19/01/2009 à 20h35

« Slumdog Millionnaire » relance le débat sur la misère au cinéma

Guillemette Faure | Journaliste


Extrait de ’Slumdog Millionnaire’ de Danny Boyle (Pathé distributions)

L’histoire de Slumdog, jeune misérieux indien débarqué dans « Qui veut gagner des millions ? », est-elle réjouissante ou indécente ? La question a divisé les riverains de la Bande du ciné.

Lorenzo68 rappelle la trame du film :

« Un jeune Indien des milieux défavorisés de Mumbai se trouve sur le point de gagner 20 millions de roupies à l’émission “Qui veut gagner des millions ? ’.

‘De son enfance dans les bidonvilles jusqu’à sa participation à la célèbre émission télévisée, une parabole sur le destin’ avec des ‘flash-backs nous permettant de comprendre comment ce ’pouilleux des bidonvilles’ (le slumdog du titre) a pu répondre correctement à toute une batterie de questions de plus en plus pointues.’

‘Parlez-nous des cadavres’

Que l’on s’emballe pour le tonus, les couleurs et musiques du film, que l’on mette en scène une émission de télé à paillettes agace Agaguk :

‘Parlez nous des cadavres qui jonchent les rues de certaines cités et pourrissent a la vue de tous,

Parlez nous de ceux qui récupèrent les dents et les os de ces mêmes cadavres et qu’on retrouve sous forme de poudre chez nos dentistes occidentaux….

Parlez nous du karma…

Mais ne me parlez pas de Qui veut gagner des millions ?

On habille toujours la misère sous des couleurs chatoyantes et des chants mimant le bonheur parce qu’il y a peu pour remplir l’estomac…’

La place indispensable de ‘Qui veut gagner des millions ?’

‘L’émission de télé est au contraire très importante’, lui répond Lemmy_Nothor :

‘L’attitude condescendante de l’animateur, ses blagues sur le statut du participant, ses doutes sur son honnêteté…. Ne pas oublier qu’il ne participe uniquement parce qu’il sait que Latika est sûrement rivée devant sa télé et que dans une ville de la taille de Mumbai, c’est vraiment son unique chance de la revoir. Il se fout du fric… C’est elle qu’il cherche.’

Même analyse de JDep :

‘Le plus gênant, dans l’esprit des producteurs de l’émission, n’est pas que Jamal (Dev Patel) gagne, mais qu’il soit assez instruit pour cela. Il a triché, indubitablement. Il a donc droit à cet autre interrogatoire, en coulisse et musclé, qui sera le pivot du film, habile prétexte à revenir sur les épisodes de la vie d’un des plus pauvres spécimens terrestres.

Chacune des réponses du pouilleux’ est décortiquée sur écran, chaque regard, pour situer l’éventuel complice. Et à chacune de ses réponses, qu’il doit expliciter, va correspondre un épisode de son histoire.

Episodes éprouvants, car ce que vit un enfant des bidonvilles dépasse ce dont sont capables nos imaginations douillettes : expéditions ‘punitives’ injustifiées mais légales, passages à tabac d’enfants qu’on exploite, qu’on mutile pour augmenter leurs ‘performances’ de mendiants, dans l’indifférence d’une population tellement habituée à la misère que seul un touriste y prendra garde…”

Micro-caution documentaire

Pour Valzeur, cela ne justifie pas les méthodes du réalisateur :

“On n’a rien contre les ’divertissements populaires de qualité’, encore faut-il qu’ils respectent l’environnement ou, au minimum, une vague éthique de cinéaste. Et dans le cas de Boyle, on peut clairement s’asseoir dessus.

Voir de vrais enfants des bidonvilles apporter une micro-caution documentaire et payer de leur personne dans ce conte lénifiant qui fait d’un moins que rien une icône télevisuelle, un millionnaire aimé et un amoureux comblé après moults rebondissements outrés, c’est un peu fort de café.”

Pour Mathieu Tuffreau, le traitement est justement adapté au fond et le film s’inscrit au croisement du cinéma bollywoodien et de la réalisation de Danny Boyle :

“Du cinéma bollywoodien, Slumdog garde la formidable énergie, l’humour et la structure de conte de fée, en ancrant davantage le film dans le quotidien des plus pauvres : enfer des bidonvilles, trafic d’enfants condamnés à la mendicité, police corrompue par les puissants, massacres de Musulmans par les Hindous, etc.

