu être un futur gendre ou une future belle fille...
    Une semence sacrée ou une sacrée semence, c’est selon.
    L’essentiel est dans Lactel, pour ceux et celles qui la comparent à du lait et deviennent « spermivores ».

    A la Réunion, se masturber en plein air, se dit « donner à manger aux fourmis »...Alors, si c’est bon pour les fourmis....

    • FO le dire
      FO le dire répond à oui ben non
      Nantes
      • Posté à 16h10 le 23/01/2009
      • Internaute 24404
        Nantes

      « Manger du sperme, c’est un peu manger son fils, son neveu, sa nièce, ou ce qui aurait pu être un futur gendre ou une future belle fille… »
      A ceci près que ce n’est qu’une moitié du futur, l’autre étant l’ovule. Et vla le travail pour bouffer d’l’ovule ^^

  • zinou1463
    zinou1463
    marie
    • Posté à 12h21 le 20/01/2009
    • Internaute 66213
      marie

    MDR, Bientot des quenelles aux tampax ?

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 15h53 le 20/01/2009
    • Internaute 7659
      oiseau

    Cette histoire est sympathique mais elle me perturbe à quelque part.

    Si le sperme est consommé non plus dans le cadre d’une relation sexuelle mais dans un cadre culinaire, dans quelle mesure est-ce du cannibalisme ou dans quelle mesure s’en rapprochons-nous ?

    • Camille
      Camille répond à Tita
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 20h14 le 20/01/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Dans quelle mesure un végétarien qui mange des oeufs ou du lait est végétarien et pas végétalien ? Dans quelle mesure un bébé qui boit du lait de sa mère est anthropophage ? A mon avis, on ne se rapproche pas du tout du canibalisme... ce qui n’oblige pas à essayer (je n’ai aucune envie d’essayer à titre perso) mais ça ne me pose pas plus de problème que les huitres (que je n’aime pas non plus)

      • Tita
        Tita répond à Camille
        oiseau
        • Posté à 22h22 le 20/01/2009
        • Internaute 7659
          oiseau

        Bien vu pour le lait !

        Cependant d’un côté on a « manger de baisers », « dévorer des yeux », « bouffer la chatte », bref, on a un vocable sexuel très culinaire. D’un autre coté, on a un cannibalisme (du moins un certain type de cannibalisme) qui vise à s’approprier l’autre, à en prendre la force et les caractéristiques, à fusionner avec.
        Or, fusionner, c’est l’asymptote d’une relation sexuelle et c’est en cela que les deux notions se rejoignent. Ma conclusion est donc qu’il y a un aspect sexuel dans ce cannibalisme ou un aspect cannibale dans cette approche sexuelle.

        Il me semble voir ce lien non pas chez ceux qui achètent le livre présenté dans votre article pour une blague, mais pour ceux qui incluent ces agapes culinaires dans leurs agapes sexuelles.

        On peut manger la semence et puis, on peut continuer à en vouloir plus. Le célèbre cannibale de Rotenbourg s’inscrit peut-être dans une telle approche, lui qui avait émasculé, découpé et mangé en partie sa victime volontaire...

        Évidement, je ne dis pas que tout ceux qui ont acheté le livre sont des cannibales. Je m’interroge juste sur le sens psychologique, profond, et symbolique à donner à cet acte.

  • JAMBON.BEURRE
    JAMBON.BEURRE
    « Soyons realiste , demandons l (...)
    • Posté à 16h51 le 20/01/2009
    • Internaute 16073
      « Soyons realiste , demandons l (...)

    Bonjour,je comprends que certaines personnes ont besoin de don de sperme,mais personnellement je serais triste de savoir que ma progéniture se ballade dans la nature sans jamais la rencontrer,ce serait comme un abandon,pour moi .
    Après chacun fais comme il le sent mais je pourrais faire un don qu’à condition que l’enfant me soit présenté,non pas pour l’élever mais pour lui communiquer ces racines.

  • fatalyst
    • Posté à 02h30 le 21/01/2009
    • Internaute 24368

    Le don de sperme c’est un peu de soit que l’on donne « sans amour », dans un tube à essai ! ! ! Le « sans amour » a de multiple facettes, c’est pour cela qu’il est bien entouré de guillemets.

    Le don (de sperme), en soit, n’est qu’une « pratique » médicale... Vue par les yeux des filles c’est hop ; hop ; hop ! ! ! (je caricature bien sur) et HAAAAA ! ! ! ! ! ! , FLOP ! ! ! , dans le flacon ; Basta !