Danny Boyle a gardé de ses premiers films (‘Trainspotting’, ‘La Plage’) le goût pour les histoires déconstruites, les angles recherchés et le montage rapide. Ces trois dimensions épousent parfaitement les bouleversements incroyables que l’Inde est en train de vivre, où des bidonvilles laissent la place à des quartiers d’affaires et de haute technologie en l’espace de quelques mois.”

Ne sortez pas trop vite, vous conseille Lorenzo68, “ce serait un crime de quitter la salle sans assister à l’extraordinaire générique de fin, véritable hommage aux films bollywoodiens à travers une danse galvanisante en diable”.

Photo : extrait de ’Slumdog Millionnaire’ de Danny Boyle (Pathé distributions).

A lire aussi : “Slumdog Millionaire”, le film qui va gagner des millions

La critique la plus dure (Stephanie Lamome dans Premiere)
La critique la plus gentille (Emmanuèle Frois dans Le Figaroscope)

  • 18443 visites
  • 21 réactions
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  • Youn200°
    Youn200°
    Etudiant
    • Posté à 21h20 le 19/01/2009
    • Internaute 64962
      Etudiant

    Au contraire, un traitement joyeux d’un sujet qui aurait pu être grave permet au spectateur de faire le tri et de constater de lui-même les différences et les divisions au sein même de l’Inde. Par exemple, voir un gamin des bidonvilles jouer à « Qui veut gagner des millions » n’est-elle pas symptomatique de ces différences propres à un pays émergent ?
    Et je préfère mille fois un film chatoyant où l’on ressort heureux mais intelligent qu’un film où le réalisateur nous balance les pires atrocités au visage pour nous faire pleurer (genre Blood Diamond que je n’ai même pas pu regarder jusqu’au bout).

  • ambrun
    ambrun
    Ingénieur
    • Posté à 21h53 le 19/01/2009
    • Internaute 25999
      Ingénieur

    Excellent film, bien écrit, bien tourné avec des acteurs très intéressants et un généraiuque de fin superbe !

    Allez le voir.

  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 23h20 le 19/01/2009
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    Comme toujours, nous avons là un mec qui se fait des couilles en or sur le dos de la misère !

    Combien lui a coûté le film en termes de cachets d’acteurs ?

    peanuts !

    Combien ça lui rapporte .... des millions de dollars.

    Juste rémunération de son génie, me rétorquerez-vous ....

    génie mon cul !

    Ca me rappelle cet acteur Français dont j’ai oublié le nom, qui a joué avec un autiste un film qui a eu beaucoup de succès en raison de l’émotionqu’il a suscité vis à vis des handicapés mentaux .... et puis ...... Auteuil a continué sa carrière bien gavée et l’handicapé est retourné comme un con dans son institution sans qu’Auteuil, jamais, ne demande à le revoir ou à l’aider ....

    Voilà, c’est ça le cinéma de la misère ou de la compassion ....

    à quand un film sur mère thérésa qui vivait au milieu des pouilleux sur les décharges d’Egypte .... et alors .... en quoi a-t-elle changé la condition de ces pauvres enfants ? ? ? ? ? ?
    Mais elle, le fait d’avoir juste resté son gros cul sur le tas de merde, ça en a fait une sainte ..... sainte de mes couilles .... les saints, ce sont tous ces gosses qui ont dû supporter cette vieille bique pendant des années !

    Le relativisme, vous connaissez ?
    Le relativisme, ce n’est ni la tolérance ni la renonciation à la révolte et l’indignation contre toutes celles et tous ceux qui instrumentalisent la misère des autres pour se draper de magnificence tout en s’en mettant plein les poches ! ! ! ! !

    relisez vos classiques, bordel !

    • Glam
      Glam répond à Yfig
      juste ce type, vous savez ?
      • Posté à 01h07 le 20/01/2009
      • Internaute 40852
        juste ce type, vous savez ?

      Un lexomil peut-être ?

      • Tyb
        Tyb répond à Glam
        (par ici, par là)
        • Posté à 09h52 le 20/01/2009
        • Internaute 24914
          (par ici, par là)

        ceci dit il y a effectivement beaucoup à dire sur le véritable personnage de Mère Thérésa et le décalage entre celui-ci et son image médiatique...

        enfin on se contentera de dire que son statut de Sainte n’est pas usurpé, elle va bien dans la galerie des horreurs de l’Eglise Catholique

      • Yfig
        Yfig répond à Glam
        Poète sans illusions j'écris (...)
        • Posté à 10h58 le 20/01/2009
        • Internaute 41364
          Poète sans illusions j'écris (...)

        C’est marrant ..... tous les autres posts sont encadrés de rouge, comme pour mieux faire ressortir le mien ..... simple et compendieux (rien à voir avec une quelconque déité !)

        et le lexomil .... je te le dis .... ou tu lis dans les pensées ?

         
        • Glam
          Glam répond à Yfig
          juste ce type, vous savez ?
          • Posté à 11h51 le 20/01/2009
          • Internaute 40852
            juste ce type, vous savez ?

          Je ne lis pas dans les pensées mais je sais reconnaître lorsqu’une analyse est basée sur des faits et une connaissance du sujet, et lorsqu’elle a pour unique but de passer son coup de gueule bien-pensant (et punaise, je déteste cette expression).

          Danny Boyle se fait de l’argent sur la pauvreté ? Bah arrêtons de faire des films dessus alors. Et des reportages aussi tant qu’on y est (quoique, c’est déjà en voie de disparition). C’est bien connu qu’en occident, y’a jamais besoin de rappel sur ces petites choses sans importance, n’est-ce pas ?

          Slumdog Millionnaire n’est même pas un film *sur* la pauvreté, même s’il en parle. La pierre angulaire, c’est le contraste entre le joueur et le présentateur, comment le vécu du premier lui confère une expérience qui le met à part dans quelque chose qui n’a pas été conçu pour lui.

          Conclusion ? Arrêtez la fixette sur le doigt du sage, ça fait passer à côté de l’essentiel.

        1 autres commentaires
    • battuta
      battuta répond à Yfig
      adorateur de la lune
      • Posté à 09h56 le 21/01/2009
      • Internaute 56909
        adorateur de la lune

      oui l’handicapé en question est acteur... il a continué à tourner, à jouer, à danser dans une troupe qui s’est produit un peu partout dans le monde... mère thérésa c’est à Kolkotta, le Caire c’était emmanuelle....
      c’est sur elles n’ont pas changer le monde, juste un peu la vie de ceux qui ont travaillé avec elles ...

      à chier ton commentaire, a chier ton humanité...

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à Yfig
      - Gone fishing !
      • Posté à 13h49 le 21/01/2009
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      tu nous raconte ceci : Combien lui a coûté le film en termes de cachets d’acteurs ?

      Woody Allen, qui pourtant a les moyens, ne paye jamais plus que le minimum syndical ( de New York ...) a ses acteurs et actrices....sans aucune exception.
      Quand j’ai tourne au Bresil, les momes acteurs ( enfants de favelas ) etaient paye le meme salaire que les acteurs de Woody Allen....( salaire moyen dans une favelas, 60€ par mois )

      Tu as les chiffres de paye pour les acteurs de Slumdog ? ? ?

    • Kara
      Kara répond à Yfig
      Itinérante
      • Posté à 14h53 le 21/01/2009
      • Internaute 22837
        Itinérante

      Dans ce film, j’ai vu un réalisateur qui a voulu montrer ce qu’il a ressenti lors d’un voyage en Inde. La beauté, les couleurs, la pauvreté, les bidonvilles, et comme il a été dit la suspicion de celui qui réussit par ses propres moyens à s’en sortir.

      Vous critiquez Mère Thérésa et Sœur Emmanuelle car nous parlons d’elle comme des saintes. Elles n’ont rien demandé elles, ce sont les gens comme vous et moi qui les qualifions ainsi car nous ne sommes pas capable, ou nous ne voulons pas faire ce qu’elles ont fait.

      Et vous, que faites vous pour dénoncer cette pauvreté, pour aider les autistes et ces enfants au Caire qui vivent dans les poubelles ? ? ?