    STOOOOOP ! ! ! !
    C’est vrai ! mais c’est faux en fait ! ! ! . Un homme ne peu cacher sa jouissance et pour certain (comme moi) se masturber sur des book de 1880 (j’exagère un tout petit peu) est un blocage naturel. Je n’ai jamais donné ma semence mais j’ai fait un spermogramme (le don de soit est identique). Étant ancien infirmier, je savais à quoi m’en tenir ! ! ! Erreur « funeste » quand, devant moi, se dressa l’abominable femme des glaces avec sa fiole : Mr. G......D jean-Michel ? oui ! suivez-moi.... Glupszzz ! ! ! ! . Elle ouvrit une porte et me fit entrer dans un salon orange des années 70. HEUREUSEMENT ! ! ! ! ma femme était là...... Pour m’encouragez un peu (complètement d’ailleurs).... Bref ! pour démontrer la difficulté ’vécu » d’une éjaculation dans une fiole, c’est pas évident du tout. Il me semble que si les pouvoirs publics... BLABLABLABLABLA ! ! ! ! ! Non, en fait le don de sperme n’intéresse que peu de monde donc peu de moyen Hélas ! ! !

    Et ce geste, renferme plein d’interrogation ! ! ! « ils vont en faire quoi de mon prélèvement ? Et si un jour j’ai envie de retrouver mon enfant (car c’est bien mon enfant ? ? ? non ! ! ! pourquoi ? , Ah ! oui c’est vrais, c’est un don.... ! ! ! ? ? ? ?) .

  • Jack Sullivan
    Jack Sullivan
    en boule
    • Posté à 15h48 le 21/01/2009
    • Internaute 42204
      en boule

    « le témoignage repris par Hélène de cet homme capable de remplir une bouteille de lait tous les matins me laisse perplexe »

    Fallait-il comprendre « bouteille d’Actimel » ? (format un peu plus réaliste)
    Sinon, il faut croire qu’on tient le premier homme-fontaine : -)

    « un des fournisseurs qui a perdu la moitié de sa précieuse production en tentant de viser un petit pot aurait dû prendre modèle sur l’autre qui s’est lâché dans un grand saladier puis a effectué un transfert à la pipette »

    Grand fou-rire en imaginant ces deux scènes, merci Camille !

    Ah au passage, la dernière phrase :

    « Merci à la testeuse, aux préleveuses et à l’amie qui m’a précieusement aidé pour la récolte. »

    ...intéressant, l’accord du participe passé...

    • Camille
      Camille répond à Jack Sullivan
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 01h49 le 22/01/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Tant mieux pour les fous rire, c’est meilleur lorsqu’ils sont partagés.Peut être qu’exceptionnellement, j’ai fait une faute d’accord ? C’est une possibilité qu’on ne peut pas négliger

      • Jack Sullivan
        Jack Sullivan répond à Camille
        en boule
        • Posté à 10h10 le 22/01/2009
        • Internaute 42204
          en boule

        « Peut être qu’exceptionnellement, j’ai fait une faute d’accord ? C’est une possibilité qu’on ne peut pas négliger »

        Nul n’est infaillible, n’est-ce pas ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h45 le 21/01/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Ha bon, pas assez de donneur ? Mais viendez-y !
    Quand je pense aux m3 qui ont fini dans du plastique ou du tissu, je ne peux m’empêcher de me dire que c’était du gâchis...

    Par contre, faut venir le chercher. Je vais pas faire l’effort de me déplacer pour étrangler le borgne quand même ! Ou alors faut me donner un truc en échange (genre chercher les gênes pourris, ça me va).
    En tout cas, c’est pas de faire ça en pensant à l’infirmière derrière la porte qui va me gêner, peut être même que ça va aider ! Ça pourrait même être drôle de faire ça au milieu du couloir !
    Et pas besoin d’un vieux magazine aux pages collantes (souvenirs du lycée...), suffit de penser aux quatre dernières gadgis bien roulées que j’ai croisé en venant ou à la dernière session fameuse.
    Surtout s’il faut tenir trois jours, aucun problème pour armer le canon de 155 et lui faire cracher la mort, comme aurait pu le dire Dreyfus : D

    Mais pas de bol, je réponds pas aux critères du bon procréateur républicain. Nulle femme, nul enfant, je n’aime pas les animaux familiers : D

    Par contre, je veux bien faire l’insémination moi même, mais à condition que la réceptrice soit pas trop démotivante, et surtout que je trouve un avocat qui me confirme, sur sa vie, son honneur... heu non c’est un avocat... sur son compte en banque que j’ai le droit de faire signer un contrat avec du sang me déchargeant ad vitae eternam de toutes responsabilités et de tous liens envers le tas de cellules complexe que sera devenu mon foutre.

    Sinon, vu que je suis d’accord pour qu’on fasse self-service avec mon cadavre, vous pourrez toujours me couper les burnes et les mettre dans un presse-orange pour en tirer la substance désirée.

    • Camille
      Camille répond à Keldan
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 02h03 le 22/01/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Quel générosité ! Je ne peux que vous féliciter !