  • mhelbert
    mhelbert
    prof
    • Posté à 23h51 le 19/01/2009
    • Internaute 60718
      prof

    de savoir si Slumdog Millionnaire est un film rejouissant ou indecent, ce ne’st pas uniquelement en le regardant qu’on va decide ce qui est indecent

    ce qui est indecent ce n’est pas de montrer la misere noire, la segregation et l’idee que de pouvoir s’en sortir est un leurre

    ce qui peut etre indecent c’est ce que le telespectateur en tire de ce film

    Est-ce que a la sortie du film on se sent mieux car on a fiat notre devoir pendant quelques heures de non seulement aller voir un film, mais un film qui parle de la misere. Notre experience s’arrte la et dans ce cas c’est du voyeurisme. On s’est divestit sur la misere des autres

    ou alors, de ce film ressort une analyse intellectuelle nous permettant de conclure encore une fois que les pauvres en general ont quasiment aucune solution pour sortir de la pauvrete exangue dfans laquelle ils vivent et ce bien parce que le systeme mondial actuel considerent que certain doivent payer pour la richesse des autres, du fait de sa limitations.

    et dans ce dernier cas, aller voir le film n’est pas indecent, mais bien un element du processus de notre reflexion intellectuelle

  • Chris152
    Chris152
    Enseignant
    • Posté à 07h34 le 20/01/2009
    • Expert 64161
      Enseignant

    Je trouve que ce film est l’image de notre monde. Indécent. A tout point de vue. En cela il est intéressant et à voir.

    • sup à la demande du riverain 28.09.09
      • Posté à 17h32 le 20/01/2009
      • Internaute 57826

      L’indecence pour moi et je n’ai pas peur de le nommer c’est de voir Dechavanne vanner en direct une candidate sur son physique parce qu’elle avait un bec de lievre sur la reponse
      « tomber de haut » (de memoire)
      L’indecence c’est celle de brice Hortefeux lors de son discours sur les chiffres des expulsions et qui gonfle sa joue droite avec sa langue en prononcant les mots d’humanité et respect de la personne (style : rien a foutre)
      Mais je n’ai toujours pas vu le film : qu’est ce que j’attends...

  • deecurl
    • Posté à 08h53 le 20/01/2009
    • Internaute 13077

    pour ma part j’aurai aimé revenir à une analyse plus simple. au lieu de se demander tout de suite quelle est la bonne attitude à adopter vis-à-vis de ce film, quels sentiments fait-il naître en nous ? ensuite, on peut les analyser.

    pour ma part, j’ai trouvé l’histoire convaincante et passionnante, la description de la vie des gamins des bidonvilles est un crève-coeur.

    oui, je me suis divertie, car il ne s’agit pas d’un documentaire mais d’un film, et si triste et si glauque que puisse être le sujet, on raconte une histoire. et mieux vaut aimer les histoires, sinon autant aller voir un documentaire. on peut faire une belle histoire dans un cadre de misère...

    et aussi, oui, j’ai réfléchi. pas tellement sur les gamins des rues qui vivent sur une décharge, je pense qu’on a pas besoin de Danny Boyle pour le savoir et à mon avis ce n’est pas le sujet.

    pour moi c’est la suspiscion systématique qui pèse sur celui qui est parti de rien et qui réussit... on parle d’un jeu télévisé en Inde, mais ici en France c’est un peu pareil - j’ai immédiatement pensé aux belles bagnoles immatriculées 93...l’argent de la drogue, n’est-ce pas ! -.
    on ne laisse pas toujours sa chance à qui voudrait faire ses preuves, en préjugeant qu’il n’y arrivera pas : des conseillers d’orientation interrogés avouaient ne pas parler sciemment des prépas lorsqu’ils intervenaient dans les ZEP...« c’est trop dur pour eux »

    si faire un film sur la misère est indécent, faire un film sur la richesse aussi...faire un film sur la maladie, la vieillesse, n’est-ce pas aussi du pathos inutile ?
    sur quoi peut-on faire un film alors... ?

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    - Gone fishing !
    • Posté à 12h08 le 20/01/2009
    • Internaute 12434
      - Gone fishing !

    J’ai passe 4 mois a Rio de Janeiro, dont deux mois entier dans les favelas les plus dangereuses de Rio. Bien sur on y etait invite, pas question d’aller faire un tour sans approbation, dans notre cas, des autorites en charge de la favela, cad ceux qui detiennent les armes et la drogue.
    La misere ? Oui, il faut admettre qu’ils ne possedent pas grand chose du point de vu materiel. Par contre, le systeme d’entraide qui existe a l’interieur est hallucinant....garderie pour les momes, troupes de theatre, equipe de nettoyage, bistrots, match de foots, les enfants sont bien nourrit, propres, jamais laisse seuls, les plus vieux dans des ecoles improvises...pendant que les meres vont en ville travaille comme bonnes chez la plupart des Cariocas. A l’interieur des favelas on y vit relativement bien...l’enfer, c’est ceux qui sont chasses des favelas et qui doivent vivre dans la rue, ceux la ne vivent pas vieux.
    Alors que plus de la moitie de nos acteurs etaient des enfants des favelas, etudiants dans les differentes ecoles de theatre...que faire ? Ne pas montrer ou ils vivent ? Ne pas montrer comment ils vivent ? Ne pas les engages comme acteurs sous pretexte qu’il seraient exploite ? De plus ils touchaient chaque jour de tournage ce que leur mere gagnait en trois mois de boulot : Ils devenaient un support familial dans un milieu ou il n’y a pas beaucoup d’espoir de sortir de sa condition. Dans Slumdog, on touche a peine au sujet...mais il n’est pas occulte.

    Par contre c’est d’abord et avant tout une histoire d’amour...et dieu qu’elle est belle ! ! !

    ps....desole pour les accents manquants, j’ai choppe un virus sur l’ordi, et , les accents ont .....je vais faire une d´´emonstration, d´´esol´´e, non seulement il m’en colle deux, mais m^^eme pas au bon endroit...j’arr^^ete.....

  • sup à la demande du riverain 28.09.09
    • Posté à 12h31 le 20/01/2009
    • Internaute 57826

    Personnellement je n’ai pas vu le film et j’ai reagi a froid par des commentaires négatifs
    bon ce n’est pas bien mais combien de films j’ai pu eviter suite a un certain enthousiasme de la part du public hé hé
    Mais aprés coup je sais pourquoi
    J’ai regardé quelquefois l’emission qui veut gagner des millions sans aller jusqu’au bout et je me suis toujours demandé ceci :
    Mais que deviennent les candidats malheureux qui n’ont pas été assez rapides pour répondre a la question fatale qui doit les departager et qui designe le plus rapide pour s’assoir (enfin !) en face de Foucault....Tous leurs amis,familles,cousins,relations qui attendent febriles le coup de fil a un ami rivés sur le poste tv.
    Alors que deviennent ils ? ?

  • babelito
    • Posté à 17h00 le 20/01/2009
    • Internaute 10269
  • jean-bernard
    jean-bernard
    comptable
    • Posté à 19h45 le 20/01/2009
    • Internaute 13564
      comptable

    c’est vrai qu’il y a un énorme fossé,

    mais le rêve est indispensable,l’utopie, il faut simplement dire que c’est une fiction, un film,

    mais plus les gens sont pauvres, exclus, même si ils savent qu’à coté des gens crèvent, ils se disent pourquoi je ne m’en sortirais pas

    d’ailleurs que faisons nous tous les soirs devant le JT de 20 heures, nous repus dans un pays riche en regardant gaza,et j’en oublie,

    nous sommes complice de cela....

    je me souvient d’un film de plus de 35 ans, le prix du danger de cayatte je crois, nous somme presque arrivés à cette fiction.

  • albin
    • Posté à 01h51 le 21/01/2009
    • Internaute 11837

    N’est-ce pas indécent de regarder un film sur la misère en France ? Ou un film des Dardenne qui montre toujours une wallonie misérable ? Je vous le demande. Pourquoi faudrait-il toujours montrer la misère réelle en Inde et en faire un film serait indécent ? Franchement, je ne comprends pas.

  • battuta
    battuta
    adorateur de la lune
    • Posté à 09h49 le 21/01/2009
    • Internaute 56909
      adorateur de la lune

    ce films n’est pas un bollywood... on parle de bollywood pour les massala movies tournés à Mumbai.. certes ce film est tourné a Mumbai mais n’est en aucun cas un massala movie...bon film.. mais le meilleur c’est quand même les réactions des riverains qui (pour la plupart mais pas tous) partent dans le pathos au contact de l’Inde.... alors oui il y a des drames dans les slums mais pas que ça (et pas que dans les slums d’ailleurs)... et darahvi n’est pas ce concentré d’horreurs que l’on décrit si facilement.... On tombe dans la connerie profonde quand un riverain dit « seuls les touristes remarquent ces horreurs (parce que pour un pauvre c’est l’horreur, bien entendu), les indiens sont habitués ».... sans commentaure devant cette bétise méprisante... allez devant le parlement à Delhi pour voir ces idiots qui manifestent pour des pauvres qu’ils ne voient même pas.
    enfin,l’inde n’est pas que karma contre caste, boiteux contre informaticien... d’ailleurs lire l’excellent « Tigre Blanc » d’Aravind Adiga .... un regard aiguisé sur l’inde contemporaine....